Vous êtes sur la page 1sur 156

Course Contents

Certificat de sauvetage en embarcation légère

A Introduction
1. Contexte

Toutes les activités nautiques nécessitant l’utilisation de bateaux de sauvetage doivent être menées dans
le respect le plus strict des règles de sécurité. Le milieu marin constitue un environnement présentant des
risques élevés tant pour les stagiaires que pour les instructeurs. Le Certificat de sauvetage en
embarcation légère (CSEL) a été conçu pour répondre à un besoin de formation en matière de sauvetage
sur l’eau mettant l’accent sur l’utilisation de bateaux. Tous les instructeurs du Certificat de sauvetage
en embarcation légère doivent détenir un certificat valide de la Société canadienne de sauvetage de
niveau bronze ou de niveau supérieur.

2. Conditions préalables pour les stagiaires


Les pré-requis pour ce cours sont indiqués dans les Normes de Qualifications du POEL (A-CR-050-
SC0/PC-001).

3. Objectif de la formation pour le CSEL

La formation entourant le Certificat de sauvetage en embarcation légère vise à permettre aux


conducteurs de canots de sauvetage de répondre aux situations d’urgence sur l’eau à l’aide de leur
embarcation. Le programme de CSEL n’accorde pas de priorité aux compétences en matière de natation
puisque tous les conducteurs sont formés pour mener, dans la mesure du possible, les opérations de
sauvetage à partir de leur embarcation.

4. Répartition de la formation

La formation est divisée en quatre sections pour un total de 1010 minutes ou environ 21 périodes
de 50 minutes. La formation est divisée comme suit:
o Section 1 – 190 minutes
o Section 2 – 230 minutes
o Section 3 – 360 minutes
o Section 4 – 230 minutes

Pour la formation à terre, le rapport instructeur/stagiaires doit être de 1 pour 10.

Pour la formation sur l’eau, le rapport instructeur/stagiaires doit être de 1 pour 5.

Module 3 - Introduction
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
5. Renseignements sur les examens
Évaluations sur l’eau
L’évaluation s’effectue sur une série de scénarios concrets. Les stagiaires doivent réussir tous les
scénarios obligatoires avant de pouvoir obtenir un Certificat de sauvetage en embarcation légère. Les
examens ne doivent jamais comporter un contact direct entre un bateau à moteur et une victime réelle.
L’utilisation d’un V.F.I. ou de tout autre dispositif adéquat est recommandé pour simuler la victime. Un
stagiaire qui conduit un bateau doit, en tout temps être accompagné par un instructeur accrédité du
programme CSEL.

Évaluation des connaissances


Le contrôle des connaissances est effectué à l’aide d’un examen écrit de 30 questions à choix multiples
ou auxquelles on doit répondre par vrai ou faux. Il doit être administré par un instructeur accrédité du
programme CSEL après révision de la théorie. La note de passage est de 75 % ou 22,5 sur 30.

6. Équipement requis – évaluation sur l’eau


Dans la mesure du possible, on doit disposer de canots, d’embarcations à voiles et de bateaux à
moteur pour la formation.
Bouées repères munies d’ancres.
Amarres
Accessoires (V.F.I., gaffe, pagaies, ligne d’attrape, etc.)

7. Matériel didactique – en classe

Papier grand format


Tableau de papier
Marqueurs de couleur (au moins 6 couleurs différentes)
Rétroprojecteur

Module 3 - Introduction
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
B
Section 1 – Revue des mesures de premiers soins

Leçon 1.1 – Prise en charge d’une situation d’urgence

1. Principe des premiers soins

Maintenir la victime en vie.


Empêcher les blessures de s’aggraver.
Favoriser le rétablissement de la victime.

2. Examen de la situation

Prendre la situation en main, évaluer les dangers et rendre les lieux sûrs.
Évaluer le nombre de victimes et déterminer ce qui est arrivé.
Évaluer les réactions de la victime (ou des victimes).
En cas de danger, de blessures évidentes ou d’absence de réaction de la victime,
DEMANDER DE L’AIDE.
Une fois que la victime est dans le bateau de sauvetage ou sur le quai, s’identifier en
tant que secouriste et offrir son aide.

