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RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Production Formation du site LHG de l'académie de Lille

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe »

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » La cité idéale (1475) par Piero della Francesca Pierre de Ronsard (1524-1585) Pierre de Ronsard est né dans une famille noble de Vendôme près d’Orléans. Il aurait aimé faire une carrière militaire ou diplomatique. Pour cela, il devient page à la cour, au service des enfants du roi. Atteint de surdité, il va se consacrer à l’écriture. A la fois clerc et poète officiel de la cour, il connait la gloire de son vivant en devenant une figure majeure de la littérature poétique du XVIe siècle. Auteur de poèmes lyriques avec les recueils des Odes (1550-1552) et des Amours ( Les Amours de Cassandre , 1552 - Les Amours de Marie , 1555 - Sonnets pour Hélène , 1578 ). Dans sa poésie, Ronsard s’inspire de sa vie, il imite le style des poètes antiques et du poète italien Pétrarque. Clerc, il n’est pas prêtre mais ne peut se marier. Il reste discret sur sa vie amoureuse. Le château de La Possonnière, près de Vendôme, lieu de naissance de Ronsard. " id="pdf-obj-0-10" src="pdf-obj-0-10.jpg">

La cité idéale (1475) par Piero della Francesca

Pierre de Ronsard (1524-1585)

Pierre de Ronsard (1524-1585)

Pierre de Ronsard est né dans une famille noble de Vendôme près d’Orléans. Il aurait aimé faire une carrière militaire ou diplomatique. Pour cela, il devient page à la cour, au service des enfants du roi. Atteint de surdité, il va se consacrer à l’écriture. A la fois clerc et poète officiel de la cour, il connait la gloire de son vivant en devenant une figure majeure de la littérature poétique du XVIe siècle. Auteur de poèmes lyriques avec les recueils

des Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 - Les Amours de Marie, 1555 - Sonnets pour Hélène, 1578). Dans sa poésie, Ronsard

s’inspire de sa vie, il imite le style des poètes antiques et du poète italien Pétrarque. Clerc, il n’est pas prêtre mais ne peut se marier. Il reste discret sur sa vie amoureuse.

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » La cité idéale (1475) par Piero della Francesca Pierre de Ronsard (1524-1585) Pierre de Ronsard est né dans une famille noble de Vendôme près d’Orléans. Il aurait aimé faire une carrière militaire ou diplomatique. Pour cela, il devient page à la cour, au service des enfants du roi. Atteint de surdité, il va se consacrer à l’écriture. A la fois clerc et poète officiel de la cour, il connait la gloire de son vivant en devenant une figure majeure de la littérature poétique du XVIe siècle. Auteur de poèmes lyriques avec les recueils des Odes (1550-1552) et des Amours ( Les Amours de Cassandre , 1552 - Les Amours de Marie , 1555 - Sonnets pour Hélène , 1578 ). Dans sa poésie, Ronsard s’inspire de sa vie, il imite le style des poètes antiques et du poète italien Pétrarque. Clerc, il n’est pas prêtre mais ne peut se marier. Il reste discret sur sa vie amoureuse. Le château de La Possonnière, près de Vendôme, lieu de naissance de Ronsard. " id="pdf-obj-0-41" src="pdf-obj-0-41.jpg">

Le château de La Possonnière, près de Vendôme, lieu de naissance de Ronsard.

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Poème à Cassandre (1552) Poème à Marie (1555) Prends cette rose aimable comme toi, Qui sert
Poème à Cassandre (1552)
Poème à Marie (1555)
Prends cette rose aimable comme toi,
Qui sert de rose aux roses les plus belles,
Qui sert de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
Dont la senteur me ravit tout de moi.
Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies ;
Qui ne les eût à ce vêpre cueillies,
Chutes à terre elles fussent demain.
Prends cette rose et ensemble reçois
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes
Il est constant et cent plaies cruelles
N'ont empêché qu'il ne gardât sa foi.
Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries,
En peu de temps cherront toutes flétries,
Et, comme fleurs, périront tout soudain.
La rose et moi différons d'une chose
Un Soleil voit naître et mourir la rose,
Mille Soleils ont vu naître m'amour,
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma dame ;
Las ! le temps, non, mais nous nous en allons,
Et tôt serons étendus sous la lame ;
Dont l'action jamais ne se repose.
Que plût à Dieu que telle amour, enclose,
Comme une fleur, ne m'eut duré qu'un jour.
Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle.
Pour c'aimez-moi cependant qu'êtes belle.
Poème à Hélène (1578)
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux* je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
« Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. »
Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain:
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
(Orthographe modernisée)
*« Ombres myrteux » : dans les enfers, lieu où l'on
accueille
les couples amoureux

