Vous êtes sur la page 1sur 22

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES

Par Panthée, mars 2005

PROLOGUE

Lévitique 22 – 18 : « Tu ne laisseras pas vivre la Sorcière. »

Deutéronome : 18 – 9 : « Lorsque tu seras entré dans le


pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à
imiter les abominations de ces nations-là. »

Deutéronome : 18 – 10 : « Qu’on ne trouve chez toi


personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu,
personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure,
de magicien, 18 – 11 d’enchanteur, personne qui consulte ceux
qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne
qui interroge les morts. »

Ces quelques extraits connus, trop peut-être, de la Bible


sont des commandements faits aux Juifs que les Chrétiens,
leurs héritiers directs mirent un point d’honneur à appliquer à
lettre.
Le problème avec les contes de la Bible, est qu’ils sont pris
comme argent comptant, comme s’ils s’agissaient de faits
historiques avérés…nul ne sait vraiment qui les a écrits, ni
quand, et il est à remarquer que les civilisations avancées qui
côtoyaient les Hébreux, nombreux pour les avoir asservis, et les
premiers Chrétiens, ne disent rien des hauts faits et des
formidables démonstrations de l’immense pouvoir que leur
divinité, Yahvé ou Dieu produisit. Etrange mauvaise foi des
Egyptiens, des Romains et autres !
Nous aurions pu croire qu’au XXI siècle, ces sottises
auraient cessées, ou que certains auraient mis de l’eau dans
leur vin, n’ayez crainte, le vin de messe n’aurait rien perdu de
sa « qualité », mais non, le sang a coulé par hectolitres et
continue toujours de couler : Juifs contre Musulmans,
Musulmans contre Occident Chrétien, Musulmans Chiites contre
Musulmans Sunnites en Irak, Protestants contre Catholiques en
Irlande…etc…etc…
Ceux sont des Catholiques justement que nous allons
largement parler.
Leur nom vient du Grec kaqolikoj, catholicos, qui veut dire
global, universel, qui englobe tout.
Les Romains étaient d’impitoyables guerriers, mais, la
guerre remportée, ils n’interdisaient aucune religion qui ne
contestait pas leur domination, et n’obligeaient aucune
croyance, il fallait seulement rendre à César ce qui était à César
en reversant l’impôt.
Seuls les révoltes étaient écrasées et si les Chrétiens
furent dans un premier temps pourchassés, c’était peut-être à
cause d’autre chose que leurs croyances.
Quand, l’armée fut devenue trop faible pour maintenir
l’unité au cœur de leur Empire déjà fortement menacé à
l’extérieur de ses frontières, par choix stratégique, les Césars
firent de la religion chrétienne la religion « d’état »,
officiellement et définitivement en 380 au Concile de
Constantinople sous l’Empereur Théodose.
Désormais, les soldats du Christ n’auront de cesse
d’imposer leurs croyances par tous les moyens, la multiplication
des pains aurait certes convertit plus d’un affamé en ces temps
difficiles, mais cette méthode n’est mentionnée que dans les
évangiles, les livres d’histoire racontant plus souvent des
massacres et des exactions, mais comme vous le savez, les
voies du Seigneur sont impénétrables !
Parmi les premiers concernés, citons les Païens, du Latin
paganus terme qui désigne celui qui vit à la campagne. Le
paganus est un homme des champs qui vit au rythme des
saisons et célèbre celles-ci.
Bien qu’elle n’ait sans doute jamais cessé d’exister, la
Vieille Religion qu’observait déjà nos ancêtres au néolithique,
puis les Celtes et les Germains notamment, refit officiellement
surface vers les années 1960, sous l’impulsion surtout du
célèbre Gérard Gardner sous le nom de Wicca.
L’étymologie du mot wicca, au féminin wicce, au pluriel
wiccan, viendrait du vieil anglais wiccian ensorceler.
En Anglais, une Sorcière se dit Witch, qui vient de wit,
savoir.
Les Rituels Gardneriens sont très répandus et accessibles
aussi, nous n’en tirerons que des généralités, respectant ainsi
les Mystères des Covens, terme désignant les Cénacles
Sorciers.
Ce qui suit est très résumé certes, mais nous préciserons
tout de même que les Wiccan, qui prétendent suivre les rites
des anciens païens, célèbrent huit Sabbats, terme tiré du jour
de repos des Juifs qui n’étaient pas en odeur de sainteté depuis
la crucifixion sans laquelle Jésus n’aurait pu ressusciter et donc
devenir ce qu’il est devenu, il paraît donc absurde de reprocher
aux Juifs la crucifixion du rabbin Jésus, puisque cette étape
faisait partie du plan : euthanasie ? meurtre planifié ?
Sabbat est donc le vocable utilisé péjorativement par les
bons Chrétiens pour désigner ces rassemblements impies.
Je passe sur les abominations qui s’y seraient passées,
décrites avec force détails par les pauvres hères soumis aux
tortures de la question sous l’Inquisition.
Les Wiccan distinguent les Treize Esbats, réunions de la
Pleine Lune, les Quatre Sabbat Mineurs que sont Yule, Ostara,
Litha et Mabon, et les Quatre Sabbats Majeurs que sont
Samhain, Imbolc, Beltaine, et Lughnasad.
Pour eux, il existe un Tout Universel et Innommable, qui
s’est scindé en deux polarités opposées mais complémentaires,
le Dieu et la Déesse pour permettre la Création.
La Déesse, est la Terre Mère qui passe par les trois grande
étapes de la vie féminine virginité – enfantement – ménopause,
la femme était respectée et avait une place importante au sein
des sociétés matriarcales du néolithique.
On la retrouve également dans la Lune, et l’Eau.
Le Dieu, souvent qualifié de Cornu, qui passe de fils à
Seigneur des Ombres en passant par l’amant, est double : une
partie de l’année il est le Dieu Solaire, le Cornu, l’Homme
parfois qualifié de Vert, le Roi Chêne, l’autre, le Seigneur des
Ombres, l’Homme Noir ou le Roi Houx.
Il est le Soleil, le Feu, et il préside à la Chasse.
L’année Wicca suit le rythme de la naissance du Dieu, de
sa croissance, de la fertilisation de la Déesse, du combat entre
Roi Chêne et le Roi Houx, combat inutile puisque les deux
belligérants sont le même et unique Dieu, qui une fois sa Mort
acceptée quitte la Terre pour le Royaume Souterrain d’où il
renaîtra au Cycle suivant.
Les Sorcières et Sorciers, héritiers des Chamans suivent ce
cycle et ne font que respecter celui de la Nature de qui ils tirent
leurs pouvoirs… « surnaturels ».
Nous ne traiterons que des civilisations de l’Europe
Occidentale, peuple longtemps paysan qui a vécu au rythme
des saisons, fêtant la fin ou le début des durs travaux des
champs, les fêtes étant rappelons-le, un ciment de cohésion
sociale très important.
Pour passer des traditions païennes aux catholiques, nous
ferons une transition par celles du peuple Romain, qui permit,
ou causa, le passage d’une société à l’autre.
Comme certaines sources ne peuvent être divulguées par
« respect de confession », nous n’en citerons donc aucune.
Les Fêtes Catholiques en question, ne sont que celles
correspondant aux Sabbats, mais avant de les étudier, nous
parlerons de l’Empereur qui joua un rôle prépondérant dans
l’avènement de la Chrétienté, l’empereur Constantin, pour
discuter quelque peu de Mithra, divinité solaire dont le culte
présente beaucoup de similitudes avec le christianisme.

