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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 1 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 1
Philippe Belleudy - 09-2005
Hydraulique des écoulement en rivière, hydrométrie - 1ère partie
1.
notions générales d’hydraulique
quelques outils
frottements et pertes de charge
2.
l’écoulement fluvial
remous hydraulique
supercritique et subcritique
3.
écoulements non stationnaires et crues
gravité, inertie et frottement
les études hydrauliques
quelles mesures et comment ?
4.
quelques éléments de morphologie
fluviale
+ cas concrets
proposés par les stagiaires !
3 décembre 2003
le Rhône à Beaucaire
satellite IKONOS
http ://www.lthe.hmg.inpg.fr/~belleudy/ens.htm
http://www.euspaceimaging.com/content/news/press_imagery/index.asp
©2002 European Space Imaging
©2002 European Space Imaging 1 INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions

1

INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 2

 

Philippe Belleudy - 09-2005

 

hydrologie et hydraulique

hudor (eau en Grec) hydr- (préfixe)

 

hydrologie : (1) science de l’eau (2) discipline de médecine

hydrodynamique, hydrographie, hydrogéologie hydrosphère

hydrodynamique, hydrographie, hydrogéologie hydrosphère

aulos : flûte, tuyau

hydraulique : l’eau dans le tuyau … dans la rivière « hydraulique à surface libre »

 

doc: http://spazioinwind.libero.it/cagliero/contributi/landini/strumenti/organo1.htm

Lancey, doc: ENSIEG

Petit Rhône à Fourques, doc: IGN

 
L a n c e y , d o c : E N S I E
L a n c e y , d o c : E N S I E
L a n c e y , d o c : E N S I E

aussi : hugros (humide) hygr- : humidité

2

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Philippe Belleudy - 09-2005

Pourquoi l’eau coule dans la rivière ?

Belleudy - 09-2005 Pourquoi l’eau coule dans la rivière ? La Seine à Paris : étiage
Belleudy - 09-2005 Pourquoi l’eau coule dans la rivière ? La Seine à Paris : étiage

La Seine à Paris : étiage (Pont Marie) en 1943 ; crue (Pont de l’Alma) en 1910 / doc: http://www.cig.ensmp.fr/~hydro/

de l’Alma) en 1910 / doc: http://www.cig.ensmp.fr/~hydro/ la crue de l’Oder (Pologne) en 1997 coc: T.

la crue de l’Oder (Pologne) en 1997 coc: T. & M. Szwed, « powo ’dz ’ »

Adour, doc.Anne B.

T. & M. Szwed, « powo ’dz ’ » Adour, doc.Anne B. Parce que le débit

Parce que le débit arrive de l’amont Parce qu’il y a une pente, donc une force d’entraînement. L’écoulement s’accompagne d’une perte d’énergie.

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 4 Philippe Belleudy - 09-2005
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Philippe Belleudy - 09-2005
pourquoi l’eau coule-t’elle?
A
C
C
B
A
la différence d’énergie permet l’écoulement
l’écoulement se traduit par une perte d’énergie
Dans le premier cas, la ligne pointillée représente (approximativement) la pression dans le tuyau.
Cette notion est plus délicate à schématiser dans le second cas à cause du siphon.

Analogie: le courant électrique traverse la résistance parce qu’il y a une différence de potentiel. L’intensité du courant est d’autant + grande que la différence de potentiel est importante ou que la résistance est faible.

L’écoulement consomme de l’énergie.

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 5 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 5
Philippe Belleudy - 09-2005
pourquoi l’eau coule-t’elle?
A
C
C
B
C
A
A
la différence d’énergie permet l’écoulement
l’écoulement se traduit par une perte d’énergie

Cette notion est plus délicate à schématiser dans le second cas à cause du siphon. Imaginer d’autres dispositions pour le tube piézométrique. Décrire le niveau atteint dans chacun des cas.