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Les Amours de Ronsard

Cassandre

Lors d’une fête, à la cour de Blois, Ronsard rencontre Cassandre Salviati dont il s’éprend. Le poète a vingt ans, Cassandre treize ans. L’année suivante, Cassandre se marie avec le seigneur de Pré. Sept ans plus tard, la cruauté de la dame alimentera la rêverie amoureuse du poète dans son recueil de poèmes intitulé « les Amours de Cassandre ».

A la fin forcément, tu t’enquis de mon nom, Et si j’avais aimé autres femmes ou
A la fin forcément, tu t’enquis de mon nom,
Et si j’avais aimé autres femmes ou non.
« JE suis, Dis-je, Ronsard. et cela te suffise ».
A une Genèvre.
Discours amoureux de 1564

Marie

En 1555, Ronsard tombe amoureux d’une jeune paysanne de 15 ans, Marie Dupin à laquelle il dédie de nombreux poèmes. Marie c’est aussi Marie de Clèves, la jeune maîtresse du roi Henri III qui mourra très jeune. Le roi demandera à Ronsard d’écrire des poèmes en mémoire de celle qu’il a aimée.

Hélène

En 1578, à la demande de la reine Catherine de Médicis, Ronsard écrit des poèmes pour Hélène de Surgères qui est inconsolable de la mort de son fiancé à la guerre. Ronsard vieillissant tomba amoureux de cette jeune femme.

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Les Amours de Ronsard Cassandre Lors d’une fête, à la cour de Blois, Ronsard rencontre Cassandre Salviati dont il s’éprend. Le poète a vingt ans, Cassandre treize ans. L’année suivante, Cassandre se marie avec le seigneur de Pré. Sept ans plus tard, la cruauté de la dame alimentera la rêverie amoureuse du poète dans son recueil de poèmes intitulé « les Amours de Cassandre ». A la fin forcément, tu t’enquis de mon nom, Et si j’avais aimé autres femmes ou non. « JE suis, Dis-je, Ronsard. et cela te suffise ». A une Genèvre. Discours amoureux de 1564 Marie En 1555, Ronsard tombe amoureux d’une jeune paysanne de 15 ans, Marie Dupin à laquelle il dédie de nombreux poèmes. Marie c’est aussi Marie de Clèves, la jeune maîtresse du roi Henri III qui mourra très jeune. Le roi demandera à Ronsard d’écrire des poèmes en mémoire de celle qu’il a aimée. Hélène En 1578, à la demande de la reine Catherine de Médicis, Ronsard écrit des poèmes pour Hélène de Surgères qui est inconsolable de la mort de son fiancé à la guerre. Ronsard vieillissant tomba amoureux de cette jeune femme. " id="pdf-obj-2-24" src="pdf-obj-2-24.jpg">

