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Commerce international
Pr Fabrice Fages



PARTIE 1 : REGLES DU COMMERCE INTERNATIONAL


LA DETERMINATION DES REGLES APPLICABLES AU COMMERCE INTERNATIONAL

CHAPITRE 1 : coexistence de règles de régimes divers

Section 1 : le droit d’origine étatique
Règle de dt fr : tt ct est nécessairement rattaché à la loi d’un état (Civ 1
ère
, 21 juin 1950, messagerie maritime)

A- Les règles matérielles françaises : application à une relation qualifiée d’internationale
R1 : validité des clauses monétaires dans les contrats internationaux (1950, Messagerie maritime)
R2 : autonomie de la clause compromissoire dans l’arbitrage international (Civ 1
ère
, 7 mai 1963, Gausset)
R3 : aptitude de l’Etat français et des établissements publics à compromettre (Civ 1
ère
, 2 mai 1966, Galakis)

B- Les règles provenant d’une convention internationale
# Visée d’unification du droit par 2 biais possibles : Règles de conflit de loi communes // Règles matérielles
# Convention de Vienne, sur la vente internationale de marchandise, 11 avril 1980
# Convention de New-York, sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales, 1958

C- Lois types ou modèles :
Loi type de la CLUDCI, sur l’arbitrage commercial international, 21 juin 1985 (révisée en 2006)

Section 2 : les usages du commerce international (imp en dt du co international)
A- Usage conventionnel
= la pratique entre les parties au contrat

B- Usage du commerce international
Art 1-2-01, Code du co des USA = pratique ou habitude, observée si régulièrement dans un lieu ou une
profession ou une branche du commerce que l’on peut s’attendre à ce qu’elle soit observées dans la
transaction.
Art 9-2 Conv de Vienne = sauf convention contraire des parties, celles-ci sont réputées s’être tacitement
référées dans le contrat et pour sa formation à tout usage dont elles avaient connaissance ou auraient dues
avoir connaissance et qui, dans le commerce international est largement connu et régulièrement observé par
les parties à des contrats du même type par les parties observées.

# Application des usages en droit positif : Pas de nécessité d’y faire référence pour que l’usage soit applicable
 Art 1135 Cciv : les conventions obligent à tt ce qui est exprimé, ms encore à toutes les suites que
l’équité, les usages et la loi donnent à l’obligation d’après sa nature
 Convention de Viennes ; Convention de l’Haye, sur la vente internationale de marchandises
# Devant l’arbitre :
 Art 1496 CPC : l’arbitre doit tenir compte dans tous les cas des usages du commerce
 Loi type CNIDCI : art 28 al 4 = dans tous les cas, le tribunal arbitral décide conformément aux
stipulations du contrat et tient compte des usages du commerce applicables à la transaction.
# Devant le juge : en principe non lié par les usages, contre l’avis de la doctrine

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Section 3 : les principes du droit du commerce international

Ppe 1 : Pacta sunt servanta
= respect de la parole donnée : celui qui s’est engagé à quelque chose doit respecter cet engagement.
(Conception variant selon les pays et les cultures)
Ppe 2 : Rebus sic stantibus
= sorte de clause d’imprévision qui autorise les arbitres ou pour les parties à modifier le contrat ou à le
renégocier de bonne foi en cas de bouleversement de l’équilibre économique qui existait au moment de la
formation du contrat.
Ppe 3 : Bona fides
= le principe de bonne foi qui préside dans la négociation des contrats mais également au moment de
l’interprétation des contrats (au mmt de l’interprétation du contrat, on interprète comme si les parties étaient
de BF au mmt de la négociation du contrat)
Ppe 4 : principe de l’estopel
= interdiction de se contredire au détriment d’autrui (soutenir deux positions différentes à 2 mmts donnés)
Ppe 5 : principe de mitigation of damages
= le créancier d’une obligation non exécutée, doit s’efforce de limiter les pertes ou les dommages.
Ppe 6 : principe Unidroits
= principes qui se veulent applicables en droit du commerce international, mises à dispositions des parties,
pour la détermination des ppes justes et communs à plusieurs systèmes juridiques


Section 4 : la LEX MERCATORIA

Peut-il exister dans l’ordre internat, un ens de règles applicables en dehors de tout ordre juridique national ou
international ? (ordre juridique des marchands)
Ensemble de ppes ou d’usages, formant la lex mercatoria, qui pourrait servir de norme de référence ?

En matière d’arbitrage : Civ 1
ère
, 22 octobre 1991, Valenciana
L’arbitre doit-il statuer en droit ou en amiable composition, si les parties n’en demandées que le droit ?
Le juge reconnait ici l’application de la LEX MERCATORIA



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CHAPITRE 2 : la détermination du droit applicable

Convention de Rome, sur la loi applicable aux obl contractuelles, 19 juin 1980 (eev 1988)
Règlement Rome 1 (n°593/2008), sur la loi applicable aux obl contractuelles, 17 juin 2008 (eev 17/12/09)
 Champ d’application : dans tous les cas pour lesquels un juge français est saisi d’une question de droit
international (compétence universelle) – matière contractuelle, quel que soit le lieu de domicile des parties ou
la loi désignée, matière contractuelle à caractère international
 Art 2 du rgt : la loi désignée par le présent règlement s’applique même si cette loi n’est pas celle d’un état mbre
 Plan matériel : sont exclus du règlement,
o tout droit de la famille, y compris les régimes matrimoniaux ;
o le domaine de l’arbitrage ;
o tout ce qui est lié au droit des sociétés ou des groupements, y compris les tructs, les effets de co
o les pourparlers (précontractuels) : les obligations résultant de tractations menées av le résultat du ct
o les preuves et la procédure


Section 1 : choix de la loi applicable (art 3)

Ppe : autonomie de la volonté (reconnaissance par la convention de Rome comme par Rgt Rome 1)
- aucun lien n’est exigé entre le contrat et la loi choisie
- est autorisé le dépeçage du contrat : appl de plusieurs lois en fonction des obl concernées par le ct
- choix de la loi qui peut être tacite, verbal, écrit…
Limite : en cas d e fraude à la loi et de l’appl par le juge saisi des lois de police de son pays


Section 2 : loi applicable à défaut de choix (art 4)

Art 4§1 :
>> Le règlement abandonne le ppe de proximité affirmé antérieurement au profit du critère des
rattachements spéciaux.

Cas 1 : contrats formalisés = une clause prévoit en général quasi systématiquement le droit et le juge
compétent en matière de ct international.

Cas 2 : contrats non formalisés = 8 rattachements spéciaux
- contrat de vente de bien est régi par la loi du pays dans lequel le vendeur a sa résidence habituelle
- contrat de prestation de S : loi du pays dans lequel le prestataire de service a sa résidence habituelle
- contrat ayant pour objet un droit réel immobilier : loi du pays de situation de l’immeuble concerné
- contrat ayant pour objet un droit réel immobilier cclu pour une période de 6 mois consécutifs : lois du
pays dans lequel le propriétaire a sa résidence habituelle, à 2 conditions :
o le locataire est une personne physique
o le locataire a sa résidence habituelle dans le même pays
- contrat de franchise : loi du pays dans lequel le franchisé a sa résidence habituelle
- contrat de distribution : loi du pays dans lequel le distributeur a sa résidence habituelle
- contrat de vente aux enchères : loi du pays dans lequel la vente a lieu
- chambres de compensation et bourses

Art 4§2 : à défaut, loi du pays dans lequel le débiteur de la prestation caractéristique a sa résidence principale

Art 4§3 : Clause échappatoire = lorsqu’il résulte de l’ensemble des circonstances de la cause, que le contrat
présente des liens manifestement plus étroits avec un pays autre que celui visé aux paragraphes 1 et 2
Application de la loi de cet autre pays
RQ : le règlement précise que, afin de déterminer ce pays, il convient de prendre en compte notamment,
l’existence de liens étroits du contrat avec un ou plusieurs contrats. (Uniformité de choix de loi)

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Solutions particulières propres à certains contrats :

Art 5 : sur le contrat de transport =
#Dispo spé sur le transport de marchandise : art 5-1
Loi du lieu de résidence habituelle du transporteur à condition que se situe ds ce pays :
- soit le lieu de chargement,
- soit le lieu de livraison,
- soit la résidence habituelle de l’expéditeur
à défaut : loi du lieu de livraison convenu par les parties
# Dispo spé sur le transport de passager : art 5-2
Loi du lieu de la résidence habituelle du passager, à la condition que se situe ds ce pays
- le lieu de départ
- le lieu d’arrivée
à défaut, loi du pays dans lequel le transporteur a sa résidence habituelle

Art 6 : sur le contrat conclu avec des consommateurs = (protection de partie faible)
# Application quelle que soit la loi applicable, au minimum les dispo protectrices impératives
Un contrat conclu par une personne physique pour un usage pouvant être considéré comme étranger à son activité
professionnelle, avec une autre personne agissant dans le cadre de son act est régie par la loi du pays dans lequel le
consommateur a sa résidence habituelle, à condition
- que le prof exerce son act prof dans le même pays que la résidence habituelle du consommateur
- que le prof, par tout moyen, dirige son act prof vers ce pays ou vers plusieurs pays dont celui-ci
# Hypothèse : Le consommateur est en France, et on le sollicite en France.
# Contrats exclus de cette protection :
- Les contrats de fourniture de service, quand les services dus au consommateur doivent être fournis dans un
pays autre que celui dans lequel le consommateur a sa résidence habituelle.
- Certains contrats de transports à l’exception de voyages à forfait
- Les cts portant sur un droit réel immobilier ou un bail d’immeuble à l’exception des contrats de « time sharing »
- Les contrats portant sur instruments financiers

Art 8 : sur le contrat individuel de travail = (protection partie faible)
# Détachement temporaire
Loi régie par les parties (ppe d’autonomie de la volonté)
Choix qui ne peut priver le travailleur de la protection que lui assurent les dispo impératives de la loi à défaut de choix.
Loi du lieu d’exécution du contrat
# L’exécution temporaire de son contrat dans un autre état
Ne le prive pas non plus de cette règle, ne suffit pas à changer la loi.
Considérant 36 : « temporaire » = le travailleur est censé reprendre son travail dans le pays d’origine après
l’accomplissement de ses taches à l’étranger.
- Moins question de durée que de retour prévisible
# En cas d’impossibilité de déterminer le lieu habituel du travail du salarié,
c’est alors la loi de l’établissement ayant recruté le salarié.
Pas nécessairement le siège social !
# Clause échappatoire générale : lorsqu’il résulte de l’ensemble des circonstances de la cause, que le contrat présente
des liens plus étroits avec un autre pays, application de cet autre pays. (Quid de « manifeste » ? simple oubli ?)

