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L. Ghariani • M. Penot • R. Gomez • N. Blayo

L. Ghariani • M. Penot • R. Gomez • N. Blayo Espagnol Terminale Fichier pédagogique

Espagnol Terminale

Fichier

pédagogique

L. Ghariani • M. Penot • R. Gomez • N. Blayo Espagnol Terminale Fichier pédagogique
L. Ghariani • M. Penot • R. Gomez • N. Blayo Espagnol Terminale Fichier pédagogique

Composition : Facompo Illustration de couverture : Dupuy-Berbérian Maquette de couverture : Laurent Romano

© HACHETTE LIVRE 2006, 43, quai de Grenelle, 75905 Paris Cedex 15 www.hachette-education.com

ISBN : 2011354250

Tous droits de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes des articles L. 122-4 et L. 122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et, d’autre part, que les « analyses et les courtes citations » dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est illicite ». Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français de l’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins 75006 Paris), constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.

Présentation

Chers collègues,

Les manuels scolaires évoluent sensiblement au fil des années et au gré des directives ministérielles. À première vue ils se ressemblent dans leur mise en page, la sélec- tion des thèmes des documents, les rubriques des appareils pédagogiques. À l’examen leurs différences témoignent, en filigrane, de certains partis pris édito- riaux et pédagogiques qui ne sont pas que d’ordre esthétique. Le choix de ce manuel ou de celui-là ne s’avère donc pas tout à fait indifférent et il peut même susciter des discussions animées en salle des profes- seurs, parce qu’il engage pour plusieurs années, se fonde sur des critères multiples et repose, de fait, sur des impressions d’ensemble, en grande partie subjec- tives. C’est à l’usage que l’on prend vraiment conscience de la pertinence ou non de l’ouvrage finalement retenu. Si vous avez choisi Ritmos Terminale, nous vous en remercions, nous espérons qu’il ne vous décevra pas mais qu’au contraire, aussi bien les élèves que vous- mêmes, en tirerez plaisir et profit. Cette entrée en matière, qui se veut aussi claire et concise que possible, est destinée à développer l’avant- propos du manuel en vous précisant les principes didac- tiques qui nous ont guidés pour concevoir le Livre de l’élève et rédiger le Fichier pédagogique. Ils s’inscrivent naturellement dans le droit fil des orientations générales fixées par les Instructions officielles, se soucient des conditions effectives d’enseignement et s’attachent à fuir tout autant l’élitisme que le nivellement par le bas.

Conception du manuel et du fichier

Le Livre de l’élève s’efforce de satisfaire à cinq exigences. 1. Il est construit à la fois pour se prêter à un usage collectif en cours sous la conduite du professeur, et pour favoriser le travail autonome de l’élève à la maison. Vous

pourrez aborder telle ou telle Propuesta en vous appuyant sur votre propre expérience professionnelle et sur l’appareil didactique mis à votre disposition. Les élèves, pour leur part, trouveront au sein de la même séquence matière à en compléter l’étude sous d’autres angles et à leur rythme, en se servant notamment des

pages de révision (Etapa de repaso) ainsi que des appen- dices lexicaux et grammaticaux en fin de volume.

2. Comme il s’adresse à tous les élèves de terminale,

toutes séries confondues, il introduit des sujets très variés et des documents d’inégale complexité, susceptibles d’être du goût et du niveau des uns et des autres. Aussi, pour faciliter vos repérages, avons-nous veillé à commencer chaque séquence par les supports qui nous ont paru les plus accessibles. Suivant vos objectifs, les centres d’intérêt et les spécialités de vos élèves, vous gardez toute latitude pour accorder plus ou moins de place et de temps à telle ou telle unité thématique.

3. Il tient compte du Cadre européen commun de

référence pour les langues. Le descriptif des savoir-faire attendus, qui figure aux pages 4 et 5 du manuel, analyse les actes mis en œuvre dans le processus d’apprentis- sage. Un entraînement méthodique est assuré isolément pour chacune des cinq activités langagières répertoriées :

compréhension de l’écrit, expression écrite, compré- hension de l’oral, expression orale en continu et en inter- action. Des petits visuels indiquent le niveau visé par chacune d’elles, en référence au Cadre européen. Bien que la réalité de la langue, d’une part, et la réalité des cours, d’autre part, imposent souvent qu’elles soient travaillées

simultanément, il convient d’apporter à chacune d’elles toute l’attention requise, et de l’évaluer en soi. L’élève peut ainsi mesurer le chemin parcouru ou restant à

parcourir, et le professeur individualiser un tant soit peu les activités et répondre à l’hétérogénéité des groupes.

4. Conformément aux prescriptions en vigueur, la

vaste problématique du rapport au monde, placée au cœur du programme culturel depuis la rentrée 2005, s’articule autour de quatre notions clés, parfois imbri- quées : identités, conflits, interdépendances, contacts des cultures. Celles-ci apparaissent explicitement sur des

bandeaux horizontaux du manuel. Tous les supports proposés et les activités qui les accompagnent visent à en explorer conjointement les enjeux civilisationnels et formels sans raffiner à l’excès l’analyse ni se contenter de la simple paraphrase. Le maniement de l’espagnol dans un souci constant de communication reste l’objectif primordial et spécifique des cours, mais il importe, dans le cadre scolaire, de ne pas sacrifier les contenus cultu- rels et éducatifs. 5. Jusqu’à preuve du contraire et comme nul ne l’ignore, l’année de terminale demeure, dans les faits et dans les têtes, l’année du baccalauréat. Le manuel ne perd jamais de vue cette échéance décisive pour les candidats et contribue, à travers la première séquence méthodologique, à les préparer concrètement à toutes les modalités des épreuves écrites et orales. Les séquences suivantes comportent aussi un sujet de bac écrit (Compréhension / Expression) et un question- naire conçu dans la perspective de l’oral (Exposé / Entretien). Ce sont les mêmes aptitudes qui sont mises en jeu et évaluées à travers les diverses composantes de l’examen final ou du contrôle continu, qui n’entrent donc pas en contradiction avec les objectifs fonda- mentaux assignés à notre discipline. C’est dans le même esprit que le Fichier veille à équilibrer l’approche pédagogique et l’étude proprement dite des documents. Il a pour ambition de vous fournir des pistes d’exploitation pour chaque séquence du manuel sans se limiter à des évidences ou des banalités ni chercher à être exhaustif. Bien entendu, il ne saurait en aucun cas se substituer à vous qui, seul, êtes en mesure d’effectuer les choix les plus judicieux. Les corrigés que nous proposons pourront vous sembler trop minutieux ou parfois incomplets ; il vous appar- tient toujours, de vive voix, de les ajuster aux capacités d’assimilation de vos classes.

Structure du manuel et du fichier

Le Livre de l’élève est distribué en 14 unités. Il n’y a pas de gradation de difficultés entre la première et la dernière mais au sein de chacune d’entre elles. Les documents correspondants s’inscrivent dans une continuité, mais vous avez le loisir de les aborder successivement ou non, selon les priorités que vous fixez aux groupes dont vous avez la responsabilité. La séquence d’ouverture, intitulée

Pasito a paso, explique aux élèves les attentes des exami- nateurs à l’écrit et à l’oral : la première moitié est consa- crée au bac à l’écrit avec à chaque fois un sujet-type assorti d’une aide (à la compréhension, à la traduction, à l’expression personnelle) ; la seconde moitié au bac à l’oral avec des questionnaires construits dans cette optique et assortis également d’une aide (à l’exposé, à l’entre- tien). Les 12 séquences suivantes, de 14 pages chacune, développent une thématique qui concerne aussi bien l’aire espagnole qu’hispano-américaine. La séquence de clôture, Largos metrajes, réunit une série de textes intégraux, un peu plus longs que la moyenne, pour entraîner tous les élèves, et en particulier ceux de spécia- lité, à la lecture suivie : des notes de vocabulaire facili- tent la compréhension littérale et quelques pistes de réflexion jalonnent les textes choisis. Le schéma n’en reste pas moins identique pour toutes les doubles pages :

En portada, une vitrine qui, outre le sommaire,

inclut une illustration de grand format et une citation en guise d’accroche pour donner un avant-goût de l’unité thématique ;

– deux (ou trois) Propuestas contenant un document

principal et un complémentaire en regard, des pistes pour leur exploitation, des exercices lexicaux et

syntaxiques, et une rubrique informative (No lo olvides) ;

– une double page centrale : A tu ritmo, à gauche,

avec des supports multiples, souvent sonores, liés à l’axe fédérateur et ciblés sur des activités langagières ; Etapa de repaso, à droite, avec une batterie d’exercices de langue pour consolider les acquis ;

– deux (ou trois) autres Propuestas, conçues sur

le même modèle que les précédentes ;

Paseo libre, un volet culturel de type magazine,

incluant toute une gamme de documents et quelques pistes de commentaire.

Le Fichier pédagogique reprend dans le même ordre les séquences du manuel. Rédigé par quatre auteurs

différents, qui peuvent donc, heureusement, glisser leur touche personnelle, il se présente néanmoins selon le même modèle :

– une introduction générale, qui explicite le thème de

chacune des séquences, souligne sa portée et sa construc-

tion, et envisage les passerelles entre les documents ;

– un commentaire, plus ou moins détaillé, des pages d’ouverture, En portada ;

– une approche pédagogique en français pour

chacune des Propuestas, qui énonce des objectifs et suggère des cheminements ;

– des réponses précises en espagnol à toutes les

questions de commentaire et à tous les exercices ;

– des compléments divers (documents annexes,

nouveaux éléments d’information, références à des sites Internet, autres sujets de bac). Dans ce Fichier pédagogique nous avons essayé de diversifier les pistes d'exploitation des documents afin de répondre à l'hétérogénéité des classes, à la diminution hebdomadaire des cours (en insistant sur

Présentation

le travail personnel des élèves), à la diversité des épreuves du baccalauréat présentes et à venir (compré- hension de l’oral, communication). Ces pistes ne sont pas les seules possibles, vous en trouverez certaine- ment d'autres. Notre souci a été de vous aider dans la préparation de vos cours. Nous espérons que vous trouverez dans ces pages l'aide attendue.

Les auteurs

Secuencia 1

Pasito a paso

Secuencia 1 Pasito a paso p. 14-31 Introduction Pasito a paso ne constitue pas une unité

p. 14-31

Introduction

Pasito a paso ne constitue pas une unité thématique mais méthodologique. Ces conseils de « méthode » – du grec meta (après, qui suit) et hodos (chemin, voie, moyen), soit « cheminement de l’esprit » – ne se prétendent pas exhaustifs. Nous les avons voulus aussi clairs et pratiques que possible, mais ils gagneront, bien sûr, à être explicités de vive voix par le professeur en fonction de sa propre expérience. Outre les doubles pages d’ouverture (En portada), intermédiaires (A tu ritmo) et de clôture (Paseo libre), ce chapitre initial se compose de six propositions de travail : les trois premières s’inscrivent dans l’optique des épreuves écrites du baccalauréat, les trois dernières dans l’optique des épreuves orales. Chacune s’accompagne d’une préparation conforme aux directives ministérielles actuellement en vigueur : aide spécifique à la compréhension, à la traduction, à l’expression personnelle d’une part ; à l’exposé oral et à l’entretien d’autre part. Les rubriques d’aide sont conçues comme des viatiques qui permettent aux élèves, pas à pas, de mieux saisir les attentes prévisibles des examina- teurs ; ils peuvent aisément s’y reporter tout au long de l’année puisqu’elles sont réunies en une seule séquence, et non disséminées à travers le manuel. Il va de soi que tous les textes didactisés en vue de l’écrit et classés par ordre de difficulté crois- sante, sont susceptibles de figurer aussi sur les listes présentées à l’oral, et sont donc exploitables à tous les niveaux et dans toutes les séries. Le professeur a tout loisir de puiser dans ce premier assor- timent les propositions qui répondent le mieux aux exigences de sa ou de ses classes de terminale, et de les ajuster aux modalités d’examen correspondantes. Rappelons enfin que les épreuves écrites et orales du baccalauréat, dans leur diversité, mettent en jeu les cinq compétences de communica- tion langagière détaillées dans le Cadre européen commun de référence. C’est pourquoi les pages A tu ritmo et Paseo libre ajoutent des supports et des activités qui contribuent à exercer les élèves à chacune d’entre elles, d’une manière que nous espérons à la fois utile et agréable.

En portada

que nous espérons à la fois utile et agréable. En portada p. 14-15 El tango nació

p. 14-15

El tango nació a orillas del Río de la Plata a finales del siglo XIX. Inicialmente, el tango fue interpretado por grupos

que contaban sólo con violín, flauta y guitarra. El instru- mento mítico, el bandoneón, procedente de Alemania, hizo su aparición a partir de 1870, y poco a poco susti- tuyó a la flauta. En aquella época, Buenos Aires era una ciudad en expansión, con una afluencia de mano de obra extranjera muy fuerte. El 70% de los habitantes de la capital argentina eran hombres, y la mitad de ellos extran- jeros, sin trabajo en su mayoría. Así las cosas, el tango

empezó a bailarse en los lupanares porteños y muchas veces las parejas estaban compuestas de dos hombres. Las únicas mujeres que lo bailaban eran prostitutas y eso explica en parte por qué es un baile provocador, cercano, explícito. Poco a poco, el tango salió de los prostíbulos para convertirse hoy en día, después de su éxito en París hacia 1913, en el baile de salón más considerado. Ante todo, sorprende la presencia de una pareja de bailarines en una playa. Hace pensar en un montaje para una campaña de publicidad. El mar, la playa, el cielo despejado, el horizonte abierto son frecuentes en las imágenes de felicidad que nos propone la publicidad. En el primer término, una pareja baila el tango sobre un parqué también insólito en medio de una playa. Observamos que las luces son las de un escenario, como lo demuestran las sombras alargadas en la arena. La apariencia y la indumentaria de la pareja es bastante tópica: esmoquin y zapatos de charol para el hombre, que lleva el pelo echado para atrás con gomina. Es el típico seductor latino. La mujer es igual de elegante con vestido de gala, medias negras, zapatos de tacones altos y alhajas. La foto subraya el erotismo de este baile, los dos cuerpos parecen mezclarse en una diagonal (o una equis) que cruza casi la totalidad de la imagen. Las posturas son perfectas, los dos bailarines que no se miran parecen compaginarse perfectamente.

« En la época del famoso “boom”, más allá de sus valores literarios, muchos escritores me acusaron de traidor al comunismo, pretendiendo ignorar que yo había vivido aquella entrega, pero también, la desilu- sión de ver cómo el estalinismo había corrompido los principios que el movimiento pretendía enaltecer. Y algunos de estos comunistas de salón, a los que los fran- ceses llaman la gauche caviar, alejándose del peligro, se manifestaron detrás de sus escritorios en cómodas oficinas de Europa en innoble, cobarde retaguardia. Y otros, habiendo estado de paseo por el comunismo, se han convertido finalmente en empresarios de la litera- tura. […] ¡Qué diferente habría sido la situación si el “socialismo utópico” no hubiera sido destruido por el “socialismo científico” de Marx! » (Antes del fin, Booket, Seix Barral, p. 61-62). Le texte de cette Propuesta 1, extrait de ce dernier ouvrage, peut être associé aux pages 180-181 du manuel, qui évoquent les gauchos de la Pampa, ainsi qu’aux pages 198-199, où il est question de la ville de Buenos Aires. Il se compose de trois paragraphes de plus en plus longs : l. 1 à 8 (le déménagement), l. 9 à 19 (l’aquarelle), l. 20 à 34 (l’agression). Il peut, bien entendu, figurer sur la liste présentée à l’oral par les élèves de toutes les filières. Préparé ou non en classe, au gré du professeur, le sujet de bac écrit correspondant nous semble convenir aux candidats des séries L et S de LV2.

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p. 16-17

Todo era plácido

Propuesta 1

bac écrit

n

vers le

Compréhension

1. En este extracto de sus memorias, Ernesto

Sábato recuerda un episodio desgarrador de su infancia. En 1923, tuvo que abandonar su pueblito natal para iniciar sus estudios secunda- rios en la gran ciudad de La Plata. Sabiendo que nació en 1911 y como lo confirma la línea 20, tenía unos doce años en aquel entonces.

2. Se sentía perdido y vulnerable en un lugar tan

distinto y desconocido. Un día, decidió ir al bosque de La Plata para olvidar la tristeza que lo invadía, refugiarse en la naturaleza que tanto

le gustaba y dedicarse a la acuarela que repre- sentaba una pasión y un consuelo para él.

Approche pédagogique

Ernesto Sábato est né dans la Pampa, à Rojas (province de Buenos Aires), en 1911. C’est à l’université de La Plata qu’il a fait des études de philosophie et obtenu son doctorat de Physique avant de se consacrer exclusive- ment à la littérature à partir de 1945. Son premier roman, El túnel (1948), qui tourne autour d’un peintre et d’un mystérieux tableau, a été salué comme un chef- d’œuvre, en particulier par Albert Camus, Thomas Mann et Graham Greene. D’autres romans et de nomb- reux essais ont suivi. Engagé dans la cité, il est l’un de ces rares écrivains latino-américains qui se sont élevés contre tous les totalitarismes. Dans ses mémoires, inti- tulés Antes del fin, il dit ceci :

1 Pasito a paso

3.

