Vous êtes sur la page 1sur 77

Nicole État Rogobete

Les mnémotechniques
à l’aide de
votre français

Éditions INÉDIT
2002
Les verbes conjugués toujours avec être
Passés composés conjugués tantôt avec avoir, tantôt avec être
Verbes pronominaux. L’accord du passé composé
Les verbes en -ir conjugués comme des -er
Alternances orthographiques des verbes -eler, -eter
rappeler, jeter vs. acheter, modeler
Le si conditionnel
Indicatif ou subjonctif ?
*h aspiré vs. h muet
Les pluriels en -x des singuliers en -ou
-ance vs. -ence
Exceptions « fatales » des pluriels normaux (en -aux)
Homophones et des homonymes. Lequel est lequel ?
Consonne redoublée : essayer d’associer efficacement
Préfixes soudés : archi, bi, co, inter, pré, mono, super
col, com, con, cor
di, dis, dé, dés
mono, uni, bi, tri, pluri, multi, poly
anti, a, in, inn, imm, ill, irr
anté, post, trans, rétro
Préfixes liés par un trait d’union : sous-, avant-, après-, demi-, semi-
Préfixes tantôt soudés tantôt liés par un trait d’union :
auto-, hydro-, photo-, micro-, intra-
Préfixes épars : entre-, contre-, non-

... Séduisant, n’est-ce pas?


À Marie, bien sûr
Table des matières

Avant-propos p. 7
1. Les douze verbes conjugués toujours avec être p.10
2. Passés composés conjugués tantôt avec avoir, tantôt avec être p.12
3. Verbes pronominaux. L’accord du passé composé p.14
4. Les sept verbes en -ir conjugués comme des -er p.20
5. Alternances orthographiques des verbes -eler, -eter p.22
Alternances orthographiques des rappeler, jeter p.27
Alternances orthographiques des acheter, modeler p.28
6. Le si conditionnel : Pas de « Sir ! » p.29
7. Indicatif ou subjonctif ? p.32
8. *h aspiré vs. h muet p.34
9. -ance vs. -ence p.38
10. Les sept pluriels en -x des singuliers en -ou p.41
11. Cinq exceptions « fatales » des pluriels normaux (en -aux) p.42
12. Des homophones et des homonymes. Lequel est lequel ? p.45
13. Consonne redoublée : essayer d’associer efficacement p.46
14. Préfixes soudés : archi, bi, co, inter, pré, mono, super p.49
col, com, con, cor p.52
di, dis, dé, dés p.53
mono, uni, bi, tri, pluri, multi, poly p.54
anti, a, in, inn, imm, ill, irr p.55
anté, post, trans, rétro p.57
15. Préfixes liés par un trait d’union :
sous-, avant-, après-, demi-, semi- p.58
16. Préfixes tantôt soudés tantôt liés par un trait d’union :
auto-, hydro-, photo-, micro-, intra- p.59
17. Préfixes épars : entre-, contre-, non- p.61
Avant-propos

Enseigner efficacement une langue seconde n’est pas chose facile.


Il s’agit de construire tout un échafaudage sur des fondements
lexiquaux parfois très différents de ceux qui sont spécifiques à la
langue maternelle de l’étudiant. C’est un processus multidisciplinaire
qui fait appel de manière créative aux connaissances et aux méthodes
de plusieurs domaines de discipline. Ainsi, les lectures magistrales
doivent être accompagnées de projections multimédia, où les
connotations du contexte sont mieux associées avec les enjeux
phonétiques et ceux concernant l’orthographe pour converger vers un
même but : l’assimilation durable des nouvelles connaissances.

Des programmes informatiques interactifs devraient aider à la


révision mais également à la découverte de nouveaux enjeux. Cela
marche mieux dans les classes d’immersion, mais les coûts associés
sont souvent prohibitifs. Le domaine le plus difficile est représenté
par la transmission des connaissances aux adultes plus ou moins
jeunes, et même aux adolescents, parce que ces groupes sont
moins enclins que les enfants à remettre en question des repères
déjà intériorisés. Des repères que la nouvelle sémantique ou la
nouvelle orthographe contredisent parfois de manière flagrante.
Des « par-coeur » effarants viennent alors subminer l’efficience
à longue terme des nouvelles acquisitions lexicales en langue
seconde.
Les travaux que j’ai déployés en tant que chercheur indépendant ces
deux derniers mois, montrent l’impact spectaculaire des
mnémotechniques sur l’efficacité de l’assimilation des nouvelles
connaissances en français langue seconde par des élèves de deux
collèges nationaux de Bucarest. Ainsi, des expériments conduits
parmi des adolescents ayant étudié le français depuis trois jusqu’à
sept ans, ont montré une diminution du nombre des fautes
d’orthographe de 28 % à 17 % en moyenne, pour le groupe exposé
aux mnémotechniques.

Les mnémotechniques sont des procédés transdisciplinaires par


excellence, faisant systématiquement un appel créatif à des
connaissances appartenant à des domaines très variés. Elles réduisent
l’incertitude de l’étudiant à l’égard d’une nouvelle perspective en
l’associant avec une situation, un instant, une connaissance
« déjà vue » dans un domaine plus familier, même si cette
association n’est valable qu’en partie. C’est un bistouri qui
transforme un « cul de sac » dans un entonnoir s’ouvrant vers une
clairière, lieu plus propice aux développements ultérieurs. Ce sont
des vade-mecum sinon infaillibles, tout au moins présents et
solidaires de la personne dans le besoin. Le vrai enjeu est celui de la
rémanence, parce que, bien utiles ponctuellement, les
mnémotechniques pourraient éventuellement se montrer insuffisantes
à long terme. Ma conviction intime est que cela ne serait pas le cas,
mais il reste à le prouver par des recherches bien structurées. Je suis
convaincue également que l’approche des mnémotechniques va se
montrer efficiente y compris dans le contexte de l’enseignement du
français écrit pour les francophones de souche, ce qui, le cas échéant,
va renforcer nos moyens d’enseignement du français avec un
procédé longtemps tenu pour cendrillon, sinon même inconnu par
beaucoup de sujets.

Quant à l’emploi – de toute façon, occasionnel – d’une transcription


phonologique tout à fait particulière, je vous assure que ce n’est pas
par fronde, mais juste par le souci de l’efficacité.

Bonne lecture, chers amis.


1. Les douze verbes conjugués toujours avec être

aller – arriver
sortir – rentrer
partir – revenir
tomber – rester
naître – mourir
venir – entrer

Apprenez-les par coeur! Ça marche mieux en retenant l’histoire


des grandes vacances, ci-dessous. Notez aussi l’idée d’opposition.

Les grandes vacances sont restées dans ma mémoire

Cette année, Marie est allée à l’étranger pendant les grandes


vacances. Elle et ses collègues sont arrivés à Paris le quatre juillet.
Elle est sortie du pays le premier juillet ; elle est rentrée fin août.
Ils sont partis en autobus, ils sont revenus par le train.
Un des leurs profs est tombé dans le piège : il est resté à l’étranger.
Il est né chez nous, on va dire qu’il est mort ailleurs. (D’ennui,
peut-être ?)
Quand Marie est venue me voir, ce fut un choque.
C’est toute une autre personne qui est entrée par la porte.
(Mais elle portait le même chapeau ...)

Retenez, donc :
aller – arriver, sortir – rentrer, partir – revenir,
tomber – rester, naître – mourir, venir – entrer
se conjuguent toujours avec être et s’accordent toujours avec le
sujet.