CONSTANTIN LE GRAND

Né en 274, à Nic, l’actuelle Serbie, d’un père général et


Tétrarque, Constance Chlore dit Le Blême, proclamé Auguste en
305, et d’une mère chrétienne, fille d’aubergiste, Hélène qui
deviendra sainte pour avoir rapporté la « vraie croix » de Terre
Sainte vers 327, Constantin est le dernier d’une lignée
d’empereurs originaires d’Illyrie, la Yougoslavie d’aujourd’hui.
La légende raconte qu’en octobre 312, lors de la bataille
contre Maxence, autre prétendant au titre, à Saxa Rubra à
environ dix kilomètres au Nord Est de Rome, il eut l’apparition
dans le ciel d’une croix et des mots « in hoc signo vinces », c’est
à dire « par ce signe tu vaincras ».
Maxence vaincu, Constantin devint le seul maître de l’empire
que les Tétrarques, s’étaient en quelque sorte partagé, sous
Dioclétien, persécuteur de chrétiens, notamment des soldats
baptisés au christianisme qui refusaient depuis de verser le
sang.
En 313, il établira un édit de tolérance qui lui rallie les
chrétiens, devenus majoritaires dans l’Empire.
Il prit le parti de s’appuyer sur la religion chrétienne pour
consolider son Empire, et devant les risques de schisme
provoqués par les doctrines d’un prêtre d’Alexandrie, Arius, qui
pourraient mettre à mal l’unité de l’Empire, il convoqua en 325
le Concile de Nicée, ville des bords du Bosphore, en Turquie, qui
aujourd’hui se nomme Iznik.
Ce Concile, nom donné à une assemblée d’évêques, réunit
donc pour la première fois plus de deux cents vingt évêques,
du Grec episkopoj, episkopos, gardien, surveillant, titre donné
au chef religieux d’une communauté chrétienne, première
assemblée œcuménique, c’est à dire « assemblée des terres
habitées », à laquelle ne participait pas l’évêque de Rome, celui
qui plus tard portera le titre de pape, le père des pères,
l’évêque des évêques.
Depuis ce Concile, entre autres choses, l’Eglise commence
à se doter d’une organisation structurée, et il est dorénavant
interdit de nommer Jésus Christ, Lumière du Monde, Lucifer, du
Latin lux, lumière et ferre, porteur, titre qu’on lui donnait
jusqu’ici.
Finalement, l’assemblée apporta se pourquoi elle fut
convoquée ; l’Arianisme, dont il sera question plus loin, fut
condamné, et Arius exilé.
Constantin réussit à instaurer une pratique permettant aux
Césars d’intervenir dans la vie religieuse.
Pour des raisons stratégiques, il déplacera la capitale de
l’Empire, elle sera inaugurée en 330, Byzance devenant alors
Constantinople.
Insidieusement, chaque célébration païenne va peu à peu
être remplacée par une fête chrétienne, voyons qu’elles étaient
ces fêtes et ceux qu’en ont fait les chrétiens.
YULE – NOEL

Yule est un terme toujours usité pour désigner Noël en


Norvège et au Danemark (Jul), en Suède et en Islande (Yul ou
Jul), Noël qui vient du Latin natalis, la naissance, qui donne
natale en italien, nadal en provençal, naal en vieux français, est
le premier Sabbat de l’année païenne.
Une étymologie tirée de la langue gauloise noio, nouveau et
hel, Soleil est parfois avancée.
Célébré la nuit du 21 au 22 décembre, Yule correspond au
solstice d’hiver, nuit la plus longue de l’année, date à partir de
laquelle donc les jours commencent à se rallonger.
Solstice vient quant à lui du Latin solstitium, de sol, soleil et
sistere, s’arrêter, se tenir, pour désigner ces périodes en Eté et
en Hiver pendant lesquelles le Soleil semble stationnaire avant
de reprendre sa course vers l’Equateur.
Symboliquement, on aidait le Soleil à reprendre sa course, la
Déesse Mère, qui réside alors dans le Monde des Ombres,
engendre le jeune Dieu Solaire.
Les festivités duraient douze jours.
Une bûche de chêne, symbole de vigueur et de robustesse était
bénie et brûlée en hommage au Soleil renaissant. Les restes de
cette bûche servaient à allumer celle de l’année suivante.