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 6 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 6
Philippe Belleudy - 09-2005
comment caractériser « l’eau qui
coule » ?
écoulement en charge et écoulement à surface libre
débit, vitesse
pression, niveau (piézométrique), profondeur,
largeur « au miroir », section mouillée
b
y
Q
A
V
permanent et transitoire
charge hydraulique
laminaire et turbulent, fluide visqueux, fluide parfait
y
A
z f
2 variables suffisent : « variables d’état »

Un ensemble de notions que nous avons (intuitivement, depuis l’école, etc.) dans notre tête. Si l’on met à part les données géométriques qui caractérisent le « récipient »; on peut classer ces notions en deux catégories celles qui indiquent la quantité d’eau présente dans le « récipient », celles qui indiquent le flux, la quantité qui « passe ». Si l’on connaît la géométrie du récipient, deux variables seulement (une de chaque catégorie) suffisent à définir l’état hydraulique de la section.

Certaines de ces notions mériteront un approfondissement particulier par la suite.

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Philippe Belleudy - 09-2005

 

quelques outils : 1. débit et vitesse

vitesse

Stéphane Veyrat-Charvillon, 1998, DEA « Gestion des Espaces Montagnards, UJF
Stéphane Veyrat-Charvillon, 1998, DEA « Gestion des Espaces Montagnards, UJF

une réalité complexe

 
Espaces Montagnards, UJF une réalité complexe   approximation unidimensionnelle Q = ∫∫ A v x, y

approximation unidimensionnelle

Q =

∫∫

A

v x, y da

(

)

V =

Q

A

première relation fondamentale : conservation de la masse

 

l’effet Venturi

Q = V A

1

1

= V A

2

2

l’effet Venturi Q = V A 1 1 = V A 2 2

permanent et transitoire

A

Q

 

=

 

t

x

un classique problème de robinets et de baignoire

doc.Ph.Bo

Dans une baignoire… Dans un lac… Dans un bief de rivière Du bassin versant à l’exutoire…

Si le débit entrant est égal au débit sortant : la quantité d’eau dans le volume de contrôle ne change pas, c’est le « régime permanent ».

Voir plus loin la notion de propagation.

La conservation du débit dans un « tube » de courant implique que la vitesse est plus forte dans les sections contractées. C’est le cas par exemple pour le vent au voisinage de la crête de la montagne, dans un défilé, dans un passage sous un immeuble (on négligera la compressibilité…), de l’eau sous un pont.

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 8 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 8
Philippe Belleudy - 09-2005
quelques outils : 2. pression
pression hydrostatique
y
pression (Pa=N/m 2 )
A
p p
− =ρ
gh
0
A’A’
h=profondeur (m)
B

La répartition de pression est hydrostatique si il n’y a pas d’accélération verticale. Ce n’est pas le cas par exemple dans certains ouvrages ou dans un ressaut (voir plus loin).

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 9 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 9
Philippe Belleudy - 09-2005
y
y
p 0
quelques outils : 2. pression
A
A
A’
z f
pression hydrostatique
p p
− =ρ
gh
0
énergie potentielle
B
(par unité de volume)
Ep=ρgzf+(p−p0)=ρg(zf+h)=ρgy
y=z f +h
G
niveau piézométrique
z f
énergie potentielle par unité de poids
E p = y
ρ g
l’altitude de la surface libre caractérise
l’énergie potentielle !

Quand je m’enfonce sous la surface, je gagne en pression, mais je perds en altitude. L’énergie potentielle est la même dans une colonne.

Je récupère cette énergie dans la turbine au bas de la conduite forcée. Elle est égale au travail du poids.

A surface libre, le niveau piézométrique est celui de la surface libre. En charge, le niveau piézométrique mesure la pression dans le tuyau.

Que mesure le baromètre à mercure ?

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quelques outils : 3. charge hydraulique

énergie potentielle par unité de poids énergie cinétique par unité de volume 1 E =
énergie potentielle
par unité de poids
énergie cinétique
par unité de volume
1
E
=
MV 2
=
c 2
y
p
0
par unité de poids
A
z
f
V 2
E
2g
H =
p +
E c =
(z
f +
ρ g ρ g

Philippe Belleudy - 09-2005

E p = y ρ g 1 ( 2 ρ x1 V ) 2 E
E p = y
ρ g
1
(
2
ρ x1 V
)
2
E
V 2
c =
ρ
g
2g
V 2
h)
+
2g

charge hydraulique : énergie spécifique totale (par unité de poids)

