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Le Figaro (Paris. 1854) Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Le Figaro (Paris. 1854) Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Le Figaro (Paris. 1854)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Le Figaro (Paris. 1854). 20/02/1909. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour

Le Figaro (Paris. 1854). 20/02/1909.

Le Figaro (Paris. 1854). 20/02/1909. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la

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'HHWifc-–

f

Série

Gaston

CALMETTE

Directeur-Gérant

RÉDACTION

26, rue

ADMINISTRATION

Drouot,

Paris

(0« Arr')

POURLAPUBUCITÊ

Chez

ET

S'ADRESSER,

26,

RUE

DROUOT

A L'HOTEL DU « FIGARO»

POUR

LES ANNONCES

ET RÉCLAMES

MM.

LAGRANGE,

8,

place

de

la

course

CERF

N'

& G»»

§f

lie

Éto*ô

(ei6u~AJ:RE

^.JPêSKU* ET

$ -•–

Le futurisme

F.-T.

Marinetti.

r

nos

complainte

et

mes

hommes

bras

nos

des

foulés

des

naturalistes

en écharpe,

pêcheurs

sages

navrés,

premières

vivants

volontés

de

la

terre

parmi

à la ligne

nous

dictâ-

la

à tous

les

La

x

Vie de

Palace:

Paris

« Le

UN Monsieur

Roi

à l'Elysée. de L'ORCHESTRE.

»

Manifestedu Futurisme

Le complot

te

 

Canaux

UN Renseigné.

 

1.

commerce

franco-anglais

menacé

Louis

danger,

Chevreuse.

témérité.

 

du "Figaro

Fabien.

2.

:

Histoire

d'un instituteur

AUGUSTE AVRIL.

La représentation GEORGES BOURDON.

?

4,

5

ET 6

Nous

Les

voulons

l'habitude

éléments

chanter

de

l'amour

et

du

la

l'énergie

de

Le five o'clock

JLa Chambre

PERDUS.

Autour

Comment

proportionnelle

essentiels

 

de

notre

l'audace

et

la

magni-

et

le

le mou-

le

la

PAS-

poésie

seront

révolte.

r

3.

La littérature

fié

l'immobilité

sommeil,

nous

vement

pas

gifle

agressif,

gymnastique, et le coup

le courage,

ayant

pensive,

voulons

l'insomnie

de

le

poing.

de la politique voterons-nous

PAGES

jusqu'ici

l'extase

exalter

fiévreuse,

périlleux,

saut

La Mf de au théâtre

Ghenya.

Une curieuse

Le monde

césaine

aventure

religieux de la Gironde

Charles

La'dissolution

JULIEN

Dauzats. de la dio- DE NARFON.

fn Allemagne

JULES

Nurenberg.

N u r e n b e r g .

Gymnase

FRANCIS

« L'Ane

Chevassu.

»

Répétition

R.

M.

générale

« L'Ane

»

Robert

La Franconie

de

Huret.

morte

.Les Théâtres

dan

Alexandre

»

Ville

Dessin

DE

.« L'Ane

G.-A.

Buri-

Théâtre

« la

»

ET

et

ont

latins,

de

Au Gymnase:

de Buridan

DE FLERS

LOSQUES.

de Buridan

DE

Caillavet.

I*e Futurisme

M. Marinetti, au talent

le

jeune

poète

remarquable

tous

les

italien

et fougueux,

•français, de retentissantes

que

fait

suivi

.-vient

connaître,

dans

d'une

de fonder

pléiade

manifestations

pays

d'enthousiastes du « Futurisme»

disciples,

l'Ecole

dont

les

théories

dépassent

en hardiesse

toutes

des

écoles

Figaro

antérieures

qui

d'entre

(Celles

poraines.

bune

moindres,

jnanifeste

dire

que

ou

servi

et

contem-

de tri-

non

des

le

de

la

au-

et,

il

Le

a déjà

elles,

à plusieurs

offre

des

nous

aujourd'hui

à ses

sur

lecteurs

besoin

toute

« Futuristes

laissons

». Est-il

au signataire

de ses idées singulièrement

outrance

souvent

respectables respectées? à nos

elle.

