Nom et Grade Sergent Joe Pino (1

)
Mitrailleur latéral droit
Fonction Protection de l'appareil contre chasseurs adverses venant de la droite. Aide le mitrailleur ventral à se positionner, surveille mes moteurs et
les ailes.
Origine El Paso - Texas
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17
sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure,
40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen /
Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont frapper l'aérodrome
de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas,
dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les
pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et
9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-
0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-
38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir
d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux.
Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à
10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e
Escadre de Bombardement rapporta ses bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en
position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un
tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La
collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse
bascula vers la gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible
fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe
se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du
Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent
Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant
d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps
parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement,
il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets,
et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant
au dessus de la forêt. C’était une forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur,
se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le
6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le
bâtiment des pompiers qui se trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la
messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne
voyait pas) un grand bruit venant de très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol –vite, j’ai pris
mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la
Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le champ
réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les
gendarmes arrivaient ainsi que les militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol,
ceux-là dans le terrain entre le pont de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de
Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie
(feldgendarmerie), conseillant aux civils qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par
des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche.
J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix
heures trente, onze heures, un bruit soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer
au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf
ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de Pisseleux,
Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous
avons bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et
désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous
découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de
sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il
avait abattu au autre B17 deux jours plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de
front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays
Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Place des anciens d'AFN, sur grillage d'accès à la vallée.
(a l'époque) Tombé sur le tas de sciure de bois de la scierie Dequecker, qui était situé à droite de la rue du Presbytère.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Mr. Dequecker Jean Claude: "Je me souviens très bien de cette matinée alors que j'avais 14 ans.
Un des moteurs est tombe sur le mur de la cloture, rue du Presbytere, a droite de la grille d'entree. Les fils electriques casses ont ete repares
par ligatures provisoires, cette reparation est toujours visible ainsi que la reparation du mur en maconnerie. C'est une petite employee: «
CAMILLE » qui a distingué par la fenetre de la cuisine, a l’arriere de la maison d'habitation, quelque chose bouger sur le tas de sciure de
l'usine située derriere la propriete, sur un terrain en denivele a I'epoque, a une vingtaine de metres.
Messieurs Dede DUPUIS et Jacques RUDEAUX qui se trouvaient a proximite l'ont sorti du tas de sciure et ramene a 1'habitation (piece a
droite de 1'entree) et depose sur un divan. Ma mere lui a nettoye le visage noir de fumee. Je me souviens qu'il bougeait les bras, et à demi-
inconscient, je l'ai touché, celui-ci etait grand, d'un type legerement asiatique. Debut 1946, des americains sont venus enqueter et nous
questionner sur les circonstances de la chute de cet aviateur, sans donner d'autre explication. En 1990, j'ai appris que notre aviateur etait
vivant.
Temoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Mademoiselle DEQUECKER, souffrante, gardant la chambre, au bruit de l'explosion, regarda
par la fenêtre et vit d'une aile, ou d'un bout d'aile, un être humain s'en détacher, peu avant de tomber sur le tas de sciure. C'est elle qui
donna l'alerte. On (qui???) se précipita, et très enfoui dans la sciure, on put en extraire cet aviateur, pas tout à fait inconscient. Madame
GAUDRON, secouriste, fut appelée et aida à le débarrasser de sa sciure, surtout le visage. En soulevant sa tête, elle constate qu'il saignait.
On voulut lui donner à boire, mais il refusa. Madame DEQUECKER alerta les Allemands, on le lui reprocha, mais pouvait-elle faire autrement?
Ceux-ci l'emmenèrent beaucoup plus tard, des bruits circulèrent comme quoi, cet aviateur n'était pas mort..."
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Ensuite, après avoir entendu dire qu'un autre homme était tombe sur un tas de sciure, je me suis
précipité sur les lieux, derrière la scierie DEQUECKER. Celui-ci était a demi enfoui et des hommes l'ont sorti rapidement, ils l'ont allongé sur le
sol, je lui ai essuyé le visage. L'aviateur a été transporté par la suite dans l'habitation de Madame DEQUECKER, a une centaine de mètres. Les
Allemands sont arrives aussitôt."
Témoignage de Jacques Rudeaux : "un autre est tombe dans la décharge publique, par chance sur un tas de sciure, ce qui lui sauva la vie.
C'est donc cet aviateur que j'ai transporté dans mes bras, avec l'aide de Dédé DUPUIS, sur un canapé, dans le salon de Madame Thérèse
DEQUECKER. Quand nous sommes arrives près de lui, tombé assis dans la sciure, assez profondément, il essayait de dégrafer son harnais de
parachute, et avait enlevé ses gants ainsi que son serre-tête (j'ai toujours ce dernier en ma possession, je me ferai une joie de le lui
remettre). II avait beaucoup de difficultés a parler et un peu de sang, dans son serre-tête. Je viens d'avoir l'heureuse surprise d'apprendre
qu'il était vivant. Al'époque, je croyais qu'il allait mourir. C'est une employée polonaise de Madame DEQUECKER, Mademoiselle Camille
ALUPMICA(?) qui nous a dit : "ça bouge dans la sciure!".
Etat du corps Il portait la plaque nomminative de McIver sur lui (il l'avait échangé la veille pour permettre à McIver d'entrer au Mess des Sous-officiers). Il
fut transporté sous ce nom par les allemands vers un hôpital de Paris.