“Cataclismo” es efectivamente la palabra fuerte,

 

grabada en su memoria y hasta en su carne ya que la cuenta ahora, tantos años después, sin sacar ninguna conclusión definitiva pero dando la impre- sión de volver a sentirse febril al recordarla: “Tiritaba como si tuviese fiebre, o quizá la tuve” (l. 33-34).

la

hipérbole utilizada por el narrador al referirse a

la repentina agresión de la que fue víctima. El chico estaba pintando tranquila y plácidamente en su cuaderno cuando irrumpieron unos “muchachones”

(l.

21) que se le echaron encima y, sin ningún motivo,

 

le destrozaron todo su material (paleta, pastillas de acuarela, pinceles y botellita de agua). Formaban una pandilla, eran mayores que él, se encarnizaron

en su humilde “tesoro” (l. 13), y, por si fuera poco, lo hicieron “riéndose” (l. 22 y 25). Cumplida su cobarde y gratuita tarea, lo abandonaron sin piedad

 

2.

L’ exercice de narration qui est demandé relève

de l’expression écrite libre. Il importe que l’élève respecte deux consignes : utiliser les temps du passé pour raconter l’agression et s’en tenir à une quinzaine de lignes, ni plus ni moins.

a

su triste suerte.

L’ exercice de traduction peut être allongé

de quelques lignes pour la série L, LV1. « Très lointaine époque où il n’y avait pas de jeans, où, enfants, nous portions des culottes courtes et où les pantalons longs symbolisaient dans nos vies un événement terrible, marqué par la fierté et par la honte. Je pleurai souvent la nuit dans cette ville qui allait par la suite être si intimement liée à mon destin. Pendant les journées pénibles qui précé- dèrent la rentrée des classes, j’éprouvai l’une de mes plus grandes douleurs. J’avais emporté une petite palette de fer-blanc, humble imita- tion de la palette d’un peintre, achetée par mon frère à la quincaillerie du village. »

4.

Expression personnelle

 

Propuesta 2

Propuesta 2
 

p. 18-19

Approche pédagogique

La page est extraite du roman à succès d’Isabel Allende, Retrato en sepia (2000). Cet ouvrage dont l’argument tourne autour des secrets de famille, appartient à une saga grand public débutée avec Hija de la fortuna (1998). Nous proposons ce texte comme support de l’épreuve écrite du baccalauréat, mais il peut être étudié en classe et il est possible de le rapprocher des séquences 7 Hablando de minorías (situation des Asiatiques en Californie à la fin du XIX e siècle) ou de 5 Una difícil liberación (conception romanesque du mariage de l’héroïne).

1.

El acceso de la escuela primaria a la secun-

daria representa un paso importante para cualquier

alumno, y más aún en aquellos “remotísimos tiempos” (l. 6) en que la mayoría de los niños care- cían de instrucción. En el caso del protagonista, esto significó además abandonar el pueblito rural para vivir en la capital. Se sentía pues desestabi- lizado y desarraigado bruscamente, tan despla- zado como “el sonido de los cascos de caballos por

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Una hermosa mestiza

el

empedrado” (l. 5-6). El campo léxico de la pena

domina a lo largo del texto: el “desgarramiento más hondo” (l. 1-2), “mi tristeza infantil” (l. 5), “terrible acontecimiento” (l. 7), “penosos días”

n

bac écrit

(l.

10), “uno de los dolores más grandes” (l. 11). No

vers le

le quedaba más remedio que aguantar y llorar durante la noche, tal vez para que no lo viera su hermano mayor. Otro rasgo de su personalidad introvertida es su sensibilidad artística, como lo demuestran su afición a la pintura y su atención al paisaje. El niño pacífico e indefenso se dio cuenta de lo malos y brutales que podían ser a veces los hombres. Aquella desgraciada experiencia quedó

Compréhension

1.

Sabemos que el padre de Lynn se llamaba Tao

Chi’en; oriundo de la China del Norte, era médico y gozaba de mucho prestigio en San Francisco porque a la ciencia china de las plantas medici- nales que había heredado de su abuelo y de su padre y a la práctica de la medicina oriental tradi- cional añadía sus conocimientos de la medicina

occidental. En cuanto a su madre, Eliza Sommers, tenía antepasados chilenos e ingleses. Por lo visto era dueña de un salón de té.

2. Estas frases muestran la poca aceptación que

tenían los chinos en aquella época en San Francisco entre la población blanca; se puede hablar de racismo antichino. En efecto, cuando los muchachos blancos se encontraban con chinos se ensañaban con ellos, tirándoles piedras, golpeándolos y cortán- doles la trenza que solían llevar. Este fenómeno no se limitaba a la actitud estúpida de jóvenes igno- rantes ya que el padre de Lynn, aunque lo consul- taban los médicos americanos, sólo podía ejercer en el barrio chino.

3. Lynn recibió la educación que se daba a las

chicas de la burguesía, fue al colegio, aprendió a tocar el piano; su madre intentó iniciarla en las tareas domésticas para que fuera una cumplida ama de casa. Si podía andar con libertad por la ciudad como sus amigas americanas, respetaba las costumbres de la buena sociedad china en el interior de Chinatown.

4. « En prenant de l’âge Lynn conserva son

visage d’ange exotique et des courbes perturba- trices arrondirent son corps. Pendant des années, des photos d’elle avaient circulé sans grandes conséquences, mais tout changea quand, à quinze ans, avec l’apparition de ses formes définitives, elle prit conscience de l’at- trait dévastateur qu’elle exerçait sur les hommes. Sa mère, atterrée devant les conséquences de ce redoutable pouvoir, essaya de dompter l’ins- tinct séducteur de sa fille en lui rabâchant les règles de la bonne tenue et en lui apprenant à marcher comme un soldat, sans bouger les épaules ni les hanches : mais rien n’y fit, les hommes, sans distinction d’âge, de race ou de condition, se retournaient pour l’admirer. »

Expression personnelle

1. La hermosura excepcional de Lynn preocu-

paba sobremanera a su madre. Hay que recordar que en aquella época el destino de una chica era casarse, y el deseo de las madres era casar a la hija con un hombre con buena posición social, lo que no era nada fácil tratándose de una mestiza, por lo cual era esencial tener buenos modales y un honor intachable. Al ver la atracción que ejercía su hija sobre los hombres y su deseo de ser modelo para artistas, la madre de Lynn temía lo peor, o sea

que se enamorara de un hombre sin porvenir, o que perdiera su virginidad en el mundo poco formal de los artistas y que así se vinieran abajo sus proyectos de establecerla bien.

2. – Lucky no se dejó cegar por la hermosura de su hermana y supo ver el contraste entre su apariencia de mujer y su mente de niña pequeña. Se dio cuenta de que si tenía una belleza deslum- brante, su inteligencia era mediocre, tenía interés por cosas de poca trascendencia, miniaturas de porcelana, poesía sentimental, novelas rosas en las

que creía a pies juntillas; le bastaba con ser bella

y

llegaría el Príncipe Azul para hacerla feliz toda

la

vida. Vio su pereza, su inutilidad en la vida coti-

diana, su falta de sentido común, y en vista de ello decidió hacerse cargo de ella. – Il s’agit là d’opinion personnelle. Algunos podrán desarrollar la opinión según la cual la elección de Lynn es muy arriesgada,

porque pondrá en entredicho su reputación; en efecto corre el peligro de que uno de los artistas la deshonre; se expone a tener un hijo fuera del matri- monio lo que sería una gran vergüenza para ella

y para su familia, sin hablar de las dificultades

inherentes al hecho de criar sola a un niño en la sociedad pudibunda de finales del siglo XIX. Esta actitud también es significativa de su pereza, quiere aprovecharse de su belleza sin dar golpe. Otros podrán justificar su actitud, compa- rando con la sociedad actual en la que se privilegia la apariencia, diciendo que era una precursora.

Propuesta 3

la apariencia, diciendo que era una precursora. Propuesta 3 p . 2 0 - 2 1

p. 20-21

Approche pédagogique

Le roman de Bernardo Atxaga a été écrit en basque puis traduit en espagnol par l’auteur. Il vient d’ailleurs d’être adapté au cinéma sous le nom de Obaba. L’extrait proposé trouvera bien sûr sa place dans une liste de textes pour l’oral du baccalauréat, et on peut l’associer à un ou plusieurs documents de la séquence 10 Ciencia humana, ou de la séquence 6 Comunicación masiva, par exemple le Paseo libre concernant Internet et les rumeurs qui y circulent.

Il est conçu ici pour une préparation au bac écrit. Ce sujet peut être donné à faire à la maison, ou bien en trois heures sur table pour des LV1 par exemple, séries ES ou S. Pour des L LV1, on proposera la traduction des lignes 11 à 22. Voici une version des lignes 11 à 19 :

« – Si, si ; bien sûr que c’est possible – confirma mon ami. Nous devons prendre en compte le fait que nos yeux commencent à s’habituer à la vitesse dès l’instant où ils s’ouvrent. Mais à cette époque-là, il ne devait pas en être de même. Tout au moins en ce qui concerne la première génération qui a connu le train. Leur vision ne devait pas être adaptée.

– Cette histoire du train raconte exactement la même

chose, nous dit mon oncle, qui s’était relevé en nous montrant un énorme bouquin.

– Il ne nous reste que dix minutes, mon oncle. Nous

n’avons pas le temps de lire le livre, lui dis-je.

– Alors je continue. Bien, comme j’étais en train de vous

le dire, le train a été un vrai choc pour ces gens-là. » Enfin, on peut choisir de ne travailler à l’écrit que les questions d’expression personnelle après avoir lu la rubrique d’aide, les questions de compréhension seraient traitées à l’oral en classe entière.

T
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Del caballo al ferrocarril

bac écrit

n

vers le

Compréhension

1. Lo primero que llama la atención es que el tren

hizo su aparición “a mediados del siglo diecinueve” (l. 1). En aquella época el único medio de trans- porte era el caballo. Y de repente, la gente vio llegar una máquina enorme, ruidosa, que alcan- zaba los cien kilómetros por hora. Eso asustó a la población. Además los que se subían a pesar del miedo, bien se mareaban, bien no conseguían ver los paisajes, al no tener la visión adaptada.

2. La llegada de semejante máquina dio lugar a

varios rumores. Algunos pensaban que iba a ser el fin del mundo, otros que originaba alguna enfer- medad. Pero, hasta se dijo que derretían a niños para fabricar un aceite especial, que permitía que el tren alcanzara velocidades extraordinarias.

3. El tío del narrador supone que muchos niños

desaparecían a principios de la revolución industrial.

1 Pasito a paso

Entonces, la gente se creyó ese rumor y decidió vengarse quemando estaciones. Es de notar que en el ejemplo citado fueron las madres quienes incen- diaron la estación.

4. « Si bien que les rumeurs n’ont pas tardé à

surgir, selon quoi cet engin annonçait l’arrivée

imminente de la fin du monde, ou bien qu’il provoquait je ne sais trop quelle maladie… bref, des choses de ce genre. C’était cette ambiance qui régnait quand quelqu’un a eu la riche idée de se poser cette question : Mais pourquoi va-t-il si vite ? »

Expression personnelle

1. Esta historia tuvo lugar a mediados del siglo

diecinueve, es decir justo al principio de la era industrial, caracterizada por numerosas trans- formaciones de la sociedad. Una de ellas era la llegada del tren a zonas en las que la población solía utilizar el caballo para viajar y transportar cargas. Por supuesto provocó numerosas reac- ciones. A muchos les daba miedo, lo que se entiende perfectamente. Imaginemos la irrupción de una máquina enorme, ruidosa, que despedía un humo espeso y apestoso, en un entorno donde no existían ni las bicicletas. Por si fuera poco, alcanzaba los cien kilómetros por hora, lo que no sólo trastornó la apreciación de las distancias sino también la visión del mundo de la gente. No nos es tan difícil entender que la mayoría ni siquiera se atreviera a montar en él. Sin embargo, algunos sí eran lo bastante valientes como para subir a un tren, aunque luego se arrepintieran. Al no estar acostumbrados a ese modo de locomoción, se mareaban, lo pasaban fatal. Más que una novedad, fue un verdadero trau- matismo para la gente, que reaccionó propalando rumores. Lo nuevo, lo desconocido suele ser acogido con recelos y se llegó a anunciar nada menos que el fin del mundo. Esos rumores son regulares en la historia de la humanidad, desde los galos que temían que el cielo se les cayera encima, hasta el último cambio de milenio. A lo mejor el hombre, al estar consciente de sus errores, de sus excesos, piensa que se merece semejante castigo. La gente temía también que produjera alguna enfermedad, lo que al final, quizá fuera cierto, ya que los primeros trenes contaminarían lo suyo. El último rumor, el del aceite hecho con niños, parece el más estrambótico y nos podemos preguntar cómo pudieron creérselo. A lo mejor porque así se explicaban dos misterios a la vez, la asombrosa

rapidez del tren y las numerosas desapariciones de niños. Cuando el río suena, agua lleva, pensarían algunos. Entonces, era preciso vengar a las nume- rosas víctimas, y notemos de paso que las madres incendiarias utilizaron el mismo medio que el supuestamente usado por los criminales: el fuego. En resumidas cuentas, tenemos una visión más bien pesimista del ser humano, caracterizado aquí por el miedo, la credulidad, la desconfianza, y para rematar, la venganza.

2. Il s’agit d’une question d’expression libre, il est possible de choisir soit une rumeur connue de tous, soit une histoire personnelle.

Antes de dar algunos ejemplos de rumores, es preciso recordar que no todos los rumores son falsos. Por ejemplo, en Francia, en 1973, empezó a correr

el rumor de que Pompidou, presidente de la

República, estaba enfermo de gravedad. La noticia

se difundió con gran rapidez a pesar de no haber

recibido confirmación oficial. Pero efectivamente, un año más tarde, el presidente falleció sin haber acabado su mandato. Algunos ejemplos:

Para perjudicar a la empresa Coca-Cola, se hizo circular el rumor de que si uno ponía una moneda en un vaso de este refresco por la noche,

a la mañana había desaparecido. Lo podéis

intentar, la moneda sigue en su sitio, lo que no

significa que Coca-Cola sea bueno para la salud. Ni lo contrario. Marilyn Monroe tenía seis dedos en cada pie.

El rumor se propagó cuando se publicaron unas

fotos de Marilyn tomadas en una playa. Fijándose con atención, parecía que en su pie izquierdo, el único visible en la foto, poseía algún dedo de más. Esto disparó el rumor a sus dos pies, asunto que quedó concluido cuando poco después se publi- caron nuevas fotografías mostrando claramente los cinco dedos que la estrella tenía en cada pie. No obstante, el rumor ha permanecido junto a la leyenda Marilyn. Internet se ha convertido en una fábrica de falsos rumores, llamados hoaxes o leyendas urbanas. Solemos recibirlos por correo electrónico

y siempre nos animan a enviarlo a todos nuestros amigos. Un hoax que chocó muchísimo a la gente, fue el que decía que se vendían gatos bonsái (vendidos en frascos). Otro decía que bastaba con mandar un mensaje a Microsoft para que Bill Gates nos diera un cheque. ¡Eso sí que cuesta creerlo! (Para saber más: http://www.rompecadenas. com.ar/hoaxlist.htm.)

A tu ritmo

http://www.rompecadenas. com.ar/hoaxlist.htm.) A tu ritmo p . 2 2 El último caso del inspector Compréhension de

p. 22

El último caso del inspectorcom.ar/hoaxlist.htm.) A tu ritmo p . 2 2 Compréhension de l’écrit 1. ¿Dónde tendrá lugar el

Compréhension de l’écritA tu ritmo p . 2 2 El último caso del inspector 1. ¿Dónde tendrá lugar

1. ¿Dónde tendrá lugar el crimen? b. en una habitación oscura

2. ¿Quién será el asesino? b. un hombre cansado

3. ¿Quién será la víctima? a. la mujer

4. ¿Cuál será el móvil del crimen? c. un desengaño amoroso

5. ¿Quién será el testigo de excepción? c. el amante

6. ¿De qué arma se servirá el asesino? a. de una lámpara

de bronce

Dichoso quien como Ulisesarma se servirá el asesino? a. de una lámpara de bronce Expression orale 1. El hombre

Expression oralea. de una lámpara de bronce Dichoso quien como Ulises 1. El hombre de la derecha,

1. El hombre de la derecha, a todas luces un policía, parece

bastante perplejo por el espectáculo que está presenciando. Dos hombres están tendidos, probablemente muertos, en el suelo de la habitación destrozada.

2.

En la habitación, los muebles están revolcados, rotos,

el

papel mural deja entrever los ladrillos, nada ha quedado

en pie. Se puede suponer que se han peleado los dos hombres que yacen en el suelo con otros, tal vez después de una partida de póker, por los naipes que aparecen

esparcidos.

3.

Los colores chillones añaden a la impresión de tensión

y

de desorden. Son más propios de un cómic que de la

pintura tradicional.

4. La escena podría haber sido sacada de una tira de cómic

por la postura dinámica de los dos personajes que deben de ser los policías encargados de investigar el caso. La nariz ensangrentada de una de las víctimas gotea en su camisa blanca, lo que acentúa lo dinámico de la escena. Los dos hombres que acaban de entrar llevan la vestimenta tópica de los detectives de las películas del cine negro, traje oscuro,

1 Pasito a paso

corbata y sombrero. El de la derecha, en jarras, también adopta la actitud estereotipada de los tíos duros de aquellas películas. Semiocultas detrás de una cortina, asoman las piernas de una mujer, que será el testigo de excepción de este caso.

5. El cuadro es interesante por el carácter insólito de una

escena más común en el cine que en la vida real. Resulta divertido intentar descifrar los distintos guiños que le hace el pintor al espectador que observa la escena desde el cuarto lado de la habitación como si de un escenario teatral se tratara.

