Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales HASSAN II-Ain Chock

La Finance Islamique
Réalisé par:
LAARICHI AIDA BOLGOT ABDELHAK HASSAN LAAJAJ
2006FSEJS /Master GPADH ENSIAS 2011/2012 2007

INTRODUCTION
I. GENERALITES/FI

II. BANQUES ISLAMIQUES AU MAROC

III. EXEMPLE/ BANQUE AL BARAKA D’ALGERIE

CONCLUSION
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FSJES 2011/2012

INTRODUCTION

La finance islamique, jusque-là considérée comme un épiphénomène laissé à quelques institutions financières du Golfe, du Pakistan ou de Malaisie, s’avère receler un énorme potentiel qui intéresse de plus en plus de banques occidentales. L’effondrement du système capitaliste a montré la nécessité d’adopter un système financier basé sur des règles d’éthique et de moral notamment les banques islamiques et leurs produits alternatifs.
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I. Généralités: Finance Islamique .

1) Rappel historique: 1963 Naissance des principes financiers islamiques en Egypte. la Kuwait Finance House et la Bahrein Islamic Bank) . La Mit Ghamr Saving bank 1970 Idée de la banque islamique par l’organisation de la conférence islamique 1975 Création de La BID ( Aide au développement avec des techniques de financements islamiques) + D’autres banques islamiques ( Dubai Islamic Bank.

2000 Développement de la FI en Asie du sud et au Moyen Orient 2000-2008 Développement de la FI en Europe et au Moyen Orient. .1983 Islamisation totale des systèmes financiers des pays du Soudan. Emirat. Malaisie… 1980. Afrique du Nord.. Indonésie.1979 – 1981 . Iran. Asie du Sud Est.. Arabie. autant dans les banques islamiques que les banques traditionnelles Le Royaume-Uni est aujourd'hui le leader du développement de la finance islamique en occident. Pakistan.

qui littéralement signifie en arabe « Le chemin à suivre ». . désigne un système légal basé sur l'éthique musulmane. Le Coran la Sounna (les enseignements du prophète) l’Ijmaa (un consensus de jusristes musulmans) le Quiyass (raisonnement par analogie). Le terme « Sharia ».2) Les sources de la FI: La finance islamique puise ses sources dans la « Sharia ».

29) . Et cela parce qu’ils assimilent l’usure à une vente. n’aura pas à rendre compte du passé et son sort relèvera désormais de Dieu. craignez Dieu et annulez toutes vos conventions usuraires en cours. Celui qui récidivera. ne mangez pas inutilement vos biens entre vous. Dieu ruine l’usure et protège l’aumône. Mais Dieu a permis la vente et a interdit l’usure. » (Coran 4. cessera cette pratique. Dieu a de l’aversion pour les incrédules et les pécheurs. Dans vos échanges commerciaux. » (Coran. Toute crainte et tout chagrin leur seront épargnés. Sourate Al-Baqara 2.De ces Paroles d’ALLAH : « Ceux qui pratiquent l’usure se lèveront au Jour de la Résurrection.275 à 278) « Ô Croyants. Celui qui. que les opérations soient librement consenties de part et d’autre. comme des convulsionnaires possédés par le démon. si vous êtes des Croyants sincères. avertit par Dieu. Ceux qui croient et pratiquent le bien. sera voué au feu éternel. seront récompensés par leur Seigneur. Croyants. qui observent la prière et font l’aumône.

130) « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt » (Coran. le Prophète a dit: "Evitez les sept turpitudes!" "Quelles sont-elles. l´usure. » (Coran 3. la fuite du front au jour du djihad et la fausse accusation des femmes vertueuses. demandèrent les fidèles. vous n’en serez que plus heureux. 275) D´après ´Abû Hurayra. 2. le meurtre qu´Allah a interdit sauf à bon droit. chastes et Croyantes". l´usurpation des biens de l´orphelin. la magie. Craignez Dieu."Ce sont. le polythéisme. ô Envoyé d´Allah?" . . . répondit-il. en multipliant abusivement vos profits.« Ô Croyants ! Ne pratiquez pas l’usure.

• Le Gharar peut être définit comme étant tout flou non négligeable au niveau d'un des biens échangés et/ou qui présente en soi un caractère hasardeux et incertain. • il désigne toute forme de contrat dans lequel le droit des parties contractantes dépend d'un événement aléatoire .3) Principes de la finance islamique: L’interdiction de la riba L’interdiction du Gharar L’interdiction du Maysir • tout avantage ou surplus perçu par l'un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Sharia.

