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Université de Blida

Faculté des sciences de l’ingénieur

Département Aéronautique

Option : installation

5 éme Année ingénieur

COURS RADAR

Mr S. MEGUELATI

Année 2009/2010

Aéronautique Option : installation 5 é m e Année ingénieur COURS RADAR Mr S. MEGUELATI Année
Aéronautique Option : installation 5 é m e Année ingénieur COURS RADAR Mr S. MEGUELATI Année
Aéronautique Option : installation 5 é m e Année ingénieur COURS RADAR Mr S. MEGUELATI Année

SSoommmmaaiirree

CHAPITRE I. PRINCIPES GENERAUX………………………………………………………………………1

I.1 Principe du radar

1

I.2

Classification des radars

1

I.3 Principe de fonctionnement d’un radar à impulsions

3

I.3.1 Organisation

3

I.3.2 Mesure de distance

5

I.3.3 Mesure de la direction

6

I.4 Radar à onde continue

7

I.4.1 Organisation

7

I.4.2 Mesure de la vitesse radiale

7

I.5 Performances des radars

9

I.5.1 Indice de réfraction de l’air

9

I.5.2 Temps d'éclairement et nombre de coups au but

10

I.5.3 Ambiguïté en distance et vitesse

11

I.5.4 Résolutions des radars

12

I.5.5 Précisions des mesures

14

I.6 Types de radars

15

I.6.1 Radar panoramique

15

I.6.2 Radars volumétriques

15

I.6.3 Autres types de radars

16

I.7 Conception générale

16

I.8 L’émetteur

17

I.8.1 Modulation haut niveau

17

I.8.2 Modulation bas niveau

17

I.8.3 Les sources de signal

18

 

I.8.4

Modulateurs

18

I.8.5 Lignes de transmission

19

I.8.6 Duplexeur

19

I.8.7 Les antennes radar

20

I.9 Le récepteur

23

I.9.1 Circuit STC

24

I.9.2 Les détecteurs

24

I.9.3 Les mélangeurs

26

I.9.4 Traitement de l’information

26

I.9.5 Les indicateurs

28

I.10 Les fréquences et applications du radar

29

I.11 Bref historique du radar

29

CHAPITRE II. EQUATION DU RADAR……………………………………………………………………

30

II.1 Etablissement de l’équation du radar en espace libre

30

II.2 Portée maximale du radar

31

II.3 Influence des pertes sur la portée

32

II.4 Portée maximale du radar en présence du bruit thermique

33

II.4.1 Bruit à la réception

33

II.4.2 Filtrage non optimal

34

II.4.3 Filtrage optimal : le filtre adapté

35

II.4.4 Expression de la portée maximale en fonction du bruit

36

II.5 Discussion de l’équation du radar

37

CHAPITRE III. LA DETECTION RADAR………………………………………………………………….39

III.1 Principe de la détection radar -Test de Newman-Pearson

39

III.2 Détection d’une cible non fluctuante

40

III.2.1 Probabilité de fausse alarme

41

III.2.2 Probabilité de détection

41

III.2.3 Intégration des échos

43

III.3 Détection de signaux fluctuants

45

III.3.1 Modèles de cibles

45

III.3.2 Détection d’une cible fluctuante sur une impulsion

47

III.3.3 Effet de la fluctuation sur l’intégration

48

III.3.4 Calcul de la Pd d’une cible lentement fluctuante ( Swerling 1) sur une impulsion

50

III.4 Radar diversité de fréquence

50

CHAPITRE IV. COUVERTURE RADAR ET CLUTTER…………………………………………………

52

IV.1 Synoptique général d’un récepteur de radar adaptatif

52

IV.2 Influence des pertes atmosphériques sur la portée

53

IV.3 Echos parasites, fouillis (clutter)

54

IV.4 Couverture haute- couverture basse

56

IV.5 Régulation de la fausse alarme (CFAR)

56

IV.6 Tracé de la couverture du radar

58

CHAPITRE V. FILTRAGE DOPPLER……………………………………………………………………….61

V.1 Principe de l’élimination du clutter

61

V.2 Radar cohérent

61

V.3

Filtres MTI (Moving Target Indicator)

63

V.4 Performances des filtres MTI

66

V.5 Limitations

66

CHAPITRE VI. RADARS SPECIALISES…………………………………………………………………….68

VI.1 Technique de compression d’impulsions

68

VI.1.1

Le principe

68

VI.1.2 Compression par modulation linéaire de fréquence

69

VI.1.3 Compression d’impulsion par codage de phase

71

VI.2 Radars pulse-Doppler (MTD)

72

VI.2.1 Principe du radar Doppler

73

VI.2.2 Radar Pulse-Doppler avec filtrage numérique

75

VI.2.3 Fonction d’ambiguïté - Traitement des ambiguïtés

76

VI.3 Radar de poursuite

79

VI.3.1 Généralités

79

VI.3.2 Principes de la poursuite en distance

79

VI.3.3 Poursuite angulaire par monopulse

80

VI.3.4 Track while scan (TWS)

82

VI.4 Radar à ouverture synthétique (SAR)

82

BIBLIOGRAPHIE ………………………………………………………………………………………………85

ANNEXE

………………………………………………………………………………………………86

Chapitre I : Principes généraux

1

CCHHAAPPIITTRREE II

PPRRIINNCCIIPPEESS GGEENNEERRAAUUXX

I.1 Principe du radar

Définition du radar

RADAR est un acronyme de RAdio Detection And Ranging qui signifie « Détection et Télémétrie Radioélectriques »

Un radar est un système qui utilise la propriété des ondes électromagnétiques de se réfléchir (en totalité ou partiellement) sur tout obstacle, permettant ainsi de détecter des objets (cibles) qui sont situés à l’intérieur de son volume de couverture pour en extraire des informations comme la position, la vitesse, la forme.

des informations comme la position, la vitesse, la forme. ■ Cible Au sens large du terme,

Cible

Au sens large du terme, une cible (target en Anglais) est tout objet qui interfère avec l’onde émise et réfléchit une partie de l’énergie vers le radar.

On fait la distinction entre une cible qui est l’objet qu’on veut détecter et le « clutter » qui représente les objets non désirées (réflexions de la mer, de la terre, pluie, oiseaux, insectes, météorites,…) qui interceptent aussi l’énergie et la renvoient.

I.2 Classification des radars Selon l'information recherchée, les radars possèdent différentes technologies. Différentes classifications sont utilisées en fonction de certains critères :

Selon le type de cibles

Primaires : le signal reçu est le résultat de la réflexion de l’onde émise par le radar sur un objet.

Chapitre I : Principes généraux

2

Secondaires : système d’identification des cibles où on émet un signal codé pour recevoir des réponses.

Selon la position relative de l’émetteur eu du récepteur

Monostatiques : émission et réception sur une antenne unique.

