Vous êtes sur la page 1sur 38

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Imprimé par sur EMC-CONSULTE le mardi 17 février 2004

Page 1 sur 38

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Jean-Louis Jully : Médecin-rééducateur, médecin-chef Centre de rééducation fonctionnelle de Treboul-Douarnenez, BP 4, 29175 Douarnenez

Jeannine Auvity : Masseur-kinésithérapeute moniteur, moniteur-cadre Marc Mezzana : Médecin-rééducateur Clinique des Fontaines, 54, boulevard Aristide-Briand, 77000 Melun

France

France

Traité de Kinésithérapie-Médecine physique-Réadaptation : 26-008-C-10 (1995)

© 1995 Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS - Tous droits réservés. EMC est une marque des Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS.

Plan

Introduction Terminologie et références Examen clinique Etude sémiologique Bilan articulaire Bilan fonctionnel Surveillance et suivi évolutif au décours de la rééducation Conclusion

Introduction

Haut de page

L'épaule est le complexe articulaire le plus mobile de l'organisme, il regroupe trois articulations :

- la glénohumérale,

- la sternoclaviculaire,

- l'acromioclaviculaire,

et deux plans de glissement :

- l'omothoracique,

- l'articulation sous-deltoïdienne (2 e articulation de l'épaule selon de Seze).

Ces cinq composants interviennent de façon synergique et concomitante, chacun à un niveau angulaire déterminé, l'ensemble permettant une dynamique harmonieuse avec respect d'un rythme scapulohuméral.

La glénohumérale, élément fondamental de l'épaule, est une énarthrose à trois degrés de liberté permettant d'orienter le membre supérieur dans trois plans de l'espace. Cette articulation doit présenter deux caractéristiques paradoxales : stabilité et mobilité. La stabilité est assurée de façon passive par les ligaments et la capsule et, de façon active, par les muscles périarticulaires, la coiffe et le long biceps qui en forment les éléments principaux.

L'examen clinique doit s'attacher à un bilan analytique [ 2 ] précis et se compléter par une étude des gestes quotidiens, gestes associant des mouvements combinés conjuguant plusieurs secteurs angulaires entre eux. Ces gestes globaux font intervenir différentes chaînes articulaires incluant le thorax et le rachis.

L'évaluation de l'épaule doit rassembler un ensemble de paramètres qui permettent d'apprécier sa

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 2 sur 38

fonction, à savoir le positionnement et l'utilisation de la main dans les différents plans de l'espace. La capacité de maintien postural de ce membre sera évaluée par les mesures de force musculaire avec leur temps de contraction.

Terminologie et références

Haut de page

Avant toute évaluation, il faut déterminer la position de départ considérée comme référence. La position de référence arbitraire se définit le membre supérieur vertical, pendant le long du tronc, paume en avant.

Une terminologie précise des mouvements est indispensable [ 5 ] , particulièrement pour éviter toute confusion avec des auteurs anglo-saxons.

Détermination biomécanique du plan d'un mouvement simple

Le segment mobile se déplace dans un plan perpendiculaire à l'axe du mouvement.

Abduction (ou élévation latérale)

Elle se déroule autour d'un axe sagittal. Elle consiste à écarter le bras du tronc, dans un plan frontal. En fait le meilleur résultat, tant en force musculaire qu'en facilité de passage, est réalisé dans le plan de l'omoplate, légèrement antépositionné de 30°. Il est nécessaire de fixer l'omothoracique avec la main pour apprécier la mobilité de la seule glénohumérale (fig. 1).

En effet, l'abduction se réalise en partie dans la glénohumérale puis dans l'omothoracique, dans ses derniers degrés. Au début du mouvement, il se produit une sonnette interne avec intervention des grand dorsal et grand pectoral. L'élévation étant réalisée par le trapèze supérieur, l'abduction se poursuit avec un écartement et une bascule de l'omoplate vers l'extérieur, on parle alors de sonnette externe. Lors des mouvements de rétropulsion et rétropulsion-rotation interne, l'angle inférieur de l'omoplate bascule en dedans, réalisant une sonnette interne. Pour ces deux mouvements de sonnette, l'étude doit être comparative et on évalue alors l'hormonie du rythme scapulohuméral.

Adduction

Elle rapproche le bras de l'axe du corps et nécessite une antéposition associée pour contourner le thorax.

Adduction horizontale :

- l'adduction horizontale antérieure s'effectue à partir du bras en position R2 (abduction 90° + rotation nulle) ; - l'adduction horizontale postérieure part de la même position de référence mais réalise un mouvement vers l'arrière.

Ces deux mouvements d'adduction horizontale sont perturbés dans les atteintes antérieures avec lésion du sous-scapulaire.