Matricule 18090148
Date de
naissance
10/09/1923
Age au moment
du décès.
Tombé vivant - à l'âge de 21 ans - a demi consicent - dans le tas de sciure de bois de la scierie Dequecker.
Inhumation Décédé le 11 Sept 1994. Inhumé au Cimetière National de Fort Bliss, El Passo, Texas, 5200 Fred Wilson Ave, El Paso, TX 79906, États-Unis,
N° Scépulture Section K - Site 1009
Camp de
prisonniers
Stalag Luft4 Gross-Tychow.
Nom et Grade Sergent Oscar Sylvester II McIver (2)
Mitrailleur tourelle ventrale
Fonction Protection de l'appareil contre chasseurs adverses venant d'en dessous - Reconnaissance visuelle des cibles pour le navigateur via intercom.
Origine Johnsont County - Oklahoma
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont
l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon /
Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont
frapper l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas, dont celui de Pisseleux,
1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus.
Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs
allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-
38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est
entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur
Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses bombes
à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux
tenta de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La
collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la gauche, frôla de près un autre
appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de
l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de
l'avion du Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de
l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact
détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent
allemand trouva neuf corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut
également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité
de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors
que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se trouvait à
l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de très haut,
comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq
bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le
champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les militaires
allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont de
Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans
la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils qui
n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont
occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon
père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit soudain
d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de
Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de
Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons bien distingué deux ou trois
trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie
DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe
sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours plus
tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans
les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Place des anciens d'AFN, habitation ancienne ferme Van Hasse à gauche sur la place. Aujourd'hui, cette ferme a été remplacée par des habitations en face du mémorial AFN sur la
place des anciens d'AFN.
(à l'époque) Il a été retrouvé à demi carbonisé à l'intérieur de la partie arrière du fuselage, tombé dans la cour de la ferme Van Assche, lieu dit "Le Village". Témoin: Stan Peterson.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Mr. Dequecker Jean Claude: "Une partie de la carlingue est tombee dans la cour de la ferme VAN HASSCHE en face de la place, actuellement place des AFN. Un aviateur
etait reste a 1'interieur et a peri carbonise. L'incendie provoquait 1'eclatement des cartouches de tous les cotes. Les enfants VAN HASSCHE restes dans la maison de la ferme ont
étésorti. par un voisin par la fenetre, cotéPlace, sans incident. Une vache a eu une come arrachee. Un cheval a eu la jaunisse et a ete abattu quelques jours apres.
L'aviateur carbonise a ete sorti. de la carlingue quelques heures apres par Monsieur Roland IDELOT."
Témoignage de Mr. Gaudron Marcel (instituteur): "(J'avais oublie cette date). (Pour nous, c'était ce qu'on appelait une forteresse volante). Un Dimanche matin, vers 11 Heures, temps
tout gris, calme, un ronflement incessant indiquant le passage d'un très grand avion, complètement invisible, direction générale approximative : Coyolles, soit plein ouest, donc
avions rentrant à leur base. L'un de ces appareils, a été vu par LEROY (avec qui j'ai causé), il pouvait voler d'après lui a 1000 m, donc très visible et brusquement on l'a vu se disloquer,
et ses débris tomber sur tout Pisseleux, aux environs; les plus éloignés a plus d'un Kilomètre l'un de 1'autre, du Pont de la S.N.C.F., M. ROY me dit qu'il y avait je ne sais quoi sur une
scierie près de l'abattoir (ou ex-usine a gaz) jusqu'su bout de la rue en cul-de-sac, à droite après le passage a niveau. (MM. WILLOT,SIMBOISELLE habitaient au bout). Un moteur près du
pont, le poste pilotage entre deux vaches dans la ferme à 1'entrée de Pisseleux. (M. VAN ASCHE et Madame étaient à la messe, deux ou trois enfants seuls, sans blessure). Début
d'incendie, des cartouches (??), explosaient, un aviateur a été retire carbonisé."
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Je me suis dirigé vers la place et j'ai vu, dans la cour de la ferme VAN ASCHE, une partie de 1'avion, que j'ai suppose être le poste de
pilotage. Le pilote encore à ses commandes, à moitie calciné."
Témoignage de Jacques Rudeaux: " Le fuselage en flammes tombe dans la cour de la ferme VAN ASCHE, dans un crépitement de balles, le corps d'un aviateur y reste carbonise..."
Temoignage de Irene Van Assche: "En 1944, nous exploitions une petite ferme a Pisseleux, tout près de la place. Ce jour-la, je" rentrais de Compiègne [1] ayant rendu visite a mes
parents. Sur le chemin du retour, a Emeville[2}, j'ai appris qu'un avion avait explose au-dessus de Pisseleux. A mon arrivée, je ne pouvais plus rentrer chez moi, l'armée allemande
gardait l'accès de la cour, puisqu'une partie de l’avion était tombée sur une remise. J'ai découvert que la queue du bombardier était dans la cour et quel aviateur (le radio) était reste
dans le fuselage et avait péri carbonisé. Un moteur était tombe dans l’écurie où se trouvaient chevaux et vaches. Fort heureusement les animaux ont échappé au sort de cette chute.