Art 7 : sur le contrat d’assurance
# Ct d’assurance grand risque : il n’est pas nécessaire de protéger l’assuré
Soumission à la loi choisie par les partie et à défaut la loi de la résidence hab de l’assureur avec clause échappatoire
(comprenant manifestement)
# Autres contrats d’assurance : série de restriction dans le choix de la loi applicable
Risque couvert dans l’UE, pas de choix de la loi.
Atteinte au principe de l’autonomie de la volonté
- Loi de l’état membre dans lequel est assuré le risque
- Loi du pays dans lequel l’assuré a sa résidence habituelle
- Loi de la nationalité de l’assuré pour un contrat d’assurance vie
Dans deux autres hypothèses, il peut y avoir d’autres lois applicables – art 7§3
A défaut de choix, application de la loi du lieu du risque au moment de la conclusion du contrat
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Section 3 : domaine de la loi applicable
Art 10 : l’existence et la validité du contrat ou d’une dispo de celui-ci sont soumises à la loi qui serait applicable
en vertu du présent règlement si le contrat ou la disposition était valable
- = en cas de contestation de la validité du contrat, apparition d’un cercle vicieux
- « locus regit actum »
- régime favorable à la forme du contrat
Art 11 : validité formelle du contrat dans certains cas :
- Quand les personnes se trouvent dans le même pays au moment de ccl de l’acte
o Soit respect des conditions de forme posées par la loi qui régit le ct au fond en vertu du rgt
o Soit respect des conditions de forme posées par la loi du pays dans lequel il a été conclu
- Dans le cadre d’un contrat entre absents :
o Si respect des conditions posées pour la forme par la loi applicable au fond
o Valable si loi de la résidence de l’une ou de l’autre des parties
Loi applicable aux effets du contrat (Conséquences de l’inexécution du contrat)
Règles spécifiques : Cession de créance et Subrogation conventionnelle (art 14)
- Soumission à la loi applicable au contrat, sauf dans les relations avec le tiers (débiteur cédé) pour
lesquels le règlement ne précise pas



Section 4 : loi de police (art 9)
# Notion issue du droit français :
Art 3 Cciv : lois dont l’observation est nécessaire à la sauvegarde de l’organisation politique, sociale ou
économique d’un pays. (Francescakis)
# Reprise par le règlement de Rome 1 :
« Disposition impérative, dont le respect est jugé crucial par un pays pour la sauvegarde de ses intérêts
publics, tel que son org politique, sociale ou éco au point d’en exiger l’application à toute situation entrant
dans son champ d’application, quelque soit par ailleurs la loi application au contrat d’après le présent
règlement. »
# Détermination :
- La loi le dit elle-même
- La jurisprudence ou la doctrine
- Lois de protection de la partie faible ; lois de boycott ; protection des agents commerciaux…
# Effets :
 Devant le juge étatique : « application des lois de police du for (art 9-2) mais également aux lois de
police étrangères dans la mesure ou ledites lois de police rendent le contrat illégal »
 Il est tenu compte de leur nature, de leur objet, et des conséquences de leur application ou de leur
non application (pragmatisme du juge)
# Application des lois de police par l’arbitre (pas de for) :
 En droit fr : CA Paris, 19 mai 1993, Labinal = permet aux arbitre l’appl d’une loi de police
 Enjeu : arbitre personne privé, application d’une loi de police publique ?
 Doctrine : se placer comme dans le cadre de la mission du juge
Rq : le cadre de la question est celui de l’application concurrente d’une loi de police, en plus de celle qui
est applicable au fond.
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PARTIE 2 : OPERATEURS DU COMMERCE INTERNATIONAL


TITRE 1 : LES ACTEURS NON- INSTITUTIONNELS

CHAPITRE 1 : Les organisations internationales

Section 1 : GATT et OMC

1°) GATT : Accords général sur les tarifs douaniers et sur le commerce
Signé à Genve, le 30 oct 1947 (eev 1
er
janvier 1948) // Charte du commerce international

2°) OMC : Organisation mondiale du commerce (WTO)
- Accords de Marrakech, le 15 avril 1994
- Siège à Genève ; 153 membres
- OI dotée d’une personnalité morale
- OI distincte de l’ONU
# Objet : traiter du commerce international
# Mission : offrir un cadre
- pour des négociations commerciales
- pour le règlement de différends co
- pour des pol nationales dans certains cas
- pour une assis technique et de formation
- pour une coopération avec d’autres org
# Structure :
- Conférence ministérielle : prise des décisions politique, composé des ministres du commerce des différentes
états membres, réunion au moins une fois tous les 2 ans.
- Conseil général : composé de représentant permanent se substitue au premier la plupart du temps
- Conseils spécialisés : en matière de S ; de propriété intellectuelle…
- Directeur général anime le secrétariat général : pour la gestion au quotidien de l’OMC


Section 2 : les règles applicables aux échanges commerciaux mondiaux

A- Les principes fondamentaux
L’OMC vise à offrir un cadre favorable au commerce
Ppe 1 : principe de non-discrimination
= c/ le traitement défavorable d’un acteur du co international par rapport à un acteur du commerce national
 Manifestation 1 = Clause de la nation la plus favorisée : lorsque tout été membre de l’OMC fait
bénéficier cert états d’un rég de préférence, doit en faire bénéficier les autres états mbres de l’OMC.
 Manifestation 2 = Principe de l’égalité de traitement : interdiction de réserver un traitement moins
favoriser à un pdt ou S étranger par rapport à un pdt ou S international.
Ppe 2 : principe de protection par les droits de douane
= en effet l’OMC n’exclut pas les barrières douanières (car égalité de traitement des pdts et transparence)

B- Les dérogations aux principes
Un Etat membre de l’OMC peut toujours demander à bénéficier de dérogations :
- Accord par la Conférence ministérielle aux ¾, dans des conditions données
- Tout renouvellement soumis à un examen approfondi
- = conjoncturel et politique = évènement exceptionnel

 Exception en faveur d’accord régionaux : exple l’union douanière de l’UE
 Exception en faveur de pays en développement
 Exception en faveur de mesures de défense commerciale : possibilité de mesures conservatoires :
o Mesures anti-dumping
o Mesures anti-subvention (subvention en 3 cat :
 les vertes, autorisées car intervenant dans un do particulier ou partie du monde
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 les rouges : interdites car produisent des distorsions au niveau mondial
 les oranges : de moindre importance que les rouges, méritent une enquête. )
o Mesures de sauvegarde : dans certains cas en cas de risque exceptionnel de hausse des
importations et de dommage grave à la production nationale (enquête de l’OMC et décision
consécutive de l’organisme de règlement des différends)

Section 3 : règles applicables au commerce international de marchandises
1/ Ppe de l’évaluation et de l’inspection avant l’expédition des marchandises
= un pdt qui arrive aux frontières doit déjà avoir un prix
2/ L’OMC permet certains obstacles à l’importation de marchandise liés à des objectifs d’OP :
- Protection de la santé
- Protection de la vie des populations
- Préservation de l’environnement
Limites :
- le respect du principe d’égalité
- le respect du principe de proportionnalité
- confortées par des données scientifiques
et techniques disponibles (exple : OGM)


Section 4 : extension de ces règles à d’autres domaines
 Commerce de services
 Droits de propriété intellectuelle
 Investissements liés au commerce (de façon assez limitée)


Section 5 : le règlement des différends (= une des caractéristiques de l’OMC, éléments de son efficacité)
A- Procédure
1/ obligation de consultation :
- Durée de 60 jours maximum
- = discussions préalables
2/ établissement d’un groupe spécial :
- L’état plainant va demander la mise en place d’un groupe spécial constitué en fct de l’importance et
de l’ampleur du litige
- Délai de 45 jours pour mettre en place le groupe
- Délai de 6 mois pour le groupe afin qu’il achève ses travaux : procède à l’instruction de l’affaire
o Emission de constatation
o Emission de proposition
- Les parties concernées vont faire des observations sur le rapport
- Transmission du rapport à l’organe de règlement des différends qui va ou non les adopter
3/ saisine d’un organe d’appel :
- Composé de 7 membres dont 3 vont siéger
- Fonction : se positionner sur les questions de droit de la ccl de l’ORD
- Afin d’obtenir des conclusions définitives
B- Mise en œuvre des décisions
Les parties s’engagent à donner suite immédiatement aux recommandations, dans les moindres délais.
Possibilité de demander des délais dans la mise en œuvre de ces règlementations
A défaut de quoi :
- Remise en cause du « membership » de l’état concerné
- Remise en cause de la crédibilité de l’état concerné

