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Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Centre Universitaire de Béchar Département de Génie Civil

Eléments de

Mécanique des Sols

Année Universitaire 2003 - 2004

Berga Abdelmadjid

Présentation

Ce cours est destiné aux étudiants de 3 ème année de génie civil et hydraulique. Il présente les éléments fondamentaux de mécanique des sols aux étudiants non initiés avec cette discipline. Le document ne représente pas un substitue aux multiples ouvrages généraux ou spécialisés du domaine, mais son auteur souhaite qu'il constitue une synthèse conduisant le lecteur à saisir les grandes lignes de la matière, à s'intéresser aux problèmes posés ainsi que sentir le besoin d'approfondir les connaissances par la voie noble de l'auto-apprentissage. L'ouvrage comporte le nécessaire pour faire le calcul pratique en terme de principes, méthodes, formules, tables et abaques. Dans ce contexte, il représente un aide mémoire couvrant les chapitres du programme officiel, et laissant à l'auditeur l'occasion de se concentrer sur les notions de base plutôt que copier à la hâte des formules et expressions peux significatives. L'enseignant, se trouvera libérer de la nécessité d'écrire au tableau la majorité de ce qu'il prononce, il aura alors l'occasion de se concentrer sur l'aspect physique et conceptuel. Malheureusement, ayant fixé comme objectif une synthèse dans la matière, beaucoup de concepts, théories et méthodes restent peux développées et nécessitent un espace plus large pour une mise en valeur correcte. L'intéressé est alors invité à approfondir les notions diverses à travers la consultation d'une liste bibliographique proposée à la fin de l'ouvrage. Le document est organisé en chapitres. Chaque chapitre expose le cours, accompagnés dans la mesure du possible par des exemples dont la résolution ce fait pendant les conférences. Une série d'exercices résolus et de problèmes supplémentaires est proposée à la fin du chapitre. Pour que le module soit un espace d'échange bilatéral, des travaux seront proposés aux étudiants pour couvrir à travers des recherches bibliographiques des thèmes particuliers et sont vivement encouragés à les présenter sous forme d'exposés publiques. Les intérêts pédagogiques, scientifiques et relationnels seront parmi les retombées immédiats de cet approche. Sans aller plus loin, notons que la disponibilité du document ne doit décourager l'étudiant à assister au cours orale, car jamais un écrit ne peut remplacer l'apprentissage de main de maître. Enfin, s'agissant de la première version du document, je serrai reconnaissant au lecteur ses corrections de l'écrit, ses remarques, ainsi que ses suggestions.

A. Berga

Béchar, le 22 Mai 2003

Table des matières

Thème

page

 

Notations

Chapitre 1: Introduction générale

10

1.1 Objet de la mécanique des sols.

10

1.2 Disciplines de la mécanique des sols.

10

1.3 Historique.

11

1.4 Quelques grands projets.

12

1.5 Plan du cours.

12

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

14

2.1 La formation des sols.

14

2.2 Principales caractéristiques du sol et de la roche.

14

2.3 Structure des sols.

14

2.4 Analyse granulométrique.

15

2.5 Caractéristiques physiques communes aux différents sols

20

 

2.5.1 Masses et poids volumiques

20

2.5.2 Porosité, indice des vides et densité relative

22

2.5.3 Teneur en eau et degré de saturation.

23

2.6

Propriétés des particules fines.

23

2.6.1 Propriétés colloïdales

23

2.6.2 Surface spécifique.

24

2.6.3 Limites d'Atterberg.

24

2.6.4 Famille minéralogique.

26

2.6.5 Activité.

28

2.6.6 Sensitivité.

28

2.7

Classification des sols.

28

2.7.1

Système de classification unifié des sols (USCS)

29

Exercices du chapitre

34

Chapitre 3: Compactage

38

3.1 Introduction

38

3.2 Définitions

38

3.3 Théorie du compactage

39

3.4 Essais au laboratoire

39

3.5 Matériel de compactage

40

3.6 Procédés spéciaux de compactage

40

Thème

page

Exercices du chapitre

43

Chapitre 4: L'eau dans les sols

44

4.1 Introduction

44

4.2 Généralités

44

4.2.1 Capillarité

44

4.2.2 Retrait et gonflement des sols

45

4.2.3 Action du gel

45

4.3

Dynamique de l'écoulement

45

4.3.1

Hypothèses

45

4.3.2

Conservation de la masse

45

4.3.3

Charge hydraulique (Equation de Bernoulli)

45

4.3.3

Gradient hydraulique

46

4.3.4

Loi de Darcy pour l'écoulement à une dimension

46

4.3.5

Généralisation aux écoulements à 2 et 3D

47

4.4

La Perméabilité des sols

47

4.4.1

Mesure du coefficient de perméabilité au Laboratoire

48

4.4.1.1 Perméamètre à charge constante

48

4.4.1.2 Perméamètre à charge variable

48

4.4.2 Mesure du coefficient de perméabilité sur site

48

4.4.3 Formules empiriques

49

4.4.3.1 Formule de Hazen

49

4.4.3.2 Formule de Taylor

49

4.4.4

Perméabilité moyenne fictive verticale et horizontale

50

4.5

Principe de la contrainte effective

50

4.5.1 Loi de Terzaghi

50

4.5.2 Loi de Skempton

51

4.5.3 Loi de Bishop

51

4.5.4 Cas d'écoulement linéaire

51

4.6 Effet Renard

52

4.7 Force d'écoulement

52

4.8 Réseaux d'écoulement

53

4.9 Contrôle des écoulements

54

Exercices du chapitre

56

Chapitre 5: Distribution dans le sol des contraintes dues aux charges extérieures

60

5.1 Introduction

60

5.2 Charge concentrée verticale, problème 3D

60

5.3 Charge linéaire uniforme répartie sur une longueur infinie

62

5.4 Charge uniforme répartie sur une bande de longueur infinie

62

5.5 Charge uniformément répartie

62

Thème

page

5.5.2

Cas de bande rectangulaire

62

5.6 Charge surfacique trapézoïdale de grande longueur

64

5.7 Charge triangulaire répartie sur une bande rectangulaire de longueur limitée 67

5.8 Charge triangulaire répartie sur une bande rectangulaire de longueur infinie 67

5.9 Charge triangulaire symétrique répartie sur une bande rectangulaire de

longueur infinie

69

5.10 Charge uniformément répartie sur une surface irrégulière

69

5.11 Charge quelconque répartie sur une bande de longueur infinie

70

5.12 Théorie de Westergaard

70

Exercices du chapitre

73

Chapitre 6: Tassement, Compressibilité et Consolidation

74

6.1 Introduction, le tassement

74

6.2 Composantes du tassement

74

6.3 Compressibilité

75

6.4 Consolidation

77

6.5 Détermination de la contrainte de préconsolidation

78

6.6 Prédiction de la courbe de consolidation pour le sol en place

79

6.7 Calcul des tassements primaires

80

6.7.1 Méthode globale

80

6.7.2 Calcul des tassements instantanés

81

6.7.3 Calcul des tassements de consolidation

82

6.8 Vitesse de consolidation

84

6.8.1 Introduction

84

6.8.2 Phénomène de la consolidation

84

6.8.3 Théorie de Terzaghi pour la consolidation unidimensionnelle

85

 