L. 5 : como n’a pas d’accent car il s’agit de l’adverbe de

comparaison.

L. 15 : cómo porte un accent écrit car il introduit une ques-

tion indirecte.

4. – « tuve » : passé simple (dit fort) de tener.

– « empecé » : passé simple de empezar (le z de l’infi-

nitif devient c devant les voyelles e ou i).

– « se produjo » : passé simple de producirse (tous les

verbes en -ducir présentent la même caractéristique).

– « se fueron » : passé simple irrégulier de irse.

– « llegué » : passé simple régulier de llegar. On ajoute un u au radical afin de conserver le son gue, sinon on ne reconnaîtrait plus le verbe.

Etapa de repaso

Una hermosa mestiza , sinon on ne reconnaîtrait plus le verbe. Etapa de repaso p. 23 p. 18 Todo

p. 23

plus le verbe. Etapa de repaso Una hermosa mestiza p. 23 p. 18 Todo era plácido

p. 18

Todo era plácido

1. – Cuando maduró Lynn mantuvo su rostro de ángel

1. – Cuando maduró Lynn mantuvo su rostro de ángel p. 16 forastero. – Cuando comprendió

p. 16

forastero.

– Cuando comprendió las ventajas de su hermosura, Lynn dejó de maldecirla.

1. On peut prolonger l’exercice de prononciation en

demandant aux élèves de compléter la liste proposée :

malagueño, cigüeña, guitarra, larguísimo, antiguo, anti- güedad, querer, porquería, marqués, pequeño, adquirir

2. – « remotísimos » = muy remotos = très lointains : le

suffixe -ísimo est un superlatif absolu, plus expressif que muy + adjectif. Tous les adjectifs n’admettent pas cette forme et il existe de nombreuses irrégularités.

– « pantaloncitos » = pantalones cortos = culotte courte

(short) – « cuartito » = cuarto pequeño = petite pièce : le suffixe -ito est un diminutif qui exprime une idée de petitesse et peut avoir une valeur affective. Lorsque le substantif se termine par les consonnes n ou r, et lors- qu’il est dissyllabique et se termine par la voyelle e, le suffixe est généralement précédé de la consonne c (jovencito, mujercita, hombrecito…).

2. – La actividad favorita de Lynn era leer novelas román-

ticas.

– La madre de Lynn le permitió ir sola a las clases de piano.

– El hermano de la muchacha intentó explicar a sus padres que más valía dejar en paz a su hermana.

Del caballo al ferrocarril

valía dejar en paz a su hermana. Del caballo al ferrocarril p. 20 1. a. «

p. 20

1. a. « Il n’avait pas dû se passer la même chose » / « il

devait être très grand »

On peut déduire de la traduction de ces deux phrases que l’expression de la probabilité peut s’exprimer avec le verbe deber de ou bien le futur (ou le conditionnel) de

conjecture.

b. – No tendrían la misma visión que nosotros.

« muchachones » = muchachos robustos = grands

Les daría miedo.

gaillards : le suffixe -ón est un augmentatif qui exprime

Les sorprendería.

donc une idée de grandeur et parfois une nuance péjorative.

Sería un shock.

Tous ces suffixes s’accordent en genre et en nombre.

2.

Le passé simple (temps de la narration) et l’imparfait

3. L. 2 : « mi hermano » : l’adjectif possessif atone mi ne

prend pas d’accent (tilde), contrairement au pronom personnel complément (l. 4 : « inédito para mí »).

(temps de la description) sont les temps habituellement employés dans le récit. Le présent de l’indicatif utilisé l. 4-5 actualise le récit et souligne la surprise produite par l’apparition du train.

¡Menudo latazo!

¡Menudo latazo! p. 24 1. – El autor va utilizando juegos de palabras para sensibilizar al

p. 24

1. – El autor va utilizando juegos de palabras para

sensibilizar al público frente al problema de la contami- nación.

– Los dos pescadores van contaminando tanto como aquellos a quienes critican.

2. – Si se mostraran coherentes, no tirarían desperdicios

al mar.

– Si pudieran, echarían al mar a los irresponsables.

Gota a gota

pudieran, echarían al mar a los irresponsables. Gota a gota p. 28 1. Ponga – Pongamos.

p. 28

1. Ponga – Pongamos. Lave – Lavemos. Abra – Abramos.

Dúchese – Duchémonos. Use – Usemos. No tire – No tiremos. Reutilice – Reutilicemos. Riegue – Reguemos.

2. Les proverbes (= los refranes o los proverbios) sont des

dictons qui expriment une sagesse populaire, parfois contradictoire. Faciles à retenir par leur brièveté, leur caractère imagé, leur phrasé harmonieux, ils sont plus

utilisés en espagnol qu’en français. Leur traduction n’est pas toujours évidente. Il faut souvent passer par une expression équivalente.

– « En avril, eaux mille. » = En avril, ne te découvre pas d’un fil.

– « Chat échaudé fuit l’eau froide. » = Chat échaudé

craint l’eau froide.

– « De tel bois telle écharde. » = Tel père tel fils.

– « Zamora ne s’est pas gagnée en une heure. » = Rome

ne s’est pas faite en un jour.

– « Sans risque, il n’y a pas de gloire. » = À vaincre sans

péril, on triomphe sans gloire.

– « Il n’y a pas de mal qui ne devienne pas un bien. »

= À quelque chose malheur est bon.

– « Les murs entendent. » = Les murs ont des oreilles.

– « Yeux qui ne voient pas, cœur qui ne pleure pas. »

= Loin des yeux, loin du cœur.

– « Qui est allé à Séville perd sa chaise. » = Qui va à

la chasse perd sa place.

– « Quand le fleuve résonne, c’est qu’il y a de l’eau. »

= Il n’y a pas de fumée sans feu.

Voici des expressions idiomatiques en rapport avec l’eau :

ser la gota que colma el vaso, parecerse como dos gotas de agua, sudar la gota gorda, no ver ni gota, nadie/nunca diga “de esta agua no beberé”, estar como el pez en el agua, etc.

Propuesta 4

, estar como el pez en el agua , etc. Propuesta 4 p . 2 4

p. 24-25

Approche pédagogique

Cette double page, axée, comme la Propuesta 6 sur le thème de l’environnement, se compose d’une courte saynète (de la plume d’un universitaire espagnol spécia- liste de la littérature de jeunesse et auteur de plusieurs pièces de théâtre) destinée à être jouée et d’une publi- cité du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation (une autre se trouve p. 195). Le texte, tout au long duquel on retrouve un registre familier et des jeux de mots amusants (y compris dans le titre), se prête particulièrement à une exploitation orale. Le comique de situation, dans un clin d’œil à l’un des tout premiers films des frères Lumière, L’Arroseur arrosé (1895) et le détournement de la mythologie (Neptune piquant les fesses des pollueurs avec son trident) permettent une dénonciation de la pollution des rivages qui constitue une réalité alarmante, comme nous le rappelle la photo d’une plage des Baléares souillée. L’affiche de la campagne de sensibilisation du ministère pointe, pour sa part, le danger d’extinction qui menace les milieux halieutiques en raison de pratiques de pêche irrationnelles. La défense de l’environnement sera l’objectif civique poursuivi ici. Le lexique familier, que l’on rencontre plus rarement dans les manuels, constituera l’objectif linguistique.

T
T

¡Menudo latazo!

bac oral

n

vers le

Exposé

1. Martín y Óscar no parecen llevarse muy bien. A todas luces, no aprecian la presencia del otro en el mismo lugar a orillas del mar donde suelen pescar. Sin embargo disimulan para salvar las apariencias y se dan la mano en una actitud de leve hostilidad.

2. Los dos pescadores van quejándose de los demás pescadores que “abusan” (l. 8) lleván- dose los peces recién nacidos, los “pezqueñines”,

y de la gente que utiliza el mar como un basu-

rero. No les molestaría tanto si no causara la rarefacción de los peces que dificulta su propia pesca.

3. El autor subraya el humor de la escena

mediante una serie de juegos de palabras (doble sentido de “latazo” y de “picar”), de la comi- cidad connotada del “pescador pescado” (l. 24- 25), del uso incongruente de la mitología (“Si yo fuera Neptuno” l. 35) y del léxico coloquial (“pincharía en el culo” l. 36).

4. Más allá del humor, el autor plantea efecti-

vamente el problema de la degradación del medio ambiente y la hipocresía de los que pretenden denunciarlo mientras que participan en la agra- vación de la contaminación. Intenta concienciar

a los jóvenes, el público meta de este texto, para que adopten actitudes menos egoístas.

Entretien

1. El discurso moralizante de Martín resulta

descalificado porque el pescador forma parte de

los que no respetan en absoluto el entorno natural. Tira la lata que ha pescado detrás de sí

y lo mismo hace Óscar. Sus actos anulan lo que dicen ambos.

2. El chiste remite evidentemente a la película de los hermanos Lumière, El regador regado (1895), de un minuto de duración. Es el gag visual más conocido del cine mundial y se ha imitado en varias ocasiones.

3. Es de subrayar la teatralidad de la escena

que contiene muchas acotaciones. Éstas deter- minan las condiciones concretas del uso de la palabra, siendo a la vez un mensaje en sí. Aquí las acotaciones vienen a ridiculizar a los dos hombres y ponen de realce la falsedad de su discurso. El público, al que hacen frente, “con los pies fuera” (l. 6), desempeña el papel del mar, o sea que viene equiparado al “basurero” (l. 13) evocado por Martín.

1 Pasito a paso

Propuesta 5

(l. 13) evocado por Martín. 1 Pasito a paso Propuesta 5 p . 2 6 -

p. 26-27

Approche pédagogique

Les élèves, quel que soit leur niveau, sont en général très sensibles à la beauté des romances et nombre d’entre eux se prêtent à une étude en classe. Leur langue simple en dépit de quelques archaïsmes les rend accessibles à tous, les histoires qu’ils relatent ont une portée universelle qui touche et émeut. La transmission orale des romances nous a valu des versions différentes d’un même poème. Celles du Conde Niño sont nombreuses, nous avons choisi celle-ci à cause de l’interprétation d’Ismael : l’alternance du chant et de la parole théâtrale donne vie au récit, et les instru- ments de musique ne servent, au sens propre, qu’à accompagner. Ce romance, dans la grande simplicité de sa forme, développe l’imagination de l’auditeur en lui présentant un monde de haine, de jalousie et de cruauté où l’amour finit par triompher de tous les obstacles, même de la mort.

T
T

Romance del conde Niño

bac oral

n

vers le

Exposé

1. Se trata de un romance, forma astrófica en

versos octosílabos, asonantados en los pares. Este género remonta a los cantares de gesta, y algunos de ellos son fragmentos de cantares. Se siguieron transmitiendo oralmente, lo que explica el número de variantes. Se pueden encontrar versiones escritas a partir del siglo XVI pero algunos se han recopilado bien entrado ya el siglo XX. Estos poemas que se cantaban en público en los castillos y palacios, se destinaban a todo el mundo, tanto a la aristocracia como a los criados que la atendían, a la gente culta como a los analfabetos.

2. El juglar sitúa la anécdota el primer día del

verano, fiesta de los enamorados, pero uno de los protagonistas, el conde Niño se dispone a

marcharse y expresa su pena cantando una canción de una belleza excepcional. A la reina

le gusta tanto el cantar que quiere compartir su

emoción estética con su hija; entonces es cuando nos enteramos de que la causa de la lamenta- ción del conde Niño son sus amores desgra- ciados con la princesa. La reina se opone a esos amores y decide condenarlo a muerte. La hija intenta apiadar a su madre amenazándola con dejarse morir. El chantaje de la joven no surtió ningún efecto, sea que la madre no lo tomara en serio, sea que su decisión fuera inapelable, pero mandó matar al joven a la medianoche, la hora del crimen.

3. La fuerza de su amor convirtió a los enamo-

rados en plantas que crecieron en su sepultura alejada una de otra; con sus ramas intentaban abrazarse y sus flores blancas simbolizaban su inocencia y su pureza.

4. La segunda metamorfosis les permitió escapar

del odio y de los celos de la reina; si ésta pudo mandar cortar las dos plantas, no podrá oponerse

al vuelo de dos aves capaces de volar lejos. El poeta

al transformar a los enamorados en pájaros les dio la libertad.

5. Para conseguir la atención de los oyentes el

poeta se vale de distintos recursos: sorprende con

la afirmación reiterada de la belleza del cantar del

conde Niño, da vida a la escena gracias al diálogo entre madre e hija, juega con los nervios con el vaivén entre el presente, que actualiza los acon- tecimientos, y la vuelta al pasado que distancia un poco, y sobre todo con los tres desenlaces que se suceden y ponen de manifiesto la maldad de la madre, lo que debía de emocionar e indignar al público. Afortunadamente el amor triunfa y el público presencia la desaparición de los dos enamorados bajo la forma de dos magníficas aves.

Entretien

1. Il s’agit là d’une réponse personnelle que

l’élève devra étayer en prenant appui sur le texte.

2. Este poema puede recordar los cuentos de

hadas, pero también, para los que lo hayan leído

a Ovidio, es posible remitir a historias de amor

de la Antigüedad en las que intervenían meta- morfosis a modo de salvación o de castigo (Leda, Dafné, Io, etc.).

3. Hay muchos tipos de contestación. Habrá que definir lo que es soñar, concepto que puede variar de un individuo a otro. Los alumnos se referirán a las películas, las series televisivas, la lectura (desde las revistas del corazón, hasta las novelas de los autores reconocidos, pasando por las novelas rosas) o a las quinielas: cada uno tiene su modo de soñar.

Propuesta 6

quinielas: cada uno tiene su modo de soñar. Propuesta 6 p . 2 8 - 2

p. 28-29

Approche pédagogique

Si les documents iconographiques sont souvent exploités en classe dès la première année d’apprentis-

sage de l’espagnol et que leur étude est aussi préconisée en terminale par les instructions officielles, il n’en demeure pas moins vrai que leur place est très réduite au baccalauréat. En effet, selon les textes actuellement en vigueur, ils peuvent juste :

– figurer en suppléments sur la liste présentée à l’oral

par les candidats ;

– servir de supports pour l’entretien avec l’examinateur,

au cours de la seconde moitié de l’épreuve orale de spécialité. Cela dit, dans la mesure où ils contiennent une part importante de texte, il arrive que le professeur choisisse d’en inclure quelques-uns sur la liste de ses élèves. De toute façon, ne serait-ce que pour varier les activités pédagogiques et ne pas sombrer dans un bachotage trop étriqué, il serait vraiment dommage et contre-productif de s’en passer. Nous proposons ici deux versions d’une campagne publicitaire menée en 2005 par le ministère de l’Environnement espagnol. Comme on le voit, le même concept est décliné, seule change l’illustration qui renvoie à l’une des recommandations énumérées au bas des annonces. Une fois que les élèves auront compris le procédé de fabrication, il sera bon de leur demander d’imaginer, par déduction, les autres décli- naisons de cette campagne. L’ étude de la double page, qui n’exige aucun pré-requis particulier, se prête tout

naturellement à une révision de l’impératif. Elle inté- ressera sans doute l’ensemble des classes qui auront pour objectifs d’analyser la composition des affiches, de s’interroger sur l’impact de ce type de communica- tion institutionnelle, de réfléchir au problème récurrent des économies d’eau et de la lutte anti-gaspillage. On peut trouver dans le manuel deux autres publicités comparables à l’initiative du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation (p. 25 et 195).

P
P

Gota a gota

bac oral

n

vers le

Exposé

1. No se trata de un anuncio comercial destinado

a vender algún producto sino de una publicidad

de tipo institucional destinada a recomendar y promover cierto tipo de comportamiento.

2. Este anuncio emana del ministerio de Medio

Ambiente, como se lee en el rectángulo inferior izquierdo que reproduce los colores cálidos de la bandera española. El escudo representa los

antiguos reinos (Castilla, León, Aragón, Navarra

y Granada) que han dado lugar al actual reino

de España. Y el anuncio va dirigido a cada ciuda- dano, llamado a poner su “gota de agua”.

3. Su meta consiste en responsabilizar a la gente

frente al problema de la escasez de agua que amenaza con afectar a todos y cuya solución depende de cada uno. Incita a romper con una tendencia, seguramente constatada, a despilfa- rrar este recurso natural en la vida cotidiana.

4.

La foto, que ocupa las dos terceras partes de

la

página, representa a un automovilista lavando

su coche. No tenemos sino una visión fragmen- taria de cada elemento: el coche azul, las manos, la esponja, el barreño. Lo original es que, al exprimir la esponja, no sale ninguna gota de agua. En su lugar chorrean las letras “agua” de arriba hacia abajo y al chocar con el fondo del recipiente se desparraman en salpicaduras de varios tamaños. Ésta es la idea maestra del anunciante que entrega su mensaje sin gastar “ni una gota de agua” demostrando así su partici- pación en el esfuerzo colectivo, o sea, predicando con el ejemplo.

1 Pasito a paso

5. Lo que caracteriza al texto informativo es la

metáfora de la gota de agua anunciada por la foto y desarrollada después al pie de la letra. Primero está la frase “Pon tu gota de agua”, escrita a mano y en azul (como la carrocería del coche), que tiene función de gancho e implica al receptor en la tarea común. El eslogan final (“Gota a gota se hace el río”), también manus- crito, se parece a un refrán, y esta forma prover- bial le confiere más peso y autoridad. Entre estos dos polos se enumera una serie de consejos domésticos, separados gráficamente por una gotita azul. Por muy insignificantes que parezcan, las gotitas no se pierden en el océano, las contri- buciones individuales sirven, cada una cuenta y basta con un mínimo de conciencia cívica para evitar, entre todos, que se vaya agotando tan preciosa y escasa fuente de vida.

