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CARLOS RUIZ ZAFÓN

1964

1. - [...] Je veux te montrer quelque chose.

- Maintenant, à cinq heures du matin ?

- Il y a des choses que l'on ne peut voir que dans le noir [...]

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.10, Grasset, 2004)

2. [...] rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.14, Grasset, 2004)

3. Il n'y a pas de langues mortes, il n'y a que des cerveaux engourdis.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.24, Grasset, 2004)

4. Le jour [...] où vous déciderez d'apprendre comment on cambriole une banque ou, ce qui revient au même, comment on en

fonde une [...]

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.75, Grasset, 2004)

5. Armée, Mariage, Église et Banque : les quatre cavaliers de l'Apocalypse.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.110, Grasset, 2004)

6. Ce monde ne mourra pas d'une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en

transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.121, Grasset, 2004)

7. Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.141, Grasset, 2004)

8. Ah ! l'armée, fléau et refuge tribal du corporatisme simiesque.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.148, Grasset, 2004)

9. Les mots avec lesquels on empoisonne le coeur d'un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire et,

tôt ou tard, lui brûlent l'âme.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.185, Grasset, 2004)

10. Avec le temps, vous verrez que parfois, ce qui compte, ce n'est pas ce qu'on a, mais ce à quoi on renonce.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.205, Grasset, 2004)

11. Le moyen le plus efficace de rendre les pauvres inoffensifs est de leur apprendre à vouloir imiter les riches.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.219, Grasset, 2004)

12. Les livres sont des miroirs, et l'on n'y voit que ce qu'on porte en soi-même [...]
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.231, Grasset, 2004)

13. Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations
favorites.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.250, Grasset, 2004)

14. Elle s'éloigna dans l'obscurité [...] traînant son ombre comme un voile nuptial.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.277, Grasset, 2004)

15. Et garde tes rêves [...]. Tu ne peux jamais savoir à quel moment tu en auras besoin.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.308, Grasset, 2004)

16. Le sot parle, le lâche se tait, le sage écoute.


(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.322, Grasset, 2004)

17. Méfie-toi de celui qui fait confiance à tout le monde [...].


(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.326, Grasset, 2004)

18. L'attente est la rouille de l'âme.


(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.346, Grasset, 2004)
19. Faire confiance aux femmes est une chose, et faire confiance à ce qu'elles disent en est une autre.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.347, Grasset, 2004)

20. Nous croyons parfois que les gens sont de billets de loterie : qu'ils sont là pour transformer en réalité nos absurdes illusions.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.388, Grasset, 2004)

21. La difficulté n'est pas de gagner de l'argent [...]. La difficulté est de le gagner en faisant quelque chose qui en vaille la peine.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.405, Grasset, 2004)

22. - De quoi souffre-t-il ?


- Je pourrais vous dire que c'est du coeur, mais il meurt de solitude. Les souvenirs sont pires que les balles.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.461, Grasset, 2004)

23. Nous nous taisons tous, en essayant de nous convaincre que ce que nous avons vu, ce que nous avons fait, ce que nous avons
appris de nous-mêmes et des autres est une illusion, un cauchemar passager. Les guerres sont sans mémoire, et nul n'a le

courage de les dénoncer, jusqu'au jour où il ne reste plus de voix pour dire la vérité, jusqu'au moment où l'on s'aperçoit

qu'elles sont de retour, avec un autre visage et sous un autre nom, pour dévorer ceux qu'elles avaient laissés derrière elles.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.452, Grasset, 2004)

24. [...] rien de fait plus peur aux vainqueurs qu'un héros qui est resté vivant pour dire ce qu'aucun de ceux qui sont tombés à
ses côtés ne pourra jamais raconter.

(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.463, Grasset, 2004)

25. Les vies privées de sens sont comme des trains qui ne s'arrêtent pas dans votre gare.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.465, Grasset, 2004)

26. C'était le seul lieu du monde qu'il sentait encore sien. Il est des prisons pires que les mots.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.479, Grasset, 2004)

27. [...] l'auteur s'écrit à lui-même pour se dire des choses qu'il ne pourrait comprendre autrement.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.479, Grasset, 2004)

28. [...] nous restons vivants tant que quelqu'un se souvient de nous.
(L'ombre du vent, trad. François Maspero , p.481, Grasset, 2004)