Le Monde Romain célébrait également ses Saturnales, du


17 au 24 décembre, fêtes en l’honneur de Saturne, Dieu de
l’Age d’Or, pendant lesquelles les maîtres tombaient la toge
pour revêtir la tunique propre aux esclaves.
Période qui voit les barrières s’effacer et les rôles s’inverser,
ancêtre des Fêtes des Fous du Moyen-âge, les Angeronalies du
21 était particulièrement consacrées à la Déesse Angerona,
Déesse peu connue, représentée avec un bandeau sur les yeux
et un doigt sur les lèvres apparentée au Monde des Morts et
dont la particularité est de faire « traverser les jours ou les
périodes étroites », mais surtout d’introduire le Soleil.
La similitude avec la Déesse Mère est frappante !
Dans les deux traditions, pendant cette période, les convives
échangeaient des présents en gage de bonne fortune et
d’espoir pour l’an à venir.
Le 22 décembre, pour les Sigillaires, les Romains offraient,
surtout aux enfants, des petits objets, rappelons que sigillum
signifie entre autre figurine, statuette, ancêtres de nos
poupées ?
Puis, le 25 venait Brumalia, fête du « Sol Invictus », ou le Soleil
Invincible, reprenant le pas sur la Nuit, était vénéré.
Nous rejoignons ici le Culte de Mithra, surnommé « Sol
Invictus », qui naquit de manière magique « comme un arbre
vert tiré d’un rocher » le 25 décembre, le Mithraïsme fera partie
d’un point particulier.

Par quelle coïncidence Le Sauveur, Lumière et Nouvel


Espoir du Monde est-il né au solstice d’hiver ? Nous l’avons déjà
dit : les voies du Seigneur sont impénétrables…pas tant que ça
peut être…

Il est un point important à remarquer.


Les premiers chrétiens et les apôtres ne célébraient pas la
naissance de Jésus, aucun commandement, ou écrit du
Nouveau Testament ne demande de le faire d’ailleurs.
Plus encore, ils ne fêtaient aucun anniversaire, tradition païenne
par excellence pendant laquelle on célébrait un individu avec
des bougies, lui offrant vœux et cadeaux pour le prémunir des
mauvais esprits.
Les Grecs pensaient qu’un esprit protecteur était attribué à
chacun lors de sa naissance pour le protéger toute sa vie
durant.
L’Esprit, ou le génie, est appelé Daîmon en Grec, sans
connotation péjorative, mot qui a donné Démon dans notre
langue, le fameux Démon de Socrate le guida toute sa vie !
Genius est le terme latin équivalent, car les Romains quant à
eux, croyaient que l’individu était placé sous la protection du
dieu du jour.
Fêter un anniversaire revenait pour les premiers chrétiens, et ce
jusqu’au IV° siècle après Jésus Christ, à célébrer le Démon ou
l’Esprit protecteur !
Si pour les chrétiens des quatre premiers siècles fêter un
anniversaire est une aberration, il n’en reste pas moins que
Jésus est né le 25 décembre, me dira-t-on.
Cette date n’est certes pas mentionnée dans les Ecritures, mais
des indications peuvent nous renseigner, que disent-elles en
fait ?
Pour commencer, rappelons qu’il était de coutume chez les
juifs d’alors de sortir leurs troupeaux vers la Pâques, au début
du Printemps, les bergers gardant continuellement leurs
troupeaux à l’extérieur, ne les rentrant à l’étable qu’au mois de
Heshvan de leur calendrier lunaire, le huitième mois,
correspondant plus ou moins à notre mois d’octobre, période
des premières pluies en Palestine qui se situent entre octobre et
novembre.
Or, dans Luc, chapitre deux, verset huit, il est écrit qu’au
moment de la naissance de Jésus : « il y avait dans la même
contrée des bergers qui couchaient aux champs, et qui
gardaient leurs troupeaux pendant les veilles de la nuit. »…et
bien entendu, ceux-ci dormaient à l’extérieur, au cœur de
l’hiver sous la pluie !
Jésus n’est pas né le 25 décembre, mais très certainement en
Automne !

Je souhaiterais développer certains symboles de cette fête


peut-être la plus célèbre du monde chrétien avec Pâques, en
commençant par faire une parenthèse au sujet de la Déesse
Ashera, plusieurs fois citée dans la Bible.
Ashera est à l’origine une déesse cananéenne, les
Cananéens sont les ancêtres des Juifs. Déesse Mère de la
fertilité, femme de El, qu’elle trompe avec Baal.
Elle était invoquée pendant la naissance des enfants et lors des
plantations. L’Arbre lui était consacré car on lui attribuait la
création de l’Arbre de Vie, et on la célébrait en dansant autour
d’un arbre entouré sur le sol de bougies, décoré d’or et
d’argent, de rubans, de figurines d’animaux.
Un arbre, un cocu, cela me rappelle quelque chose…
Quoiqu’il en soit, le Deutéronome précise au chapitre seize,
verset vingt et un : « Tu ne te planteras point d'emblème
d'Ashera, aucun arbre, auprès de l'autel que tu dresseras à
l'Éternel ton Dieu ».
Même s’il est dans le salon, est pas à côté de l’Autel, l’Arbre de
Noël n’est pas un symbole en odeur de sainteté chez les pairs
des Chrétiens.
Les Celtes attribuaient un arbre à chaque mois de leur
calendrier lunaire, bien qu’aucune source archéologique fiable
ne le précise vraiment, il est admis que l’Epicéa était dédié au
Solstice d’Hiver, Ailm, durant ce treizième mois de Ruis, le
Sureau.
Cet arbre toujours vert était alors décoré entre autre de nos
boules de noël.

Pour en finir, même si cela nous éloigne un peu du but


premier de notre sujet, parlons tout de même du Père Noël,
produit d’importation made in USA, appelé là-bas Santa Klaus,
issu du Sint Niklaus des immigrés néerlandophones des
premiers temps, « notre » Saint Nicolas, Saint Patron des
enfants qui, entre autres miracles aurait ressuscité trois
enfants.
Fêté surtout en Belgique, aux Pays-Bas, en Belgique et dans le
Nord de la France, le 6 décembre, jour de sa mort en 343, à
l’origine, il était vêtu de vert, mais un publicitaire de la
compagnie Coca-Cola est passé par là, Monsieur Haddon
Sundblom, en 1931, et Santa Klaus n’avait plus qu’à attendre
Karl Marx...

IMBOLC – CHANDELEUR

Imbolc, qui se fête dans la nuit du 1° au 2 février, viendrait


de im, in et de bolc, belly, signifiant littéralement « dans le
ventre », parfois également traduit par lactation ou par lait des
brebis, car ces dernières ont leurs petits à cette période, est
une fête dédiée à la Déesse Mère qui se remet peu à peu des
efforts consentis à la naissance du Dieu à Yule.
La Déesse Mère, qui redevient vierge, et le jeune Dieu Solaire
sortent du Monde des Ombres libérés par l’Homme Noir, dont il
sera question plus tard : c’est le retour de la Lumière.
Période de purification et de lustrations, les prémices du
printemps se font sentir, on prépare et bénit les semailles, des
petites galettes rondes à base de céréales rappelant le disque
solaire sont consommées.

