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Herbes Folles? Oui! Pesticides? Non merci! Pesticides? Non merci!

Herbes Folles? Oui! Pesticides? Non merci! Sommaire Bloc-notes NATURE Oh la belle prunelle ! A vos
Herbes Folles? Oui! Pesticides? Non merci! Sommaire Bloc-notes NATURE Oh la belle prunelle ! A vos

Sommaire

Bloc-notes NATURE

Oh la belle prunelle !

A vos agendas !

Activités en vrac à Bruxelles !

Echos du sous-bois

* Pesticides: danger !

Joëlle Piraux et Lucie Renuart (Natagora)

danger ! Joëlle Piraux et Lucie Renuart (Natagora) Illustrations P0(dessins coci, vapo, chrysope) Bénédicte

Illustrations

P0(dessins coci, vapo, chrysope) Bénédicte Charlier P1(photo cocci) Natagora NAJ P2(dessins crayons, nloc-note) Cliparts (dessin prunelle) Bénédicte Charlier P3(photos jardins) Natagora NAJ (manneke) Clipart P4(photo criquet) Francis Houart,(photo cenelles) Natagora NAJ P5(photos insecte ds fleur) Francis Houart (dessin abeille) clipart (clématite haie, jardin Mundo-B) Natagora NAJ P6(eupatoire chanvrine) Francis Houart (photo compost) Natagora NAJ (dessin herbe) Bénédicte Charlier p8(hérisson) A. Batteux EE P9(prunelles) F. Hidvégi (arbustes) Natagora NAJ P10 (photo poison, tondeuse et dessin) Clipart P11 (photo salade) B. Charlier (photo arrosoir) Clipart P12 (pulvérisateur) Natagora NAJ (affiche) FNE P13 (photo gîte perce-oreilles) Natagora NAJ P14(dessin personnages) Clipart (dessin cocci) B. Charlier (arrosoir) Natagora NAJ P15 (dessin) Clipart (photo prépa purins, récolteur eau de pluie) Nature et Progrès P16(récipients) Nature et Progrès (photo seau)Natagora NAJ P17 (ortie, consoude) Natagora (prèle) P. Hauteclair (table) Nature et Progrès P18 (jardin) Nature et Progrès (main) Clipart P19(bardane, achillée, absinthe) Natagora NAJ P20(ail)Clipart (fougère) Nature et Progrès A. Batteux EE P21(panier prèle) Nature et Progrès P22 (dessin chrysope) B. Charlier(photo chrysope) H. Golaszewska P23(dessin herbe) CPN créer des refuges pour insectes(photo larve chrysope) E. Steinert P24-25 (dessins herbe, abri, chrysope)CPN créer des refuges pour

Comment recevoir « Herbes Folles » par internet ?

Envoyez un petit mail à benedicte.charlier(at)natagora.be !

Ce numéro a été préparé par

Bénédicte Charlier

avec l’aide de

Jean Rommes

Pascal Hauteclair

en collaboration avec Nature et Progrès Jeunes et Nature

La petite brève d’ Août

Des “bètes à bon dieu” au secours du

jardinier. Pascal Hauteclair (Natagora)

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” au secours du jardinier. Pascal Hauteclair (Natagora) 1 2 3-7 8-9 A vos agendas !

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A vos agendas !

La Bourse aux Plantes sauvages de Natagora fêtera ses 20 ans!

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* Traiter son jardin naturellement.

Jacques Dupret (Nature et Progrès)

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* Focus sur des dévoreuses de pucerons: les chrysopes

Marc Stieman (Jeunes et Nature)

de pucerons: les chrysopes Marc Stieman (Jeunes et Nature) Conception graphique Béatrice Férire Mise en page

Conception graphique

Béatrice Férire

Mise en page

Bénédicte Charlier

Dessin de couverture et intérieur

Olivier Saive

Numéro 70 Automne

2012

Retrouvez des informations pratiques et toutes nos activités

sur www.natureaujardin.be

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Des “bètes à bon dieu” au secours du jardinier

Pascal Hauteclair

Avec leur carapace bombée et colorée, les cocci- nelles sont des amis précieux pour le jardinier. En effet, une seule larve peut dévorer plus de cent pucerons en une journée ! Ce qui fait d’elles, un des meilleurs alliés pour lutter écologiquement contre les pucerons. Donc pour avoir des coccinelles au jardin, laissez-leur un peu de nourriture… des pucerons ! Mais pas de panique, dans la nature tout est une question d’équilibre… Les pucerons ont leur rôle à jouer car ils servent de garde-manger à de très nombreux insectes. Ainsi, la présence de pucerons est un signe de bonne santé de votre jardin ! Mais toutes ne mangent pas que des pucerons. Ainsi, la coc- cinelle jaune à 22 points, commune en été, se nourrit de champignons de la famille de l’oïdium. Plus d’infos sur les coccinelles sur le site de Natagora en cliquant ici ! Gagnez un abri hivernal pour coccinelles à la Bourse aux Plantes du 25 no- vembre (voir p 8-9)

Un petit coup de pouce pour les coccinelles. Envie d’un jardin accueillant pour les coccinelles ? Alors maintenez une zone enherbée, créez une bande de prairie fleurie, plantez un arbre fruitier, semez des fleurs mellifères au potager (bourrache, fenouil, cosmos…)… bref, diversifiez votre jardin !

Le Réseau Nature est là pour vous aider ! Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature www.reseau-nature.be et rejoignez les centaines de participants qui ont déjà franchi le pas !

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Oh, la belle prunelle!

Mal aimé car offrant des épines acé- rées, le Prunellier ou épine noire (Prunus spinosa) est pourtant un arbuste qui mé- rite sa place dans un jardin pour les papillons. Fleurissant abondamment au début du printemps en

avril (avant l’apparition des feuilles), c’est une source de nourriture importante pour de nombreux insectes! Comme sa famille botanique (Les Rosacées et tous ses

cousins du genre Prunus: Cerisier, Pruniers,

attractif pour de nombreuses espèces de papillons tant pour être butiné que comme plante nourricière (chenille de Théclas,Bombyx de la ronce , etc). Profitez de la Sainte-Catherine et introduisez-le au jardin sans hésiter.