Multistatiques : deux antennes ou plus émettrices et réceptrices séparées par une certaine distance.

et réceptrices séparées par une certaine distance.  Selon l’objectif :  De veille ou de

Selon l’objectif :

De veille ou de surveillance (à balayage) : le radar explore en continu la zone de couverture

De poursuite : en continu ou en discontinu (track while scan)

Multifonction : réalise les deux fonctions de surveillance et de poursuite

Selon la résolution

Conventionnels

Haute résolution

Selon le type de signal

A onde continue

A impulsions

 Haute résolution  Selon le type de signal  A onde continue  A impulsions

Radars à impulsions

Chapitre I : Principes généraux

3

Ces radars émettent un signal formé d’impulsions de durée très brève de haute fréquence et de grande puissance. Après l’émission d’une impulsion, suit un temps d’écoute plus ou moins long durant lequel les échos éventuels son reçus, avant qu'une nouvelle impulsion ne soit émise. La direction, la distance et parfois la taille ou l'altitude de la cible peuvent être déterminées à partir du traitement des échos de retour.

déterminées à partir du traitement des échos de retour. ■ Radar à onde continue non modulée

Radar à onde continue non modulée

Le radar émet de façon continue un signal d’amplitude et de fréquences constantes. Ce type de radar est utilisé pour mesurer des vitesses (par exemple, dans le contrôle de la circulation routière) par utilisation de l’effet Doppler.

circulation routière) par utilisation de l’effet Doppler. I.3 Principe de fonctionnement d’un radar à impulsions

I.3 Principe de fonctionnement d’un radar à impulsions

I.3.1 Organisation Le schéma ci-dessous illustre le principe de fonctionnement du radar à impulsion. L'antenne du radar illumine la cible avec des signaux micro-ondes, qui sont alors réfléchis puis interceptés grâce à un récepteur. Le signal électrique recueilli par l'antenne est appelé « écho » ou « retour ». Le signal transmis par le radar est généré par un émetteur puissant, l'écho réfléchi par la cible est capté par un récepteur très sensible.

Le rôle des différents éléments du radar est le suivant :

Chapitre I : Principes généraux

4

Chapitre I : Principes généraux 4 ■ Antenne Son rôle est de concentrer l’énergie émise par

Antenne

Son rôle est de concentrer l’énergie émise par le radar dans un angle solide déterminé. Cet angle solide est défini par la nature de l’antenne utilisée, la direction vers laquelle il est dirigé est également liée à l’antenne, une action (mécanique ou électronique) sur cette antenne permettra de modifier cette direction et donc de provoquer une exploration du domaine entourant le radar.

Joint tournant

C’est un dispositif permettant le transfert de l’énergie entre la partie fixe et la partie mobile du radar.

Duplexeur

C’est un aiguilleur électronique qui permet, d’une part au signal émis d’être dirigé vers l’antenne avec une perte minimale tout en isolant convenablement le récepteur ; et d’autre part au signal reçu d’être dirigé en totalité vers le récepteur, sans dérivation vers l’émetteur et toujours avec une perte minimale.

Emetteur

Sa partie active est le tube d’émission dans lequel est engendrée l’impulsion hyperfréquence à la fréquence et à la puissance désirées.

Modulateur

Le modulateur constitue la partie active de l’émetteur. Il permet de stocker l’énergie pendant les périodes séparant deux émissions successives et de la restituer pendant le temps très bref de l’émission radar.

Récepteur

C’est l’élément le plus délicat, et souvent le plus complexe du radar. Lui incombent l’amplification et le traitement du signal radar.

W ). Il amplifie les signaux dans de très grandes

proportions (

filtrage du signal et tous les autres traitements adaptés à l’information à obtenir (par exemple vitesse, position angulaire ),

) et doit le faire sans déformation du signal. Le récepteur doit en outre effectuer le

Sa sensibilité doit être très grande (jusqu’à

10

10

à 10

14

10 –15

Chapitre I : Principes généraux

5

Traitement et exploitation des informations

Le traitement des informations radar est fait à partir des éléments suivants :

signal vidéo délivré par le récepteur;

signaux de synchronisation;

informations de position angulaire du faisceau d’antenne;

éventuellement autres informations en provenance d’un traitement spécial à la réception, ou de sources extérieures. Il permet de délivrer les plots radar qui seront pris en compte parle système d’exploitation.

Les informations sont présentées à un opérateur sous la forme d’une image radar adaptée à la situation à analyser.

Le moyen de visualisation le plus courant est le tube cathodique

Synchronisation Le synchronisateur est le cœur du système radar. Il délivre les signaux de base qui définissent les instants d’émission, et divers signaux annexes nécessaires à des opérations en temps réel.

Son élément de base est une horloge de très grande stabilité ( 10 engendrés les signaux de synchronisation.

–5

Ces signaux sont distribués aux différents éléments à piloter.

à 10

–8

) à partir de laquelle sont

Dans les antennes classiques, la position angulaire du faisceau est liée à la position mécanique de l’antenne. Celle-ci doit donc être recopiée et transmise au système d’exploitation des informations.

Les systèmes de recopie utilisés sont du type analogique (selsyns) ou numérique (codeurs).

Dans les antennes à balayage électronique, cette information est engendrée et transmise par le calculateur « pointeur » d’antenne.

I.3.2 Mesure de distance La distance est calculée à partir du temps de transit (aller et retour) d'une brève impulsion radioélectrique émise et de sa vitesse de propagation c. La distance de l'écho (calculée par le radar) est la distance en ligne droite entre l'antenne du radar et la cible.

distance de l'écho (calculée par le radar) est la distance en ligne droite entre l'antenne du

Chapitre I : Principes généraux

6

Le temps t mesuré par le radar est le temps nécessaire à l'impulsion pour aller de l'antenne à la cible, puis de la cible vers l'antenne après réflexion. Chaque impulsion revenant au radar a parcouru deux fois la distance radar-cible. La formule permettant de calculer cette distance est donc la suivante :

R

c.

t

2

(m)

avec c 3.10

8 m / s la vitesse de la lumière.

Remarque :

à t 1s correspond une distance de 150m

T

r

: période de répétition des impulsions, l’inverse

répétition.

: durée des impulsions.

Le signal émis est caractérisé par la puissance crête

moyenne

P

m

. On a les relations :

f =1/T (PRFen anglais)

r

r

est la fréquence de

P

C

de l’impulsion, son énergie E et la

puissance

E P .  P

c

m

P

m

E

T

r

T

r

.T

r

P

C

Le rapport /Tr est le facteur de forme

(duty cycle) du générateur qui traduit le temps de travail sur le

temps de repos du tube. Il est généralement de l’ordre de 0,001 pour les magnétrons.

généralement de l’ordre de 0,001 pour les magnétrons. I.3.3 Mesure de la direction L'angle, entre la

I.3.3 Mesure de la direction L'angle, entre la direction du nord et celle de la cible (azimut), est déterminé grâce à la directivité de l'antenne. La directivité est la capacité de l'antenne à concentrer l'énergie rayonnée dans une direction particulière. En mesurant la direction dans laquelle est pointée l'antenne à l'instant où elle reçoit un écho, on peut déterminer non seulement l'azimut mais aussi le site de la cible (donc son altitude). La précision de la mesure de ces angles dépend de la directivité de l'antenne. Pour une fréquence émise donnée (ou une longueur d'onde définie), la directivité d'une l'antenne est fonction de ses dimensions propres.