Les Romains célébraient les Lupercales, fêtes en l’honneur


de Lupercus, de lupus le loup, époux de la Louve, mère
adoptive de Romulus et de Remus.
Les Adeptes de ce Culte se déguisaient de peaux de loups, en
portant des masques, puis ils tournaient autour des champs
avec des flambeaux pour en éloigner les loups et protéger les
troupeaux, ainsi que pour favoriser la fécondité de la Terre.
Ils déambulaient aussi dans la ville courant après les jolies
jeunes femmes, les flagellant de lanières de peaux de chèvres
pour leur garantir la fertilité.
Cette fête qui se situait autour du quinze, a quand même
surtout été remplacée par la Saint Valentin, nous en retiendrons
toutefois l’idée des déguisements et des déambulations dans
les rues, d’où vient sûrement le Carnaval, de l’Italien carne,
viande et levare, ôter, qui commence souvent à la Chandeleur,
et annonce le Carême et ses privations.
La fête que les familles Romaines, qui conservaient les
masques mortuaires de leurs ancêtres, respectaient sous
l’égide du Pater Familias, était les Parentalia, pendant laquelle
ils brûlaient une candela, torche faite de papyrus ou de corde
utilisée surtout aux enterrements, en l’honneur de leurs
ancêtres, car rappelons le, dans le Monde Antique, tout le
monde allait aux Enfers. Les Parentalia avaient lieu en février,
les Lemuria en mai.
Tous les cinq ans, avaient également lieu les lustratio populi,
purifications du peuple, pendant lesquels on tournait autour de
la ville avec torches et flambeaux pour la purifier ainsi que ses
habitants.
Les torches sont remplacées par les chandelles dans les
églises, d’où la Chandeleur.
Les Catholiques y célèbrent la présentation de Marie au Temple,
ou les relevailles de Marie.
La Loi de Moïse prévoit qu’une femme est impure pendant
les sept jours qui suivent la naissance d’un garçon, la
circoncision ayant lieu le huitième, bizarrement, il n’existe pas
de fête du 2 janvier pour célébrer la circoncision de Jésus qui
est Juif rappelons le quand même...
La purification dure encore trente trois jours de plus. Bien
entendu, pour une fille, la femme est impure pendant les
quatorze premiers jours, deux fois plus longtemps et donc la
purification prend donc soixante six jours !
Pendant toute cette période, elle ne peut se rendre dans aucun
lieu sacré, ces quarante jours terminés, La « Vierge » Marie se
rendit donc au Temple où Siméon prédit l’avenir de son enfant,
lumière du Monde.
Le pape Gélase I°, celui qui réussit à rétablir face à
l’empereur byzantin Anastase l’autorité des papes devant
l’autorité des empereurs, substitua en 472 la Fête des
Flambeaux, par Hypapante, qui signifie « ce qui vient au
devant », pour commémorer la rencontre de Jésus et de Siméon
au Temple, observée surtout par les chrétiens d’Orient. C’est au
VI° siècle que le pape Serge I instituera pour toute la chrétienté
sous le nom de Festa Candelorum, la fête des chandelles, pour
célébrer la Purification de la Vierge.

On retrouve donc bien une fois encore une similitude, pour


faire simple, la convalescence d’une mère qui vient de mettre
un enfant au monde.

OSTARA - PAQUES

Ostara est le nom de la Déesse germanique de la fertilité,


elle symbolise également le lever du Soleil, ost signifiant Est,
point où le Soleil se lève. Les Saxons l’appelait Eastre, east
signifiant également Est, Déesse de qui les Anglo-Saxons tire le
nom de leur fête de Pâques, Easter, pendant laquelle les Œufs
sont ramenés non pas par des cloches, mais par un Lapin qui
étrangement rappelle le Lièvre, animal totem d’Ostara ; la
boucle est bouclée.
Ostara se fête la nuit du 21 mars, pendant l’Equinoxe de
printemps. L’Equinoxe, du latin aequinoctium, de aequus, égal
et nox, la nuit, précise qu’à cet instant de l’année la durée du
jour est égale à celle de la nuit.
Retour du Printemps et renouveau tangible de la Nature, Ostara
célèbre la Terre qui se réveille et la renaissance du Dieu
devenu Homme, prêt à tout ensemencer, ainsi que la Fertilité
de la Déesse.

Les Romains célébraient Proserpine, la Perséphone des


Grecs, qui était une nymphe enlevée par Pluton, Dieu des
Enfers. Sa mère, Cérès, déesse de la Terre, de chagrin sema la
désolation sur Terre, car plus rien n’y poussait. Par l’intersession
de Jupiter, elle obtint de Pluton la libération de sa fille pour six
mois, délai après lequel elle retournerait sous Terre. Ainsi donc,
Cérès réveille la Nature chaque fois que sa fille lui est rendue.

Avant d’aller plus loin, il faut d’emblée distinguer les


Pâques catholiques de la Pâque juive, cette distinction est plus
marquée en Anglais qui parle d’Easter et de Pass Over,
littéralement, « passer au-delà ».
La fête juive de Pessar, traduisible par passage, qui a lieu
le 15 nissan, mois des épis à cheval entre nos mois de mars et
d’avril, commémore la dixième plaie d’Egypte par laquelle le
« Dieu Bon » fit exterminer tous les enfants mâles premiers nés
Egyptiens. L’Ange exterminateur devait passer au-delà des
maisons aux linteaux desquels été peinte une marque avec le
sang d’un agneau sacrifié, signe distinctif de protection donné
aux Juifs par Yahvé par l’intermédiaire de Moïse.
Les Juifs en garde seulement le fait qu’après le massacre, ils
purent quitter leur condition d’esclave et partir d’Egypte, Pessar
étant pour eux synonyme de Liberté, alors qu’il s’agit en fait du
meurtre de centaines d’enfants innocents !
Pour les chrétiens, Pâques a lieu le premier dimanche
après la Pleine Lune qui suit l’Equinoxe de Printemps.
Le mot vient du grec pasxa, prononcer pas(h)a en inspirant-
roulant le h, qui donne en Latin Pascha. Les Orthodoxes
attachent plus d’importance à Pâques qu’à Noël que préfèrent
les Catholiques.
Pâques c’est entre autre la Cène, le dernier repas de Jésus et de
ses disciples, pendant lequel il instituera l’Eucharistie, puis la
mort, le vendredi saint et la résurrection du Christ trois jours
plus tard.
Jésus sacrifié pour nous libérer de nos « péchés », reprend le
mythe de l’agneau sacrifié par les Juifs pour sauver leurs fils
aînés. L’agnus paschalis, l’agneau de pâques passe ainsi d’une
religion à l’autre.
BELTAINE – L’ASCENSION