Des prunelliers (livrés racines nues) ainsi qu’une quin- zaine d’autres espèces d’arbustes indigènes «bien aimés» des papillons (Aubépine, Bourdaine, Sureau noir,

il est très

)

Troène

dimanche 25 novembre à Mundo-B (info p 8-9)

)

seront en vente à la Bourse aux Plantes du

Source : Les Cahiers Techniques CPN , A la rencontre des Papillons, p.42.

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Avosagendas!

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Des visites de jardins (privés ou publics) à gogo!

Nous vous proposons quelques activités qui auront lieu sur Bruxelles cette automne et qui vous permettront de découvrir des lieux secrets, des lieux magiques, des espèces méconnues, des jardins où la nature à droit à la parole (et même plus) et où il fait bon partager sa passion et son savoir faire de l’acceuil de la nature. Alors, à vos agendas!

faire de l’acceuil de la nature. Alors, à vos agendas! Le Jardin Naturel Modèle à SCHAERBEEK
faire de l’acceuil de la nature. Alors, à vos agendas! Le Jardin Naturel Modèle à SCHAERBEEK
faire de l’acceuil de la nature. Alors, à vos agendas! Le Jardin Naturel Modèle à SCHAERBEEK

Le Jardin Naturel Modèle à SCHAERBEEK

Septembre/Octobre/Novembre-Bruxelles-

Dans cet espace public de 15 ares, situé à proximité des serres communales (aménagé et géré par la commune de Schaerbeek grâce à une bourse de BE-IBGE et en partenariat avec Na- tagora), vous pourrez découvrir comment par quelques gestes simples et peu coûteux créer des zones naturels et favoriser la biodiversité dans votre jardin. Le jardin naturel est accessible lors des animations organisées par la cellule pédagogique de la commune.

organisées par la cellule pédagogique de la commune. Accès au terrain : via le n° 411,

Accès au terrain : via le n° 411, Boulevard Lambermont à 1030 Schaerbeek (près du parc Josaphat). Arrêt de bus et tram tout proche. Activités programmées:

Début des visites à 10h00 et 13H30.

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Inscription souhaitée au Centre d’accueil des visiteurs du Parc Josaphat au 02/215.44.53 Dimanche 23 septembre
Inscription souhaitée au Centre d’accueil des visiteurs du Parc Josaphat au 02/215.44.53 Dimanche 23 septembre
Inscription souhaitée au Centre d’accueil des visiteurs du Parc Josaphat au 02/215.44.53 Dimanche 23 septembre

Inscription souhaitée au Centre d’accueil des visiteurs du Parc Josaphat au 02/215.44.53

Dimanche 23 septembre 2012 : récolte de fruits au jardin. Dimanche 28 octobre 2012 : le sol vivant. Dimanche 27 novembre 2011 : les nidifications.

sol vivant. Dimanche 27 novembre 2011 : les nidifications. La 14 è m e Nuit Européenne
sol vivant. Dimanche 27 novembre 2011 : les nidifications. La 14 è m e Nuit Européenne

La 14 ème Nuit Européenne des Chauves-Souris

Samedi 25 août-Wallonie et Bruxelles-

Cette année encore, Plecotus, le groupe de travail Chauves-souris de Natagora, vous a concocté un programme alléchant à travers toute la Wallonie et Bruxelles. Le thème de cette 14 ème édition est «Les chauves-souris et le patrimoine bâti». Venez découvrir ces petits animaux étranges à proximité d’une église, d’un château, d’une ancienne demeure et parfois, à proximité de plans d’eau.

ancienne demeure et parfois, à proximité de plans d’eau. Anderlecht: Projection vidéo, balade nocturne (FR/NL).

Anderlecht: Projection vidéo, balade nocturne (FR/NL). R.V. à 20:30 à La maison Verte et Bleue, rue du Chaudron 1, 1070 Bruxelles. Contact : Sabyne Lippens (0498/82.32.21 – sabyne.lippens(at)numericable. be) – Natagora Bruxelles+Natuurpunt Brussel+CCN Vogelzang+Commune d’Anderlecht.

Auderghem (accessible aux PMR): Projection vidéo, balade nocturne (FR/NL). R.V. à partir de 20:30 au Rouge-Cloître, dans la cour de l’abbaye, 1160 Bruxelles. Contact : Bruxelles Environnement, service Info-environnement (02/775.75.75 – info(at)ibgebim.be) – IBGE+Natagora/Plecotus+CEBE

Programme complet et situation des 45 sites sur www.natagora/nec

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Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes Dimanche 23
Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes Dimanche 23
Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes Dimanche 23
Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes Dimanche 23
Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes Dimanche 23

Jardins en Fête-Cinquième édition! Pas moins de 40 jardins vous ouvrent leurs portes

Dimanche 23 septembre-Bruxelles-

vous ouvrent leurs portes Dimanche 23 septembre-Bruxelles- Natagora s’associe à la Bibliothèque René Pechère pour

Natagora s’associe à la Bibliothèque René Pechère pour vous proposer avec le soutien de BE-IBGE une journée de découverte des jardins privés de Bruxelles: petits ou grands, architecturé ou sauvages, à vous de faire votre choix !

architecturé ou sauvages, à vous de faire votre choix ! Parmi les 40 jardins participants quelques

Parmi les 40 jardins participants quelques uns sont labellisés Réseau Nature. C’est gratuit mais une ins- cription préalable est nécessaire.

gratuit mais une ins- cription préalable est nécessaire. Inscription à partir du 2 septembre via le

Inscription à partir du 2 septembre via le site qui reprendra le programme complet de la journée: http://jardinsenfete.bvrp. net ou par téléphone au O2/642.24.84

Le Jardin Naturel Modèle de Mundo-B à IXELLES

Dimanche 25 novembre-Bruxelles-

Dans le cadre de la Bourse aux Plantes sauvages de Nata- gora (infos p 8-9) l’espace intérieur des bureaux de Mun- do-B à Ixelles vous ouvrira ses portes. Lors d’une visite guidée, en compagnie d’un membre de l’équipe «Nature au Jar- din», venez découvrir, en plein centre ville, un parking transformé en jardin naturel qui a reçu le label Réseau Nature.

plein centre ville, un parking transformé en jardin naturel qui a reçu le label Réseau Nature.
plein centre ville, un parking transformé en jardin naturel qui a reçu le label Réseau Nature.
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Les principes de base de sa conception: la non utilisation de pesticides et herbi- cides
Les principes de base de sa conception: la non utilisation de pesticides et herbi- cides
Les principes de base de sa conception: la non utilisation de pesticides et herbi- cides
Les principes de base de sa conception: la non utilisation de pesticides et herbi- cides

Les principes de base de sa conception: la non utilisation de pesticides et herbi- cides de synthèse, le choix d’espèces indigènes pour les plantations et semis et une gestion très légère pour laisser au maximum la spontanéité s’exprimer, ont permis à une biodiversité de plus en plus élevée de se développer.