Par contre un cheval a du être abattu dans la semaine qui a suivi ayant été atteint d'une jaunisse, d'autre part, une vache a eu une come arrachée."
Propriétaires
2014
Carrier Pascal 2 Rue du Grand Montoir 0323750728
Etat du corps Il portait la plaque nomminative de Pino sur lui (il l'avait échangé la veille pour pouvoir entrer au Mess des Sous-officiers), mais cette plaque n'a jamais été retrouvée. Il est l'aviateur
"inconnu" trouvé dans la cour de la ferme Van Assche.
Matricule 18193018 - AM PH
Date de
naissance
1924
Age au moment
du décès.
20 ans.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée allemande
rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré A Rangée 28 Tombe 41
Décorations Air Medal - Purple Heart.
Nom et Grade Sous-lieutenant Robert Leonard Miner
Copilote
Fonction Remplacer le pilote si ce dernier est fatigué ou hors de combat, en charge des manœuvres de l'appareil au sol.
Origine St Peter - Minesota
Informations. Fifth Army Air Forces Flying Training Detachment, Class 43-G, Ryan Field, Hemet California,
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17
sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure,
40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen /
Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont frapper l'aérodrome
de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas,
dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les
pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et
9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-
0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-
38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir
d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux.
Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à
10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e
Escadre de Bombardement rapporta ses bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en
position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un
tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La
collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse
bascula vers la gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible
fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe
se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du
Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent
Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant
d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps
parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement,
il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets,
et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée." Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant
au dessus de la forêt. C’était une forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur,
se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le
6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le
bâtiment des pompiers qui se trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la
messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne
voyait pas) un grand bruit venant de très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris
mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la
Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le champ
réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les
gendarmes arrivaient ainsi que les militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol,
ceux-là dans le terrain entre le pont de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de
Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie
(feldgendarmerie), conseillant aux civils qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par
des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche.
J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix
heures trente, onze heures, un bruit soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer
au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf
ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de Pisseleux,
Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous
avons bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et
désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous
découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de
sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il
avait abattu au autre B17 deux jours plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de
front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays
Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Angle Avenue de Boursonne et de la Rue de la Libération: devant le N°58 de l'Avenue de Boursonne. Lieu situé à l'angle de la route de Meaux
et de la rue du Grand Montoir. C'est l'angle de l'Avenue de Bousonne et de la Rue de la Libération. Le jardin a maintenant été remplacé par de
nombreuses maisons.
(à l'époque) Corps trouvé le 7 fevrier 1944 à 13:20 dans un endroit nommé "le Village", dans le jardin de la famille Marjollet.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "En repartant, j'ai rencontre mon père et nous sommes allés chez mon Grand-père, Rue du Grand
Montoir, où un autre Américain était tombe derrière le jardin, c6te Plaine de Coyolles."
Témoignage de Jacques Rudeaux: "Un autre encore, dans un jardin entoure d'un mur qui fait l'angle de l'Avenue de Boursonne et de la rue de
la Libération, retrouvé le lendemain par les voisins. Je me trouvais la, (mon père avait un terrain de culture, tout près) lorsque les militaires
allemands sont arrives, cet aviateur avait une botte et un pantalon de cuir brûlé."
Etat du corps Corps trouvé assis avec les bottes brûlées. Sa plaque nomminative a été retrouvée.
Matricule O752010 - T 43 A AM - PH.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et
j'ai pu apercevoir l'Armée allemande rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des
sacs ou toiles de tentes et les ont emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré A Rangée 24 Tombe 41
Décorations Air Medal - Purple Heart.
Nom et Grade Sous-lieutenant William Charles Weiner (9)
Bombardier et mitrailleur de nez.
Fonction Larguer les bombes, prendre le contrôle de l'appareil pendant la course de bombardement, protectoin de l'appareil conte les attaques frontales en manoeuvrant la tourelle de
menton frontale.
Origine New York
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine
(dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay
et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt,
37 B-24 vont frapper l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas, dont
celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3
bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir
abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de
toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé,
puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le
crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses
bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un
d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-
Lieutenant Kurtzberg. La collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la
gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du
Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que
Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport
d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des
évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le
Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les
honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est
alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se
trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de
très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en
premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux
d’ailes, étant donné le champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les
militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont
de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque
d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils
qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui
se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec
mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit
soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur
du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons
pris la direction de Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons
bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives
rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous
apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours
plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en
1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Avenue de Boursonne, devant le N°52, dans l'actuel jardin derrière la maison, à environ 30m de la route. Il y a aujourd'hui des maisons sur cet ancien champ, situé entre la ligne
de chemin de fer Paris-Laon et le ligne de chemin de fer Wolkswaggen et l'Avenue de Boursonne.
(à l'époque) tombé dans un endroit nommé "Le Village", dans le champ de la famille Waringhem. C'est entre la route de Meaux et la ligne de chemin de fer Paris-Villers-
Cotterêts-Ferté-Milon.
Etat du corps Le corps a été trouvé assis, à demi enterré, sans blessure visible. Sa plaque nomminative a été retrouvée.
Matricule O 744562 - T 43 B AM PH.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée
allemande rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré B Rangée 8 Tombe 49
Décorations Air Medal - Purple Heart.