( Jeux du hasard. Elle a mis en place un système basé sur le Partage des Pertes et des Profits (appelé communément le principe des « 3P »). alcool. La tangibilité de l'actif signifie que toute opération doit être obligatoirement adossée à un actif tangible. L’Asset Backing • Toute transaction financière doit être sous-entendue par un actif pour être valide selon la Sharia. . …) Du point de vue financier. Ce système permet d'associer le capital financier au capital humain. matériel et surtout Détenu.Interdiction des investissements illicites • La Sharia exige également que tout musulman ne peut traiter des biens jugés illicites ou Haram. et exige que la participation doit être fixée dans une proportion et non par un bénéfice à la signature du contrat. les sous-jacents de tout type de contrats doivent également être conformes à la Sharia Principes de partage de profits et de pertes • La finance islamique est souvent qualifiée de « participative ». réel. armement. à partir du fonctionnement des contrats de participation.

qui ont tous une compétence avancée en matière bancaire et financière. appelé communément « Sharia Board ». Ce comité est un organe collégial composé en général de 4 à 7 oulémas (savants de la Sharia). Les oulémas du comité sont chargés d'approuver les différentes opérations ou produits offerts par la banque islamique. ainsi que les caractéristiques des produits qui leur sont soumis . Ils examinent également en détail la structure et la documentation juridique des transactions.4) La Sharia Board: La plupart des institutions financières islamiques et des banques conventionnelles offrant des produits Islamiques disposent d'un comité de conformité. qui établit de façon indépendante les conditions de validité des transactions au regard des règles et principes de la Sharia.

la finance islamique a créé plusieurs instruments afin de satisfaire les besoins de leurs clients. Certains de ces instruments sont des constructions arabes préislamiques développées à l'origine pour les besoins des villes-états marchandes déjà citées. nous avons décidé d'évoquer les contrats les plus utilisés et les plus connus dans le secteur de la finance islamique. Ceux-ci ont joué un rôle prépondérant dans l'évolution croissante de la finance islamique.5) Les produits financiers islamiques: Au cours de son développement. Compte tenu du nombre de contrats existants aujourd'hui. .

les instruments dits « de financement » qui regroupent les contrats tels que l'Ijara et l'Istisna.. Répartitions des actifs islamiques selon le type de produit. Rapport moral sur l'argent dans le monde (2005).les instruments dits « participatifs » qui comportent la Murabaha. Association d'Economie Financière. . la Mudaraba et la Musharaka .

En contrepartie. l'entrepreneur (Moudarib) doit assurer la gestion du projet. Mudaraba La Mudaraba est une technique de financement utilisée par les banques islamiques. Elle s'engage à financer intégralement le projet. La banque joue le rôle de l'investisseur (Rab el Mal). .

Herbert Smith (2009). le guide de la finance islamique .Principe de Mudaraba.

dispose de la charge de la gestion du projet. . mais seul un d'eux. Les partenaires apportent les fonds. Musharaka La Musharaka est un contrat entre la banque et le client en vertu duquel la banque et le client apportent chacun des capitaux en vue d'un projet spécifique.

Principe de Musharaka. Herbert Smith (2009). le guide de la finance islamique .

. par lequel ce dernier achète les biens requis par un acheteur et les lui revend à un prix majoré. Murabaha La Murabaha est contrat de vente. Les bénéfices (marge bénéficiaire) et la période de remboursement (versements échelonnés en général) sont précisés dans un contrat initial. entre un vendeur et un acheteur.

Principe de Murabaha Herbert Smith (2009). le guide de la finance islamique .

. Ijara L'Ijara est un mode de financement à moyen terme par lequel la banque achète des machines et des équipements puis en transfère l'usufruit au bénéficiaire pour une période durant laquelle elle conserve le titre de propriété de ces biens. L'Ijara est l'équivalent du contrat crédit-bail.

le guide de la finance islamique .Principe d'Ijara. Herbert Smith Herbert Smith (2009).

 Istisna L'Istisna est un moyen de financement progressif. des biens spécifiés après leur fabrication (construction) conformément au cahier des charges . C'est un contrat de fabrication (ou de construction) au terme duquel le participant (vendeur) accepte de fournir à l'acheteur. dans un certain délai et à un prix convenu.

Principie d'Istisna. Herbert Smith (2009). le guide de la finance islamique .

Cette forme d'obligation est particulièrement utilisée pour les financements immobiliers. Sukuk Le Sukuk est l'équivalent islamique d'une obligation où l'intérêt devient un profit prévu à l'avance à risque quasi-nul. .

Certains IFI ont en outre choisi d’installer leur siège ou d’effectuer une partie de leurs opérations dans des places financières internationales connues pour leur respect du secret bancaire et leurs avantages fiscaux.6) Les institutions financières islamiques: Les institutions financière islamiques ont fait leur apparition dans des pays non musulmans. en GrandeBretagne. mais où vit une minorité musulmane relativement importante et en expansion : au Danemark. . aux philippines et aussi au Canada. aux Etats-Unis. comme les îles Anglo-Normandes. Le Luxembourg et la Suisse.