Cerise sur la gâteau sac en plastique !

distribution

de compost «maison», pensez à amener votre

Accès au terrain : Mundo-B, maison du développement durable, Rue d’Edim- bourg, 26 à 1050 Bruxel- les. Suivre le fléchage une fois à l’intérieur du bâti- ment. Fiche d’accessibilité en suivant le lien suivant :

http://www.mundo-b.org/ pdf/fr/6-Plan.pdf.pdf
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Une semaine pour découvrir la Forêt de Soignes!

-31 août au 9 septembre 2012-

La LAK (Ligue des Amis du Kauwberg) vous propose de plonger dans le retranchement naturel de la commune d’Uccle:

la Forêt de Soignes et le Kauwberg.

Pour vous guider quelques personnalités : Michèle Maquet, photographe et auteur du livre « Soignes- Chemin des Grumes » aux éditions C.F.C, qui nous plonge dans le langage de la nature qui parle sans mots mais avec des formes, des couleurs, des odeurs – la senteur des écorces échauffées par le soleil -.A côté d’elle s’est ajouté un ébéniste, artiste peintre, Marcel Gossé, un « ancien » qui connaît « l’in- telligence de la main ». C’est autour de ces forces de vie offertes à foison, qu’a germé le projet d’un «semainier pour la nature ».

Au menu: expositions, conférences, promenades, animations, rencontres, etc.

INFOS

PRATIQUES

INFOS

PRATIQUES

INFOS

Expositions: à partir du 3 sept. jusqu’au 7 sept. De 11h à 17h (sauf sam. et dim. de 11h à 18h) Conférences: de 19h30 à 21h programme disponible sur www.lakasbl.be Lieu: Maison des Arts, Rue du Doyenné n° 102 à 1180 Uccle Infos: 02/375.03.03 ou www.lakasbl.be

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Avosagendas! BOURSE aux plantes sauvages Elle fête, cette année, ses 20 ans ! Venez choisir

Avosagendas! BOURSE aux plantes sauvages

Avosagendas! BOURSE aux plantes sauvages Elle fête, cette année, ses 20 ans ! Venez choisir parmi
Avosagendas! BOURSE aux plantes sauvages Elle fête, cette année, ses 20 ans ! Venez choisir parmi

Elle fête, cette année, ses 20 ans !

Venez choisir parmi nos espèces sauvages d’arbustes pour la haie, de petits fruitiers, de plantes grimpantes, de fleurs annuelles ou de vivaces en pot ou en graines.

* des petits prix ou un simple échange

* plusieurs stands d’information d’autres asbl (Nature et Progrès Bruxelles, Aves librairie, Bruxelles-Environnement, Jardins de Pomone, etc).

* des animations (intérieur et extérieur)

* un concours pour gagner un abri hivernal pour coccinelles

* un petit déjeuner équitable ou une gourmandise de Kamilou.

* une visite guidée du jardin naturel modèle

* une distribution de compost «maison»

Dim. 25 novembre 2012 de 10h00 à 16h00 Mundo-B-Maison du Développement Durable Rue d’Edimbourg, 26 à 1050 Ixelles

Métro: porte de Namur

http://www.mundo-b.org/pdf/fr/6-Plan.pdf.pdf

Attention, pas de places de parking disponibles sur place.

porte de Namur http://www.mundo-b.org/pdf/fr/6-Plan.pdf.pdf Attention, pas de places de parking disponibles sur place.
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Tableau reprenant quelques idées d’arbustes indigènes qui seront disponibles à notre Bourse à des prix
Tableau reprenant quelques idées d’arbustes indigènes qui seront disponibles à notre Bourse à des prix
Tableau reprenant quelques idées d’arbustes indigènes qui seront disponibles à notre Bourse à des prix
Tableau reprenant quelques idées d’arbustes indigènes qui seront disponibles à notre Bourse à des prix

Tableau reprenant quelques idées d’arbustes indigènes qui seront disponibles à notre Bourse à des prix très démocratiques (0,5 à 2 euros)

Nom Petits fruitiers français /latin Erable champêtre Framboisier Aubépine Acer campestre Sorbier des Rubus
Nom
Petits fruitiers
français /latin
Erable champêtre
Framboisier
Aubépine
Acer campestre
Sorbier des
Rubus idaeus
Crataegus
oiseleurs
monogyna
Fusain d’Europe
Sorbus aucuparia
Groseillier à
Euonymus
maquereau
Bourdaine
europaeus
Sureau noir
Ribes uva-crispa
Rhamnus
Sambucus nigra
Hêtre
frangula
Fagus sylvatica
Groseillier rouge
Sureau à grappes
Ribes rubrum
Cerisier à grappes
Prunus padus
Houx
Sambucus
racemosa
Ilex aquifolium
Cassis
Charme
Carpinus betulus
Noisetier
Viorne obier
Viburnum opulus
Ribes nigrum
Corylus avellana
Chêne pédonculé
Poirier sauvage
Quercus robur
Pyrus communis
Chêne sessile
Pommier sauvage
Quercus petraea
Malus sylvestris
Attention, tous les
arbustes sont livrés
racines nues, ne
tardez pas à les
replanter!
Cornouiller sanguin
Cornus sanguinea
Prunellier
Prunus spinosa
Eglantier
Rosa canina
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Joëlle Piraux et Lucie Renuart -Département Politique générale de Natagora (article paru dans “Natagora le magazine couleurs nature “ n° 48 mars-avril 2012 p 20-22

Nous avons encore un peu de temps avant que la publicité nous abreuve, dès le retour des beaux jours, de son mortel message en faveur des pesticides au jardin, alors informons-nous sur leurs dangers!

