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Question time L’usufruit du conjoint survivant L’usufruitier a des droits et des obligations. En cas de
Question time
L’usufruit
du conjoint survivant
L’usufruitier a des droits et des obligations.
En cas de décès d’un des époux et en présence d’en­
fants, la part recueillie par le conjoint survivant porte
généralement sur l’usufruit de toute la succession.
L’usufruit est le droit d’user d’une chose et d’en perce­
voir les fruits. Il peut ainsi utiliser une voiture, dumobi­
lier, occuper un appartement ou le mettre en location
et en percevoir les loyers. Pour vendre ou donner le
bien dont il a l’usufruit, l’usufruitier doit obtenir le
consentement du nu­propriétaire. Le cas échéant, ce
dernier aura droit à une part du prix de vente. Si l’usu­
fruitier a des droits, il a aussi des obligations. Il est tenu
d’utiliser le bien “en bon père de famille” et de l’entre­
tenir. Cependant, pour les immeubles, les frais relatifs
aux grosses réparations (comme la toiture) sont à
charge du nu­propriétaire. L’usufruit est un droit tem­
poraire. Il s’éteint automatiquement au décès de l’usu­
fruitier. Cette extinction ne suscite ni frais, ni formali­
tés, ni droits de succession. Onpeut renoncer à sonusu­
fruit. Cette renonciation peut être pure et simple. Elle
peut aussi, dans le cas du conjoint survivant, être trans­
formée en une somme d’argent. L’immeuble servant au
logement principal de la famille et les meubles qui le
garnissent ont un statut particulier : la protection de cet
usufruit du conjoint survivant est totale. Les titulaires
de la nue­propriété ne peuvent jamais exiger la conver­
sion de l’usufruit sans son consentement. Même lors­
que le défunt a rédigé untestament réduisant la part du
conjoint, il ne peut le priver de l’usufruit portant sur
l’immeuble servant au logement principal de la famille
et sur les meubles qui s’y trouvent. e
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l Salon du Mapic à Cannes

Le commercial

sur fond de crise

60 pays sont représentés au Mapic. © IMAGE&CO/MAPIC 2009
60 pays sont représentés au Mapic.
© IMAGE&CO/MAPIC 2009
Question time L’usufruit du conjoint survivant L’usufruitier a des droits et des obligations. En cas de

h Le Mapic devrait afficher une fréquentation en baisse de 15 %, avec environ 6500 participants en provenance de 60 pays.

Question time L’usufruit du conjoint survivant L’usufruitier a des droits et des obligations. En cas de

ABANDONS DE PROJETS de centres commer­ ciaux faute de financements, baisse de fré­ quentation dans les magasins : la crise n’épar­ gne pas le secteur de l’immobilier commercial qui fait le point cette semaine sur l’état du marché cette semaine à Cannes (Alpes­Mari­ times). Le Mapic, salon international de l’im­ plantation commerciale et de la distribution, tient en effet cette année sa quinzième édi­ tion. Les promoteurs s’y rendent pour présen­ ter des projets immobiliers, les investisseurs pour les acheter en bloc, les enseignes pour se développer et les collectivités locales pour présenter leur politique d’urbanisme com­ mercial.

Le Mapic devrait afficher une fréquentation en baisse de 15 %, avec environ 6500 partici­ pants en provenance de 60 pays. Certains, comme le Brésil et le Mexique, seront repré­ sentés pour la première fois, tandis que la Russie et l’Ukraine, très affectées par la crise, brilleront par leur absence. En 2008 la fré­ quentation s’était stabilisée en raison de la crise, dans un salon habitué à une croissance de 10 % par an. “Nous avons fermé mille mètres carrés mais finalement, nous avons quasiment toutes les grandes sociétés foncières du monde”, même si certaines ont réservé un stand moins grand, a expliqué à l’AFP Nathalie Depetro, directrice du Mapic. Certains marchés “sont plus touchés que d’autres”, notamment la Rus­ sie et l’Ukraine, qui “vivent des moments très

difficiles” dans l’immobilier de commerce” avec des sociétés importantes qui ont fermé en rai­ son “d’abandon de financements internatio­ naux”, a­t­elle indiqué. “L’Europe de l’ouest reste solide”, notamment l’Allemagne qui sera l’invité d’honneur, tandis que “l’Espagne vit une crise immobilière importante”, a­t­elle re­ levé. Mais même en temps de crise, l’immobi­ lier commercial “reste le plus rentable par rap­ port à l’immobilier de bureaux ou l’immobilier

d’habitation”, a­t­elle souligné, évoquant une rentabilité moyenne entre 6 % à 20 % selon les territoires.

Toutefois, le nombre de projets de centres commerciaux s’érode dans la plupart des pays européens en raison de la crise, et une partie d’entre eux ne verront peut­être pas le jour parce qu’ils ont du mal à se financer, se­ lon une étude de la Fédération européenne de commerces Eurelia, portant sur 14 pays. 1849 projets sont ainsi recensés en 2009 pour une surface commerciale de plus de 34 mil­ lions de mètres carrés, contre 1956 projets un an plus tôt. Sur ces projets, seuls 489 de­ vraient aboutir à des ouvertures en 2009­ 2010. Côté transactions dans l’immobilier commercial, les volumes ont fondu sur les neuf premiers mois de 2009 en Europe, à près de 8,1 milliards d’euros. C’est à peine un peu plus de la moitié des volumes constatés un an plus tôt, selon le groupe de conseil Jones Lang LaSalle. (AFP)

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