V=0.5m/s, V2/2g=0.012m

V=1m/s, V2/2g=0.05m

V=1m/s, V2/2g=0.20m

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 11 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 11
Philippe Belleudy - 09-2005
Daniel Bernoulli (1700-1782)
quelques outils : 3. charge hydraulique
conservation de l’énergie : relation de Bernoulli
sur une « ligne de courant »
2
2
⎛ V ⎞
⎛ V ⎞
z
+
h
+
=
z
+
h
+
+∆ H
amont
amont
aval
aval
am
av
2g
2g
amont
aval
charge H
surface libre y
∆H
Q
perte de charge
hauteur d’eau
2
V
h
E
c =
2g
fond z
E
z
+
h
=
y
P =
A amont
B aval
E c = 2g fond z E z + h = y P = A amont

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 12 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 12
Philippe Belleudy - 09-2005
3. charge hydraulique
A
quelques manifestations de la
relation de Bernoulli
C
B
carburateur, vaporisateur à parfum,
tirage de la cheminée
Ep
Ep+Ec
aile d’avion, aileron stabilisateur
tube de Pitot (Badin), effet « pile de
pont »
Ec
l’Ubaye à Barcelonnette, 08/05/2003
Un échange entre énergie cinétique et énergie potentielle classique en mécanique.

L’essence dans le réservoir du carburateur monte à cause de la dépression dans la veine d’air accélérée (effet Venturi) La forme du chapeau de cheminée, et sa position sur le toît (au vant ou sous le vent ?), permet de d’augmenter le tirage, ou a un effet catastrophique : refoulement de la fumée.

Badin ou Pitot : http://fr.wikipedia.org/wiki/Instruments_de_vol#An.C3.A9mom.C3.A8tre

28badin.29

attention: ici la masse volumique du fluide (air) est différente (et le fluide est compressible) !

Sur la photo de droite, la surélévation au point d’arrêt permet d’estimer la vitesse. mesure de la vitesse une première façon de mesurer le débit

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 13 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 13
Philippe Belleudy - 09-2005
b
résumé de cette introduction
y
A
V
Q
2 variables d’état qui caractérisent flux et énergie
(y,Q), (h, V), (Ep, Ec)
2 relations de conservation
volume : effet Venturi, équation baignoire/robinet
énergie : Bernoulli en régime permanent
c’est le poids qui fait couler l’eau !
force d’entraînement dépend de la pente
le travail du poids est de l’énergie
communiquée à l’élément de volume
il y a des frottements
fluides : force résistante et dissipations
turbulentes d’origine visqueuse
la rivière : pertes de charge régulières et
pertes de charge singulière
r
V
charge régulières et pertes de charge singulière r V 13 INPG Formation continue hydrométrie / 1

13

INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 14 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 14
Philippe Belleudy - 09-2005
pertes de charge régulières et singulières
concentrée ou répartie ?
2
∆H = kV
doc.Ph.Bois
2
∆ H = KV
∆ x
pertes de charge régulières : c’est une question d’échelle
frottement sur les parois
dissipation d’énergie turbulente
épis de stabilisation du chenal navigable sur le Danube
l’Isère en crue, 14 janvier 2004

Un ensemble régulier de singularités apparaît comme une dissipation régulière si l’échelle est suffisamment petite. Lors d’un écoulement dans la plaine inondable, un ensemble de murets est vu comme une rugosité (voir plus loin les précisions sur cette notion) si la profondeur est importante.

14

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Philippe Belleudy - 09-2005

 

pertes de charge régulières

 

pour « faire passer » un débit donné dans une rivière

 

pente + forte : h fond (et parois) + rugueux : h

 
pente + forte : h fond (et parois) + rugueux : h  

pente donnée

débit + fort : h

fond (et parois) + rugueux : h

 

quand la pente est plus faible… quand les berges sont encombrées quand la rivière est en crue…

le ruisseau d’Uriage novembre 2002 novembre 2003 juin 2004

sont encombrées quand la rivière est en crue… le ruisseau d’Uriage novembre 2002 novembre 2003 juin
encombrées quand la rivière est en crue… le ruisseau d’Uriage novembre 2002 novembre 2003 juin 2004

Remarquons qu’on aurait pu formuler nos phrases d’une manière plus « naturelle »

- à largeur constante, la profondeur d’eau diminue dans un rapide, augmente en plaine (mais c’est difficile à observer : changement de largeur, remous aval);

- les obstacles, la végétation relèvent le niveau;

- le niveau est plus élevé en crue (!)