Chaque année en Belgique, sont ven- dus 35 000 tonnes de pesticides à usage non agricole (ou « biocides ») – ce sont les chiffres officiels du SPF Santé publique, Sécurité de la chaî- ne alimentaire et Environnement, pu- bliés dans le cadre du « Programme de réduction des pesticides et bioci- des » (PRPB) adopté début 2005 par le Gouvernement fédéral. Cela fait plus de 10 kilos de « substances destinées à élimi- ner ou combattre des organismes nuisibles ou indé- sirables » répan- dus par hectare, soit sur la surface d’un terrain de

football. Chaque année. Et ce chif- fre ne contient ni les produits des- tinés à l’agriculture (ou « produits phytosanitaires »), ni ceux qui sor- tent des statistiques officielles…Une évaluation récente, réalisée par le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement lui-même, reconnaît que les objectifs n’ont pas été atteints.

Vivre dans un monde parfait

Une pelouse bien or- donnée, sans mousse, sans insectes, joux- tant un alignement de fleurs souriantes sous un soleil radieux. Un monde idéal où dan- sent hirondelles, hé-

de fleurs souriantes sous un soleil radieux. Un monde idéal où dan- sent hirondelles, hé- 10
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rissons et grenouilles plus souriants encore…. Voici la publicité pour les produits qui tuent (c’est
rissons et grenouilles plus souriants encore…. Voici la publicité pour les produits qui tuent (c’est
rissons et grenouilles plus souriants encore…. Voici la publicité pour les produits qui tuent (c’est
rissons et grenouilles plus souriants encore…. Voici la publicité pour les produits qui tuent (c’est

rissons et grenouilles plus souriants encore…. Voici la publicité pour les produits qui tuent (c’est le sens exact du suffixe -cide). Convaincus par cette image mensongère déversée chaque année en début de printemps, plus ac- cessible et plus agréable que les dis- cours des environnementalis- tes ou des cancérologues, les particuliers se ruent sur ces produits, ma- joritairement en grande surface et préventivement, comme l’a démontré le CRIOC en 2006. Le produit est donc inutilisé pendant des années ou, au contraire, répandu sur les pelouses et jardins sans besoin réel ou de manière inadaptée. Mais la contamination des milieux naturels par les pesticides est aussi due au nettoyage des fonds de pulvérisateur après application ainsi qu’à l’élimination inadaptée des pesti- cides et de leurs récipients. La collecte des pesticides de tout type est pourtant prévue dans les parcs à conteneurs, en tant que « déchets spéciaux » des ménages. Les dommages pour l’envi-

ronnement de cette diffusion tous azimuts de produits tueurs sont mul- tiples : destruction des micro-orga- nismes indispensables au maintien de la fertilité du sol, toxicité vis-à- vis des insectes et acariens utiles au jardin ou à notre chaîne alimentaire – l’abeille en est l’exem- ple le plus frappant –, résistance des espèces nuisi- bles aux pesti- cides rendant le produit ineffi- cace…

bles aux pesti- cides rendant le produit ineffi - cace… Fontaine, je ne boirai pas de

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau

Mais l’un des impacts majeurs de l’utilisation des pesticides réside dans la pollution des eaux de sur- face et souterraines… où est pré- levée notre eau potable. Même si cette problématique est plus forte dans le cours aval des fleuves et ri- vières (avec un dépassement régu- lier de la valeur seuil de 0,1µg/l), elle touche l’ensemble du territoire : toutes les masses d’eau sont donc

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susceptibles d’être contaminées. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le cycle
susceptibles d’être contaminées. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le cycle
susceptibles d’être contaminées. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le cycle
susceptibles d’être contaminées. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le cycle

susceptibles d’être contaminées. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le cycle de l’eau est très lent et que beaucoup de pesticides ont une rémanence relativement importante. Des pesticides utilisés dans les années 1990 arrivent seu- lement maintenant dans notre eau de consommation…

Qui sème les pesticides récolte les problèmes

Contrairement aux agriculteurs, les particuliers ne reçoivent actuelle- ment aucun conseil et aucune me- sure de sécurité ne leur est préco- nisée. Ils ne sem- blent pas encore suffisamment conscients, lors- qu’ils manipulent de tels produits, des risques pour l’environnement comme pour leur propre santé. Tout comme la problématique de l’usage du tabac il y a quelques années, des campagnes d’information et de sensibilisation focalisées sur les

dangers des pesticides sont indispen- sables et devraient être développées beaucoup plus largement. L’usage de pesticides présente en effet un risque élevé d’atteinte à la santé humaine soit par intoxication aiguë, soit par intoxication à de très petites doses sur de longues périodes. Cela provo- que des symptômes tels que maux de tête aigus, irritations, vomissements, douleurs d’estomac et diarrhée consécutifs, pertes de conscience, œdèmes pulmonaires, cancers, leu- cémies, diminution de la fertilité… En France, de nombreux articles de presse relatent des cas d’agriculteurs victimes des suites de manipulation fré- quente de pesticides (intoxication, cancers, maladies neurologi- ques, etc.). Outre ces risques bien connus, force est d’admettre que bien des problèmes de santé dus aux pesticides ne sont pas identifiés ou recensés aujourd’hui, quand ils ne sont pas volontairement cachés par les producteurs. Ainsi, dans un

aujourd’hui, quand ils ne sont pas volontairement cachés par les producteurs. Ainsi, dans un 12 HF
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rapport de 2007, la Commission européenne admet-elle que « la plupart du temps, en l’absence
rapport de 2007, la Commission européenne admet-elle que « la plupart du temps, en l’absence
rapport de 2007, la Commission européenne admet-elle que « la plupart du temps, en l’absence
rapport de 2007, la Commission européenne admet-elle que « la plupart du temps, en l’absence

rapport de 2007, la Commission européenne admet-elle que « la plupart du temps, en l’absence de symptômes évidents d’empoisonne- ment immédiatement consécutifs à l’exposition, les personnes concer- nées n’établissent pas le rapport entre l’exposition aux pesticides et la maladie ». Le même constat est formulé par le Centre Antipoisons en Belgique. Par ailleurs, les risques de contamination sont non seulement liés à une exposition directe mais également à une exposition indirec- te touchant, de la sorte, immédiate- ment agriculteurs, consommateurs, passants et résidents (utilisation de pesticides sur des champs, traite- ment des mauvaises herbes dans les lieux publics, les centres spor- tifs, l’entretien des pelouses, sans compter les insecticides et les pro- duits d’entretien très agressifs utili- sés en milieu fermé).

