MODULE: LA FINANCE PUBLIQUE; Comptabilité Publique.

23/01/2014

Dr.BOURI.Ch

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Objectifs de la formation
• - Identifier le Budget de la commune dans sa définition et sa structure. • - Appréhender les procédures de préparation, d’élaboration, de vote, d’approbation et d’exécution du Budget. • - Identifier les principes du budget. • - Identifier les responsabilités de l’ordonnateur et du comptable publique. • - Appréhender les procédures de suivi, de gestion et du contrôle du budget.

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M.BOURI.Ch

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Objet des finances publiques
• Les finances publiques constituent la branche du droit public qui a pour objet l’étude des règles et des opérations relatives aux deniers publics. • Le problème des finances publiques peut être étudié à un double point de vue; point de vue économique et point de vue juridique.

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BOURI Chaouki. Faculté des M.BOURI.Ch sciences économiques

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Ch 4 . 23/01/2014 M. elles s’étendent à l’analyse des mécanismes financiers et des techniques suivant lesquelles sont effectuées recettes et dépenses.Les opérations relatives aux deniers publics • Les FP dépassent l’étude du régime juridique des deniers publics.BOURI.

BOURI. 23/01/2014 M.Ch 5 .Définitions • La comptabilité publique est le nom de la comptabilité que tiennent les administrations et les collectivités publiques d’un pays pour enregistrer leurs recettes et dépenses.

Définition selon La Loi 90-21 du 15 Août 1990 relative à la comptabilité publique: Un ensemble des règles juridiques et techniques applicables à l’exécution. à la description et au contrôle des opérations financières des organismes publics. 23/01/2014 M.BOURI.Ch 6 .

Il est également l’expression chiffrée d’un programme d’action dont les chiffres sont probables.Le budget. 23/01/2014 M.Ch 7 . acte de prévision : • C’est un état prévisionnel de recettes et de dépenses à réaliser par une personne physique ou morale donnée. (ne sont qu’une approximation car l’objet à mesurer est inconnu).BOURI.

• Au niveau des autres personnes morales de droit public. 23/01/2014 M.Ch 8 . l'acte d'autorisation prend d ’autres formes et le budget est prévu.Le budget. voté et approuvé conformément aux règles propres régissant le fonctionnement de ces collectivités ou organismes publics. acte d’autorisation : • Au niveau de l’Etat.BOURI. le Parlement approuve et accorde au Pouvoir Exécutif l’autorisation par la LF de réaliser des recettes et des dépenses nécessaires à ses activités.

• Pour ce qui est patrimoine communal.Qui permet à l’organisme public d’assurer le bon fonctionnement de ses services? • L’ordonnateur est le premier responsable du bon fonctionnement de ses services. le P-APC doit assurer la bonne gestion des biens communaux et doit procéder à la valorisation et le développement des biens et équipements de sa commune.BOURI. • Le premier Ministre est responsable de l’application stricte et sage de la loi de finance.Ch 9 . 23/01/2014 M. • Les Ministres et les Walis sont responsables de l’application de la loi de finance chacun dans son domaine.

Il constitue également un acte d’autorisation et d’administration qui permet le bon fonctionnement des services ». Article 149 du code de commerce..Ch 10 . 23/01/2014 M.Le budget : • Le budget est un acte politique et administratif. il est « l’état des prévisions de recettes et de dépenses annuelles de l’Etat ou de l’organisme public.BOURI.

BOURI.Les cinq (5) principes budgétaires • Au nombre de cinq.Ch 11 . 23/01/2014 M. les principes budgétaires reproduisent les mêmes règles que celles en vigueur pour les finances publique de l’Etat.

La règle de l’annuité. et en vue de dépasser le cadre strictement annuel du budget. Dans certaines cas de projet important. dépasse la capacité financière annuelle des organismes publics. du fait de leur taille et leur durée de réalisation.Ch 12 . les gestionnaires établissent un budget par objectif ou un budgetprogramme.1.BOURI. Le budget est un acte de prévision pour une année en vertu du principe de l’annualité de l’impôt car ce dernier est prélevé pour douze mois. 23/01/2014 M. L’annualité est peu adapté à la réalisation des investissements qui.