3. Examen primaire

Dans la mesure du possible, effectuer l’examen primaire de la victime dans la position où


celle-ci a été trouvée.

a. La victime réagit

Voies respiratoires (Point A) – comme la victime réagit, les voies respiratoires sont
libres.
Respiration (Point B) – vérifier le rythme et la qualité de la respiration.
Circulation (Point C) – vérifier la température et l’état de la peau.
Vérifier rapidement s’il y a des hémorragies externes graves ou d’autres blessures.
Prendre les mesures de premiers soins appropriés en cas d’état de choc :
• rassurer souvent la victime;
• desserrer les vêtements trop serrés;
• couvrir la victime pour maintenir sa température corporelle;
• placer la victime dans la meilleure position compte tenu de sa blessure ou de son
affection.
Module 3 – Document de référence
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Prendre soin de la victime jusqu’à l’arrivée des secours médicaux :
• surveiller l’état de la victime et noter tout changement;
• ne rien administrer par la bouche;
• protéger les effets personnels de la victime;
• ne pas quitter la victime;
• confier la victime au personnel médical de secours et donner un compte rendu
de l’accident en mentionnant l’état de la victime et les premiers soins qui lui ont
été administrés.

b. La victime ne réagit pas

Voies respiratoires – dégager les voies respiratoires en penchant la tête en arrière et


en soulevant le menton, s’il n’y a pas apparence de blessures au cou ou à la colonne
vertébrale, ou en déplaçant la mâchoire inférieure en avant, si de telles blessures sont à
craindre.
Respiration – observer, écouter et sentir les signes de la respiration pendant
10 secondes au plus.

Si la victime respire :
Continuer l’examen primaire.

Si la victime ne respire pas :


Commencer la respiration artificielle immédiatement.

4. Recours au personnel de secours médical d’urgence (PSMU)


Si la situation est dangereuse, si des blessures graves sont à craindre ou si la victime
ne réagit pas, on doit demander du secours médical.
Si l’on se trouve seul en présence d’une victime inconsciente et qu’il y a un téléphone à
proximité, placer la victime dans la position latérale de sécurité avant de la quitter pour
aller téléphoner.
Dans la mesure du possible, envoyer une autre personne téléphoner. S’assurer que
cette personne sait comment appeler une ambulance (en composant le 911 dans la
plupart des régions), qu’elle raconte ce qui est arrivé et à quel endroit, qu’elle
mentionne le nombre de victimes et qu’elle précise si les victimes sont conscientes ou
non. La personne doit également demander dans combien de temps l’ambulance sera
sur les lieux et revenir faire un compte rendu de son intervention.

5. Respiration artificielle (RA)

Libérer les voies respiratoires en penchant la tête en arrière et en soulevant le menton


(ou en déplaçant la mâchoire inférieure en avant si des blessures à la colonne vertébrale sont
à craindre)

Placer la joue près de la bouche de la victime, OBSERVER le mouvement de sa


poitrine, ÉCOUTER le bruit de sa respiration et essayer de SENTIR le souffle de sa
respiration avec la joue. EFFECTUER CETTE VÉRIFICATION PENDANT
10 SECONDES.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

S’il n’y a aucun signe de respiration,

pincer les narines de la victime, faire le bouche à bouche et donner 2 insufflations


lentes (en observant le soulèvement et l’affaissement de la poitrine);
vérifier le pouls carotidien pendant 10 secondes;
si le pouls est perceptible, effectuer une insufflation toutes les 5 secondes pendant
environ une minute.

Si le pouls n’est pas perceptible, commencer immédiatement la RCR

Vérifier le pouls à nouveau à des intervalles de quelques minutes.


(Si la victime vomit, la tourner sur le côté vers soi, lui nettoyer la bouche, puis la
remettre de nouveau sur le dos. Vérifier la respiration et le pouls avant de recommencer
la RA.)
Continuer à donner la RA jusqu’à ce que les secours médicaux arrivent, qu’un autre
secouriste prenne la relève, que la victime commence à respirer d’elle-même ou qu’on
soit trop fatigué pour continuer.
(Si la respiration est rétablie, poursuivre l’examen primaire.)