Dans les pas de l’Europe En 2009, l’Union européenne a adopté une Directive visant à enca- drer l’utilisation des pesticides. Pour le 26 novembre 2012, la Belgique doit avoir transposé cette Directive

et défini un plan d’action national. Ce nouveau rendez-vous ne peut être manqué ! Natagora insiste pour que le plan d’action soit ambitieux et proactif ; elle suivra attentivement son développement par les autorités.

INFOS et liens supplémentaires sur www.natagora.be/pesticides www.semainesanspesticides.be www.natureaujardin.be

Natagora mène des réflexions sur les réglementations en vigueur ou les évolutions législatives. De là elle établit des positions et ana- lyses argumentées sur ces sujets. Ces positions sont rendues publi - ques afin d’adopter une attitude la plus constructive possible et de permettre de faire avancer les dé- bats tout en suscitant la réflexion. Depuis la parution de cet article, Natagora a rédigé un document avec sa position officielle par rap- port aux pesticides chimiques, il est disponible sur http://www. natagora.be/index.php?id=prises_

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Traiter son jardin naturellement !

Ce document est la synthèse d’une rubrique publiée dans divers numéros de la revue « Valériane » http://www.natpro.be/revuevaleriane/index.html Cette rubrique est rédigée par Jacques Dupret, un des jardiniers conseils les plus chevronnés chez Nature et Progrès.

Valériane est une édition de Nature et Progrès http://www.natpro.be/

Il y a bien longtemps nos ancêtres passèrent de l’état de « cueilleurs errants » au stade de « cultivateurs sédentaires ». Ils pratiquèrent une culture tout à fait naturelle où les végétaux produits étaient à l’abri de toute pollution et biologi- quement reproductibles. Qu’en est-il maintenant?

Après la « Grande Guerre », les fabricants d’explosifs et l’industrie pétrochimique inquiets de leurs pertes de revenus trouvèrent bien vite de nouveaux débou- chés à tous leurs produits devenus subitement inutile : de la poudre explosive ils passèrent aux engrais et aux produits chimiques destinés à l’agroalimen- taire. L’ère des pesticides et des en- grais de synthèse s’ouvrait… Pour le producteur, rien de plus facile, les produits sont si simples d’emploi: il suffit d’épandre, de diluer, d’arroser ou de pulvériser. Et pour parfaire le tout, le distributeur fournit une vaste

panoplie de produits chimi- ques dont les cultivateurs ne pourront plus se passer. La même société indus- trielle produit les graines, les fertilisants et les traite- ments en adéquation avec ce système. Pourtant, de- puis pas mal d’années, on constate ce qu’il en est…Suite à l’ac- coutumance, les nuisibles résistent, les insecticides deviennent ineffica- ces. Ces produits sont dangereux et ne font pas de différence entre nui- sibles et auxiliaires utiles au jardin , tout y passe. Même « topo » pour les herbicides et fongicides: ils tuent la vie du sol, nos abeilles meurent, les

« topo » pour les herbicides et fongicides: ils tuent la vie du sol, nos abeilles
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colonies disparaissent, de nombreu- ses maladies des végétaux deviennent incontrôlables. Pas mal de jar- diniers
colonies disparaissent, de nombreu- ses maladies des végétaux deviennent incontrôlables. Pas mal de jar- diniers
colonies disparaissent, de nombreu- ses maladies des végétaux deviennent incontrôlables. Pas mal de jar- diniers
colonies disparaissent, de nombreu- ses maladies des végétaux deviennent incontrôlables. Pas mal de jar- diniers

colonies disparaissent, de nombreu-

ses maladies des végétaux deviennent incontrôlables. Pas mal de jar- diniers ont suivi l’évolution et ont voulu profiter de l’« aubaine». D’autres, plus

«réactionnai-

res» continuè- rent à cultiver sainement,ne cherchant pas la production à outrance et préférant ré- colter des végétaux sains, nourrissants, riches en oligoéléments, en sels miné- raux et surtout exempts de tout résidu toxique. Nature & Progrès, depuis sa création, prône les techniques de la culture biologique et les jardiniers, aussi bien que les profes- sionnels de la bio, excluent tout produit toxique. Ils cultivent leur terre avec beaucoup de respect et par- ticipent au développement de la biodiversité. Nombre de jardiniers connaissent les purins d’ortie et de consoude, surtout comme

fertilisants. Mais une grande majorité d’entre eux ignore encore les nombreu- ses propriétés, intéres- santes et efficaces, que recèlent ces plantes, et bien d’autres qu’ils ont pourtant a portée de main. La cueillette est gratuite, les prépara- tions sont très simples et accessibles à tous. Leur efficacité est in- déniable et (c’est bien l’essentiel) elles ne dé- gagent aucun résidu nuisible à la santé de l’Homme et de la terre.

Quelques conseils pour passer à la pratique…

Récoltez vos plantes dans leur milieu naturel, à l’écart des routes à circu- lation, sur des terrains non traités aux produits chimiques. Respectez la nature, prélevez juste le néces- saire, sans gaspillage, protégez la biodiversité. Pour chaque prépa- ration et chaque plante, respectez bien les quantités conseillées dans les recettes. Préférez l’eau de pluie si vous en avez car elle ne contient pas de chlore et que son pH est gé-

l’eau de pluie si vous en avez car elle ne contient pas de chlore et que
l’eau de pluie si vous en avez car elle ne contient pas de chlore et que
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néralement bien équilibré. Faites fer- menter dans un récipient en bois, en plastique, inoxydable ou
néralement bien équilibré. Faites fer- menter dans un récipient en bois, en plastique, inoxydable ou
néralement bien équilibré. Faites fer- menter dans un récipient en bois, en plastique, inoxydable ou
néralement bien équilibré. Faites fer- menter dans un récipient en bois, en plastique, inoxydable ou

néralement bien équilibré. Faites fer- menter dans un récipient en bois, en plastique, inoxydable ou émaillé afin d’éviter toute oxydation. Filtrez tou- jours convenablement pour éviter les semis sauvages et la refermentation ou la putréfaction empêchant la conserva- tion du produit.

ou la putréfaction empêchant la conserva- tion du produit. La fermentation est terminée dès qu’il n’y

La fermentation est terminée dès qu’il n’y a plus de bulles (entre 3 et 8 jours suivant la plante et les conditions cli- matiques). Filtrer dans un tamis et remplir des contenants en plastique à ras bord; bien visser les bouchons afin d’éviter toute présence d’oxygène. Conserver au frais et à l’abri du soleil.