Un rétrécissement de la section est beaucoup plus difficile à interpréter

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 16 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 16
Philippe Belleudy - 09-2005
capacité d’une section de rivière à faire couler le débit
pente, vitesse, rugosité, section de passage
2
Stéphane Veyrat-Charvillon, 1998, DEA « Gestion des Espaces Montagnards, UJF
H = KV
x
périmètre mouillé et rayon hydraulique
b
A
A
P
R h =
P
α
β
Q
Q=VA=
=
VA
=λ R
S A
h

Certains paramètres locaux, caractéristiques géométriques, ou caractéristiques de l’écoulement déterminent la relation entre la hauteur d’eau et le débit; et la capacité d’une rivière à évacuer un débit donné.

La vitesse : la répartition de la vitesse n’est pas uniforme dans la section; cette propriété provient des effets de viscosité et de turbulence. Au voisinage immédiat de la paroi, la vitesse est nulle. On définit la vitesse moyenne, c’est le rapport du débit à la section mouillée. En d’autres termes: pour une vitesse moyenne donnée, le débit est proportionnel à la section mouillée.

La pente : la pente du fond détermine le terme moteur (la composante tangentielle du poids); la pente de la surface libre caractérise la perte d’énergie potentielle, la pente de la ligne d’énergie caractérise la perte d’énergie totale. La force de frottement (donc la perte de charge(ou d’énergie)) est proportionnelle au carré de la vitesse moyenne de l’écoulement la vitesse est proportionnelle à la racine carrée de la pente de la ligne d’énergie.

Le frottement contre les parois (le fond de la rivière et les berges…) est d’autant plus important que la surface de contact est irrégulière. Nous appellerons cette propriété la rugosité. Le frottement est proportionnel à la surface de contact, par unité de longueur au « périmètre mouillé ». Pour traduire l’éloignement moyen de cette paroi à l’écoulement moyen, on défini le rayon hydraulique.

16

INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 17

 

Philippe Belleudy - 09-2005

 

Eléments essentiels sur les écoulements à surface libre

Q

=

VA

R

h

α

β

S A

 

section rectangulaire

h =

A

 
 

b

 

frottements sur le fond >> fr. parois

A

 

bh

 
 

R h

=

=

h

 

P

b

+

2h

 

h =

A

b

= ⎜

λ

1

S

β

Q

1

α+ 1

 
feuille de mesure

feuille de mesure

On observe sur le canal… A pente constante (c’est le plus difficile à faire varier et à contrôler sur le canal), on mesure la hauteur d’eau en fonction du débit. Où mesurer la hauteur d’eau ? On trace la courbe h=f(Q), ou Q=f(h) : avantages et inconvénients de chacune des représentations ? L’ajustement d’une loi puissance donne approximativement h=a*Q0.6 (on peut aussi tracer log(Q)=f( log(h) )

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 18 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 18
Philippe Belleudy - 09-2005
∆ H
2
pertes de charges régulières
= KV
∆ x
exemples de relations empiriques utilisées pour les calculs
hydrauliques
Collebrook (tuyaux)
Chézy (1775)
Manning-Strickler (1923)
Q
=
C A
R S
h
h
dH
S
=
{
f
dx
Q
= V A {
pente de frottement
{
débit
aire
2
Q = k
AR
3
S
b
str
h
f
A
A
R
=
{
h
P
P
{
rayon hydraulique
périmètre mouillé

Il existe des relations qui expriment la perte de charge dans les conduites (par exemple Colebrook). Sur ces mêmes considérations dimensionnelles, et en donnant une expression à la force de frottement, Chézy a donné très tôt une expression de la relation entre le débit et la pente Cette relation est actuellement utilisée surtout dans le domaine côtier. En hydraulique fluviale, c’est la relation de Manning-Strickler qui est la plus populaire.