>>> Rq : L’Etat qui s’estime victime peut également prendre des mesures de rétorsion (examinées par le
groupe de négociation et organe de règlement des différends

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CHAPITRE 2 : Les autres organisations internationales

Section 1 : Les organisations à vocation universelle

A- La conférence des NU sur le Commerce et le développement (CNUCED)
# But : favoriser la coopération internationale en vue de favoriser le commerce
- Sert à abriter le débat entre les gouvernements
- Sert à rassembler des données
- Dispenser une assistance technique
# Aucune valeur obligatoire

B- La Commission des NU pour le droit du commerce international (CNUDCI)
# But : développer l’unification des règles du commerce international
Exple : loi type sur l’arbitrage international de 1985

C- La Conférence de l’Haye de droit international privé
# But : œuvrer à l’unification du droit international privé
# Rq : focalisée essentiellement sur le droit de la famille
Exple : Conv de l’Haye, 15 juin 1955, sur la loi appl aux ventes à car internat d’objet à caractère incorporel

D- L’Unidroit
# But : œuvre à l’uniformisation du commerce international
= organe technique composé d’experts en DIprivé qui font des travaux
Exple : ppes unidroits relatifs aux contrats du commerce international

E- La Chambre de commerce international
Statut d’association, siège à Paris
Membres : entreprises
# But :
- Ediction ou codification de principes et usages du commerce international
- Règlement des différends par le biais notamment du ‘’Centre d’arbitrage’’ en matière de commerce
international pour des entreprises privées et des Etats


Section 2 : les organisations à vocation sectorielle
 En matière de transport
o Organisation de l’aviation civile internationale
o Organisation maritime internationale
 En matière de propriété intellectuelle : org mondiale de la PI (OMPI) : protection de la PI ds le Wd
 En matière de financements :
o Le FMI et la banque mondiale = mission d’aide, de surveillance éco et fi, et d’assistance.
 Dans le domaine du travail :
o L’OIT = amélioration des conditions de travail et des règles internationales du travail


Section 3 : Les organisations à vocation régionale
 L’OADA
 L’ALENA : Canada, USA, Mexique (1994)
 MERCOSUR
 UE


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TITRE 2 : LES ACTEURS INSTITUTIONNELS : l’Etat acteur du commerce international

Section 1 : l’Etat régulateur
 action unilatéral de l'Etat: role de l'état sur son propre territoire
o = il définit les règles appl, les cond de mise en place des cours et trib
o ou organisations ad hoc (AAI) et qui peuvent intervenir dans des activités internationales
 action unilatérale ou concerté : pour nég d’instrument co, multilatéraux

Section 2 : l’Etat opérateur
 opérateur du co national : difficile à l’Etat de ne pas intervenir (Cf. la crise et l’interventionnisme)
o prise de participation
o fonds souverains…
o => maintien voire accentuation de son rôle en fonction de la conjoncture
 opérateur du commerce international : dans le domaine de l’Energie, bcp de stés nationales sont en
charge de l’exploitation de telles énergies, d’intérêt mondial (exple : EDF à 70% détenue par l’Etat)
 Intervention directe ou indirecte : indirect étant par le biais de stés ou d’établissement publics

A- Les contrats d’Etats
= contrat conclu entre un Etat et une entreprise autre que l’Etat
L’Etat n’agit pas en tant qu’Etat, mais en tant qu’opérateur du commerce
2 types de clauses se rencontrent fréquemment
1/ Clause d’arbitrage : clause par laquelle les parties décident d’aller résoudre leurs litiges devant un arbitre
- Intérêt :
o Evite (inimaginable) qu’un Etat ait à se faire juger devant les tribunaux d’un autre Etat
o Evite à l’entreprise de se faire juger, voire condamner dvt les trib dudit Etat cocontractant
- Remarque : arbitrage autorisé pour les pers publiques en matière internationale alors qu’au niveau
interne, il existe en matière d’arbitrage beaucoup de restrictions (Galakis, Civ 1
ère
1956)
2/ Clause de gel non applicable/ de neutralisation/ de stabilisation :
 On choisit la loi de l’Etat x au moment de la conclusion du contrat. L’Etat arbitre et joueur.
 Remarque : en cas de changement de règlementation, il n’y aura pas application au ct en cours.

B- Les immunités
= dans l’ordre international, les Etat bénéficient d’immunités liés à la souveraineté de l’Etat
Convention des NU, sur les immunités des Etats et sur leurs biens, de 1945
Absence de règles écrites en droit français, mais règles à chercher dans les usages.
Il est dans l’intérêt de tous que l’Etat y renonce, la JP ayant elle tendance à les faire disparaitre
La clause d’arbitrage est considérée emporter renonciation à ces immunités (Chambre de co internat)

1/ immunité de juridiction
- L’Etat, dans les litiges privés, ne peut pas accepter de se faire juger par les tribunaux étrangers et ne
peut pas renoncer à la compétence de ses propres tribunaux.
- Bénéfice de cette immunité liée aux actes de l’Etat, qui agit en tant qu’Etat souverain.
o L’acte doit être un acte de puissance publique, ou
o L’acte doit avoir une finalité de SP
- Incertitude juridique
- Civ 1
ère
, 2 mai 1990 : immunité qui a joué en faveur d’une entreprise de transport ferroviaire. Litige
avec la sté nationale de Gaz. La juridiction a estimé qu’il s’agissait d’une mission de SP.
- Défaut de renonciation : incompétence des juges, qui doivent soulever une fin de non recevoir
- Parfois, la simple comparution par l’Etat suffit à l’expression de la renonciation : vision large de la JP


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2/ immunité d’exécution
= permet à son bénéficiaire de s’opposer à ce que les biens qu’il possède à l’Etranger fassent l’objet d’une
mesure d’exécution ou d’une simple mesure conservatoire ordonnée dans cet Etat.
Les biens doivent être affectés à une act pub
Présomption irréfragable :
- Le débiteur est un Etat étranger : présomption d’immunité. (Civ 1
ère
, 14 mars 1984, Eurodiff)
- Les émanations des états etr, le déb est distinct de l’etat étr : l’immunité de JP ne joue pas sauf si l’on
démontre que les biens sont affectés à une activité de SP (Civ 1
ère
, 1
er
oct 1985, Sonatrac)
Effet de cette immunité : fin de non-recevoir
Renonciation : doit être expresse (Civ 1
ère
, 2000) : l’eng d’un état à exécuter une sentence arbitrale vaut
renonciation à son immunité de juridiction. Attention CA de Paris parfois a jugé l’inverse…





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TITRE 3 : LES ACTEURS NON-INSTITUTIONNELS

CHAPITRE 1 : Les sociétés (principaux acteurs du co internat)

Section 1 : la loi applicable aux sociétés = Les sociatatis

A- Détermination de la loi applicable
1/ Critère de l’incorporation
= loi du lieu de l’immatriculation de la société
- Intérêt : critère objectif et stable
- Limite : repose sur la volonté des fondateurs
Retenu par bcp de systèmes juridiques
2/ Critère du siège social réel
= loi du lieu de l’administration centrale de la sté (Conseils d’adm, localisation des dirigeants…)
L210-3 Cco :
- Retient la loi du lieu du siège de l’entreprise.
- En cas de divergence entre siège social réel et statutaire : le siège social réel va prévaloir.
Divergences au sein de l’UE sur cette question

B- Effet de la loi applicable
Effet large : régit la vie de la sté pdt toute sa vie :
- Constitution : statut ; KS ; forme des actions…
- Organisation et fonctionnement : droits et obl attaché à la qualité d’associé ; constitution ; pouvoirs..
- Liquidation et dissolution de la société
Limite à l’application de la lex societatis :
- Pour les stés de droit boursier
- Le droit de la concurrence s’applique en fonction de critères matériaux


Section 2 : la nationalité des sociétés
# Véritable question à débat ? Faut-il donner une nationalité à une société ?
- Niboyer : contre
- Mazaud : favorable
Confusion entre la lex societatis et la nationalité : La nationalité du lieu du siège social de cette société ?
Droit positif français : tient parfois compte de cette fameuse nationalité des sociétés
# 4 critères à retenir :
- Le siège social statutaire
- Le siège social réel
- Le contrôle de la société (actionnaires)
- Les dirigeants
En droit français, le critère le plus souvent retenu est celui du siège social réel bien que ce ne soit pas
systématique, et que la cour recourt ainsi beaucoup à la technique du faisceau d’indices.
Civ 1
ère
, 30 mars 1971 : pose le critère du siège social réel, et vient le pondérer par le critère du contrôle. Cas
particulier du changement de souveraineté en Algérie.
Ass pl, 21 déc 1990, Rovan : la cour rappelle que le ppe pour bénéficier de la convention fiscale, est d’être de
la nationalité correspondante, laquelle s’apprécie en fonction du siège de la direction effective de la société,
et qui est présumée par le siège statutaire.
Certaines législations exigent un autre critère, celui du contrôle : pour les secteurs sensibles pour lesquels
des critères viennent en limitation (qd plus de 50% du capital de la sté est détenue par des actionnaires étr)
= Médias et presse ; Armement ; Pharmaceutique …

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Exple : Le contrôle des invst étr en France :
L551-3 et suivant du code mo et fi = prévoit que les invst en France sont libres, mais dans certains cas, il doit y
avoir une information préalable et une aut du ministre de l’économie et des finances : dans les secteurs
définit par l’article et précisés par des textes réglementaires (S. de la défense, de la séc privée, des casinos…)
But : maitrise de l’Etat de ces secteurs sensibles
l’UE, vient limiter au maximum la limitation fr aux invst étrangers. (R153-3 et suivant du co mo et fi) vient
préciser les do, en fonction que les invst soient d’origine communautaire ou extra-communautaires.
Le critère est ici toujours celui du contrôle de la société.