Ex.: je suis allé, tu es arrivée, je suis sorti, vous êtes rentrés, il est
tombé, ils sont restés, elle est née, nous sommes morts de fatigue ...
L’accord du participe passé avec le sujet se fait donc non seulement
à la troisième, mais aussi à la première et à la deuxième personne,
si c’est une être féminine qui parle ou à laquelle on s’adresse.

N’oubliez pas l’accord :

il est allé elle est allée ils sont allés elles sont allées
il est arrivé elle est arrivée ils sont arrivés elles sont arrivées
il est sorti elle est sortie ils sont sortis elles sont sorties
il est rentré elle est rentrée ils sont rentrés elles sont rentrées
il est parti elle est partie ils sont partis elles sont parties
il est revenu elle est revenue ils sont revenus elles sont
il est tombé elle est tombée ils sont tombés revenues
il est resté elle est restée ils sont restés elles sont tombées
il est né elle est née ils sont nés elles sont restées
il est mort elle est morte ils sont morts elles sont nées
il est venu elle est venue ils sont venus elles sont mortes
il est entré elle est entrée elles sont venues
ils sont rentrés
elles sont entrées

Bref, les verbes conjugués avec l’auxiliaire être requièrent toujours


l’accord du participe passé avec le sujet.
2. Passés composés conjugués tantôt avec avoir
tantôt avec être
Les principaux verbes conjugués, suivant le sens, tantôt avec être,
tantôt avec avoir, sont : aborder, accoucher, accroître, apparaître,
augmenter, avorter, baisser, changer, crever, décider, déborder,
dégeler, dégénérer, déménager, demeurer, descendre, disparaître,
divorcer, échaper, échouer, embellir, empirer, enlaidir, expirer,
grandir, grossir, monter, paraître, passer, pourrir, rajeunir, récidiver,
redescendre, remonter, repasser, résulter, ressusciter, stationner,
trébucher, tréppasser, vieillir.

Vous n’avez pas à les retenir. Conjugués tantôt avec avoir, tantôt
avec être, ne veut pas dire alléatoirement . Le contexte vous dira
quand vous devez employer avoir et quand être. Lisez
attentivement le texte ci-dessous.

« Je ne peux pas te passer Paul au téléphone, il est monté au grenier,


mais il va descendre sous peu. Hier aussi il a monté au grenier. Il est
resté pour trois heures et demi e ; il a eu quelque chose à réparer.
Mais voilà, il est descendu (il est en bas, maintenant), je te le passe.
Au revoir, chérie. Paul, mon amour, as-tu descendu la valise ? »

Vous avez remarqué :


– quand nous mettons l’emphase sur l’ action, sur l’activité du sujet,
ainsi que dans tout les cas où l’on déploie l’action sur un objet,
il faut conjuguer avec avoir :
Anne a divorcé de Pierre, il y a un an.
Paul a descendu la valise.

– quand nous mettons l’emphase sur l’ état du sujet (comment est-ce


qu’il est maintenant), il faut conjuguer avec être :
Anne est divorcée maintenant.
Paul est monté au grenier, mais il descendra bientôt.
Truc : Chaque fois que vous doutez de l’auxiliaire à employer,
explicitez-vous les deux formes théoriquement possibles. Dans la
plupart des cas, une d’entre elles est carrément aberrante ou a une
nuance tout à fait particulière (montre une autre chose/voix que celle
que nous voulons).

Répétons-le,

– quand le verbe montre une action, on conjugue avec avoir :


Elle a divorcé de Paul.
– quand le verbe montre un état, on conjugue avec être :
Elle est divorcée, maintenant.

Donc :
action = a = avec avoir
état = e = avec être
3. Verbes pronominaux. L’accord du participe passé

Les verbes pronominaux se conjuguent toujours avec l’auxiliaire


être et, généralement, ils s’accordent. Il faut pourtant s’assurer que
le pronom réfléchi se – ou me, te, nous, vous, respectivement pour la
première et la deuxième personne – est un C.O.D. ( elles se sont
lavées) et non pas un C.O.I., parce que le C.O.I. ne demande pas
l’accord (elles se sont parlé, ils se sont nui, nous nous sommes ri).

Ex. : Elle s’est lavée. Elle a lavé qui/quoi ? Soi-même, se. Le pronom
réfléchi se est ici un C.O.D. antéposé, donc, on accorde.

Mais, attention, quand il y a un C.O.D. explicite, postposé, par ex. :


elles se sont lavé les mains (elles ont lavé quoi? les mains),
on ne fait pas l’accord, parce que se n’est plus C.O.D., mais C.O.I. :
à qui est-ce qu’elles ont lavé les mains? à elles-mêmes, à soi-même,
se.

*
Verbes essentiellement vs. accidentellement pronominaux

Les verbes qui se présentent toujours à la forme pronominale


(s’enquérir, s’entraider, s’évader, se fier, se revancher, se tapir,
etc.) sont appellés essentiellement ou exclusivement pronominaux,
et ils s’accordent toujours avec le sujet, comme c’est le cas des
verbes conjugués avec être. À vrai dire, il y a une exception, le verbe
s’arroger : elle s’est arrogé les droits de ... Remarquez pourtant, se
n’est pas ici un C.O.D., mais un C.O.I., tant pis s’il est antéposé.
Par contre, quand il existe un C.O.D. antéposé, on accorde :
les droits qu’elle s’est arrogés ...
Les verbes qui ne sont pas essentiellement pronominaux, mais
emploient la construction pronominale de façon « accidentelle »
(de temps en temps), sont designés comme étant accidentellement
pronominaux. Par exemple, le verbe se laver, est un verbe
accidentellement pronominal. Il se présente habituellement à la
diathèse active (elles lavent, elles ont lavé), c’est seulement
accidentellement qu’il se présente à la construction, la diathèse, la
voix pronominale : elles se sont lavées. Remarquez, comme toujours
quand il y a un C.O.D. antéposé, on accorde.

Bref, les verbes accidentellement pronominaux, demandent l’accord


avec le C.O.D. antéposé, comme c’est le cas des verbes qui, à la
diathèse active, sont conjugués avec avoir.

Cas particuliers (donc pas nécessairement des exceptions)

Il n’y a pas d’accord pour les verbes (accidentellement pronominaux)


se complaire, se plaire, se rire, se nuire, se parler, se succéder parce
que justement, pour ces verbes, le pronom réfléchi se n’est pas un
C.O.D., mais un C.O.I. – parler à qui ? nuire à qui ? Ces verbes
n’acceptent jamais des C.O.D., parce qu’ils sont des transitifs
indirects, qui, par définition, n’acceptent que des C.O.I.
Tableau synoptique des verbes pronominaux
Les verbes Verbes Verbes
à la accidentellement essentiellement
diathèse active pronominaux pronominaux