Flexion (ou élévation antérieure)

Elle se réalise dans le plan sagittal, autour d'un axe transversal.

Extension (ou élévation postérieure)

Elle porte le bras en arrière dans le plan sagittal.

Rotations

Elles correspondent à des mouvements dans le plan horizontal, le sujet étant bras le long du corps,

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 3 sur 38

coude fléchi à 90° :

- la rotation interne, qui rapproche la main du thorax est gênée par ce dernier et la mesure se réalise main dans le dos ;

- la rotation externe correspond au mouvement inverse, l'avant-bras s'éloignant du thorax (fig. 2).

Position de fonction

C'est la position de départ permettant de réaliser les gestes main-bouche avec le minimum d'effort :

antéposition de 45°, abduction de 45°, rotation externe de 30° (fig. 3).

En pratique, si l'on se rapporte aux situations correspondant aux gestes quotidiens et aux positions d'immobilisation postopératoire, on distingue trois positions de départ :

- position R1 : bras le long du corps, rotation nulle, coude fléchi à 90° (fig. 4) ;

- position R2 (fig. 5) : celle où le bras est porté à 90° d'abduction, coude fléchi à 90°. Le plan de

mouvement se passe alors dans le plan sagittal, avant-bras vers le haut pour la rotation externe et

vers le bas pour la rotation interne. On fera cependant attention à ce que le mouvement s'exécute

dans les mêmes conditions contre pesanteur lors des deux mouvements, tant en rotation externe qu'en rotation interne. Pour ce dernier secteur, une simple attitude tronc fléchi en avant permet de répondre à cette condition de travail contre pesanteur ;

- position R3 : sujet en flexion de bras 90° dans le plan sagittal, coude fléchi à 90°, les mouvements de rotation balayent alors le plan frontal. Cette dernière position se rapproche plus des gestes fonctionnels d'atteinte du visage et de la bouche (fig. 6).

Examen clinique

Haut de page

Elle apprécie [ 16 ] en statique :

Inspection

- l'équilibre des ceintures, la statique. La tendance à la subluxation haute (fig. 7), associée ou non à

une antéposition de la tête humérale, sera relevée pour être corrigée avec les techniques proprioceptives de recentrage. Il faut en effet distinguer une surélévation du bloc scapulo-huméral par

contracture du trapèze d'une excentration du seul pivot glénohuméral, excentration avec migration de la tête humérale soit en haut (cas le plus fréquent), soit en avant, soit des deux composantes simultanément ;

- le degré d'amyotrophie des différents composants musculaires ;

- un éventuel décollement de l'omoplate dû à un déficit des fixateurs.

En dynamique, on note la perturbation éventuelle du rythme scapulo-huméral avec sollicitation prématurée de la composante omothoracique (fig. 8).

Palpation [ 10 ]

- L'acromioclaviculaire en dehors, dont on inspecte l'interligne articulaire.

- La pointe de la coracoïde en dedans.

Le ligament acromiocoracoïdien, que l'on peut crocheter de bas en haut, en remontant le long du sillon deltopectoral. - La voûte sous-acromiale avec les tendons de la coiffe, que l'on met en évidence par des manoeuvres de dégagement de O. Troisier [ 19 ] :

-

- pour le sus-épineux avec une rotation interne (main-fesse), il devient alors palpable dans la région antéroexterne sous-acromiale (fig. 9) ;

- pour le sous-épineux, par une rotation externe active, bras en flexion 90°, coude fléchi, on palpe ce dernier sous l'angle postéroexterne de l'acromion (fig. 10).

- Le tendon du long biceps est palpable dans sa coulisse bicipitale où on peut le faire rouler jusqu'à son extrémité supérieure.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 4 sur 38

Etude sémiologique

Haut de page

Recherche de signes conflictuels [ 13 ]

En fait, on recherche des signes de piégeage ou d'accrochage de la coiffe en zone sous-acromiale, en déroulant celle-ci de dehors en dedans.

sous-acromiale, en déroulant celle-ci de dehors en dedans. Antérosupérieur : test de Neer (fig. 11)

Antérosupérieur : test de Neer (fig. 11)

L'examinateur situé derrière le patient assis empêche la bascule de l'omoplate d'une main, tandis que de l'autre il élève le bras en antépulsion, l'ensemble réveillant une douleur vive.

Antérieur : test de Hawkinsantépulsion, l'ensemble réveillant une douleur vive. L'examinateur teste passivement la rotation interne du

L'examinateur teste passivement la rotation interne du patient, le sujet étant préalablement positionné bras en flexion à 90°, coude fléchi à 90°.

positionné bras en flexion à 90°, coude fléchi à 90°. Antéro-interne : test de Yocum (fig.