CHAPITRE 2 : Les groupes de sociétés

= ensemble de stés juridiquement distinctes mais soumises économiquement à un contrôle unique
- En tant que tel, le groupe n’a pas la personnalité morale.

Section 1 : la loi applicable au groupe
Question : Faut-il tenir compte de l’existence du groupe dans l’application des règles du co international ?
Réponse : Chaque sté est régie par sa propre lex societatis, sa propre loi.

Section 2 : prise en compte de la réalité des groupes de sociétés
L’appartenance à un groupe est prise en compte dans un certain nombre de cas :
- En matière fiscale : afin d’éviter les cumuls d’imposition
- Le droit du travail international : tient compte de la mobilité du salarié au sein d’un groupe afin de
déterminer la qualité d’employer ou des obligations de reclassement.
- Le droit des faillites : R13-46/2000 du 29 mai 2000
- Dév en mat de droit de l’environnement : Erika, resp de la sté mère pour les actes d’une de ses filiales
- Le droit de la concurrence : pratique anticoncurrentielle d’une filiale qui peut entrainer la
condamnation de la sté mère, si le comportement de la filiale peut être imputé à la sté mère (contrôle
effectif de la société mère sur la filiale)


CHAPITRE 3 : La société européenne
 = Forme sociale tenant compte de la dimension internationale de la société.
 Histoire :
o 40 ans de réflexion
o Mise en place par le Sommet de Nice de 2001
o Oct 2009 : 437 sont immatriculées en Europe
 Texte originaires du 8 octobre 2001
o R2157-2001, relatif au statut de la société européenne
o Directive 2001-86, complétant le statut de la SE en ce qui concerne le statut des travailleurs
 Objectif : la création d’une forme sociale commune à l’ens de l’UE
 Limite : au moment des négociations entre les Etats.
 Mécanisme : règles communes (en expansion) + en fonction du lieu du siège, des règles variables

Section 1 : les principales règles applicables à la société européenne
Art 9 du règlement : la sté européenne est régie
- Par les dispositions du règlement
- Par les statuts de la SE quand les règlements le prévoient expressément
- Par les dispositions des lois adoptées en application du règlement
- Aux dispositions de la loi applicables aux Etats membres applicables à toutes les SA y compris les SE
- Les dispositions des statuts, que le règlement le prévoit ou non
Forme :
- KS minimum : 100.000 euros
- Siège statutaire et siège réel qui doivent se trouver dans le même Etat
- La dénomination doit faire apparaitre le cigle SE
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A- Règles applicables à la création d’une SE
1/ Constitution par fusion
 Par fusion absorption
 Par constitution d’une société nouvelle
 Condition : les SA qui von fusionner doivent avoir leeur siège dans des Etats membres
2/ Constitution par une Société Holding
 Plusieurs SA ou SARL
 Conditions :
o si 2 d’entre elles ont leur siège dans des Etats membres
o Si l’une d’entre elle a une filiale dans un Etat membre distinct
3/ Constitution d’une SE filiale commune
 Conditions :
o Si les SA sont de 2 Etats membres différents
o Si filiale dans un autre Etat membre
4/ Constitution par transformation d’une SA en SE
 Condition : Si une filiale dans un autre Etat membre depuis plus de 2 ans
5/ Constitution par une SE de filiales sous forme européenne

B- Structure de la SE
Très largement inspirée des SA avec une touche de SAS
- AG des actionnaires
- Option entre système dualiste (conseil de surveillance et directoire) ou moniste (conseil d’adm et PR)
Autorisations nécessaires de l’organe de surv ou conseil d’adm :
- Création acquisition cession d’entreprises détenues par l’entreprise
- Projet d’invst pour un montant significatif
- Recours au crédit ou à des garanties
- Un certain nombre de contrat au-delà d’un seuil définit dans les statuts

C- Transfert du siège social de la SA
# Fusions transfrontalières
Tps 1 : pdt longtps, pas de fusions transfrontalières possibles
Tps 2 : la SE a permis ces fusions
Tps 3 : Directive 2005-56, du 26 oct 2005, sur les fusions transfrontalières des stés de capitaux
- Loi NRE du 3 juillet 2008 + des décrets d’applications
# Transfert de siège
Tps 1 : possible mais très difficile (perte de personnalité morale, conséquences fiscales…)
Tps 2 : mécanisme permis par les SE très facilement dans ces conditions assez encadrées
 CJCE, 27 sept 1988, ‘’daily mail’’
 CJCE, 5 nov 2002, Huberseering
 CJCE, 9 mars 1999, Centros
 CJCE, 30 sept 2003, inspire Art
 CJCE, 13 déc 2005, Cevic
 CJCE, 16 déc 2008, Cartesio
Transfert de siège ; Tentatives de fusion transfrontalière ; Dissociation entre siège social et siège réel…
Courant libéral de la CJCE autorisant de telles libéralités.

CJCE 16 déc 2008, Cartesio :
Faits : sté hongroise qui voulait transferer son siège social en Italie, tout en restant immatriculé en Hongrie.
Solution : il faut distinguer 2 cas :
- Le transfert de siège, lorsqu’il emporte chgt de loi applicable, la liberté d’établissement emporte la
liberté de transférer son siège
- En revanche lorsque le transfert de siège n’emporte pas changement de la loi applicable, alors, la loi
d’origine doit l’autoriser
14

D- Défaillance internationale des stés européennes
Thèse 1 : thèse de l’universalité, on favorise un juge comp pour gérer la faillite dans le monde entier.
Thèse 2 : thèse de la territorialité, on se réfère à la territorialité d’une entité donnée, effet du juge sur le
territoire ou dans l’ordre juridique donné
# JP française : se rapproche de la thèse de l’universalité de la faillite
Cass19 nov 2002 : vu le principe de l’universalité de la faillite (…) le redressement judiciaire produit en France
produit ses effets partout où le débiteur a ses biens (sus réserve que le juge étr accepte cette compétence)
Com 21 mars 2006 : confirme cette décision
# R13-46/2000 :
1/ Le domaine d’application
 Applicable aux procédures collective, dès lors qu’il y a « dessaisissement partiel ou total du débiteur
ainsi que la désignation d’un syndic »
 Sont écartés
o Le domaine assurantiel
o Le domaine bancaire
2/ La juridiction compétente
 Une procédure principale unique : jur sur laquelle se situe « le centre des intérêts ppx du débiteur »
o = « lieu où le débiteur gère habituellement ses intérêts, et qui est vérifiable par les tiers »
o Présomption du siège statutaire avec la possibilité de mettre en avant le siège social réel
o Rq : Prime à celui qui saisit le plus vite !
 Une procédure secondaire possible : il doit se trouver sur l’Etat un établissement du débiteur
o = « tout lieu d’opération où le débiteur exerce de façon non transitoire une activité
économique avec des moyens humains et des biens »
o Pour la liquidation des biens et le paiement des créanciers principaux
3/ La loi applicable
 Loi de l’Etat dans laquelle la procédure a été ouverte
 Champs d’application large : détermine
o Quels sont les débiteurs concernés par la faillite
o Quels sont les biens concernés par la faillite
o Quels sont les pouvoirs du débiteur et du syndic
o L’effet de la procédure sur les contrats en cours
o La déclaration de créance
 Exceptions :
o En matière immobilière (qd d’autres lois entre en ligne de mire)
o En matière de clauses de réserve de propriété
4/ La reconnaissance des procédures
 Principe : toute décision prise par une juridiction compétente est reconnue dans tous les autres Etats
membres (idem pour les procédures secondaires)
o CJCE 2 mai 2006, Eurofood
o = principe de confiance mutuelle
 Exception : art 26 – « tt Etat membre peut refuser de reconnaitre une procédure de redressement ou
liquidation judiciaire ou d’exécuter une décision prise dans le cadre d’une telle procédure, lorsque
cette reconnaissance ou cette exécution produirait des effets manifestement contraire à son OP »


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PARTIE 4 : LE MODE DE REGLEMENT DES DIFFERENDS


CHAPITRE 1 : Présentation de l’arbitrage
≠ Médiation : l’arbitrage conduit à une sentence qui est une déc ayant un effet contraignant sur les parties
= Pour éviter d’aller devant les tribunaux :
- clause compromissoire ou clause d’arbitrage
- si le litige est né : prévoir un compromis d’arbitrage

Section 1 : avantages et inconvénients de l’arbitrage
 l’exécution des sentences : la reconnaissance de la sentence dans d’autres pays
o Convention de New-York, 1958 : reconnue par 140 Etats, permet une exécution très simple
d’une sentence d’arbitrage (exequatur)
 L’impartialité : l’arbitre est un tiers, ni le tribunal de l’un, ni ce lui de l’autre
 La confidentialité : pas de déclarations dans la presse, audience non publiques
 Le choix direct ou indirect des arbitres
 La souplesse procédurale : possibilité de choisir la procédure (les témoins ; interrogatoires ; langue…)
 Les coûts : en effet l’arbitrage est cher, mais en général, il n’y a qu’une audience…
 Les mesures provisoires ou conservatoires : l’arbitre peut en prendre de la même façon qu’un trib état


Section 2 : les différents types d’arbitrage

A- L’arbitrage institutionnel
1/ Cour international d’arbitrage de la Chambre de commerce international, 1923
2/ London Court of International Arbitration, 1892 (cherche à concurrencer la première)
3/ Euro-arbitrage : spécialisée dans les litiges boursier
4/ FINRA : institution américaine d’arbitrage ne matière financière
5/ CIETAC : le plus important centre chinois d’arbitrage

B- L’arbitrage ad hoc
Pas de centre d’arbitrage
Les parties elles-mêmes organisent l’arbitrage
Très peu recommandé au regard de la sécurité juridique
Référence aux règles types proposées par la CLUDCI (règlement d’arbitrage)
Intérêt : éviter les frais des centres d’arbitrage



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CHAPITRE 2 : La convention d’arbitrage/ clause compromissoire
= acte juridique par lequel 2 ou plusieurs parties décident de confier à une juridiction arbitrale, un litige qui
est susceptible de les opposer.
Art 1442 CPC : convention par laquelle les parties à un contrat s’engagent à soumettre à l’arbitrage tout litige
qui pourrait naitre relativement à ce contrat.