Camp de
prisonniers
Seul Joe Pino a survécu et a été envoyé dans un camp allemand.
Nom et Grade Sergent-chef John Lee Roever (8)
Mécanicien et mitrailleur de la tourelle dorsale.
Fonction Gère les commandes moteur en coordination avec le pilote, apte à faire des réparations mineures en cas d'atterrissage forcé, en charge de toutes les armes à bord, protection
de l'appareil contres les attaques venant du haut en manoeuvrant la tourelle dorsale avant.
Origine Marshfield - Winsconsin
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine
(dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay
et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol /
Siracourt, 37 B-24 vont frapper l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne
reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent
à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces
chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47
sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé,
puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le
crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses
bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un
d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-
Lieutenant Kurtzberg. La collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la
gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du
Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que
Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport
d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu
des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en
réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec
les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est
alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se
trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de
très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché
en premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux
d’ailes, étant donné le champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les
militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont
de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque
d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils
qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents
qui se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec
mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit
soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la
hauteur du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et
nous avons pris la direction de Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux,
nous avons bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a
suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait
disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile
dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours
plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé
qu'en 1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Rue du Grand Montoir, à droite du café le Richelieu, au fond de l'impasse qui déboule sur une petite cour le long du chemin de fer. Il est tombé sur la toiture qui est orientée
vers les rails (visible depuis la rue de Boursonne). Aujourd'hui à la fois derrière la Salle Brogly et le Café "Le Richelieu".
(à l'époque) tombé dans un endroit nommé "Le Village", dans le grenier de la famille Patté, dans la rue du Grand Montoir. Ce grenier appartenait à une maison située à droite
de la Mairie-Ecole.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Mr. Dequecker Jean Claude: "La chute de l'aviateur sur le toit de la maison de Monsieur PATTE pres de la Mairie est peut etre la consequence de sa mort, cette
personne agée, tres choquée, cardiaque est decedée le 13 fevrier suivant."
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Huit autres corps disséminés sur le bourg, dont un, juste derrière les W.C. de l'école, ont été rassemblés dans la garderie et
fouilles par MM. PALLET et BERNARD, je crois en presence des allemands. II y a eu neufs cercueils vides dans ma classe. Hum!"
Témoignage de Jacques Rudeaux: "J'ai entendu dire qu'il était tombe un autre aviateur dans le grenier de Monsieur PATE, près de l'Ecole-Mairie."
Etat du corps Matricule 16071848.
Matricule 16071848
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée
allemande rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière National de Fort Smelling à Minneapolis, Minesota, USA.
N° Scépulture Carré C Rangée 24 Tombe 13607
Nom et Grade Sous-lieutenant William Franck (7)
Navigateur - Mitrailleur pour tourelle de menton.
Fonction En charge de la navigation (utilisant le cap, la radio, la lecture des étoiles), prépare le plan de vol et guide l'avion sur sa cible et vers sa base de départ, protectiond e l'appareil
contre les attaques frontales en manoeuvrant les mitrailleuses latérales positionnées sur les joues de l'avion.
Origine Baltimore - Maryland.
Informations. Il s'est engagé dans le Corps Aérien de l'Armée Américaine le 11 Juin 1942, à Baltimore. Il est fait mention de sa qualité d'employé en tant qu'acteur, célibataire et aucun
soutien de famille.
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine
(dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay
et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol /
Siracourt, 37 B-24 vont frapper l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne
reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent
à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces
chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47
sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé,
puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le
crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses
bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un
d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-
Lieutenant Kurtzberg. La collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la
gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du
Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que
Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport
d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des
évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le
Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les
honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est
alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se
trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de
très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en
premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux
d’ailes, étant donné le champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les
militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont
de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque
d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils
qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents
qui se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec
mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit
soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur
du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons
pris la direction de Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons
bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives
rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous
apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours
plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé
qu'en 1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Rue du Grand Montoir devant le N°21, dans le jardin se trouvant aujourd'hui derrière la maison. Tombé dans un endroit nommé "le Village", dans le jardin Millet, qui se situait
derrière les maisons actuelles.
Etat du corps Son corps a été retrouvé à demi enterré. Sa plaque nomminative a été retrouvée,
Matricule O685577 - T 43 A. AM - PH
Date de
naissance
1923
Age au moment
du décès.
21 ans.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée
allemande rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré B Rangée 3 Tombe 49
Décorations Air Medal - Purple Heart.
Nom et Grade Sergent-chef Robert James Huhtala (6)
Operateur radio, mitrailleur dorsal arrière.
Fonction En charge des communications avec la base et entre les avions de la formation, informe le pilote de la disponibilité des cibles primaires et secondaires, met en œuvre les
appareils photographiant le bombardement, protection de l'appareil en manoeuvrant la mitrailleuse dorsale (sans tourelle) située à l'arrière de celle du mécanicien.