Chapitre I : Principes généraux

7

Chapitre I : Principes généraux 7 I.4 Radar à onde continue I.4.1 Organisation Le radar émet

I.4 Radar à onde continue

I.4.1 Organisation Le radar émet de façon continue un signal d’amplitude et de fréquences constantes. Ce type de radar est utilisé pour mesurer des vitesses (par exemple, dans le contrôle de la circulation routière) par utilisation de l’effet Doppler. Ce type de radar ne permet pas la mesure de la distance.

I.4.2 Mesure de la vitesse radiale Les radars utilisent la fréquence Doppler pour extraire l’information sur la vitesse radiale des cibles. Le phénomène Doppler décrit la variation (positive ou négative) de la fréquence réfléchie provoquée par le mouvement de la cible par rapport à la fréquence émise.

L’écart de fréquence entre la fréquence réfléchie et la fréquence émise est appelé fréquence Doppler

Elle est reliée à la vitesse radiale

f

d

2v

r

(Hz)

v

r

par la relation :

f

d .

est appelé fréquence Doppler Elle est reliée à la vitesse radiale f d  2v r

Chapitre I : Principes généraux

8

Chapitre I : Principes généraux 8 ■ Démonstration Soit un mobile situé à l’instant origine à

Démonstration Soit un mobile situé à l’instant origine à une distance R 0 du radar et s’en rapprochant à la vitesse radiale v r . Le temps de trajet de l’onde est :

radiale v r . Le temps de trajet de l’onde est :  t 2R 2R



t

2R

2R

0

2v t

r

c

c

c

Si le signal émis est de la forme

s (t) A.cos(2ft) , le signal reçue sera de la forme :

e

s

r

(t)

A.cos 2

f

t

 

t

Acos   2

 

f

2v

r

c / f

 

t



0

 

(signal identique au signal émis retardé de t)

L’écart entre la fréquence reçue et la fréquence émise est donc :

f

d

2v

r

c / f

2v

r

de  t) L’écart entre la fréquence reçue et la fréquence émise est donc : f

Chapitre I : Principes généraux

9

I.5 Performances des radars

I.5.1 Indice de réfraction de l’air La variation de l’indice de réfraction n de l’air provoque la courbure des rayons électromagnétiques vers le sol. Cette réfraction introduit une erreur sur la mesure de l’angle d’élevation de la cible. Il en résulte aussi une augmentation effective de la portée du radar.

On a

n(z)

1,000313

dn

z

 

dz

a n(z)  1,000313  dn z   dz Le plus souvent pour effectuer des corrections
a n(z)  1,000313  dn z   dz Le plus souvent pour effectuer des corrections

Le plus souvent pour effectuer des corrections d’altitude, pour des altitudes inférieures à 3 km, on se

ramène à des rayons rectilignes en considérant une terre fictive de rayon

R

f

kR

0

avec

R

0

6370 km

km, on se ramène à des rayons rectilignes en considérant une terre fictive de rayon R

Chapitre I : Principes généraux

10

k

1

4

1

dn / dz

3

On trouve

R

f

8500 km

avec un gradiant d’indice

dn / dz

3,9.10

8

/ m

La relation suivante permet de calculer l’altitude z de la cible en fonction de la distance, de l’élevation et

de la hauteur du radar h :

z

 

h

R

 

sin



R

2



2R

f

La distance de l’horizon radio d’un radar situé à une alttude h est donnée par :

d

2R h f
2R h
f

(m)

situé à une alttude h est donnée par : d  2R h f (m) I.5.2
situé à une alttude h est donnée par : d  2R h f (m) I.5.2

I.5.2 Temps d'éclairement et nombre de coups au but

Le temps

T

e

pendant lequel le faisceau radar passe sur la cible est appelé temps d'éclairement. Le temps

d'éclairement dépend principalement de :

la largeur du lobe d’antenne

3

la vitesse de rotation de l'aérien

On a

T =

e

θ

°

3

θ

°

3

=

ω

a

°/s

a

tours/mn

a

(s)

La valeur du nombre de coups au but (hits) n traduit le nombre d'impulsions reçues pour une cible donnée à

chaque balayage d'antenne. Le nombre de coups au but représente, par exemple pour un radar de veille avec

une antenne rotative dans le plan horizontal, le nombre d'impulsions réfléchies par une cible unique à chaque

tour d'antenne. Le nombre n de coups au but s’écrit :

n=T

e

/ T ,

r

soit :

Chapitre I : Principes généraux

11

°

θf

3 r

n= 6ω(trs/mn)

a

Principes généraux 11 ° θf 3 r n = 6 ω(trs/mn) a Exemple : θ °

Exemple :

θ

°

3

=3°, f =1000pps, ω =10trs/mn

r

a

3x1000

n=

6x10

50

I.5.3 Ambiguïté en distance et vitesse

Les formes d’ondes usuelles sont formées de trains d’impulsions récurrentes de période

T

r

(fréquence de

récurrence

f =1/T ) : dans ces conditions, tout écho localisé en

r

r

t

0

et

f

d

produira, en sortie du récepteur, un

ensemble de pics de corrélations situés

vitesse.

t

0

+kT ,

r

f

d

+k'f

r

d’où une ambiguïté sur la localisation en distance et

r d’où une ambiguïté sur la localisation en distance et ■ Ambigüité en distance L'horloge du

Ambigüité en distance L'horloge du radar est remise à zéro à chaque fois qu'une nouvelle impulsion est émise, et ce afin de s'assurer que la mesure de distance s'effectue bien à partir de la dernière impulsion. Les échos reçus dans un

délai supérieur à la période de répétition des impulsions

(échos de nième balayage); on parle alors d’ambiguïté en distance (figure).

génèrent des erreurs de calcul de la distance

T

r

nième balayage); on parle alors d’ambiguïté en distance (figure). génèrent des erreurs de calcul de la

Chapitre I : Principes généraux

12

Les échos revenant au radar au delà de

T

r

se traduisent par une ambiguïté distance (erreur de visualisation)

alors que ceux qui reviennent dans un délai inférieur à T

r

R

La

distance

maximum

=

c.T

r

u

max 2

c

2f

r

sans

ambiguïté

pour

un

sont affichés à la distance correcte (non ambiguë).

radar

donné

est

déterminée

par

la

formule :

Exemple :

f

r

600Hz

R

u

max

3.10

8

 

2

600

250km

Ambigüité en vitesse

L'ambiguïté de la fréquence Doppler exprime la possibilité d'attribuer différentes valeurs de la vitesse

f . C'est le résultat du caractère périodique du spectre

radiale

Doppler dans des radars à impulsions. Le maximum de la fréquence non ambiguë Doppler est :

v

r

radial à une fréquence donnée Doppler

d

u

f

d



f

r

2

La vitesse radiale maximale non ambigüe est alors :

v

u

r



f

r

4

I.5.4 Résolutions des radars La résolution (ou pouvoir de séparation) d'un radar est sa capacité à distinguer deux cibles très proches l'une de l'autre, en azimut, en distance ou en vitesse. Les radars de contrôle d’armes, qui demandent une grande précision, doivent être capables de distinguer des cibles espacées de quelques mètres. Les radars de veille, généralement moins précis, ne peuvent faire de distinction qu’entre des cibles espacées de quelques centaines de mètres.