A- Contenu de la convention
La clause peut contenir tout ce que l’on veut : Désignation des arbitres, lieu de l’arbitrage…

B- Validité de la convention
o Principe de l’autonomie de la clause compromissoire :
 Civ 1
ère
, 20 déc 1993, Dalico : « en vertu d’une règle matérielle du dt international de
l’arbitrage, la clause compromissoire est indépendante juridiquement du contrat
principal qui le contient directement ou par référence, et que son existence et son
efficacité s’apprécient, sous réserve des règles impérative du droit français et de
l’ordre public international, d’après la commune volonté des parties, sans qu’i soit
besoin de se référer à un droit étatique »
 Clause valable même si le contrat principal ne l’est pas
o Forme libre
o Echange de consentement important

C- Effets de la convention
o Fonde la compétence des arbitres : seule légitimité des arbitres
o Fonde l’incompétence des tribunaux étatiques : qui doivent se déclarer incompétents
o Transmission de la clause avec la transmission du contrat : exple en cas de cession de ct

= véritable faveur du droit pour les clauses compromissoires


CHAPITRE 3 : L’instance arbitrale

Exercice :

Demandeur A1 : Sarah ; Caroline ; Isabelle = OCEANIA printer
Défendeur : McHinery

3 problèmes :
1/ y-a-t-il ou non prescription (satute/period of limitation) ? NON
2/ respect des obligations contractuelles du défendeur ? NON
3/ les dommages allégués ont-ils été suffisamment fondés ? montant des dommages ?


Décaler les lettres courriers et autres de 4ans !
10 mai 2002 -> 10 mai 2006





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PARTIE 3 : OPERATIONS DU COMMERCE INTERNATIONAL

CHAPITRE 1 : Le contrat de vente

# Le contrat de vente de marchandises international
# La pluralité de conventions, de textes fait la difficulté de la question :
- Convention de l’Haye, 1
er
juillet 1964 : sur l’offre et l’acceptation en matière de vente internationale
- Convention de NY, 14 avril 1974 : sur la prescription en matière de vente internationale
- Convention de Genève de 1983 : sur la représentation en matière de vente
# Convention de Vienne, 11 avril 1980 : sur la vente internationale de marchandises
= Conv complète : Traite la formation, les effets, et du cas de l’inexécution du ct de vente

Section 1 : domaine d’application

A- Champ d’application rationae materiae
1/ Les inclusions :
 Traite de la vente (= effet translatif de propriété)
 Traite de marchandises
 Traite d’une op qui n’est pas destinées à une consommation personnelle : relations d’affaires
2/ Les exclusions :
 Exclusion de ventes particulières :
- des ventes aux enchères,
- des ventes sous saisie (sous décisions de justice),
- des ventes de valeur mobilière,
- des ventes de navires, de bateaux, aéroglisseurs ou aéronefs,
- de la vente d’électricité.
 Exclusion de contrats particuliers :
- des contrats dits complexes : comprenant à la fois de la vente et des prestations de services
- des contrats dans lesquels l’acheteur fourni à l’acheteur les éléments essentiels de la fabrication :
o contrats dits « à façon »,
o dans le domaine pharmaceutique
- des contrats dans lesquels la fourniture de S et plus importante que la partie vente :
o contrats de franchises : importance de la partie transfert de savoir-faire
 Exclusions générales :
- des rapports entre sous-acquéreur/ vendeur : ok pour les rapports entre l’acheteur et le vendeur
- des questions relatives à la validité du contrat lui même : capacité, consentement, cause
 questions laissées traditionnellement au droit national
- la responsabilité du vendeur
- la prescription de la vente
3/ Une convention assez libérale qui consacre le principe de la volonté individuelle :
= possibilité de l’écarter, totalement ou partiellement
JP : admet une exclusion tacite
JP : le juge fr n’a pas le pouv d’imposer son appl sans avoir provoqué un débat contradictoire entre les parties

B- Champ d’application rationae loci
Principe : Application aux contrats de ventes
- conclus entre les parties qui ont leur établissement dans des Etats différents,
- dès lors que ces Etats sont partie à la convention.
Exception : Si les Etas ne sont pas partie, convention susceptible de s’appliquer si en vertu des règles de droit
international, doit s’appliquer le droit d’un pays partie à la convention.

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Section 2 : formation du contrat

A- Principe de consensualisme
Principe, Art 11 : Le ct de v n’a pas à être constaté par écrit pr être valable, ni rép à aucune cond de forme
 Importance ad probationem cependant : Peut être prouvé par tout moyen (y compris par témoin)
Exception, Art 12: lorsque le droit national impose un écrit comme condition de validité (exple : droit chinois)

B- L’offre
Principe : 3 conditions sont à remplir
1. l’offre doit être adressée à Une ou plusieurs personnes déterminées (≠appel d’offre, prospectus…)
2. l’offre doit être ferme : celui qui l’émet doit avoir l’intention d’être liée
3. l‘offre doit être précise : désigner la marchandise, la quantité, le prix
 Rq, Art 55 : admission d’une convention sans prix déterminé

> L’offre prend effet à la date de sa réception par le destinataire
> Une fois acceptée, elle est irrévocable
- si elle a un délai
- si elle n’a pas de délai, s’il est raisonnable de considérer qu’un délai doit s’appliquer (usages…)

C- L’acceptation
Principe : Expresse ou tacite, elle doit manifester une intention non équivoque
Limite, Art 18-1 : Le silence ne suffit pas

> L’acceptation prend effet lorsqu’elle parvient au destinataire, à la date de sa réception.
> Parfois des éléments de complexité :
= La contre-offre ne vaut pas acceptation : si évidemment elle porte sur des éléments essentiels du ct
(Art 19-3 : rediscutions sur le prix ou la quantité)




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Section 3 : effets du contrat

A- Les obligations du vendeur
1/ Obligation de livraison – Art 31 et suivant
Cas 1 : obligation de livrer en un lieu précis
Cas 2 : pas de lieu de livraison de précisé :
 Si un transport est prévu : remise des marchandises au 1
er
transporteur pr la transmission à l’acheteur
 Si pas de transport prévu : lieu où le vendeur avait son établissement au moment de la ccl du ct
> Importance, au moment de la livraison, d’une remise de documents, en ce qui concerne la remise des
marchandises, d’assurance et de paiement
- Lettres de voitures
- Lettres de connaissement en cas de transport maritime
> Importance de la livraison :
≠ Forcément transfert de propriété
= Transfert des risques (acheteur tenu de payer les marchandises, en cas de dommage postérieur à la livr)

2/ Obligation de conformité des marchandises
Art 35 : Le vendeur doit livrer des marchandises dont la quantité, la qualité et le type répondent à ceux qui
sont prévus au contrat.
- sauf si les parties n’en ont convenus autrement
- des marchandises sont conformes si :
o Elles sont propres aux usages auxquels serviraient habituellement les march du même type
o Elles sont propres à tt usage spé qui a été porté expressément ou tacitement à la connaissance du
vendeur au moment de la conclusion du contrat
o Elles possèdent les qualités d’une marchandise que le vendeur à présenté à l’acheteur comme
échantillon ou modèle …
- Irresponsabilité du vendeur pour un défaut de conformité que l’acheteur connaissait ou ne pouvait ignorer
au moment de la ccl du ct.

Art 38 : obligation de l’acheteur d’examiner ou de faire examiner les marchandises dans un délai aussi bref
que possible eu égard aux circonstances.

Art 39-1 : L’acheteur est déchu du droit de se prévaloir d’un défaut de conformité : s’il ne le dénonce pas au
vendeur, en précisant la nature de ce défaut dans un délai raisonnable, à partir du moment ou il l’a constaté
ou aurait dû le constater.

Art 39-2 : dans tous les cas, l’acheteur est déchu du droit de se prévaloir d’un défaut de conformité s’il ne
dénonce pas au plus tard dans un délai de 2 ans à compter de la date à laquelle les marchandises lui ont été
effectivement remises à moins que ce délai ne soit incompatible avec la durée d’une garantie contractuelle.