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D'autres poèmes de Ronsard

A Cassandre A Marie Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa
A Cassandre
A Marie
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée,
Marie, qui voudrait votre beau nom tourner,
Il trouverait Aimer : aimez-moi donc, Marie,
Faites cela vers* moi dont votre nom vous prie,
Votre amour ne se peut en meilleur lieu donner.
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! Voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ! Ses beautés laissé choir !
S'il vous plaît pour jamais un plaisir demener*,
Aimez-moi, nous prendrons les plaisirs de la vie,
Pendus l'un l'autre au col, et jamais nulle envie
D'aimer en autre lieu ne nous pourra mener.
Si* faut-il bien aimer au monde quelque chose :
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Celui qui n'aime point, celui-là se propose
Une vie d'un Scythe*, et ses jours veut passer
Tandis que votre âge fleuronne
En sa verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse
Sans goûter la douceur des douceurs la meilleure.
Eh, qu'est-il rien de doux sans Vénus ? las ! à l'heure
Que je n'aimerai point, puissé-je trépasser !
Continuation des Amours « Amours de Marie », 7 (1555)
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Odes, Livre I, 1550.
*vers : envers
*demener : pratiquer
*Si : Pourtant
*Scythe : barbare
de l’Antiquité
A toutes les fleurs
A Hélène
Tableau : Vénus et le joueur de luth, 1560
Bien que vous surpassiez en grâce et en richesse
Celles de ce pays et de toute autre part,
Vous ne devez pourtant, et fussiez-vous princesse,
Jamais vous repentir d'avoir aimé Ronsard.
Ces cheveux, ces liens, dont mon coeur tu enlaces,
Menus, primes, subtils, qui coulent aux talons,
Entre noirs et châtains, bruns, déliés et longs,
Tels que Venus les porte, et ces trois belles Grâces ;
C'est lui, Dame, qui peut avec son bel art
Vous affranchir des ans et vous faire Déesse;
Il vous promet ce bien, car rien de lui ne part
Qui ne soit bien poli, son siècle le confesse.
Me tiennent si étreint, Amour, que tu me passes
Au coeur, en les voyant, cent pointes d’aiguillons,
Dont le moindre des noeuds pourrait des plus félons
En leur plus grand courroux arrêter les menaces.
Vous me réponderez qu'il est un peu sourdaut,
Et que c'est déplaisir en amour parler haut :
Vous dites vérité, mais vous celez après
Cheveux non achetés, empruntez ni fardés,
Qui votre naturel sans feintise gardez,
Que vous me semblez beaux ! Permettez que j’en porte
Que lui, pour vous ouïr, s'approche à votre oreille
Et qu'il baise à tous coups votre bouche vermeille
Au milieu des propos, d'autant qu'il en est près.
Un lien à mon col, à fin que sa beauté,
Me voyant prisonnier lié de telle sorte,
Se puisse témoigner quelle est sa cruauté.
Continuation des amours de Marie 1555
Sonnets pour Hélène, 1578.

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Les canons de la beauté féminine à travers la peinture de la Renaissance

Illustration 1: La naissance de Vénus Florence, par Sandro Botticelli, 1485. Florence, musée des Offices

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Les canons de la beauté féminine à travers la peinture de la Renaissance Illustration 1: La naissance de Vénus Florence, par Sandro Botticelli, 1485. Florence, musée des Offices Illustration 2: Le printemps, par Sandro Botticelli, 1478. Florence, musée des Offices. " id="pdf-obj-4-9" src="pdf-obj-4-9.jpg">

Illustration 2: Le printemps, par Sandro Botticelli, 1478. Florence, musée des Offices.

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Les canons de la beauté féminine à travers la peinture de la Renaissance Illustration 1: La naissance de Vénus Florence, par Sandro Botticelli, 1485. Florence, musée des Offices Illustration 2: Le printemps, par Sandro Botticelli, 1478. Florence, musée des Offices. " id="pdf-obj-4-13" src="pdf-obj-4-13.jpg">

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Production Formation du site LHG de l'académie de Lille

La beauté féminine au temps de Ronsard

A la Renaissance, la beauté devenue spécifiquement

féminine se figure dans les traits de Vénus et de Flore, déesse des fleurs et du printemps. Le corps féminin est encore une fois idéalisé. Les femmes des tableaux de Raphaël et de Botticelli se tiennent dans des postures peu naturelles, qui rappellent le déhanché des statues antiques grecques. Quant à la Vénus de Botticelli, elle a tout de la statue : d'une blancheur d'ivoire, sans le moindre poil ni bourrelet, elle est l'archétype de la beauté de marbre. Une divinité plus qu'une femme, au corps entièrement idéalisé. Beaucoup d'éléments ne tiennent pas compte des règles de l'anatomie : le cou est étrangement long, les épaules trop tombantes et le bras gauche est bizarrement attaché au reste du corps. Les artistes de l'époque transforment la réalité pour mieux se rapprocher de leur conception de l'idéal féminin

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille La beauté féminine au temps de Ronsard A la Renaissance, la beauté devenue spécifiquement féminine se figure dans les traits de Vénus et de Flore, déesse des fleurs et du printemps. Le corps féminin est encore une fois idéalisé. Les femmes des tableaux de Raphaël et de Botticelli se tiennent dans des postures peu naturelles, qui rappellent le déhanché des statues antiques grecques. Quant à la Vénus de Botticelli, elle a tout de la statue : d'une blancheur d'ivoire, sans le moindre poil ni bourrelet, elle est l'archétype de la beauté de marbre. Une divinité plus qu'une femme, au corps entièrement idéalisé. Beaucoup d'éléments ne tiennent pas compte des règles de l'anatomie : le cou est étrangement long, les épaules trop tombantes et le bras gauche est bizarrement attaché au reste du corps. Les artistes de l'époque transforment la réalité pour mieux se rapprocher de leur conception de l'idéal féminin Ghirlandaio, Domenico (1449–1494) - cappella tornabuoni frescoes in florence - Birth of St John the Baptist (c 1486-90) - détail Illustration 3: extrait de La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 1485 Illustration 4: Fra Filippo Lippi (1406– 1469) - The Feast of Herod_ Salome_s Dance 1460-1464 Fresco Capella Mggiore, Duomo, Prato, Italy " id="pdf-obj-5-11" src="pdf-obj-5-11.jpg">

