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SECTION NRCO TOURS, le 11/09/2009

UNE CONSULTATION AVEC DES MODALITES INAPPLICABLES

Le directoire vient d’envoyer aux journalistes une consultation comportant des modalités de
licenciement ne respectant pas les textes. Il n’est pas possible de plafonner les indemnités de
licenciement des journalistes. Plafonner ces indemnités n’est pas conforme aux textes. Et c’est
tellement éloigné de leur application correcte, que pour tenter de réussir ce « détournement
de la loi » le directoire propose deux accords dérogatoires, l’un signé par les syndicats, l’autre
par chaque journaliste concerné.

Le SNJ et le SNJ CGT ont déjà clairement dit qu’il ne pouvait être question de plafonnement.
Il n’est pas non plus question de « s’asseoir » sur la commission arbitrale. Alors pourquoi le
directoire persiste-t-il dans cette erreur ? Il espère obtenir un maximum de réponses
favorables à sa proposition, pour pouvoir se tourner vers les syndicats en les accusant de
« jusqu’auboutisme » néfaste aux intérêts des « gentils » salariés se pliant à son ultimatum
dérogatoire…

C’est tout de même faire semblant d’oublier un certain nombre d’évidences :

1- Le Code du travail et la Convention collective nationale des journalistes ne sont pas


négociables.
2- Les sections syndicales d’entreprise, n’ont qu’une délégation des syndicats nationaux
3- Ce sont les syndicats nationaux qui négocient les textes de loi avec les parlementaires,
et ce sont toujours ces mêmes syndicats nationaux qui signent les accords de branche.
Eux seuls sont habilités à faire évoluer lesdits textes ou leur application.
4- Si une section signait, par « mégarde », ce genre d’accords dérogeant à l’application
normale des textes, les syndicats nationaux pourraient intervenir juridiquement pour
faire annuler ces accords.

Le SNJ l’a déjà dit (Cf. bulletin d’information du 28-8-09), il ne signera aucun accord
dérogatoire à l’application des textes. La direction doit augmenter le montant de l’enveloppe
prévue pour les licenciements en affectant une partie plus importante des fonds provenant des
moratoires (un peu moins de 20 M€) et de la vente d’un actif pour 6 M€. Si le directoire veut
réellement éviter les licenciements contraints, Il n’y a pas d’autre solution !

Quant à faire porter le chapeau aux syndicats, la ficelle est un peu grosse. C’est le directoire
qui licencie, pas les syndicats !