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Au Platane. A Andr Fontainas.

Tu penches, grand Platane, et te proposes nu, Blanc comme un jeune Scythe, Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu Par la force du site. m!re retentissante en "ui le m#me a$ur %ui t&emporte, s&apaise, 'a noire m(re astreint ce pied natal et pur ) "ui la fange p(se. *e ton front +oyageur les +ents ne +eulent pas, 'a terre tendre et som!re, - Platane, jamais ne laissera d&un pas S&mer+eiller ton om!re. /e front n&aura d0acc(s "u0au1 degrs lumineu1 2 la s(+e l&e1alte, Tu peu1 grandir, candeur, mais non rompre les noeuds *e l&ternelle halte. Pressens autour de toi d0autres +i+ants lis Par l&hydre +nra!le, Tes pareils sont nom!reu1, des pins au1 peupliers, *e l&yeuse 3 l&ra!le, %ui, par les morts saisis, les pieds ch+els *ans la confuse cendre, Sentent les fuir les fleurs, et leurs spermes ails, 'e cours lger descendre. 'e trem!le pur, le charme, et ce h#tre form, *e "uatre jeunes femmes, 4e cessent point de !attre un ciel toujours ferm, V#tus en +ain de rames. 5ls +i+ent spars, ils pleurent confondus *ans une seule a!sence, 6t leurs mem!res d0argent sont +ainement fendus ) leur douce naissance. %uand l&7me lentement "u&ils e1pirent le soir Vers l&Aphrodite monte, 'a +ierge doit dans l&om!re, en silence, s&asseoir, Toute chaude de honte. 6lle se sent surprendre, et p7le, appartenir ) ce tendre prsage %u&une prsente chair tourne +ers l&a+enir Par un jeune +isage. . . Mais toi, de !ras plus purs "ue les !ras animau1, Toi "ui dans l&or les plonges, Toi "ui formes au jour le fant8me des mau1 %ue le sommeil fait songes, 9aute profusion de feuilles, trou!le fier Paul Valery

%uand l&7pre tramontane Sonne, au com!le de l&or, l&a$ur du jeune hi+er Sur tes harpes, Platane, se gmir.. . . 5l faut, 8 souple chair du !ois, Te tordre, te dtordre, Te plaindre sans rompre, et rendre au1 +ents la +oi1 %u&ils cherchent en dsordre. Flagelle:toi.. . . Parais l&impatient martyr %ui soi:m#me s&corche, 6t dispute 3 la flamme impuissante 3 partir Ses retours +ers la torche. Afin "ue l&hymne monte au1 oiseau1 "ui na;tront, 6t "ue le pur de l&7me Fasse frmir d&espoir les feuillages d&un tronc %ui r#+e de la flamme, <e t&ai choisi, puissant personnage d&un parc, 5+re de ton tangage, Puis"ue le ciel t&e1erce, et te presse, 8 grand arc, *e lui rendre un langage. - "u&amoureusement des *ryades ri+al, 'e seul po(te puisse Flatter ton corps poli comme il fait du /he+al '&am!itieuse cuisse.. . . :4on, dit l&ar!re. 5l dit= 4on. par l&tincellement *e sa t#te super!e, %ue la temp#te traite uni+ersellement /omme elle fait une her!e.