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Rapport de Stage Ouvrier

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08/26/2013

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Du prototype au projet final

Projet de Structure d’accueil pour des personnes fortement desocialisées dans l’agglomération Grenobloise Rapport De stage ouvrier_ENSAG_Virginie GRANGER

SOMMAIRE
INTRODUCTION.1 Sommaire.2 fiche technique du stage.3 objectifs et attentes.4 INTÉGRATION AU PROJET «DE TERRE ET DE LIEN».5 contexte dans lequel arrive cette demande.6 historique du projet.8 bilan/constat.12 STAGE CHANTIER.14 évolution et professionnalisation du projet.15 Choix du prototype à réaliser/preparation du chantier.18 Quantitatif, sélection et découpe des bois.19 Montage du prototype.20 Fin de chantier et bilan.21 Au-delà du prototype, la fin du stage de septembre.22 Le projet final et son expériementation aux GAIA.23 Maçonnerie.24 CONCLUSION.26

INTRODUCTION

ORGANISME ACCUEILLANT LE STAGE/

Laboratoire CRATerre École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble

RESPONSABLE PÉDAGOGIQUE/
Patrice DOAT

SUIVI DU STAGE/

Jean-Marie LE TIEC

PÉRIODE DE STAGE/

Du 10 au 25 septembre puis échelonné sur l’année selon les besoins.

PROGRAMME DU STAGE/

Le stage est lié à une demande d’un collectif d’associations grenobloises intéressées par le projet d’un étudiant et désirant l’adapter à leurs besoins: 19 chambres pour SDF avec leur chien. Nous sommes donc 4 stagiaires à être intégrés à ce projet pour la réalisation de prototypes, de maquettes et des rencontres avec les différents acteurs. L’objectif du stage est donc de suivre ce projet «de terre et de lien» de la conception à la réalisation finale et 3 travailler à l’organisation d’un chantier et sa réalisation.

ATTENTES PERSONNELLES DE CE STAGE/
Ce stage avait pour but de suivre tout le processus de conception à la construction d’un projet architectural. J’avais donc dans l’idée de pouvoir me rendre compte de l’étendue du travail à fournir pour faire évoluer un projet réel; Se rendre compte des différents acteurs intervenant tout au long de l’élaboration du projet. J’avais aussi dans l’idée de faire des choses de mes mains , réaliser ce qui reste toujours à l’état virtuel dans nos études: concevoir un prototype, préparer le chantier puis le réaliser.

OBJECTIFS DU LABORATOIRE CRATerre/

Il déploie principalement ses activités dans les domaines : « - de la conservation et gestion des patrimoines architecturaux en terre, en s’attachant à valoriser la diversité culturelle ; - de l’environnement, en visant une meilleure utilisation des ressources matérielles et humaines ; - des établissements humains-habitat, en facilitant l’accès au logement des populations à faibles revenus. Les activités, dans leur ensemble, sont menées en partenariat avec des organisations internationales et locales. Elles conduisent à privilégier la mise en valeur des milieux et les dynamiques de développement durable, dans le cadre de projets à long terme.» (source http://terre.grenoble.archi.fr/)

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INTEGRATION AU PROJET «DE TERRE ET DE LIEN»

CONTEXTE DANS LEQUEL ARRIVE CETTE DEMANDE/
SITUATION DES SANS-ABRIS
Tout les soirs, surtout l’hiver, une personne sans-abris doit chercher une place en foyer pour passer une nuit dans des conditions plus acceptable. Ces places sont souvent mises à disposition pour une seule nuit et le lendemain, le même problème se pose, où dormir cette nuit? C’est avec cette interrogation incessante que vivent les sans-abris en France et chaque année certains décèdent de ne pas avoir pu trouvé un toit ou de ne pas en avoir cherché car ces places dans des foyers peuvent leur paraître pire que la rue car ces lieux sont souvent réquisitionnés pour l’hiver et donc absolument pas conçus pour ce genre d’accueil. Et lorsque la personne sans-abris vit avec un compagnon (son chien) la recherche est encore plus problématique car très peu de foyer d’hébergement acceptent les animaux pour des raisons sanitaires principalement.

SOLUTIONS D’HÉBERGEMENT DANS L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE
Emmaüs Grenoble, Les Compagnons de l’Abbé Pierre accueillent des personnes en grande difficulté (sans revenu ni logement). Le travail de récupération et de ventes permettant cet accueil. Habitat et Humanisme Isère aide des personnes en grande difficulté à se réinsérer dans la société grâce au logement. Le relais Ozanam accueille 33 hommes isolés, en situation d’exclusion, en vue de leur réinsertion sociale et professionnelle. le CCAS de Grenoble (Centre Communal d’Action Sociale) propose, en liaison avec un réseau d’associations et de services publics, plus de 500 places d’hébergement dans différents lieux. Il reçoit 80% des demandes d’hébergement du département.

