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LE SPORT DANS L'ART M. Georges Petit. utilise, comme il peut, = galeries JoTa rue de Sézc. Un Jour Une exposition, fe Jendemain une nite, En ee-temps do garasme, le pu- Mic n’achéte pas davantage pour cola, hi plus cher. Mais on voit, par ci, par ]..p» boa tales at c'est Bion quelge> Aujountbui, KM. Petit, a me Vidée de reanir une de tableaux de eport, et Tay ‘eollection sur ‘os affiches | at port». | “Le sport n'est quiuneansedote dans La wie ct partant aay Tart-U'ea? [our | gasrars'plus de chances de plair: qu'un [aermon ou un poime héretque. Le pu- Blic sera évidemment plus attire par des chevaux, des jockeys, des chiens, des levees, que pa ‘importa quel autre jet. Iy ald un parfuin d'élégance et de tute vie, d’écurie et decrottin qu'il aime & respirer, et pofirru qion tui dise, par surcrott, quo les personnagas reprsentés en habit rouge, au milieu de chiens et de lads, sont lex portraits wi- ridiques de gentlemen eons, alors le suceés est certain. Om irs voir M. le duc un tel dans l'exercice de ses fonc- tions. Ca Matte :-ajours un vilain Ne eroyer pys que je méprise le i en peinture, plos qu'un autre motif. Je suis de ceux qui pensent au_contraire quits. a jt df n'y a que de inauv: t aes te peu. Crest aflaire a l'artiste STHEEE temic ania tive. | n'importe quoi. On peut mettre partout de la noblesse et- Is tesde, mime dans les choses les plus banales et les plus res, et up jocke veint par me ——— statment pes ude rvéstale ratée par Katmmere Sr Ceti expaattioa ieniepatieae ter trés intéressante, et j'imagine qu'on rail pa mieux faire. Il ya des quan de Goubie, do Grandjean, de Jadin qui affligent véritablement la vue. Le chat ‘tant point classé parmui les animaux sportifs, M. Lambert a di ae néaigner & er des abicns ; et voyer Ia force de bitude, ces chiens ressembLlent & des chats, M. Princeteau est représenté par deux tableaux eurienx IHeare de fa- voine et un Hallali de chevreuil, aan mouvement enragé, d'une virtuosité étonnante, mais #i éincelants que les chiens sembleut taillés dans des pierres précicuscs, et les croupes do chevaux ciselées dans de l'agate polie. cYart , Nvallez ya Tart dans Je — |NOTES SUR DART, ,»1 “fred de Droux, pour lesquetls on dirait IL. Je pass charn.antes et bien peintes, des chraat. ues intéressantes ct epirituellos de Car Verne! ; des chicus ae Detuiet Gott tes Prites étude. hardies et vigo:ireu de Gevicalt, Avee Is deus ta! Degas, deux chefs-d'er toute quiles entoure, wre dv dessin ssvant, de luiuicre ‘eu- rieusr, d'arrangement’ od ne wapersnit par ls reherch=; avee Ie Grand Priv de Paris, de Nittis, on pou noi et en fas; mais an eTiet de plein air tres i téresscnt et tres étudi¢; ave- 1s toiles claires et vibrantes de Lewis Brown, je ne veux m’arriter qu'aut @ ivrerd' At que cette exposition a éte faite, Alfred de Dreux est aujourd’hui un peintre trés mépriséet tris dilaissé. C'est chose convenuc, et nous n'avons plus gu’b rire devant ss tiles, comic on rt Jevant une earic.ture de: tem * pavsée Alfred de Dreux est dimndé. Ila jnet> Ie valeur do anecdote du motuent, quelquechose comme l'antorité des payer yolaates d'albun, sur le-quelle- un in connu surait erayooué n'itnporte quoi Quand on veut s¢ moquer cheval, ‘4 Vencolure arrondic, ala crosjo lui- sante, on dit:e'est ly dernier cheval Alfred de Drevx. Je veux bien que ce pointre ne Pas un grand artiste, qu'il pe puisss | w étrecomparé A Géricault, par exein= ple. Mais il me semble qu'il vaut micux que Vindifférence 08 on le tient, micas que Ia place qu'on lui a dovré:, et quant’ | est supérieur aux Goubie ct aux Graud- Jeon, ces illustrateurs pour damessees [pintres pour Americains, ‘Altred de Y veux est vraiment un peintre, et les quelques tableaus de lui qui figurent & Vexposition de M. Petits ont charine is Jo et on dau; ¢ 2 pein Ne GHEE enn ee ’a pas éviderment Ia pensie profonde. fa farmme deaesaerosy haiti 2 ipataissent, A'Alfoad da Dreux, sussi tostnés qae den depres de sombaees Male . iL ay 2 des peintres aa ‘at pout tis aundeaias de coo nitroso peut ooeuper dans Part une ples ecvigble| Alfred de Drees ot prt a Sxlara t eee) Ih sur quelgnes toile @'Qudry, | R2a0000 |, Habuse du Iuisape je de reeoonain Le luinant est eC efrtirop facile et trop | bourgeois, ruuit n'y a pas que dor | luisants dacs res chovacx, il y @ aussi | des cliese: green! rfveple cha-e est une toile, trés thats, ou civcule, ou lew et les roses ac jouen tres heureis.cnent, La fartere en ost, lurge, vigourcuse mome par endroits, L'ole vation ext curicuse ct point banal, ¢trien de ple juste queles mouvenicats de: che- yaux cf Vallure des jockeys. Tou: ext logique en ce tableau, oi je rencontre |. uno pricecupation du plein air assez rare chez Tavtiste Le portrait dc Mme Doel est d'un grand’ charme, d'une vive €lésan > et! d'un irs joli’ sentiment. Vétue c'une amiazone de soiv rose, dan rote pile et | mo.rant, le visaze traite & Ia tacun des purtraite de Clove’, le bras enurh> ap poye la eelle, elle esressede Ia main deoite son cheval qui s'est arréte et tranquillement broute quelques brins dhicrbe. Les bras sont ravissantset pos- sideut une vraic noblesse, Pattitade une souplesse feline qui luiss> deviner fermacté des forices sets les plis de i tulle. Comm: fad, un payeage & peine indiqué, des fu tos grins details, et | wiedessis, un > 1 gris, eet kger, | oa -nurent cout @& petit Bu ‘Tous les tab! vax d'Alfred de Dreu: ne cont paint d seine force et de mime charme, tuais i sufft quill y ex ait], deux pour que le respect siimpase. Al- fred da Dreus, roalgee ou ar ah h detail et xa vision borw'e Wagtiste, est bien sujerieur 4M. Delailley Ses. che- vaus vivent, fai Ffeut et me sont pas en bois. J'ai youlu, en passat, rendre un hom- mage rapide A un peintre, qui s'est montré trés préoccupé de son art, trés cousciencieux, et dont le talent plus haut que lu reaommée mérite quon Saréte, pon pou ere @lowi, cotsins devant Ley Delacroin, persiBde covuts devant Jes Ingres, €y coming devaut Jes Corot, inais pour tre chariné et in teressé. En co trips, tela en yaut Is + expositions _ont—ee—de_ ton, quiles fine revivre des peintres Ge oubliait, et “si quekyucs-uns, trop ad é un pou plus bas, Waytres, trop méprises, amontent un pefi plus haut. Elles aident/auess an. trpvail du teiaps, qui fit, grice suite d'inapitoyables selections, etre chacui & sa plac ss eee 4