Beltaine qui se fête la nuit du 30 avril au 1°mai, signifie


Feu de Bel, Bel ou Belenos, don Belissama est la parèdre, est le
Brillant, dieu celte du Soleil et du Feu.
Les Druides allumaient des feux entre lesquels on faisait passer
le bétail pour le prévenir des épidémies, Bel étant également le
Dieu de la Médecine, ou on sautait à travers la fumée pour se
purifier et s’attirer la chance.
On célébrait surtout la Hiérogamie, l’union de deux divinités,
car à Beltaine, le Dieu devenu Homme s’éprend de la Déesse
qui tombe enceinte de Lui, c’est la célébration des nouvelles
vies à venir. Le Soleil devenu plus vigoureux donne sa
puissance à la Terre et déjà les premières fleurs apparaissent,
fleurs que l’on s’offrait, mutuellement, ancêtre de la tradition
actuelle du brin de muguet.
Les animaux se reproduisent, et l’homme retourne chasser…la
prétentaine notamment.
Des danses s’exécutaient autour d’un arbre décoré, l’arbre de
mai qui donnera plus tard les mâts des villages, décorés de
guirlandes de fleurs, et de rubans, symbole phallique dressé
représentant la puissance retrouvée du Dieu Solaire.
Une Dame de Mai était élue pour représenter la Déesse Mère, et
parfois une hiérogamie symbolique ou réelle avait lieu.

Les Floralies, fêtes en l’honneur de Flora, la Déesse


romaine de la végétation et des fleurs, voyaient leur apogée
arriver le 1°mai. Planter un arbre fruitier était le sacrifice que
réclamait la Déesse (planter un arbre en sacrifice ! quelle
horreur ! ne peuvent-ils pas égorger des animaux comme tout
le monde ou boire du vin en lieu et place du sang de leur
sauveur!)
On jetait des graines, des fleurs, des représentations théâtrales
et des jeux du cirque été donnés en son honneur, le dernier jour
avaient d’ailleurs lieu les vénations, représentation de chasse
aux animaux dans l’enceinte du cirque. Venus, Déesse de
l’Amour et de l’Erotisme été également honorée comme il se
doit à cette occasion.
Un peu avant la deuxième quinzaine de mai, dans le
Monde Romain, le Pater Familias se purifiait les mains à l’eau
courante et jetait derrière lui neuf fèves noires sensées apaiser
l’appétit des lémures pour cette fête en l’honneur des ancêtres
nommée Lemuria.

Pour les Chrétiens, quarante jours après Pâques, mais


toujours un jeudi, l’Eglise célèbre l’Ascension, du Latin ascensio,
monter. Bien entendu, comme Pâques est une fête mobile,
l’Ascension ne correspond pas tout à fait au premier mai, mais
comme Pâques se substitue à Ostara…
Après une dernière recommandation aux Apôtres de
répandre la bonne nouvelle de la résurrection aux Hommes,
Jésus s’éleva dans le Ciel et alla s’asseoir à la droite de son
père.
C’est ce que commémore cette fête instaurée dès le V°siècle.

LITHA – SAINT JEAN

Litha qui se célèbre la nuit du 21 juin, nuit la plus courte de


l’année, vient du nom du mois du calendrier soli lunaire Anglo-
Saxon à cheval sur nos actuels mois de juin, aerra litha, qui
préccède litha, et de juillet, aefterra litha, qui suit litha, et
signifie calme, paisible, puis par extension, navigable en
rapport à la calme brise de cette période qui permet une
navigation sûre.
Astronomiquement parlant, litha parfois aussi appelée
Midsummer, correspond au solstice d’été, le jour le plus long de
l’année, moment de la plus longue illumination, mais aussi, par
conséquent, le point de départ du raccourcissement des
journées.
Homme et Nature atteignent l’apogée de leur plénitude et s’en
réjouissent, c’est la Fête de la Communauté. Le Dieu ayant
porté les fruits de la Terre à maturité est couronné Roi, Seigneur
du Soleil et de la Vie.
De grands feux honoraient le soleil mourrant.

Vers le 15 juin, prenaient fin les Vestalia, fêtes en l’honneur de


Vesta, Déesse Romaine du foyer, servie par six prêtresses
vierges appelées vestales, qui entretenaient continuellement un
feu sacré, la Déesse étant également associée aux Flammes.
Les rites des Vestalia sont restés secrets si bien qu’on n’en
connaît quasiment rien, hormis qu’elles débutaient autour du
10 et que les Matralia en étaient une étape.
Les Matralia était la fête de la Mater Matuta, Aurore, Déesse du
matin, fatiguée de se lever de plus en plus tôt et à qui les
matrones apportaient au temple des galettes symbolisant son
fils le Soleil, pour l’aider. Puis, elles chassaient violemment une
esclave, représentant l’obscurité, du temple.
Les Vestalia prenaient fin quand les vestales balayaient le
temple et en jetaient les souillures au Tibre.
Le 24 juin, les Romains célébraient Fors Fortuna, déesse du
Hasard, littéralement, « qui apporte la chance », en traversant
ou descendant le Tibre, sur le bord duquel se trouvait son
temple, dans des nacelles parées de fleurs et s’adonnaient à
de copieuses libations…
Egalement surnommée Primigenia, littéralement « la première
née » de Jupiter en fait, elle était à la fois la fille et la nourricière
de ce dernier.