La résolution d’un radar de surveillance est divisée en deux parties : la résolution en distance et la résolution angulaire (en azimut).

Résolution en distance

La résolution en distance R est la capacité d'un système radar à distinguer deux ou plusieurs cibles situées dans la même direction mais à des distances différentes. La qualité de la résolution dépend de la largeur de bande f de l’impulsion émise.

 

R

c  

avec

f

2

f



 S  f 2 df  2 S  f max
S

f
2 df

2
S

f
max

et S(f) spectre du signal s(t))

Dans le cas particulier d’une impulsion non modulée,

Δf

1

, d’où

R

 

c

 

τ

2

Chapitre I : Principes généraux

13

Chapitre I : Principes généraux 13 E x e m p l e :  
Chapitre I : Principes généraux 13 E x e m p l e :  

Exemple :   3s  R 3150 450m

Résolution angulaire La résolution angulaire est l'écart angulaire minimum qui permet au radar de distinguer deux cibles identiques se présentant à la même distance. La résolution angulaire d'un radar est déterminée par la largeur de son lobe d'antenne, elle-même définie d'après son angle à -3dB (largeur du lobe à mi-puissance). Les points du diagramme de rayonnement de l'antenne qui reçoivent la moitié de la puissance émise (c'est à dire la largeur du lobe à -3dB) sont considérés comme les limites du lobe lorsque l'on calcule la résolution angulaire; deux cibles identiques, à la même distance, sont de fait vues par un radar à des azimuts ou des sites différents lorsqu’elles sont espacées angulairement d'une valeur supérieure à la largeur du lobe à -3dB.

La résolution angulaire en azimut ou site rapportée à une distance R entre deux cibles peut être calculée par la formule suivante :

angulaire en azimut ou site rapportée à une distance R entre deux cibles peut être calculée

Chapitre I : Principes généraux

14

az

site

2Rsin

 

 

2

az

2Rsin



site

2

   

R

az

R

site

(m)

(m)

Cellule de résolution

Les résolutions en distance et angulaire conduisent à la notion de cellule de résolution : il est impossible de distinguer l’une de l’autre deux cibles se trouvant à l'intérieur d'une même cellule de résolution.

On considère généralement que le volume de la cellule est fixé par les angles d'ouverture en azimut et en site du lobe d'antenne et par la résolution en distance ΔR.

Cellule de résolution
Cellule de résolution

Résolution en vitesse

C’est la vitesse minimale séparant deux cibles de même amplitude situées à la même distance pouvant être

séparées. Cette résolution est liée à la durée

Résolution en fréquence

1

Δf= T

d

m

Résolution en vitesse

λ

Δv= 2T

m

T

m

de la mesure.

Exemple : pour une résolution de 1m/s et λ=20cm , il faut une durée

T

m

0, 2

2

v



2

1

0,1s

I.5.5 Précisions des mesures La mesure de l’instant d’arrivée des impulsions est d’autant plus précise que le rapport signal sur bruit S/N est élevé. La précision des mesures est inversement proportionnelle au rapport signal sur bruit :

Les différentes précisions sont données par les formules de Woodward :

Distance

 

R

c 2  f S / N
c
2
 f
S / N

(m)

Vitesse

 

v

 2T S / N m
2T
S / N
m

(m / s)

Chapitre I : Principes généraux

15

Angle

 

 2D S / N
2D
S / N

(rad)

(D dimension de l’antenne)

Valeurs typiques des erreurs

100 m (en distance)

0,35° (en azimut)

0,15° (en élévation)

I.6 Types de radars

I.6.1 Radar panoramique Le radar panoramique (de veille, de surveillance ou primaire) est le plus répandu et le plus représentatif des systèmes radars. Il assure une exploration totale de l’espace par une rotation continue de son antenne autour d’un axe vertical.

On a alors intérêt à utiliser un faisceau étroit dans le plan de gisement de manière à obtenir un pouvoir séparateur angulaire convenable. Cela est possible si les aériens sont de grande dimension horizontale, par exemple :

λ=23cm

L=14m

θ

70

=



1 15'

g L

L’exploration de l’espace est effectuée de manière régulière; les vitesses de rotation d’antenne sont de l’ordre de 6 tr/min pour les radars à grande portée, 12 à 20 tr/min pour les radars de moyenne portée, jusqu’à 60 tr/min pour les radars de courte portée.

jusqu’à 60 tr/min pour les radars de courte portée. I.6.2 Radars volumétriques Dans certains cas, il

I.6.2 Radars volumétriques Dans certains cas, il a été jugé préférable d’utiliser des radars donnant simultanément la distance, le site et l’azimut des aéronefs, de tels radars sont dits radars 3D ou radars volumétriques.

Deux procédés principaux sont utilisés pour aboutir à cette performance.

Radars à faisceaux étagés Dans cette version, le faisceau radar est découpé en site en un certain nombre de faisceaux élémentaires, qui reçoivent chacun une partie de l’énergie.

Double balayage de l’espace Dans cette version un (ou un groupe de) faisceau directif en site et gisement est animé d’un balayage sectoriel en site et continu en gisement. Les diverses tranches d’espace sont ainsi explorées successivement.

Chapitre I : Principes généraux

16

Ils sont utilisés dans des fonctions particulières comme la navigation, la cartographie et la reconnaissance.

comme la navigation, la cartographie et la reconnaissance. I.6.3 Autres types de radars  contrôle aérien,

I.6.3 Autres types de radars

contrôle aérien,

trajectographie,

mesure des vitesses,

altimétrie,

anticollision,

météorologie,

suivi de terrain,

navigation,

conduite d’armes,

guidage des missiles, …

I.7 Conception générale

Duplexeur : interrupteur qui permet de partager l’antenne pour l’émission et la réception

L’émetteur : génère et amplifie le signal hyperfréquence

Ampli faible bruit (LNA) : amplifie le signal reçu sans ajouter de forme significative du bruit

Mélangeur : translate le signal radiofréquence à la fréquence intermédiaire

Filtre adapté : extrait le signal du bruit

Ampli FI : amplifie le signal à la fréquence intermédiaire

Détecteur : translate le signal FI en bande de base (vidéofréquence)

Ampli vidéo adapte le niveau du signal vidéo pour la visualisation

Scope : présente de forme graphique le signal radar

Chapitre I : Principes généraux

17

Chapitre I : Principes généraux 17 I.8 L’émetteur Les paramètres caractéristiques d’un émetteur sont : 

I.8 L’émetteur Les paramètres caractéristiques d’un émetteur sont :

Puissance moyenne et puissance crête,

Bande passante,

Stabilité (bruit de phase),

Spectre du signal utile émis,

Forme des impulsions émises,

Rendement,

Type d’alimentation …

Les structures utilisées sont de deux types :

I.8.1 Modulation haut niveau Le signal radar est généré à grande pussance par un oscillateur de puissance hyperfréquence.