(pour marquer
les verbes on fait l’accord on fait toujours
accidentellemen avec le C.O.D. antéposé, l’accord avec le sujet,
t comme pour les avoir comme pour les être
pronominaux)
tout d’abord,
les verbes problème :

complaire se complaire une seule exception :


plaire se plaire s’arroger
rire se rire elle s’est arrogé
nuire se nuire les droits de ...
parler se parler (invariable) ;
succéder se succéder pourtant,
= on ne fait pas l’accord les droits qu’elle
(parce que se s’est arrogés ...
n’est pas C.O.D. (C.O.D. antéposé)
antéposé,
mais C.O.I.)
pour le reste de ces
pour le reste de ces verbes, verbes,
on accorde toujours : on accorde toujours :
laver
se laver s’accroupir
accommoder elle s’est lavée s’affermir
s’accommoder s’amorcer
blesser elle s’est accommodée s’amouracher
se blesser s’autocensurer
bronzer elles se sont blessées s’entre-déchirer
se bronzer s’entre-dévorer
entretenir elles se sont bronzées s’entre-frapper
s’entretenir s’entre-haïr
entrevoir elles se sont entretenues s’entremettre
s’entrevoir ! s’entre-nuire =
figurer ils se sont entrevus (invariable)
se figurer s’entretailler
... se fissurer s’entre-tuer
se fixer s’envoler
se flageller s’éperdre
se flanquer s’époumoner
se flatter s’éprendre
se fléchir s’esclaffer
se flétrir s’escrimer
se fleurir s’évader
se flinguer s’évanouir
s’extasier
se focaliser
se fier
se fonder
se gargariser
se fondre
se gausser
se forcer
se groumeler
se forger
s’immiscer
se formaliser
s’ingénier
se former
s’insurger
se formuler
se marrer
se fortifier
se méfier
se fournir
se mutiner
se fracasser
s’obstiner
se fractionner
se parjurer
se frapper
se pavaner
se freigner se périmer
se fréquenter se rebeller
se frictionner se recroqueviller
se froisser se réfugier
se frôler
se frotter
se fuir
se garder
se garer
se garnir
se gâter
se gaver
se geler
se gélifier
se gêner
se généraliser
se glacer
se glisser
se glorifier
se gonfler
se graver
se greffer
se grouper
se guérir
se guetter
se guider
s’habiller
s’habituer
se haïr
s’harmoniser
se hisser
s’honorer
s’humaniser
s’humilier
s’hydrater
s’hypertrophier
s’hypnotiser
s’idéaliser
s’identifier
s’idolatriser
s’ignorer
s’illuminer
s’illussionner
s’illustrer
s’imaginer
s’imbiber
s’imbriquer
s’immobiliser
s’immortaliser
s’immuniser
s’impacienter
s’implanter
s’impliquer
s’imposer
s’imprégner
s’imprimer
...

Pour conclure, répétons-le, on acorde toujours en nombre et en genre

les verbes accidentellemment pronominaux – comme avec avoir


(donc avec le C.O.D. antéposé),
les verbes essentiellement pronominaux – comme avec être
(c’est-à-dire avec le sujet).
4. Les sept verbes en -ir conjugués comme des -er

Bien que finissant en -ir, les verbes cueillir, souffrir, tressaillir,


assaillir, couvrir, offrir, ouvrir prennent les désinences spécifiques à
la première conjugaison, qui, elle, rassemble les verbes finissant en
-er. Comment retenir ces verbes ? Faites comme les rares surdoués
qui réussissent à se rappeler des successions incroyablement longues
de mots alléatoirement choisis, et quelquefois même de chiffres :
créez-vous une histoire qui lie d’une manière quelconque vos mots.
Par exemple, imaginez-vous tristes, souffrant de la solitude pendant
longtemps, mais décidant brusquement de changer d’attitude.
Vous devenez audacieux et partez conquérir votre partenaire. Vous
la couvrez d’attention, vous lui offrez des fleurs, vous lui ouvrez
votre coeur... Le succès est presque garanti.

La mnémotechnique : Cueillir, offrir... une fleur à mon amour


Je souffre de la solitude, je tressaille, j’assaille, je couvre,
je cueille une fleur, je l’offre à mon amour, je lui ouvre mon coeur...

Donc : cueillir je cueille


souffrir je souffre
tressaillir je tressaille
assaillir j’assaille
couvrir je couvre
offrir j’offre
ouvrir j’ouvre
Les sept
verbes en -ir ... ... conjugués comme des -er

cueillir je cueille nous cueillons


tu cueilles vous cueillez
il cueille ils cueillent

souffrir je souffre nous souffrons


tu souffres vous souffrez
il souffre ils souffrent

tressaillir je tressaille nous tressaillons


tu tressailles vous tressaillez
il tressaille ils tressaillent

assaillir j’assaille nous assaillons


tu assailles vous assaillez
il assaille ils assaillent

couvrir je couvre nous couvrons


tu couvres vous couvrez
il couvre ils couvrent

offrir j’offre nous offrons


tu offres vous offrez
il offre ils offrent

ouvrir j’ouvre nous ouvrons


tu ouvres vous ouvrez
il ouvre ils ouvrent
5. Alternances orthographiques des verbes -eler, -eter

Bien que réguliers du point de vue des désinences, les verbes -eler,
-eter présentent une spécificité (lire difficulté) importante quant à
l’orthographe. Ainsi, devant une syllabe muette , ces verbes ...

- soit redoublent la consonne (les verbes du groupe rappeler, jeter)

ex. rappeler je rappelle


jeter je jette
ensorceler elle ensorcelle

- soit métamorphosent (changent) le e en è (les acheter, modeler)


ex. acheter il achète
modeler elle modèle
se promener ils se promènent.

Par contre, devant une syllabe sonore, les deux groupes se


comportent de même : ils gardent l’orthographe de l’infinitif,
donc pas de redoublement, pas d’accent grave sur le e qui précède la
consonne en cause (l’avant-dernière, de l’infinitif) :
ex. rappeler nous rappelons [ra ,plon]
jeter nous jetons
acheter vous achetez
modeler vous modelez [mo ,dlé]

L’alternance orthographique (je rappelle, nous rappelons ; il achète,


nous achetons) est accompagnée par un changement de prononciation
qui nous renseigne sur l’orthographe, mais l’étudiant en français
langue seconde est moins familiarisé avec la langue et n’a pas
toujours la bonne prononciation pour se fier uniquement à la
phonétique.

Le groupe des verbes... L’alternance orthographique


présentée

rappeler, jeter devant une syllabe muette,


redoublent le -l ou le -t :
appeler, renouveler, ruisseler, je rappelle, je jette
chanceler, morceler, ficeler, épeler, donc alternance par rapport à
l’infinitif,
ensorceler, atteler, carreler, créneler,
qui n’a pas de consonne redoublée
niveler, déniveler, déficeler, denteler,
étinceler, claqueter, nickeler mais devant une syllabe sonore,
gardent l’apparence de l’infinitif
projeter, rejeter, empaqueter, breveter, (un seul -l ou -t) : nous rappelons,
cacheter, décacheter, decolleter, nous jetons
feuilleter, trompeter parce que l’infinitif aussi finit en syllabe
sonore et il n’y a pas de consonne
redoublée

acheter, modeler devant une syllabe muette,


métamorphosent le e en è :
racheter, préacheter, crocheter, il achète, elle modèle
fileter, fureter
mais devant une syllabe sonore,
peler, congeler, geler, déceler, gardent l’apparence de l’infinitif
modeler, remodeler, dégeler, surgeler, (pas de changement de e en è) :
celer, receler, ciseler, écheveler, nous achetons,
démanteler vous modelez

achever, crever, lever, promener,


peser, amener...