A la même date, les Chrétiens fêtes la naissance de Saint


Jean-Baptiste, un cousin éloigné de Jésus, puisque qu’Elisabeth,
sa mère et Marie sont cousines.
De huit ans l’aîné de son illustre parent, ascète, il prophétisait
et finit par s’installer vers 27 après son cousin, sur les bords du
Jourdain, où il baptisait à l’eau en rémission des péchés,
prédisant que celui qui viendrait après lui baptiserait par le
Saint Esprit et le Feu.
Il baptisa Jésus, le désigna Agneau de Dieu et lui donna ses
propres disciples.
Peu après, en 28, Hérode Antipas le fit mettre en prison car,
Jean-Baptiste critiquait le fait qu’il ait épousé Hérodiade, la
femme de son demi-frère, union interdite par la Loi Juive.
Petite fille d’Hérode Le Grand, elle était donc également la
nièce d’Hérode Antipas.
La fille d’Hérodiade et d’Hérode Philippe, Salomé obtint
d’Hérode qu’on lui offrît la tête de Jean-Baptiste sur un plateau
d’argent en récompense d’une danse qui subjugua le roi et ses
convives lors de son anniversaire, autour du 19 août, elle
l’offrit aussitôt à sa mère.
Notons tout de même qu’il est fort peu probable qu’une Dame
du rang de Salomé se mit à danser de manière aussi lascive
devant une telle assemblée…
Saint Jean-Baptiste comme Jésus symbolisait la Lumière, les
feux en l’honneur du Soleil leur furent donc désormais
consacrés.
LUGHNASAD – L’ASSOMPTION

Lughnasad se fête la nuit du 1° au 2 Août, et signifie


assemblée de Lug, dieu celte des plus importants aux multiples
fonctions, à la fois maçon, musicien, poète, guerrier, et
guérisseur, analogue au Mercure Romain.
A l’origine, Lughnasad, marquant le début des premières
moissons, est la célébration de la mort de la mère de Lug,
Taillte, mère de la Lumière incarnée par Lug, pour finalement
devenir celle de la mort du Dieu Solaire.
On remercie les Forces des bienfaits de la Terre pour les
premières récoltes, mais on sent déjà que la Force du Dieu
diminue, les jours raccourcissent.
La Déesse, Gardienne des Mystères de la Mort sacrifie le Dieu et
répand sa chair et son sang sur la Terre afin de la vivifier.
Le Dieu s’en va donc conquérir le Monde des Ombres que
chacun doit traverser.

Pendant les neufs premiers jours du mois d’août, les


Romains célébraient le Sacrum Anniversarium Cereris,
cérémonie anniversaire en l'honneur de Cérès, Déesse de la
Terre, pendant lequel femmes et prêtresses, vêtues de blanc lui
offraient les premiers fruits de la Terre, et les premiers nés des
troupeaux, offrandes appelées prémices. Elles observaient le
jeûne ainsi que l'abstinence sexuelle.

L’empereur Maurice, qui régna de 582 à 602, étendit la


tradition de l’Eglise de Jérusalem appelée Dormition de Marie
sous le nom d’Assomption, terme qui à l’origine signifie
assumer, « prendre en charge avec toutes les implications »,
devenu synonyme d’élévation de Marie au Ciel.
En Occident, le pape Serge I° institue vers l’an 700 la fête en
l’honneur de la mort temporelle de la mère de Jésus.
A la mort de la Vierge, Jésus redescendit sur Terre parmi
ses Apôtres pour discuter avec eux du sort de sa défunte mère.
Il fut décider qu’elle reposerait sous l’Arbre de Vie jusqu’à la
résurrection générale, et fut élevée par son fils, quittant une
fois de plus ses chers disciples comme jadis en Galilée, depuis
son tombeau de la vallée du Cédron. La date du 15 Août pour
célébrer l’Assomption est définitivement fixée par Pie XII en
1950, comme quoi !

MABON - TRANSFIXION

Mabon, l’Equinoxe d’Automne, en cette nuit du 21


septembre, on célèbre les deuxièmes moissons.
Mabon, dieu Gallois, connu sous le nom de Maponos en Gaulle
est le Dieu de la Médecine et de la Jeunesse, ainsi que de la de
la Fertilité Masculine, connu également pour ses exploits
guerriers, il est comparable à l’Apollon Romain.
La récolte de la Vigne commençant à cette période, il est aussi
parfois rapproché de Bacchus.
La légende irlandaise compte un dieu très comparable au
Gallois Mabon, Oengus, ou Mac Oc, fils adultérin du Dagda, le
Dieu Bon, et de la femme de son frère Elcmar, « L’Envieux »,
Boann, « La Vache Blanche », un aspect de la Déesse Mère,
sensé apporté la prospérité, appelée Modron en Gallois.
Le Dagda éloigna son frère par ruse pendant neuf mois, qui
pour lui, ne lui semblèrent qu’un jour. Quand il revint, sa femme
accoucha de celui que l’on surnommera le Jeune Fils, puisqu’en
apparence sa gestation ne dura qu’un jour.
Mabon fut enlevé à sa mère trois jours après sa naissance, pour
être placé dans les entrailles de la Terre, ou à Caer Lloyw, la
ville lumière, Gloucester, suivant les légendes.
Il sera délivré après avoir appris la sagesse auprès des plus
anciens animaux vivants, le merle, le cerf, l’aigle, le hibou et le
saumon pour venir en aide à d’autres divinités.
A l’Equinoxe d’Automne, les jours diminuent petit à petit, on
se prépare à vivre un ralentissement, un assoupissement de la
Nature.
Le Dieu est destitué par le Seigneur du Monde des Ombres, qui
n’est personne d’autre que lui-même et devient le nouvel
Homme Noir.

Du 15 au 18 septembre, se déroulaient les Ludi Romani, les


Jeux Romains au Circus Maximus, en l’honneur de Jupiter
Optimus Maximus, qui libéra Rome des Gaulois en 366 avant
J.C. Ils étaient précédés des Ludi Scaenici, les Jeux Théâtreaux.
Les Dieux y étaient présents par le biais de leurs statues.
Mais, l’Equinoxe marque surtout le retour de Proserpine aux
Enfers, événements triste, annonciateur de l’Hiver approchant
que semblaient occulter les Romains, préférant l’exubérance
des jeux du cirque payés par l’Etat.