pussance par un oscillateur de puissance hyperfréquence. I.8.2 Modulation bas niveau L e signal radar est

I.8.2 Modulation bas niveau L e signal radar est généré par un générateur de forme d’onde à bas nivaeu puis amplifié par un ampli de puissance hyperfréquence

Chapitre I : Principes généraux

18

Antenne Modulateur Ampli de bas niveau puissance Générateur de Source Récepteur forme d’onde d’alimentation
Antenne
Modulateur
Ampli de
bas niveau
puissance
Générateur de
Source
Récepteur
forme d’onde
d’alimentation

I.8.3 Les sources de signal

Synoptique de l’émetteur bas niveau

Etat solide

Ils équipent actuellement les étages de puissance intermédiaires. Les éléments utilisés sont :

Les diodes IMPATT dans les oscillateurs

Les transistors bipolaires (SiBJTs, HBTs,

Les transistors à effet de champ (HFETs, PM.TEGFET, MISFET.InP)

Exemple Bande S, , ampli à transistor bipolaire classe C, alimentation 40 Volts, puissance crête 100W, gain 6,5dB,

rendement 35 %.

Tubes hyperfréquences

Des oscillateurs de puissance (magnétrons) : ils sont utilisés dans une bande de 400 à 100 000 MHz

pour des puissances de crête variant de 5 MW pour le bas de gamme à 1 kW pour le haut de gamme.

Des amplificateurs de puissance (klystron, TWT)

Pararmeter

Klystron

Magnétron

TWT

Linear CFA

Solid state

Gain

Hight

N/A

Hight

Low

Moderate

Bandwidth

Narrow

N/A

Wide

Wide

Wide

Noise

Low

Moderate

Moderate

Moderate

Low

DC voltage

High

Moderate

Moderate

Moderate

Low

X-rays

High

Low

Low

Low

None

Size

Large

Small

Medium

Small

Medium

Weight

Heavy

Light

Medium

Light

Medium

Efficiency

Low

High

Moderate

Moderate

Moderate

Comparaison des composants hyperfréquences

I.8.4 Modulateurs

Les modulateurs sont les dispositifs grâce auxquels les tubes d’émission radar peuvent fonctionner en

impulsion. Ces dispositifs doivent donc être aptes à délivrer les tensions d’alimentation et de commande des

tubes pendant la durée des impulsions émises, et cela avec les courants convenables. Le rôle du modulateur est

donc double, il sert à la fois de réservoir d’énergie et de commutation de puissance.

Chapitre I : Principes généraux

19

Les puissances de crête délivrées par le modulateur sont très importantes (10 MW par exemple pour une puissance émise de 3 MW avec un rendement de 30 %) ; il y correspond des courants de plusieurs dizaines d’ampères sous des tensions de plusieurs dizaines de milliers de volts.

des tensions de plusieurs dizaines de milliers de volts. I.8.5 Lignes de transmission Guides d’ondes en

I.8.5 Lignes de transmission

Guides d’ondes en mode

TE

10 . La section du guide dépend de la fréquence de travail. Ils ont une capacité

de transmoprt de puissance élevée.

I.8.6 Duplexeur Le duplexeur commute alternativement l'antenne entre l'émetteur et le récepteur. Cette commutation est nécessaire parce que les impulsions de haute puissance de l'émetteur détruiraient le récepteur au cas où elles atteindraient le récepteur.

Les duplexeurs sont construits de différentes manières :

Circulateur Les circulateurs sont utilisés pour les petites puissances. A l’intérieur de la jonction, l’énergie tourne dans un seul sens grâce à l’interaction entre la champ électromagnétique RF et le champ magnétique d’un ferrite placé au centre de la jonction : un signal entrant par un bras sort par le bras adjacent dans le sens de la rotation.

placé au centre de la jonction : un signal entrant par un bras sort par le

Chapitre I : Principes généraux

20

Les duplexeurs à cellules sont utilisés pour les grandes puissances.

Durant l’émission, la puissance du signal provoque la création d’arc dans les cellules de gaz ; ces arcs

court-circuitent le guide et toute la puissance est réfléchie vers l’antenne.

Durant la réception, le niveau du signal n’est pas suffisant pour produire un arc, les signaux traversent

alors les cellules pour se diriger vers le récepteur.

Antenne Charge adaptée Cellules TR Emetteur
Antenne
Charge adaptée
Cellules
TR
Emetteur

Coupleurs directifs

Antenne Charge adaptée Récepteur
Antenne
Charge adaptée
Récepteur
Duplexeur en émission Emetteur Duplexeur en réception
Duplexeur
en émission
Emetteur
Duplexeur
en réception

Emetteur

Fonctionnement du duplexeur

I.8.7 Les antennes radar

Dans le domaine du radar on utilise soit des antennes composées d’un réflecteur illuminé par une source

primaire, soit un réseau de sources primaires sur une surface bien définie.

H

Ouverture

Ouverture  s  s Réflecteur Réflecteur  a  a H L L
Ouverture
s
s
Réflecteur
Réflecteur
a
a
H
L
L

Chapitre I : Principes généraux

21

Une antenne est caractérisée par plusieurs paramètres :

diagramme de rayonnement,

Ouverture mi-puissance,

70

L



3dB





60

L

70

H



3dB





60

H

Niveaux des lobes secondaires

Directivité et gain en puissance

0,4

4

S

2

G

0,8

4

S

2

0,4S A 0,8S

0,4 f 0,8

15000



a

s

G

30000



a

s

Polarisation

horizontal (surveillance),

vertical (poursuite),

circulaire (élimination échos de pluie)

avec :

A(m

2

)

G

H(m)

L(m)

2

S(m )

f

θ (°) θ (°)

a

s

surface effective

max gain de l’antenne hauteur de l’antenne largeur de l’antenne

surface de l’antenne

facteur de gain ouvertures à –3dB

La polarisation circulaire peut être vue comme la superposition de deux ondes rectilignes d’égales

amplitudes orthogonales dans l’espace et en quadrature de phase dans le temps :

E

circ

u

x

E

j

u Ee

y

/ 2

La polarisation circulaire peut être gauche ou droite.

/ 2 La polarisation circulaire peut être gauche ou droite. L’onde polarisée circulairement est réfléchie par

L’onde polarisée circulairement est réfléchie par les gouttes d’eau sphériques en changeant de sens de

polarisation. A la réception, l’antenne rejette ces ondes qui ont changées de sens, d’où une atténuation

importante des échos de pluie.

Quant aux ondes réfléchies par les cibles, elles conservent des composantes significatives de la polarisation

initiale, parce que les cibles n’ont pas une forme sphérique.

Chapitre I : Principes généraux

22

La polarisation circulaire est obtenue grâce à un polariseur constitué de lames diélectriques placées à 45 ° par rapport au cornet. La composante du champ électrique parallèle aux lames subit une avance de /4 et on obtient une onde polarisée circulairement

Explication

et

on obtient une polarisation circulaire. Après réflexion sur la cible, et à la réception, le polarisateur effectue de

nouveau une avance de λ/4 de la composante parallèle. La composante parallèle a subi au total une avance de

Après le passage dans le polarisateur, la composante parallèle

E

2

est en avance de λ/4 par rapport à

E

1

λ/2 : on obtient une onde polarisée horizontalement qui sera rejetée par le cornet.

polarisée horizontalement qui sera rejetée par le cornet.  Antenne à diagramme en cosécante carrée Les

Antenne à diagramme en cosécante carrée Les radars de surveillance utilisent des antennes en cosécante carrée qui ont la particularité de conserver une puissance constante à l’entrée du récepteur lorsque la cible se déplace à une altitude constante à l’intérieur du faisceau.