Les alternances orthographiques ne sont pas spécifiques au présent


de l’indicatif. Elles apparaissent toujours devant une syllabe muette (qu’on
ne prononce pas) : je rappellerai [ra pé l ré], nous rappellerons [ra pé l ron],
que je rappelle ; je projetterais, nous projetterions, que vous projetteriez.
Par contre, pas d’alternance, devant une syllabe sonore : je rappelais
[ra plé], nous rappelions [ra pli on], que vous vous rappeliez ; je projetais,
vous projetiez.
Alternances orthographiques des verbes -eler, -eter

Présent Imparfait Futur

je rappelle je rappelais je rappellerai


tu rappelles tu rappelais tu rappelleras
il rappelle il rappelait il rappellera
nous rappelons nous rappelions nous rappellerons
vous rappelez vous rappeliez vous rappellez
ils rappellent ils rappelaient ils rappelleront

je jette je jetiais je jetterai


tu jettes tu jetiais tu jetteras
il jette il jetiait il jettera
nous jetons nous jetions nous jetterons
vous jetez vous jetiez vous jetterez
ils jettent ils jetaient ils jetteront

j’achète j’achetais j’achèterai


tu achètes tu achetais tu achèteras
il achète il achetait il achètera
nous achetons nous achetions nous achèterons
vous achetez vous achetiez vous achèterez
ils achètent ils achetaient ils achèteront

je modèle je modelais je modèlerai


tu modèles tu modelais tu modèleras
elle modèle elle modelait il modèlera
nous modelons nous modelions nous modèlerons
vous modelez vous modeliez vous modèlerez
ils modèlent ils modelaient ils modèleront

N.B. Les désinences de l’imparfait ( ais, ais, ait, ions, iez, aient )
ajoutées au radical verbal de ces -eler, -eter donnent toujours des
syllabes sonores – lais, tais... ou li(ons), ti(ez), laient, taient .
À l’imparfait donc, nous n’aurons jamais d’alternances
orthographiques, parce que par définition ces alternances se
présentent seulement devant une syllabe muette.

Pour le futur, les désinences s’ajoutent au verbe en entier, donc


finissant en -eler, -eter. Par conséquent, avant la syllabe finale du
futur (sonore, c’est vrai, mais cela ne compte plus), nous aurons une
syllabe muette intermédiaire – soit le le [l], soit le te [t] – entre le
radical verbal et la syllabe finale du futur. Ce qui fait que nous
aurons toujours alternance orthographique au future. La même,
bien sûr, que celle du singulier de l’indicatif présent : je rappelle / je
rappellerai, je jette / je jetterai ; il achète / elle achètera, elle modèle
/ il modèlera.

Ce n’est pas si sorcier que ça. Relisez, s.v.p., les deux paragraphes,
ci-dessus.

+ assoc avec nom


Mnémotechnique pour associer quelques verbes d’un même
groupe et l’alternance orthographique correspondante

Elle est belle, elle ensorcelle ;


il est bête, il achète.

Comment est-ce qu’elle ensorcelle ? Il y a des principes immuables.


Elle ne l’appelle nullement au téléphone. Quand il l’appe lle et elle
n’est pas à la maison, elle ne le rappe lle que rarement. Il proje tte
de... Elle ne donne (mettons qu’elle n’épe lle) son oui que devant le
maire, au moment irremplaçable du mariage. Elle est si belle, qu’il
chancelle, il ruisselle, chaque fois qu’il se rappe lle d’elle, encore
plus quand il la voit en chair et en os (en personne).

Il lui achète de superbes fleurs, il gèle en l’attendant au rendez-vous,


et décèle son moindre désir qu’il se hâte d’accomplir. Cela vaut la
peine. Elle va lui naître de délicieux héritiers. (J’esp ère avoir
employé assez d’accents dans ces dernières lignes et suffisamment
de consonnes redoublées dans le paragraphe ci-dessus.)
Les verbes du groupe rappeler, jeter redoublent
la consonne devant une syllabe muette

Ci-dessous, une mnémotechnique « moins sexiste » pour associer quelques


verbes du groupe rappeler, jeter et l’alternance orthographique
correspondante.

J’appelle, je rappelle, je jette le téléphone

J’appelle un ami pour une affaire urgente, puis je raccroche.


Sous peu, je constate que j’ai oublié une chose très importante.
Je rappelle. Pas de réponse.
J’appelle de nouveau. Toujours rien.
Je redouble l’effort, tout comme la consonne : -ll, -tt !
Je renouvelle la tentative.
Je ruisselle de sueur.
Je chancelle.
Je jette le téléphone : il se casse.
Je ramasse les morceaux, les empaquette, les ficelle, les etiquette parce
que je projette de réparer pourtant mon appareil.

N’oubliez pas les mots-clé :


je redouble d’effort, tout comme la consonne : -ll, -tt.

Rappeler, jeter (et les verbes de ce groupe) redoublent la consonne devant


une syllabe muette.
Les verbes du groupe acheter, modeler
métamorphosent le e en è devant une syllabe muette

Elle achète des pêches, elle modèle son corps


Marie achète des fruits mûrs et sucrés (disons des pêches, parce
qu’on les écrit avec un accent).
Elle les pèse, les pèle, les congèle...
Elle métamorphose les fruits en marmelade, tout comme ces verbes
métamorphosent la lettre e en è.
Quand elle achève le travail, elle crève de fatigue, mais elle
se lève et sort.
Elle se promène systèmatiquement parce qu’elle modèle son corps...

Elle gèle.
Elle décèle une faille : est-ce que son fiancé aime les pêches ?

6. Le si conditionnel : Pas de « Sir ! »


Si conditionnel = celui que l’on peut remplacer par « dans le cas
où », « sous la condition / la réserve que », « admettons que ».
L’accomplissement de la subordonée (la proposition introduite par
si) conduit à la réalisation de la principale.

Rappelez-vous les mathes : si A, alors B.


Si tu réponds par « oui », on va se marier.
(mais si elle dit « non »... Vous voyez?)

La condition est préalable (antérieure) à la réalisation. Donc, le


temps de la subordonnée est moins fort que le temps de la
proposition principale :
1. si présent dans la subordonnée, futur dans la principale
2. si imparfait dans la subordonnée, conditionnel présent dans la princ.
3. si plus-que-parfait dans la sub., cond. passé dans la principale.

Cas particulier de 1:
si présent dans la subordonnée, présent dans la principale.

Les trois si conditionnel de base :


1. planification du futur
Si j’étudie davantage, ma moyenne augmentera.
2. hypothèse (virtuelle)
Si tu avais de l’argent, tu achèterais ce livre.
3. regret tardif
Si nous avions eu de l’argent, nous aurions pu voyager.

Cas particulier de 1 (future vu comme très rapproché par rapport au présent) :


constatation de la situation actuelle
Si tu veux, tu achètes un cadeau.

À moins que votre professeur ne vous le demande expressément,


c’est vous qui décidez la nuance que vous donnez à votre phrase.
Faux si conditionnel :
S’il n’a pas étudié, il n’a pas réussi. (lire parce qu’il n’a pas étudié)
Je ne sais pas si je pourrais venir demain. (si dubitatif = il s’agit d’un
doute, pas d’une condition. L’accomplissement de la subordonnée
ne conduit point à la réalisation de la principale. Pas de si A, alors B.)

Ne mettez jamais de conditionnel ou de futur (temps en « r »)


dans une subordonnée en si conditionnel !

Jamais de temps « forts » ( en « r » )... dans une subordonnée en si


conditionnel !

1. Si j’aurai(s)... Si j’ai de la chance, vous aimerez cet ouvrage.

(présent dans la subordonnée) (futur dans la principale)

2. Si j’avais de la chance, ce livre deviendrait un


best-seller.
(imparfait dans la subordonnée) (cond. présent dans la
princ.)

3. Si j’avais eu de la chance, le succès serait venu plus tôt.


(plus-que-parfait dans la subordonnée) (cond. passé dans la princ.)