Entretien

1. El amarillo de la esponja y el rojo del recipiente

son los colores de la bandera española que reapa- recen en la firma, abajo a la derecha. La elec- ción de estos colores resulta apropiada tratándose precisamente de un tema de interés nacional.

2. El tuteo es una forma de tratamiento más

corriente en España que en Francia. Permite diri- girse de modo más familiar y próximo a cada conciudadano y es lógico que el mensaje solidario se cierre con la primera persona del plural: “Y evitemos las pérdidas por fugas”. Además, el texto

se vale fundamentalmente de las oraciones impe-

rativas para implicar al lector y expresar una serie de exhortaciones que tienen que ver con otro imperativo, de orden cívico y económico, que consiste en hacer el mejor uso posible del agua.

3. El juego con la palabra “agua” es a la vez

gráfico y verbal. “Pon tu gota de agua” es una fórmula que revitaliza expresiones consagradas:

aportar su grano (o granito) de arena o su piedra. “Gota a gota se hace el río” suena a proverbio pero es otra creación verbal del publicista que se hace portavoz de la sabiduría popular. Estas dos oraciones se emplean aquí en su sentido literal, como lo subraya la nota a pie de página, prece- dida de un asterisco: “Para hacer este anuncio no hemos gastado ni una gota de agua. Ahora te toca a ti”. La campaña cumple así con su fina- lidad incitativa.

4. Este anuncio bien pensado y bien realizado

a nivel estético y didáctico gira alrededor del

elemento clave que es el agua. Con la imagen parecida a un caligrama se procura captar la atención del público, y el texto comienza y termina con frases de doble sentido (literal y figurado) recalcando el efecto y canalizando la recepción. Interviene así la creatividad para hacer más atractivo y persuasivo el mensaje. Sin embargo, lo dudoso es su impacto. Confiar en el sentido cívico de todos no deja de ser utópico; desgraciadamente, es probable que las multas resulten siempre más disuasivas y, por lo tanto, más eficaces. Por otra parte, sin negar la responsabilidad de cada ciudadano de a pie, es de notar que el anunciante parece hacer caso omiso de los gastos ocasionados por algunos sectores profesionales, la industria agroalimen- taria en especial.

5. Desde luego, la falta de agua damnifica de manera mucho más aguda aún otras zonas del planeta, pero eso no quita que la península ibérica no se salve del problema. A pesar de la grave sequía que viene sufriendo durante los últimos años, España es el sexto país, de los treinta que forman la OCDE (Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económico), que más agua consume, con 960 metros cúbicos por habitante (2006). La media de la OCDE se sitúa en 920 metros cúbicos. Más información disponible en www.mma.es, como se indica en el anuncio, abajo a la izquierda.

Paseo libre

se indica en el anuncio, abajo a la izquierda. Paseo libre p . 3 0 -

p. 30-31

Approche pédagogique

Ce premier Paseo libre du manuel est différent des autres dans la mesure où il ne correspond pas à une thématique précise. Il propose un premier entraînement aux différentes activités langagières auquel s’ajoutent un exercice de traduction et une sensibilisation à diffé- rents accents hispaniques. Toutes les activités propo- sées ici conviennent parfaitement à un début d’année, quelle que soit la série. Mais elles permettent également de compléter une séance ou une séquence.

La alienaciónégalement de compléter une séance ou une séquence. Compréhension de l’oral Esta actividad puede relacionarse

Compréhension de l’oralde compléter une séance ou une séquence. La alienación Esta actividad puede relacionarse con las secuencias

Esta actividad puede relacionarse con las secuencias 6 Comunicación masiva, 9 Puentes y enlaces o 11 Mundos aparte. No hacen falta más de 20 minutos para hacer este ejercicio de comprensión oral pero se puede completar con una comparación de los dos modos de vida, por ejemplo por parejas.

He aquí la transcripción del texto grabado:

Alaistar Reid escribe en The New Yorker, pero va poco a Nueva York. El prefiere vivir en una perdida playa de la República Dominicana. En esa playa había desem- barcado Cristóbal Colón, algunos siglos antes, en una de sus excursiones al Japón, y desde aquellos tiempos nada ha cambiado. De vez en cuando, el cartero asoma entre los árboles. El cartero viene doblado bajo la carga. Don Alaistar recibe montañas de correspondencia. Desde los Estados Unidos, lo bombardean las ofertas comerciales, folletos, catálogos, lujuriosas tentaciones de la civilización del consumo exhor- tando a comprar. Una vez, entre el mucho papelerío, llegó la propa- ganda de una máquina de remar. Don Alaistar la mostró a sus vecinos, los pescadores. –¿Bajo techo? ¿Se usa bajo techo? Los pescadores no lo podían creer:

–¿Sin agua? ¿Se rema sin agua? No lo podían creer, no lo podían entender:

–¿Y sin peces? ¿Y sin sol? ¿Y sin cielo? Los pescadores dijeron a don Alaistar que ellos se levantaban cada noche, mucho antes del alba, y se metían mar adentro y echaban sus redes mientras el sol se alzaba en el horizonte, y que ésa era su vida, y que esa vida les gustaba, pero que remar era la única parte jodida de todo el asunto:

–Remar es lo único que odiamos –dijeron los pesca- dores. Entonces don Alaistar les explicó que la máquina de remar servía para hacer gimnasia. –¿Para hacer qué? –Gimnasia. –¡Ah! Y gimnasia, ¿qué es?

Eduardo GALEANO, El libro de los abrazos, 1989.

1. El protagonista es periodista.

1 Pasito a paso

2.

Vive en una playa perdida de la República Dominicana,

5. No hay que contar con el azar porque son muy pocas las

y

de vez en cuando va a Nueva York.

personas con quienes tenemos trato, y entonces hay pocas posibilidades de dar con su media naranja. Por el contrario,

3.

Suele recibir muchísima propaganda: folletos, catálogos, etc.

la agencia ofrece un gran “surtido” y según ellos es impo- sible no encontrar a la persona ideal.

4.

Algún día la propaganda de una máquina de remar le

llamó la atención.

5. Sus vecinos ni lo creían, ni lo entendían.

6. Le dijeron que les encantaba la vida que llevaban y su

oficio de pescador, pero que no les gustaba para nada remar.

7. No conocían la palabra “gimnasia” porque no hacían

deporte por hacer deporte sino porque su oficio lo imponía.

El salón del matrimoniodeporte por hacer deporte sino porque su oficio lo imponía. Compréhension de l’écrit Este fragmento de

Compréhension de l’écritsino porque su oficio lo imponía. El salón del matrimonio Este fragmento de la novela Makbara

Este fragmento de la novela Makbara (con su puntuación original) bien podría aparecer en una lista de textos aunque aquí sólo se utiliza para un ejercicio de compren- sión del escrito. Es interesante asociarlo con Aislamiento (p. 152) o con la secuencia 5 Una difícil liberación. Con una puesta en común al final, es posible dedicar una clase entera a esta actividad.

1. Tal vez sea un charlatán en una feria o el representante

de una agencia matrimonial.

2. Se dirige a los clientes potenciales, es decir a los solteros

y

solteras.

3. Se vale de las armas de la retórica. Los imperativos y

las exclamaciones dinamizan su discurso. Se nota asimismo cierto énfasis (“infernal”, “trascendental”), y las falsas preguntas (“por qué contar únicamente con el azar”) son propias del discurso publicitario. A la retórica se añade una lógica implacable: hay que casarse para ser feliz, la soledad es una desgracia. Pero gracias a la agencia ya no es una fatalidad, el sueño se hace realidad. La agencia tampoco olvida halagar al posible cliente (“usted merece ser feliz”) y echa la culpa a la sociedad y a la mala suerte.

4. Se compara con dos profesiones prestigiosas: los abogados porque igual que ellos reparan las injusticias y los médicos porque también son capaces de curar las enfermedades.

6. Se le hace un dossier muy completo a cada cliente y luego se asocia con la persona de sexo opuesto que más se le parezca. Los métodos no destacan por su origina- lidad sino por su seriedad. Dos cualidades resaltan: el riguroso profesionalismo y la discreción absoluta que recuerdan el secreto profesional de los médicos y abogados.

Intercitrusrecuerdan el secreto profesional de los médicos y abogados. Expression orale Media hora basta para comentar

Expression oralesecreto profesional de los médicos y abogados. Intercitrus Media hora basta para comentar este anuncio que

Media hora basta para comentar este anuncio que se podría incluir en una secuencia sobre publicidad y técnicas de seducción del cliente potencial. Es posible una asociación con el texto El salón del matrimonio (p. 30), La aliena-

ción (p. 30), Papeles (p. 90) o alguna de las publicidades del libro del alumno.

– El contraste de los colores resalta el color fresco de la naranja por oposición al primer plano de la mujer en blanco y negro.

– El parecido entre el gajo que aguanta la mujer con dos dedos y sus labios carnosos.

– La hermosura de la mujer, los ojos almendra y los largos dedos.

– La exclamación “OOH!” en la que dos rodajas reem-

plazan la letra o.

– Regeneración natural: una terapia natural (adjetivo repetido tres veces), fuente de energía y salud.

El horóscopo(adjetivo repetido tres veces), fuente de energía y salud. Expression écrite Para una buena imitación, será

Expression écritetres veces), fuente de energía y salud. El horóscopo Para una buena imitación, será preciso que

Para una buena imitación, será preciso que los alumnos utilicen el futuro, el imperativo y alguna que otra expre- sión coloquial. Se podrá dedicar media hora a esta acti- vidad y luego acabar la clase distribuyéndoles el horós- copo del día. Hay montones en Internet y la comparación de algunos de ellos resultará divertida. Por ejemplo:

http://mifuturo.mujer.wanadoo.es o http://www.elmundo. es/horoscopo.

Sobre el aguaG

G
G

« – Franchement, je crois que cette affaire est en train

Prononciationde lui échapper, à notre cher inspecteur de police. Ça ne m’étonnerait pas que cette

de lui échapper, à notre cher inspecteur de police. Ça ne m’étonnerait pas que cette maudite créature (cette

Cinco o diez minutos son suficientes para diferenciar los

enfant de malheur) soit sa fille. En fait il a déjà été marié à une noire, mais bon, un moment de faiblesse

acentos; una lectura de los alumnos terminará la actividad.

(un faux-pas,) ça peut arriver à tout le monde.

1.

Castellano. 2. Andaluz (ceceo, seseo, s aspirada y la ch).

Je vais vous dire quelque chose jeune homme. Je

3.

Mexicano (seseo). 4. Argentino (seseo, la ll).

trouve de mauvais goût que quelqu’un dans la posi- tion de Karlp fréquente une racaille du genre de cette Dinah.

Blacksadde Karlp fréquente une racaille du genre de cette Dinah. Traduction Antes o después de la

Traductionfréquente une racaille du genre de cette Dinah. Blacksad Antes o después de la traducción (que

Antes o después de la traducción (que se puede llevar a cabo en unos 30 minutos) es posible una pequeña actividad de expresión oral. Se comentará la última réplica “A veces no es tan malo mezclarse” que aclara el fragmento, antes de una posible generalización (al nivel humano, pero también en música, literatura, etc.). Aquí, por lo visto, el hijo del “tigre” tendrá algún problema genético, debido a la consanguinidad.

– Qu’est-ce qui lui arrive à cette « racaille » ?

– Disons qu’ils salissent tout. Avant qu’ils n’arrivent, ce quartier était un modèle de prospérité, mais regardez-le maintenant, chômage et misère pour tout le monde.

– Visiblement pas pour tout le monde, Monsieur. Il y

en a qui vivent encore très bien. C’est dommage qu’aucun membre de votre famille ne puisse profiter d’un héritage aussi riche. Eh oui, c’est ça l’ennui avec l’endogamie. Parfois, ce n’est pas si mauvais de se mélanger. »

Secuencia 2

Introduction

Memoria viva

Secuencia 2 Introduction Memoria viva p. 32-45 Au début de La Historia oficial (voir p. 217

p. 32-45

Au début de La Historia oficial (voir p. 217 du livre de l’élève), Alicia annonçait à ses lycéens le sens qu’elle entendait assigner à sa discipline : « Comprender la Historia es prepararse para comprender el mundo. Ningún pueblo podría sobrevivir sin memoria. Y la Historia es la memoria de los pueblos. Éste es el sentido que vamos a darle a la materia. » Cette première séquence théma- tique tourne justement autour des rapports entre deuil, mémoire et transmission. Les documents proposés concernent surtout des événements qui marquent ou ont marqué l’Espagne, le Chili, l’Argentine, Cuba, mais ils dépassent leur ancrage géographique et touchent à l’universel. Le sang a séché et beaucoup d’encre a coulé sur les quarante ans de franquisme. Plus proches dans le temps, les plaies ouvertes par les dictatures militaires au Chili et en Argentine ne sont pas encore cicatrisées et il semble que les principaux responsables n’échapperont pas aux tribunaux. La très longue page castriste, qui n’est pas tournée, couvre déjà près d’un demi-siècle de l’his- toire cubaine. Tels sont quelques-uns des sujets évoqués ici à travers toutes sortes de supports, d’éclairages et de registres. S’il est certain que la première moitié de la séquence est plus simple, la seconde n’en reste pas moins abordable dans n’importe quelle classe de terminale LV2. De nombreux parcours sont envisageables. Par exemple : sur l’Espagne, l’une ou l’autre des Propuestas 1 et 2 ; sur le Chili, la chanson fétiche de Víctor Jara, présentée dans A tu ritmo et associée à la première page du Paseo libre ; sur l’île de Cuba, la Propuesta 4 ainsi que le tableau en couverture ou le dessin de Reporters sans frontières, reproduit dans la version papier du Fichier pédagogique. Chacun de ces parcours, parmi d’autres possibles, permet de mobiliser les cinq compétences de communication langagière tout en assurant un entraînement effectif aux épreuves écrites et orales du baccalauréat.

En portada

C
C

Naturaleza cubana

et orales du baccalauréat. En portada C Naturaleza cubana p. 32-33 La citation d’Eduardo Galeano, qui

p. 32-33

La citation d’Eduardo Galeano, qui rappelle l’étymo- logie – la mémoire des mots – du verbe recordar,

renforce le titre de la séquence : mémoire vivante d’un passé révolu mais non enterré. Et le tableau, Naturaleza cubana, représente en partie une nature… morte :

l’aspect cadavérique du poisson et de la langouste, étalés sur une table rectangulaire, est plus évident en noir et blanc (cf. reproduction page 22). Les coupures de presse, qui tapissent les murs, laissent apparaître en caractères gras les titres (« huir de Cuba », « Una Revolución en crisis », « Astilleros de ataúdes ») qui renvoient, en un contrepoint critique et amer, à la

décomposition du régime et au sort tragique de certains « balseros ». Cette double page peut faire l’objet d’une séance d’une heure et conclure l’exploitation pédago- gique de la Propuesta 4. La pintura de Herman Braun-Vega suele brindar a la vez un placer estético y un mensaje implícito. Sus obras son resueltamente modernas pero hunden sus raíces en nuestra memoria cultural colectiva. Despiertan la curio- sidad por su carácter a la vez familiar y extraño. Aquí resulta difícil determinar si el paisaje corresponde al exte- rior de la casa o a un cartel pegado en la pared. Empezar por una fase meramente descriptiva, al alcance de todos los alumnos siempre que se les entregue el léxico pertinente (las ramas de las palmeras movidas por el viento, las pinzas de la langosta característica de Cuba, el ojo globuloso y la piel escamosa del pescado, la bola verde en forma de pomelo, la moldura de la mesa de madera, el alféizar de la ventana o el espacio entre el cartel y la tapicería, el papel de periódico utilizado por

los pescaderos para envolver sus mercancías, los titulares en negrilla, etc.). Seguir con un análisis de la composición, en especial con alumnos versados en artes plásticas. Se perciben juegos de líneas horizontales, verticales, oblicuas. Se mezclan un paisaje marino, un bodegón (o naturaleza muerta) y un “collage” de hojas de periódico (a imitación de Juan Gris, por ejemplo). Se nota un efecto de trampan- tojo (ilusión óptica) inspirado en las dobles imágenes de Salvador Dalí. Terminar con una interpretación en clave política del desfase sarcástico entre el paraíso tropical que se puede observar en el marco superior del cuadro, y el interior de la habitación que expone los viejos y sucios recortes de prensa, y los cadáveres que yacen en primer plano. La apariencia idílica de unos tópicos cubanos en color contrasta con el trasfondo siniestro en blanco y negro del régimen autoritario. La reflexión puede ensancharse incluyendo el título de la secuencia y la cita de Eduardo Galeano.

incluyendo el título de la secuencia y la cita de Eduardo Galeano. Herman B RAUN -V

Herman BRAUN-VEGA, Naturaleza cubana, 1994.