• Quelques institutions de financement islamique privées et publiques: Arabie saoudite Banque islamique de développement (octroie des prêts aux pays musulmans en développement) Société de banque et d’investissement Al Rahji Bahreïn Banque islamique ABC Banque islamique Faysal Première banque islamique d’investissement Société Al Amin de Titres Bangladesh Banque islamique du Bangladesh Banque Al-Baraka du Bangladesh Banque islamique Al-Arafah Canada Islamic Co-operative Housing Corporation Ltd. Danemark Banque internationale islamique .

Émirats Arabes Unis Banque islamique de Dubai Égypte Banque internationale islamique pour l’investissement et le développement Banque islamique Faysal Banque sociale Nasser Etats-Unis d’Amérique: American Finance House Laribā Iran: Toutes Jordanie: Banque islamique de Jordanie Koweit: Société de crédit (Finance House) du Koweit Pakistan: Toutes Tunisie: Beit Ettamwil Al-Tunisi Al-Saudi Turquie: Société turque de crédit Albaraka Yémen: Banque islamique du Yémen www.islamic-banking.com .

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Offrir à tous les musulmans des services financiers modernes leur permettant de réaliser des transactions financières tout en respectant la Charia Aider la communauté islamique dans la collecte et l'utilisation des ressources nécessaires à un vrai développement économique tout en respectant les principes islamiques . Objectifs des IFI: Promouvoir et encourager le respect des principes. lois et traditions islamiques dans les milieux de la finance. de la banque et des activités similaires.

• PARTICIPATION : elle prend part au capital d'une entreprise de production en tant qu'associée aussi bien dans l'investissement que dans la gestion. Dans ce cas précis.La banque islamique d'investissement: propose deux formes • DIRECT : par lequel elle se charge du placement de capitaux dans des projets qui lui rapportent un dividende. . la banque partage les risques avec le client en participant selon un pourcentage convenu dans les profits comme dans les pertes.

Sources financières des banques islamiques: • Les dépôts: les banques islamiques assument tous les risques et les détendeurs de ces comptes ne perçoivent ni bénéfice ni revenus. • Les comptes d'investissements: Les dépôts à des fins d'investissements • Le Zakat ou compte de service social. • Les comptes d'épargne. • Les autres services bancaires rémunérés offerts par la banque islamique sont identiques à ceux proposés par les banques classiques. . quel qu'en soit le solde du compte.

7) Les limites de la finance islamique: Méfiance à l’égard des instruments financiers Manque de liquidité Manque de transparence Gestion des risques Manque d’un cadre juridique fiable Manque d’harmonistation .

II. Banques Islamiques au Maroc .

accroître le taux de bancarisation qui stagne depuis plusieurs années à 24 %. Les produits bancaires islamiques. . le 17 septembre. . plusieurs banques islamiques avaient déjà demandé l'autorisation de s'installer au Maroc. ont été disponibles dans les guichets bancaires le 1er octobre 2007. le gouverneur de la banque du Maroc a annoncé qu'il seront bientôt commercialisé. la fameuse recommandation autorisant les banques à décliner leur offre halal. gouverneur de Bank AlMaghrib a enfin signé.attirer les capitaux du golfe qui sont très demandeurs. Abdellatif Jouahri.Après avoir longtemps refusé d'autoriser les produits bancaires dits islamiques. . appelés officiellement alternatifs. C'est l'un des moyens: .

 Pourquoi? Le besoin de nouveaux apports de liquidité pour remédier à la hausse des prix du pétrole. Adapter l’environnement marocain aux attentes de gros investisseurs de Golfe et la forte demande des clients. Sur 1500entreprises : 6% ont besoin de produits islamiques. 20% ont confirmé leur disposition à se convertir et 25% affirment la possibilité d’opérer avec le secteur Eviter les transferts massifs des résidents vers l’étranger 38 . Améliorer le taux de bancarisation qui stagne entre 25 et 30%.

•Les contrats liés aux trois solutions sont alignés sur les règles de l’AAOFI. •Les produits autorisés sont alignés sur les règles prudentielles et comptables de Bank Al Maghrib. .Cadre réglementaire et organisationnel: • la loi des grands nombres : Elle calcule le coût moyen des retards de paiement constatés parmi l’ensemble de leur clientèle et l’impute au coût de financement.

. et permettent aux clients de mener des opérations tant dans le secteur de l’immobilier (Mourabaha et Ijara) que dans celui de l’entreprise (Moucharaka).Les produits alternatifs au Maroc: Les trois produits financiers autorisés ne concernent que le financement et non les dépôts.