6.8.3.1 Les hypothèses

85

6.8.3.2 Mise en équations

86

6.8.3.3 Résolution

86

6.8.3.4 Degré de consolidation

87

6.8.3.5 Degré de consolidation moyen

88

6.9 Détermination expérimentale du coefficient de consolidation

91

6.9.1 Méthode de Casagrande

91

6.9.2 Méthode de Taylor

92

6.10 Détermination du coefficient de perméabilité

93

6.11 Evaluation de la compression secondaire

93

6.11.1 Définition

93

6.11.2 Hypothèses

93

6.11.3 Calcul du tassement secondaire

93

6.12

Tassements admissibles et précautions à adopter

94

Thème

page

Chapitre 7: Rappels de mécanique des milieux continus

100

7.1

Introduction: mécanique des milieux continus

100

7.2. Les forces

101

7.3 Champ de contrainte

 

7.3.1 Postulat d'Euler Cauchy

101

7.3.2 Vecteur de contrainte

101

7.3.3 Tenseur de contrainte

101

7.4 Propriétés du tenseur de contrainte

102

 

7.4.1 Equation d'équilibre

102

7.4.2 Conditions aux limites

102

7.4.3 Symétrie

102

7.4.4 Rotation des axes

103

7.4.5 Contraintes principales

103

7.4.6 Invariants

103

7.4.7 Tenseur déviateur et tenseur sphérique

104

7.4.8 Convention de signe en mécanique des sols

104

7.4.9 Etat plan de contrainte

104

7.4.10 Equation d'équilibre en coordonnées sphériques

105

7.5 Cercle de Mohr

105

 

7.5.1 Construction directe

105

7.5.2 Construction inverse

107

7.5.3 Pôle des faces

107

7.5.4 Tricercle de Mohr

108

7.5.5 Etats particuliers de contraintes planes

108

7.5.6 Ellipsoide de contrainte

109

7.6 Champ de déformation.

109

 

7.6.1 Mouvement, déplacement et déformation

109

7.6.2 Tenseur de déformation infinitésimale

110

7.7 Propriétés du tenseur de déformation

110

 

7.7.1 Conditions de compatibilité

111

7.7.2 Conditions aux limites

111

7.7.3 Dilatation volumique

111

7.7.4 Tenseur de déformation infinitésimale en coordonnées cylindriques

112

7.8 Relation contrainte-déformation.

112

 

7.8.1 Position du problème de mécanique des solides

112

7.8.2 Bilan des équations et des inconnues

112

7.8.3 Résolution

113

7.8.4 Lois constitutives

113

7.8.5 Elasticité linéaire

113

7.8.6 Autres lois constitutives

114

7.9 Critères de plasticité

117

7.10 Aspects énergétiques et thermodynamiques

118

Thème

page

Chapitre 8: Résistance des sols au cisaillement

124

8.1 Introduction.

124

8.2 Critère de rupture de Mohr-Coulomb.

124

8.3 Essais de résistance des sols au cisaillement.

125

8.3.1 Essai de cisaillement directe

125

8.3.2 Essai triaxial

126

8.3.3 Essais spéciaux

127

8.3.4 Essais sur site

128

8.4 Cheminement des contraintes.

128

8.5 Résistance des sables au cisaillement.

130

8.5.1 Sable saturé en cisaillement drainé.

130

8.5.2 Sable saturé en cisaillement non drainé.

131

8.5.3 Autres facteurs influençant la résistance des sables au cisaillement

133

8.5.4 Liquéfaction et mobilité des sables saturés soumis à des charges

cycliques.

135

8.6 Résistance des sols cohérents saturés au cisaillement.

154

8.6.1 Comportement à l'essai triaxial consolidé drainé

154

8.6.2 Comportement à l'essai triaxial consolidé non drainé

155

8.6.3 Comportement à l'essai triaxial non consolidé non drainé.

160

8.6.4 Essai de compression simple

161

8.6.5 Variation de la pression interstitielle

161

8.6.6 Cheminement des contraintes durant un chargement non drainé sur les

argiles normalement consolidées

166

8.6.7

Cheminement des contraintes pendant un chargement non drainé sur

les argiles surconsolidées

168

8.6.8 Application des cheminements des contraintes sur certains problèmes 170

Exercices du chapitre

172

Chapitre 9: Pression latérale des terres

176

9.1 Introduction

176

9.2 Pression des terres au repos et relation pression latérale-déformation

latérale

176

9.3 Essais sur la poussée des terres

177

9.4 Etats de l'équilibre limite

178

9.4.1 Définition

178

9.4.2 Equilibre de Rankine

178

9.4.2.1 Hypothèses

178

9.4.2.2 Contrainte sur une facette parallèle à la surface libre

178

9.4.2.3 Equilibres inférieur et supérieur

178

9.4.2.4 Contrainte sur la facette verticale

179

9.4.2.5 Lignes de glissement

179

Thème

page

9.4.3

Equilibre de Boussinesq

182

9.4.3.1 Hypothèses

182

9.4.3.2 Poussée sur un écran

183

9.4.3.3 Calcul du coefficient de Poussée

183

9.4.3.4 Etude de la solution

186

9.4.4 Cas de milieu pulvérulents non pesant chargés

193

9.4.5 Cas des sols cohérents (théorème des états correspondants)

198

9.5 Calcul pratique de la poussée et de la butée

199

9.5.1

Théorie de Rankine

199

9.5.1.1 Introduction

199

9.5.1.2 Etat actif

199

9.5.1.3 Etat passif

200

9.5.1.4 Poussée due à une surcharge uniforme

201

9.5.1.5 Cas de surface libre inclinée

201

9.5.2

Théorie de Coulomb

202

9.5.2.1 Introduction

202

9.5.2.2 Etat actif

203

9.5.2.2.1 Sol pulvérulent

203

9.5.2.2.2 Sol cohérent

204

9.5.2.3

Etat passif

205

9.5.3 Théorie de Boussinesq (Tables de Caquot et Kérisel)

205

9.5.4 Construction de Culmann

206

9.5.4.1

sol pulvérulent non chargé

206

9.5.4.1.1 Etat actif

206

9.5.4.1.2 Etat passif

207

Exercices du chapitre

208

Chapitre 10: Reconnaissance des sols

210

10.1 Introduction.

210

10.2 Essais de laboratoire

210

10.2.1 Introduction

210

10.2.2 Essais physiques

211

10.2.3 Essais chimiques et minéralogiques

211

10.2.4 Essais hydrauliques

211

10.2.5 Essais mécaniques

211

10.3

Essais sur place

211

10.3.1 Introduction

211

10.3.2 Reconnaissance des sols

212

10.3.2.1 Introduction

212

10.3.2.2 Méthodes géophysiques

212

10.3.2.2.1 Prospection électrique

212

10.3.2.2.2 Prospection sismique

212

10.3.2.2.3 Prospection par micro-gravimétrie

212

Thème

page

10.3.2.3.1 Prospection géologique

212

10.3.2.3.2 Reconnaissance hydrologique

212

10.3.3 Essais sur les caractéristiques physiques

213

10.3.4 Essais mécaniques

213

10.3.4.1 Essais de chargement à la plaque ou à la table

213

10.3.4.2 Essais pour le sol sous action dynamique

213

10.3.4.3 Scissomètre

213

10.3.4.4 Rhéotest

213

10.3.4.5 Pressiomètre

213

10.3.4.6 Essai de pénétration au cône

214

10.3.4.7 Essais de battage

214

10.3.4.7.1 Essai de pénétration normalisé (S.P.T)

214

10.3.4.7.2 Pénétromètre statique

214

10.3.4.7.3 Pénétromètre dynamique

214

Chapitre 11: Solutions de quelques exercices

216

Références bibliographiques

Notations

Alphabet minuscule

a

a v

b

c

c w

d

det Déterminant d'une matrice

d'

d

d

d

s

h

d

Constante, dimension Coefficient de compressibilité

Constante, dimension

Compacité, cohésion Contrainte d'adhérence massif-écran

Déformation volumique

densité déjaugée densité sèche densité humide densité de la phase solide

ds Distance infinitésimale

e

e

e

e

e

e

f

f v

g

h

h

i

k

k

k

k x , k y

l

m

m s

m t

m v

n

n

p

p

p

p

p

q

r

r

r

s m

t

tr

t i

t p

u

Indice des vides, vecteur unitaire Indice des vides en fin de consolidation Indice des vides critique Indice des vides dans l'état le plus lâche Indice des vides dans l'état le plus dense Indice des vides à la fin de consolidation primaire