En pratique, cette antenne peut être réalisée par une déformation d'un réflecteur parabolique.

du faisceau. En pratique, cette antenne peut être réalisée par une déformation d'un réflecteur parabolique.
du faisceau. En pratique, cette antenne peut être réalisée par une déformation d'un réflecteur parabolique.

Chapitre I : Principes généraux

23

Expression du gain de l’antenne cosécante carrée

On peut écrire : R=H/sinβ=Hcosecβ

L’équation du radar permet d’écrire :

P

R

en écrivant que la puissance reste constante

G H

2

2

cosec β

G

2

R

4

P

R

=constante , on a alors

G R

2 , d’où :

2 R 4 P R =constante , on a alors G  R 2 , d’où

En imposant H constante, on aura finalement

L’expression du gain en fonction de l’angle de site peut alors s’écrire :

2

G cosec β

G



=G

max

sin

2

0

sin

2



pour



0

0 : angle de pointage de l’antenne correspondant au gain max

G max

I.9 Le récepteur

Le récepteur est de type superhétérodyne ( changement de fréquence).

Ses paramètres caractéristiques sont :

Sensibilité : c’est le niveau minimal de signal permettant le fonctionnement correct

Facteur de bruit :

F

 

S

/ N

entrée

 

S

/ N

sortie

F

dB

10Log  

 

S

/ N

entrée

 

S

/ N

sortie

  

Le facteur de bruit F d’un récepteur composé de n étages a pour expression :

F

F

1

F

2

1

F

3

1

G

1

G .G

1

2

F

N

1

G

1

.G

2

G

n

1

F 1 , F 2 , …, F n

sont les facteurs de bruit propre des étages et G 1 ,G 2 ,…, G n les gains respectifs.

Cette formule montre l’importance du premier étage qui détermine le facteur de bruit global de la chaîne.

sélectivité : largeur de bande donnée par f 1/

marge dynamique limitée par la sensibilité et la saturation améliorées grâce à des circuits STC

Chapitre I : Principes généraux

24

Chapitre I : Principes généraux 24 I.9.1 Circuit STC En zone proche, la puissance du clutter

I.9.1 Circuit STC En zone proche, la puissance du clutter de sol détecté est telle que la région centrale de l’indicateur est pratiquement inexploitable.

On utilise des circuits STC (Sensitive Time control) pour ajuster en fonction du temps le gain des amplificateurs pendant chaque récurrence.

Les circuits STC appliquent une tension de polarisation qui varie avec le temps aux amplificateurs (gain

proportionnel à

R

4

).

le temps aux amplificateurs (gain proportionnel à R 4 ). I.9.2 Les détecteurs On utilise des

I.9.2 Les détecteurs On utilise des détecteurs

Linéaires :

y

v

Quadratiques

y v

2

Cohérent : tient compte de la phase du signal

 v 2  Cohérent : tient compte de la phase du signal  Synchrones :

Synchrones : détecteur cohérent à deux voies en quadrature I et Q

Chapitre I : Principes généraux

25

Chapitre I : Principes généraux 25  Détecteur logarithmique Les amplis logarithmiques sont utilisés lorsque la

Détecteur logarithmique Les amplis logarithmiques sont utilisés lorsque la dynamique des signaux est très grande et qui risquent de saturer les étages d’amplification, comme les échos de pluie. La tension de sortie st proportionnelle au logarithme du signal d’entrée.

Ils consistent en en un certain nombre d’étages amplificateurs, chacun relié à un détecteur d’enveloppe. Le signal de sortie est la somme des signaux des détecteurs.

chacun relié à un détecteur d’enveloppe. Le signal de sortie est la somme des signaux des
chacun relié à un détecteur d’enveloppe. Le signal de sortie est la somme des signaux des

Chapitre I : Principes généraux

26

Exemple Supposons un gain de 20dB (Gain en tension 10) pour chaque étage et une tension de saturation de 1 Volt.

On aura alors :

Entrée

Sortie Etage 1 (V)

Sortie Etage 2 (V)

Sortie Etage 3 (V)

Sortie Etage 4 (V)

Sortie Etage 5 (V)

Sortie

FI (dBm)

Vidéo (V)

100

10

-4

10

-3

0,01

0,1

1

1,1111

80

10

-3

0,01

0,1

 

1 1

2,111

60

0,01

0,1

1

 

1 1

3,11

40

0,1

 

1 1

 

1 1

4,1

20

1

 

1 1

 

1 1

5

La caractéristique est approximativement logarithmique.

I.9.3 Les mélangeurs

On utilise des mélangeurs hyperfréquences de type équilibré.

 

Conversion

Pertes

TOS

Isolation

Puissance requise

Equilibre (90°)

Bonne

8-10dB

Bon

<12dB

+5dBm

Equilibre (180°)

Bonne

8-10dB

Bon

>23dB

+5dBm

I.9.4 Traitement de l’information

Traitement de signal

CFAR

Compression d’impulsions

Traitement Doppler, MTI

Traitement de données

Extraction de données : calcul distance, direction, vitesse des échos reçus

Traitement de données génération de pistes à partir des plots (filtre de poursuite Kalman)

Exploitation automatique

Le système de base de surveillance est composé d’un radar primaire et d’un radar secondaire, tous deux

sont orientés à un instant donné dans la même direction, les deux antennes étant liées mécaniquement. Les

signaux issus des récepteurs subissent alors les traitements suivants :

Extraction

L’extraction est le processus qui, à partir des échos élémentaires, permet de reconstituer les plots issus des

objets à détecter. Les fonctions assurées sont :

corrélation de position, de manière à faire ressortir les plots issus des cibles au milieu des parasites

divers ;

filtrage des plots qui a pour but d’éliminer des parasites issus du filtrage précédent ;

pour le radar primaire, préfiltrage des informations, de manière à éviter la transmission des plots non

intéressants pour la poursuite ultérieure

pour le radar secondaire, décodage des informations reçues.

Chapitre I : Principes généraux

27

À ce niveau, les plots primaires et secondaires contiennent des informations de gisement et distance calculées sur la moyenne des différents échos pris en compte.

sur la moyenne des différents échos pris en compte.  Corrélation primaire secondaire A ce stade,

Corrélation primaire secondaire

A ce stade, il convient d’associer les informations issues du radar primaire et du radar secondaire. La corrélation des coordonnées géographiques des plots issus des deux chaînes est couramment utilisée pour effectuer cette association.

Calcul des pistes

A chaque tour d’antenne est délivrée une certaine quantité de plots qui peuvent être :

issus du seul radar primaire : plots primaires;

issus du seul radar secondaire : plots secondaires;

associés par la corrélation : plots primaires-secondaires, ou mixtes.