Antéro-interne : test de Yocum (fig. 12)

Le patient a la main sur l'épaule controlatérale et le praticien s'oppose à la levée du coude au-dessus de l'horizontale.

Tests isométriques (contractions résistées)

Ces tests évaluent une contraction sélective résistée des différents muscles : test de Jobe pour le sus-épineux, de Patte pour le sous-épineux, test de Gerber (ou « lift off test ») pour le sous- scapulaire.

de Gerber (ou « lift off test ») pour le sous- scapulaire. En abduction : test

En abduction : test de Jobe (fig. 13)

Pouces vers le bas, coudes tendus, bras écartés de 30° (dans le plan de l'omoplate), on demande au sujet de relever les bras. Lors de lésion du sus-épineux, le sujet n'arrive pas à monter. L'importance de l'extension lésionnelle sera précisée d'avant en arrière selon la classification de Patte [ 6 ] grâce à l'arthrographie opaque.

Patte [ 6 ] grâce à l'arthrographie opaque. En rotation externe : test de Patte (fig.

En rotation externe : test de Patte (fig. 14)

En position R2, bras en abduction à 90°, coude fléchi à 90°, on demande une rotation externe contre résistance. Si le sous-épineux est lésé, ce mouvement est impossible.

Si le sous-épineux est lésé, ce mouvement est impossible. En rotation interne : test de Gerber

En rotation interne : test de Gerber

On demande au sujet, main dans le dos, paume orientée en arrière, de faire un mouvement de décollement de la main. Celui-ci est irréalisable, ou de course nettement inférieure au côté opposé, en cas d'atteinte du sous-scapulaire (fig. 15).

en cas d'atteinte du sous-scapulaire (fig. 15) . Long biceps On teste la flexion du coude

Long biceps

On teste la flexion du coude contre résistance ou, pour faire ressortir la longue portion, le « palm up test » de Gilcreest : bras en élévation antérieure 90°, avant-bras en supination.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 5 sur 38

goniométriq ues et clini q ues : é paule Pag e 5 sur 38 De l'acromioclaviculaire

De l'acromioclaviculaire

Palpation :

Tests d'exploration

- de l'interligne à la recherche d'un point douloureux ;

- mobilisation antéropostérieure exagérée lors des luxations acromioclaviculaires stade 2 (tiroir antérieur), déplacement se réduisant en abduction ; - mobilisation verticale (touche de piano) observée dans les ruptures ligamentaires coracoclaviculaires, luxations acromioclaviculaires stade 3, le déplacement ne se réduisant pas en abduction.

L'adduction croisée passive met en évidence une souffrance de l'acromioclaviculaire dans le cadre d'une pathologie dégénérative.

De la sternoclaviculairedans le cadre d'une pathologie dégénérative. Palpation : - de l'interligne à la recherche d'un

Palpation :

- de l'interligne à la recherche d'un point douloureux ;

- mobilisation costale distale pour explorer la stabilité de la sternoclaviculaire, les lésions et luxations sont plus rares à ce niveau de par la solidarité avec le reste du gril costal.

niveau de par la solidarité avec le reste du gril costal. De l'instabilité de l'épaule [

De l'instabilité de l'épaule [ 17 ]

Test d'appréhensionDe l'instabilité de l'épaule [ 1 7 ] Armé du bras (assis), on porte le bras

Armé du bras (assis), on porte le bras en abduction et rotation externe maximale, du côté atteint le mouvement est plus ample, la pression vers l'avant du contre-appui de l'examinateur déclenche une réaction d'appréhension avec douleur.

« Relocation test »déclenche une réaction d'appréhension avec douleur. Dans les instabilités le sujet est en décubitus dorsal,

Dans les instabilités le sujet est en décubitus dorsal, bras en abduction 90°, rotation externe 80°. En bout de rotation externe, une pression de l'examinateur sur la face antérieure de l'épaule permet de réintégrer la tête humérale dans la glène.

permet de réintégrer la tête humérale dans la glène. Défilé vasculonerveux Syndrome du défilé thoracobrachial

Défilé vasculonerveux

Syndrome du défilé thoracobrachial

C'est un diagnostic différentiel à évoquer. Manoeuvre d'Allen : le membre supérieur est porté en abduction-rotation externe, en bout de mouvement. Si l'on associe une rotation opposée du cou, on obtient une diminution, voire un arrêt du pouls. D'autres manoeuvres complémentaires existent (Adson).