Fonction de charge, fonction Force de volume

Accélération terrestre, fonction

Hauteur, charge hydraulique, épaisseur Ascension capillaire

Gradient hydraulique

Coefficient de perméabilité, vecteur unitaire Coefficient de poussée des terres au repos Coefficient de la poussée latérale due à une surcharge Coefficients de perméabilité suivant x et y

Longueur d'un chemin, vecteur unitaire

Paramètres, vecteur unitaire Masse de la phase solide Masse totale Coefficient de changement de volume

Porosité, paramètre, nombre de carreaux, vecteur unitaire normal Composante de vecteur unitaire normal Poussée active Poussée passive Poids de la phase solide Poids totale Poids de l'eau

Débit, charge répartie

Vecteur position, rayon d'un cercle Rayon du ménisque Taux de surconsolidation contrainte moyenne

Temps, vecteur contrainte

Trace d'un tenseur Composante de vecteur contrainte Temps de 100 % de consolidation

Pression interstitielle, vecteur ou composante déplacement

c

crit

max

min

p

c

0

q

i

a

p

s

t

w

m

sc

u

u

v

v

v

v

v

w Masse, composante de déplacement

x, x'

z

Pression de l'air Pression capillaire

Vitesse, vitesse de décharge, composante de déplacement Volume de la phase solide Volume total Volume des vides Volume de l'eau

a

c

s

t

v

w

Coefficient, distance

Altitude, profondeur

Alphabet majuscule

A Activité, aire d'une section, paramètre de la pression interstitielle

B Dimension, paramètre de la pression interstitielle

A c

C

C

C

C

C

C

C

C

C

C

D Profondeur d'influence (consolidation dynamique)

D x

E

E ij

E' Module oedométrique

F

F

F

F

H Hauteur, épaisseur

Aire de contact

Coefficient, matrice de passage Coefficient de courbure, indice de compression Indice de compression modifié Indice de recompression Indice de recompression modifié Coefficient d'uniformité Coefficient de consolidation Résultante de l'adhérence massif-écran Indice de compression secondaire Indice de compression secondaire modifié

c

ce

r

re

u

v

w

α

αe

Diamètre du tamis correspondant à x % de tamisa cumulé

Tenseur de déformation, module de Young Composante du tenseur de déformation

Force de volume Résultante de la poussée active Composante de force de volume Résultante de la poussée passive

a

i

p

H dr

I

I

I

I

I

I

K Coefficient de pression des terres

K 0

K a

K ac

K aq

K aγ

K p

K pc

K pq

K pγ

K q

K γ

L Dimension

M Masse

M t

P pression, force totale de contacte, force concentrée

Longueur de drainage

Facteur d'influence Invariant d'un tenseur Indice de consistance Indice de densité Indice de liquidité Indice de plasticité

i

c

d

L

p

Coefficient de poussée des terres au repos

Coefficient de la poussée active

Coefficient de la poussée active due à la cohésion

Coefficient de la poussée active due à une surcharge

Coefficient de la poussée active due au poids des terres

Coefficient de la poussée passive

Coefficient de la poussée passive due à la cohésion

Coefficient de la poussée passive due à une surcharge

Coefficient de la poussée passive due au poids des terres

Coefficient de la poussée latérale due à une surcharge

Coefficient de la poussée due au poids des terres

Masse totale

P' Force effective de contacte

Q Débit

R

R e

S

S

S

S

S

S

S

S

S

T

T arg

U, U z U

V

V

V

V

W

W

W

W

W

Z Profondeur

Distance radiale, lecture micrométrique, Réaction Nombre de Reynolds

Tenseur déviateur, tassement, fonction Tassement de consolidation Tassement différentiel Tassement instantané Composantes du tenseur déviateur Degré de saturation Tassement primaire Surface spécifique, tassement secondaire Sensitivité, tassement total

Tension, tension capillaire, tenseur de contrainte, facteur temps Teneur en argile Degré de consolidation Degré de consolidation moyen

Vitesse moyenne, volume Volume initial Volume de la phase solide Volume total Teneur en eau, poids propre Limite de liquidité Limite de plasticité Limite de retrait Teneur en eau optimale

c

d

i

ij

r

p

s

t

moy

0

s

t

L

P

R

op

Symbole minuscule

α

α

α

β

γ'

γ

γ

γ

γ

γ

δ

δij

λ

0

r

d

h

s

sat

w

Angle, scalaire, inclinaison d'un écran par rapport à l'horizontale inclinaison d'une surcharge inclinaison du plan de rupture

Angle, inclinaison de la surface libre d'un massif Poids volumique déjaugé Poids volumique sec Poids volumique humide Poids volumique des grains solides Poids volumique du sol saturé Poids volumique de l'eau

Angle, angle de frottement massif-écran Symbole de Kronecker

Valeur propre, coefficient de Lamé, inclinaison d'un écran par rapport à la verticale

µ Coefficient de Lamé

ν

ε

ε, ε ij ε ε

ε

η

θ

ρ

ρ'

ρ

ρ

ρ

ρ

Coefficient de Poisson

Angle, déformation Tenseur ou composante de petite déformation Déformation moyenne Déformation plastique Déformation verticale

Coefficient de viscosité

Angle de position

Masse volumique, distance radiale Masse volumique déjaugée Masse volumique sèche Masse volumique humide Masse volumique des grains solides Masse volumique de l'eau

m

p

v

d

h

s

w

σ

σ 1 σ 2 σ 3 σ σ σ σ σ r , σ f σ σ σ

ij σ rr , σ θθ

σ'

σ'

σ'

σ'

σ v

σ'

σ'

τ

τ

ij τ m, τ max

τ r , τ f τ'

φ

φ'

ψ

ω β , ω δ , ω α0

eq

h

m

n

s

z

3c

3crit

p

vc

v0

Contrainte normale, contrainte normale totale, tenseur de contrainte Contrainte principales Contrainte équivalente Contrainte horizontale Contrainte moyenne Contrainte normale Contrainte normale à la rupture Contrainte seuil Contrainte verticale Composante de tenseur de contrainte Composante de contrainte dans un repère polaire ou cylindrique Contrainte normale effective, contrainte dans un nouveau repère Contrainte latérale effective de confinement Contrainte latérale effective critique Contrainte verticale de préconsolidation Contrainte verticale Contrainte verticale de consolidation Contrainte verticale due au poids des terres

Résistance, contrainte tangentielle totale Composante tangentielle de tenseur de contrainte Contrainte tangentielle maximale Contrainte tangentielle à la rupture Contrainte tangentielle effective

Potentiel de vitesse, angle de frottement interne Angle de frottement interne (analyse en contraintes effectives)

Angle entre la direction de σ 1 et un rayon polaire Angle

Symbole majuscule, opérateur

Variation, Laplacien

Opérateur Nabla (différentiel)