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ACTEURS DU PROJET/CAHIER DES CHARGES
Collectif des associations bénévoles luttant contre l’exclusion: Accueil SDF Point d’eau Secours Catholique Médecins du monde Croix Rouge Française départementale Diaconat protestant Le Fournil Secours Populaire L’oreille du coeurs Femmes SDF ATD 1/4 Monde Nicodème Banque Alimentaire Société St Vincent de Paul Centre Communal d’Action Social(CCAS) CRATerre Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble

PREMIER CAHIER DES CHARGES/juillet 07

Habitat/19 places de plain pieds, dont 11 chambres individuelles (9m²) et 4 chambres doubles (12m²) pour les hébergés et leur chiens. Sanitaires/3 espaces de douches, lavabos et WC, pour les hommes, 1 pour les femmes et 1 pour le personnel. Espaces collectif/1 lieu de vie (plaques cuisson, frigo) et 1 bureau pour l’équipe des salariés (50m² en tout) Espaces pour les animaux/un chenil pour garder les chiens en cas de besoin (travail, hospitalisation de l’hébergé...), ainsi qu’un lieux pour que les animaux fassent leurs besoins. Espace de stockage: gestion des affaires des hébergés et/ou en cas d’absence. Infirmerie 7 Le terrain à trouver doit avoir une superficie de 600 à 800m².

HISTORIQUE DU PROJET/
Ce projet expérimental est né de la volonté du Collectif des associations de bénévoles de Grenoble et du CCAS, de proposer une nouvelle solution d’accueil pour les personnes en grande difficulté sociale. Afin de remplacer les cellules de chantier qui font, aujourd’hui, office d’hébergement pendant la période «Grand froid» . Sur le site du Passage, il a été proposé par l’équipe de conception de réaliser un prototype d’habitat innovant, économique, écologique et réversible. Deux projets ont donc été présenté au collectif pour qu’il choisisse celui répondant le mieux aux attentes initiales.

HABITAT LÉGER BOIS-TERRE/ Jean-Marie Le Tiec L’intention est de s’insérer au mieux dans le paysage pour un respect maximal du lieu. Les matériaux sont locaux et peu transformés: une seule section de bois et de la terre. Montée sur une dalle bois préfabriquée, la structure de portiques bois permet de mettre le chantier rapidement à l’abri pour réaliser les peaux et remplissages secondaires. Ce système permet une grande évolutivité et liberté du projet: selon le lieu et les besoins on modifie très facilement l’espace habitable. Une connaissance sur les matériaux utilisés ainsi que des expérimentations permettent d’étudier le comportement de ce matériau terre coulée pour finir par le valider.

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ARCHITECTURE DU LIEN/ Xavier Porte

Ce projet part d’une réflexion sur la non réversibilité des bâtiments aujourd’hui qui quand on les détruit, produisent des déchets intraitables. Ici le principe constructif est très simple: des chevrons sont posés les uns sur les autres puis sanglés, sur le principe du stockage du bois en scierie. Il n’y a donc ni vis ni colle. Les chevrons peuvent donc être réutilisés pour un nouvel usage lorsque le bâtiment est détruit. Mettant en application les dernières recherche du Laboratoire CRATerre, les murs épais sont isolés par de la terre. Cette terre qui y retourne lors du démontage.

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Pendant la conception du projet, Xavier Porte réalise avec les étudiants de l’ENSAG un prototype pour valider des hypothèses de travail et vérifier la pertinence du système constructif. Les murs de chevrons sont montés simultanément, les portes et fenêtres sont intégrées au fur et à mesure. Les murs sont ensuite remplis par le haut grâce à des engins. Puis un plancher est placé pour la toiture, composée de fermettes sur lesquelles reposent des plaques de polycarbonate ondulées.

Les chevrons sont posés les uns sur les autres et entre chacun, de petits tasseaux.