Propuesta 1

Propuesta 1 p . 3 4 - 3 5 Approche pédagogique Cette double page s’appuie sur

p. 34-35

Approche pédagogique

Cette double page s’appuie sur un article de presse qui rend compte de l’hommage posthume réservé par la Chaire pour la mémoire historique du XX e siècle à d’anciens enseignants de la vénérable Université Complutense (Universidad de Alcalá de Henares) qui ont été victimes du franquisme. Ce texte ne présente pas de sérieuses difficultés, il convient à tous les niveaux et se prête plus parti- culièrement à une activité de compréhension de l’écrit. Les quatre questions de Comprensión permettent de dégager le contenu explicite du texte. Voici quelques suggestions supplémentaires pour étoffer ce questionnaire et exercer ainsi les élèves à cette compétence :

¿Cómo se llamaba antes la Universidad Complutense? ¿Con qué pueden contar los profesores para realizar sus investigaciones sobre el tema? ¿En qué países se refugiaron principalmente los docentes represaliados?, etc. La première question du volet Expresión personal peut être traitée à l’oral : il s’agit de comprendre et de commenter le double souci de préserver de l’oubli une page douloureuse de l’Histoire et de ne pas réveiller pour autant de vieux démons fratricides. La guerre d’Espagne est finie depuis longtemps, le général Franco est mort en 1975, la transition s’est effectuée sans heurts, l’Espagne s’est installée dans une monarchie parle- mentaire à l’anglaise, la démocratie repose sur des fondements solides. Le travail de mémoire est indispensable et celui-ci ne menace guère de froisser les susceptibilités, d’autant plus que la publication des actes risque fort de demeurer confidentielle. Et pourtant, si les quatre décennies de dictature franquiste et les horreurs de la guerre civile sont de moins en moins des sujets tabous en Espagne, la loi qui a déclaré l’année 2006 « Año de la Memoria histórica » a déclenché les foudres d’une partie de l’opposition de droite. En complément, une bande dessinée en deux temps de Quino est associée à cet article. Elle prête évidemment à sourire en jouant sur une double

2 Memoria viva

ellipse (l’origine de la mise à sac du salon comme après un cataclysme, et le secret de son impeccable restauration) et sur la performance hors du commun de l’employée de maison, véritable Picasso du plumeau. Mais, au-delà de l’humour, elle donne à réfléchir sur les effets pervers du rétablissement de l’ordre et de l’effacement des traces. À travers ce Guernica revu et corrigé, ce puzzle reconstruit d’un coup de baguette magique par une fée du logis, c’est peut-être, de manière détournée, une révision lénifiante et aseptisée de l’Histoire qui est mise en cause par le dessinateur argentin. D’un point de vue linguistique, l’expression de l’obligation (matérielle et morale, personnelle et impersonnelle) et les emplois des adjectifs démons- tratifs (deux exemples significatifs : « este ambi- cioso trabajo », l. 10, et « aquella valiosa aportación cultural », l. 28-29) constituent les objectifs prio- ritaires, étroitement liés à la notion de « devoir de mémoire » qui est au cœur de l’article et que déve- loppe, sous l’angle lexical, la rubrique (bien nommée) No lo olvides. Il ne devrait pas être très difficile pour les élèves de réactiver ces deux points de grammaire en commentant la bande dessinée :

Aquel famoso cuadro… La señora de la limpieza tiene que…

Homenaje póstumofamoso cuadro… La señora de la limpieza tiene que… Comprensión 1. La nueva Cátedra se propone

ComprensiónLa señora de la limpieza tiene que… Homenaje póstumo 1. La nueva Cátedra se propone rescatar

1. La nueva Cátedra se propone rescatar y honrar la

memoria de los profesores de la Universidad Complutense de Madrid, quienes sufrieron las consecuencias del golpe de Estado fomentado por el general Franco.

2. El nuevo rector lo justifica afirmando que es un deber moral para una nación investigar sobre su memoria histórica, tratar de mantener vivo el recuerdo y sacar de ello una lección de convivencia para el presente y el futuro.

3. Según la periodista, la cultura fue la primera víctima del

régimen franquista. Añade que muchos intelectuales espa- ñoles se alzaron en defensa de la República y tuvieron que pagarlo.

4. Muchos de ellos se vieron obligados a perder sus bienes, sus funciones, sus libertades, sus tierras e incluso, a veces, sus vidas.

Expresión personal1. Es la frase más relevante del artículo. La declaración de Carlos Berzosa consta de

1. Es la frase más relevante del artículo. La declaración de

Carlos Berzosa consta de tres oraciones:

– “Ya no son tiempos de revancha”, puesto que más de

treinta años han transcurrido desde el fallecimiento del general Franco y las pasiones se han ido apagando;

– “los españoles hemos apostado por la reconciliación”, o

sea que la transición democrática se ha desarrollado sin traumas y España ha venido creciendo en todos los planos alternando pacíficamente en el poder el PSOE y el PP;

– “pero es necesario que se conozca la historia”, porque, si

no se trata de vengarse, pasar la página no significa no obstante ocultarla, borrarla ni falsearla. Estas palabras del rector, que resumen el interés esencial del texto, pueden traducirse de la siguiente manera:

« Le recteur pense que l’université a l’obligation d’en- gager des recherches sur sa mémoire historique car “ aucune société ne peut vivre sans elle”. “Le temps n’est plus à la revanche, les Espagnols que nous sommes (ou : nous, les Espagnols) avons fait le pari de la réconci- liation, mais il est nécessaire de connaître l’histoire”, ajoute Berzosa. »

2. Al profesor le toca proponer este ejercicio de expresión libre

para que se haga en casa o en clase, según mejor le parezca. El alumno empezará presentando a la personalidad elegida por él; no es necesario que sea española o hispanoamericana, aunque sí aconsejable. Después, tendrá que explicar, en primera persona del singular, el porqué de su elección. Se valo- rará el uso de palabras y expresiones presentes en la noticia redactada por Carmen Morán y manejadas en clase.

Conciencia profesionalla noticia redactada por Carmen Morán y manejadas en clase. 1. El recuadro titulado Para comentar

1. El recuadro titulado Para comentar ofrece buena parte

del léxico útil para establecer esta comparación lúdica, pare- cida de algún modo al juego de los 7 errores. Más vale desde luego que los alumnos procedan de manera más “ordenada” que aquellos que celebraron una fiesta a lo grande en el salón, empezando precisamente por esa pieza que devastaron, y terminando por el lienzo de Picasso (de la izquierda a la derecha en ambos casos, o vice versa) al que no estropearon en absoluto. El profesor tiene la posibilidad de proyectar la diapositiva o el transparente del Guernica si lo juzga oportuno.

2. Esta pregunta remite a las dos elipsis temporales de las

que se vale Quino para entregar su mensaje. No es difícil imaginar la juerga que dio origen al extraordinario desorden

que reina en la casa devastada. Es mucho más difícil saber cómo se las compuso la sirvienta, no tanto para arreglar

el salón como para convertir un desastre de la guerra en

una estampa edificante. Se puede pedir a los alumnos que expresen hipótesis recurriendo a los adverbios correspon-

dientes (tal vez, acaso, quizá, a lo mejor, posiblemente…)

y al futuro de probabilidad.

3. El humor de Quino reside a todas luces en la represen-

tación caricaturesca de las dos mujeres (la gordita y la flaca), en el recurso acertado a las elipsis y en el efecto de sorpresa que produce el doble trastorno. Desde luego, lo más inesperado y gracioso es la “reparación” de la obra maestra de Picasso.

4. a. Es posible recomendar el empleo de la persona de

cortesía y, sobre todo, de las estructuras de la obligación, personal e impersonal. Ejemplos: Consuelo (o Remedios), tendrá usted que recoger las colillas y tirarlas a la basura. / Habrá también que pasar la aspiradora. / Será necesario recuperar los libros y disponerlos en la biblioteca… b. Entre otras posibilidades: Desempolvar el pasado / Como un huracán / Paisaje después de la batalla / Una artista del plumero / Hogar, dulce hogar…

5. El caso es que se venden muchos carteles de cuadros

(como los de Dalí o de Warhol) o fotografías (como las del Che Guevara o de Pancho Villa) que fueron subversivos en su tiempo y suelen adornar los interiores, hasta los más burgueses. Esta recuperación del arte por la sociedad de consumo puede estimular una reflexión colectiva. Las obras de ruptura escandalizaron antes de valorarse hasta tal punto que el sacrilegio lo representa aquí el retoque. Entran en ello una pizca de esnobismo, una parte de conformismo, otra de autoafirmación o de provocación. También a veces, se llega a conocer más la obra de arte que el suceso histó- rico al que se refiere. Exagerando un poco, puede que algunos sólo sepan de la ciudad vasca de Guernica que es un cuadro de Picasso, e incluso que otros crean que Picasso sólo es el nombre de un coche…

otros crean que Picasso sólo es el nombre de un coche… Ejercicios 1. – Los ceniceros

Ejercicios

1. – Los ceniceros están llenos de colillas.

– La criada limpia el suelo con una escoba.

– El tocadiscos sirve para escuchar música.

– El ama de casa lleva gafas.

– Los invitados se han bebido toda la botella.

– Por favor, siéntate conmigo en el sofá.

2 Memoria viva

2. « Muchos de aquellos profesores son de sobra conocidos »

(l. 6) / « aquella valiosa aportación cultural » (l. 28-29) :

l’adjectif démonstratif aquel (cinq occurrences dans le texte) exprime l’éloignement dans le temps et il peut prendre, comme c’est le cas ici, une valeur laudative, inscrite dans le titre (« Hommage posthume »).

3. – Cuando estalló la guerra civil, muchos profesores de

la Universidad Complutense se fueron al frente.

– En cuanto terminen los trabajos universitarios, se publi- cará un libro.

– Se ve que cuando (en cuanto) vuelve al salón, el ama de casa queda boquiabierta.

4. – La universidad debe (de préférence, car il s’agit

d’une obligation morale) investigar sobre su pasado.

– Hay que conocer la historia. = Es preciso que se conozca

la historia.

– No debemos olvidar a los represaliados.

– Muchos tuvieron que exiliarse (il s’agit là d’une obliga- tion matérielle).

trois heures. Rappelons au préalable que cette bande dessinée, très élaborée, équivaut à un texte sur la liste des candidats au baccalauréat. Il nous semble judicieux de commencer par une lecture silencieuse de la planche El beso en España pour que les élèves en dégagent le thème et la progression, et d’étudier ensuite en détail les six premières vignettes. Au cours de la deuxième heure, après la reprise, on procèderait à l’analyse de la seconde moitié de la page, en s’appuyant sur le questionnaire conçu dans la perspec- tive d’une prestation orale. La dernière heure serait consa- crée à la compréhension de l’interview et au commen- taire oral des vignettes qui l’accompagnent. La concordance des temps, le passage au style indirect et l’utilisation de la langue familière constituent les principaux objectifs linguis- tiques. On pourra faire repérer et mémoriser les nombreuses marques d’oralité, et envisager des exercices de transpo- sition au style indirect au présent et au passé, à partir des vignettes 7 et 10 par exemple, ou encore à partir de l’ex- trait de Paracuellos del Jarama.

H
H

El beso en España

bac oral

n

Exposé

1. Esta plancha consta de cuatro tiras de tres

viñetas que forman una unidad. Gira alrededor del “pecado mortal” de la carne, del orden moral que reinaba en la España de la posguerra, como lo anuncia su título metonímico. El historietista, nacido en 1941, recuerda con tristeza los obstáculos que, en aquel entonces, tenían que superar las parejas de novios para poder simplemente besarse.

2. Es el mismo Carlos Giménez quien aparece

autorretratado en la primera viñeta delante de su pupitre y en medio de sus instrumentos de trabajo. Piensa con ternura en la libertad de la que gozan, a pesar de toda clase de apuros, los enamorados de ahora, en el presente de la enunciación, o sea, en los años posteriores a la muerte del Caudillo. Esto lleva al hombre maduro a acordarse de los tiempos grises de su juventud. Es importante esta viñeta inicial desde un punto de vista narrativo, ya que desenca- dena un flash-back en el que van desfilando imágenes de un pasado compartido por toda una generación de españoles. Una generación frustrada y repri- mida que ni siquiera disfrutó de esa bonita compen- sación: “besarse en amor y libertad”.

Propuesta 2

p. 36-37 vers le
p. 36-37
vers le

Approche pédagogique

C’est l’un des maîtres de la bande dessinée espagnole pour adultes qui est à l’honneur ici, et, à travers lui, ce qu’il est convenu d’appeler le neuvième art. Né à Madrid en 1941, Carlos Giménez s’est fait connaître par un album autobio- graphique intitulé Paracuellos del Jarama, qui retrace son enfance dans un pensionnat phalangiste de l’après-guerre. La planche de gauche est tirée d’un autre opus rétrospectif, Barrio, initialement publié en feuilleton par l’hebdomadaire satirique El Papus, dans les années 1970. L’auteur se remé- more l’ordre moral qui régnait sous le régime national- catholique de Franco. Dans un entretien, proposé en complément sur la page de droite et enregistré sur le CD Élève, il évoque l’impact de ces illustrés bon marché, modestes pourvoyeurs de divertissements et de consola- tions, sur toute une génération d’Espagnols, issus des couches populaires de la société. Cette double page, attrayante et accessible à tous les niveaux de terminale, peut faire l’objet d’une séquence de

3.

En efecto se pasa de la iglesia al cine, del cine

al

bosque de noche y luego de día, del bosque a un

descampado lleno a reventar, de ahí a las calles del propio “barrio” (título del álbum) y finalmente a

la salida del parque público. En todas partes, hasta

las más frías, clandestinas y sórdidas, se prohíbe

el beso. También el poeta Ángel González hizo un

irónico “Inventario de lugares propicios al amor” que desemboca en su exacta antítesis:

“¿A dónde huir, entonces? Por todas partes, ojos bizcos, córneas torturadas, implacables pupilas, retinas reticentes, vigilan, desconfían, amenazan. Queda quizá el recurso de andar solo, de vaciar el alma de ternura

y llenarla de hastío e indiferencia,

en este tiempo hostil, propicio al odio.” ( Tratado de urbanismo, 1967.)

4. La antepenúltima viñeta hace hincapié en la

falta de solidaridad de las parejas que se quejan cuando otra intenta colarse. La penúltima, como en la canción de Georges Brassens ( Les amoureux des bancs publics) muestra las “miradas oblicuas” de un matrimonio decente al ver a dos jóvenes pelando la pava, y el marido – parecido física- mente al ex Jefe de gobierno, José María Aznar –,

como si fuera un auxiliar de policía, está dispuesto

a decírselo todo al padre de la chica (y no del

chico, dicho sea de paso). La última alude con cinismo amargo (“Y es que con dinero…”) al afán de lucro de las autoridades, lo que los mexicanos, por ejemplo, llaman concretamente “la mordida”. Egoísmo, envidia, delación y corrupción rematan así el siniestro cuadro.

5. Lo que denuncia Carlos Giménez es, por supuesto,

un sistema puritano que censuraba la expresión pública del sentimiento amoroso y propiciaba al contrario la hipocresía, el egoísmo, la desconfianza,

el odio. Para ello se vale de una técnica clásica, la

llamada “línea clara” de la escuela belga del cómic:

construcción lineal, separación de viñetas, realismo del grafismo, combinación de discurso directo y de voz narrativa. El montaje, de tipo cinematográfico, alterna los encuadres y la escala de los planos. El

humor estriba en el desfase entre la aparente neutra- lidad de la voz en off y la vehemencia, algo trivial

a veces, de las escenas y de las réplicas. Sin embargo,

la sonrisa del dibujante no deja de ser benévola con

aquellos amantes juveniles que, a pesar de todo, no desarmaban nunca y se las ingeniaban para burlar la censura…

Entretien

1. El franquismo se apoyaba en dos pilares, que eran

el Ejército y la Iglesia, y esta expresión – “la España del nacional-catolicismo – remite a la retórica fran- quista. A diferencia del nacional-socialismo alemán, el general Franco optó por el nacional-catolicismo, se autoproclamó “Caudillo por la gracia de Dios”, pretendió librar una Cruzada contra las fuerzas del mal (“rojos”, judíos y masones).

2. El grafismo es realista y expresivo. Es de notar

el contraste entre la representación, casi siempre amable y simpática, de los novios, y la cara de pocos amigos de los representantes del orden (con el ceño fruncido y la boca muy abierta). Juega el guionista con la metáfora de la caza a los enamo- rados, perseguidos y acosados como si fueran delin- cuentes o animales, mientras que los acechan sin parar los feroces cazadores. El dibujante explota también los recursos de la tipografía (las réplicas en negrilla y los numerosos signos de admiración traducen la estridencia de las voces) y los picto- gramas (las notas de música y la fragmentación de los globos más sonoros). El dedo índice del cura furibundo se sale de la segunda casilla como para dar más impacto a su sermón, y también para señalar el título (un mero beso convertido en “pecado mortal”).

3. Pregunta de expresión libre. El alumno tiene que

poner ejemplos precisos, y se puede recomendar que entre ellos figure alguno de España o de Hispanoamérica.

G
G

Entrevista

La entrevista, grabada en el CD del alumno, va destinada a una actividad de comprensión audio-oral. Su contenido es el siguiente:

Iván TUBAU: – En una tesis de licenciatura reciente que he dirigido, Juana Gallego, su autora, llega a la conclusión de que casi todos los dibujantes de histo- rieta “seria” proceden de familias obreras, todos han sido niños pobres.

Carlos GIMÉNEZ: – Sí. El dibujante de historietas, salvo muy raras excepciones, procede de capas sociales muy bajas. Esto tiene su lógica, porque el cómic español siempre ha sido una lectura de una clase más bien prole- taria. El tebeo tradicional español era una cosa relati- vamente barata, y además en los barrios los tebeos se alquilaban por diez céntimos y leíamos el mismo todos. El tebeo era una cosa muy popular, y lógicamente los grandes lectores de tebeos imagino que habrán procedido de las clases bajas. Porque un niño de la clase burguesa que hubiera tenido aptitudes para el dibujo habría tenido enseguida lienzos, caballetes, tubos de óleo, habría conocido la pintura, la Cultura con mayúscula, su papá habría querido que fuese pintor. […] Ahora es cuando los tebeos son un poco caros, pero antes iban dirigidos a un público con un poder adquisitivo muy bajo.