Mnémotechnique proposé : Pas de « Sir ! »


«Si on pouvait mettre des « r » après des Si, on deviendrait tous des
Sir.» Cela ne marche pas comme cela. (C’est la reine qui en
décide...)
Jamais de « r » après un si conditionnel. Pas de Si...r !
Jamais de temps « forts » dans une subordonnée en si conditionnel.
Donc, après le si (conditionnel), on met tout au plus le présent.
Sinon, c’est l’imparfait ou le plus-que-parfait, mais jamais un temps
en « r ». Donc pas de futur ou de conditionnel, même si cela est
possible dans votre langue maternelle. À vrai dire, tout au moins
pour le si conditionnel, vous ne devez même pas penser de
« traduire » la phrase dans votre langue maternelle.

Ne vous laissez pas piéger par la position de la subordonnée.


C’est le contenu qui compte. Immédiatement après le si (dans la
proposition subordonnée), nous mettons un temps moins fort
que dans la principale, n’importe que la subordonnée soit antéposée
(comme dans les exemples déjà vus) ou postposée par rapport à la
principale, comme dans l’exemple ci-dessous :

Ton français va s’améliorer, si tu étudies davantage.


7. Indicatif ou subjonctif ?

Je suis vaniteux. (indicatif)


J’affirme que je suis admiré de tous.
Je dis que je suis admiré de tous.
J’explique que je suis respecté de tous.
Je considère que je suis respecté de tous.
Je crois que je suis respecté de tous.
J’estime que je suis respecté de tous.
Je pense que je suis respecté de tous.
Je suppose que je suis respecté de tous.
J’apprends que je suis connu de tous.
Je sais que je suis connu de tous.
Je raconte que je suis connu de tous.
J’espère que je suis connu de tous.

Donc, affirmer que + indicatif


dire que + indicatif
expliquer que + indicatif
considérer que + indicatif
croire que + indicatif
estimer que + indicatif
penser que + indicatif
supposer + indicatif
apprendre + indicatif
savoir + indicatif
raconter + indicatif
espérer que + indicatif
Verbes qui demandent le subjonctif

Il faut qu’il soit misogyne pour qu’il agisse ainsi. (subjonctif !)


Il admet qu’elle soit ravissante.
Il attend qu’elle soit ravissante.
Il désire qu’elle soit ravissante.
Il interdit qu’elle soit cooptée.
Il ordonne qu’elle soit cooptée.
Il souhaite qu’elle soit cooptée.
Il veut qu’elle soit cooptée.
Il craint qu’elle soit cooptée.
Il redoute qu’elle soit cooptée.
Il doute qu’elle soit cooptée.

Donc,
Il faut que + subjonctif !
admettre que + subjonctif !
attendre que + subjonctif !
désirer que + subjonctif !
interdir que + subjonctif !
ordonner que + subjonctif !
souhaiter que + subjonctif !
vouloir que + subjonctif !
craindre que + subjonctif !
redouter que + subjonctif !
douter que + subjonctif !
8. h aspiré vs. h muet

Je l’avoue, avant de créer cette mnémotechnique – mais cela ne date


pas d’hier – je n’étais jamais sûre, moi non plus, lequel d’entre h
était aspiré et lequel était muet, surtout qu’en réalité, il n’y a point
d’aspiré. Maintenant, il n’y a pas de doute, le h du héros est aspiré,
parce qu’on aspire à devenir des / héros [dé éro] pas des zéros,
et le h de l’hirondelle est muet, parce que l’hirondelle et la mouette
sont des oiseaux migrateurs. Pourquoi est-ce qu’il faut savoir s’il
s’agit d’un h aspiré ou d’un h muet ? parce que h aspiré interdit
l’élision et la liaison – c’est le héros, pas l’héros et les / héros, pas [lé
zéro] – tandis que h muet les rend obligatoires : c’est l’hirondelle, pas
la hirondelle et lesÈhirondelles [lé ,zi ron ,dè l], pas [ lé i ron dè l].

Donc,
h aspiré = élisions et liaisons absentes
Ils aspirent à devenir des / héros, pas des zéros.

h muet = élisions et liaisons méticuleusement mises


L’hirondelle et la mouette sont des oiseaux migrateurs.
Qui plus est, devant un adjectif commençant par un h aspiré,
l’adverbe tout « s’accorde » (c’est-à-dire prend un e, respectivement
ajoute -es, pour rendre audible la présence du féminin, en rendant
sonore le t final :
Toute honteuse, elle se dirigea vers le podium.
Toutes honteuses, elles se dirigèrent vers le podium...

bien que, devant un h muet, ce même adverbe reste invariable,


comme tout autre adverbe :
Tout heureuse, elle se dirigea vers le podium.
Tout heureuses, elles se dirigèrent vers le podium.

Deux mnémotecniques pour retenir quelques h aspirés. N’oubliez


pas : h aspiré ( le / héros – les / héros ) = élision et liaison absentes.

Aspirant à devenir des / héros (pas des zéros)


Hardi, hargneux, la hache à la hanche, le héros hollandais hantait
les / halls de la halle.

Harcelant les / hiboux du hangar


Quelle honte! La haïssable harde des hors-la-loi hongrois ont
encore harcelé les / hiboux du (donc de + le, pas de l’) hangar.

*h aspiré ou h muet ?
h aspiré h muet
(marqué *h, dans le Robert)
Pas d’élision, pas de liaison : Élision et liaison obligatoires :
le héros (pas l’héros)
Ils aspirent à devenir les / héros L’hirondelle et la mouette sont
(jamais les zéros) de leur des oiseaux migrateurs.
généra-tion.

la hache, les / haches l’hirondelle, les Èhirondelles


la haine [lé ,zi ron ,dè l]
le hall l’habileté, une habileté
la halle l’habit, un habit, les Èhabits
le halo, entouré d’un halo ... une habitation, un habitant
la halte une habitude
le hamac, des / hamacs une halaine fraîche
la hanche
une hallucination
le handicap l’harmonie
le hangar une hécatombe
le hareng un hectomètre
le haricot, des / haricots [dé
un hebdomadaire
ariko]
l’herbe, des Èherbes médicinales
la harpe
le harpon l’hérédité
le hasard, des / hasards un héritage
la hâte une hésitation
la hausse, des / hausses salariales une heure, tout à l’heure
le héros (pas l’héros) l’hibernation
les / héros (jamais les zéros) un hippopotame
le hêtre (l’arbre) une histoire vraie
le hibou, les / hiboux un hiver froid
la hideur un homicide
la hiérarchie un hommage
le hollandais (la langue) un homme
le Hollandais, les / Hollandais un homologue
un homonyme
(habitant la Hollande) une honneur, l’honneur de ...
le hongrois = la langue hongroise l’hopital, un hôpital, des Èhopitaux
un Hongrois, des / Hongrois l’horaire, un horaire
la honte l’horloge, une horloge
le hublot l’horreur, une horreur
une humeur changeante l’ horticulture
le hussard un horticulteur, une horticultrice
... l’hospitalité
une hospitalité exemplaire
l’hostilité ; une hostilité inattendue
l’hôte, un hôte, une hôtesse de bord

l’hôtel, un hôtel
l’humour, un humour noir
l’hybride, un hybride
l’hydrogène
l’hydrologie
l’hydrolyse, une hydrolyse
l’hygiène
une hygiène corporelle impeccable
l’hymne ; un hymne national
l’hyperbole ; une hyperbole
l’hypnose, une hypnose
un hypnotiseur
l’hypocrisie, une hypocrisie
un hypocrite
l’hypoténuse, une hypoténuse
l’hypothèque, une hypothèque
l’hypothèse
une hypothèse de recherche
...
9. -ance vs. -ence (indépendance et concurrence)

Les noms finissant en -ance ou bien -ence, sont des noms féminins,
formés à partir des adjectifs finissant en - ant, respectivement en -ent.