Leçon 1.2 – Traitement d’une victime

1. Réanimation cardio-respiratoire
Si le pouls de la victime n’est pas perceptible, il faut procéder immédiatement à
une RCR.
S’agenouiller à côté de la victime, face à sa poitrine.
Repérer le point approprié pour effectuer les compressions thoraciques.
Effectuer des cycles de 15 compressions et de 2 insufflations pendant environ 1 minute.
(Compter à voix haute afin de faciliter le maintien d’un rythme régulier)
Après chaque série de 15 compressions, dégager les voies respiratoires, pincer le nez
et effectuer 2 insufflations.
Après 4 cycles de 15 compressions et de 2 insufflations (environ une minute), vérifier
de nouveau s’il y a des signes de respiration et de circulation.
S’il n’y a aucun signe de respiration et de circulation, poursuivre la RCR et vérifier de
nouveau à des intervalles de quelques minutes.
Une fois qu’on a commencé la RCR, on doit continuer jusqu’à ce que les secours
médicaux arrivent, qu’un autre secouriste prenne la relève, qu’on décèle des signes de
retour de la circulation ou qu’on soit trop fatigué pour continuer.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
2. Hypothermie

Le meilleur remède contre l’hypothermie est la PRÉVENTION.

L’hypothermie est un abaissement de la température du corps en dessous de 35o C. Lorsque


celle-ci survient en eau froide, il s’agit d’hypothermie par immersion. Les effets peuvent se
faire sentir rapidement, par exemple lors d’une chute accidentelle en eau froide ou lentement
dans le cas d’une personne qui se baigne trop longtemps dans un lac.

a. Signes de l’hypothermie

Une personne en état d’hypothermie peut présenter les symptômes suivants par ordre de
gravité croissante :

i. Hypothermie légère
• respiration et pouls normaux
• tremblements et difficulté d’élocution
• la personne est consciente mais recluse
ii. Hypothermie moyenne
• pouls lent et faible
• respiration lente et peu profonde
• tremblements violents et perte de coordination musculaire
• la personne est confuse, somnolente et irrationnelle
iii. Hypothermie grave
• pouls lent, irrégulier ou absent
• respiration lente ou absente
• les tremblements cessent
• la personne est inconsciente

b. Premiers soins à administrer en cas d’hypothermie

manipuler la victime avec soin en la bougeant le moins possible;


sortir la victime du milieu froid (p. ex. de l’eau) et la mettre à l’abri du vent;
lui enlever ses vêtements mouillés et l’envelopper dans des couvertures;
lui donner des boissons chaudes et sucrées SI ELLE EST PLEINEMENT
CONSCIENTE;
surveiller sa respiration et son pouls et être prêt à donner les premiers soins;
appeler les secours médicaux.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Hypothermie par immersion
(causée par une immersion dans l’eau froide)

Pendant que la victime est encore dans l’eau, ne pas lui enlever ses vêtements et lui
dire de bouger le moins possible (les vêtements aident à conserver la chaleur et le fait
de bouger entraîne une perte de chaleur).
Faire adopter la position fœtale à la victime lorsqu’on la sort de l’eau et la manipuler
avec soin en la maintenant en position horizontale si possible.
Administrer les premiers soins appropriés en cas d’hypothermie.

Choses à ne pas faire en cas d’hypothermie

Ne pas donner d’alcool, de café ou d’autres boissons contenant de la caféine à la


victime, ni lui permettre de fumer (afin d’éviter une plus grande perte de chaleur et une
perturbation du rythme cardiaque).
Ne pas frictionner la victime pour tenter d’améliorer la circulation (le frictionnement
aurait pour effet de faire circuler le sang froid vers le centre du corps et aggraverait le
refroidissement).
Dans le cas d’une victime inconsciente pouvant souffrir d’hypothermie, ne pas vérifier le
pouls pendant seulement 10 secondes (le cœur peut battre très faiblement, de sorte
qu’il faut continuer à vérifier le pouls pendant une minute ou deux).
Ne pas commencer la RCR si le pouls est perceptible – même s’il est très faible – ou si
la RCR ne peut pas être poursuivie jusqu’à ce que la victime soit confiée aux secours
médicaux.

3. État de choc
L’état de choc résulte d’une circulation inadéquate qui entraîne un manque d’oxygène dans
les tissus du corps, au cerveau et aux autres organes vitaux. L’état de choc peut
accompagner toute blessure ou affection.

a. Symptômes de l’état de choc


peau pâle, froide et moite;
niveau de conscience réduit;
respiration peu profonde et irrégulière;
pouls faible et rapide.