Cuadernos de divulgación de la historieta, n° 1, 1982.

1. Historieta = cómic (anglicismo al uso) = tebeo (de contenido

más infantil). Se puede decir también “tira”.

2. Según él, en los tiempos de la posguerra y hasta en los

años 60, los autores y los lectores de historietas pertenecían a las capas populares de la sociedad porque los tebeos tradicio- nales estaban al alcance de los más necesitados e incluso se podían alquilar por unos diez céntimos. Hoy en día los álbumes son mucho más lujosos y caros, y el noveno arte goza de mayor reconocimiento.

3. Este ejercicio de expresión escrita permite a los alumnos

entrenarse para el examen escrito. Las historietas de Giménez, entre otros, demuestran a todas luces que este género no es tan subalterno como pretenden sus detractores. Eso va en gustos, desde luego, pero depende principalmente del talento de sus exponentes.

pero depende principalmente del talento de sus exponentes. Ejercicios 1. – una “pareja de novios” (v.

Ejercicios

1. – una “pareja de novios” (v. 3) – “un pecado” (v. 2) –

2 Memoria viva

– Los vecinos lo contaron todo a sus padres para que les echaran un sermón.

– Los guardias civiles les llevaron a la comisaría sin que ellos hicieran nada malo.

– A mí no me gustaría que volvieran tiempos tan odiosos.

4. – Como salga yo del coche, peor para ti.

– Como no vuelvas a casa antes de las doce de la noche,

tu padre te pegará una paliza.

– Como sus hijos no aprueben los exámenes, les obligará a estudiar durante las vacaciones.

5. Viñeta 1: « Les bons endroits étaient toujours pleins

de monde.

– Vous nous laissez une petite place, s’il vous plaît ?

– Vous n’aviez qu’à venir avant !

– Vous ne voyez pas qu’on est au complet !

– Quel toupet ! Ils sont les derniers à arriver et ils veulent prendre la meilleure place ! » Viñeta 2: « C’était une erreur de se faire la cour à l’in- térieur même du quartier.

– Tiens, regarde ! Cette blonde-là, ce ne serait pas Mari- Pili, la fille du septième ?

– Si, je vais en toucher deux mots à son père pour qu’il lui flanque une correction. »

Viñeta 3: « Le mieux était de rester dans le parc après la fermeture, et en sortant…

– Vous avez une amende de 6 pesetas pour fréquenta-

tion de lieux publics en dehors des horaires autorisés.

– Le compte y est !

Il faut dire qu’avec un peu d’argent, n’est-ce pas… »

A tu ritmo

G
G

¿Más vale tarde que nunca?

pas… » A tu ritmo G ¿Más vale tarde que nunca? p . 3 8 una

p. 38

una “multa” (v. 12) – “¡Fuera de aquí!” (v. 9) – “¡Estáis rodeados!” (v. 7) – “¡Haber venido antes!” (v. 10)

Ce bref article s’inscrit dans le cadre de la séquence dans la mesure où il est question de la reconnaissance, officielle et tardive, de la responsabilité des États-Unis d’Amérique

2.

– ¡Qué recuerdos más tristes!

dans les lynchages commis depuis la fin du XIX e siècle, en

¡Qué cura tan agresivo!

particulier par les membres du Ku Klux Klan. Une sorte

¡Qué sitios más concurridos!

de repentance. Il se prête à une activité de compréhension de l’oral

3.

– Los novios se besaban en el cine antes de que se encen-

et d’expression orale (ou, en partie, écrite), à la portée

dieran las luces.

de tous, y compris d’une terminale LV3. Une séance

d’une heure suffit amplement, en demi-groupe de préfé- rence, et elle peut éventuellement être confiée à l’assis- tant(e) d’espagnol.

être confiée à l’assis- tant(e) d’espagnol. Compréhension de l’oral He aquí la transcripción del

Compréhension de l’oral

He aquí la transcripción del texto grabado en el CD del alumno (en negrilla van las palabras que faltaban en el libro de texto).

Las ejecuciones callejeras afectaron a 5.000 personas entre 1882 y 1968. El Senado de EE UU, en su sesión del 13 de junio de 2005, decidió pedir perdón a las víctimas, expresar “su profunda simpatía y su más solemne pesar” a los descendientes de “aquellos que fueron privados de la vida, de la dignidad humana

y

de las garantías constitucionales”, y recordar “la

historia del linchamiento, para asegurar que estas tragedias nunca se olvidarán ni se repetirán […]”. El origen del término “linchamiento” se atribuye al capitán William Lynch, que en 1780 puso en pie un comité para mantener el orden en la revolución contra el dominio británico. La práctica se mantuvo después como “la ley de Lynch”. Antes de la guerra

civil, los asesinatos fueron indiscriminados e incluían

a

delincuentes y salteadores, pero, desde finales del

XIX, los objetivos preferidos fueron miembros de minorías : judíos, hispanos, asiáticos, indios y, sobre todo y con gran diferencia, negros.

 

José Manuel CALVO, El País, 14/06/2005.

Expression orale et écrite  José Manuel C ALVO , El País , 14/06/2005. 1. En 2005, el Senado reconoció

1. En 2005, el Senado reconoció solemnemente la culpa de

los Estados Unidos de América por el linchamiento, entre 1882 y 1968, de unas 5.000 personas que formaban parte de las minorías, siendo los negros los más castigados.

2. Esta actividad conviene para un grupo reducido. Se

recomienda una preparación de unos quince minutos, seguida por una lectura comentada de los trabajos.

G
G

Te recuerdo, Amanda

Víctor Jara n’avait pas 40 ans lorsqu’il fut atrocement assassiné en septembre 1973 dans le stade national de Santiago du Chili où il s’était produit plusieurs fois. Il

fut l’un des principaux représentants de la Nueva Canción chilena qui a percé dans les années 1960 et 1970. Engagé aux côtés du parti communiste de son pays, il est l’au- teur, le compositeur et l’interprète de nombreux succès populaires, dont Te recuerdo, Amanda. Cette chanson, simple et émouvante, a fait le tour du monde. Elle est proposée dans notre manuel en vue d’une exploitation orale, mais elle peut figurer aussi sur la liste de textes, notamment pour des élèves de terminale LV3. Afin de ménager l’intérêt de la séance de cours, on peut commencer par étudier le refrain reproduit dans le livre de l’élève avant de donner à entendre la totalité de la chanson et de découvrir le dénouement funeste.

He aquí la letra completa de la canción de Víctor Jara, grabada en el CD del alumno.

ESTRIBILLO

Te recuerdo, Amanda, la calle mojada, corriendo a la fábrica donde trabajaba Manuel. La sonrisa ancha, la lluvia en el pelo, no importaba nada:

ibas a encontrarte con él, con él, con él, con él, con él.

COPLA 1

Son cinco minutos. La vida es eterna en cinco minutos. Suena la sirena

de vuelta al trabajo,

y

tú caminando

lo

iluminas todo.

Los cinco minutos

te

hacen florecer.

ESTRIBILLO

COPLA 2

Que partió a la sierra, que nunca hizo daño, que partió a la sierra,

y

en cinco minutos

quedó destrozado. Suena la sirena de vuelta al trabajo. Muchos no volvieron, tampoco Manuel.

ESTRIBILLO

De la compréhension de l’oral à l’expression orale 2 Memoria viva imperfecto y el gerundio

De la compréhension de l’oral à l’expression orale

2 Memoria viva

imperfecto y el gerundio del estribillo ponen de relieve la duración de los hechos y la persistencia del recuerdo.

1.

No se sabe a ciencia cierta quién se expresa aquí en primera

5.

La letra, sin ningún grito de rebelión, resulta sencilla y

persona (“Te recuerdo”): será probablemente un amigo de la

conmovedora. Puede relacionarse con un famoso poema de

pareja, testigo de su historia. Habla de un trabajador manual que se llama precisamente Manuel. Tuteándola, el locutor se dirige a la novia del obrero, su amada y su amante, que lleva

Jacques Prévert, interpretado por Yves Montand: Rappelle- toi, Barbara. Una misma sobriedad caracteriza la melodía nostálgica y la voz suave del cantante, acompañada simple-

el

nombre también predestinado de Amanda.

mente por una discreta guitarra.

2.

Amanda y Manuel se querían y aprovechaban cada pausa

para verse. Un testigo diario de esos encuentros “relám-

pagos” (nunca mejor dicho) recuerda la carrera bajo la lluvia de la muchacha, irradiando felicidad camino de la fábrica. Pero todo quedó roto de repente el día en que Manuel se fue

a

la sierra y murió junto con otros compañeros. No se aclara

el

motivo de la tragedia: un accidente laboral, un socavón en

la mina o la represión sangrienta de una huelga. Esa duda contribuye a darle aún más impacto a la canción. Sin refe- rencias geográficas ni históricas concretas, el texto cobra un valor universal.

3. La primera copla evoca la intensidad del lazo que une a

los dos jóvenes, un lazo que parece capaz de vencer todos

los obstáculos. Se repite cinco veces la expresión “con él” en un crescendo que traduce la impaciencia febril de Amanda

a medida que se va acercando a Manuel, y corresponde

además a las palpitaciones de su corazón que rebosa alegría.

El que lo cuenta parece envidiar a Manuel y admirar a Amanda. La compara con una luz que lo ilumina todo y con una flor resplandeciente como si el amor la transfigurara.

Etapa de repaso

como si el amor la transfigurara. Etapa de repaso p. 39 1. – F. Batista (Cuba,

p. 39

1. – F. Batista (Cuba, 1952-1958)

– F. Franco (España, 1939-1975)

– R. Trujillo (República Dominicana, 1930-1961)

– A. Pinochet (Chile, 1973-1989)

– A. Stroessner (Paraguay, 1954-1989)

– J. Videla (Argentina, 1976-1981)

2. – un zapatero – un cartel – una zanahoria – una pesadilla

3. – primero, ante todo, en primer lugar, antes que nada –

por otra parte, por otro lado – ya que, puesto que – así – desde luego, por supuesto – por eso – entonces – además – finalmente, por fin, al fin

 

4.

– Nosotros teníamos que escondernos.

4. También eran cinco los minutos de descanso “en la

Los jóvenes deben respetar a los ancianos.

fábrica donde trabajaba Manuel”. Este detalle es un indicio

Yo tuve que estudiar la lección.

de las pésimas condiciones de trabajo de los obreros. Todo

Tú tendrás que contarlo.

se

juega en cinco minutos: el amor y la muerte. En efecto,

no hay ni un minuto que perder pero el amor dilata este

5.

– Jorge Luis Borges no es inglés sino argentino.

brevísimo lapso de tiempo que llega a representar una eter- nidad para los amantes. Sin embargo, cinco minutos

Las investigaciones universitarias son importantes pero no llegan a un público amplio.

también bastan para acabar con vidas humanas y “destrozar” un lazo que parecía indestructible.

No habrá sólo un teléfono sino también una dirección de correo electrónico.

La sirena es otro leitmotiv despiadado que vuelve a lo largo de la canción, significando el fin del recreo y la vuelta

Tus argumentos me parecen inteligentes pero no me convencen en absoluto.

al infierno. Al final, después del drama, la sempiterna sirena adquiere una resonancia fúnebre. Cabe notar por otra parte el uso de los tiempos: el presente de la primera copla actualiza la escena maravillosa (“lo iluminas todo”, “te hacen florecer”); el pretérito indefinido de la segunda copla (“partió a la sierra”, “quedó destrozado”, “no volvieron”) expresa lo brutal y lo irreversible del suceso; el pretérito

6. – El día en que terminen los trabajos de refección, será

posible visitar el monumento.

– Cuando los hombres vivan de amor, ya no habrá miseria.

– Yo te escribiré en cuanto llegue a Miami.

– Tú no podrás olvidarlo tan pronto como lo veas.

– Cuando estemos muertos, nadie se acordará de nosotros.

7. Por ejemplo:

– Mis padres habrían querido que yo dedicara más tiempo a los estudios.

– No le importaba a Amanda que lloviera.

– Preferimos no decirles nada para que no tengan (o

tuvieran) miedo.

– No me parecía posible que el anciano reconociera a su enemigo después de tantos años.

8. – « Ne déteste pas ton ennemi, parce que si tu le fais,

tu deviens en quelque sorte son esclave. Ta haine ne vaudra jamais mieux que ta paix. »

– « Moi, je ne parle pas de vengeances ni de pardons ; l’oubli est la seule vengeance et le seul pardon. »

– « Faire du bien à ton ennemi peut être œuvre de

justice et ce n’est pas ardu ; l’aimer, une tâche réservée aux anges, et non aux hommes. »

– « Rien ne se bâtit (ne s’édifie, ne se construit) sur la

pierre, tout sur le sable, mais notre devoir est de bâtir

comme si le sable était de la pierre. »

– « Bienheureux ceux qui gardent en mémoire des

paroles de Virgile ou du Christ, car elles éclaireront (illumineront) leurs jours. »

– « Dis-toi que les autres sont justes ou le seront, et, si

tel n’est pas le cas (s’il n’en est pas ainsi), l’erreur n’est pas de toi (ce n’est pas ta faute). »

Propuesta 3

n’est pas de toi (ce n’est pas ta faute). » Propuesta 3 p . 4 0

p. 40-41

Approche pédagogique

Cette double page est entièrement dédiée à Jorge Luis Borges. Son style et son univers si singuliers ont donné naissance à l’adjectif « borgésien », qui est presque passé dans la langue commune au même titre que « kafkaïen », « cornélien » ou « rabelaisien ». C’est l’oc- casion pour les élèves de découvrir l’un des auteurs de langue espagnole les plus célèbres au monde. Il n’est pas pour autant apprécié de tous les hispanisants, qui le considèrent parfois comme un écrivain pour « happy few ». Il n’est pas facile de trouver un texte complet de lui, qui soit abordable au lycée. En voici un, extrait de sa Nueva antología personal, qui ne devrait pas poser de

difficultés insurmontables, accompagné d’une photo et d’une caricature. Il s’agit d’une variation sur le thème classique de la poursuite. Elle se présente d’abord comme un récit d’évé- nements jusqu’à la ligne 15, puis comme un récit de paroles. Tel est le premier niveau de lecture : une parodie à la fois burlesque et pathétique d’un duel entre deux personnes très âgées. Ce duel n’est pas physique mais verbal, et l’échange d’arguments, centré sur la dialec- tique de la vengeance et du pardon, fait basculer le récit policier à un deuxième niveau éthique (l’allusion à Lincoln n’est pas fortuite) : a-t-on le droit de se faire justice, le temps efface-t-il l’offense ? L’épilogue fournit la clé du conte, une clé difficile à saisir (« Tuve que forcejear con la llave »). À première vue, il semble annuler l’ensemble de l’histoire, déjà dépouillée de toute anecdote super- flue (Borges ne prend pas la peine de préciser l’objet du litige entre les deux adversaires), et anéantir même toute la discussion sur le bien-fondé de la punition, puisqu’il s’avère que ce troisième niveau, discrètement annoncé par quelques menus indices (le traité d’Artémidore, notam- ment), est d’ordre onirique. Tout cela n’était donc qu’un rêve récurrent, un cauchemar qui ne cesse de hanter le narrateur paranoïaque et constitue, en quelque sorte, un châtiment auquel il ne peut échapper. On le voit : ce texte dense est beaucoup plus complexe qu’il n’en a peut- être l’air, mais il reste accessible au premier degré narratif, et l’on peut espérer une réflexion plus approfondie avec de bonnes classes littéraires ou scientifiques qui s’ini- tient à la philosophie à condition, toutefois, d’attendre le deuxième ou le troisième trimestre pour l’aborder. L’étude de cette page nécessite deux heures de cours : la première séance portera sur la rencontre des deux ennemis, la suivante sur la partie dialoguée. Une troisième séance peut être consacrée à l’approche conjointe des deux documents iconographiques : le commentaire oral permettra de réemployer une bonne partie du vocabulaire contenu dans le texte, de s’inté- resser aux procédés de fabrication d’une caricature et aussi de mettre en question cette pratique (sujette à polémiques). Il semble préférable de réserver le sujet de baccalauréat à la fin de la séquence et de donner ce travail à faire à la maison comme un devoir de synthèse. Les temps du passé (passé simple, imparfait de l’indi- catif et du subjonctif), le lexique du débat (esgrimir argumentos, contradecir, oponerse, replicar, defensa, enfren- tamiento, etc.) ainsi que les connecteurs logiques (puesto que, mientras que, aunque, sin embargo, pero, no… sino, al contrario, etc.) constituent les principaux objectifs linguistiques de la séquence.

T
T

Episodio del enemigo

bac écrit

n

vers le

Compréhension

1. Uno de los protagonistas es el narrador, se

expresa en primera persona, se llama Borges y se confunde pues con el autor, en medio de sus manuscritos. El otro, tan viejo como él, es su enemigo de infancia.

2. Son muchos los elementos que evidencian la

vejez de los dos hombres:

– “lo vi subir penosamente”, “Se ayudaba con un

bastón” (l. 1-2);

“sus viejas manos”, “Me costó percibir” (l. 3);

“el débil golpe” (l. 4);

“Tuve que forcejear con la llave” (l. 6);

“cayó en mi cama, rendido” (l. 7);

“Me incliné sobre él para que me oyera” (l. 11);

“usted ya no es aquel niño” (l. 22).

3.