[responsabilité

dacieuses

pour

et d'une

injuste

que

des choses

éminemment

partout

de réserver

'heureusement,

Mais

lecteurs

quel

était intéressant

la primeur

soit

de cette

manifestation,

porte

le jugement

qu'on

v';S'îîp«sat1oit&

veillé

toute

la

nuit,

mes

iaaiis

et moi,,

dont

des

lampes de cuivre âme avaient

,Et

de

sous

mos-

aussi

pour-

tout

les coupoles

notre

Iquèé

ajourées

tant

en piétinant

que

des

cœurs

électriques.

native

persans,

notre

paresse

nous

sur

avions

de la.lo-

de la.lo-

de démentes

;d'opulents

discuté

gique

«écritures.

tapis aux frontières le

et

griffé

extrêmes

papier

Un immense

orgueil

gonflait

nos poi-

'trines

comme

nelles

'ennemies,

à nous.

sentir

debout

tous

seuls,

des senti-

des étoiles

des phares

avancées,

ou comme face à l'armée dans

qui campent

Seuls

leurs

les mécani-

bi-

des

fan-

vouacs

ciens

célestes.

dans

avec chaufferies les noirs

les'infernales

grands

navires,

seuls

avec

tômes

qui

fourragent

dans

des locomotives

rouge

les ivrognes lesmurs

avec

battant

le ventre

seuls

affolées, des ailes contre

Et

nous, voila

brusquement

distraits

4. Nous

déclarons

la splendeur

beauté

coffre

Une

du

nou-

auto-

de

que

monde

velle

mobile

gros

explosive.

qui

est

thrace.

s'est

enrichie

de

d'une

la beauté

de course

tels

une

de

la vitesse.

son

serpents

de

avec

des

orné

tuyaux,

à l'haleine

de

Sa?no-

automobile

sur

rugissante,

la mitraille,

a l'air

plus

courir

que

belle

la Victoire

5.

tient

Nous

le

voulons

volant,

chanter

dont

la

tige

l'homme

idéale

qui

tra-

versé

la

terre,

circuit

de

son

6.

Il faut

que

chaleur,

éclat

menter

la

ferveur

ments

primordiaux.

lancée

elle-même

se

orbite.

le poète

dépense

pour

et prodigalité, enthousiaste

des

sur

le

avec

aug-

élé-"

7. Il

lutte.

ractère

assaut

nues,

devant

n'y

Pas

a plus de chef-d'œuvre

de

beauté

agre.ssif.

violent

pour

les

l'homme.

La

contre

sommer

poésie

les

que

sans

doit

forces

de

se

dans

un

être

la

ca-

un

incon-

coucher

8. Nous

extrême

der derrière

des

sommes

siècles

nous,

sur

!A

le promontoire

quoi

bon

regar-

du moment

qu'il

nous

faut

l'impossible

morts

solu,

l'éternelle

défoncer

hier.

les vantaux

? Le Temps

Nous

vivons

avons

omniprésente.

nous

glorifier

monde,

le

de

les

la

démolir

combattre

et

toutes

et utilitaires.

mystérieux

et l'Espace

de

sont

l'ab-

créé

qui

déjà

dans

puisque

déjà

la guerre,

le

vitesse

voulons

9. Nous

10.

seule

risme,

teur

tuent

du

hygiène le patriotisme, des anarchistes,

et le mépris Nous voulons

bibliothèques, le féminisme

milita-

destruc-

Idées

musées,

le

les

geste

les

belles

femme.

les

lisme,

tés opportunistes

mora-

lâche-

11.

Nous

chanterons

les grandes le plaisir multicolores

dans

foules

ou

la ré-

et

poly-

les

capi-

nocturne

sous

leurs

agitées

par

le travail,

volte

les

ressacs

phoniques

tales

des arsenaux

des révolutions la vibration

et des

chantiers

modernes

violentes

gloutonnes

fument

ges

ponts

sur

ensoleillés;

flairant

grand

tels

lunes.

les

les

électriques

les

serpents

aux

fumées

des

gares

qui

nua-

les

au

rails,

de

aéro-

de

avaleuses

usines

de

leurs

suspendues

de

ficelles

bonds

l'hélice

par

de gymnastes diabolique paquebots

les

piaffent

le vol

a

lancés

fleuves

aux

la coutellerie

poitrail

d'énormes

tuyaux

dont

enthousiaste

les

l'horizon;

et

aventureux

les

bridés

des

locomotives

sur

d'acier

glissant

des

qui

chevaux

longs

planes,

de drapeaux

foule

claquements et des applaudissements

C'est

en

Italie

-que

nous

lançons

ce

manifeste

cendiaire,

de violence

par

lequel

le Futurisme,

délivrer

culbutante

nous

parce

de

et in-

au-

nous

cicé-

fondons

de

jourd'hui

voulons

de professeurs, et d'antiquaires.