Charge de la preuve : à l’acheteur de prouver la non-conformité

Si l’acheteur refuse d’accepter la marchandise, c’est au vendeur de prouver qu’elle est conforme

Art 41 : Le vendeur doit livrer les marchandises libres de tout droit ou prétentions d’un tiers
- à moins que l’acheteur n’accepte de prendre les marchandises dans ces conditions
- toutefois si ce droit ou cette prétention est fondée sur la P ind ou autre PI, l’obligation du vendeur est
soumise aux règles de l’Etat dans lequel les destinées sont destinées à être revendues.
- le vendeur ne peut pas ce prévaloir de ces dispositions s’il avait la connaissance du droit ou de la prétention
du tiers et de sa nature.


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3/ Les sanctions en cas de manquement du vendeur – Art 45 à 54
1. L’exécution en nature :
o Principe : l’acheteur peut exiger le remplacement de la marchandise + la réparation (sa mise
en conformité)
o Conditions :
i. l’acheteur doit alors laisser un délai raisonnable au vendeur
ii. la demande doit porter sur un élément essentiel du bien objet de la vente
iii. la demande doit être formulée au moment ou l’on dénonce le défaut de conformité
 Rq : pendant le délai donné pour la mise en conformité, un seul recours
possible pour demander des DI en cas de retard ou de dommage à la livraison
o Limite : le tribunal ne peut l’ordonner que s’il le ferait en vertu de son propre droit national
2. la résolution du contrat :
o en théorie : résolution de plein droit qui ne suppose pas l’intervention du juge
o en pratique : le vendeur mécontent imposera souvent un passage devant le juge
3. la diminution de prix :
o Principe : en cas de défaut de conformité, que le prix ait ou non été payé, l’acheteur peut
réduire le prix proportionnellement à la différence entre la valeur que les marchandises
livrées avaient au moment de la livraison, et la valeur que les marchandises conformes
auraient eu à ce moment.
o Unilatéralement sous le contrôle d’un juge ou d’un arbitre si le vendeur n’est pas satisfait


B- Les obligations de l’acheteur

1/ Obligation de payer le prix
* plusieurs paiements possibles
- paiement traditionnel
- paiement sous forme de crédit
* règles posées par la convention, exple :
- prix quérable et non portable
- le vendeur supporte tous les frais relatifs à un changement d’établissement de celui-ci
- prix à payer à la date convenue sans qu’il ne soit nécessaire de formalité supplémentaire
- l’acheteur n’est pas tenu de payer le prix tant qu’il n’a pas eu la poss d’examiner la marchandise
o sauf si des délais, trop courts pour le permettre, ont été prévus au contrat
- le prix peut n’être ni déterminé ni déterminable,
o sauf dispo contrat du droit national des parties

2/ Obligation de prendre livraison
* principe = l’acheteur doit accomplir tous les actes que l’on peut raisonnablement attendre de lui pour
permettre au vendeur de livrer.
* Remarque : L’acheteur diligent doit examiner ou faire examiner les marchandises, dans la mesure où on lui
laisse le temps de le faire.

3/ Sanctions en cas de manquement de l’acheteur
1. l’exécution du contrat : prise de livraison ou paiement du prix
o si le manquement est essentiel
o ne vaut que si el droit national l’autorise
o délai possible accordé par le vendeur
o DI qui peuvent être demandés par le vendeur
2. la résolution du contrat : de plein droit
o si le manquement est essentiel
o règles sur les pénalités de retard

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Section 4 : L’inexécution du contrat, dispositions communes du vendeur et de l’acheteur

A- La contravention anticipée – Art 71 à 73 (proche de l’exception d’inexécution)
Principe : « Une partie peut différer l’exécution des ses obligations lorsqu’il apparait,
- après la conclusion du contrat,
- que l’autre partie n’exécutera pas une partie essentielle de ses obligations,
- du fait :
o 1° d’une grave insuffisance dans la capacité d’exécution de cette partie ou sa solvabilité, ou
o 2° de la manière dont elle s’apprête à exécuter ou exécute le contrat (l’inexécution peut ne
pas être avéré) »

* Notification nécessaire de la partie qui souhaite déclarer le contrat résolu à l’autre partie :
 Dans des conditions raisonnables pour lui permettre de donner des assurances suffisantes de
bonne exécution de ses obligations.
* La partie qui diffère l’exécution, avant ou après l’expédition des marchandises, doit adresser
immédiatement une notification à cet effet à l’autre partie, et doit procéder à l’exécution si l’autre partie
donne des assurances suffisantes de la bonne exécution de ses obligations.


B- Dommages-Intérêts – art 74 à 78

* Principe : les DI pour une contravention au contrat, commise par une partie sont égaux à la perte subie et au
gain manqué par l’autre partie par suite de la contravention.
* Limite : ces DI ne peuvent être supérieurs à la perte subie et au gain manqué, que la partie en défaut avait
prévus ou aurait dû prévoir au moment de la conclusion du ct, en considérant les faits dont elle avait
connaissance ou aurait, dû avoir connaissance, comme étant des csqces possibles de la contravention au ct.
* Obligation de prendre des mesures palliatives pour faire en sorte que le dommage ne s’étende pas :
o La partie qui invoque la contravention au contrat doit prendre les mesures raisonnables eu égard aux
circonstances, pour limiter la perte, y compris le gain manqué, résultant de la contravention.
o Si elle néglige de le faire, la partie en défaut peut demander une réduction des dommages-intérêts
égale au montant de la perte qui aurait dû être évitée.

Rq : DI sans préjudice aux sanctions vues précédemment.


C- Les causes d’exonérations – Art 79 à 80 (proche de la force majeure)

* Pas d’obligations à exécuter si l’inexécution trouve sa source
- dans un « empêchement indépendant de sa volonté »
- et que l’on ne pouvait raisonnablement attendre d’elle qu’elle le prenne en considération au moment
de la conclusion du contrat
* Impossibilité pour une partie de se prévaloir de l’inexécution par l’autre, dans la mesure où cette inexécution
est due à un acte ou à une omission de sa part.



22


23

CHAPITRE 2 : Les Incoterms (International Commercial Terms)

 Présentation :
o Incoterms de la CCI, siège à Paris
o Dernière version de 2000
o Usage en matière de commerce international (peu d’utilité ds le cadre de l’UE, esp commun)
 Utilité :
o Traitent de la livraison, du transport et droits de douanes, des assurances, du prix, du
transfert des risques et resp …
o = des éléments essentiels de la vente
 13 incoterms :
o 8 premiers : ventes au départ (fav au vendeur)
o 5 derniers : ventes à l’arrivée (fav à l’acheteur)

1/ Incoterm EXW
(ex works, « à l’usine »)
Vendeur : seule obligation de livrer les marchandises, emballées dans ses locaux
Acheteur : assume l’intégralité des risques et charges
- de transport
- les formalités liées à l’acheminement des march (dont les march relatives à la sortie du pays)
- de payer au moment de la livraison, l’enlèvement des march dans les locaux du vendeur

2/ Incoterm FAS
(Free alongside Ship, “franco le long du navire”)
Vendeur : resp jusqu’à l’acheminement des march à quai + charge des formalités douanières de march
Acheteur :
- resp des march dès leur livraison
- conclut le contrat avec le transporteur
- supporte les formalités douanières d’importation

3/ Incoterm FCA
(Free Carraere, “franco transporteur”)
Transfert des risques au moment de la remise des march entre les mains du transporteur au point désigné par
les parties.
Acheteur : resp du transport + formalités douanières d’importation

4/ Incoterm FOB
(Free Onborde, “franco bord”)
Transfert des risques au moment où les march passent le bastingage du navire
Vendeur : resp du chargement + des formalités d’exportation
Acheteur : resp de tout du le reste

5/ Incoterm CFR
(Coast and Freight, “couts et fret”)
Transfert des risques au moment où les march passent le bastingage du navire
Vendeur:
- obligation de livrer les marchandises à bord du navire
- frais de transport jusqu’au déchargement au port de déchargement
Acheteur :
- frais et risque liées au march dès lors qu’elles sont sur le bateau
- les frais d’assurances

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6/ Incoterm CPT
(Carriage Pay To, “port payé jusqu’à”)

7/ Incoterm CIF
(Cost Insurance and Freight, “cout assurance et fret”)

8/ Incoterm CIP
(Carriage and Insurance paied, « port payé assurance comprise jusqu’à »)

9/ Incoterm DAF
(Delivered at frontiers, « délivré aux frontières”)


10/ Incoterm DES
(Delivererd ex ship, « port de destination convenu »)
Vendeur :
- Choix du navire
- Paiement du transport
- Supporter les risques jusqu’à la livraison des march dans le port de livraison
Acheteur :
- resp du déchargement
- resp des formalités douanières d’importation
- paie le vendeur au mmt du transfert de P, juste av le déchargement, au moment de l’arrivée à quai

11/ Incoterm DEQ
(Delivered ex quay, « rendu à quai »)
Idem, mais le vendeur est responsable du déchargement

12 / Incoterm DDU
(Delivered Duty and Paid)
Utilisé quel que soit le mode de transport
Vendeur :
- livraison des march jusqu’au lieu convenu dans le pays d’exportation
- choisit et paie le transporteur
- reps de tout le transport jusqu’au déchargement non inclus
Acheteur :
- Resp du déchargement
- resp des formalités douanières d’importation

13/ Incoterm DDP
(Delivered Duty paied, “rendu, droits acquittés”)
Utilisé quel que soit le mode de transport
Incoterm d’obligation maximale pour le vendeur
Vendeur :
- formalités douanières d’exportation et d’importation !