D'autres manoeuvres complémentaires existent (Adson). Défilé du nerf sus-scapulaire Il est testé par la

Défilé du nerf sus-scapulaire

Il est testé par la manoeuvre d'adduction croisée isométrique contre résistance. Tout déclenchement douloureux, associé à une fonte musculaire des sus- ou sous-épineux, doit faire évoquer ce tableau clinique.

ou sous-épineux, doit faire évoquer ce tableau clinique. Syndrome capsulaire http://www.emc-consulte.c

Syndrome capsulaire

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 6 sur 38

Décrit par O. Troisier avec la limitation hiérarchique et chronologique des mouvements d'antépulsion (flexion), rotation externe, abduction puis rotation interne, doit orienter vers une participation capsulaire.

Ces tests orientent vers une des composantes articulaires de l'épaule mais doivent se recouper avec les données de l'interrogatoire, de la palpation et des examens complémentaires (bilan radiographique).

Bilan articulaire

Haut de page

Mesures des différents secteurs

articulaire Haut de page Mesures des différents secteurs En passif En glénohuméral pur On recherche les

En passif

En glénohuméral purHaut de page Mesures des différents secteurs En passif On recherche les mouvements en bloquant l'omoplate

On recherche les mouvements en bloquant l'omoplate avec l'autre main, pour éviter la compensation omothoracique, sous forme de sonnette scapulaire. L'abduction est mesurée entre la verticale et l'axe du bras, 0 à 110° (fig. 16).

En globalla verticale et l'axe du bras, 0 à 110° ( fig. 16) . On prend les

On prend les compensations tant de l'omothoracique que du rachis.

- L'abduction mesurée de la même façon, on obtient : 0-180°.

- L'adduction : 0-45°.

- L'adduction horizontale est mesurée entre le plan frontal et l'axe du bras :

- adduction horizontale antérieure (vers l'avant) : 0-140° ;

- adduction horizontale postérieure (ou rétropulsion horizontale) : 0-30°.

- La flexion est mesurée entre la verticale et l'axe du bras : 0-180° (fig. 2).

- L'extension : sa mesure sera réalisée de la même façon, le bras étant porté en arrière : 0-50° (fig.

2).

- Les rotations :

- en R1 :

- rotation interne (RI) : on note le numéro de la vertèbre atteinte. Ceci étant, il faut

remarquer que cette façon de faire fait intervenir plusieurs articulations distales, dont

le coude. Si celles-ci sont atteintes, elles peuvent apporter leur propre handicap et fausser l'appréciation de l'épaule ;

- rotation externe (RE) : valeur mesurée entre le plan sagittal et l'axe de l'avant-bras, coude fléchi : 0-90°.

- Pour la cotation des rotations, D. Patte préconisait de commencer par la RI puis la RE : « tout comme le semeur qui prend avant de donner » ;

- en R2, bras dans le plan frontal :

- rotation interne : mesurée avant-bras vers le bas, entre l'horizontale et l'axe de l'avant-bras : 0-80° (fig. 17) ;

- rotation externe : mesurée avant-bras vers le haut : 0-100° ;

- en R3, idem mais bras dans le plan sagittal, RE : 0-120°, RI : 0-50°.

Ce qui donne pour les rotations en allant de la rotation interne à la rotation externe : 50-0-120°.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 7 sur 38

Un déficit de rotation interne, bras en attitude vicieuse à 20° de rotation externe, serait alors noté avec une rotation externe de 70° : 0-20-70°.

Cette méthodologie reprend celle utilisée par les orthopédistes pour les raideurs du coude.

utilisée par les orthopédistes pour les raideurs du coude. En actif Le bilan articulaire sera global

En actif

Le bilan articulaire sera global et noté suivant les mêmes principes que ci-dessus dans les intervalles de valeur évoqués au plan passif.

Seule particularité pour les rotations internes, on fera pencher le sujet en avant pour que le mouvement se réalise contre pesanteur tout comme en rotation externe.

Bilan fonctionnel

Haut de page

L'épaule est un élément d'orientation et de fixation de la racine du membre supérieur. Sans cette fixation, toute utilisation de son extrémité distale, la main, est illusoire et imprécise.

Explorer la fonction de l'épaule fait intervenir l'ensemble des articulations du membre supérieur. Il faut donc un coude, un poignet et une main exempts de toute atteinte pour avoir un reflet exact de la seule épaule.

Depuis 1989, il nous a paru intéressant de classer les habituels tests main-poche, main-épaule, etc. en quatre plans et quatre niveaux ; ceci permet alors d'explorer le membre supérieur dans les différents plans de l'espace. Nous obtenons ainsi la grille du tableau I.

Chaque test réalisé permet d'obtenir une croix dans la case correspondante. En joignant les croix extrêmes, on délimite ainsi l'aire fonctionnelle (surface explorable par le membre supérieur) [ 9 ] .