rones

que

sa gangrène

l'Italie

d'archéologues,

par le roulement

à double étage,

bariolés

en fête

coup

des énormes

tramways

qui passent

tels

les

les remous

sursautants,

les hameaux

ébranle

tout

de lumières,, le Pô débordé

que

pour

et déracine,

.et

la mer.

le silence

entraîner, d'un déluge,

sur

nous

les cascades

jusqu'à

-Puis

s'aggrava.Comme

à

écoutions

la prière

exténuée

du

vieux

canal

et crisser

les

os

des

palais

mori-

bonds

dans

leur

barbe

de verdure,

sou-

dain rugirent

sous

nos fenêtres

les auto-

mobiles

affamées.

 

Allons,

dis-je,

mes

amis!

Partons!

Enfin,

sont surpassés.

naissance

bientôt

voler

faudra

la Mythologie

et l'Idéal

mystique

Nous allons

assister

à la

du Centaure

et nous

verrons

les premiers

les portes

anges de la vie pour

Il

ébranler

en essayer

tons

sur

de

les gonds

rouge

dans

et les verrous!

Par-

Voilà bien

fois

le premier

Rien n'égale

soleil levant

la splendeur

la terre!

son

épée

qui s'escrime nos ténèbres

pour la

millé-

ma-

1 première

naires.

Nous nous approchâmes

des trois

leur

(chines

'trail.

Le

renâclantes

Je m'allongeai balai

pour (flatter

poussa

et profondes

Çà

pbi-

sur la mienne.

nous

et

grand

de la folie

nous

arracha

à travers

comme

là,

des

à nous-mêmes

les rues

des

et

escarpées

torrents

desséchés.

lampes malheureuses,

Enseignaient

thématiques.

à mépriser

aux fenêtres,

nos

yeux

nous

ma-

Le

fauves!

Sortons

gangue

sespoir,

flair, criai-je,

de

hideuse

et

torse

du

le flair

suffit-aux

la Sagesse et entrons, d'orgueil,

vent!

comme

d'une

comme

des

dans

la bouche

Donnons-

dé-

par pour enrichir

non

fruits pimentés

immense

nous

à manger

à l'Inconnu,

mais simplement

les insondables

Comme

j'avais

réservoirs

dit

ces

de l'Absurde!

mots,

je virai

brusquementsurmoi^même

coupai

et voilà

mot

ainsi

tout

que

avec l'ivresse se mordent que deux titubant raisonnements contradictoires. discutait Pouah!

la

cy-

de-

sur

Je

je me flan-

folle

queue,

clistes me désapprouvèrent,

vant

persuasifs

Leur

mon

des. caniches

qui

à coup

deux

stupide,

ennui!

dégoût,

et pourtant

Quel

ondoiement

terrain.

court

et, par

quai

dans

un fossé.

Oh!

d'une

savouré

fiante!

maternel eau vaseuse!

à pleine

4

fossé,

à moitié

Fossé d'usine!

bouche

ta

boue

plein

J'ai

forti-

Le visage

masqué

de

la

bonne

,des usines,

su.eyxs imti|les

pleine

de scories

de métal,

et ^j^uie_CÊie§tejj)ortajii

boue

de

L'Italie

 

à été

trop

longtemps

 

le marché

des

brocanteurs

 

qui

fournissaient

au

monde

le mobilier

de

nos

ancêtres,

sans

cesse

renouvelé

et

soigneusement

 

mi-

traillé

pour

simuler

le travail

des

tarets

vénérables.

Nous

voulons

débarrasser

l'Italie

des

musées

innombrables

 

qui

la

couvrent

d'innombrables

 

cimetières.

Musées,

cimetières

Identiques

vrai-

ment

dans

leur

sinistre

coudoiement

de

corps

qui

ne

se connaissent

 

pas.