2) L’infusion

Mélanger dans un récipient en inox ou émaillé les plantes hachées et la quan- tité d’eau bouillante selon la recette. Couvrir et laisser infuser. Laisser repo- ser pendant vingt-quatre heures, filtrer et utiliser rapidement en arrosage ou pulvérisation.

Les différents types de préparation 1) L’extrait fermenté

Hacher un kilo de

plante que vous cou- vrir de dix litres d’eau dans un récipient non métallique. Brasser et oxygéner

le mélange tous les

matins et soirs et

laisser fermenter.

A partir du deuxième

jour, prélever du liquide dans un verre;

des bulles montent en surface.

du liquide dans un verre; des bulles montent en surface. 3) La décoction Disposer les morceaux

3) La décoction

Disposer les morceaux de plante et l’eau dans un récipient et laisser trem- per pendant vingt-qua- tre heures. Faire bouillir trente secondes. Laisser reposer pendant vingt- quatre heures. Filtrer et diluer selon la recette.

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Les trois plantes miracles: la prèle, la consoude et l’ortie ture des bulbes. La décoction
Les trois plantes miracles: la prèle, la consoude et l’ortie ture des bulbes. La décoction
Les trois plantes miracles: la prèle, la consoude et l’ortie ture des bulbes. La décoction
Les trois plantes miracles: la prèle, la consoude et l’ortie ture des bulbes. La décoction

Les trois plantes miracles: la prèle, la consoude et l’ortie

ture des bulbes. La décoction de prêle

soigne le marssonina, le mildiou, l’oï- dium, la rouille, le botrytis, le pied noir, la fonte des se- mis… sur les rosiers, les pommes de terre, les tomates, les cucurbi- tacées, les choux, les

arbres fruitiers, les pe- tits fruits, les fleurs… Elle agit également contre les chancres (sur les arbres), l’araignée rouge, les pucerons…L’extrait fermen- té est efficace contre la teigne du poireau et les chenilles de la piéride du chou.

La prêle des champs, Equisetum arvense est une vivace du genre Equisetum , famille des Equise- tacées. Elle contient de l’acide silicique, de l’oxyde de fer, du chlorure de potassium et d’aluminium, des tanins, des résines, de la nicotine, de la vitamine C… C’est la

Ortie Consoude Prèle
Ortie
Consoude
Prèle

silice qui agit principalement comme fongicide. Au tout dé- but du printemps, pulvérisez régulièrement le sol et les plantes avec de la décoction de prêle afin de renforcer leur résistance et d’éviter l’apparition des mala- dies cryptogamiques. Trempez vos tuber- cules, bulbes, plants et graines dans de la décoction pure, vous renforcerez vos plan- tes contre la fonte des semis, la maladie du pied noir et des liliacées et la pourri-

Pour la décoction: trempez un kilo de plante fraîche (ou deux cents grammes de plante sèche) dans cinq litres d’eau de pluie pendant six heures. Portez à ébul- lition et laissez frémir pendant trente minutes à découvert; laissez re- froidir et infuser pen- dant douze heures. Filtrez très finement, si- non les cristaux de silice risquent de boucher le gicleur du pulvérisateur.

très finement, si - non les cristaux de silice risquent de boucher le gicleur du pulvérisateur.
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La consoude officinale , Symphitum offi - cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum
La consoude officinale , Symphitum offi - cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum
La consoude officinale , Symphitum offi - cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum
La consoude officinale , Symphitum offi - cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum
La consoude officinale , Symphitum offi - cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum

La consoude officinale, Symphitum offi- cinalis et la consoude de Russie, Sym- phitum peregrinum sont une plante her- bacée de la famille des Borraginacée. L’allantoïne qu’elle contient favorise la multiplication des cellules végétales, elle stimule la vie de la microfaune du sol, profite au développement des jeu- nes semis et active la fermentation du compost.

Pour l’extrait fermenté: mouillez un kilo de plante fraîche (ou deux cents gram- mes de plante sèche) dans dix litres d’eau de pluie. Dès que les bulles ne montent plus en surface, la fermenta- tion est terminée. Filtrez et conservez en flacon fermé hermétiquement afin d’éviter toute putréfaction de l’extrait. Diluez à 5%. Mélangez en quantités égales des extraits d’or- tie, de consoude et de prêle (après fermen- tation). Vous dispose- rez ainsi d’un produit «complet». Diluez à raison d’un litre d’ex- trait pour vingt litres d’eau de pluie et pul- vérisez partout.

Pour l’extrait fermenté : mouillez un kilo de feuilles de dix litres d’eau de pluie ; après fermentation, diluez à 1/10 en arrosage au sol, et à 1/20 pour la pul- vérisation sur les arbres, les plantes, les fleurs…

Les différentes espèces d’orties sont des vivaces herbacées de la famille des Ur- ticacées dont Urtica urens, l’or- tie brûlante et Urtica dioica, la grande ortie, l’espèce que nous connaissons bien. L’or- tie renforce la santé des plan- tes, apporte des éléments or- ganiques, des oligoéléments et des minéraux, stimule la vie des organismes du sol, améliore les fonctions de la

et des minéraux, stimule la vie des organismes du sol, améliore les fonctions de la 18
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chlorophylle. C’est aussi un excellent activeur de compost. *La fermentation, diluée à un litre dans
chlorophylle. C’est aussi un excellent activeur de compost. *La fermentation, diluée à un litre dans
chlorophylle. C’est aussi un excellent activeur de compost. *La fermentation, diluée à un litre dans
chlorophylle. C’est aussi un excellent activeur de compost. *La fermentation, diluée à un litre dans

chlorophylle. C’est aussi un excellent activeur de compost.