ċ (point)

Vitesse de c

,

Dérivée partielle

Autres enrichissements

Gras

Vecteur, tenseur, matrice

1.1 Objet de la mécanique des sols.

1.2 Disciplines de la mécanique des sols.

1.3 Historique.

1.4 Quelques grands projets.

1.5 Plan du cours.

Chapitre 1:

Introduction générale

Chapitre 1

Introduction générale

1.1 Objet de la mécanique des sols

Les ouvrages utilisent le sol autant qu’un élément de l’infrastructure qui transmet la charge globale de l’ouvrage vers une couche du sol suffisamment stable et résistante. De ce fait, la réussite de l’ouvrage relève de la réussite du projet de

fondation. Selon le type de l’ouvrage et son mode de conception, le sol peut constituer une base d’appuis pour l’ensemble de l’ouvrage tel que route, tunnel, barrage poids, mur de soutènement, aérodrome, ou un point d’appuis pour quelques éléments

seulement tel que bâtiment, pont, barrage en arc

La mécanique des sols (et des

roches) est la science qui regroupe l’ensemble des connaissances et des techniques qui permettent

etc.

D’identifier les caractéristiques qui régissent le comportement mécanique du sol. L’analyse de l’interaction sol-structure La réalisation correcte des ouvrages enterrés.

A titre indicatif, la mécanique des sols traite les problèmes relatifs aux fondations diverses, ouvrages de soutènement, remblais et structures en terre, stabilité des pentes et talus, route, piste d’atterrissage, tunnels, mines…

1.2 Disciplines de la mécanique des sols

Afin de réaliser les objectifs citées ci-dessus, plusieurs disciplines seront nécessaires.

1.2.1 Géologie du terrain L’étude de la géologie du terrain est d’une grande importance. En effet, elle permet d’identifier les différentes couches du sol, leurs épaisseurs et leurs pendages ainsi que la présence éventuelle de nappe d’eau souterraine. D’autre part, l’étude géologique des couches présentes donne des descriptions qualitatives du sol, répond sur quelques questions relatives à l’histoire du dépôt et permet d’orienter les recherches préliminaires.

11

Eléments de Mécanique des Sols

1.2.2 Caractéristiques physico-chimiques

L’étude des caractéristiques physiques et chimiques des sols a montré sa grande utilité pour la prédiction ou l’interprétation du comportement du sol. La majorité de ces propriétés sont déterminées par des essais au laboratoire ou sur site.

1.2.3 Etude hydraulique

En présence d’eau, l’étude de la perméabilité des différentes couches s’impose pour estimer la résistance du sol dans les conditions les plus défavorables et le risque au glissement. La détermination du niveau de stabilisation et l’étude du régime

d’écoulement permet de choisir le matériel de pompage et d’épuisement, comme il permet de parer aux phénomènes des sables boulants. La détermination de la nature chimique de l’eau souterraine permet de prévoir le mode d’étanchéité des structures enterrées.

1.2.4 Caractéristiques mécaniques

L’analyse du comportement mécanique des sols repose sur les conclusions des disciplines précédentes ainsi que sur des essais de laboratoire ou sur site. Cette discipline permet de déterminer la résistance du sol et sa capacité portante, et par conséquent le choix du mode de fondation et les dimensions des éléments enterrés. Enfin, elle permet de prévoir de façon quantitative la déformation ou tassement du sol sous la charge de l’ouvrage.

1.2.5 Recherche théorique et modélisation numérique

Dans le but de la compréhension des phénomènes physiques complexes, plusieurs théories ont été développées. Elles décrivent les problèmes posés par des modèles mathématiques rigoureux dont la résolution fait recours aux techniques informatiques et numériques de plus en plus avancées et occupe une large partie de la recherche actuelle dans ce domaine.

1.2.6 Conception et mise en œuvre Ce sont les techniques acquises pour la conception et la réalisation des ouvrages

enterrés. Elle prend en compte l’étude des coûts des différentes solutions possibles. Autre que le savoir faire, la réglementation en vigueur doit être suivie pas à pas pour garantir les conditions de sécurité que ce soit pendant la réalisation ou au cours de l’exploitation de

l’ouvrage.

Siècle

Auteur

 

Théorie

 

18 ème

Coulomb

Résistance au cisaillement

 
 

Collin

Rupture dans les talus d’argile

 

Darcy

Ecoulement de l’eau à l’intérieur du sable

 

19 ème

Rankine

Pression

des

terres

sur

les

murs

de

soutènement

 

Gregory

Drainage horizontal, remblai compacte avec contrefort pour stabiliser la pente des tranchées de voies ferrées

 

Atterberg

Limites de consistance de l’argile

 

20 ème

Terzaghi

Premier manuel moderne de mécanique des sols

Casagrande

Essais sur la limite de liquidité

 

1.3 Histoire de la mécanique des sols

On

peut

suivre l’évolution de la mécanique des sols à travers son apparition autant qu’une science à

part entière et le développement de ses grandes théories (voir le tableau ci-contre).

12

Chapitre 1: Introduction générale

1.4 Quelques grands projets de mécanique des sols à travers le monde

Le sujet se prête à une recherche bibliographique intéressante. Il est constamment proposé aux étudiants de différentes promotions autant que travail à exposer.

1.5 Plan du cours

Le chapitre deux est consacré à la description macroscopique, la composition minéralogique, structure et caractéristiques physiques des sols ce qui permet d’établir des systèmes de classification des sols. Le chapitre trois s’intéresse à l’amélioration des caractéristiques du sol par compactage, et présente les essais Proctor lié au problème. Dans le quatrième chapitre on étudie l’eau dans le sol, la perméabilité du sol, la loi de Darcy régissant l’écoulement de l’eau dans le sol, les réseaux d’écoulement, la contrainte verticale due au poids des terres et la notion de la contrainte effective. Le chapitre cinq donne les résultats pratiques pour l’étude de la distribution des contraintes dues aux charges extérieures. Le sixième chapitre expose de façon détaillée le calcul du tassement du sol sous charge extérieure, l’étude de la compressibilité et de la vitesse de consolidation du sol. Le chapitre sept est relatif à l’étude de la résistance des sols au cisaillement pour lequel les notions fondamentales de mécanique des milieux continus, et l’utilisation du cercle de Mohr seront rappelés. Le chapitre huit présente en détail les différentes théories associées à l’équilibre limite et abouti au calcul pratique de la pression latérale des terres.

13

Eléments de Mécanique des Sols

Chapitre 2:

Caractéristiques physiques des sols

2.1 La formation des sols.

2.2 Principales caractéristiques du sol et de la roche.

2.3 Structure des sols.

2.4 Analyse granulométrique.

2.5 Caractéristiques physiques communes aux différents sols

2.5.1 Masses et poids volumiques

2.5.2 Porosité, indice des vides et densité relative

2.5.3 Teneur en eau et degré de saturation.

2.6 Propriétés des particules fines.

2.6.1 Propriétés colloïdales

2.6.2 Surface spécifique.

2.6.3 Limites d'Atterberg.

2.6.4 Famille minéralogique.

2.6.5 Activité.

2.6.6 Sensitivité.

2.7 Classification des sols.

2.7.1 Système de classification unifié des sols (USCS)

Chapitre 2

Caractéristiques physiques des sols

2.1 Formation des sols

La terre est recouverte d’une couche plus ou moins solide de roches basaltiques et granitiques d’une épaisseur de 10 à 40 km. Au dessus se trouve le sol. Il s’agit d’une mince couche d’épaisseur variable de matériaux non consolidés à cause des effets géologiques tels que les altérations qui provoquent la désintégration des roches en petites particules. L’altération physique comprend le gel et dégel, variation de température, et activité humaine, animale ou végétale. Comme altération chimique on site l’oxydoréduction et la carbonatation. On peut considérer l’érosion autant qu’une altération mécanique.