Origine Conté de San Diego, Californie
Informations. Fils de Mr. et Mme. Henry Huhtala, Robert était dans sa dernière année de Lycée à Roseville Joint Union quand, ayant atteint son 18e anniversaire, il s'est engagé dans le
Corps Aérien de l'Armée Américaine le 4 Nov 1942 à Sacramento. Il a disparu le jour de sa 6e mission de guerre. Il a reçu la Air Medal à titre posthume en Mars 1945. La citation
mentionne "pour mérite exceptionnel dans la réussite de cinq différentes missions de bombardement au combat au dessus de l'Europe continentale occupée. Le courage, le
calme et l'aptitude que cet engagé volontaire a fait preuve lors de ces occasions ont fait grand honneur à sa personne, et aux forces armées des Etats Unis d'Amérique".
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine
(dont l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay
et sur Dijon / Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol /
Siracourt, 37 B-24 vont frapper l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne
reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent
à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces
chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47
sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé,
puis est entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le
crash sur Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses
bombes à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un
d'entre eux tenta de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-
Lieutenant Kurtzberg. La collision au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la
gauche, frôla de près un autre appareil du 338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du
Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que
Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport
d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des
bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu
des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en
réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec
les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes
jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est
alors que j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se
trouvait à l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de
très haut, comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché
en premier cinq bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux
d’ailes, étant donné le champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les
militaires allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont
de Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque
d’incendie dans la commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils
qui n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents
qui se sont occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec
mon père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit
soudain d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la
hauteur du Pont de Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et
nous avons pris la direction de Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux,
nous avons bien distingué deux ou trois trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a
suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait
disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile
dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux
jours plus tôt dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera
retrouvé qu'en 1967 dans les restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50
victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Rue du Grand Montoir, cour de l'Imprimerie AFIP, N°14. Aujourd'hui, ce jardin est remplacé par l'atelier de l'imprimerie AFIP.
(à l'époque) Trouvé dans la cour de la Succursale des Coopérateurs de Champagne.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Jacques Rudeaux: " Un autre, dans un angle du mur de la Coop (maintenant Rue du Grand Montoir), dont la cervelle était restée accrochée a environ un mètre
de hauteur, c'est Madame MARNAIS (Gérante de la Coop) qui l'a mise dans une pelle a feu, et enterrée dans son jardin, en ma présence."
Etat du corps Trouvé dans un état déplorable: son cerveau contre un angle du mur. Le cerveau fut retrouvé par la vendeuse de la Coop, qui l'a enterré dans un jardin derrière le magasin.
Matricule 19142210 - AM PH.
Date de
naissance
05/01/1924
Age au moment
du décès.
20 ans.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée
allemande rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré A Rangée 40 Tombe 30
Décorations Air Medal - Purple Heart.
Nom et Grade Sergent Walter Bernard Swietoniowski (5)
Mitrailleur de queue.
Fonction Protection de l'appareil contre chasseurs adverses venant de derrière.
Origine Auburn - Etat de New York
Informations. Walter Bernard, est né le 20/05/1916 à Auburn, NY aux USA. Il est le fils de Stanley Swietoniowski, né le 29/04/1891 à Rakszawa (Galicie - Pologne) et de Mary Dudek. Stanley et Mary ont
eu au moins 3 enfants dont Walter semble être l’aîné. Le 17/04/1941, en pleine 2ème guerre mondiale, Walter, âgé de 25 ans, entre à l’U.S. Air Corps. Le Sergent Swietoniowski, l'un des
trois frères en service, était un diplômé d'Auburn (Auburn High School et Business School). Il a ensuite étudié dans l‘ Etat du Michigan, Teachers College de Ypsilanti, Michigan, avant
d'entrer dans le service militaire le 17 avril 1941. Il a reçu une formation sur plusieurs bases de l'Armée de l'air dans ce pays, et a gagné ses ailes (galons) de mitrailleur de queue, au
début de 1943. Il avait été envoyé en Angleterre il y a environ un an (fin 1943). Suite à la réception du télégramme jeudi, Mme Swietoniowski a également reçu des messages des familles
des autres membres de l’équipage de l'avion dans lequel son fils volait et elle a également appris que celles-ci avaient aussi reçu des télégrammes.
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont
l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon /
Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont frapper
l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1
B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs
d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs
et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont
endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est
entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur
Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses bombes à
Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux tenta de
penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La collision au
niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la gauche, frôla de près un autre appareil du 338e
piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de Bever:
"Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du Lieutenant
Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police militaire
allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre bâtiments.
Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf corps parmi
l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel Weber fit en
sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-Cotterêts réussit à
maintenir des fleurs fraiches sur les tombes jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une forteresse
volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors que j’ai pu voir
cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se trouvait à
l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de très haut,
comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq
bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le
champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les militaires
allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont de
Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans la
commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils qui
n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont
occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon
père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit soudain
d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de
Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de
Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons bien distingué deux ou trois
trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie
DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur
un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours plus tôt
dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans les
restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Rue du Presbytère à côté du corps de Kurtzberg. Aujourd'hui entrepot de sciure de bois sur la gauche en remontant la Rue du Presbytère.
(à l'époque) Tombé dans un endroit nommé "Le Village", à l'Est du "Clos July".
Témoignage
(citation)
Témoignage de Claude Waringhen: "Un deuxième corps se trouvait dans le jardin, en parti enfoncé en terre, et portait sur la tête un linge blanc (pansement semble t’il)."