La escena se desarrolló en casa de Borges,

verdadera torre de marfil al abrigo de las visitas. Llegó por fin el encuentro a la vez esperado y temido entre los dos ancianos. Nos enteramos de que un conflicto les opuso cuando niños y que el enemigo fue maltratado. La víctima, que disimu- laba quizá un revólver en su chaqueta, no pretendía vengarse sino cumplir un acto de justicia.

4. Se estableció entre ellos un diálogo sobre el

tiempo y el olvido. Borges no logró disuadir a su interlocutor y optó finalmente por despertarse, de modo que todo lo anterior se reduce a un mal sueño. Con este guiño final se cierra el misterioso relato.

5. « Encore une journée de perdue, pensai-

je. Je dus me battre avec la clé. Je craignis (j’eus peur) que l’homme ne s’écroulât (de voir l’homme s’écrouler), mais il fit quelques pas incertains, lâcha la canne, que je ne revis plus, et tomba sur mon lit, exténué. Mon anxiété l’avait imaginé maintes fois (Je l’avais maintes fois imaginé dans mon anxiété), mais alors seulement je remarquai qu’il ressemblait, presque comme un frère (d’une façon presque fraternelle), à l’ultime portrait de Lincoln. Il devait être quatre heures de l’après-midi. Je me penchai sur lui pour me faire entendre. »

2 Memoria viva

Expression personnelle

1. a. Los dos hermanos enemigos, nuevos Abel y

Caín, van al grano sin saludarse, hablan con

idéntica concisión y sin alzar la voz, como si inter- pretaran el mismo papel por enésima vez. Su argumentación es tan escueta como la trama narrativa y apunta a lo esencial. Borges reconoce su culpa pero refuta el castigo por absurdo (los hechos pasados no se pueden negar pero ya no tienen sentido puesto que ambos, agresor y víctima, han cambiado y el Borges actual no puede responder, sentirse responsable por lo que hizo el Borges niño), vanidoso (el hombre, simple mortal, se tomaría por Dios) y ridículo (no se borrarían

el

delito ni el daño). Es la hora de la verdad para

el

enemigo, que actúa con el rigor justiciero, y no

vengativo, de un obstinado Lincoln. Descarta las argucias borgianas para salir del apuro, y asegura que el olvido, obra inevitable del tiempo, no

depende de una decisión humana. Para no sufrir el castigo desproporcionado (“matar” a quien “maltrató”), Borges se vale de su última carta:

despertarse, o sea, volver a la realidad. b. Muchos detalles pueden extrañar al lector: el personaje que narra la historia lleva el nombre del autor, los dos protagonistas se reconocen enseguida aunque no se han visto nunca después del episodio infantil, el duelo opone a dos ancianos muy pare- cidos y vinculados por un mismo y lejano recuerdo,

la fragilidad física del enemigo contrasta con la

firmeza de su voz, la presencia del tratado griego

y

del retrato de Lincoln parece insólita, no se sabe

si

el enemigo lleva un arma de fuego ni por qué no

se vuelve a mencionar, la realidad y el sueño se confunden… Aparte de los detalles, es la mezcla

de los tres niveles (policíaco, dialéctico y onírico) lo que desconcierta más. A fin de cuentas no se resuelve explícitamente la cuestión moral de la legitimidad

o no del castigo, y, más allá, de la imprescriptibi-

lidad del crimen contra la humanidad. El culpable parece salvarse con una pirueta, que cabe en un mero infinitivo: “despertarme”. Pero también debe “despertarse” la reflexión del lector: a él le toca

interpretar el mensaje entendiendo que el enemigo triunfa cada noche ya que seguirá persiguiéndolo hasta su último sueño.

2. No faltan motivos para que se peleen dos niños:

el amor de una compañera, un insulto, una denuncia, un robo, un malentendido, etc. Sea cual sea el motivo imaginado por el alumno, lo impor- tante es que relate el conflicto en pasado.

Retrato caricaturesco1. Muchos sitios de la red Internet brindan informa- ciones bio-bibliográficas sobre el escritor argentino

1. Muchos sitios de la red Internet brindan informa-

ciones bio-bibliográficas sobre el escritor argentino

(www.literatura.org/Borges). Muchas anécdotas graciosas siguen circulando sobre su personalidad. Por ejemplo, a

un periodista que le preguntaba por su biografía, Borges

le contestó sonriendo: “¿Qué quiere que le diga de mí mismo? Ni siquiera sé el año de mi muerte.” Otras citas

Propuesta 4

sé el año de mi muerte.” Otras citas Propuesta 4 p . 4 2 - 4

p. 42-43

Approche pédagogique

suyas aparecen en el libro del alumno, en las páginas 39

Cette double page se compose de trois documents,

y

200.

dont deux iconographiques. Le texte et la publi- cité ont figuré au menu de l’épreuve pré-profes-

2.

La foto de la izquierda permite al alumno apreciar

sionnelle sur dossier lors de la session 2005 du

la

conformidad de la caricatura con el modelo real y

CAPES externe d’espagnol. Le calligramme est

darse cuenta de las distorsiones.

extrait du livre de Guillermo Cabrera-Infante, Exorcismos de estilo. Au mirage d’un paradis tropical,

3.

La pregunta ofrece varias pistas de análisis que los

vendu par la chaîne hôtelière Sol Meliá, s’oppose le

alumnos podrán seguir sin mayor dificultad.

témoignage de Raúl Rivero qui met plutôt en évidence l’enfer du décor.

4.

Esta cita anónima comienza como un truismo y

Le texte glose le titre du recueil dont il est extrait,

termina como una paradoja. En efecto, se suele consi- derar que la caricatura pone de realce los defectos físicos y morales del modelo, y esto es un tópico. Al sustituir la palabra “modelo” por la palabra “caricatu- rista”, la frase sorprende al lector y se opone al sentido común. Lo que pretende el caricaturista es burlarse sin compasión de alguien y granjearse la simpatía de los que

Sin pan y sin palabras, inversion amère de l’idéal révolutionnaire – Pan y libertad. En effet, le champ lexical du pain, c’est-à-dire de la satisfaction des besoins élémentaires, et celui de la liberté se retrou- vent dans tous les paragraphes. L’auteur ne manque pas de hiérarchiser les priorités : bien sûr, les nour- ritures terrestres sont vitales mais cette exigence

ríen. Se insiste pues en el efecto “boomerang” que castiga al que quería castigar.

se

première n’efface pas l’aspiration à des nourritures spirituelles, intellectuelles, affectives. L’une n’em- pêche pas l’autre, et le système en place semble avilir l’individu en le condamnant à une « batalla

Ejercicios

Ejercicios

diaria […] por unos plátanos » (l. 18) et en l’assimi-

1.

– la respuesta – el respeto – la vanidad – la fuerza –

lant ainsi à un singe. C’est la dignité humaine qui est bafouée, non seulement parce que le citoyen

la huida – el encuentro – la vejez – la fraternidad

est affamé mais parce que cette faim même, dont la responsabilité est imputée au « régime » (« [el]

2.

Temo que el hombre se desplome, pero da unos pasos

garrote insolente del Estado », l. 4), l’animalise et le

inciertos, suelta el bastón, que no vuelvo a ver, y cae en

réduit à un estomac. Toute la force du texte réside

mi

cama, rendido.

précisément dans l’effort pour exprimer et commu- niquer ce sentiment de dégradation et d’humiliation.

3.

– Lo vio subir.

Au passage et en creux, l’écrivain dénonce le ration-

Tuvo una pesadilla.

nement et le marché noir auxquels sont soumis ses

El sintió miedo.

compatriotes, à l’exception d’une minorité de privi-

Se despertó.

légiés (l. 6-8). Il critique également les entraves aux libertés fondamentales de l’éducation, de la

4.

– No miró sus manuscritos con entusiasmo sino con

presse et même de la circulation des personnes qui

nostalgia.

ont, entre autres, pour conséquences la répression,

No era abogado pero se parecía a Abraham Lincoln.

l’exil et la séparation des familles. C’est là que le

Los años no pasan sólo para mí sino para todos. – Cuando niño me maltrataste pero ahora no me importa.

motif de la « manzana », qui traverse toute la page, prend sa pleine dimension. Le mot signifie métony- miquement l’accès à la société de consommation, et

il renvoie, métaphoriquement, à l’Éden. La « manzana »

désignant aussi « un pâté de maisons », en particulier en Amérique latine, c’est la nostalgie du pays, le

retour au bercail qui est suggéré sentimentalement par cette seconde acception. En ce qui concerne Guillermo Cabrera-Infante, après avoir soutenu comme Rivero la Révolution, il

a choisi, dès 1965, de s’expatrier vers l’Angleterre.

Il y est mort en 2005 sans avoir jamais remis les pieds sur son île natale, qu’il appelait « Moscuba ». L’auteur de Tres tristes tigres aimait jouer avec les mots, comme en témoignent La Habana para un Infante difunto (titre inspiré de Maurice Ravel), Mea Cuba (double calembour), ou encore ce calligramme qui illustre le texte et peut être associé à l’annonce publicitaire. La silhouette horizontale de Cuba (« largo lagarto verde », selon l’image de Nicolás Guillén) apparaît en incrustation sur la photo de vacances, avec une légende inspirée des cartes postales. Le cliché, en vert, blanc et bleu, repré-

sente une vision idyllique de la « perle des Antilles » : cocotiers verts, sable blanc et mer azurée. Dans ce photomontage, la plage de Holguín est encerclée de rouge ; le toponyme même, dérivé de « holgar », est une promesse de plaisir et de farniente. Dans cet écrin se niche le complexe hôte- lier Sol Meliá, à capitaux majoritairement espa- gnols. En réutilisant dans son logo les couleurs du ciel et du soleil, l’annonceur met en lumière son offre promotionnelle, et le pavé rédactionnel met l’accent sur l’opportunité de redécouvrir l’Amérique. On voit la splendeur du décor, on imagine le stan- ding des chambres et on apprécie les facilités de paiement. Le contraste entre cette publicité destinée

à une clientèle espagnole à l’abri du besoin et le

témoignage de Rivero sur les conditions de vie des autochtones est saisissant. Le régime communiste de Fidel Castro s’accommode des avancées du capi- talisme étranger. On devine avec effroi l’effet que pourrait produire cette aimable invitation (« podrías estar aquí ») sur tous ceux qui vivent d’ex- pédients et, a fortiori, sur les dissidents qui crou- pissent en prison. L’étude de ce dossier est abordable en trois heures dans toutes les classes de terminale. Après avoir examiné les pré-requis contextuels fournis par le manuel, il semble préférable de commencer par le texte et de terminer par les documents icono- graphiques. Les points de langue à exploiter en priorité figurent dans la rubrique Ejercicios.

2 Memoria viva

La vuelta a la manzanafigurent dans la rubrique Ejercicios . 2 Memoria viva Comprensión 1. Hace falta pasar por este

Comprensiónrubrique Ejercicios . 2 Memoria viva La vuelta a la manzana 1. Hace falta pasar por

1. Hace falta pasar por este requisito para contextualizar el

testimonio de Raúl Rivero. La entradilla del texto, la ficha No lo olvides y la contratapa del manual proporcionan los

datos esenciales. Por más señas se puede agregar que con una superficie de 110 922 kilómetros cuadrados, la isla de Cuba

es la más extensa del Caribe y ocupa una posición geoestra-

tégica a 77 km de Haití, 140 de Jamaica, menos de 200 del Golfo de México y de Estados Unidos. La población alcanza los once millones de habitantes. La historia del país de los últimos cincuenta años, sometida al embargo económico norteamericano, se confunde con la figura del “Líder máximo”, Fidel Castro, quien reina sobre su “República democrática y socialista”, según reza la Constitución de

1976. Se estima que tres millones de cubanos viven en exilio,

y la ciudad de Miami, llamada Little Havana, concentra

una comunidad anticastrista de más de un millón de personas, despectivamente tildadas de “gusanos” (los que están en las manzanas, por así decirlo). La libreta de racionamiento se instauró desde 1962. Raúl Rivero, poeta y periodista, fundó

la agencia de noticias independiente Cuba Press en 1995. Fue

liberado en diciembre de 2004 después de pasar casi 21 meses en una cárcel por haber “conspirado” con EE.UU. (fijarse en el eufemismo, digno de los procesos estalinianos, de la acusación, que se cita al principio del texto).

2. La crisis económica se ha venido agudizando a raíz de la

caída del muro de Berlín, en 1989. Desde las primeras líneas, Raúl Rivero utiliza la primera persona del plural para expresar el deseo de sus compatriotas de ensanchar el menú más allá de la cartilla de racionamiento, de poder comprarse frutas y desayunar simplemente con pan y mante- quilla. Hace hincapié en esa “batalla diaria […] por unos plátanos y unos pescados de ojos fijos” (l. 18) (véase el lienzo de Braun-Vega, p. 32-33) que tiende a convertir a sus conciu- dadanos en una población de monos hambrientos. A estas alturas, probar alguna vez los “platillos exquisitos que proponen los libros de recetas” (l. 8-9) se parece más bien a un sueño inalcanzable.

3. En efecto, el autor se hace el portavoz de la aspiración

colectiva a un trabajo bien remunerado (l. 4), al fin de la represión política (l. 7), a una información independiente

y pluralista (l. 10-11), a una educación libre (l. 13), a la

desaparición del mercado negro y de los privilegios (l. 19- 20). Subraya en el último párrafo el ansia de todas las familias de reunirse sin trabas. Como se nota a lo largo del

texto, la denuncia es indirecta ya que, si se añoran todos

2.

Como desde el balcón de un hotel, se ven en picado el

estos derechos básicos, es que precisamente los sigue negando

el sistema vigente.

Expresión personales que precisamente los sigue negando el sistema vigente. 1. El título del libro, “Sin pan

1. El título del libro, “Sin pan y sin palabras”, aparece

claramente como la antítesis del eslogan revolucionario:

“Pan y libertad”. Son las dos isotopías que rigen el testimonio de Raúl Rivero. Según él, sus compatriotas, salvo unos pocos privilegiados (l. 7-9), sometidos al racionamiento y al mercado negro, tienen que luchar a diario contra el hambre. Además, carecen de las libertades fundamentales:

educación, prensa, circulación de las personas. Estas caren- cias llevan a parte de ellos a separarse de sus familias y a huir de la isla arriesgando sus vidas. Ahí es donde cobra todo su valor el motivo de la manzana. Este vocablo signi- fica el acceso al consumo y remite metafóricamente al paraíso. Se llama también “manzana” a un conjunto de edificios contiguos, delimitado por calles, jardines u otros espacios no edificados, de modo que “la vuelta a la manzana” expresa indirectamente la nostalgia de los exiliados, lamentablemente tachados de “gusanos”.

2. En resumen, lo que intenta y logra explicar el escritor

es ese sentimiento de deshumanización de la gente que necesita el pan de cada día, por supuesto, y se ve reducida

a humillarse para tratar de conseguirlo como si sobrevivir

fuera su única finalidad en la vida. Eso no impide que todos también quisieran poder dedicarse a “objetivos más elevados”(l. 19) a nivel familiar, social, cultural

3. La respuesta puede improvisarse oralmente en clase, o

bien prepararse en casa y por escrito. Esta cuestión, de alcance más general, afecta a todos los desterrados del mundo que suelen enfrentarse con un cúmulo de problemas de orden administrativo, económico, social, afectivo, lingüís- tico e incluso racial a veces.

Sol Meliá Cubasocial, afectivo, lingüís- tico e incluso racial a veces. mar azul, la arena blanca y los

mar azul, la arena blanca y los cocoteros verdes mecidos por la brisa. Los contornos de la isla aparecen superpuestos en la parte inferior. Una flecha blanca conduce a un círculo rojo que corresponde a la playa de Holguín, y un mensaje en condicional está escrito a nivel del mar. Este fotomon- taje se parece a una clásica tarjeta postal de vacaciones.

3. Los argumentos explícitos son: la belleza del paisaje, el

descuento promocional, el crédito gratis y los servicios

“exclusivos” (adjetivo repetido dos veces) garantizados por

el prestigioso complejo hotelero Sol Meliá, que cuenta con

unas doce instalaciones de lujo. Implícitamente el anuncio sugiere la posibilidad de disfrutar de un litoral virgen a dife-

rencia de las playas españolas superpobladas. Y, sobre todo,

la posibilidad exaltante de revivir personalmente la aven-

tura histórica de Cristóbal Colón (repetición del verbo “descubrir”, elegido adrede), quien desembarcó precisa- mente en la región de Holguín, el 27 de octubre de 1492.

4. A los turistas extranjeros se les promete un edén al

alcance de la mano mientras que los autóctonos, con su sueldo mensual medio de unos 15 , tienen que apretarse

el cinturón. Si, en los países desarrollados, se suelen criticar

los excesos de la sociedad de consumo, el anhelo cubano de “seleccionar a gusto la marca de margarina” (l. 5), por

muy irrisorio que pueda parecernos, revela las graves penu- rias del archipiélago y no debe de ningún modo movernos

a risa. Cuando se goza de todas las libertades, se tiende a

veces a subestimarlas. Igual que se fomenta el comercio responsable, tal vez se pueda abogar también por un “turismo responsable”: optar por el destino de Cuba, ¿no significa, de alguna manera, contribuir a sostener su economía y perpe- tuar el régimen totalitario? Estas consideraciones, que plan- tean problemas éticos y pueden discutirse, bien podrían formar parte de los objetivos cívicos de la secuencia.