2.2 Principales caractéristiques du sol et de la roche

Le sol est un matériau hétérogène et anisotrope comportant des minéraux et des matériaux organiques. La présence de l’air et de l’eau font du sol un matériau complexe à effet du temps. Son comportement est non linéaire et irréversible d’où la nécessité de combiner essais en laboratoire et en place, analyse théorique et modélisation, expérience cumulée et bon jugement pour la réussite d’une étude géotechnique.

2.3 Structure des sols

Le sol est un matériau constitué de particules. Les dimensions de ces particules peuvent être uniformes ou variées allant des cailloux de 10 cm et s’étendant jusqu’aux particules fines de moins du micron. Autre que la grosseur des grains, les particules possèdent d’autres caractéristiques telles que forme, texture et structure élémentaire.

2.3.1 Grosseur des grains

Lorsque le sol est constitué de grains de dimensions variables, l’analyse granulométrique (voir ci-dessous) permet d’étudier la répartition des particules selon leurs grosseurs. Toutefois, on peut commencer par une description grossière à l’œil nu (Tab. 2.1).

2.3.2 Forme Il s’agit de la description de la forme géométrique du grain (Fig. 2.1).

2.3.2.1 Particules cubiques ou sphériques.

Elles prédominent dans les sols à gros grains. Pour une description plus précise, on utilise les

adjectifs : arrondies, sous-arrondies, angulaires et sous-angulaires.

2.3.2.2 Particules en plaquettes

Typique des sols à grains fins.

2.3.2.3 Particules en bâtonnets où aiguilles.

Cette forme est moins répondue dans le sol.

15

Eléments de Mécanique des Sols

Propriété

Graviers, Sables

Silt

Argiles

Grosseur

Gros grains, visibles à l'œil nu

Grains fins invisibles à l'œil nu

Grains fins invisibles à l'œil nu

 

Granulaire

Granulaire

 

Caractéristiques

Pulvérulents

Non plastiques

Pulvérulents

Non plastiques

Cohérents

Plastiques

Effet de l'eau

Peux d'importance

Important

Très important

Effet de la distribution granulométrique

 

Sans grande

Sans grande

Important

importance

importance

Tab. 2.1: Propriétés texturales des sols.

2.3.3 Texture

Pour sa description on utilise les adjectifs polie, mate, douce, rugueuse, striée, givrée.

2.3.4 Structure élémentaire

Les particules de toutes dimensions et toutes formes s’arrangent dans le sol pour former des structures variées. Les particules des sols à gros grains ont un arrangement élémentaire de sorte que chaque grain est solidement installé entre ses voisins telles les structures élémentaires extrêmes (la plus compacte et la plus lâche), structure dense, structure lâche et structure en nid d’abeille (Fig. 2.2). Dans les argiles, on peut trouver des structures en nid d’abeille et structure floconneuse qui sont moins résistantes (Fig. 2.3). Les sols relevant de ce dernier type posent des problèmes redoutables tels que gonflement et tassement. Les grains d’argile en forme de plaquettes, peuvent s’arranger de plusieurs façons (Fig. 2.4). Lorsque le sol comporte des grosseurs de grain variables (grosse ou fine), les arrangements se diversifient entre agrégats, amas et matrices (Fig. 2.5).

2.4 Analyse granulométrique C’est l’étude au laboratoire de la répartition des grains d’un sol selon leurs dimensions. L’essai se fait en suivant un mode opératoire bien précis. Pour les sols grossiers, on effectue un tamisage tandis que pour les particules très fines l’essai se fait par sédimentométrie. En général, l’interprétation des résultats se fait en dressant la courbe du tamisat cumulé en fonction du diamètre des grains (Fig. 2.6). Dans ce contexte, on introduit des coefficients permettant la description de la répartition granulométrique: le coefficient de courbure C c et le coefficient d'uniformité C u .

16

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

16 Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols arrondie sous-arrondie angulaire sous-angulaire Fig. 2.1 : Quelques

arrondie

sous-arrondie

angulaire

sous-angulaire

Fig. 2.1 : Quelques formes typiques de grains grossiers

Fig. 2.1 : Quelques formes typiques de grains grossiers Structure élémentaire lâche n = 0,48 Structure

Structure élémentaire lâche n = 0,48

de grains grossiers Structure élémentaire lâche n = 0,48 Structure élémentaire dense n = 0,26 structure

Structure élémentaire dense n = 0,26

lâche n = 0,48 Structure élémentaire dense n = 0,26 structure dense structure lâche structure en

structure dense

structure lâche

structure en nid d'abeille

Fig. 2.2 : Arrangement de sols à grains grossiers

17

Eléments de Mécanique des Sols

17 Eléments de Mécanique des Sols structure en nid d'abeille structure floconneuse Fig. 2.3: Arrangement de

structure en nid d'abeille

structure floconneuse

Fig. 2.3: Arrangement de sols à grains fins

floconneuse Fig. 2.3: Arrangement de sols à grains fins arrangement de plaquettes d'argile arrangement de

arrangement de plaquettes d'argile

sols à grains fins arrangement de plaquettes d'argile arrangement de groupement de plaquettes d'argile
sols à grains fins arrangement de plaquettes d'argile arrangement de groupement de plaquettes d'argile

arrangement de groupement de plaquettes d'argile

arrangement de groupement de plaquettes d'argile Enchevêtrement d'amas d'argile Fig. 2.4:

Enchevêtrement d'amas d'argile

Fig. 2.4: Différents arrangements de plaquettes d'argile

(d'après introduction à la géotechnique)

18

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

18 Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols matrice de particules ar gileuses enchevêtrement d'amas

matrice de particules argileuses

enchevêtrement d'amas d'argile avec inclusions de silt

d'amas d'argile avec inclusions de silt grains de silt et de sable plaquettes de silt et

grains de silt et de sable

plaquettes de silt et grains de sable

de silt et de sable plaquettes de silt et grains de sable matrice de particules granulaires

matrice de particules granulaires

matrice partiellement discernable entre particules

Fig. 2.5: Arrangement de particules solides de différentes grosseurs

(d'après introduction à la géotechnique)

19

Eléments de Mécanique des Sols

19 Eléments de Mécanique des Sols arrangement de sable ou silt avec un liant arrangement d'agrégat

arrangement de sable ou silt avec un liant

des Sols arrangement de sable ou silt avec un liant arrangement d'agrégat régulie r avec des

arrangement d'agrégat régulier avec des grains de sable ou silt

d'agrégat régulie r avec des grains de sable ou silt agrégats irréguliers retenus par un liant

agrégats irréguliers retenus par un liant

arrangement d'agrégat régulier avec une matrice de particules fines

régulier avec une matrice de particules fines agrégats irréguliers formant un nid d'abeille Fig.

agrégats irréguliers formant un nid d'abeille

Fig. 2.5 : (suite) Arrangement de particules solides de différentes grosseurs

(d'après introduction à la géotechnique)

20

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

100 8 0 6 0 4 0 2 0 0 1 E - 3 0
100
8
0
6
0
4
0
2
0
0
1
E - 3
0 , 0 1
0 , 1
1
1 0
100
D ia m è tre
d e s
g ra in s
[m m ]
P o u rc e n ta g e
d e
pa s s a n t
e n
m a s s e

Fig. 2.6: Exemple de courbes granulométriques

Coefficient d’uniformité C u . Il est défini par :

C

u

=

D

D

60

10

(2.1)

Il sert à la description de la granulométrie (Tab. 2.2). D x est par définition le diamètre du tamis dont le tamisat cumulé est égal à x %.