Ghirlandaio, Domenico (1449–1494) - cappella tornabuoni frescoes in florence - Birth of St John the Baptist (c 1486-90) - détail

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille La beauté féminine au temps de Ronsard A la Renaissance, la beauté devenue spécifiquement féminine se figure dans les traits de Vénus et de Flore, déesse des fleurs et du printemps. Le corps féminin est encore une fois idéalisé. Les femmes des tableaux de Raphaël et de Botticelli se tiennent dans des postures peu naturelles, qui rappellent le déhanché des statues antiques grecques. Quant à la Vénus de Botticelli, elle a tout de la statue : d'une blancheur d'ivoire, sans le moindre poil ni bourrelet, elle est l'archétype de la beauté de marbre. Une divinité plus qu'une femme, au corps entièrement idéalisé. Beaucoup d'éléments ne tiennent pas compte des règles de l'anatomie : le cou est étrangement long, les épaules trop tombantes et le bras gauche est bizarrement attaché au reste du corps. Les artistes de l'époque transforment la réalité pour mieux se rapprocher de leur conception de l'idéal féminin Ghirlandaio, Domenico (1449–1494) - cappella tornabuoni frescoes in florence - Birth of St John the Baptist (c 1486-90) - détail Illustration 3: extrait de La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 1485 Illustration 4: Fra Filippo Lippi (1406– 1469) - The Feast of Herod_ Salome_s Dance 1460-1464 Fresco Capella Mggiore, Duomo, Prato, Italy " id="pdf-obj-5-15" src="pdf-obj-5-15.jpg">

Illustration 3: extrait de La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 1485

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille La beauté féminine au temps de Ronsard A la Renaissance, la beauté devenue spécifiquement féminine se figure dans les traits de Vénus et de Flore, déesse des fleurs et du printemps. Le corps féminin est encore une fois idéalisé. Les femmes des tableaux de Raphaël et de Botticelli se tiennent dans des postures peu naturelles, qui rappellent le déhanché des statues antiques grecques. Quant à la Vénus de Botticelli, elle a tout de la statue : d'une blancheur d'ivoire, sans le moindre poil ni bourrelet, elle est l'archétype de la beauté de marbre. Une divinité plus qu'une femme, au corps entièrement idéalisé. Beaucoup d'éléments ne tiennent pas compte des règles de l'anatomie : le cou est étrangement long, les épaules trop tombantes et le bras gauche est bizarrement attaché au reste du corps. Les artistes de l'époque transforment la réalité pour mieux se rapprocher de leur conception de l'idéal féminin Ghirlandaio, Domenico (1449–1494) - cappella tornabuoni frescoes in florence - Birth of St John the Baptist (c 1486-90) - détail Illustration 3: extrait de La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 1485 Illustration 4: Fra Filippo Lippi (1406– 1469) - The Feast of Herod_ Salome_s Dance 1460-1464 Fresco Capella Mggiore, Duomo, Prato, Italy " id="pdf-obj-5-20" src="pdf-obj-5-20.jpg">

Illustration 4: Fra Filippo Lippi (1406– 1469) - The Feast of Herod_ Salome_s Dance 1460-1464 Fresco Capella Mggiore, Duomo, Prato, Italy

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Production Formation du site LHG de l'académie de Lille

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Illustration 5: Français : Aphrodite de Cnide. Marbre, copie romaine d'après un original grec de Praxitèle du IVe siècle av. J.-C. Marbre, éléments originaux : torse et cuisses ; éléments restaurés : tête, bras, jambes et support (manteau et pichet). Illustration 6: Diane de Poitiers au bain, François Clouet,Vers 1571. Illustration 7: Fresque de Pompéï découverte en 1960 " id="pdf-obj-6-5" src="pdf-obj-6-5.jpg">
RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Illustration 5: Français : Aphrodite de Cnide. Marbre, copie romaine d'après un original grec de Praxitèle du IVe siècle av. J.-C. Marbre, éléments originaux : torse et cuisses ; éléments restaurés : tête, bras, jambes et support (manteau et pichet). Illustration 6: Diane de Poitiers au bain, François Clouet,Vers 1571. Illustration 7: Fresque de Pompéï découverte en 1960 " id="pdf-obj-6-9" src="pdf-obj-6-9.jpg">

Illustration 6: Diane de Poitiers au bain, François Clouet,Vers

1571.