5. Este ejercicio de expresión escrita construye una pasa-

rela entre las dos páginas, y constituye una muy interesante prueba de síntesis. El alumno puede imaginar el monó- logo del preso en primera persona del singular, o expresarse en tercera persona del singular.

1.

Esta página publicitaria emana de una gran cadena

hotelera, Sol Meliá, y va dirigida a un cliente español o

hotelera, Sol Meliá, y va dirigida a un cliente español o Ejercicios

Ejercicios

hispanohablante con recursos económicos. Su meta es venderle un viaje a Cuba, todo incluido, en las mejores

1.

– Frutas: la manzana (l. 2, 21, 31), el plátano (l. 18),

condiciones del mercado. El anuncio se compone de un

la

pera y la uva (l. 21).

fotomontaje en color que ocupa la mayor parte del espacio,

Campo léxico de la comida: el pan, la mantequilla (l. 2),

un breve texto informativo y una serie de logotipos.

la

margarina, el desayuno (l. 5), degustar, un manjar (l. 6),

2 Memoria viva

la digestión (l. 7), saborear, un platillo exquisito (l. 8), una receta (l. 9), el menú, la cartilla de racionamiento (l. 14), los alimentos (l. 16), el pescado (l. 18), un bocado de cardenal (l. 22), comerse (l. 31).

notamment http://www.desaparecidos.org/arg/ conadep/nuncamas/nuncamas.html pour disposer du rapport rédigé en 1985, sous la direction de l’Argentin Ernesto Sábato), est également envisageable

2. – Uno desea elegir su escuela.

avec des classes de spécialité. De tels sujets, sensibles ou d’actualité, figurent

– Sólo se puede(n) leer las publicaciones del Partido.

explicitement au programme culturel préconisé en

– La gente (o Uno) se las arregla como puede para comer

terminale. L’enseignant n’a évidemment pas voca-

el pan de cada día. N.B.: Claro está que la tercera persona del plural es lícita en los tres casos si el sujeto remite a los cubanos y el locutor no se incluye entre ellos.

tion à convertir sa salle de cours en tribune mili- tante, et il ne dispose sans doute pas de toute la documentation nécessaire ni du recul suffisant. Il va de soi que tout dossier à caractère politique impose donc un maximum de rigueur, de discernement et de

3.

– Tendremos un trabajo bien remunerado.

prudence pour prévenir d’éventuelles dérives.

Los libros de recetas propondrán menús variados.

La gente elegirá su marca de margarina.

Irás a Florida y tendrás derecho a volver.

Pistas

4.

Por ejemplo:

Chile / Argentina

– Es el plato más exquisito que hemos probado hasta ahora.

– Para mí, “libertad” es la palabra más preciosa que hay en castellano.

1. Las preguntas 1 de cada recuadro son claramente simé-

tricas. Los alumnos pueden imitar los modelos de cronología

La isla más bonita que conozco es Cuba.

y

de síntesis que se les proponen en las dos páginas.

 

2.

Chile: Un monumento es etimológicamente un lugar

Paseo libre

Un monumento es etimológicamente un lugar Paseo libre p . 4 4 - 4 5 Approche

p. 44-45

Approche pédagogique

Chaque chapitre se referme sur une double page de type magazine. Comme son nom l’indique, le Paseo libre se prête à de multiples possibilités d’exploita- tion. Une lecture autonome, par exemple, peut être recommandée aux élèves pour prolonger l’étude de telle ou telle proposition de la séquence. Un travail en demi-groupe peut être confié à l’assistant(e) d’espagnol et s’appuierait sur les pistes suggérées dans le manuel : une partie des élèves s’intéresserait à la page de gauche, l’autre à la page de droite, et une mise en commun conclurait la séance. Le profes- seur peut aussi sélectionner un ou deux documents et entraîner ses élèves dans l’optique de l’épreuve orale du bac. Une recherche plus approfondie, qui inclurait la consultation de sites Internet (taper

de memoria. En el caso de la foto chilena, una frase paradójica de Mario Benedetti sirve de título, y se enumeran a continuación las identidades de los difuntos, alineadas en negro sobre blanco en el muro. Los “desa- parecidos” aparecen con nombres y apellidos, o sea que no son meras sombras ni números abstractos. El mismo

procedimiento, destinado a recordar vidas rotas, se aplica en Jerusalén en memoria de las víctimas de la Shoah, también en Nueva York, Madrid y Londres en memoria de las víctimas de los atentados terroristas, y en otras partes del mundo.

Argentina: La pregunta acerca del caso argentino

tiene su respuesta en el artículo sacado de las páginas web del diario español El Mundo.

3. En ambos recuadros, la pregunta 3 invita a reflexionar

libremente sobre el impacto de los chistes, gráficos o no. Es interesante notar que los mismos chistes imperti- nentes se contaron con mínimas variaciones bajo distintas dictaduras. Los botones de muestra que siguen proceden de la Unión Soviética, de Cuba y de Chile.

– Tras muchos estudios, se ha podido averiguar que

Adán y Eva eran soviéticos (o cubanos) por dos razones:

porque vivían en el paraíso terrenal, y porque no tenían nada que ponerse.

– Anoche, un robo escandaloso se verificó en el

Ministerio de Interior. Una banda de reaccionarios sin

escrúpulos se hizo con los resultados de las elecciones. Por ese motivo, no tendrán lugar las elecciones del próximo domingo.

– La policía ha cambiado sus métodos. Desde ahora

los policías circulan tres por tres: uno que sabe leer,

otro que sabe escribir, y el tercero para vigilar a esos dos peligrosos intelectuales.

– ¿Hay derechos de autor para los chistes políticos?

Depende de su calidad: varían entre tres años de cárcel y la cadena perpetua.

– Un diario de Santiago convoca un concurso de chistes sobre Pinochet. Premio gordo: 20 años.

4. He aquí la transcripción de las dos alocuciones.

Últimas palabras de Salvador Allende, el 11 de septiembre de 1973

9:10 A.M. RADIO MAGALLANES

…Seguramente, ésta será la última oportunidad en que pueda dirigirme a ustedes. La Fuerza Aérea ha bombardeado las torres de Radio Magallanes. Mis palabras no tienen amargura sino decepción. Que sean ellas un castigo moral para quienes han traicio- nado su juramento: soldados de Chile, comandantes en jefe titulares, el almirante Merino, que se ha auto- designado comandante de la Armada, más el señor Mendoza, general rastrero que sólo ayer manifes- tara su fidelidad y lealtad al Gobierno, y que también se ha autodenominado director general de carabi- neros. Ante estos hechos sólo me cabe decir a los trabajadores:

¡YO NO VOY A RENUNCIAR! Colocado en un tránsito histórico, pagaré con mi vida la lealtad al pueblo. Y les digo que tengo la certeza de que la semilla que entregáramos a la conciencia digna de miles y miles de chilenos, no podrá ser segada definitivamente. Tienen la fuerza, podrán avasallarnos, pero no se detienen los procesos sociales ni con el crimen ni con la fuerza. La historia es nuestra y la hacen los pueblos.

Trabajadores de mi patria: quiero agradecerles la lealtad que siempre tuvieron, la confianza que depo- sitaron en un hombre que sólo fue intérprete de grandes anhelos de justicia, que empeñó su palabra en que respetaría la Constitución y la ley, y así lo hizo. En este momento definitivo, el último en que yo pueda dirigirme a ustedes, quiero que aprovechen la lección: el capital foráneo, el imperialismo, unidos a

la reacción crearon el clima para que las Fuerzas Armadas rompieran su tradición, la que les enseñara el general Schneider y reafirmara el comandante

Araya, víctimas del mismo sector social que hoy estará esperando con mano ajena, reconquistar el poder para seguir defendiendo sus granjerías y sus privilegios. Me dirijo a ustedes, sobre todo a la modesta mujer de nuestra tierra, a la campesina que creyó en noso- tros, a la madre que supo de nuestra preocupación por los niños. Me dirijo a los profesionales de la patria,

a

los profesionales patriotas que siguieron trabajando

contra la sedición auspiciada por los colegios profe- sionales, colegios clasistas que defendieron también las ventajas de una sociedad capitalista. Me dirijo a la juventud, a aquellos que cantaron

entregaron su alegría y su espíritu de lucha. Me dirijo al hombre de Chile, al obrero, al campesino, al intelectual, a aquellos que serán perseguidos, porque en nuestro país el fascismo ya estuvo hace muchas horas presente; en los atentados terroristas, volando los puentes, cortando las vías férreas, destruyendo los oleoductos y los gaseoductos, frente al silencio de quienes tenían la obligación de proceder. Estaban comprometidos. La historia los juzgará.

y

Seguramente Radio Magallanes será acallada y el metal tranquilo de mi voz ya no llegará a ustedes. No importa. La seguirán oyendo. Siempre estaré junto a ustedes. Por lo menos mi recuerdo será el de un hombre digno que fue leal con la patria. El pueblo debe defen- derse, pero no sacrificarse. El pueblo no debe dejarse arrasar ni acribillar, pero tampoco puede humillarse.

Trabajadores de mi patria, tengo fe en Chile y su destino. Superarán otros hombres este momento gris

amargo en el que la traición pretende imponerse. Sigan ustedes sabiendo que, mucho más temprano

y

que tarde, de nuevo se abrirán las grandes alamedas por donde pase el hombre libre, para construir una sociedad mejor. ¡VIVA CHILE! ¡VIVA EL PUEBLO! ¡VIVAN LOS

TRABAJADORES!

Estas son mis últimas palabras y tengo la certeza de que el sacrificio no será en vano, tengo la certeza de que, por lo menos, será una lección moral que castigará la felonía, la cobardía y la traición.

Alocución del presidente Néstor Kirchner

La Corte Suprema de nuestro país ha sacado un fallo que nos devuelve la fe en la justicia. Ha declarado la

inconstitucionalidad de las leyes de Obediencia debida

de Punto final que nos… (clamor popular) que nos llenaban de vergüenza a los argentinos.

y

Para todos aquellos que sufrieron los atroces tormentos de ese feroz pasado que generó aquella dicta- dura lamentable que sufrimos los argentinos, para los hijos, los familiares, los hermanos, las madres de Plaza de Mayo, las abuelas, creo que hoy al menos se recon- cilian con la justicia, porque es un grito de aire fresco el saber que la impunidad en la Argentina ya va a terminar. Y esto es muy, muy importante; importante porque nos devuelve la fe en las instituciones, y defini- tivamente coloca a todos los ciudadanos ante la ley. Cada uno de nosotros, en cada uno de los gestos que realiza, siempre tiene que estar frente a la ley, frente al derecho, frente a la convivencia democrática y la

2 Memoria viva

defensa de la institucionalidad, y más que nada cuando

violan, con la tortura y la desaparición de personas, los derechos mínimos de cualquier ciudadano. Este tipo de fallo nos reconcilia de nuevo a los argentinos al saber que una sociedad puede ser cada día más fuerte cuando hay justicia, cuando hay verdad

se

y

cuando no hay impunidad. Realmente, como

Presidente de los argentinos, considero un fallo muy, muy importante el que se ha dictado el día de hoy.

5. Desde luego, es necesario seguir la actualidad a través de la prensa o de Internet para poder contestar.

a través de la prensa o de Internet para poder contestar. Où sont passés les journalistes

Où sont passés les journalistes ? Campaña publicitaria de Reporters sans frontières, www.rsf.org.

Sujet de bac supplémentaire

Les documents suppémentaires ne sont proposés que dans la version imprimée du fichier pédagogique.

Secuencia 3

Música,

maestro

Introduction

Si la musique est l’un des loisirs préférés des adolescents, elle n’est souvent abordée en classe que par l’étude de chansons. Sans les exclure, puisque nous en proposons trois, cette séquence permet d’aborder d’autres facettes de ce thème universel : du pop-rock au classique, en passant par la variété, à travers des histoires, des légendes ou des réflexions plus poussées. On pourra par exemple associer l’interview du chanteur Manu Chao et la satire des tubes de l’été (dont on peut approfondir l’aspect commercial avec des ES). Le reportage sur les missions jésuites séduira plus facilement des classes intéressées par l’histoire. Enfin le dernier texte, un extrait de roman proche de l’essai, s’adresse à des classes de bon niveau ou à celles qui ont une spécialité musique (série TMD). Les Propuestas 2 et 3 trouveront leur place dans la liste de textes à présenter à l’oral du bac, la Propuesta 4 convenant plus à une classe de spécialité. Des recoupements sont aussi possibles avec d’autres chapitres du manuel : la chanson Vivir un cuento de hadas pourra clore l’étude de la séquence 4 Cruzar fronteras, de même La canción del verano se moque d’un phénomène de communication de masse (Secuencia 6), qui ne dure qu’un été (Secuencia 13). Enfin Virtuosos sin zapatos nous décrit un monde à part (Secuencia 11).

p. 46-59

nous décrit un monde à part ( Secuencia 11 ). p. 46-59 En portada F Fotografía

En portada

F
F

Fotografía de Christopher Pillitz

). p. 46-59 En portada F Fotografía de Christopher Pillitz p. 46-47 Le commentaire de cette

p. 46-47

Le commentaire de cette photo peut servir d’introduc- tion à l’étude de la séquence ou du reportage de la Propuesta 2, dont elle est d’ailleurs tirée. Sa richesse et sa beauté permettent de la considérer comme un document à part entière et non comme une simple illustration.

Se trata de un retrato: el punto de vista es frontal y el chaval está posando mirando el objetivo. El plano relativamente amplio nos deja descubrir el entorno en el que vive el chico. Las líneas horizontales y verticales crean un nuevo marco dentro de la foto- grafía; aislan al chico y llaman la atención sobre él. Globalmente, la foto está basada en los contrastes. El violonchelo asociado a la música clásica europea, a la burguesía, al marco urbano de un teatro o de una sala de conciertos contrasta con un ambiente rural más bien pobre. Este desfase está recalcado por la composición gráfica de la foto:

a) las líneas horizontales que forman la pintura de la

pared y la terraza;

b) la composición de la izquierda a la derecha: primero

la gallina y sus polluelos, luego el chico con su chelo;

c) las líneas verticales, los tres postes que enmarcan de nuevo al sujeto. Se desprende de esta foto una impresión de serenidad por su contenido, la gallina cuidando de sus crías, el orgullo del chico posando con su instrumento, pero también por los colores pasteles (ocre y azul turquesa) y la luz suave.

Propuesta 1

pasteles (ocre y azul turquesa) y la luz suave. Propuesta 1 p . 4 8 -

p. 48-49

Approche pédagogique

espectadores: “da energía de la buena a la gente, y también

a nosotros” (l. 4).

2. Por el contrario, cuando escribe canciones, lo hace ante

todo para sí mismo, lo considera como “una autolimpieza”, una “terapia” (l. 11-12). Intenta expresar así su desacuerdo con la sociedad en que vive, con la marcha del mundo.

3. Con la letra de sus canciones la gente tiene que sacar su

propia interpretación. No quiere “cortarle los sueños a la gente” (l. 22), prefiere que cada uno lo entienda a su manera.

4. La gira de tres meses que acaba de hacer le ha entusiasmado

pero no tiene muchas ganas de repetir. Supone demasiadas obli- gaciones, estar siempre pendiente de los transportes y del próximo concierto. Le apetece tocar donde él decida y cuando

 

él

decida y tanto le da que sea en un bar con pocas personas

Le texte est tiré d’un livre d’entretiens de Manu Chao avec le journaliste musical Philippe Manche. La chanson provient de l’album le plus célèbre du chanteur, qu’il a

Última estación: Esperanzaavec le journaliste musical Philippe Manche. La chanson provient de l’album le plus célèbre du chanteur,

o

en un festival, por ejemplo, con miles de espectadores.

enregistré après la dissolution de la Mano Negra. L’écoute

Expresión personal

Expresión personal

de Mentira nous permettra de confronter les généralités de l’interview avec un exemple précis. L’étude de la double

1.

Manu Chao parece tener un concepto bastante claro de

page ne devrait pas dépasser deux heures, une étude linéaire du texte offrant peu d’intérêt.

cómo quiere que sean sus conciertos. Obviamente, desea que representen algo más que escuchar un disco en casa. De ahí

Public : toutes les séries, car l’ensemble oppose peu

la

elección de la palabra “espectáculo”. La gente tiene que pasar

de difficultés de compréhension.

“un buen rato” (l. 3) no sólo escuchando sino también viendo

Objectifs linguistiques : les tournures affectives, omni-

y

hasta se diría que viviendo el concierto. Cualquiera que haya

présentes. Il faudra également inciter les élèves à réutiliser les verbes se construisant avec une préposition différente du français (Ejercicios 3). Le texte, par sa nature, se prête particulièrement à un exercice de compréhension orale, les questions de compré- hension pouvant guider la restitution. Les questions 2 et 4 de la page 49 pourront servir de conclusion : il faudra inciter les élèves à mettre en relation les affirmations de Manu Chao avec les paroles de ses chansons. Pour en savoir plus : http://www.manuchao.net.

visto un concierto de Manu Chao y su grupo “Radio Bemba Sound System” entiende lo que quiere decir cuando afirma que transmite energía a la gente. Son en efecto capaces de tocar durante tres o cuatro horas a tope, sin apenas parar entre las canciones. Quiere hacer feliz a la gente divirtiéndola, pero no para que olvide sus problemas ya que también intenta hacer pasar mensajes de “movidas sociales” (l. 5-6). Por lo visto, las largas giras de varios meses le gustan sin gustarle. Primero afirma que “ha sido una experiencia fantás- tica” (l. 26) para añadir después que no lo hará toda la vida. Le sigue encantando tocar pero no le apetece caer en la rutina de las giras programadas dí