b. Premiers soins en cas d’état de choc


administrer rapidement et efficacement les premiers soins appropriés pour la blessure
ou l’affection en cause;
rassurer souvent la victime;
desserrer les vêtements trop serrés à la hauteur du cou, de la poitrine et de la taille;
placer la victime dans la meilleure position compte tenu de son état;
ne rien administrer par la bouche;
vérifier les points ABC et noter tout changement.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
4. Malaises causés par la chaleur
Les crampes de chaleur, l’épuisement par la chaleur et les coups de chaleur sont attribuables
aux facteurs suivants :

incapacité du corps à maintenir une température normale de 37o C;


exposition prolongée à la chaleur;
surexposition au soleil;
manque de liquides pour remplacer les liquides organiques;
exercices violents ou travail intense dans un milieu chaud.

a. Prévention
exposer graduellement le corps au milieu chaud;
protéger la tête des rayons directs du soleil;
boire suffisamment de liquide pour compenser les pertes provoquées par la
transpiration;
éviter de travailler ou de faire des exercices dans un milieu chaud pendant de longues
périodes.

b. Crampes de chaleur
Les crampes de chaleur sont des spasmes musculaires douloureux – le plus souvent aux
jambes et à l’abdomen – causés par une perte excessive de sel et d’eau par transpiration.
Cette affection est sans gravité si elle est traitée adéquatement.

i. Traitement
placer la victime au repos dans un endroit frais;
lui faire boire de l’eau – autant qu’elle peut;
Appeler les secours médicaux si les douleurs musculaires persistent.

c. Épuisement par la chaleur


Malaise plus grave que les crampes de chaleur, l’épuisement par la chaleur peut se produire
lorsque qu’une transpiration excessive entraîne une perte de liquides organiques et que le
corps ne peut plus se refroidir par transpiration dans un milieu chaud et humide. La victime
peut présenter des signes d’état de choc et de transpiration excessive.

i. Traitement - Si la victime est consciente :


la placer dans un endroit frais;
traiter l’état de choc;
lui faire boire beaucoup d’eau;
si la victime vomit, ne rien lui donner par la bouche, s’assurer que les voies respiratoires
sont dégagées et appeler les secours médicaux immédiatement.

ii. Traitement - Si la victime est inconsciente :


appeler les secours médicaux immédiatement;
placer la victime dans la position latérale de sécurité;
vérifier les points ABC et prendre les mesures de premiers soins requises pour lui
sauver la vie;
confier la victime aux secours médicaux.
Module 3 – Document de référence
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

d. Coups de chaleur
On distingue les coups de chaleur classiques, qui sont causés par une élévation de la
température du corps, et les coups de chaleur à l’effort résultant d’une activité physique
intense dans un milieu où la température est élevée.
Les deux types de coups de chaleur mettent la vie de la victime en danger.

i. Traitement
Faire immédiatement appel aux secours médicaux.
Abaisser rapidement la température du corps de la victime en lui retirant ses vêtements
et en l’immergeant dans un bain d’eau fraîche, en lui passant de l’eau fraîche sur le
corps avec une éponge, en lui plaçant des poches de glace dans la région des
aisselles, du cou et de l’aine, en la couvrant de draps humides ou en la plaçant dans un
courant d’air frais produit par un ventilateur.
Si la victime est inconsciente, la placer dans la position latérale de sécurité, et si elle est
consciente, dans la position du sujet en état de choc.

5. Blessures aux os, aux articulations et aux tissus mous.

a. Définitions

• Une fracture est une cassure ou une fêlure d’un os. Elle peut être fermée si la peau est
intacte, ou ouverte lorsque la peau est déchirée et que l’os fait ou non saillie à
l’extérieur. Toutes les fractures doivent faire l’objet d’un traitement médical.
• Une entorse est une élongation ou un arrachement complet ou partiel des ligaments
autour d’une articulation.
• Une luxation est une perte de contact entre deux surfaces articulaires résultant du
déplacement de l’extrémité d’un ou de plusieurs os.

b. Premiers soins en cas de blessures aux os et aux articulations

But : Empêcher l’aggravation des blessures et réduire la douleur.

Traiter la blessure sur le lieu de l’accident si possible.