Coefficient de courbure C c Il est défini par :

C

c

=

D 2

30

D

10

.D

60

 

C

u

Granulométrie

 

1

A une seule grosseur

1

– 2

Très uniforme

2

– 5

Uniforme

5 – 20

Peu uniforme

 

> 20

Très étalée

Tab. 2.2: Echelle de granulométrie selon C u

(2.2)

On considère que lorsque C u est supérieur à 4 pour les graviers, et supérieur à 6 pour les sables, alors 1 < C c < 3 donne une granulométrie bien étalée.

Exemple 2.1 A l’aide des courbes granulométriques ci-dessous (Fig. 2.6), déterminer les valeurs respectives du coefficient d’uniformité et du coefficient de courbure.

2.5

différents sols

Caractéristiques

physiques

communes

aux

2.5.1 Masses et poids volumiques Un sol en place est un complexe constitué en général de trois phases : solide, liquide et gaz (Fig. 2.7).

air v a eau v w

grains v s

liquide et gaz (Fig. 2.7). air v a eau v w grains v s air m

air m a 0 eau m w

grains m s

Fig. 2.7 : volume élémentaire d’un sol

21

Eléments de Mécanique des Sols

. On appelle masse volumique apparente ou tout simplement masse volumique, la masse par unité de volume du sol considéré :

ρ =

h

m

t

v

t

(2.3)

. La masse volumique sèche est la masse de la matière sèche contenue dans l’unité de volume :

ρ =

d

m

s

v

t

(2.4)

Dans la majorité des questions, c’est le poids volumique qui intervient, notons donc p i le poids associé à la masse m i , d'où les définitions:

γ h le poids volumique (apparent)

γ =

h

p

t

v

t

γ d le poids volumique sec

γ =

d

p

s

v

t

γ w le poids volumique de l’eau

γ

w

=

p

w

v

w

γ s le poids volumique des grains solides

γ =

s

p

s

v

s

(2.5)

(2.6)

(2.7)

(2.8)

γ' le poids volumique déjaugé. C'est le poids apparent des grains solides baignant dans l’eau. On montre qu’il est donné par :

γ' = γ sat - γ w

(2.9)

γ sat est le poids volumique apparent du sol saturé.

Parfois on utilise les densités par rapport à l’eau :

d h la densité humide

dh

=

γ

h

γ

w

d d la densité sèche

(2.10)

22

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

dd

=

γ

d

γ

w

d s la densité des grains solides

ds

=

γ

s

γ

w

d’ la densité déjaugée

d' =

γ '

γ

w

(2.11)

(2.12)

(2.13)

Remarque 2.1 La densité des gains solides varie peu. Cette conclusion est le fait que l’Aluminium et le Silicium sont les éléments dominant dans les sols. Ces deux éléments simples ont des poids atomiques voisins (26,98 et 28,09 respectivement). Ainsi la plupart des minéraux constitutifs des sols ont une densité des grains solides située entre 2,4 et 2,9.

2.5.2 Porosité, indice des vides et densité relative (indice de densité)

2.5.2.1 Porosité et compacité

La porosité est le rapport du volume des vides (eau et air) au volume total du sol.

n

=

v

v

v

t

(2.14)

Dans un volume égale à l’unité, les grains solides occupent le volume 1-n dit compacité.

c = 1 – n

2.5.2.2 Indice des vides

C’est le rapport du volume des vides au volume des grains solides

e

=

v

v

v

s

cette définition aboutit aux relations

e =

n

1

n

1

+

e

et

n =

e

2.5.2.3 Densité relative ou indice de densité

Elle est définie par l’expression

I

d

=

e

max

e

e

max

e

min

e min est l’indice des vides correspondant à l’état le plus compact. e max est l’indice des vides correspondant à l’état le plus lâche.

(2.15)

(2.16)

(2.17)

23

Eléments de Mécanique des Sols

e est l’indice des vides du sol en place. L’indication de l’indice de densité permet d’avoir une idée sur l’état de tassement d’un sol donné : I d = 0 pour l’état le plus lâche (e=e max ) et I d =1 pour l’état le plus compact (e=e min ).

2.5.3 Teneur en eau et degré de saturation

2.5.3.1 Teneur en eau

C’est le rapport du poids de l’eau au

matière sèche

poids de la

w =

p

w

p

s

(2.18)

W

Etat du sol

0 - W R

Solide sans retrait

W R – W P

Solide avec retrait

W P – W L

Plastique

W L

Liquide

Tab. 2.3: Echelle de teneur en eau.

Selon la teneur en eau du sol naturel on le classe comme résumé ci-contre (Tab. 2.3).

2.5.3.2 Degré de saturation

C’est le rapport du volume occupé par l’eau au

volume total des vides

S

r

=

v

w

v

v

(2.19)

Le degré de saturation permet de classer le sol comme indiqué sur (Tab. 2.4).

 

S

r

Etat du sol

 

0

Sec

1 – 25

Peu humide

25

– 50

Humide

50

– 75

Très humide

 

100

saturé

Tab. 2.4: Echelle de saturation.

Exemple 2.2 Considérons un sol caractérisé par : La masse volumique totale est égale à 1,76 g/cm 3 , la masse volumique des grains solides est égale à 2,7 g/cm 3 et la teneur en eau est de 10 %. Calculer les valeurs de :

La masse volumique du sol sec, l’indice des vides, la porosité, le degré de saturation et la masse volumique du sol saturé. La masse volumique de l’eau est prise égale à 10 3 kg/m 3 = 1 g/cm 3 .

2.6 Propriétés des particules fines Dans le sol, les particules fines et particulièrement les argiles possèdent des caractéristiques spécifiques par rapport aux grosses particules. Ces propriétés jouent de grands rôles dans le comportement mécanique des sols.

de grands rôles dans le comportement mécanique des sols. grain solide eau interstitielle eau adsorbée Fig.

grain

solide

eau

interstitielle

eau

adsorbée

Fig. 2.8 : Eau interstitielle et eau adsorbée

2.6.1 Propriétés colloïdales

De nombreuses propriétés des argiles peuvent s’expliquer sur la base des phénomènes physico-chimiques qui se produisent à la surface des grains. En effet, chaque particule d’argile est chargée d’électricité négative sur sa surface

extérieure. L’eau contenue dans le sol est alors soumise à un champ électrique près de la surface des grains. Les molécules de l’eau au voisinage des grains n’ont plus les propriétés physiques de l’eau normale : c’est de l’eau liée ou solide. Alors chaque grain est enveloppé dans un film d’eau de nature spéciale dite eau adsorbée dont l’épaisseur est de l’ordre de cinq millimicrons (Fig. 2.8). Cette eau a des effets négligeables sur les sables et les limons, mais elle a un rôle essentiel dans le comportement des argiles. On conclut que le comportement du sol fin peut être sensiblement modifié par la présence d’ions

24

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

de divers types dans l’eau interstitielle. C’est pourquoi on précise souvent la nature du cation qui prédomine dans les couches adsorbées. D’autre part, cela montre que la surface extérieure du grain joue un rôle principal dans le comportement de l’argile. Ce rôle est accentué par l’énorme développement de la surface du grain par rapport à sa masse. On est donc amené tout naturellement à définir la surface spécifique ou surface du grain contenu dans l’unité de volume ou de masse.