Dor-

toirs

publics

 

l'on

dort

à

jamais

côte

à

côte

avec

des

êtres

haïs

ou

in-

connus.

et des

Férocité

sculpteurs

lignes

sée.

Qu'on

née

fois

mettre

une

nous

promener

sées

et notre

pas!

et de

y

an

comme

par

fois

réciproque

des peintres

s'entre-tuant

 

à coups

de

 

dans

le même

mu-

une'visite

 

chaque

an-

va

voir

ses

morts

une

Nous

pouvons

bien

l'ad-

dépose

même

des

fleurs

aux

pieds

Mais

de

la Joconde,

que

dans

l'on

aille

les

fragiles

mu-

couleurs

fasse

on

Qu'on

an

le concevons

par

quotidiennement

nos tristesses,

inquiétude,

nos courages

nous

ne l'admettons

Admirer

un

vieux

tableau,

c'est

verser

funé-

par

Vou-

notre

sensibilité

 

dans

une

urne

raire

au

lieu

de

la

lancer

en

avant

jetsviolents

de création

et d'action.

lez-vous

donc

gâcher

ainsi

vos

meilleu-

res

forces

dans

une

admiration

inutile

du

passé,

dont

vous

sortez

forcément

épuisés,

amoindris,

piétines

?

En

vérité,

la fréquentation

quotidienne

 

des

musées,

des

bibliothèques

 

et

des

per-

ces

les

des

académies

(ces

cimetières

d'efforts

dus,

ces calvaires

 

de

rêves

crucifiés,

registres

d'élans

brisés!)

est

pour

artistes

ce

qu'est

la tutelle

prolongée

parents

pour

des jeunes

gens

intelligents,

 

ivres

de

leur

talent

et

de

leur

volonté

ambitieuse.

 

Pour

des

moribonds,

des

invalides

et

des

prisonniers,

 

passe

encore.

C'est

peut-être

que

l'avenir

n'en

forts

un

baume

est

pas,

à

leurs

du

blessures,

jeunes,

aux

le

l'admirable

leur

passé,

moment

Mais

que

nous

les

Les

interdit.

nous,

futuristes

les^bons

donc

voulons

et

les

les vivants

donc

Viennent

doigts

incendiaires

voici

aux

voici

des

des

carbonisés

Les

le feu

Et boutez

pour

Oh

toiles

et les

des

rayons

bibliothèques!

canaux

Détournez

cours

des

la dé-

les

fon-

inonder

qu'elles

glorieuses

les caveaux

à

A

musées

rive,

les

pioches

dements

nagent

vous

les

marteaux

villes

sapez

vénérables.

ans:

Les

plus

âgés

njjus

avons

d'entre

donc

nous

ont

aju moios

trente

dix

ans

wtèc & êttppïèm&nl

= ÉËWWÉ1 £ .«©JiffcCr-O/SE

s fS intimés

= B£iP*f?r£$£»TS

-H"

> 20 centimes

-* Loué

par

ceux-ci,

blâme

 

de

rire

de

tout.

pour

accomplir

notre

tâche.

Quand

nous

aurons

quarante

ans,

que

de

plus

jeunes

 

et plus

vaillants

que

nous

veuillent

bien

nous

jeter

au

panier

comme

des

manus-

 

crits

inutiles!

Ils

viendront

contre

nous

de

très

loin,

de partout,

en

bondis-

sant

sur

la

cadence

légère

de

leurs

pre-

miers

poèmes,

griffant

l'air

de

leurs

 

doigts

crochus,

et humant,

aux

portes

des

académies,

la

bonne

odeur

de

nos

esprits

pourrissants

déjà

promis

aux

ca-

tacombes

des bibliothèques. ne

serons

Mais nous

pas

là.

Ils

nous

 

trouveront

 

enfin,

par

une

nuit

d'hiver,

en pleine

campagne,

sous

un

triste

han-

gar

pianoté

par

la

pluie

monotone,

ac-

croupis

près

de

nos

aéroplanes

trépi-

 

dants,

en

train

nos

mains

sur

le misérable

de chauffer feu

que

feront

nos

livres

d'aujourd'hui

flambant

gaiement

sous

le vol

étincelant

de

leurs

images.