Réduire le saignement si la blessure est ouverte.
Si on peut obtenir des secours médicaux rapidement, stabiliser et soutenir la
partie blessée dans la position la plus confortable pour la victime.
S’il faut déplacer la victime, immobiliser la fracture.
Appliquer de la glace sur les fractures fermées afin de réduire la douleur et l’enflure
(appliquer pendant 15 minutes et retirer pendant 15 minutes).
Appliquer une faible pression/compression à l’aide d’un bandage afin de réduire
l’enflure consécutive à une entorse.
Soulever la partie blessée si possible.
Surveiller attentivement la victime pour détecter tout changement dans son état.
Traiter l’état de choc.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

6. Soins à apporter aux plaies

a. Définitions
• Une plaie est une lésion des tissus mous du corps qui peut être soit :
• ouverte – lésion de la couche extérieure de la peau donnant lieu à un saignement et
permettant l’entrée des germes qui causent l’infection, soit
• fermée – aucune lésion de la couche externe de la peau, pas de saignement à
l’extérieur et peu de risque d’infection. La lésion affecte les tissus mous sous la peau,
comme dans le cas d’une ecchymose par exemple.
b. Premiers soins pour les hémorragies graves
But : arrêter l’hémorragie et prévenir la contamination et l’infection.
Exercer une pression directement sur la partie qui saigne.
Élever la partie blessée.
Placer la victime dans une position de repos et traiter l’état de choc.

c. Premiers soins pour les plaies ne mettant pas la vie de la victime en danger
Nettoyer la plaie et son pourtour.
Appliquer un pansement pour prévenir la contamination.

Leçon 1.3 – Questionnaire dichotomique

Leçon 1.4 – Scénario concret

Section 2 – Compétence des opérateurs d’embarcations de sauvetage

Leçon 2.1 – Connaissances à quai


1. Revoir la liste de contrôle avant le départ

a. Bulletin météorologique

b. Fournir un plan de route

c. Vérification de l’embarcation

2. Procédures de démarrage

• Mettre le moteur de l’embarcation au neutre pour le démarrage.


• Remplir la poire de la conduite d’essence.
• Activer l’étrangleur de démarrage.
• Tourner la clé ou tirer sur la corde de lancement.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
3. Vérification de l’équipement

• Tout l’équipement requis par les lois fédérales est à bord et arrimé.
• Amarres de poupe et de proue.
• Gaffe.
• Deux couvertures de laine (scellées dans des contenants étanches).
• Deux couvertures thermiques.
• Écope manuelle supplémentaire.
• Remorque de longueur appropriée.
• Deux VFI supplémentaires.
• Trousse de premiers soins (complète, dans un contenant étanche).
• Trousse d’outils et pièces de rechange.
• Téléphone cellulaire (avec piles supplémentaires).
• Clé de rechange et coupe-circuit arrimés à l’embarcation.
• Radio VHF (vérification effectuée et piles chargées).

4. Responsabilités d’un patron d’embarcation

Le patron d’embarcation est maître à bord. Il est l’ultime responsable de la sécurité et des
dommages causés par l’embarcation ainsi que des actions de ses occupants. Le patron
d’embarcation applique les règles suivantes dans l’embarcation.

• Agir en conducteur responsable.


• Suivre les règles et le code de navigation.
• S’assurer que tous les occupants portent un VFI approprié.
• Adopter une vitesse de croisière raisonnable et adaptée à la situation et
l’emplacement.

5. Caractéristiques d’une bonne embarcation de sauvetage

• Taille suffisante pour transporter un opérateur, un assistant et plusieurs victimes.


• Faible tirant d’eau.
• Direction à distance (volant).
• Puissance suffisante pour naviguer à contre-courant pendant le remorquage.
• Dispositif pour faciliter l’embarquement si le franc-bord dépasse 0,5 mètre.

6. Amarrage au quai

• Bien fermer toutes les écoutilles et les points d’entrée de l’embarcation.


• Débarquer tout l’équipement non arrimé.
• Amarrer l’embarcation au quai avec une chaîne ou un câble.
• Laisser du mou pour les changements de marées.
• Aligner et arrimer correctement toutes les défenses.
• Prévoir les changements de pression et de température dans les contenants
hermétiques.
• Couvrir les zones pouvant être affectées par la pluie.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Débarquer tous déchets et nettoyer l’embarcation.

