Vous êtes sur la page 1sur 2

Education/Assises

Vers la mise en place d’un Observatoire de la qualité de l’éducation

Au nombre de trois grands résultats attendus de ce sommet sur l’éducation qui se tient du 8 au 11 avril à Pétion-ville à l’hôtel Royal Oasis, l’Observatoire de la qualité de l’éducation demeure un outil clé pour la recherche de cette qualité qui doit contribuer à la refondation du système éducatif haïtien. Le président de GRANH-MONDE a présenté ces contours, le mercredi 9 avril, lors de son intervention, très appréciée de l’assistance pour ses propositions d’avant-garde.

L’une des plus grandes attentes de ces Assises nationales sur la qualité de l’éducation en Haïti consiste en la mise en place d’un Observatoire de la qualité de l’éducation, un mécanisme d’évaluation des différents aspects du secteur.

Selon le professeur Samuel Pierre du Groupe de réflexion et d’action pour une nouvelle Haïti (GRANH-MONDE), ce genre de dispositif doit se situer quelque part (avoir un lieu physique ou virtuel), disposer d’instruments scientifiques pour bien remplir sa mission et finalement être fonctionnel, c’est-à-dire réaliser le travail qui sous-tend son existence.

Les questions pouvant être soumises à l’examen sont des faits éducatifs tels : le nombre d’enfants scolarisés annuellement, la présence effective des enfants dans les salles de classes, la qualité de l’éducation dispensée, la présence de l’Etat dans le système, les niveaux de lecture et d’écriture des apprenants, etc. La mesure de ces éléments concourt à la production de données fiables dont l’analyse donnera lieu à des recommandations.

Samuel Pierre, professeur à l’Ecole polytechnique de Montréal, vante le mérite de ce dispositif qui permet au secteur de l’éducation de se regarder avec précision et sérieux. Le gage de son objectivité : la valeur scientifique des instruments requis pour son travail car, l’observatoire doit être au-dessus de la mêlée, travailler en toute indépendance d’esprit, et produire des recommandations qui font autorité, insiste-t-il.

Tous les acteurs intéressés au premier chef par le développement du secteur éducatif et qui consentent des investissements importants, doivent s’impliquer dans la mise sur pied de l’Observatoire. L’on peut mentionner le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, comme principal acteur de régulation du système. Aussi, souligne-t-il, des représentants de parents, du corps des enseignants, des représentants des directeurs d’écoles publiques et non publiques, des partenaires techniques et financiers, des universités et des centres de recherches.

Parallèlement à l’Observatoire, l’idée du Pacte national sur la qualité de l’éducation s’impose. Le comité organisateur des Assises le présente comme un projet ambitieux consacrant les engagements de chaque partie à mobiliser les ressources et à prendre les décisions appropriées pour une éducation haïtienne accessible et de qualité.

Cadre de référence devant canaliser les investissements techniques, financiers, normatifs… de chaque partie aussi bien que ses attentes allant dans le sens de l’amélioration du processus et des

conditions d’apprentissage, le Pacte se veut fondamentalement comme une alliance commune pour changer la donne, un mécanisme de reddition de comptes, conclu pour un nombre d’années déterminées.

Ces deux dispositifs, par leur fonction, sont liés et sont à même de renforcer le système éducatif avec une option préférentielle vers la qualité et l’efficacité.