Pour les chrétiens, le 8 septembre est célébrée la Nativité de


Marie, qui avait lieu le 21 chez les orthodoxes, événement
relaté dans le protévangile de l’apôtre Jacques Le Mineur, frère
ou demi-frère de Jésus.
La Croix sur laquelle le Christ est mort aurait été retrouvée
par Sainte Hélène, mère de l’Empereur Constantin, qui le
lendemain de la célébration de sa trentième année de règne en
335, fit présenter le Bois Sacré, l’Hyposis pour la première fois
devant le peuple de Tyr, où l’Emperur avait dédicacé deux
basiliques la veille de ce 14 septembre.
Cette fête est déjà répandue chez les chrétiens d’Orient au VII°
siècle, dans tout l’Occident sous le pape Serge I°.
Depuis le XIV° siècle, le 15 septembre est dédié à la Mater
Dolorosa, Notre Dame des Sept Douleurs, ou la Transfixion, du
latin transfigere, transpercer.
La Vierge Marie est alors représentée avec le cœur transpercé
de sept poignards symbolisant les sept douleurs qu’elle a
endurées pour son fils Jésus : la première, les prophéties de
Siméon, la deuxième, la fuite en Égypte après le massacre des
innocents, la troisième, la perte de Jésus au Temple, la
quatrième le moment où elle l’a vu portant sa croix sur le
chemin du Calvaire, la cinquième, la crucifixion, la sixième, la
descente du corps de la croix et enfin, la septième, la mise au
tombeau de son fils.

SAMHAIN – TOUSSAINT

Samhain, la plus célèbre fête païenne, signifie fin de l’Eté,


que les Celtes célébraient à cette occasion. Prononcer sow
ween, sow comme l’Anglais how et ween comme dans
Halloween, littéralement qui vient de hallow, devenu holy, qui
signifie saint et de eve, even, devenu evening, soirée, c’est
donc la soirée pendant laquelle les saints sont honorés, la veille
de la Toussaints des Catholiques.
Cette célébration qui a lieu la nuit du 31 octobre au 1°
novembre, est une Fête Majeure, c’est le Jour de l’An de l’ancien
cycle, et surtout la nuit durant laquelle la frontière entre les
mondes visible et invisible est la plus perméable, puisque
s’ouvre le Sidhe, Monde du Dessous, alors que le voile qui
s’était amenuisé à Beltaine, dont Samhain est le répondant,
concerné surtout par les Entités Forces de la Nature.
On y célèbre les défunts et la divination, et on médite sur son
inévitable propre mort.
Les anciens craignant les mauvaises rencontres, les
costumes revêtus par les enfants à Halloween servent à noyer
les apparitions dans la masse.
La peur des Esprits avait d’ailleurs poussé les Irlandais à
sculpter des lanternes dans une variété de gros navets, légume
racine extrait de la Terre, pour les éloigner, tradition que l’on
retrouve dans le Nord de la France et en Belgique.
L’Homme Noir, qu’est devenu le Dieu Solaire à Mabon, sort
du Monde des Ombres et vient sur Terre en abattant les
frontières pour inviter la Déesse à le suivre et faire l’expérience
de la Mort.

En ce début du mois de novembre, avaient lieu les Ludi


Plebei, les jeux de la plèbe, composé surtout de représentation
théâtrale. On ne sait si à leur origine, ces fêtes commémoraient
un événement pastoral, ce que les Catholiques voulaient
remplacer d’abord chez les Païens en général, puis chez les
Romains en particulier est expliqué ci après.

La Toussaint n’est célébrée chez les Chrétiens que par les


Catholiques.
A l’origine, le pape Boniface obtint de l’empereur Phocas de
débarasser le Panthéon, temple circulaire où trônaient les idoles
romaines et celles des terres conquises, de toutes les idoles
qu’il contenait, et le consacra le 3 mai 605 à la Vierge Marie et
aux Matyrs, que les Chrétiens Grecs honoraient déjà au IV°
siècle, le dimanche qui suit la Pentecôte.
Plus tard, les pèlerins venant en nombre rendre hommage à
Sainte Marie aux Martyrs au beau milieu des travaux agricoles,
la fête fut donc déplacée au 1°novembre, les moissons
terminés, raison officielle invoquée par son instigateur le pape
Grégoire IV en 835.
Tous les Saints été vénérés, car certains n’avaient pas de
fête propre, et en ce jour ils étaient plus à même d’intercéder
auprès de Dieu pour qu’il accède à nos requêtes.
Le 2 novembre, on institua la Fête des Ames, devenue la
Fête des Défunts afin de prier pour le salut des âmes coincées
au Purgatoire, invention des Catholiques pour placer les âmes
de ceux qui n’ont été ni trop bon pour aller au Paradis, ni trop
mauvais pour aller en Enfer et qui attendent leur sort.
L’obligation de se rendre à la messe pour cette occasion
n’est faite aux Catholiques par Pie X qu’en 1914 !