 Possibilité d’utiliser un I est d’y déroger en partie : doit être signalé expressément c/ conflit de N
 Gradation des obligations à la charge des uns et des autres
 Le choix dépend :
- type de transport
- position du vendeur ou de l’acheteur
- des usages de la pratique…


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CHAPITRE 3 : Les contrats de transports internationaux

# Beaucoup de convention applicables encore une fois :
- Convention de Bern de 1890, sur le transport de marchandises
- Convention de Varsovie de 1929, sur le transport aérien de passagers et de marchandises
- Convention de Budapest de 1999, sur le transport fluvial de marchandises
=> A caractère impératif
=> constituent le droit en la matière
# à défaut, problématiques de CL et de convention de Rome
# PG : à défaut de loi désignée par les parties, loi du lieu où réside le débiteur de l’obligation caractéristique


Section 1 : Le transport routier = Convention de Genève, 19 mai 1966
> Domaine d’application :
- entre 2 Etats dont l’un au moins est partie à la conv
- en matière de transport routier : le véhicule de transport soit de type routier
- lieu de livraison et de prise en charge dans deux états différents
> Resp de plein droit sur le transporteur en cas de perte et d’avarie
 Le transporteur est présumé coupable
 Tenu d’une obligation de résultat

Obl de résultat : le débiteur est resp en cas de non atteinte de ce résultat, la charge de la preuve pèse sur lui
Obl de moyen : la charge de la preuve pèse sur le créancier (pour les manquements à des obligations)
> Prescription de l’action contre le transporteur : 1 an, sauf en cas de faute lourde, 3 ans
> En cas d’avarie et de perte de la marchandise :
 Demande d’une indemnité : Di et indemnités de retard
 Prise en compte de la valeur au moment du chargement
> Compétence juridictionnelle :
 Acceptation d’une clause
 A défaut, tribunal du lieu des parties ou du lieu des marchandises


Section 2 : le transport maritime
> Définition des termes :
 Armateur : propriétaire du navire, qui peut conclure un contrat d’affrètement
 L’armateur qui conclut un contrat d’affrètement devient alors un fréteur
 Contrat d’affrètement : contrat par lequel un fréteur met son navire à disposition d’un affréteur pour
le transport de marchandises
> Document spécial : le Connaissement (formalise l’accord entre le chargeur et le transporteur)
> Plusieurs Conventions :
- Convention de Bruxelles de 1924, en matière de connaissement
- Prot du 23 février 1968, règles de Wisbe : met en place un sys le limitation de resp et de réparation
- Prot du 22 déc 1979 : vise à adapter le mode de calcul des indemnités si défaillance du transporteur
- Convention du 31 mars 1978, les règles de Hambourg : visait à se substituer à la première, mais échec
- => Articulation :
o Convention de Bruxelles de 1924 : pas de R de comp prévues, cf. droit national
o CA Aix en Provence, 14 déc 2004 : si Conv et loi fr appl  la conv est la seule à s’appliquer.
- = force et caractère autonome de ce droit
- = véritable socle de la règlementation

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> Champ d’application :
- chargement et déchargement des marchandises seulement
- Et non l’acheminement au port
> Sur la responsabilité du transporteur :
 = Réparer le navire et de transporter ; Armer, équiper, approvisionner, transporter la marchandise
 Causes d’exonération : Fait de guerre, péril de mer…
 Règle impérative : Resp plafonnée, fonction de la valeur de la marchandise au jour du déchargement
 Prescription de l’action en resp : 1 an après la livraison ou la date prévue
> Compétence juridictionnelle :
 En théorie : le tribunal du lieu de déchargement ou chargement
 En pratique : prévu par les parties


Section 3 : le transport ferroviaire
> Plusieurs conventions :
- Convention de Bern, 9 mai 1980, relative aux transports internationaux ferroviaires : pour le transport
ferroviaire traversant au moins 2 Etats contractants
> Document spécial : lettre de voiture spéciale (= le contrat de transport)
> Resp du transporteur : de plein droit
 Exonération : le transporteur doit démontrer
o Faute de l’ayant droit
o Le vice propre de la marchandise
o Le cas de force majeure
 Prescription de l’action en resp : 1 an, sauf si dol ou faute lourde, 2 ans
 Mécanisme de calcul des indemnités : en fct pertes, du retard ou de l’avarie des marchandises
> Clause attributive de jur ou non :
- tribunal du défendeur
- tribunal du lieu de prise en charge de la marchandise
- tribunal du lieu de livraison de la marchandise

Section 4 : Le transport aérien
> Plusieurs conventions :
- Convention de Varsovie, 1929 : relative principalement au transport de marchandises
- Montréal, 1999 : relative au transport de passager de bagages et de marchandises
- => 2 textes qui coexistent, mais en cas de contradiction, le texte le plus récent prévaut
> Document spécial : lettre de transport aérien
> Resp du transporteur : Varsovie reprise par Montréal :
 de plein droit y compris pendant les phases de chargement, déchargement
 Exonération :
o Faute de la victime
o S’il démontre qu’il a pris toutes les mesures nécessaires pour éviter le dommage
o S’il démontre qu’il était impossible de prendre ces mesures
 Indemnités plafonnées qui se calculent en fonction du poids du chargement
 Varsovie : interdit les clauses limitatives de responsabilité
> Compétence du tribunal :
- Clause attributive de juridiction interdite
- domicile du défendeur, ou
- tribunal du lieu de destination des marchandises
- Varsovie : tribunal du lieu où le contrat a été conclu


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CHAPITRE 4 : Le contrat d’agent commercial

Directive du 18 déc 1986 : harmonise le régime
> Définition et caractéristiques de l’agent commercial :
 Fonction de l’agent : mandataire chargé de développer la clientèle du fabriquant, par la négociation et
la conclusion des contrats au nom et pour le compte du fabriquant.
 Responsabilité de l’agent qui lui est propre : resp du mandat
 Rémunération : par une commission
> Distinction avec :
- le mandataire classique : la situation de l’agent est pérenne
- le commissionnaire : il agit pour le compte du mandant mais en son nom
> Sur l’importance de l’indemnité de fin de contrat de l’agent commercial :
 Justification : son boulot est la rémunération d’un autre, mais au terme du contrat, il n’a pas de client.
 Fonction de la durée du contrat d’agent
 Règle d’OP : ne peut être écartée contractuellement
 Cause unique d’exonération : la faute grave du mandataire
> Sur la loi applicable au contrat d’agent :
 Convention de Rome
 Convention de l’Haye du 14 mars 1978, appl au contrat intermédiaire et à la représentation :
o Principe : La loi applicable est celle désignée par les parties
o A défaut de clause : loi de l’Etat dans lequel est situé l’agent, au moment de la forma° du ct.

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CHAPITRE 5 : Le contrat et la crise économique


I/- Peut-on renégocier son contrat du fait de la crise ? La renégociation d’un contrat
POSTULAT-EXEMPLE :
 Contrat long terme de fourniture d’électricité entre un opérateur privé et une aut publique
o = Eng à acheter une quantité d’électricité pr une durée assez longue, sur la base d’une formule de prix
 La crise survient : les cours chutes, mais le vendeur, qui s’est engagé une certaine quantité à un certain prix, doit
faire face à une hausse des couts de revient.
SOLUTION :

A- En droit positif français
Principe : « pacta sunt servanta » = le respect de la parole donnée
 Civ 1
ère
, 6 mars 1876, Canal de Craponne : « dans, aucun cas, il n’appartient aux tribunaux, quelque
équitable que puissent apparaitre leurs décisions, de prendre en considération le temps et les
circonstances pour modifier les conventions des parties, et substituer les clauses nouvelles à celles qui
ont été librement acceptées par les contractants »
 Principe toujours valable en droit privé français
Exceptions : quelques brèches
 Art 1134 Cciv : « le contrat s’exécute de BF »
o = développement d’une JP pour favoriser, inciter, voire imposer la renégociation du ct en cas
de bouleversement économique
o CA Paris, 28 déc 1976, EDF c/ Shell France : Relatif à une clause de prix, qui aboutissait à un
prix négatif. Les parties n’étaient pas d’accord sur ce prix. La CA ne se satisfait pas de ce
désaccord (pour prononcer la résiliation), mais va imposer la renégociation, ou plus
précisément la reprise des négociations, dans un environnement économique bouleversé.
o Com, 3 nov 1992, Huard : au moment de la libéralisation des prix de carburant en France et
un contrat devenait alors défavorable au distributeur, qui ne pouvait alors s’aligner sur a
concurrence.
= Les juges, sur le fondement du solidarisme contractuel va imposer la renégociation du
contrat (Art 1134 comme fondement)
o CA Nacy, 2007 : le juge va plus loin encore. Construction d’usine règlementation sur les gaz à
effet de serre, prévoit un crédit si en deçà des seuils. Les deux parties, signent un contrat, et
en appl du contrat, une des parties va s’enrichir notablement
= Les juges accèdent à la demande, invoquant l’intérêt planétaire, va imposer la renégociation
du contrat, fixe un cahier des charges pour la nég, et se réserve le droit de renégocier le
contrat en cas d’échec.