*La

fermentation, diluée à un litre dans

dix

litres d’eau, et, pulvérisée sur les

Pour l’extrait fermenté: faites macérer un kilo de plante fraîche dans dix litres d’eau de pluie pendant vingt-quatre heures et utilisez pur comme insecti- cide. Laissez fermenter, dans les mêmes propor- tions; à l’arrêt de la fer- mentation (lorsque vous constatez l’absence de bulles de gaz), filtrez et remplissez des conte-

nant bien fermés, vous éviterez ainsi la putré- faction.

pommes de terre peut prévenir l’appa-

rition du mildiou et gêne l’installation

des doryphores.

Des recettes à l’infini

Bardane
Bardane

La bardane est une plante structu- rante; elle stimule les plantes et la vie microbienne du sol et agit comme fongicide.

L’achillée millefeuille est à utiliser préventivement, en mélange, afin de protéger vos cultures des mala- dies cryptogamiques.

L’absinthe est un excellent in- sectifuge et fongicide pour les fruitiers.

La capucine est efficace en in- sectifuge, et en fon- gicide. Certains de ses composés sou- frés sont efficaces contre le mildiou. En association, elle est bénéfique pour la pomme de terre, les

Achillée
Achillée

Usages:

le trempage des graines ou des plantes à repiquer dans l’ex- trait pur pendant trente minu- tes favorise la germination et renforce les plantes contre les maladies. *La fermentation diluée à un litre pour vingt litres d’eau est insectifuge et insecticide; protégez ou traitez pour toutes les attaques de nuisibles : acariens, carpocapses (pour les ar- bres fruitiers, pucerons…)

Absinthe
Absinthe
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cucurbitacées, le radis et la tomate. La capucine soigne le chancre des troncs d’arbres. Pour
cucurbitacées, le radis et la tomate. La capucine soigne le chancre des troncs d’arbres. Pour
cucurbitacées, le radis et la tomate. La capucine soigne le chancre des troncs d’arbres. Pour
cucurbitacées, le radis et la tomate. La capucine soigne le chancre des troncs d’arbres. Pour

cucurbitacées, le radis et la tomate. La capucine soigne le chancre des troncs d’arbres. Pour le mildiou de la tomate, pul- vérisez une infu- sion.

Il existe encore de nombreuse plantes utiles au jardin et au potager. Vous trouverez plus de rensei- gnements sur ces plantes les recettes et utilisation dans les n° 82 et suivants de la revue Valériane où vous pourrez lire la rubrique complète ainsi que dans le cahier de Nature & Pro- grès « Cultiver son jardin par les plantes ». http://www.docverte. be/noseditions/jardinage

plantes ». http://www.docverte. be/noseditions/jardinage Selon les prépa- rations, l’ail est fongicide, insec-

Selon les prépa- rations, l’ail est fongicide, insec- ticide, acaricide. Ses composés soufrés sont très actifs, elle pré- vient et guérit la cloque des pêchers, ainsi que la pourriture grise des frai- siers. Pulvérisez la macération contre la mouche de l’oignon, les attaques d’acariens et de pucerons.

La fougère aigle également est insecti- cide et répulsive peut aussi être utilisé dans la lutte contre les limaces.

Le lierre grimpant est utile dans les traitements insecticides contre les pu- cerons, les acariens et les mouches blanches.

Fougère aigle
Fougère aigle
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Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la
Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la
Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la
Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la
Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la

Nature et progrès est une association qui milite depuis 30 pour une société où la loi n’est pas dictée par le marché, mais plutôt par le bien-être de l’homme et de l’environ- nement. Pour se faire l’association travaille sur divers axes dont les principaux sont la promotion et le dévelop- pement de l’agriculture et du jardinage biologique, l’éco- bioconstruction et les énergies renouvelables. Nature et Progrès revendique une agriculture biologique avant tout paysanne et locale, respectueuse des hommes et de la nature; Une agriculture qui préserve le tissu rural et revalorise le métier de paysan, qui soutienne les savoirs faire, les semences paysannes. Seule une telle agriculture biologique est capable de préserver la biodiversité, de garantir la pérennité des sols, notre santé et celle de la terre.

Envie d’en savoir plus?

Visitez notre site http://www.natpro.be/ ou prenez contact avec la locale de Bruxel- les : natprobxl@yahoo.fr.

http://www.natpro.be/ ou prenez contact avec la locale de Bruxel- les : natprobxl@yahoo.fr. 21 HF n°70 Automne
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Focus sur des dévoreuses de pucerons: les chrysopes !

Marc Stieman de Jeunes et Nature

pucerons: les chrysopes ! Marc Stieman de Jeunes et Nature Le puceron, un véritable «ennemi à

Le puceron, un véritable «ennemi à abattre» pour certains jardiniers, a trouvé son maître: la chrysope. Bien plus efficace que les bien connues coccinelles, mais plutôt discrète, la mouche aux yeux d’or mérite d’être mieux connue.

Mieux connaître l’ennemmi

Les pucerons sont de très petits in- sectes homoptères (du grec homop-

teros, qui a les ailes semblables) su- ceurs de sève au grand

d é s e s p o i r du jardinier!

C e r t a i

sont verts et d’autres sont noirs, certains ont des ailes et d’autres n’en ont pas. Toujours est-il que tous cau- sent des dégâts aux plantes, pouvant aller jusqu’à la mort de celles-ci!

et son prédateur

Les chrysopes appelées «mouches aux yeux d’or» sont souvent confon- dues avec des éphémères. Ce sont des insectes de couleur verte, parfois brune, fragiles d’aspect avec deux paires de grandes ailes membraneu- ses (Névroptères) et de longues an- tennes. Leurs larves dévorent si bien les pucerons qu’elles sont appelées «lions des pucerons»! Les chrysopes sont actives en grande partie la nuit et, comme beau- coup d’insectes crépusculaires ou nocturnes, el- les sont attirées par les lumières artificielles.

crépusculaires ou nocturnes, el- les sont attirées par les lumières artificielles. n s 22 HF n°70

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Elles passent par quatre stades très dif- férents durant leur vie: œuf, larve, pupe (appelée
Elles passent par quatre stades très dif- férents durant leur vie: œuf, larve, pupe (appelée
Elles passent par quatre stades très dif- férents durant leur vie: œuf, larve, pupe (appelée
Elles passent par quatre stades très dif- férents durant leur vie: œuf, larve, pupe (appelée

Elles passent par quatre stades très dif- férents durant leur vie: œuf, larve, pupe (appelée aussi chrysalide ou nymphe) et adulte (l’imago). Elles peuvent pas- ser l’hiver à différents stades: adulte, larve, prépupe ou pupe.