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille Illustration 5: Français : Aphrodite de Cnide. Marbre, copie romaine d'après un original grec de Praxitèle du IVe siècle av. J.-C. Marbre, éléments originaux : torse et cuisses ; éléments restaurés : tête, bras, jambes et support (manteau et pichet). Illustration 6: Diane de Poitiers au bain, François Clouet,Vers 1571. Illustration 7: Fresque de Pompéï découverte en 1960 " id="pdf-obj-6-15" src="pdf-obj-6-15.jpg">

Illustration 7: Fresque de Pompéï découverte en 1960

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Production Formation du site LHG de l'académie de Lille

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille LES TROIS GRÂCES Divinités grecques de la Joie, du Charme et de la Beauté, les trois Grâces appartiennent, avec les Muses, à l'entourage d'Apollon. Comme toutes les femmes de l'Antiquité, elles embellissent la vie des hommes et des dieux. Illustration 8: Les trois Grâces, par Raphaël, 1504. Musée Condé à Chantilly. Illustration 10: Les 3 grâces découvertes à pompéï ( vers 70 avant JC) Illustration 9: Canova, Antonio (1757- 1822) Les 3 grâces (ou charités) - Hermitage, St. Petersburg : de la + jeune à la + vieille, il y a : Agleaea ("Beauty"), Euphrosyne ("Good Cheer", and Thalia ("Festivities"). " id="pdf-obj-7-5" src="pdf-obj-7-5.jpg">

LES TROIS GRÂCES

Divinités grecques de la Joie, du Charme et de la Beauté, les trois Grâces appartiennent, avec les Muses, à l'entourage d'Apollon. Comme toutes les femmes de l'Antiquité, elles embellissent la vie des hommes et des dieux.

Illustration 8: Les trois Grâces, par Raphaël, 1504. Musée Condé à Chantilly.

Illustration 10: Les 3 grâces découvertes à pompéï ( vers 70 avant JC)

RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille LES TROIS GRÂCES Divinités grecques de la Joie, du Charme et de la Beauté, les trois Grâces appartiennent, avec les Muses, à l'entourage d'Apollon. Comme toutes les femmes de l'Antiquité, elles embellissent la vie des hommes et des dieux. Illustration 8: Les trois Grâces, par Raphaël, 1504. Musée Condé à Chantilly. Illustration 10: Les 3 grâces découvertes à pompéï ( vers 70 avant JC) Illustration 9: Canova, Antonio (1757- 1822) Les 3 grâces (ou charités) - Hermitage, St. Petersburg : de la + jeune à la + vieille, il y a : Agleaea ("Beauty"), Euphrosyne ("Good Cheer", and Thalia ("Festivities"). " id="pdf-obj-7-16" src="pdf-obj-7-16.jpg">
RONSARD : « Le poète des amours multiples à forme fixe » - Le groupe Productionsite LHG de l'académie de Lille LES TROIS GRÂCES Divinités grecques de la Joie, du Charme et de la Beauté, les trois Grâces appartiennent, avec les Muses, à l'entourage d'Apollon. Comme toutes les femmes de l'Antiquité, elles embellissent la vie des hommes et des dieux. Illustration 8: Les trois Grâces, par Raphaël, 1504. Musée Condé à Chantilly. Illustration 10: Les 3 grâces découvertes à pompéï ( vers 70 avant JC) Illustration 9: Canova, Antonio (1757- 1822) Les 3 grâces (ou charités) - Hermitage, St. Petersburg : de la + jeune à la + vieille, il y a : Agleaea ("Beauty"), Euphrosyne ("Good Cheer", and Thalia ("Festivities"). " id="pdf-obj-7-18" src="pdf-obj-7-18.jpg">

Illustration 9: Canova, Antonio (1757- 1822) Les 3 grâces (ou charités) - Hermitage, St. Petersburg : de la + jeune à la + vieille, il y a : Agleaea ("Beauty"), Euphrosyne ("Good Cheer", and Thalia ("Festivities").