Les tests ne sont considérés comme acquis que s'ils sont réalisés totalement (loi du tout ou rien) (tableau II).

Les tests du niveau supérieur correspondent à l'alimentation et à la toilette de la moitié supérieure du corps.

Les tests à la taille et dessous (niveaux moyen et inférieur) reflètent les possibilités du sujet de s'habiller et d'exécuter sa toilette pelvienne.

Certains tests requièrent des précisions pour être validés :

- pour main-épaule opposée, il faut que la main englobe entièrement le « moignon de l'épaule » et

que le coude soit au-dessus de l'horizontale ;

- pour main-vertex, main-oreille, main-nuque, le coude doit être porté en arrière du plan frontal ;

- pour main-ceinture, le poignet doit être en contact avec la boucle de la ceinture ;

- pour main-fesse, c'est paume de main à plat, majeur dans le pli fessier ;

- pour main-poche, il faut rentrer et sortir aisément la main de la poche.

Note : tolérance : on tient compte cependant du côté opposé (si celui-ci n'est pas lésé) et il peut être accepté un déficit si celui-ci est bilatéral.

Il est important de noter la date d'acquisition de la diagonale fonctionnelle.

Cette diagonale correspond au segment joignant main-poche homolatérale à main-épaule opposée (tableau III).

C'est en effet un objectif et une période importante pour le patient car ceci reflète un début d'indépendance et une récupération des gestes quotidiens usuels.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Haut de page

Page 8 sur 38

Surveillance et suivi évolutif au décours de la rééducation

Le contrôle doit se faire au milieu et en fin de série de rééducation. Pour les épaules opérées, il sera hebdomadaire dans les 6 premières semaines postopératoires puis reprendra ensuite la fréquence vue ci-dessus.

Paramètres de surveillance à court terme

vue ci-dessus. Paramètres de surveillance à court terme Déséquilibres statiques Abduction spontanée ou mesure de

Déséquilibres statiques

Abduction spontanée ou mesure de l'angle de descente (vers le coude au corps) en dehors de toute compensation omothoracique (fig. 18) : cette valeur permet, au début, de régler le niveau d'immobilisation en fonction du délai postopératoire.

La position de la tête humérale en subluxation haute ou en subluxation antérieure, ces deux défauts sont fréquents et sont à vérifier.

Mobilitéces deux défauts sont fréquents et sont à vérifier. Mobilité passive - en abduction, en adduction

Mobilité passivedéfauts sont fréquents et sont à vérifier. Mobilité - en abduction, en adduction horizontale ; -

- en abduction, en adduction horizontale ;

- en flexion et extension ;

- en rotation interne et externe (en position R2).

Mobilité active; - en rotation interne et externe (en position R2). Dès qu'elle est réalisable, nous noterons

Dès qu'elle est réalisable, nous noterons les résultats dans les mêmes secteurs que ci-dessus.

Pour mieux faire ressortir une dysharmonie de progression, on peut regrouper ces résultats sous forme d'abaques, selon Rocher [ 14 ] ou ceux que nous utilisons (fig. 19 A).

Les paramètres reportés correspondent :

- au niveau d'immobilisation I ;

- à la force d'abduction (ABD) ;

- à la douleur (tableau IV) ;

- à la mobilisation active en flexion et en rotation externe (R2) (tableau V).

Ces valeurs sont notées sur des demi-cercles concentriques chaque semaine. Pour une suture directe du sus-épineux, nous obtenons la progression telle que sur la figure 19 A.

Ainsi la représentation visuelle est immédiate et nous déterminons alors le ou les secteurs de mobilité à privilégier lors de la rééducation.

de mobilité à privilégier lors de la rééducation. Fonction Les tests fonctionnels seront regroupés selon la

Fonction

Les tests fonctionnels seront regroupés selon la méthode de l'aire fonctionnelle [ 9 ] . L'observation de la progression de cette dernière permet d'orienter le protocole de rééducation et d'établir un prévisionnel de récupération selon la lésion et le traitement envisagé.

A moyen et long termes : les indices fonctionnels

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 9 sur 38

Les bilans précédents se complètent avec la mesure comparative de force musculaire et l'établissement d'indices chiffrés.

En effet, il est indispensable de faire le point dès la prise en charge du patient afin de pouvoir comparer et contrôler sa progression.

Ces bilans doivent faire partie de la prescription de rééducation, ils sont d'ailleurs prévus dans la nomenclature pour acte de rééducation > à AMK6 (acte de massokinésithérapie).