Des oeufs suspendus

Les œufs de chrysope ont une struc- ture très particulière, presque unique parmi les insectes. L’œuf est placé à l’extrémité d’une sorte de fin filament appelé «pédicelle». Cette structure particulière a induit les naturalistes du passé en erreur: ils prenaient les pontes de chrysopes pour un champignon! Les œufs sont généralement pondus sur la face inférieure des feuilles et à proximité de colonies de pucerons. On suppose que ce pédicelle permet de réduire l’impact des préda- teurs (fourmis, coccinelles, …).

Digne d’un film d’horreur!

Lorsqu’elle attrape une proie, la larve en perce la cuticule (petite membrane très mince) avec ses pinces

buccales et lui injecte de la salive qui a pour but de la paralyser et de digérer les tissus internes. Elle ab- sorbera ensuite les tissus liquéfiés par le même orifice. Durant leur vie larvaire (environ 10-15 jours pour Chrysoperla carnea), les chrysopes peuvent manger plusieurs centaines de pucerons ! Non contentes d’avoir vidé leurs victimes, les larves de certaines espèces vont se parer de leur dépouille! Elles peuvent, en ef- fet, porter sur leur dos les cadavres de proies vidées de leur contenu, des débris végétaux, … Le but de cette manœuvre est de se camoufler pour se protéger contre les prédateurs (fourmis, coccinelles, …).

contre les prédateurs (fourmis, coccinelles, …). Des «mouches puan- tes» Les chrysopes dispo- sent de

Des «mouches puan- tes» Les chrysopes dispo- sent de moyens de défense assez parti- culiers. Certaines es- pèces produisent un li- quide répulsif malodorant au moyen de glandes situées au niveau du tho-

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rax. On peut sentir cette odeur sur les doigts lorsqu’on manipule par exemple une Chrysopa
rax. On peut sentir cette odeur sur les doigts lorsqu’on manipule par exemple une Chrysopa
rax. On peut sentir cette odeur sur les doigts lorsqu’on manipule par exemple une Chrysopa
rax. On peut sentir cette odeur sur les doigts lorsqu’on manipule par exemple une Chrysopa

rax. On peut sentir cette odeur sur les doigts lorsqu’on manipule par exemple une Chrysopa perla. Cette particularité a valu aux chrysopes d’être parfois appelées «mouches puantes» mais les chrysopes dispo- sent d’un moyen de défense encore plus singulier. Un tympan situé au niveau de la base des ailes an- térieures leur permet de percevoir les ultrasons émis par les chauves- souris pour repérer leurs proies. Lorsque de tels ultrasons sont cap- tés, les muscles thoraciques, qui contrôlent le mouvement des ailes, ont un réflexe de contraction qui provoque la chute de la chrysope. Les chauves-souris se détournent alors en général d’une telle proie en chute libre! De telles capacités augmentent forte- ment les chances de survie des chrysopes (47% de chance de survie en plus pour les individus normaux par rapport à des indivi- dus rendus sourds).

Des chants pour faire la cour Les chrysopes ont également des comportements complexes lors de la parade nuptiale. Elles sont capa- bles d’émettre des «chants de cour», inaudibles pour l’oreille humaine, qui consistent en une vibration transmi- se par le substrat (généralement une feuille) et créée par les mouvements de l’abdomen. La fréquence et la modulation de ces vibrations sont caractéristiques de chaque espèce et permettent le rapprochement des partenaires pour l’accouplement (les deux sexes émettent des vibrations). Ces vibrations interviennent égale- ment dans les relations de compétition entre mâles.

ment dans les relations de compétition entre mâles. Accueillir les chrysopes au jardin Vous pouvez encourager

Accueillir les chrysopes au jardin Vous pouvez encourager les chrysopes à passer l’hiver dans votre jardin en y ins- tallant un gîte qui leur per- mettra d’hiverner à l’abri du gel. Il s’agit tout simple- ment d’une sorte de nichoir qui sera placé à une hauteur de 1,50 à 2 m sur un arbre, un mur ou un piquet. Il faut veiller à ce qu’il soit exposé au

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Sud-Est ou à l’Est pour qu’il profite du soleil matinal tout en évitant les intempéries.
Sud-Est ou à l’Est pour qu’il profite du soleil matinal tout en évitant les intempéries.
Sud-Est ou à l’Est pour qu’il profite du soleil matinal tout en évitant les intempéries.
Sud-Est ou à l’Est pour qu’il profite du soleil matinal tout en évitant les intempéries.

Sud-Est ou à l’Est pour qu’il profite du soleil matinal tout en évitant les intempéries. Il est intéressant de le placer à l’abri du grand soleil (dans l’ombrage d’un arbre par exemple) pour éviter un réveil trop précoce. N’oubliez pas de placer quelques bouts de papier froissé à l’intérieur du gîte.

Je

chrysope!

construis

mon

gîte

à

Matériaux *1 m de planche en sapin de 225 mm de large et d’au moins 20 mm d’épaisseur *1 morceau de roofing pour l’étanchéité du toit *20 vis de 4 x 40 mm *clous zingués à tête plate

Encombrement *150 mm en largeur *186 mm de profondeur *225 mm de hauteur

Assemblage Etape 1: réaliser 2 fines ouvertures (l = 15 mm et L = 146 mm) dans le haut de la face avant.

Etape 2: assembler ensuite les côtés, la face avant et le dos. Etape 3: assembler enfin le toit et le fond. Etape 4: fixer le matériau d’étanchéité sur le toit avec les clous zingués.

le fond. Etape 4: fixer le matériau d’étanchéité sur le toit avec les clous zingués. 25
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Envie d’en savoir plus sur la Nature en ville, sur les jardins sauvages, sur tout
Envie d’en savoir plus sur
la Nature en ville, sur les jardins
sauvages, sur tout ce qui touche
à la nature de proximité à Bruxelles ?
Envoyez un mail à benedicte.charlier(at)natagora.be pour
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d’Herbes Folles sont disponibles sur notre site internet.
N’hésitez pas à visitez nos pages
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d’Edimbourg, 26 à 1050 Bruxelles www.natureaujardin.be E-mail: natureaujardin(at)natagora.be 26 HF n°70 Automne 2012