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Le choix du collectif d’association se porta sur le projet de Xavier Porte. Le prototype de 16m² réalisé sur le site du Passage a été monté en une semaine par le collectif d’architectes CJMX (Christophe Wilke, Julien Chaudet, Jean-Marie Le Tiec et Xavier Porte), avec l’aide de membres des associations, des étudiants de l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble, des étudiants de l’IUT génie civil de Grenoble et des usagers. Pendant l’hiver 2006, les personnes sans domicile ont pu tester cet habitat et donner leur avis grâce au carnet de bord. Cela a permis de faire un bilan et ainsi définir de nouveaux axes de travail et créer un nouveau cahier des charges.

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CONSTAT/PREMIER BILAN/
Pendant la période d’occupation hivernale, il fut relevé dans un premier temps qu’il il avait des problèmes de courant d’air dans l’habitat; la terre n’ayant pas été compactée correctement surtout dans les angles, difficiles d’accès. Ces trous furent donc bouchés. De plus lors du montage avec les bénévole, arrivé en haut de la porte, on remarque un écart de niveau de plusieurs centimètres entre tout les murs. Cela ne pose pas de problèmes structurels mais si prochaine réalisation il y a, il faudrait porter une grande attention à la pose de chaque chevron et les caler si besoin pour rester de niveau. D’un point de vue structurel, on remarqua qu’il n’y avait pas assez de plots sous le prototypes et donc que ceux en places étaient soumis à de grandes forces; d’autres plots vinrent donc consolider la base. D’un point de vue général, on a pu remarquer très rapidement que le bâtiment «bougeait» du fait que ce soit du bois et de la terre. De plus, malgré les sangles, les bois ce sont écartés contraints par la force de la terre qui pousse vers l’extérieur. Pour une sécurité totale dans le prototype, il fut ajouté des vis pour consolider les murs et stopper cet écartement. Un premier bilan montre que le principe de bois empilé et rempli de terre n’est pas envisageable car pas totalement sécurisé sans vis ni clous.

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En 2007, il est donc décidé de réaliser un nouveau prototype à l’occasion du Festival Grain d’Isère. Ce prototype se monte différemment du premier: sur une dalle en bois posée sur pilotis, on monte des portiques fixés à la base, dans lesquels on vient glisser les chevrons qui ne s’écarteront donc pas sous la poussée de la terre. Les murs ne seront pas remplis de terre mais on sait que cela fonctionne puisque avec seulement des sangles, on avait déjà une bonne résistance. Le bois étant beaucoup plus résistant et les portiques étant suffisamment proche. J’ai pu participer à la réalisation de ce prototype pendant ma première année et j’ai trouvé très intéressant de pouvoir participer à ce projet et réaliser un prototype, mieux comprendre l’organisation d’un chantier, les choses à faires faire ou ne pas faire, me confronter à une approche beaucoup plus réaliste et concrète de l’architecture.

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STAGE CHANTIER

EVOLUTION ET PROFESSIONNALISATION DU PROJET/
LES DIFFÉRENTS ACTEURS DU PROJET/ Collectif des associations bénévoles luttant contre l’exclusion: Accueil SDF Point d’eau Secours Catholique Médecins du monde Croix Rouge Française départementale Diaconat protestant Le Fournil Secours Populaire L’oreille du coeurs Femmes SDF ATD 1/4 Monde Nicodème Banque Alimentaire Société St Vincent de Paul Centre Communal d’Action Social(CCAS) CRATerre-ENSAG maîtrise d’ouvrage: relais OZANAM et le collectif d’associations maîtrise d’oeuvre: EQUILIBRE, agence d’architecture et LETIEC et MISSE architectes CAHIER DES CHARGES/ En plus du premier cahier des charges, il faut penser un système transportable pouvant ainsi êtres installé sur un terrain durant 4 à 5 ans et pouvoir par la suite être totalement déplacé sur un autre terrain.

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SCHÉMA DE PRINCIPE D’ORGANISATION DES DIFFÉRENTS ACTEURS ET LEURS RÔLES/

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RÉALISATION DE MAQUETTES RETRAÇANT L’ÉVOLUTION DU PROJET/

Dans un premier temps, pour remettre les choses à plat avant l’intervention d’architectes, nous avons réalisé des maquettes des différentes étapes du projet pour refaire les constats, les clarifier et faire évoluer la problématique.

Le principe constructif avec portiques permet une meilleure stabilité de l’ensemble, les chevrons repoussés par la terre étant contenus par les portiques. Mais ce nouveau principe est très différent de l’original: empiler des chevrons sans clous ni vis et remplir les murs de terre. Le bâtiment sortait du sol, s’élevait. Alors qu’avec les portiques, les chevrons ne sont là qu’en remplissage. Dans ce cas, pourquoi ne pas fixer simplement un bardage bois beaucoup moins coûteux. Nous faisons donc le choix de revenir à l’idée originale, celle qui avait séduite le collectif d’association; et tenter une réflexion sur les problèmes relevés sur le site du passage. L’évidence est que le remplissage terre n’est pas cohérent avec ce principe constructif; il faut donc envisager un autre type de remplissage. Nous faisons donc des recherches sur les différentes isolations écologiques aujourd’hui (voir annexe).