Malheureusement, on rebute souvent sur l’orthographe de ces


adjectifs-base, donc également sur l’orthographe du nom dérivé.
Les mnémotechniques suggérées ci-dessous vont peut-être vous aider
à associer (donc retenir plus facilement) quelques mots du même
groupe.

Le jour de l’indépendance
L’importance de la naissance de la coutume de fêter le jour de
l’indépendance par une séance d’acrobatie aérienne est grande.
La connaissance et la bienveillance de l’assistance quant à la
vaillance, la nonchalance, la performance, mais aussi la vigilance
des pilotes sont constamment en croissance.

La concurrence des marchés


La science soutient que l’essence du progrès économique est
l’existence de la concurrence des marchés. L’absence de la
concurrence a pour conséquence la dégénérescence sinon même
la violence, voire la démence d’une société. Il faut avoir la
patience...

-ance, -ant

Substantifs en -ance Adjectifs en -ant

indépendance indépendant
importance important
naissance naissant
connaissance connaissant
bienveillance bienveillant
vaillance vaillant
nonchalance nonchalant
assurance assurant
performance performant
vigilance vigilant
constance constant
croissance croissant

concordance concordant
correspondance correspondant
croyance croyant
délinquance délinquant
jouissance jouissant
obligeance obligeant
prédominance prédominant
puissance puissant
souffrance souffrant
suffisance suffisant
vraisemblance vraisemblant
-ence, -ent

Substantifs en -ence Adjectifs en -ent

concurrence concurrent
existence existent
absence absent
conséquence conséquent
dégénérescence dégénérescent
violence violent
démence dément
patience patient

apparence apparent
cohérence cohérent
conscience conscient
convalescence convalescent
décence décent
différence différent
dissidence dissident
éloquence éloquent
évidence évident
fréquence fréquent
grandiloquence grandiloquent
impatience impatient
négligence négligent
prudence prudent
résidence résident
urgence urgent
virulence virulent
10. Les sept pluriels en -x des singuliers en -ou

Plaisanterie populaire : Mon chou a des poux

Mon chou, mon joujou (bijou), viens sur mes genoux, jouer aux cailloux,
écoutant les / hiboux et cherchant les poux...

Donc :
le chou les choux
le joujou les joujoux
le bijou les bijoux
le genou les genoux
le caillou les cailloux
le hibou les hiboux
le pou les poux

Il ne faut pas oublier que ce sont des exceptions. Normalement, les noms
finissant en -ou au singulier, font le pluriel en -ous, donc de manière
régulière, en ajoutant la désinence -s (et non pas –x), au singulier :

un clou des clous


un cou des cous
un coucou des coucous
un fou des fous
un trou des trous
un verrou des verrous
un voyou des voyous.
11. Quelques exceptions « fatales » (en -als)
des pluriels normaux, en - aux : C’est banal ...
Généralement, le pluriel masculin des adjectifs finissant en - al
au masculin singulier, prend la désinence - aux : loyal/loyaux,
principal/principaux, normal/normaux, égal/égaux, amical/amicaux.
Il y a, pourtant, quelques exceptions qui, elles, bien que finissant au
singulier en -al, font le pluriel en -als : banal/banals, fatal/fatals,
causal/causals, natals/natals, naval/navals, final/finals...

Comment savoir quel adjectif fait le pluriel en - aux et quel en -als?


Eh bien, tous sauf les adjectifs ci-dessus font le pluriel en - aux.
(En fait, il y avait encore deux-trois autres en - als, mais qui, pour la
plupart, présentent les deux formes, alors, pourquoi nous compliquer
la vie?)

Les adjectifs en -al qui font le pluriel en -als sont : banals, fatals,
causals, natals, finals. Pour retenir ces adjectifs, rappelez-vous la
blague qui disait qu’il y avait seulement deux choses inéluctables
(qu’on ne peut pas éviter) sur la terre : la mort et les impôts. En
réalité, c’est un lieu commun ( C’est banal...), il y a beaucoup de
situations prédéterminées. Par exemple, la transmission, à la
naissance, des tares disons « natales ». Ces situations sont donc
également « fatales », parce qu’elles inscrivent l’individu dans des
groupes à haut risque, par exemple le SIDA, le cancer. Quant à la
finalité de la mort, n’en parlons plus.

La mnémotechnique :
C’est banal : les événements vraiment fatals sont causals,
donc « natals » et finals.
Tableau synoptique avec des adjectifs finissant en -al
Masc. sing.
banal banals banale banales
fatal fatals fatale fatales
causal causals causale causales
natal natals natale natales
final finals finale finales
naval navals navale navales

amical amicaux amicale amicales


brutal brutaux brutale brutales
cardinal cardinaux cardinale cardinales
central centraux centrale centrales
cérébral cérébraux cérébrale cérébrales
cordial cordiaux cordiale cordiales
digital digitaux digitale digitales
égal égaux égale égales
familial familiaux familiale familiales
floral floraux florale florales
idéal idéaux idéale idéales
loyal loyaux loyale loyales
lexical lexicaux lexicale lexicales
médical médicaux médicale médicales
moral moraux morale morales
nasal nasaux nasale nasales
national nationaux nationale nationales
normal normaux normale normales
original originaux originale originales
principal principaux principale principales
pronominal pronominaux pronominale pronominales
royal royaux royale royales
spécial spéciaux spéciale spéciales
total totaux totale totales
Bref,
pour les adjectifs masculins finissant en -al au singulier,
les normaux en -aux (des hommes égaux, des principes
généraux)
les « fatals » en -als (des trucs banals, des oublis fatals).

Les correspondants féminins obéissent aux règles générales (pas


généraux), normales (pas normaux), cardinales (pas cardinaux) :
fém. sing. = masc. sing. + e (une chose normale, une règle générale)
pluriel = singulier + s (des choses normales, des règles générales)

y compris pour les adjectifs « fat als » discutés :


des choses banales, des règles fatales.
12. Des homophones et des homonymes
Lequel est lequel ?

poisson ou poison ?
On mange du poisson avec de la sauce. (Associez la phonétique [s] [s])
Celui qui vend du poison, va en prison. ... [z] [z]

un livre ou une livre ?


On n’apprécie pas un bon livre ( un livre à lire avec avidité),
par le nombre des livres qu’il pèse, la livre étant une unité de
mesure pour la masse, la substance, d’un objet. Une livre équivaut
à 454 g.

un tour ou une tour ?


On fait le tour du pays (c’est le pays),
le tour du village (le village)...
On admire la tour Eiffel, à Paris, la ville-Lumière.

un espace ou une espace ?


Heureux qui a un bel espace de travail !
un espace – un travail
Nous mettons une espace (typographique) entre les mots.
une espace – une typographie.
13. Consonne redoublée :
ess-, ass-, eff-, aff-, imm-, suff-, succ-, off-, diff-,
ill-

On le sait, pour qu’une lettre s intervocalique soit lue [s], il faut


qu’elle soit double, sinon on l’aurait prononcée [z]. Donc, il faut
écrire essayer, associer, etc.

Toujours doubles sont les consonnes des groupes eff-, aff-, imm-,
suff-, succ-, off-, diff-, ill-, etc. De toute évidence, on ne peut
vraiment se rappeler très bien tous ces groupes-là qu’après une
fréquentation assez longue de la langue française.

Une mnémotechnique assez sympa pourrait nous rendre service.

Essayez d’associer efficacement.

Ne vous affolez point, ce n’est pas une immense tâche.