18

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H

Philippe Belleudy - 09-2005

 

pertes de charges régulières

 

= KV

2

 

x

coefficient de rugosité

 

indépendant de la hauteur d’eau ? OK dans une certaine gamme rugosité de peau et de forme variabilité dans le temps : dunes, saison on intègre toutes les pertes de charge « régulières à l’échelle considérée » un paramètre de calage dans les modèles

 
 
rugosité Strickler rugosité de peau

rugosité Strickler

rugosité de peau

  rugosité Strickler rugosité de peau  
 
 
2 3
2
3
S f
S
f

(Strickler)

k

 

a

 

Q = k

str

AR

h

 

str

=

, 1 d 6 m
,
1
d
6
m

a

=

21à 24

d’après Yalin ≡ ≡ a ≡ K "  
d’après Yalin ≡
d’après Yalin

a

K "

 
 

L

8

Mégard

Mégard

k

str

=

S

0.2

Quelle valeur donner au coefficient de rugosité ?

1. Ce doit être une constante de la section donnée. Sinon on n’a pas de « modèle » qui permette de calculer

h(Q). On remarque que si Ch est indépendant de h, alors kstr ne l’est pas…

2. Cette formulation intègre en fait l’ensemble des pertes de charges « régulières » : rugosité sur le fond

(dépend de la taille des éléments de rugosité), rugosité de forme (des dunes par exemple qui créent des macro-rugosités), joints sur un canal, épis rapprochés dans une vision unidimensionnelle, méandrement, etc.). Voir par exemple le « catalogue » sur le site de l’USGS.

3. Dans les modèles la rugosité est un élément de calage qui est ajusté à partir de valeurs de couples (Q,h)

connus (mesures).

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 20 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 20
Philippe Belleudy - 09-2005
la Loire à Orléans doc. J-L Peiry
Q=K Sf
section d’écoulement : débitance
route
taillis
forêt
grève
galets
grève
prairie
5
K
=
k
h
3
rivière naturelle : « une flaque qui coule »
calcul d’une rugosité équivalente
db
SS
str
b
SS
décomposition en sous-sections
Q
Q
hypothèse de pente uniforme
S
=
f
2
K
Q
=
K
S
=
K
S
=
K
S
=
Q
f
⎡ ⎢ ∑
SS
f
SS
f
SS
⎢ ⎡ ⎣ ∑
SS
SS
SS
unidimensionnalité ? indépendance des sous sections ?

La débitance caractérise la propriété d’un section à transporter un écoulement, indépendamment des autres caractéristiques de la rivière : sections voisines, pente, ouvrages éventuels. Plusieurs méthodes ont été élaborées par les ingénieurs pour évaluer la débitance d’un lit composé. Ces méthodes sont la conséquence directe de l’hypothèse d’unidimensionalité qui considère que le niveau de la

surface libre est uniforme dans la section en travers. Einstein a proposé un calcul d’un coefficient de rugosité équivalent, mais les conditions d’applications sont très restreintes. Les autres méthodes ajoutent les débitances respectives calculées au dessus de chacune des sous-sections du lit. On considère alors en général que ces différentes sous-sections sont indépendantes. La décomposition d’évaluer la capacité d’écoulement d’une section formée de plusieurs sous-sections de nature et de rugosité différentes. Cette méthode, associée à l’expérience du modélisateur, donne des résultats satisfaisants dans le cas où l’on recherche une vision « unidimensionnelle » de l’écoulement. Par contre, on devra être très prudent dans l’interprétation des résultats détaillés, par exemple dans le cas où l’on cherche à déterminer les conditions précises d’écoulement dans chacune des sous-sections. Un raffinement supplémentaire est proposée par le calcul « débord ». mis au point à partir d’essais de

laboratoire. Cette méthode considère que la débitance l’utilisateur une expertise certaine.

Le calcul « débord » demande cependant de

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INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 21 Philippe Belleudy - 09-2005
INPG Formation continue hydrométrie / 1 Notions générales d’hydraulique / 21
Philippe Belleudy - 09-2005
∆ H
2
pertes de charges régulières
= KV
∆ x
l’évaluation de la débitance permet de calculer la pente de la ligne
d’énergie
S
f,A
charge H
surface libre y
∆H
Q
S
f,B
perte de charge
hauteur d’eau h
2
V
E
c =
2g
fond z
E
z
+
h
=
y
P =
A amont
B aval
x
2
dH
Q
=
S
= ⎢
f
2
dx
⎢ k
AR
3
str
h
h = y P = A amont B aval x 2 ⎡ ⎤ dH Q =

21