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CAPAVOCAT GALOP DE PROCEDURE CIVILE N° 2 DU LUNDI 9 août 2010 IEJ RENNES

SUJET : Commentaire composé de l’arrêt rendu par l’assemblée plénière de

la Cour de cassation du 13 mars 2009 et de l’arrêt rendu par la troisième chambre civile du 10 novembre 2009
Ass. plén., 13 mars 2009
Sur le moyen unique : Vu les articles 1351 du code civil et 480 du code de procédure civile ; Attendu que l'autorité de chose jugée n'a lieu qu'à l'égard de ce qui fait l'objet d'un jugement et a été tranché dans son dispositif ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, rendu sur renvoi après cassation (Civ. 3, 7 décembre 2004, pourvoi n° 03-17.446), que le 15 novembre 1991, M. Baruchet a donné à bail à l'EURL Antoine Beatrix un local à usage commercial ; que la société Beatrix ayant été radiée du registre du commerce et des sociétés le 22 juillet 1993, M. Beatrix a repris en nom propre l'exercice de ses activités ; que sur assignation du 18 juillet 1995 délivrée à la société Beatrix et à M. Beatrix, le tribunal d'instance du 9e arrondissement de Paris, après jugement avant dire droit rendu le 7 novembre 1995, a, par jugement du 19 décembre 1995, dit la société Beatrix mal fondée en toutes ses exceptions, constaté l'acquisition de la clause résolutoire au profit du bailleur, condamné la société Beatrix et M. Beatrix au paiement d'une certaine somme au titre des loyers impayés et ordonné l'expulsion de la société Beatrix ; que le 5 février 1999, M. Beatrix a fait assigner, devant le tribunal de grande instance de Paris, M. Baruchet et la société Remi en résiliation du bail du 15 novembre 1991 pour inexécution de ses engagements par M. Baruchet, et en paiement de diverses sommes venant en compensation des sommes mises à sa charge par le jugement du 19 décembre 1995 ; Attendu que pour déclarer irrecevables les demandes de M. Beatrix, en raison de l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 19 décembre 1995, l'arrêt retient que ce jugement a statué au vu de demandes identiques à celles reprises à nouveau par M. Beatrix ; Qu'en statuant ainsi, alors que le jugement du 19 décembre 1995 n'avait pas tranché dans son dispositif les demandes reconventionnelles formées par M. Beatrix, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré irrecevables les demandes formées par M. X... à l'encontre de M. Y..., l'arrêt rendu le 14 janvier 2008, entre les parties, par la cour d'appel d'Amiens ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Versailles ;

3e. Y.Civ. pour être fait droit.. que la demande soit entre les mêmes parties. n'avait pas eu à trancher la question de propriété de la parcelle et ne faisait pas obstacle à l'action en revendication. remet. qui vise uniquement à remettre en cause un bornage définitif s'agissant de déplacer la limite divisoire retenue par le tribunal. 10 novembre 2009 Attendu. par la cour d'appel de Basse-Terre . entre les parties.. alors que la décision passée en force de chose jugée qui avait statué sur une demande en bornage tendant exclusivement à la fixation de la ligne divisoire entre les fonds. Attendu que pour accueillir la demande de Mme X. Attendu que l'autorité de la chose jugée n'a lieu qu'à l'égard de ce qui a fait l'objet du jugement.. selon l'arrêt attaqué (Basse Terre.. les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre.. . l'arrêt retient que l'action en bornage a pour effet de fixer définitivement la ligne séparative des fonds et d'assurer par la plantation de pierres bornes le maintien de la limite ainsi déterminée et que l'action en revendication de propriété engagée ultérieurement. la cour d'appel a violé le texte susvisé . 5 mai 2008). a assigné M. dans toutes ses dispositions. en démolition de la clôture qu'il a mise en place entre leurs fonds voisins sans respecter la ligne divisoire définie par un jugement de bornage irrévocable . l'arrêt rendu le 5 mai 2008. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. que Mme X. que la demande soit fondée sur la même cause .. est irrecevable . Qu'en statuant ainsi. Sur le moyen unique : Vu l'article 1351 du code civil . qu'il faut que la chose demandée soit la même . autrement composée […] . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. et formée par elles et contre elles en la même qualité .. en conséquence.