Etat du corps Trouvé à demi enterré, il portait un bandeau sur la tête. Sa plaque nomminative a été retrouvée,
Matricule 32038974 - T 43 BC.
Age au moment
du décès.
28 ans.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée allemande rendre
les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé le 27 Oct 1948 au Cimetière St Joseph à Auburn, Etat de New York. 6020 Lake Ave, Auburn, NY 13021, États-Unis, certainement auprès des membres de sa famille (13 noms
identiques dans ce cimetière).
N° Scépulture Sect42.Lot23.
Décorations Air Medal. La mère du sergent a reçu la citation qui accompagne la Médaille de l‘Air décernée à titre posthume à son fils. La citation est la suivante: «Pour avoir atteint un mérite
exceptionnel en participant à cinq missions distinctes de bombardement sur l’ennemi occupant l'Europe continentale. Le courage, le sang-froid et l'habileté, affichés par cet homme
engagé pour ces occasions reflètent un grand crédit sur lui-même et les
Forces armées des États-Unis."
Nom et Grade Lieutenant Jacob Kurtzberg (4)
Pilote
Fonction Commande l'avion, et parfois la formation entière, responsable de la camaraderie entre les membres de l'équipage, doit veiller à ce que chaque membre ait reçu un entraînement
correct.
Origine Philadelphie - Pennsylvanie
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont
l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon /
Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont frapper
l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et
1 B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les
chasseurs d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands
dans les airs et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47
sont endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est
entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur
Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses bombes
à Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux tenta
de penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La collision
au niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la gauche, frôla de près un autre appareil du
338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de
Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du
Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police
militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre
bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf
corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel
Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-
Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une
forteresse volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors que
j’ai pu voir cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se trouvait à
l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de très haut,
comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq
bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le
champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les militaires
allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont de
Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans la
commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils qui
n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont
occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon
père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit soudain
d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de
Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de
Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons bien distingué deux ou trois
trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie
DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe
sur un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours plus tôt
dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans les
restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Rue du Presbytère sur la grille de la scierie, sur le côté ouest du "Clos July". Aujourd'hui entrepot de sciure de bois sur la gauche en remontant la Rue du Presbytère.
(à l'époque) Verger de Mr. Jouy.
Témoignage
(citation)
Témoignage de Mr. Dequecker Jean Claude : "Un autre aviateur est tombe sur un arbre dans le verger, face a la grille de l'entree, rue du Presbytere."
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Ce matin-la, je me trouvais dans la maison de mes parents, Rue du Presbytère, tout près de la scierie DEQUECKER. Suite au passage de
plusieurs escadrilles d'avions volant au-dessus des nuages, un des bombardiers a dû être touché et se trouvait en difficulté. Tout a coup, j'ai entendu une forte explosion. De la fenêtre,
j'ai aperçu un aviateur dans les branches d'un pommier de la propriété JOUY."
Témoignage de Jacques Rudeaux: "J'ai vu d'autres aviateurs. Un, dans le clos de Monsieur JOUY, face a l'usine DEQUECKER, dont le pied reste dans la botte, etait accroche par la
chaussette a une branche a deux mètres de hauteur dans un pommier."
Etat du corps Trouvé démembré dans un pommier dans le verger de Mr. Jouy, en face de l'usine Dequecker. Un pied dans une botte suspendu à une branche à deux mètres au dessus du sol. Sa
plaque nomminative a été retrouvée
Matricule O802761 - T43 B.
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée allemande
rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière de Mount Jacob à Collingdale, état de Pennsylvanie, USA. 700 W Oak Ln, Glenolden, PA 19036, États-Unis, Corps rappatrié aux USA en 1948.
Nom et Grade Sergent Edward Francis Majeska (3)
Mitrailleur latéral gauche
Fonction Protection de l'appareil contre chasseurs adverses venant de la gauche. Aide le mitrailleur ventral à se positionner, surveille mes moteurs et les ailes.
Origine Brooklyn - New York
Base de départ RAF Snetterton Heath - Station 138 - Sud Ouest de Attleborough dans le Norfolk, Roy.Uni (Sud-Est).
Cible Dépôt aérien de Romilly sur Seine (10 - Aube)
Mission Mission 212: des camps d'aviation en France sont ciblés, mais le mauvais temps force plus de 400 bombardiers à faire demi tour. 189 B-17 sont envoyés sur Romilly sur Seine (dont
l'avion de Pisseleux), et au même moment 60 B-17 vont frapper l'aérodrome de St André de L'Eure, 40 B-17 sur celui d'Evreux / Fauville, 303 B-17 sur celui de Nancy / Essay et sur Dijon /
Longvic et seulement 60 B-17 sur l'aérodrome de Caen / Carpiquet. 150 bombardiers B-24 sont envoyés sur le site de lancement de missiles V1 de St Pol / Siracourt, 37 B-24 vont frapper
l'aérodrome de Chateaudun, et 9 B-24 le site de missiles V1 de Eclimeux. Ils affirment avoir abattu 3-0-0 avions allemands, 4 B-17 ne reviendront pas, dont celui de Pisseleux, 1 B-17 et 1
B-24 sont endommagés au delà de toute réparation possible, 43 B-17 et 7 B-24 rentrent endommagés. Les pertes s'élèvent à 7 tués au combat, 3 bléssés et 43 disparus. Les chasseurs
d'escortent étaient au nombre de 85 P-38, 506 P-47 de la 8e et 9e Air Force, et 47 P-51 de la 9th Air Force. Ces chasseurs affirment avoir abattu 11-2-3 chasseurs allemands dans les airs
et d'avoir détruit 2-0-7 chasseurs allemands au sol. 3 P-38 et 1 P-47 sont perdus, 1 P-38 et 2 P-47 sont endommagés au delà de toute réparation possible et 1 P-38 et 1 P-47 sont
endommagés. On déplore, parmi les chasseurs américains, 2 bléssés et 4 disparus.