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CHOIX DU PROTOTYPE A RÉALISER/

A la suite d’une réunion avec les différents acteurs, et une présentation de l’évolution du projet; il est décidé que nous réaliserons un prototype avec le bois restant des essais précédents. Ce prototype, monté dans les garages de l’ENSAG pourrait peut-être, par la suite être démonté et remonté sur le site du passage pour remplacer un Algeco et tester une nouvelle isolation.

PRÉPARATION DU CHANTIER/
Il nous est donc confié la préparation et la réalisation du chantier. Notre première expérience de construction à l’Isle d’Abeau nous avait permis de voir que dés le début, les plans doivent être très clairs et définis. Nous commençons donc par définir l’espace que l’on veut créer. Le prototype du passage est un carré de 8m de coté. Nous décidons donc de faire un rectangle de 12m²(3 par 4m) en espace intérieur. Les murs sont épais de 50cm(inculant les chevrons). La hauteur sous plafond sera de 2m50. Nous décidons aussi de mettre une fenêtre et une porte. Leur position étant optimisée pour garantir un maximum d’espace intérieur. De ces plans, nous faisons un quantitatif: Il s’agit de calculer très précisément quelle est la quantité de bois dont nous avons besoin et la longueur exacte de chaque éléments.

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QUANTITATIF/SÉLECTION ET DÉCOUPE DES BOIS/
Après avoir réalisé ce quantitatif, nous allons voir quels sont les bois à notre disposition. Comme il s’agit de bois récupérés pour construire le premier prototype et que nous allons les réutiliser pour le deuxième, il est nécessaire de faire une présélection afin d’éliminer tout les bois vrillés qui demanderaient trop de réajustement de niveau lors du montage.

Par la suite, nous scions tout les bois à la scie à onglet, en essayant de limiter les chutes au maximum. Toutes ces sections sont ensuite placés autour du chantier pour éviter les déplacements lors du montage.

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MONTAGE DU PROTOTYPE/

Dans un premier temps, nous avons marqué au cordeau la position et la forme du prototype au sol. Puisque nous ne faisons aucune dalle, les premiers chevrons seront posés à même le sol. Il est donc impératif que le premier rang de chevrons soit parfaitement posé et de niveau.

Nous avons ensuite monté les murs simultanément en vérifiant le plus souvent possible le niveau horizontal des chevron avec un niveau et la verticalité des murs grâce au fil à plomb. Pour rester de niveau, nous avons dû insérer de petites cales entre les chevrons. Au fur et à mesure que les rangs de chevrons étaient posés et mis à niveau, les sangles étaient repositionnées pour garantir la stabilité des murs.

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FIN DE CHANTIER ET BILAN/

Une fois les murs montés, pour mieux ce rendre compte de l’espace intérieur, nous avons posé des plaques OSB en toiture. Nous avons aussi réalisé une tablette pour la fenêtre. Après avoir réalisé ce nouveau prototype, on se rend compte qu’il faut une très grande rigueur pour que l’ensemble reste de niveau. La préparation du chantier est primordiale pour que le montage soit au maximum simplifié. Les isolants n’ont pas été placés mais avec un part pluie et un part vapeur, il n’y a aucun problème pour l’isolation des murs.

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AU-DELÀ DU PROTOTYPE, LA FIN DU STAGE DE SEPTEMBRE/

Au-delà de ce bilan de la construction du prototype, d’autres problèmes très important posent la question de la pertinence du système constructif par rapport à la demande. En effet, cet ensemble de 19 cellules est amené à être monté sur un terrain un certain temps puis démonté et déplacé sur un autre terrain. Les bâtiments doivent donc pouvoir être montés et démontés «facilement». Hors, le projet de Xavier Porte a été conçu dans l’idée de construire le bâtiment sur un terrain et après exploitation, de pouvoir le démonter et en réutiliser les composants sans polluer par des déchets. On est donc dans un cycle «normal» de vie d’un bâtiment: Conception/Réalisation/Occupation/Destruction. Alors que pour ce projet la logique est différente: Conception/Montage/Occupation/Démontage/Déplacement/ Remontage/Occupation/Démontage/Remontage... jusqu’a la fin de vie du bâtiment. Il est donc impératif pour les architectes qui travaillent sur ce projet de le faire évoluer, de l’adapter à cette nouvelle logique de vie. Ou bien, si cela est impossible, de repartir à zéro pour concevoir un projet adapté aux exigences du cahier des charges. Il faudra aussi expliquer les différents choix au collectif. Et leur faire comprendre pourquoi il n’est pas possible de conserver le projet qu’ils avaient choisis sans le modifier.

