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Marseille n’est pas à prendre à la découpe

Communiqué de Presse de Jean Viard

Vendredi 28 février 2014

Le maire sortant ne recherche pas le débat. C’est dans sa logique. Depuis dix-huit ans,

l’essentiel de son action est d’accompagner les projets des autres - Euro-méditerranéen porté par l’Etat, les rénovations par l’ANRU, Marseille 2013 par la CCI… Et pour son action propre, le classement de l’Express de cette semaine le positionne malheureusement en 22e place sur 34. Sans parler du tragique délaissement de certains arrondissements - 2, 13, 14,

15.

Marseille a besoin d’air, de souffle, d’un véritable printemps. Mais le renouveau est à la peine.

Le PS a désigné Patrick Mennucci comme leader. C’est un combattant qui a traversé toutes les étapes d’une carrière dans l’appareil socialiste. Aussi, quand il veut sortir la ville des ornières où elle est embourbée avec Jean-Claude Gaudin, avec le clientélisme corrompu, avec une direction locale de FO qui bloque la rénovation des services publics, il sait de quoi il parle. Et comme souvent, c’est avec les anciens militaires qu’on fait les bonnes paix ! Je lui fais confiance justement à cause de son trajet et de sa progressive prise de conscience.

Patrick est le patron de notre liste. Il a gagné la primaire PS. Un PS local qui n’a plus gagné d’élection municipale depuis 1983 et qui semble avoir oublié les règles les plus élémentaires de la démocratie. On ne se partage pas les sièges de la liste en pourcentage des voix obtenues à la primaire ! Marseille n’est pas à prendre à la découpe. Tous les candidats ont perdu, sauf Patrick Mennucci. À lui la main sur ces élections.

C’est donc à lui, avec ses alliés et la direction nationale d’un PS local sous tutelle, de finaliser mardi les listes sur la ville. Pour gagner, nous avons besoin de diversité, de rajeunissement et de compétences reconnues. Au conseil municipal, nous avons besoin derrière Marie-Arlette Carlotti dans le 4/5 de Laurence Vichnievsky pour incarner la transparence et de Michel Pezet pour porter la culture ; et au niveau de la métropole, de Jacques Boulesteix, cheville ouvrière de la métropole en construction, de Jean-Luc Bennhamias pour ses liens avec l’Europe, de Bernard Morel pour son travail à la Région et au Port, d’Alexandre Bizaillon pour ses compétences financières.

Depuis trois mois, la bataille des places occupe tous les candidats. Et les amis ou les obligés sont plus soutenus que les compétences… Il faut revenir à l’essentiel, intégrer ces personnalités pour sortir des arcanes obscurs d’une politique politicienne dont les Français et les Marseillais sont saturés. Marseille peut vivre dans un mois un moment formidable, la métropole commencer sur de bonnes bases, mais il y a urgence.

Je ne voudrais pas que ma présence sur la liste de Patrick Mennucci en position de porte- parole ne soit qu’un leurre pour masquer des jeux d’appareil qui vont accentuer le rejet de la politique, l’abstention, le vote pour le FN - et finalement le maintien du Maire en place.

Jean Viard

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