Ilsrs'ameuteront

autour

de

nous,

hale-

 

tants

d'angoisse

et

de

dépit,

et,

tous,

exaspérés

 

par

notre'fier

courage

infati-

gable,

s'élanceront

pour

nous

tuer,

avec

d'autant

plus

de

haine

que

leur

cœur

 

sera

ivre

d'amour

et d'admiration

 

pour

nous.

Et

la

forte

et

la

saine

Injustice

éclatera

radieusement

dans

leurs

yeux.

 

Car

l'art

ne

peut

être

que

violence,

cruauté

et injustice.

 

Les

plus

âgés

d'entre

nous

n'ont

pas

encore

trente

ans,

et pourtant

nous

avons

 

déjà

gaspillé

des

trésors,

des

trésors

de

force,

d'amour,

de courage

et

d'âpre

vo-

lonté,

à la hâte,

en

délire,

sans

compter,

à tour

de

bra's,

à perdre

 

haleine.

Regardez-nous

Nous

ne sommes

pas

essoufflés.

 

Notre

cœur

n'a

pas

la moin-

 

dre

fatigue

Car

il s'est

nourri

de feu,

de

haine

et

de

vitesse

Cela

vous

étonne

 

?

C'est

que

vous

ne

vous

souvenez

même

d'avoir

monde,

ce

vécu

nous

étoiles

C'est

Debout

nous

pas

du

sur

la

une

Je

cime

fois

les

pas

ces

lançons

entendu

belle

résumé

cime

une

encore

Nous

fausse

le défi

Vos

connais!

aux

objections?

Assez!.assez!

et

Noûs

et

savons

intelli-

bien

gence

dit-elle,

ment

Qu'importe

entendre

mots

notre

affirme.

le

que

nous

que

de nos

infâmes

ne sommes,

le

prolonge-

soit!

ancêtres.

?.

Mais

Gardez-vous

Levez

la

Peut-être!

ne voulons

répéter

la tête

monde,

le

défi

de

plutôt

du

Debout

sur

encore

nous

insolent

lançons

aux

fois

étoiles

F.-T.

Marinetti.

&A

VIE

DE

PARI

«.M*48-

S

LeRoi à l'Elysée. Palace

Il

tres

teignent

tistes

vêtements

tants

tout

de

y eut

avant-hier

soir

dans

tous

les

théâ-

s'é-

Paris,

à l'heure

généralement chandelles

hâte

les

par

les dernières

en

et

où les

ar-

leurs

sombres

un

et

inusité

écla-

et

remplacent

familiers

somptueux

oripeaux

à fait

professionnels,

surprenant

branle-bas

Les lampes

dans

ses

les loges

costumes

électriques

et chacun

de

théâtre

tissements

plus éclatants

encore

c'est

tous

que

étaient

tation

conviés

du Roi,

à venir

le magnifique

restèrent

allumées

échangea

au contraire

les

fêter

contre

contre

et

plus

des

traves-

somptueux

artistes

la 200e représen-

théâtre

de

Paris

succès

du

e

des Variétés

Et

à l'heure

dans

où,

les

autres

avenue

vers

de

nuits,filent

quelques

seule-

autos

ment

silencieuses

l'immense

ramenant

les Passy

ou les

c'était

Au-

la

des

teuil

les

curieuse

amateurs

et

spectacle,

ininterrompue

chevauchée

HP

de tous

formats,

de

tous

moteurs

et

de

tous

vernis.

Les

autos

s'arrêtaient

minée

de l'Elysée-Palace

de curieux

acharnés

autant

devant

et,

entre

la

porte

deux

que noctambules,

illu-

haies

déposaient

des

petits'

paquets

de

soie

frou-

froutants

et

des

qui

pantins

étaient

plus

des

ou

femmes

moins

costumées,

comiques

qui

étaient

Le

blanche

juges

des hommes

franchi,

carte

seuil

et

revêtus

de

déguisés.

il

beige

fallait

montrer

personnelle

patte

à trois

pourpre

qui,

gravement,

pointaient

les

contrôle.

Quand

et Rhadamante,

à

autorisé

bienvenue

n'était

de l'heureux

palais

un

cerbère,

autre

sans

d'un

arrivants

on avait

il

sur

franchi

une

feuille

de

Minos,

Eaque

remettre

sa'carte

seulement

on

était

de

main

de

souriant,

qui

Samuel,

directeur

et

maire

du

roi

de Cer-

poignée