Pour le moyen terme : l'idéal est de prévoir un bilan d'entrée, un bilan à mi-soins puis à la fin d'une série de rééducation.

Pour le long terme : des contrôles à 6 mois, 1 an et 2 ans sont utiles pour le patient et l'équipe médicochirurgicale impliquée dans son traitement.

médicochirurgicale impliquée dans son traitement. Mesure de la force musculaire [ 1 1 ] - Les

Mesure de la force musculaire [ 11 ]

- Les groupes musculaires intéressés sont :

- les abducteurs avec plus particulièrement le sus-épineux testé dans le plan de l'omoplate,

en abduction 90° ;

- les rotateurs, dans le cas d'atteintes associées du sous-épineux ou du sous-scapulaire, ces muscles étant testés en R2.

ou du sous-scapulaire, ces muscles étant testés en R2. Evaluation de la force Elle est réalisée

Evaluation de la force

Elle est réalisée en mode isométrique avec un capteur électronique qui permet de déterminer une moyenne sur 3 mesures et 1 temps de maintien. Les valeurs sont exprimées en ratio, côté lésé sur côté sain (fig. 20).

D'autres moyens mécanisés et asservis tels que l'isocinétique peuvent apporter un complément d'information, particulièrement chez les sportifs, et relèvent d'un plateau technique plus sophistiqué.

Etablissement d'indices chiffréset relèvent d'un plateau technique plus sophistiqué. Différents auteurs ont cherché à établir des grilles

Différents auteurs ont cherché à établir des grilles d'évaluation médicochirurgicale. Les anciennes méthodes n'appréciaient que la mobilité.

Actuellement la plupart des auteurs retiennent quatre paramètres :

- douleur ;

- mobilité active ;

- fonction globale ;

- force musculaire ;

- chaque paramètre ayant une pondération chiffrée.

C. Rowe [ 18 ] fait intervenir une pondération suivant l'indication et le geste chirurgical.

Neer [ 12 ] , Patte [ 7 ] et l'indice fonctionnel de synthèse (IFS) [ 8 ] donnent 30 points pour la douleur, considérant ce facteur comme déterminant.

Constant [ 1 ] est plus modeste dans son évaluation avec uniquement 15 points.

La totalité des évaluations étant cotée sur 100 points, on s'attachera à comparer les résultats et non à retenir une valeur absolue théorique. La fiche de Constant a été retenue depuis octobre 1989 comme fiche officielle d'évaluation au sein de la SECEC, Société européenne de chirurgie de l'épaule et du coude. Cette fiche tient compte de la reprise du travail et s'applique plutôt au long terme (fig. 19 B).

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 10 sur 38

Les résultats doivent être rapportés en fonction de la valeur théorique liée à l'âge et au sexe du sujet.

Valeurs théoriques tirées des travaux de Constant étudiant la dégradation physiologique selon l'âge (tableau VI).

Pour pondérer un score de Constant, il faut faire une simple règle de 3. Ex : un homme de 62 ans

obtenant un score à 66 aura un score pondéré de :

62 ans obtenant un score à 66 aura un score pondéré de : Pour la rééducation

Pour la rééducation nous avons été amenés à développer un indice plus sensible : l'IFS (fig. 19 B).

L'examen est standardisé avec interrogation sur la douleur, report des données de mobilité active en ABD, FLEX, RI, RE, transcription des tests fonctionnels sous forme d'aire fonctionnelle et force musculaire, complété par l'appréciation subjective du patient.

Un tel bilan peut apporter sa contribution dans une argumentation médicolégale et est une carte d'identité de l'épaule du patient à un temps donné.

Ces indices permettent par ailleurs de savoir si la rééducation a apporté une amélioration objective au cas envisagé. Par exemple, lors d'un traitement fonctionnel d'une rupture de coiffe, on peut considérer l'état stabilisé si on note une augmentation de 40 % des résultats et un maintien à 6 mois et 1 an, éloignant alors toute indication chirurgicale.

Le suivi de pathologies longues et pénibles, telles que les capsulites et les algoneurodystrophies, est amélioré par cette méthodologie et elle présente au patient des repères concrets pour appréhender ses progrès.

Conclusion

Haut de page

L'examen clinique articulaire de l'épaule doit être méthodique, systématisé et sélectif.

Après avoir évoqué des signes pathologiques spécifiques orientant vers une étiologie précise, il faut alors évaluer les possibilités du sujet à son bilan initial puis après rééducation.

Ce bilan comportera un temps d'évaluation goniométrique des mobilités passives et actives, une exploration des gestes combinés et une évaluation de la force de maintien, l'ensemble devant permettre d'établir une évaluation chiffrée sous forme d'indice, situant alors le patient dans un prévisionnel de récupération fonctionnelle.