Il n’y aura aucune banque islamique ou non islamique au Maroc. Jouahri.Les banques qui se sont lancées dans ces produits sont: ♠ Attijari Wafa Bank ♠La BMCE ♠La banque populaire Toutefois. le Gouverneur de la Banque Centrale . le Maroc a rejeté plusieurs demandes d’installation des banques islamiques sur le territoire marocain. «Notre position est claire. Et il n’y aura aucune discrimination entre les Marocains » M.

les formules alternatives doivent s’aligner sur les règles prudentielles et comptables de Bank AlMaghrib. Finalement. indexés sur les marchés monétaires et obligataires.Halal ou pas. En outre. le coût des formules islamiques ne devrait pas s’éloigner des taux actuels. il n’y a que la forme du contrat qui diffère entre halal et conventionnel! . Les mesures de gestion des risques seront aussi les mêmes pour les deux catégories de solutions.

III. EXEMPLE .

avec un capital de 5. en conformité avec les principes de la Shari'A islamique.000 €. Enregistrement d'un résultat financier record avec un retour sur fonds propres (ROE) qui dépasse 16% . 1995 : Stabilité et équilibre financier de la Banque. par le total bilan. 2000 : Classement au premier rang parmi les Etablissements Bancaires à capitaux privés. 2002 : Redéploiement de la Banque sur de nouveaux segments de marché en l'occurrence ceux des professionnels et des particuliers.000.La Banque Al Baraka d'Algérie Créée le 20 mai 1991. 1999 : Consolidation des résultats et santé financière démontrée. 1991 : Création de le Banque Al Baraka d'Algérie. de financement et d'investissement. Des prises de participations dans différentes entreprises. Elle est habilitée à effectuer toutes les opérations bancaires.

Al baraka en chiffres « Le secteur bancaire a connu dans les pays du Golfe une croissance rapide au cours des trois dernières années. Les profits cumulés ont en effet eu une croissance moyenne de 8 %. Quant aux banques islamiques. elles ont un rendement supérieur à la moyenne. » d’après le directeur régional du BNP Paribas : Jean-Christophe DURAND .

19% entre 2002 et 2003 46 .Le chiffre d’affaires. a atteint une croissance de 58. constitué par les marges sur financement et les opérations de commerce extérieure et de banque.

Al baraka en chiffres Les résultats Les dépôts la confiance de la clientèle dans la banque islamique Al baraka en dépit de la conjoncture difficile qui a marqué le secteur bancaire en 2003. .

Les critères de sélection des dirigeants Les conditions de sélection des dirigeants des banques islamique: musulman maîtrise de la finance islamique maîtrise du fiqh de la finance islamique. et industrielles avoir une connaissance satisfaisante de la shari’a 2. L’objectif des dirigeants maximiser le rendement financier des actionnaires.La direction Les dirigeants 1. atteindre des objectifs non monétaires ayant trait à la communauté. les dirigeants sont appelés à respecter strictement les principes de la shari’a islamique au sein de leur banque. . des opérations commerciales.

Président MBA . Actuellement : Directeur général .Bahrain Islamic Bank Autres fonctions: administrateur • Albaraka Islamic Bank – Bahrain • Al Amin Bank • Egyptian Saudi Finance Bank • Arab Banking Corporation • Bahrain Stock Exchange Président: Albaraka Lebanon .University of Hull USA.Le conseil d’administration Adnan Ahmed Yousif . 27 ans d’expérience dans le domaine bancaire. Lauréat d’un doctorat dans l’administartion des affaires.

Abdul Latif Shaikh Esam Mohammed Shaikh Waleed Al Mahmood . Abdul Satar Directeur du département de la shari’a sur la rcherche financière des investissement Dr.Les comités Le comité de la Shari’A Dr.

la morale est ce que prêchent les religions notamment l’Islam.Conclusion Les Hommes politiques. Serait-il alors possible de concilier les deux sphères morale et matériel ? 51 . Or. les pouvoirs financiers et monétaire et les penseurs de tous bords s’accordent tous pour une fois à dire qu’il y a nécessité de moraliser les marchés. les responsables économiques.

Merci pour votre Attention .

« Understanding Islamic Finance ». Editeur Banque. Bruno Leprince Editeur. 1ère Edition Juin 2008.Bibliographie: ♣ Michel Ruimy. « La finance islamique à la française ». ♣ Nicolas Hardy. « Finance islamique. « Une banque originale: La banque islamique ». John Wiley & Sons. ♣ Zamir Iqbal & Abbas Mirakhor. Edition Décembre 2006. 1ère Edition 2008. 2005. ♣ Malika Kettani. Paris. John Wiley & Sons. Dar al Kotob al-ilmiya. Edition Octobre 2008. techniques et enjeux ». . Arnaud Franel Editions. ♣ Muhammed Ayub. « An introduction to Islamic Finance ». Edition Mars 2008. ♣ Jean-Paul Laramée. « La Finance Islamique ».

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