Cette masse de plots contient une certaine quantité de faux plots variable en fonction des conditions extérieures.

Le pistage a pour but d’associer entre eux les plots issus d’un même mobile pour aboutir à la formation d’une piste (position, direction et vitesse à l’instant t). Dans les grandes lignes le processus est le suivant :

Chapitre I : Principes généraux

28

dans un secteur donné, comparaison des plots issus du radar avec les positions présumées des pistes déjà initiées, établissement des associations correspondantes;

initiation de pistes nouvelles avec les « laissés-pour-compte » du tour d’antenne précédent à l’aide d’un filtrage basé sur des notions simples de vitesse maximale et minimale. Ces pistes latentes seront plus tard confirmées ou infirmées en fonction des détections des tours d’antenne suivants. Ainsi prend corps une liste de pistes confirmées et une liste de pistes en attente. Les processus de mise en forme utilisent largement les informations du radar secondaire, qui permettent de faciliter les associations.

secondaire, qui permettent de faciliter les associations. I.9.5 Les indicateurs Les scopes de visualisation peuvent

I.9.5 Les indicateurs Les scopes de visualisation peuvent prendre différentes formes. Le plus simple, appelé le scope A présente l’information sous forme Amplitude/Temps, il ne donne pas la direction de la cible.

Le scope le plus utilisé est le PPI (Plan Position Indicator) dans lequel l’information est donnée sous forme de coordonnées polaires (direction et distance). Il utilise un tube cathodique classique avec balayage radial et circulaire. La puissance du faisceau est modulée proportionnellement à l’intensité du signal provenant des cibles

et circulaire. La puissance du faisceau est modulée proportionnellement à l’intensité du signal provenant des cibles

Chapitre I : Principes généraux

29

I.10 Les fréquences et applications du radar

Identification bande

Fréquences

Utilisation

HF

3-30MHz

 

Surveillance Surveillance très grande distance Surveillance très grande distance Surveillance grande distance (contrôle trafics aérien en route) Surveillance moyenne distance (contrôle trafics aérien en zone terminale) Poursuite grande distance Météo de bord Poursuite courte distance Guidage de missiles Carte Radars maritimes Cartes de haute résolution Altimétrie par satellite Peu d’utilisation (absorption par la vapeur d’eau) Cartes de très haute résolution Surveillance aéroports Expérimental

VHF

30-300MHz

UHF

300-3000MHz

L

1-2GHz

1215-1400MHz

S

2-4GHz

2700-3400MHz

C

4-8GHz

5250-5850MHz

X

8-12GHz

8,5-10,5GHz

K

u

12-19GHz

13,4-14GHz

K

18-40GHz

24,05-24,25GHz

K a 27-27GHz

33,4-36GHz

Millimétriques

40-270GHz

59,0-64GHz

I.11 Bref historique du radar

Année

Pays

Evénement

Auteurs

1865

UK

Equations de l’électromagnétisme

Maxwell

1887

GE

Expérimentations sur les ondes

Hertz

1895

IT

Télégraphie sans fils

Marconi

1904

GE

Brevet de radiolocalisation

Hulsmeyer

1921

UK

Concept du magnétron

Hull

1931

USA

Premières expériences de détection aérienne

 

1934

USA

Premier radar à impulsions

 

1934

UK

Radar naval expérimental

 

1936

USA

Duplexeur

 

1937

UK

Premier radar air-terre

 

1938

UK

Magnétron

 

1938

USA

Prototype de radar UHF

 

1939

IT

Publication équation radar

Tiberio

1941

USA

Prototype antenne monopulse

 

1941-45

USA

Radar MTI

MIT

1950

USA

Klystron

 

1950

USA

Radar à compression d’impulsion

 

1950+

USA

Théorie de la détection

Marcum et Swerling

1956

USA

Calcul de la portée

Hall

1950 +

USA

Concept du radar SAR

 

1960-1970

USA

Techniques digitales. Antennes à balayage électronique. Techniques de compression d’impulsion

 

1970- 1980…

USA

MTI digital. MTD. Techniques spectrales. Radars état solide.

 

Chapitre II : Equation du radar

30

CCHHAAPPIITTRREE IIII

EEQQUUAATTIIOONN DDUU RRAADDAARR

II.1 Etablissement de l’équation du radar en espace libre L'équation du radar traduit l'influence de phénomènes physiques sur la puissance rayonnée, la propagation de l'onde, et jusqu'à la réception du signal réfléchi (écho). L'équation du radar permet de réaliser une estimation des performances d’un système radar.

On supposera que les ondes électromagnétiques se propagent dans des conditions idéales, sans subir une quelconque perturbation.

On considère un radar monostatique doté d’une antenne directive utilisée en émission et en réception de gain

max G et de surface équivalente

A

e

avec la relation

G

4

A

e

2

Lorsque l'énergie haute fréquence est rayonnée à partir d'une antenne isotrope, elle se propage de façon uniforme dans toutes les directions. Les zones d’égale densité de puissance forment donc des surfaces sphériques concentriques autour de l'antenne. Lorsque le rayon de la sphère augmente, une même quantité d'énergie est diffusée sur une plus surface sphérique. Cela revient à dire que la densité de puissance, dans une direction donnée, diminue lorsque la distance de l’émetteur augmente.

La formule suivante permet de calculer la densité de puissance rayonnée par l’antenne à la distance R du

radar pour une puissance crête

P

c

émise :

p

i

G

P

c

4

R

2

W / m

2

La détection d'une cible ne dépend pas uniquement de la densité de puissance à sa position. Elle dépend également de la partie de l'énergie réfléchie par la cible qui est renvoyée vers l'antenne du radar. Afin de déterminer la valeur de cette puissance réfléchie utile, il est nécessaire de définir une surface équivalente radar de la cible SER (RCS en Anglais) notée σ. Cette valeur difficile à appréhender dépend de plusieurs paramètres. Dans un premier temps, il est relativement logique de considérer que plus la surface éclairée par le signal est grande, plus la puissance réfléchie est importante. Au-delà des considérations de taille, la capacité d’un objet à réfléchir les ondes dépend de sa forme, de la composition de sa surface et de la nature des matériaux utilisés.

La puissance totale reçue par la cible est :

P

cib

p .

 

i

P

c

4

R

2

G

W

Chapitre II : Equation du radar

31

La cible se comporte comme un émetteur qui réémet omnidirectionnélement (gain =1) la puissance

La densité de puissance atteignant le radar s’écrit donc :

p

r

P

cib

GP

c

4

R

2

4

R

2

2

W / m

2

P

cib

.

c  4  R 2  4  R 2  2  W /

La puissance totale captée par le radar qui dépend de la surface équivalente

r

 

GP

c

G

2

P G

c

2

2



e

4

R

2

1/4

2



4

 

4

3

R

4

P G

c

2

2



3

P

r

 

 
 

W

4

 

P r

p .A

d’où on tire la distance :

R 

 

W

A

e de l’antenne du radar est :

II.2 Portée maximale du radar

la puissance minimum du signal autorisant sa détection par le radar. Tout signal de puissance

inférieure ne peut être exploité puisqu’il est noyé dans le bruit du récepteur. Ce signal de puissance minimum

Soit

P rmin

S

min

P

rmin

est donc celui qui permet au radar d'atteindre sa portée maximum de détection

R

max

.