Références Bibliographiques

[1]

CONSTANT C, MURLEY A A clinical method of functional assessment of the shoulder. Clin Orthop 1987 ; 214 : 160-164

[2]

CZERTOK C, RABOURDIN JP, RIBEYRE JP Bilan analytique de l'épaule du sujet âgé. Ann Readap Med Phys 1986 ; 29 : 153-161

[3]

DELPRAT J, MANSAT M Evaluation du dommage et du handicap dans les séquelles traumatiques de l'épaule. J Readap Med 1992 ; 12 : 62-66

[4]

DEROBERT L. Examen de l'épaule. In : « La réparation juridique du dommage corporel ». Flammarion Médecine - Sciences. Paris. 1980 ; pp 689-691

[5]

GROSSIORD A, HELD JP. Bilan en orthopédie. Traumatologie. In : « Médecine de Rééducation ». Flammarion. Paris. 1981 ; pp 105-107

[6]

6GSCHWEND N, IVOSEVIC RADOVANOVIC D, PATTE D Rotator cuff relationship between clinical and anatomopathological findings. Act Orthop Traumat Surg 1988 ; 107 : 6-15

[7]

JULLY JL, AUVITY J. Examen clinique et bilans. In : « Médecine de rééducation de l'épaule douloureuse ». Frison-Roche. Paris. 1990 ; pp 29-52

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 11 sur 38

[8]

JULLY JL, KATZ D, NEROT C L'IFS : une méthode d'évaluation des possibilités fonctionnelles de l'épaule en traumatologie sportive. Cinesiologie 1991 ; 136 : 69-73

[9]

JULLY JL L'aire fonctionnelle du membre supérieur (évaluation et récupération). Cah Kine 1989 ; 139 : 17-23

[10]

MANSAT M. L'évaluation clinique. In : « L'épaule du sportif ». Masson. Paris. 1985 ; pp 14-18

[11]

MOSELEY HF. Examination of the shoulder. In : « Shoulder lesions ». Livingstone. London.

1969

; pp 22-30

[12]

NEER CS. Shoulder movement. In : « Shoulder reconstruction ». WB Saunders. Philadelphia.

1990

; pp 1-15

[13]

PATTE D Les épaules conflictuelles et douloureuses. Cah Kine 1987 ; 127 : 13-20

[14]

ROCHER C, RIGAUD A. Les articulations de l'épaule. In : « Fonctions et bilans articulaires ». Masson. Paris. 1964 ; pp 102-113

[15]

ROCKWOOD C, MATSEN F. Clinical evaluation of shoulder problems. In : « The shoulder » (vol 1). WB Saunders. Philadelphia. 1990 ; pp 159-174

[16]

RODINEAU J. L'évaluation clinique des lésions de la coiffe des rotateurs. In : « Pathologie de la coiffe des rotateurs ». Collection patholocomotrice. Masson. Paris. 1993 ; n o 26 : 31-37

[17]

RODINEAU J, COURROY JB, SABOURIN F. Evaluation clinique d'une épaule traumatique.

Epaule et Médecine de Rééducation. Collection patholocomotrice. Masson. Paris. 1984 ; pp 253-

258

[18]

ROWE C. Evaluation of the shoulder. In : « The shoulder ». Churchill Livingstone. New York.

1988

; pp 631-637

[19]

TROISIER O. Diagnostic clinique en pathologie ostéoarticulaire. Masson. Paris. 1990 ; pp 11-32

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 12 sur 38

Tableaux

Tableau I

Tableau I. Niveau Top Plans Lat. int. Ant. Lat. ext. Post. Niveaux main main main
Tableau I.
Niveau Top
Plans
Lat. int.
Ant.
Lat. ext.
Post.
Niveaux
main
main
main
main
niveau
épaule
supérieur
opposée
vertex
oreille
nuque
main
main
main
main
niveau
taille
moyen
opposée
poitrine
taille
dos
main
main
main
main
niveau
poche L
inférieur
opposée
ceinture
poche L
fesse
I
A
E
P
I : interne ; A : antérieur ; E : externe ; P : postérieur ; L :
latérale.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 13 sur 38

Tableau II

Tableau II - . Evolution d'une réinsertion transosseuse du sus-épineux (lésions stad de Patte).
Tableau II - . Evolution d'une réinsertion transosseuse du sus-épineux (lésions stad
de Patte).

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 14 sur 38

Tableau III

Tableau III.

Tableau III.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 15 sur 38

Tableau IV.