Il suffit de succomber à cette offre. C’est une offre différente,
une offre illimitée : essayez d’associer efficacement.
Consonnes redoublées : ess-, ass-, eff-, aff-, imm-
ess- ass- eff- aff- imm-
essayer associer efficacement (s’) affoler immense
essai assaillir effacer affable immaculé
essayiste assainir effarer affabulatio immanent
essaim assaisonner effaroucher n immangeable
essence assassiner effectif affadir immanquabl
essentiel assaut efféminé affaiblir e
essentiellemen assécher effervescenc affaire immatériel
t assembler e s’affaisser immatriquler
essor assentiment effet s’affaler immature
essouffler (s’) asseoir effeuiller affamer immédiat
essuie-glace assermente efficace affecter immémorial
essuyer r effigie affection immerger
assertion effiler affectueux immérité
asservir efflanqué afférent immettable
assesseur effleurer affermir immeuble
assez efflorescence afféterie immigrer
assidu effluve afficher imminent
assiéger s’effondrer affidé s’immiscer
assiette s’efforcer d’affilée immobile
assigner effraction affiler immobilier
assimiler effraie s’affilier immodéré
assis effranger affiner immoler
assister effrayer affinité immonde
associer effréné affirmer immoral
assoiffé effriter affixe immortel
assombrir effroi affleurer immotivé
assommer effronté afflictif immuable
assomption effroyable affiger immuniser
assonance effusion affluer immunité
assortir affranchir
assoupir affres
assouplir affréter
assouvir affreux
assujettir affriolant
assumer affronter
assurer affubler
affûter
Consonnes redoublées : suff-, succ-, off-, diff-
suff- succ- off- diff- ill-
suffire succomber offre différent illimité
suffisance succédané offense diffamation illégal
suffisant succéder offertoire diffamer illégale
suffisammen succès office différence illégaux
t successeur officine différent illégales
suffixe successif offrir différend illégitime
suffixation successive offusquer différencier illettré
suffoquer succession différer illettrée
suffocant succinct difficile illicite
suffrage succincte difficulté illimitée
succion difforme illisible
succulent diffraction illogique
succulente diffus illuminé
succursale diffuse illuminée
diffuser illuminer
diffuseur illusion
diffusion illustre
illustrer

Exceptions :
- agramamtical, asexué, asocial, asymétrique...
donc avec a ayant une valeur négative
- sufre
- sucre
- image
et les mots de leur groupe.
14. Préfixes soudés

archi, bi, co, inter, pré, mono, super

Les préfixes sont toujours soudés même devant une voyelle

archi archiduc archiépiscopat


archiconnu ! pourtant archevêque
archidiocèse
archiplein

bi bicolore ! bisannuel (sic)


biculturalisme = biennal
bilatéral
bimensuel
biréacteur
bissectrice
bissextile
! pourtant, bisexué

co codétenu coaccusé
cohabiter coauteur
colocataire coaxial
coproduction coéquipier
coexister
coopérer
coordonner
archi, bi, co, inter ... (contin.)

inter interdisciplinaire interaction


intermédiaire interagir
international
interrelation
interrompu

pré précambrien préambule


préclassique préavis
prédestiné prééminence
préfabriqué préétabli
préhistorique
prénatal
prénuptial
préopératoire
mono monoparental
monosyllabe
super
superposé
superproduction
supersonique

Pour retenir ces préfixes soudés, une plaisanterie populaire suggère :

Archi, bi, co, inter, pré,


mono, super « s’agglomèrent ».
Cependant, si nous retenons cette plaisanterie comme une chanson,
et non comme un « film », on risque de se rappeler seulement la
« mélodie ». Personnellement, je préfère les filmes (et leurs
interprètes, bien sûr). Je vous propose :

Un archiduc bien connu interprète un monologue.


C’est super! Les gens « s’agglomèrent » pour l’écouter.

En conclusion, pas de trait d’union entre ces préfixes et le mot qui


suit. « Agglomérez-les », fusionnez-les dans un seul mot, même si on
va se retrouver avec deux lettres identiques : coopérer, interrelation,
préétabli, etc.

N.B. Faites attention à la signification et à l’orthographe du préfixe


co vs. celles des préfixes col, com, con, cor ! Les préfixes col, com,
con, cor montrent une collaboration ; on met quelque chose en
commun dans la même mesure, avec la connotation d’une
correlation, une correspondance, une communication permanente et
directe, tandis que des coauteurs, des coproducteurs peuvent être
également des gens travaillant indépendamment, chacun sur sa partie
d’une (même) chose, sans nécessairement interagir.
Préfixes soudés : col, com, con, cor

Préfixes Exemples
soudes

col collaborateur, collage, collatéral, collation, collationner,


collectif, collection, collectivité, collège, collègue,
colloque, collision, collusion, colmater, colporter

com combattant, commandant, commémorer, commencer,


commérage, commerce, commettre, commisaire,
commission, commissure, commode, commotion,
commun, communauté, communiquer, communisme,
commuter, compact, comparaison, comparution,
compassion, compatriote, compère, complot
con concéder, concitoyen, concomitent, concordant,
concurrent, condamné, conducteur, confédération,
configuration, conformation, confrère, consoeur,
connaissance, connivence, connotation, consanguin,
conscience, consommation, constitutionnel, contencieux,
contexte, convive
cor
correction, corrélation, correspondance, corridor,
corroborer, corroder, corrompre, corruption, cortège

Préfixes soudés : di, dis, dé, dés

Préfixes Exemples
soudes
di digression, diforme, diviser

dis discordance, disparaître, disjoindre, dissemblable,


distorsion, distribuer

dé déformer, se démoder, démonter, démontrer, démoraliser,


démystifier, dénicher, dénigrer, dénommer, dénoncer,
dépanner, se départir de, dépayser, dépendre, dépendre, se
dépeupler, déplacer, déplaire, déployer, déposer,
déposséder, déraciner, détaxer, déterrer, détourner,
détracteur, détromper, détrôner

dés désemparé, désenchanté, désenflé, déséquilibré, déserter,


désespérer, déshabiller, déshabituer, déshériter,
déshydrater, désillusionner, désinformer, désintégrer,
désintéressé, désintoxiqué, désinvolte, désobéissant,
désolé, désordonné, désorganiser, désquamer, déssaler,
déssécher, désserer, désservir, déssouder
Préfixes soudés : mono, uni, bi, tri, pluri, multi, poly

Préfixes Exemples
soudes

mono monocellulaire, monochrome, monocorde, monogamie,


monogramme, monographie, monolithe, monologue,
monoparental, monopole, monosyllabique, monothéisme,
monotone, monovalent

uni uniforme, unijambiste, unilatéral, uninominal, unique,


unisexué, univoque

bi biennal = bisannuel (sic), bicolore, bicentenaire,


biculturalisme, bilatéral, bimensuel, biréacteur,
bissectrice, bissextile, bivalent
! pourtant, bisexué

tri tricolore, tricorne, tricycle, trident, tridimensionnel,


trièdre, triennal, trilogie, trimestre, trinôme, triparti =
tripartite
pluri
pluricellulaire, pluridisciplinarité, pluripartite,
pluralisme
multi
multicolore, multidisciplinarité, multiethnique,
multilatéral, multimédia, multinational
poly
polychromie, polyclinique, polygame, polyglotte,
polyphonie, polytechnique, polyvalent
Préfixes soudés : anti, a, in, inn, imm, ill, irr