Identification
du B17
B-17G 42-38015 Code empennage vertical C (encadré), Code fuselage BX.
Del Cheyenne 14nov1943 / Syracuse 9dec1943 / Presque Is 11dec1943 / Snetterton 16dec1943. / Num de Rapport d'Equipage disparu: 2342.
Unité 8e Air Force, 96e Escadre de Bombardement, 338e Escadron.
Circonstances
du crash
Le rapport d'époque MACR 2342 (Rapport relatif à un Equipage d'Avion Disparu) mentionne qu'un avion enemi a touché un réservoir d'essence dans l'aile gauche qui a explisé, puis est
entré en collision avec un chasseur allemand FW190 avant de s'écraser sur Pisseleux. Source: B-17 Master Log - Dave Osbourne.
Le palmares de Willius Karl mentionne une attaque de B17 le 6 Fev1944 qui s'est déroulée à 7500m d'altitude, à 3km à l'Ouest de Melun, à 10h21. C'était sa 41e victoire. Le crash sur
Pisseleux a eu lieu 20mn plus tard, à 80km de là.
Un autre rapport émannant du 96th Bomb Wing raconte :
"Pour la seconde journée consécutive la couverture nuageuse protégeait cette cible. Au lieu de chercher une cible secondaire, la 96e Escadre de Bombardement rapporta ses bombes à
Snetterton. L'enemi mena une attaque surprise sur le dernier élément de l'escadron en position basse sur la formation. Soudain, quatre FW-190 attaquèrent et l'un d'entre eux tenta de
penetrer la formation en faisant un tonneau, mais heurta dans sa manoeuvre l'appareil immatriculé 42-38015 du 338e escadron piloté par le Sous-Lieutenant Kurtzberg. La collision au
niveau de l'aile babord (gauche) stoppa net le moteur numéro deux et mit les réservoirs de cette aile en feu. La forteresse bascula vers la gauche, frôla de près un autre appareil du
338e piloté par le lieutenant Lee Bevers, et finit par exploser. Cet accident terrible fut noté ainsi dans le journal personnel du Lieutenant John Tellefsen, le navigateur de l'appareil de
Bever: "Notre groupe et un autre groupe se mélère. La plus grosse frayeur de la journée, c'est à dire jusqu'à ce que Kurtzberg nous heurta et descendit...". L'épave de l'avion du
Lieutenant Kurtzberg s'écrasa aux environs de la ville de Villers-Cotterêts à environ 10h30, selon un rapport d'incident remplit par un Sergent Chef nommé Janborek de l'unité de police
militaire allemande basé à Chateau-Thierry. Bien qu'aucun habitant de la ville ne fut bléssé, des bombes tombées à proximité de l'épave détonnèrent à l'impact détruisant quatre
bâtiments. Une équipe de récupération provenant d'Amifontaine se précipita vers le lieu des évènements, menée par un Feidwebel nommé Weber. Le Sergent allemand trouva neuf
corps parmi l'épave et envoya un homme à peine vivant (le sergent McIver - en réalité le Sergent Pino) vers un hôpital de Paris. Malheureusement, il mourrut également. Le Feldwebel
Weber fit en sorte que les neuf membres du 96e furent enterrés avec les honneurs militaires complets, et, en dépit de l'occupation allemande, le Commité de Libération de Villers-
Cotterêts réussit à maintenir des fleurs fraiches sur les tombes jusqu'à ce que la France fut libérée."
Le crash vu de
Pisseleux et
Villers-
Cotterêts
Témoignage de Maurice Roy : "Je me trouvais sur la route de Vivières. J’entends le ronronnement du moteur d’un avion, le l’aperçois sortant au dessus de la forêt. C’était une forteresse
volante, je me suis demandé pourquoi il était si bas, il semblait avoir des difficultés de moteur, se dirigeait vers Pisseleux en suivant la ligne de chemin de fer, c’est alors que j’ai pu voir
cette forteresse exploser au dessus de Pisseleux."
Témoignage d'André Rain (Pompier): "Je vous joins une photocopie d’une page de mon journalier où j’avais noté la chute du quadrimoteur, le 6 Février 1944.
Ce jour-là nous avions manœuvre des Sapeurs-Pompiers à 9 heures, premier dimanche du mois. La manœuvre terminée, après avoir fermé le bâtiment des pompiers qui se trouvait à
l’époque dans la cour de la Mairie, il était 10 heures 30 et je me souviens que c’était la sortie de la messe.
