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Il y a des nuits particulières

Qui ressemblent a toutes les nuits


Mais sont chacune, singulièrement unique
Il y a des nuits particulières
Ou, sans que l’on sache pourquoi,
Surgit des profondeurs de l’âme
Cette envie qui l’instant d’avant n’était point
Et qui maintenant consume l’être entier
Ce manque que l’on ressent au plus profond de soi

Une étreinte, une présence, une voix


Un visage encore
Une plongée dans le passe
Un voyage dans le futur
A la recherche virtuelle de ce Graal du moment
Le manque se fait physique, presque douloureux
On perd la notion du temps, en même temps que la raison
Le spectre de l’être aimé, au passé ou au présent flotte

L’esprit indépendant du corps ?


Vaste fumisterie
Car enfin le cœur se serre, les entrailles aussi
Et si ce n’est le futur qui s’ouvre
Alors souvent c’est le passe qui aspire
Cœur, entrailles, corps
Et le manque encore

Car enfin qu’est ce donc l’amour


Si ce n’est plénitude et manque
Vie et Mort