Préfixe Exemples
s
soudes

anti antiaérien, antialcoolique, antiatomique, antibiotique,


anticonceptionnel, anticonstitutionnel, anticorps,
anticyclone, antidérapant, antiesclavagisme, antifascisme,
antigrippal, antihistaminique, antimatière, antirasiste,
antiterroriste, antitétanique, antithèse, antivol
! mais, attention : anti-inflammatoire, anti-inflationniste !
(deux i se succèdent)

a agramamtical, asexué, asocial, asymétrique

in inopportun, inorganique, inoubliable, inoxydable,


inqualifiable, inquiet, insaissisable, insalubre, insatiable,
insatisfait, insécable, insécurité, insensé, insensible,
inséparable, insignifiant, insolite, insoluble, insolvable,
insomnie, insondable, insonore, insouciant, insoumis,
insoupçonnable, insoutenable, instable, insuffisant,
insurmontable, intangible, intenable, intransitif,
intrasportable, inusité, inutile, inutilisable, invalide,
invétéré, invincible, inviolable, invisible, invivable,
involontaire, invulnérable

inn innocence, innocent, innocenté, innombrable, innommable

imm immense, immaculé, immangeable, immanquable,


immatérriel, immature, immédiat, immémorial, immérité,
immettable, imminent, immobile, immodéré, immonde,
immoral, immortel, immotivé, immuable, immunisé
ill illégal, illégitime, illettré, illicite, illimité, illisible, illogique

irr irrationnel, irréalisable, irrecevable, irréconciliable,


irrécupérable, irrécusable, irréductible, irréel, irréflechi,
irréfutable, irrégulier, irrémédiable, irremplaçable,
irréparable, irréprochable, irrésistible, irrespirable,
irresponsable, irréverentieux, irréversible, irrévocable
Préfixes soudés : anté, post, trans, rétro

Préfixe Exemples
s
soudes

anté antécédent, antédiluvien, antépénultième, antérieur


! la forme anti (du même anté) : anticipé, antidaté

post
postdater, postface, postnatal, postopératoire, postposer,
postproduction, postsynchronisation
! mais, attention : post-scriptum !
trans
transaction, transalpin, transatlantique, transbordé,
transcendant, transcontinental, transcription, transfert,
transfigurer, transformer, transfuge, transfusion, trasgresser,
transiger, transiter, translation, translucide, transmission,
transparence, transpirer, transplanter, transporter,
transposer, transsexuel, transsibérien, transvaser,
rétro transversal, transvider

rétroactif, rétrocédé, rétrogradé, rétrospectif, rétroviseur


15. Préfixes liés (par un trait d’union)

sous-, avant-, après, demi-, semi-

Préfixes Exemples
liés

sous- sous-alimenté, sous-développé, sous-estimation, sous-exposition

sous-chef, sous-directeur, sous-lieutenant, sous-officier, sous-préfet

sous-classe, sous-ensemble, sous-commité, sous-commission,


sous-continent, sous-cutané, sous-entendu, sous-jacent, sous-louer,

sous-marin, sous-multiple, sous-sol, sous-traitant, sous-vêtement

! la seule exception : soussigné

avant-
avant-bras, avant-coureur, avant-dernier, avant-garde, avant-goût,
avant-guerre, avant-hier, avant-midi, avant-poste, avant-première,
avant-propos, avant-scène

après-
après-demain, après-guerre, après-midi, après-rasage, après-ski,
après-vente

demi-
demi-bouteille, demi-cercle, demi-douzaine, demi-droite,
demi-finale,
demi-fond, demi-frère, demi-jour, demi-kilogramme, demi-livre,
demi-mesure, demi-mondaine, demi-pension, demi-saison,
demi-soeur, demi-tarif, demi-ton, demi-tour
semi-
semi-automatique, semi-auxiliaire, semi-circulaire,
semi-conducteur,
semi-consonne, semi-voyelle, semi-précieux, semi-remorque,
semi-solide
16. Préfixes tantôt soudés, tantôt liés

auto-, hydro-, intra- micro-, photo-

Les
préfixes sont tantôt soudés à la tantôt liés
auto, hydro, base par un trait d’union
intra, micro, (quand suivis par (quand suivis par voyelle)
photo
consonne)

auto- autobiographique auto-accusation


autocollant auto-allumage
autocritique auto-immunisation
autodéfense
autodestruction
automutilation
autoportrait
autopropulsion

auto- autobus auto-école


autocar
automobile
hydro- hydrocarbure hydro-électricité
hydrodynamique
hydrographie
hydrologie
hydrolyse
hydrofile
hydrophobie
hydrostatique
hydrothérapie
intra- intra-utérin
intracrânien
intramusculaire
intraveineux
intraveineuse
micro- micro-économie
microbiologie micro-informatique
microclimat micro-onde
microcosme micro-ordinateur
microfibre micro-organisme
microfilm
micromètre
microphone
microprocesseur
microscope
photo-
photocopie photo-cellule
photocopieur photo-électricité
photogénique photo-électrique
photographie
photométrie
photosynthèse

Mnémotechnique : L’automobile du futur, tantôt...


L’automobile du future est hydro-électrique ou photo-électrique.
Le microprocesseur d’un micro-ordinateur va commander
l’auto-allumage d’un moteur « intra-utérin » avec autopropulsion
ou, qui sait, des photocellules microscopiques vont fournir l’énergie
pour un processus d’hydrolyse à l’intérieur des « veines »
métalliques de l’automobile du futur. Tantôt...
17. Préfixes épars, « aux quatre vents »
entre-, contre-, non-

tantôt soudés tantôt liés tantôt tantôt espacés


(par un trait d’union) contractés

être dans
entrebâiller l’entre-deux s’entraccorde entre temps *
s’entrebattre l’entre-deux-guerres r (ou
entrechoquer entre-jambes s’entraccuser entretemps)*
entrecôte (ou entrejambes) entracte entre deux âges
entrecouper s’entre-tuer entrailles entre autres
entrecroiser s’entre-déchirer s’entraider entre eux
entrefaites s’entre-dévorer entraver entre nous
entrefilet s’entre-frapper entrouvrir entre elles
entregent s’entre-haïr entre parenthèses
entrelacer s’entre-nuire entre guillemets
entrelarder s’entre-tuer entre 6 et 7 heures
entremêler entre la vie et la
entremets mort
entremettre
entreposer
entreprendre
s’entretailler
entretenir
entrevoir

contrebalancer contre-allée
contrebande contre-amiral contrordre contre le mur
contrecarrer contre-attaque (ou contre toute
contrechamps contre-chant contre-ordre) attente
à contrecoeur à contre-courant controverse le pour et le
contrecoup contre-espionnage contre
contredanse contre-expertise
contredire contre-filet
contrefaçon contre-indiqué
contrefaire à contre-jour
contrefort contre-manifestation
contremaître contre-offensive
contremarche contre-ordre
contrepartie (ou contrordre)
contrepètrie ** contre-pente
contrepoids contre-pied
contrepoint contre-plaqué
contrepoison contre-plongée
contrepropositio contre-révolution
n contre-terrorisme
contresense contre-torpilleur
contresigner contre-valeur
contretemps contre-visite
contrevenir à contre-voie
contrevent
contrevérité
non-activité
non-agression
nonchalant non-alignement
nonconformiste non-assistance non euclidien *
ou non-conformiste non négligeable *
non-conformiste ou non pas
nonobstant nonconformiste non plus
non-exécution non seulement ...
non-fumeur mais ...
non-intervention non sans hésitation
non-lieu un non
non-sens catégorique
non-violence
le non-dit pour un oui ou
pour un non
le non-verbal
** figure de style ; ex. : femme folle à la messe vs. femme molle à la fesse
Vos notes :
Vos notes :