B- En droit administratif
Principe : Clause « Rebus Stantibus »
= nécessité de tenir compte du contexte et des conditions existantes au jour de la conclusion du contrat
 CE, 30 mars 1916, Cnie gle des éclairages de Bordeaux : admet la théorie de l’imprévision, et permet
à la partie lésée d’obtenir une indemnité (rien ne les empêche de renégocier)
o Théorie de l’imprévision : Elément imprévisible qui vient bouleverser l’équilibre du contrat
 CAA Nantes, 30 mars 2007 : « considérant que les difficultés exceptionnelles et imprévisibles que
l’entrepreneur rencontre dans l’exécution du marche à prix forfaitaire peuvent ouvrir droit à
réparation à son profit, dans la mesure où il justifie, soit que ces difficultés ont eu pour effet de
bouleverser l’économie du contrat, soit qu’elles sont imputables à un fait du maître de l’ouvrage »
 CA Marseille 3 avril 2008 : 2 contrats successifs. Pendant l’exécution du premier, survient une crise,
une des parties s’estimant alors lésée. Elle demande alors réparation pour ce contrat arrivé à terme et
pour le second. La CA admet l’indemnisation pour le 1
er
mais pas pour le 2
nd
pour défaut
d’imprévisibilité.
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C- En droit international
Tendance générale :
Les usages du CI : favorables à la clause « Rebus stantibus »
Principes UNIDROIT, droit européen des contrats : favorable à la clause « Rebus stantibus »

D- Sous l’angle de la réforme du droit civil
# La réforme :
 Avant projet de réforme du droit des obligations de juillet 2008
 Volonté de profondément réformer le droit civil français
# Art 136 :
 « si un changement de circonstances, imprévisible et insurmontable
 rend l’exécution excessivement onéreuse pour une partie,
 qui n’avait pas accepté d’en assurer le risque,
 celle-ci peut demander une renégociation à son cocontractant,
 mais doit continuer à exécuter ses obligations durant la renégociation.
 En cas de refus ou d’échec de la renégociation, le juge peut, si les parties en sont d’accord, procéder à
l’adaptation du contrat ou, à défaut, y mettre fin à la date et aux conditions qu’il fixe. »
- On confond le bouleversement éco avec la force majeure !
- « insurmontabilité » n’est jamais exigée dans les textes internationaux, car trop exigent.
- Quid de « excessivement onéreux » ?
- « Une partie qui n’avait pas prévu d’en assumer les risques » = l’imprévision
- « si les parties en sont d’accord, peut procéder à » = le juge en peut de son propre fait
- = modification certaine de cet article


II/- Quelles clauses pour se protéger de la crise ? Importance des Clauses de Hardship (sauvegarde)

Professeur Oppetit : « clause au terme de laquelle les parties pourront redemander un réaménagement du
contrat qui les lie si un changement intervenu dans les données initiales au regard desquelles elle s’était
engagée, vient à modifier l’équilibre de ce contrat au point de faire subir à l’une d’elle une rigueur injuste »

Pour la rédaction de ces clauses : 4 objectifs
(1) Nécessité de bien prévoir les éléments déclencheurs de la clause (ni tp réduit ni tp large)
a. Rappeler que l’évènement doit être extérieur aux parties
b. Rappeler que l’évènement doit être imprévisible
c. L’évènement déclencheur doit bouleverser l’équilibre du contrat (accompagné d’exemples)
(2) Encadrement de la renégociation
a. Par la précision d’un délai, d’un lieu, de principes directeurs
b. Le recours à un tiers en tant que médiateur : conciliateur, l’arbitre, le cas du non accord
(3) Préciser le sort du contrat pendant la renégociation (arrêt, continuité du contrat…)
(4) Prévoir les conséquences en cas d’échec de la renégociation
a. La résiliation
b. La suspension
c. Intervention d’un juge, d’un arbitre pour renégocier le contrat…

Dispositions types nécessaires pour sécuriser les opérations :
 Clauses de détection du risque :
o Clauses d’audit : clause permettant à tout moment de dder des informations au cocontractant
sur sa santé financière, de diligenter un audit. Audit sur pièce ou sur place.
 Ne plaisent évidement pas, d’où un encadrement particulier (1 fois par an…)
 Les résultats de l’audit
o Clause de reporting : demande au cocontractant à une échéance déterminée, un rapport su r
l’exécution du contrat
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 Clauses qui renforcent la sécurité opérationnelle et financière des cocontractants
o Clauses de réversibilité :
 = un client externalise la cession d’un parc informatique au profit d’un prestataire
 La clause a pour objet de prévoir qu’à la fin des relations contractuelles (naturelles ou
anticipée), le client puisse reprendre ce qui a été externalisé, soit pour l’internaliser
ou pour le confier à un autre prestataire
 La clause impose au prestataire qu’il continue ainsi à nous former tout au long du ct
o Clauses de « step in » :
 Droit en cas de défaillance du prestataire de faire appel à un autre prestataire de
manière provisoire aux frais du prestataire défaillant
o Clause de stabilité du personnel :
 Par lesquelles on exige du prestataire, qu’hormis les cas classiques de rupture du
contrat de travail, de maintenir une équipe pérenne pour au moins les fonctions clefs
o Clauses de performances et pénalités associées :
o Clauses de garanties générales : sûretés, cautionnement, nantissement
o Clauses de minimum garanti
 Clauses d’adaptation du contrat aux circonstances :
o Clauses de « Hardship »
o Clauses de « change manadgement »
o Clause de « Benchmarking » : donne le droit à un moment donné de déclencher une
procédure de comparaison de prix qui, si l’on constate que le contrat est défavorable,
 Dans le meilleur des cas : que le prestataire revoit ses prix.
 Dans le moins bon : des discussions
 La clause prévoit le benchmarkeur ; la limitation du B …
 La clause prévoit le résultat du B
 Clauses de suspensions et de sorties :
o Contractualisation de l’exception d’inexécution
o Clauses de sortie pour faute
o Clauses de sortie pour convenance :
 = clause de dédit permettant de sortir sans raison, à tout moment ou selon des
modalités, sans faute de l’autre partie
 Indemnité de sortie
o Clauses de résiliation en cas de défaillance financière : non valables en dt fr, valable en dt AS

=> Clauses nées de la pratiques et qui ne sont pas incluses dans la convention, l’on comprend la nécessité de
les intégrer au contrat.





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CHAPITRE 5 : Les garanties du commerce international


Section 1 : L’assurance internationale

> Rôle fondamental dans le commerce international
> Beaucoup de Conventions internationales + dispositions nationales
> Principe :
 à défaut de choix exprimé par les parties application du droit de l’assureur (il est déb de la prestation
caractéristique du contrat)
 compétence juridictionnelle : au choix de l’assuré
 en droit communautaire, l’action de l’assureur ne peut être portée que devant les tribunaux du
bénéficiaire de l’assurance
 quand il s’agit d’agir contre l’assureur
o s’il n’est pas domicilié ds un pays de l’UE, mais succursale ou établissement, on considère qu’il
y a son domicile
o s’il est domicilié dans un E mb : choix
 entre le domicile du défendeur
 son propre domicile
 l’assuré peut attraire l’assureur devant le tribunal du lieu où le fait dommageable a été réalisé

> La COFAS (Cnie d’assurance pour le commerce extérieur)
 = opérateur dt la fct est d’assurer les risques fi, mo, les catastrophes, de banques ou de stés privées
- pour des stés françaises uniquement,
- pour les stés françaises opérant à l’étranger
 Exemple :
o L’assurance risque de fabrication et de crédit : pr la garantie en cas d’interruption d’un mé
o L’assurance prospection : une sté fr prospecte un mé dans un nouveau pays, frais de
déplacement, de conseil juridique
o L’assurance crédit : vient couvrir les risques de non paiement
o Beaucoup d’autres assurances : pour les risques climatiques…


Section 2 : Les contrats de crédit et de garantie

 Crédit documentaire :
 opération par laquelle une banque (émettrice),
 agissant à la demande et sur instruction d’un client acheteur (donneur d’ordre),
 accepte d’effectuer un paiement à un tiers vendeur (bénéficiaire),
 ou autorise une autre banque à effectuer ledit paiement (banque intermédiaire)
 contre remise de documents constatant la bonne exécution de la vente.

Lettre de crédit
Banque émettrice Banque intermédiaire
« accréditif »


Dde d’ouv de crédit document notification de la vente



Acheteur Vendeur
(donneur d’ordre) (bénéficiaire
Contrat de vente
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> Succès au niveau de la vente internationale : le banquier se dessaisit des fonds une fois que les documents
lui ont été remis
> On distingue :
- crédit à vue : paiement par la banque au moment de la livraison
- crédit différé : paiement ultérieur
> Documents remis : de toute sorte
> Le contrat de vente doit prévoir le crédit documentaire
Obligation de l’acheteur de faire ouvrir une ligne de crédit = obl de payer
Si l’acheteur ne le fait pas, le vendeur peut refuser de payer la marchandise
On prévoit : la durée, le déclenchement du crédit (entre BQ et acheteur : contrat de prêt)
L’acheteur, vis-à-vis de sa banque : fournit des garanties…
L’accréditif : sous la forme d’une lettre exprimant les obl du banquier à l’égard du bénéficiaire
Le vendeur à un recours direct face à la banque intermédiaire
La banque intermédiaire doit contrôler l’apparence des documents avec un soin raisonnable




 L’affacturage :
 = convention par laquelle un établissement financier (sté d’affacturage/ affactureur/ factor),
 doit payer à sont client (adhérant/ fournisseur),
 certaines créances que celui-ci peut détenir sur un client (débiteur cédé),
 moyennant le transfert de la créance au factor et le paiement de la commission de ce celui-ci

Affactureur

Acheteur Vendeur

> Convention d’Ottawa du 28 mai 1988





 Garantie bancaire à première demande :
Demande à ce que le contractor séquestre les fonds auprès d’une bq, et qu’à première demande du client (s’il
est défaillant), la banque fournisse les fonds.
 Autonome du premier contrat
 La contestation de l’autre partie ne doit pas empêcher la libération des fonds
 Garantie efficace mais très chère et difficile à négocier.