2.6.2 Surface spécifique Elle est définie par le rapport entre la surface d’un solide et sa masse ou son volume.

Dans ce cours on retiendra :

SS

=

surface

volume

(2.20)

Exemple 2.3 Calculer les surfaces spécifiques de cubes de côtés égales respectivement à 1cm, 1mm

et

1 µm.

On constate que lorsqu’on tente de mouiller la surface extérieure des cubes ci-dessus,

il

faudrait dix fois plus d’eau pour mouiller la surface d’un grain cubique de 1 mm de côté

occupant le même volume solide qu’un grain cubique de 1 cm de côté. De ce fait, les grosses particules ont des surfaces spécifiques plus faibles que les petites particules. En partant de ce principe, on peut s’attendre à ce que les teneurs en eau des sols à grains fins soient plus élevées que celles des sols à grains grossiers, lorsque touts les autres facteurs, tels l’indice des vides et la structure sont identiques.

2.6.3 Limites d’Atterberg

Les argiles forment des pâtes dans lesquelles chaque grain est relié aux grains voisins par des forces de cohésion dues à la présence des couches adsorbées. La consistance qui en résulte dépend en grande partie de la teneur en eau du matériau. On distingue alors trois états de la consistance des argiles : états liquide, plastique et solide (Fig. 2.9). A l’état liquide, les grains sont indépendants les uns des autres, le mouvement relatif entre les particules est aisé.

A l’état plastique, les grains sont plus rapprochées et ont mis en commun leurs couches d’eau

adsorbées. Lorsqu’il y a mouvement, les grains restent attachés les uns aux autres sans s’éloigner. A l’état solide, les distances inter-granulaires sont encore plus petites. Les grains

arrivent même au contact en quelques points chassant ainsi l’eau adsorbée. Les frottements internes sont alors importants. La transition d’un état à l’autre est très progressive. Néanmoins, on utilise de façon pratique les limites d’Atterberg :

Limite de liquidité W L Elle sépare l’état liquide de l’état plastique.

Limite de plasticité W P Elle sépare l’état plastique de l’état solide.

Limite de retrait W R Elle caractérise l’apparition du phénomène de retrait.

25

Eléments de Mécanique des Sols

25 Eléments de Mécanique des Sols Etat plastique Etat solide Fig. 2.9 : Etats de consistance
Etat plastique Etat solide Fig. 2.9 : Etats de consistance d’un sol
Etat plastique
Etat solide
Fig. 2.9 : Etats de consistance d’un sol

Etat liquide

Ces limites sont mesurées sur le mortier, c.à.d. la fraction de sol qui passe le tamis d’ouverture égale à 0,40 mm. En comparant la teneur en eau d’un sol donné aux limites d’Atterberg déterminées précédemment sur un échantillon du même sol, on obtient des indications fondamentales sur son comportement mécanique. Autrement dit, ces limites décrivent certains comportements critiques (Fig. 2.10). Sur la base de ces limites, on défini les indices suivant :

Indice de plasticité I P Il mesure l’étendu du domaine de plasticité du sol. Il s’exprime par :

I P = W L – W P

(2.21)

Cet indice occupe une grande place en géotechnique (Fig. 2.11). Casagrande a montré que l’indice de plasticité est une fonction linéaire de la limite de liquidité :

I P = a W L – b

(2.22)

Où a et b sont des constantes. Deux autres indices caractérisent la structure d’une argile de teneur en eau égale à W. Ils sont l’indice de consistance et l’indice de liquidité.

Indice de consistance I c Il est défini par

I

c

=

W

L

W

I

P

Indice de liquidité I L Il est défini par

I

L

=

W

W

P

I

P

 

(2.23)

=

1

I

c

(2.24)

26

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

w Etat Fragile Mi-solide Plastique Liquide Teneur en eau Indice de liquidité W R I
w
Etat
Fragile
Mi-solide
Plastique
Liquide
Teneur en eau
Indice de liquidité
W R
I L < 0
W p
I L = 0
W L
I L = 1
I L > 1
w ≈ w p
w < w p
w ≈ w L
w > w L
déformation
déformation
déformation
Fig. 2.10 : Relation entre limites d’Atterberg et comportement mécanique
résistance
résistance
résistance

2.6.4 Famille minéralogique 2.6.4.1 Classification Les propriétés physiques des couches adsorbées dépendent aussi de la nature du minéral qui constitue le grain. L’étude des couches adsorbées et des minéraux argileux est importante pour bien comprendre le comportement des argiles que la granulométrie seule ne saurait expliquer. C’est ainsi que nous classons les minéraux argileux en différents groupes :

famille, espèce et variété. Les trois familles les plus connues sont la kaolinite, la montmorillonite et l’illite.

2.6.4.1.2 La kaolinite

Les argiles de la famille de la kaolinite sont les constituants essentiels de la plus part des argiles utilisées en céramique. Leur surface spécifique ne dépasse pas 20 à 30 m 2 /mg. Les

phénomènes de surface sont donc peu intenses. Autrement dit, ces minéraux sont relativement inactifs. La formule chimique de cette famille est du type Si 2 Al 2 O 5 (OH) 4 pour une demi- maille, elle est donc assez riche en alumine.

2.6.4.1.3 La montmorillonite

Les sols de la famille de la montmorillonite peuvent absorber de l’eau dans des proportions considérables, donnant lieu à des gonflements caractéristiques. Ceci est dû au fait que les liaisons d’un feuillet à l’autre sont faibles à cause de la structure floconneuse, et l’eau

pénètre facilement entre les feuillets. D’autre part, la surface spécifique de cette famille est élevée, elle peut dépasser 150 m 2 /g, ce qui donne une grande importance aux phénomènes de surface. La montmorillonite est alors une famille de minéraux argileux actifs. La formule chimique des montmorillonites est du type Si 4 Al (2-x) Mg x O 10 (OH) 2 x(cations échangeables)nH 2 O.

2.6.4.1.4 L’illite

Les argiles de la famille de l’illite sont parmi les minéraux les plus répondus à la surface de la

terre. La structure de l’illite est analogue à celle des micas, mais la matière est beaucoup plus finement divisée. La formule chimique pour une demi-maille de l’illite est de la forme Si (4-

x) Al x Al 2 O 10 (OH) 2 xK.

27

Eléments de Mécanique des Sols

2.6.4.2 Identification des minéraux argileux dans un sol

2.6.4.2.1 Diffraction des rayons x

C’est une méthode de comparaison des spectres de diffraction de l’échantillon avec les spectres des minéraux connus. Cette méthode ne donne qu’une idée très approximative de la nature et la quantité des minéraux présents dans le sol.

2.6.4.2.2 Analyse différentielle thermique

Elle se fait par chauffage continu d’un échantillon dans un four électrique en présence d’une substance inerte de référence. La structure particulière des minéraux argileux déterminera des variations thermiques à des températures bien définies pour des minéraux donnés. Les variations enregistrées peuvent ensuite être comparées avec celles de minéraux connus.

2.6.4.2.3 Microscopie électronique

Ce procédé présente des difficultés d’interprétation et ne permet pas d’obtenir des

données quantitatives.