2. 23/01/2014 M.BOURI. à un moment où les ressources ne sont donc pas connues avec précision. L’élaboration du budget doit se faire avant la fin de l’exercice en cours.Ch 13 .La règle de l’antériorité.

BOURI.Le budget supplémentaire.L’autorisation spéciale. Dans la pratique.La règle de l’unité budgétaire.L’ouverture de crédit par anticipation. le budget.Le budget primitif. 23/01/2014 M. . document majeur. Toutes les recettes et toutes les dépenses doivent figurer dans un document unique.3. il y a cependant plusieurs documents budgétaires: .Ch 14 . . .

. 23/01/2014 M.Ch 15 .La règle de l’universalité. C’est le principe de l’unité de caisse qui permet de couvrir avec l’encaisse disponible n’importe quelle dépense. Toutes les opérations doivent être présentées en recettes et en dépenses conformément à un cadre et une présentation appelée la nomenclature budgétaire.BOURI. Cela a pour conséquence deux interdictions: .4.La non spécialisation des recettes à la couverture des dépenses.L’interdiction d’opérer les compensations entre les recettes et les dépenses.

Trois obligations sont à distinguer à cet effet: 23/01/2014 M.5-La règle de l’équilibre budgétaire C’est la plus importante des règles de la gestion des finance publique.BOURI.Ch 16 . Elle vise à préserver prudemment la gestion future de l’organisme public et à ne pas hypothéquer son avenir financier .

23/01/2014 M.Première obligation: L’équilibre doit être réaliser aussi bien pour la section de fonctionnement que pour la section d’équipement et d’investissement.BOURI.Ch 17 .

23/01/2014 M.Deuxième obligation: La présentation du budget doit être guider par le souci de la réalité et de la rigueur.Ch 18 . lors de l’évaluation des prévisions budgétaires.BOURI. en excluant toute minoration ou majoration et toute surestimation ou sous-estimation des recettes et dépenses.

23/01/2014 M.BOURI. ceci a fin d’éviter de rembourser l’emprunt par des anticipations (On ne peut couvrir des dettes avec l’argent des autres).Troisième obligation : Le remboursement de la dette.Ch 19 . doit être assuré par des ressources définitives à l’exclusion de tout recours à l’emprunt.

aucune opération de dépenses ou de recettes ne peut être effectuée sans la collaboration des deux acteurs indépendants l'un de l'autre.Ch 20 .BOURI.Le Grand principe d'exécution du budget • Séparation de l'ordonnateur et du comptable. 23/01/2014 M.

La liquidation. C’est l’ordre donné au comptable de payer. président. pas de chéquier). ….L’ordonnateur: • • • • • C’est l’exécutif de la Collectivité Territoriale (maire. marché auprès des entreprises).Ch 21 . L’ordonnancement (le mandatement). c’est le constat du service fait. Il agit et mène une politique dans le cadre du budget voté. • 23/01/2014 M.BOURI.). L’ordonnateur n’a pas le droit de manier les fonds publics (il n’a pas d’argent. C’est calculer le montant exact de ce que l’on doit. C’est l’acte par lequel on se crée l’obligation de payer plus tard (ex : commande. L’ordonnateur procède à plusieurs opérations en matière de dépense : L’engagement.

Avant d’exécuter l’ordre : Il vérifie que l’ordre est conforme au budget voté.Le comptable: • • • • • • C’est un agent du Ministre des Finances. Il peut être condamné à rembourser sur son argent la Collectivité Territoriale (au moment de sa prise de fonction il verse une caution).Ch 22 . 23/01/2014 M. il est responsable personnellement et pécuniairement des erreurs qu’il commet. il est rigoureux.BOURI. Il n’est pas hiérarchiquement soumis aux ordres du Maire. Il est le seul fonctionnaire qui rembourse une erreur. il paie et encaisse les ordres de l’ordonnateur et tient les comptes. Il accepte ou refuse. Il est aussi responsable des recettes qu’il doit encaisser . le comptable doit apporter la preuve qu’il a engagé toutes les procédures pour se faire payer.