On a :

R

max

   

P G

c

2

2



4

3

S

min

 

1/4

W

Chapitre II : Equation du radar

32

Chapitre II : Equation du radar 32 II.3 Influence des pertes sur la portée Lors de

II.3 Influence des pertes sur la portée Lors de l’élaboration de l’équation du radar, on a considéré des conditions de propagations idéales, libres de toute perturbation. Cependant, dans la pratique, la propagation est affectée par de nombreuses pertes qui peuvent considérablement réduire l’efficacité du radar.

L > 1) dans l’équation de la portée pour tenir

compte de ces pertes :

On introduit une pondération par un facteur de pertes

L

s

(

s

R

max

   

P G

c

2

2



4

3

L S

s

min

 

1/4

W

Ce facteur regroupe diverses pertes dont les suivantes :

atténuations internes dans les circuits de l'émetteur et du récepteur. Typiquement, elles sont de l’ordre de 1 à 2 dB,

pertes dues aux fluctuations de la surface équivalente,

pertes dues au faisceau : dans l’équation du radar, on a supposé le gain de l’antenne constant, or ce gain varie pendant le balayage dont il faut tenir compte. Cette perte est de l’ordre de 1,5 dB.

constant, or ce gain varie pendant le balayage dont il faut tenir compte. Cette perte est

Chapitre II : Equation du radar

33

II.4 Portée maximale du radar en présence du bruit thermique

II.4.1 Bruit à la réception Le bruit à la réception peut être d’origine interne (généré par le mouvement des électrons) et externe capté par l’antenne avec les échos utiles).

Les sources de bruit externe sont diverses :

Bruit atmosphérique : il est généré par les perturbations atmosphériques (orage). Il est négligeable au-

dessus de 50MHz.

Bruit solaire : il est généré par le soleil. Il augment avec le carré de la fréquence. Sa contribution aux fréquences radar est négligeable.

Sa contribution aux fréquences radar est négligeable. Aux fréquences radar, le bruit externe reste négligeable

Aux fréquences radar, le bruit externe reste négligeable et la sensibilité du radar sera déterminée par le bruit interne et principalement par le brui thermique.

La présence de bruit interne provoque une dégradation du rapport signal / bruit. Cette dégradation s’exprime par le facteur de bruit.

Bruit thermique Un conducteur de résistance R, à la température absolue T, génère à ses bornes une tension de bruit qui est la conséquence du mouvement aléatoire des électrons et dont la valeur quadratique est donnée par l’expression suivante :

e

2

n

k

4kRTf

1,38.10

23

où :

joule / K

: constante de Boltzmann

T : température absolue en °K

f : largeur de bande

Chapitre II : Equation du radar

34

La puissance de bruit maximale disponible aux bornes de la résistance R est donnée par :

P

n

kTf

Facteur de bruit Pour évaluer la qualité d’un récepteur, on définit un paramètre appelé facteur de bruit (noise figure) par :

F=

puissance signal entrée/puissance bruit entrée

puissance signal sortie/puissance bruit sortie

S /N

i

i

S

o

/N

o

(F

1)

Supposons qu’à l’entrée, on ait un bruit :

ce qui donne

F

N

o

GkT

f

N i kTf

Le bruit de sortie

N

o

peut être décomposé en la somme du bruit d’entrée amplifié et d’un bruit interne n

soit :

F

GkT f

 

n

GkT f

 

1

n

GkT f

F  GkT f   n GkT f    1  n GkT

Pour pouvoir comparer les facteurs de bruit des récepteurs, on fixe la température T à la température

standard

T

0

290K .

On a alors :

F

 

1

n

GkT

0

f

Température effective de bruit Au lieu d’utiliser le facteur de bruit, on préfère utiliser un autre paramètre appelé, température effective de

bruit. La température effective de bruit d’un récepteur est définie comme la température T à l’entrée du

s

récepteur qui produit le bruit n à la sortie :

soit

n G.kT f

S

En utilisant l’expression de F précédente, on trouve :

F

T

0

T

s

T

0

ou

T

s

(F 1)T

0

II.4.2 Filtrage non optimal Le spectre du signal impulsionnel étant infini, il faut donc filtrer le signal avec un filtre de largeur limitée. Cette largeur doit être choisie de façon à optimiser le rapport signal / bruit.

Chapitre II : Equation du radar

35

Chapitre II : Equation du radar 35 En diminuant la largeur de bande du filtre passe-bande,

En diminuant la largeur de bande du filtre passe-bande, on réduit la puissance de bruit, mais on dégrade en même temps le signal,

En augmentant la largeur de bande du filtre passe-bande, on augmente la qualité du signal, mais on augmente en même temps la puissance de bruit.

Les calculs montrent que le rapport signal sur bruit passe par un maximum pour une largeur de bande f

1,2 /. Le filtrage non optimal consiste donc à utiliser un filtre passe-bande de largeur de bande f 1, 2 /

de largeur de bande  f  1 , 2 /  II.4.3 Filtrage optimal :

II.4.3 Filtrage optimal : le filtre adapté Le filtre qui maximise le rapport signal / bruit est appelé filtre adapté (matched filter).

Dans le cas d’un signal s(t) de spectre S(f) et d’un bruit blanc n(t) de densité de puissance b, la réponse H(f)

du filtre adapté est de la forme

H(f )

S

*

f

e

j2

f t

0

.

densité de puissance b, la réponse H(f) du filtre adapté est de la forme H(f )

Chapitre II : Equation du radar

36

Sa réponse impulsionnelle est donnée par :

h



t

TF

 

H



f

 

1

s

*



t

 

t

t

0

s

*

t

t

0

:

C’est donc le conjugué du signal lui-même renversé et retardé (figure).

Le rapport signal/bruit maximal mesuré à l’instant

du signal (et non de la forme du signal).

t

0

est donné

 

S

N

 

max à t=t

0

=

E

b

: il dépend de l’énergie

   max à t=t 0 = E b : il dépend de l’énergie Une

Une autre alternative pour la réalisation du filtre adapté est la suivante :

La sortie du filtre adapté a pour expression :

z(t)=x(t) s

*

t t

0

soit

z(t)= x()s

*

  t t

0

d

Le récepteur optimal est donc une corrélation entre l’observation x(t) et la conjuguée d’une copie du signal

émis conservée jusqu’à l’instant t0 d’observation (figure).

jusqu’à l’instant t0 d’observation (figure). II.4.4 Expression de la portée maximale en fonction du

II.4.4 Expression de la portée maximale en fonction du bruit

Cas du filtre sous optimal

En appelant

T , la température effective de bruit de l’antenne, la puissance de bruit à l’entrée du récepteur

e

est :

N

i

b.f kT f

e

Comme

F=

S /N

i

i

S

o

/N

o

S =FN

i

i

 

S

N

 

0

S

min

=FkT Δf

e