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LE PROJET FINAL ET SON EXPÉRIMENTATION AUX GRANDS ATELIERS/

Suite à notre stage de septembre, les architectes ont travaillés sur le projet et nous avons pu en suivre l’évolution pour aboutir à ce projet:

J’ai pu passer une journée sur le chantier du prototype aux Grands Ateliers. Ma participation fut certes très minime mais elle m’a permis de me rendre compte du travail fournis par les architectes pour en arriver à un projet si abouti et respectant réellement les contraintes. Reste aujourd’hui le problème du financement de ce projet, le collectif ne pouvant financer seul.

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MAÇONNERIE/
Pendant ce stage, nous en avons aussi profiter pour s’initier à la maçonnerie. Nous avions ainsi accès à diverses activités tout au long de ces 15 jours. S’impose tout d’abord la présentation des différents outils utilisés durant ces 15 jours.

LES OUTILS/ Le cordeau qui permet de tracer au sol ou sur les murs des lignes d’un point à l’autre sans règle. Il s’agit d’une «boite» dans laquelle il y a des pigments colorés. Lorsque la ficelle est à l’intérieur elle se colore et quand on la tend, puis qu’on la claque, elle marque la surface contre laquelle elle tape. La règle de maçon, en métal léger, elle permet de vérifier la rectitude d’un mur ou de tracer des traits.

Le crayon, différent selon s’il est utilisé par le maçon ou le charpentier. (différentes matières) le niveau et le fil à plomb, deux types d’usage: le niveau est principalement utilisé pour le plan horizontal et le plomb pour le vertical. Ils permettent tout deux de maintenir un alignement des briques.

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La gamate pour avoir son ciment (ou autre) près de soi lorsque l’on construit.

Différentes truelles pour repartir le mortier sur les lits de briques et enlever l’excédent de mortier des joints.

Une brouette pour transporter les matériaux et faire le ciments que l’on viendra prendre ensuite pour mettre dans nos gamates.

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PREMIÈRE APPROCHE DES TECHNIQUES DE MISES EN OEUVRE/ Dans un premier temps, nous avons dû réaliser des murs et poteaux sans ciment. Ainsi on a pu s’appliquer à maintenir le niveau.

RÉALISATIONS D’ARCS ET COUPOLE/ Cette fois-ci avec du mortier, nous avons réaliser des arcs pour ensuite construire une coupole.

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CONCLUSION

Au final, ce stage a duré 15 jours mais j’ai eu la chance d’avoir participer à la construction d’un prototype antérieurement mais aussi à la réalisation du prototype final. Et je dois dire que lorsque je mets tout ce qui a pus se passer entre le premier prototype et le projet final, les changements sont considérables. En tant qu’étudiant, on pense un projet, on le fait évoluer, on l’aboutit et on le pense à tord «terminé», définitif. Et grâce à ce stage, j’ai pu me rendre compte à quel point on peut avoir tord de penser cela. Durant ma période de stage, nous avons analysé ce qui avait était fait avant, en avons déduits de nouvelles étapes à franchir. Nous avons rencontrer des acteurs du projets qui ont fait se modifier encore les paramètres initiaux. On réalise alors que dans un projet réel, rien n’est définitif; les avis changent, la demande aussi. Les difficultés de communications entraînent d’autres changements, des adaptations, des concessions. Et en tant qu’architecte, il faut savoir rebondir à chaque changement de direction du projet, chaque évolution. Mais il faut aussi savoir stopper l’avancement d’un projet, repartir de zéro comme j’ai pu en être témoin: après maintes et maintes recherches, les architectes travaillant sur ce projet ce sont rendu compte que l’idée initial, le concept choisi ne pourrait s’adapter aux exigences du cahier des charges. Ils ont donc décidé de laisser cette idée de coté et repartir de zéro, pour créer un projet qui répondrait réellement au cahier des charges. Ce pose alors la question de savoir s’il est possible ou non de choisir un projet conçu à un moment précis, pour une demande précise et de l’adapter à une toute autre demande, un nouveau cahier des charges.

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