Je suis retournée en bicyclette chez moi, 74 Rue Demoustiers, en entrant dans la cour (on entendait passer les bombardiers que l’on ne voyait pas) un grand bruit venant de très haut,
comme le bruit que fait un gros arbre que l’on abat quand il s’écrase sur le sol – vite, j’ai pris mes jumelles et j’ai regardé alors la direction supposée. J’ai accroché en premier cinq
bombes qui allaient en direction de la route de la Ferté Milon, puis un moteur, puis deux points noirs que je supposais être des aviateurs, puis des morceaux d’ailes, étant donné le
champ réduit de mes jumelles, je n’ai pas vu le fuselage, car me fixant sur des points visibles je n’ai pas pu « voir » tomber l’ensemble.
Je suis parti aussitôt en bicyclette, au cas où l’intervention des pompiers aurait été utile… Des personnes étaient déjà sur place, les gendarmes arrivaient ainsi que les militaires
allemands.
Je me souviens très bien de plusieurs corps d’aviateurs, sur le dos, sans parachutes. L’empreinte de leurs corps bien marquée dans le sol, ceux-là dans le terrain entre le pont de
Pisseleux et le passage à niveau de Volkswagen actuellement, d’autres étaient plus près de Pisseleux. Ayant constaté et aussi renseigné qu’il n’y avait aucun risque d’incendie dans la
commune, je me préparais à retourner à Villers.
L’Adjudant-Chef ou plutôt Maréchal des Logis Chef Monsieur Haye avait entendu les militaires demander des renforts de gendarmerie (feldgendarmerie), conseillant aux civils qui
n’avaient pas d’obligations sur place de quitter les lieux. Le reste je l’ai entendu raconter par des gens de Pisseleux, il doit y avoir de nombreux témoins encore présents qui se sont
occupés des victimes."
Témoignage de Roger Presson : "Effectivement, ce matin-la, c'était en hiver, je ne me souviens plus de la date, mais c'était un dimanche. J'étais dans la cour du pavillon (1) avec mon
père. Le ciel gris, les nuages bas, l 'air humide, comme nous le connaissons dans notre région.
Nous avions l'habitude d'entendre les vagues d'escadrilles de bombardiers alliés survoler à haute altitude notre petite ville (2). Vers dix heures trente, onze heures, un bruit soudain
d'avion en détresse se fit entendre. Surgissant des nuages, une masse sombre venait de passer au-dessus de notre tête. Un bombardier venait d'exploser, à la hauteur du Pont de
Pisseleux, a deux cent mètres de la. En fait, j'avais neuf ans. J'habitais rue Beauséjour n°4 (3), tout près de 1'avenue de la Gare. J'étais avec mon père et nous avons pris la direction de
Pisseleux, Village a environ quatre cent mètres. Sur l’avenue de la Gare, dans le talus de la ligne de chemin de fer, avant le Pont de Pisseleux, nous avons bien distingué deux ou trois
trous de bombes (heureusement pas explosées). (Elles ont été sorties par l'armée allemande et désamorcées dans la semaine qui a suivi). Arrives rue du Presbytère, a la scierie
DEQUECKER, ou déjà beaucoup de monde était la, nous découvrons le désastre. Dans un arbre, sur la gauche, un aviateur pendait disloqué. Nous apprenions qu'un autre était tombe sur
un tas de sciure, pas mort mais gravement blesse. L'armée allemande était arrivée et la circulation devenait difficile dans Pisseleux. "
Chasseur
Allemand
Lt Willius Karl, CO of 2./JG 26, terminera la guerre avec 372 missions effectuées, et 50 victoires. Le B17 de Pisseleux était sa 41e victoire, il avait abattu au autre B17 deux jours plus tôt
dans le secteur de Maubeuge. Il sera abattu le 8 Avril 1944, à l'age de 25 ans, en attaquant de front une formation de bombardiers B24, son corps ne sera retrouvé qu'en 1967 dans les
restes de son avion enfoui dans un Polder aux Pays Bas. Il est enterré au cimetière militaire de Ysselstein aux Pays Bas. On lui attribue 50 victoires.
Lieu où a été
trouvé le corps
Angle de la rue de la Vénerie - Rue du Val d'Automne. De nombreuses maisons ont été construites à cet endroit depuis 2008, date de début des travaux.
(à l'époque) Trouvé sur un terrain nommé "La Sente de Barlemont", pature Van Assche.
Propriétaires
2014
Clognier Christine 7 Rue de la Venerie 0645482346
Etat du corps Sa plaque nomminative a été retrouvée.
Matricule 32428453 - T 423 OC AM - PH
Site
d'inhumation
temporaire
Inhumé au Cimetière de Pisseleux le 8 ou 9 février 1944.
Témoignage de Germaine Lefevre-Daussy: "Par la suite, le jour de l'enterrement, je me trouvais dans le cimetière sur la tombe de ma sœur et j'ai pu apercevoir l'Armée allemande
rendre les honneurs aux morts."
Exhumation Exhumé le 26 Mars 1945 par l'US Army.
Témoignage de Gaudron Marcel (instituteur): "Peu après la Libération, des Américains ont déterré les cercueils, mis les dépouilles dans des sacs ou toiles de tentes et les ont
emmenées."
Inhumation Inhumé au Cimetière Américain d'Epinal - 88000 Dinozé, France.
N° Scépulture Carré A Rangée 31 Tombe 42
Décorations Air Medal - Purple Heart.