LE MITHRAISME

Le Mithraïsme, parfois nommé Mithriacisme, est le culte


dédié à Mithra, nom qui signifie en langue védique ami,
médiateur, témoin, il était notamment celui sur qui on prêtait
serment lorsqu’on établissait un contrat.
Médiateur entre le monde lumineux et celui des ténèbres, il
était déjà vénéré sous le vocable de Mitranni au XIV° siècle
avant « notre » ère en Iran.
Je me permets ici une digression au sujet de l’origine du nom
de ce pays qui apaisera certains fantasmes.
Le mot Iran vient de Aryana Vaejda, le Territoire des Aryens.
Le Shah d’Iran, en 1971, lors de la célébration du
2500°anniversaire du Royaume d’Iran, se proclamait « lumière
des Aryens », tout comme Darius I°, empereur achéménide,
dynastie dont le règne s’étend de -549
à -330, précédée par celle des Mèdes, se disait aryen de
souche aryenne, c'est-à-dire issu de ce peuple indo-européen
venu se fixer en Iran environ 1600 ou 1700 ans avant JC,
d’aucun avance 4000 ans, en provenance du Nord de l’Europe
par le Caucase.
Certains récits racontent comment les ancêtres des Mazdéens
et des Perses, de parsis signifiant les purs, ont du quitter leurs
terres nordiques, certaines les disent arctiques, suite à un
cataclysme de neige et de glace.
Les Iraniens actuels étant les héritiers d’un autre peuple venu
des alentours de la Volga supplanter les indo-aryens vers le II
millénaires avant J.C.
Les indo-aryens s’établirent également au nord de l’Irak et de
l’Inde, fondant la civilisation védique.
Le mot aryen, vient de l’Arya avestique, langue utilisée dans
l’Avesta, « livre » de base du Mazdéisme, proche du Sanskrit,
qui veut dire noble, sublime, deux fois nés, c'est-à-dire celui qui
est mort symboliquement, la deuxième naissance étant celle de
l’Esprit.
Donc l’Aryen est celui qui a reçu l’Initiation, puis par extension,
celui qui fait des sacrifices ou celui qui prépare le soma, ou
l’Haoma, boisson extatique.
Traduit du Sanskrit, Ar Ya peut également signifier l’étranger ou,
« mot à mot », celui qui s’adapte, puisque fuyant le Nord, ils se
sont adaptés à une nouvelle terre et à un nouveau mode de vie.
Le terme fut également employé comme adjectif pour par
exemple qualifier le solaire Mithra en opposition au Dâsa
ténébreux.
D’autres peuples se réclament issus des Aryens mais les
civilisations mentionnées sont les seules dont les informations
soient suffisamment abondantes pour les attester.

Le Mithraïsme est directement issu du Mazdéisme, dont pour


simplifier nous ne retiendront que l’idée du combat perpétuel
entre les deux frères jumeaux Ahura Mazda, le Sage Seigneur et
Ahriman, qui signifie Esprit Malin.
Ahura Mazda, dont Zarathoustra vers le VII° siècle avant JC,
fit Ormuz le seul dieu à vénérer, tempérant également les
sacrifices sanglants jusque là offert à Mithra notamment, fit
naître Mithra armé d’un poignard main droite et brandissant
une torche de la main gauche, d’un rocher sous les yeux de
bergers qui aidèrent à sa naissance, afin de tuer le Taureau,
première créature vivante conçue.
L’animal réfugié dans une grotte, fut égorgé et tous les
principes vivifiant qu’il contenait furent arrachés au Mal : les
herbes naquirent de son corps, le blé de sa queue, le vin de son
sang et les animaux de sa semence.
Ahriman provoqua alors une sécheresse qu’éradiqua Mithra
transperçant d’une flèche un rocher d’où jaillit une source.
Sa mission accomplie, Mithra prit un dernier repas composé des
restes du Taureau, sur la peau de ce dernier, avec le Soleil
avant de monter au Ciel, rejoignant le Dieu Suprême Zervan, le
Temps Infini, père des jumeaux ennemis.
Il se tient désormais sur un pont et juge les âmes des
défunts, pour les bonnes le pont mène au-delà des étoiles, vers
le Pays des Chants, où les attendent une jeune fille pour les
amener dans la lumière du Créateur, pour les mauvaises, le
pont s’amenuise et elles tombent en enfer, plus ou moins
profondément suivant le poids du mal accumulé.
Rappelons que le pape est appelé le Souverain Pontife, le
pontifex étant le bâtisseur de ponts…coïncidence ?
Mithra doit revenir issu d’une Vierge en tant que Messie, et à la
fin des temps, pour la résurrection de toutes les âmes, il
anéantira les méchants pour toujours et embrasera la création
à bord de son char.

Le culte de Mithra partit donc de Perse, gagna la Grèce puis


Rome, par l’intermédiaire surtout des légionnaires qui
l’adoptèrent.
Son implantation est telle que l’empereur Commode, empereur
de 180 à 192, se convertira pour complaire aux soldats. Au
cours du troisième siècle après Jésus Christ, le Mithraïsme faillit
même devenir Religion de l’Empire, notamment sous Aurélien.
Les « Mithraeum » étaient des grottes ou des excavations
dans lesquelles se célébraient les Mystères Mythraciques,
exclusivement réservés aux Hommes.
Un des plus importants sanctuaires se trouvait à Rome, et la
légende veut que Constantin fit ériger Saint Pierre de Rome par-
dessus, vers 326, officiellement, au dessus de la tombe de
Pierre.
Notons que le chef spirituel de ces communautés, dont le
Culte comptait sept degrés d’initiation, dans l’ordre croissant le
Corbeau, l’Epoux, le Soldat, le Lion, le Perse, le Coursier
d’Hélios, et le Père, était le Pater Patrorum, le Père des Pères,
étymologie également donné au pape, une autre coïncidence
sûrement.
Dans ces grottes orientées vers l’est, comme les églises, où
trônait la représentation de Mithra Tauroctone, Mithra tuant le
Taureau, les coreligionnaires communiaient en un repas de pain
rond rappelant le disque solaire, et en buvant de l’eau, parfois
remplacé par du vin en l’honneur du dernier repas pris par
Mithra, rite semblable à l’Eucharistie des Catholiques.
Un baptême à l’eau suivait chaque rite de passage, composé
de mise en scène d’actes violents sensés effrayer le
récipiendaire.
Sa naissance était célébrée le 25 décembre, le chiffre sept lui
étant consacré, le septième jour, jour du Seigneur, et le
septième mois, à l’origine en Perse à cheval sur nos mois de
septembre et octobre lui étaient dédiés.
L’Empereur Julien, 361 à 363, neveu de Constantin, fut
surnommé Julien l’Apostat par les Chrétiens parce qu’il avait
tenté de réhabiliter le paganisme, et notamment le Mithraïsme,
bien qu’il fut élevé en chrétien, en chrétien arianiste plus
exactement, une dissidence lancée par un prêtre d’Alexandrie
nommé Arius qui, notamment, ne reconnaissait pas la Trinité,
Jésus, créé par un Dieu non créé puisque sans origine, tenait un
rôle subordonné et n’était donc pas un égal de Dieu. La doctrine
d’un Jésus étant un homme d’ici-bas, déclaré divinité à sa
résurrection pouvant ouvrir la voie à un polythéisme de fait en
cassant l’unité de la Trinité, pour laisser place à des divinités de
rangs variables.

CONCLUSION

Ces petits détails étant précisés, à votre avis ?