BOURI. Sur le plan humain. l’ordonnateur est assisté par un secrétaire général et des chefs de services. 23/01/2014 M. Le budget primitif élaboré sous la direction de l’ordonnateur est soumis ensuite au vote de l’assemblée et réglé conformément à la loi (le budget primitif doit être voté en principe avant le 31/10 de l’année précédent celle à laquelle il s’applique pour évaluer les recettes et les dépenses de l’organisme publique.La préparation des budgets: C’est a l’ordonnateur qu’il appartient de préparer le document budgétaire et de le proposer à l’assemblée.Ch 23 . Il est assisté pour cela par un encadrement humain disposant d’un fonds documentaires.

1. la mise en service de nouveaux équipements. l’état des annuités des emprunts.BOURI. 23/01/2014 M. l’état des rémunérations du personnel. les contrats et marchés générateurs de recettes et de dépenses.Ch 24 . l’état des subventions allouées. l’ordonnateur consulte une série de documents: le budget primitif de l’exercice précédent.Le budget primitif: Avant d’évaluer les dépenses et les recettes.

BOURI. économiques et sociaux difficiles à prévoir dans leurs conséquences financières peuvent obliger les responsables de la gestion communale à prendre des décisions financières modificatives pour des dépenses sous évaluées ou nouvelles. Le recours à ce genre d’opérations portant sur les dépenses nouvelles. n’est possible qu’en cas d’existence d’une source de financement correspondante. Il s’agit d’ouverture de crédits par anticipation ou d’autorisation spéciale selon qu’elle intervient avant ou après le budget supplémentaire.Ch 25 . 23/01/2014 M.Ouverture de crédits par anticipation OCA et Les Autorisations spéciales AS : Les impératifs juridiques.

• • • • • 23/01/2014 M.Le budget supplémentaire BS : Le budget supplémentaire permet l’ajustement des dépenses et des recettes en cours d’exercice et ce en fonction des résultats de l’exercice précédent. C’est le document modificatif du budget primitif et qui intègre également les résultats du compte administratif précédent à savoir : l’excédent ou déficit de fonctionnement : l’excédent ou déficit d’équipement . (Article 150 de la loi 90-08). les Restes A Recouvrir RAR des recettes de fonctionnement et d’équipement . les Restes A Réaliser RAR des dépenses de fonctionnement et d’équipement Ce document est établi avant le 15 juin de l’année à laquelle il s’applique.Ch 26 .BOURI.

23/01/2014 M. • la section de fonctionnement.BOURI. • la section d’équipement et de l’investissement. Chaque section est divisée en recettes et en dépenses obligatoirement équilibrée et un prélèvement obligatoire sur les recettes de fonctionnement est affecté à la couverture des dépenses d’équipement et d’investissement.Contenu du budget : L’article 151 de la loi 90-08 relative à la commune prévoit que le budget comporte deux sections .Ch 27 .

23/01/2014 M. TVA. . . .Ch 28 . . .produits d’exploitation. . TF.les recettes domaniales et patrimoniales.les dépenses facultatives.produits exceptionnels.les autres subventions.BOURI.les dépenses obligatoires et incompressibles. . peuvent être classées en trois catégories: .A.les dépenses nécessaires au fonctionnement des services. * Les dépenses énumérées par l’art 160 de la loi 90-08.les attributions (subventions exceptionnelles d’équilibre et pour événements imprévisibles). …).La section de fonctionnement : • • • • • • • • • * Les recettes peuvent être classées comme suit: -les recettes fiscales directes et indirectes (TAP.

Classement des charges: • • • • • • • • • • • • • • • Les dépenses doivent être classées en : * Charges obligatoires : Ces charges sont incompressibles et comprennent particulièrement : Les rémunérations et charges sociales. la commune doit s’abstenir de les prendre en charge lorsque le budget est susceptible d’être déséquilibré. Les fournitures diverses de bureau. Les fournitures d’entretien des biens mobiliers et immobiliers. l’électricité et le téléphone. * Les dépenses facultatives : C’est le cas notamment des secours et subsides des subventions de toute nature à des associations diverses. le gaz.BOURI. L’autofinancement minimum obligatoire.Ch 29 . * Charges nécessaires : Ce sont celles indispensables pour assurer un fonctionnement régulier des services communaux notamment : Les carburant et lubrifiant. Les participations et contingents. 23/01/2014 M. L’eau. Pour celles-ci.

BOURI.Structure des dépenses réelles de fonctionnement : • • • • • • • • • • • * 60 Denrées et fournitures * 61 Frais de personnel * 62 Impôts et taxes * 63 Frais pour biens meubles et immeubles * 64 Participations * 65 Allocations/Subventions * 66 Frais de gestion générale * 67 Frais financiers * 68 Participation au FGID (fonds de garantie des impôts directs 2%) * 69 Charges exceptionnelles * prélèvement obligatoire pour dépenses d’équipement 23/01/2014 M.A-1.Ch 30 .

V.P .Structures des recettes réelles de fonctionnement : • • • • • • • • • • • • * 70 Produits de l’exploitation * 71 Produits domaniaux * 72 Produits financiers * 73 Recouvrements et subventions dont: 733 Subvention État et autres Coll.A.BOURI.Ch 31 . 759/Autres impôts indirects * 76 Impôts directs dont:760/ Taxe foncière 761/T./Publiques 739 Autres recouvrement et subvention * 74 Attribution FCCL * 75 Impôts indirects dont:750/ Taxe d’abattage 751/T.A-2.A. 763 /Autres impôts directs * 79 Produits exceptionnels 23/01/2014 M.

et en matière de recettes trois phases également : la constations. • elle comporte.Ch 32 .le P-APC (ordonnateur) : • La phase administrative d’exécution du budget incombe à l’ordonnateur. trois phases: L’engagement. 23/01/2014 M.BOURI. la liquidation et L’ordonnancement. en matière de dépenses. la liquidation et l’ordre de recettes.

23/01/2014 M. en matière de dépenses le paiement et en matière de recettes le recouvrement.le trésorier communal (comptable) : La phase comptable d’exécution du budget incombe au trésorier communal en qualité de comptable public. Elle comporte.BOURI.Ch 33 .

l’autorité habilitée à approuver le budget (le Wali ou le ministère de l’intérieur) se substitue à l’autorité délibérante et règle ellemême le budget (règlement d’office) et procède à son équilibre sans que l’assemblée ne dispose d’un quelconque recours contre la décision prise par l’autorité de tutelle ( Art 155 de la loi 90/08). 23/01/2014 M.Ch 34 .Le rejet du budget par l’autorité de tutelle. • Dans l’hypothèse où le budget est rejeté par l’autorité de tutelle.BOURI. il doit être présenté à nouveau à l’assemblée populaire concernée dans les 10 jours qui suivent son rejet (Le Wali dispose d’un délai de quinze (15) jours pour statuer sur l’approbation du budget communal). le vote de l’assemblée n’a pas donné suite aux observations de l’autorité de tutelle ou que le budget n’a pas été voté en équilibre. • Si après une deuxième lecture.

BOURI. Le rejet doit être écrit et bien motivé et le P-APC peut avoir recours à la réquisition s’il estime que ce rejet est infondé. les motifs doivent porter que sur la régularité et non sur l’opportunité de la dépense en question. En cas de rejet définitif. 23/01/2014 M.Le rejet : • La vérification et le contrôle qu’exerce le trésorier communal peut le conduire à refuser ou suspendre une ou plusieurs dépenses ordonnancées par le P-APC.Ch 35 .

BOURI.La réquisition : • Ce droit permet à l’ordonnateur de procéder à la réquisition du trésorier communal.Ch 36 . et conformément à l’article 48 de la loi 90-21 relative à la comptabilité publique. Dans ce cas l’ordonnateur substitue sa responsabilité à celle du comptable. • L’indisponibilité des crédits. Si l’irrégularité de paiement était par la suite reconnue. • L’indisponibilité de trésorerie. le comptable doit refuser de déférer à la réquisition de l’ordonnateur lorsque le rejet est motivé par : • l’absence de certification de service fait. • Le caractère non libératoire de paiement. le comptable adresse dans un délai de 10 jours un rapport au ministère des finances par voie hiérarchique. • L’absence de visas des marchés. • Cependant. 23/01/2014 M.