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Fédération des travailleurs des industries du Livre

du papier et de la Communication CGT


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Lettre ouverte de la délégation SPQR/SPQD de la Filpac-CGT


à M. Jacques Saint-Cricq, président d’honneur du SPQR
Monsieur le Président d’honneur, nous vous demandons une entrevue au siège SPQR. L’urgence est déterminée par
une situation trouble :

ou bien la presse quotidienne est passible de licenciements et d’arrêts immédiats d’éditions locales, à l’instar
de la pratique du directoire de votre groupe, la Nouvelle République, dont vous avez passé la présidence à
votre fils Olivier. Alors vous apparaîtrez comme l’initiateur de cette croisade lourde de conséquences
sociales ;

ou bien les négociations qui devraient commencer le 14 octobre ouvrent un cycle de reconstruction d’un cadre
paritaire et social, qui traite de cette façon les problèmes de la presse. Là encore, en tant que président
d’honneur et naguère ancien président du SPQR et de la NRCO, votre rôle est insigne.

Nous vous demandons en conséquence cette entrevue avant le 14 octobre après-midi, car il s’agit d’une clarification
majeure.

En effet, les actes d’une extrême gravité qui se multiplient dans le groupe Nouvelle république n’affectent pas
seulement les salariés de La Nouvelle République du Centre-Ouest (Tours), de Centre Presse (Poitiers), de La
République du Centre (Orléans).

Le troc de l’arrêt de l’édition du Cher au profit du concurrent, Le Berry républicain du groupe Centre France, acte
inouï, justifie à vos yeux les licenciements secs du personnel.

Les relations du groupe NR avec le groupe Centre France ont conduit à la dissolution de la Société anonyme à
participation ouvrière en juin, ce qui devait faciliter la reprise des titres par la Montagne. En fait, ce marché de dupes a
donné le signal à une traque du personnel dont le directoire (selon quels critères ?) estime qu’il est surnuméraire. 181,
a-t-il été décidé le 16 juillet…

Si bien que, sans négociations dignes de ce nom, le directoire a dressé des listes de « départs volontaires » qui sont
obtenus par des pressions individuelles, moyennant une prime à la valise comme ticket de départ.
Départ pour où quand on a 35 ou 40 ans ?

A Tours, Orléans et Poitiers, la presse est ravagée, son autorité est compromise, par l’unique raison que le directoire
de la NR veut faire des affaires avec le groupe Centre France. Des affaires d’argent. Alors que les ventes de la NRCO
se portent bien et que son audience numérique est bonne.

Nos affaires à nous sont celles de l’information, du développement de la presse, du personnel, de l’utilisation de ses
savoirs et de ses savoir-faire.
Voilà pourquoi nous sommes fondés à penser qu’il n’est pas encore trop tard, que la presse quotidienne vaut mieux
que le monde des affaires, et que son personnel est sa richesse réelle. L’information ne doit pas être réductible aux
échanges financiers entre groupes propriétaires.

Nous avons donc à vérifier par cette entrevue quel régime vous réservez à la presse, de façon que les salariés de toute
la presse et nous-mêmes ne nous trompions pas de période : une période de négociations, une période de
licenciements sans négociations ?
A vous de nous éclairer.

Monsieur le Président, souscrire à notre demande c’est préserver le cadre négocié. Nous vous remercions de votre
réponse avant le 14 octobre après-midi, date à laquelle nous rencontrons, avec les autres syndicats, le SPQR que vous
présidez.
A travers cette lettre, nous vous assurons de notre soutien au personnel de votre groupe tant maltraité à ce jour.