2.6.4.2.4 Méthode de Casagrande

C’est une démarche simplifiée basée sur les limites d’Atterberg. Il s’agit de placer sur l’abaque de plasticité de Casagrande (Fig. 2.11) les points correspondant à l’échantillon et de comparer sa position avec celle des minéraux connus. Cette méthode peut donner autant de renseignements pertinents que n’importe quelle analyse de haute précision.

que n’importe quelle analyse de haute précision. Fig. 2.11: Abaque de plasticité de Casagrande et position

Fig. 2.11: Abaque de plasticité de Casagrande et position des minéraux argileux les plus connus

28

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

2.6.5 Activité

Les valeurs des limites de liquidité et de plasticité dépendent en tout premier lieu de l’importance relative des grains les plus fins au sein du mortier (l’ensemble des grains de dimension inférieure à 0,4 mm). Par définition, l’activité est le rapport de l’indice de plasticité exprimé en % à la teneur en argile exprimée en % :

A =

I

P

fraction arg ileuse

(2.25)

La teneur en argile dite aussi fraction argileuse est le rapport du poids des grains secs de dimension inférieure à deux micromètre au poids total du mortier :

T

arg

=

M(

Φ< 2 µ

m)

M

t

(2.26)

L’activité est caractéristique du minéral constituant les particules fines. Lorsque la teneur en argile est assez forte, les grains de dimensions supérieures à deux micromètres sont noyés dans l’argile et ne se touchent pratiquement pas. Les limites d’Atterberg du sol considéré sont donc celles des particules

d’argiles, on peut admettre donc que les grains de dimensions supérieures à deux micromètre ne retiennent pratiquement plus d’eau. L’échelle

d’activité généralement utilisée est la suivante (Tab. 2.5).

Activité

Nature de l’argile

< 0,75

Inactive

[0,75 – 1,25]

Normale

> 1,25

active

Tab. 2.5: Echelle d'activité

2.6.6 Sensitivité

Une argile naturelle qui est manipulée à teneur en eau constante s’amollit en général au cours de l’opération. On appelle sensitivité de l’argile le rapport de ses résistances à la

compression simple avant et après remaniement.

S t

=

résistance à la compression simple avant remaniement

=

résistance à la compression simple après remaniement

τ (intacte)

τ (remaniée)

r

r

(2.27)

Une échelle de sensitivité est proposée dans (Tab. 2.6), mais en général, les argiles dont la teneur en eau naturelle est voisine de la limite de

liquidité sont assez sensibles. La perte de résistance peut avoir deux causes : la destruction de la structure acquise par l’argile au cours de la sédimentation ou la perturbation des couches

adsorbées. La première cause est irrécupérable, par contre la seconde peut être restituée dès que la manipulation cesse car l’argile retrouve en partie sa cohésion initiale.

Sensitivité

Nature de l’argile

[2 – 4]

Normale

]4 - 8]

Sensible

> 8

Très sensible

Tab. 2.6: Echelle de sensitivité

2.7 Classification des sols La classification des sols est un moyen de créer des catégories de sol permettant de prédire leurs comportements. En général, le simple examen visuel permet de donner un nom au matériau : marne bleu, argile jaune, sable fin,…Il faut toutefois compléter cette indication par :

. Une analyse granulométrique.

29

Eléments de Mécanique des Sols

.

Détermination des limites d’Atterberg.

.

Teneur en eau, masse volumique.

.

Indice de densité pour les sols pulvérulents.

.

Résistance à la compression simple pour les sols cohérents.

Ces renseignements permettent à l’ingénieur d’identifier les sols et par conséquent de se faire une idée sur leurs comportements. Il existe plusieurs systèmes de classification des

sols. Leur inconvénient est qu’ils ne sont pas applicables dans touts les cas des applications. Parmi les causes de leur limite d’usage c’est qu’ils ne considèrent comme critères de classification que quelques paramètres si ce n’est pas un seulement tel que classification selon:

.

l’analyse granulométrique.

.

l’analyse granulométrique et les limites d’Atterberg.

Nous allons examiner comme exemple de système de classification, le système USCS.

2.7.1 Système de classification unifié des sols (USCS) Il a été conçu en 1952 par le professeur Casagrande, le bureau de réclamation (U.S) et le corps des ingénieurs (armée U.S). Il est applicable : aux projets de fondation, aux barrages ainsi qu’aux pistes d’atterrissage et autres types d’ouvrages. Le principe de base de l’USCS consiste à (Tab. 2.7-9, Fig. 2.12):

.

classer les sols à gros grains (sables et graviers) d’après leurs granulométries.

.

classer les sols à grains fins (silts et argiles) d’après leurs comportements plastiques.

Exemple 2.4

résultats de l’analyse

granulométrique et d’essais de limites de consistance suivant, classer le sol étudié selon le système USCS.

A

partir

des

W L = 20 %, W P = 15 %, I P = 5

n° de tamis

Passant [%]

4

99

10

92

40

86

100

78

200

60

Exemple 2.4

30

Chapitre 2: Caractéristiques physiques des sols

   

Grosseur

 

Composante de sol

Symbole

[mm]

 

Blocs

aucun

> 300

 

Cailloux

aucun

[300 – 75]

   

Grossier

 

[75 – 19]

Gravier

Fin

G

[19 – 4,75]

Sols à grains grossiers

 

Grossier

 

[4,75 – 2,0]

Sables

Moyen

S

[2,0 – 0,425]

Fin

[0,425 – 0,075]

Sols à grains fins

Silts

M

< 0,075

Argiles

C

< 0,075

 

Sols organiques

O

sans

 

Tourbes

Pt

sans

Tab. 2.7: Classification USCS des sols d'après la grosseur des grains

31

Eléments de Mécanique des Sols

 

Catégorie

Symbole

Description

 

Identification sur terrain (fraction à grosseur < 75 mm)

       

Gravier bien étalés, mélange

 

à grains grossiers (+ 50 % est retenue sur tamis 200)Sols

Graviers (+ 50 % de la fraction grossière est retenue sur tamis 4)

gravier propre avec peu ou pas de particules fines

GW

graviers-sables, peu ou pas de particules fines

Gamme granulométrique étendue, nombre élevé de grains de grosseurs intermédiaires

 

Graviers uniformes, mélange

graviers-sables, peu ou pas de particules fines

Grosseur

prédominante

ou

gamme

GP

granulométrique

représentation de

étendue

faible

certaines grosseurs

mais

 

intermédiaires

   

Graviers

silteux,

mélange

Particules fines non plastiques ou de faible plasticité

gravier

GM

gravier-sable-silt

 

contenant

   

beaucoup de

     

particules fines

GC

Graviers

argileux,

mélange

Particules fines plastiques

 
 

gravier-sable-argile

 
 

(+ 50 % de la fraction grossière passe le tamis 4)

   

Sables

bien

étalés,

sables

Gamme granulométrique étendue, nombre élevé de grains de grosseurs intermédiaires

sable propre avec peu ou pas de particules fines

SW

graveuleux,

peu

ou

pas

de

particules fines

 
   

Grosseur

prédominante

ou

gamme

SP

Sables uniformes, peu ou pas de particules fines

granulométrique

étendue

mais

faible

Sables

 

représentation de

certaines grosseurs

   

intermédiaires

sable contenant

SM

Sables silteux, mélange sable-silt

Particules fines non plastiques ou de faible plasticité

 

beaucoup de

     
 

particules fines

SC

Sables argileux, mélange sable- argile

Particules fines plastiques

 
 

Identification de la fraction passant le tamis n° 40

Résistance au broyage à sec

Résistance

 

aux

Ténacité

vibrations

     

Silts inorganiques et sables très

     

à grains fins (+ 50 % passe le tamisSols