Tableau IV. - Echelle de Neer. Antépulsion Douleur active 5 Indolence > 120? 4 Douleurs
Tableau IV. - Echelle de Neer.
Antépulsion
Douleur
active
5
Indolence
> 120?
4
Douleurs climatiques
90? à 120?
Douleurs limitant
3
60? à 90?
l'effort
Douleurs mécaniques
2
30? à 60?
Douleurs permanentes
1
30?

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 16 sur 38

Tableau V.

Tableau V. - Echelle utilisée pour les rotations externes actives (R2). 0 10 et 0?
Tableau V. - Echelle utilisée pour les rotations externes
actives (R2).
0
10 et 0?
1
10?
2
20? à 40?
3
40? à 60?
4
5
60? à 80?
> 80?

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 17 sur 38

Tableau VI.

Tableau VI. Age Homme Femme Moyenne Moyenne 21-30 98 97 31-40 98 90 41-50 92
Tableau VI.
Age
Homme
Femme
Moyenne
Moyenne
21-30
98
97
31-40
98
90
41-50
92
80
51-60
90
73
61-70
83
70
71-80
75
69
81-90
66
64
91-100
56
52

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 18 sur 38

Figures

Fig. 1

et clini q ues : é paule Pag e 18 sur 38 Figures Fig. 1 Abduction.

Abduction. A . Glénohumérale pure, omoplate bloquée par la manoeuvre de Desault. B . Mouvement global avec la participation omothoracique.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 19 sur 38

Fig. 2

ues et clini q ues : é paule Pag e 19 sur 38 Fig. 2 Différents

Différents secteurs de mobilité.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 20 sur 38

Fig. 3

ues et clini q ues : é paule Pag e 20 sur 38 Fig. 3 Position

Position de fonction.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 21 sur 38

Fig. 4

ues et clini q ues : é paule Pag e 21 sur 38 Fig. 4 Position

Position R1.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 22 sur 38

Fig. 5

ues et clini q ues : é paule Pag e 22 sur 38 Fig. 5 Position

Position R2.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 23 sur 38

Fig. 6

ues et clini q ues : é paule Pag e 23 sur 38 Fig. 6 Position

Position R3.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 24 sur 38

Fig. 7

ues et clini q ues : é paule Pag e 24 sur 38 Fig. 7 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 25 sur 38

Fig. 8

ues et clini q ues : é paule Pag e 25 sur 38 Fig. 8 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 26 sur 38

Fig. 9

ues et clini q ues : é paule Pag e 26 sur 38 Fig. 9 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 27 sur 38

Fig. 10

ues et clini q ues : é paule Pag e 27 sur 38 Fig. 10 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 28 sur 38

Fig. 11

ues et clini q ues : é paule Pag e 28 sur 38 Fig. 11 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 29 sur 38

Fig. 12

ues et clini q ues : é paule Pag e 29 sur 38 Fig. 12 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 30 sur 38

Fig. 13

ues et clini q ues : é paule Pag e 30 sur 38 Fig. 13 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 31 sur 38

Fig. 14

ues et clini q ues : é paule Pag e 31 sur 38 Fig. 14 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 32 sur 38

Fig. 15

ues et clini q ues : é paule Pag e 32 sur 38 Fig. 15 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 33 sur 38

Fig. 16

ues et clini q ues : é paule Pag e 33 sur 38 Fig. 16 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 34 sur 38

Fig. 17

ues et clini q ues : é paule Pag e 34 sur 38 Fig. 17 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 35 sur 38

Fig. 18

ues et clini q ues : é paule Pag e 35 sur 38 Fig. 18 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 36 sur 38

Fig. 19A

ues et clini q ues : é paule Pag e 36 sur 38 Fig. 19A Surveillance

Surveillance hebdomadaire. I : niveau d'immobilisation ; FM : force musculaire en ABD ; D :

douleur ; FA : flexion active ; RE : rotation externe active en R2 ; S : semaine ; ST : sans trouble statique. C30, C50, T80, T110, T1 à T4 : ces valeurs correspondent à des niveaux d'immobilisation (ex. : coussin - 50° d'abduction, T110 : attelle thoracobrachiale 110°, T80 :

attelle thoracobrachiale 80°). T1 à T4 correspondent aux valeurs du testing musculaire selon Daniels de 1 à 4 (3 étant la valeur contre pesanteur).

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 37 sur 38

Fig. 20

ues et clini q ues : é paule Pag e 37 sur 38 Fig. 20 .

.

Bilans articulaires goniométriques et cliniques : épaule

Page 38 sur 38

Fig. 19B

ues et clini q ues : é paule Pag e 38 sur 38 Fig. 19B Evaluation

Evaluation fonctionnelle de l'épaule.

© 1995 Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS - Tous droits réservés. EMC est une marque des Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS.