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EXAMPLAIRE d’Un Document Téléchargeable

Les femmes se sont assises sagement sur une natte posée à même le sol. Les
cheveux ramenés en tresses autour de la tête, chacune tenant un bébé dans ses
bras. Elles attendent qu'Odette, l'agent nutritionnel du village, mesure le tour des
petits bras. «Cette année, deux enfants sont morts de malnutrition», confie
Odette. Le village d'Anjamahavelo («au baobab chanceux») n'a pas mangé à sa
faim depuis 2006, comme tant d'autres dans l'Androy, à 70 km de Fort-Dauphin.
Cette région, que l'on atteint après trois heures de route cahoteuse, a toujours
été aride et poussiéreuse. Elle doit son nom, l'Androy («l'épine»), à ses forêts
sèches d'euphorbes et d'arbres épineux, qui contrastent avec la luxuriance
tropicale du nord de l'île. Isolé par deux chaînes montagneuses, l'Androy a
toujours été aride. Mais jusqu'à récemment, deux saisons pluvieuses
permettaient aux agriculteurs de récolter du maïs, du manioc, des patates
douces et des fèves. Ces dernières années, les pluies sont devenues
irrégulières.Lire la suite l'article

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A Madagascar, le réchauffement climatique - les températures ont augmenté de 10% en


cinquante ans - fait sentir ses effets : au nord, les cyclones sont plus nombreux et plus
violents, et au sud, les sécheresses sont plus fréquentes. Le déboisement de la Grande Ile,
qui a perdu 90% de sa forêt naturelle, explique aussi la baisse des précipitations. Ces
changements ont un impact désastreux sur les conditions de vie de la population, déjà
parmi les plus pauvres du monde : 68% des 20 millions de Malgaches vivent avec moins de
deux dollars par jour et 49% sont dans une situation d'extrême pauvreté.
«Grillé au soleil». Avec ses villages faits de cabanes en planches sur pilotis d'une seule
pièce, qui tanguent sur le sol sableux, l'Androy a toujours vécu chichement. Le sisal, une
plante d'origine mexicaine dont les fibres servent à fabriquer des cordes, est l'une des
seules ressources.... lire la suite de l'article sur Libération.fr