Leçon 2.2 – Opérations pratiques


1. Types de remorquages
a. En couple
• Cette méthode procure les meilleurs résultats en eau calme et est recommandée
sur de courtes distances.
• L’embarcation en remorque est placée sur le flanc du remorqueur, le tableau
arrière légèrement sur l’avant
• Les passagers de l’embarcation en remorque se tiennent au plat-bord du
remorqueur
• L’embarcation en remorque oriente son gouvernail vers le remorqueur afin que
celui-ci puisse diriger les deux embarcations.
• Le conducteur du remorqueur doit faire route à basse vitesse et veiller à ce que
personne ne se coince les doigts entre les deux embarcations.

i. Variante – remorquage multiple


• Cette méthode peut être utilisée pour remorquer deux embarcations
à la fois en les plaçant de chaque côté du remorqueur.
• Le tableau arrière des embarcations remorquées doit être
légèrement sur l’avant du remorqueur.
• Le remorquage multiple est plus complexe parce que chacune des
embarcations remorquée doit suivre le même cap que le
remorqueur.
• Une communication continuelle entre les trois embarcations
permettra d’assurer une plus grande sécurité durant le
remorquage.
• Le conducteur du remorqueur doit diriger les embarcations en
remorque avant de procéder à un changement de cap.

b. Remorquage en patte d’oie


• Cette méthode est utilisée sur de longues distances et lorsque le plan d’eau est
houleux.
• La patte d’oie est constituée de deux cordages. La bride et la remorque.
• L’installation peut prendre un peu plus de temps si la bride n’est pas arrimée au
préalable.
• La bride permet d’équilibrer la charge de remorquage sur chaque côté du
remorqueur. Par conséquent, les embarcations peuvent faire route à plus haute
vitesse.
• La bride est un cordage d’environ une fois et demi la largeur du remorqueur dont
les extrémités sont arrimées aux anneaux de chaque côté du tableau arrière.
• Une second cordage, la remorque, s’attache à la bride au moyen d’un nœud de
chaise.
• La remorque est ensuite arrimée le plus bas possible à une partie renforcée de
l’embarcation remorquée.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Le conducteur du remorqueur reçoit les messages gestuels transmis par les
occupants de l’embarcation remorquée par le biais d’une vigie. C’est la
personne chargée de surveiller l’embarcation en remorque.
• L’embarcation en remorque peut faciliter le remorquage en maintenant le cap sur
la poupe du remorqueur.
• Cette méthode de remorquage ne permet pas d’ajuster facilement la longueur de
la remorque. C’est pourquoi, en cas de mauvais temps, il importe d’utiliser une
très longue remorque par mesure de précaution.
• Veiller à ce que l’embarcation remorquée ne dépasse pas le remorqueur lorsque
le plan d’eau est houleux.

i. Variante :
• Ce type de remorquage peut être utilisé pour plusieurs
embarcations à la fois à l’aide d’une même remorque ou de
plusieurs remorques.
• Dans le premier cas, les amarres des embarcations remorquées
sont arrimées de part et d’autre de la remorque au moyen d’un
nœud de fouet.
• Dans le second cas, la remorque est attachée à l’amarre de la
première embarcation par un nœud d’écoute simple ou arrimée à
un point d’attache solide.
• Les autres embarcations s’arriment ensuite les une derrière les
autres au tableau de l’embarcation qui se situe devant elles.
• Cette « chaîne d’embarcations » est la forme la plus courante de
remorquage en patte d’oie.

c. Remorquage par la hanche


• Cette méthode s’utilise sur une moyenne distance et est particulièrement efficace
lorsque le conducteur de l’embarcation remorquée est en mesure de maintenir le
cap.
• Une remorque est fixée à un anneau sur le tableau du remorqueur.
• Veiller à ce que l’embarcation en remorque ne dépasse pas le remorqueur.
• Il n’est pas recommandé d’apporter des modifications à ce type de remorquage.

2. Conseils sur le remorquage


a. Généralités
• Ajuster la longueur des remorques de façon que l’embarcation remorquée et le
remorqueur arrivent en même temps aux crêtes de vagues.
• Au début du remorquage, demander à quelqu’un de surveiller la remorque pour
éviter qu’elle ne s’enroule autour du moteur et de l’hélice.
• Tous les occupants doivent être assis et répartis de manière à équilibrer
l’embarcation.
• Si c’est possible, maintenir le cap de l’embarcation remorquée vers les points
d’attache de la remorque sur le remorqueur.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Remorquer à vitesse sécuritaire en accélérant graduellement de sorte que
l’embarcation remorquée s’adapte à la vitesse.
• Demander à quelqu’un à bord du remorqueur de s’assurer que l’embarcation
remorquée ne rencontre pas de difficulté.
• Veiller à ce que le point d’attache de l’embarcation remorquée soit aussi bas que
possible et arrimé à une partie renforcée de l’embarcation.
• Les deux embarcations perdront en manœuvrabilité.
• Les grosses embarcations remorquées peuvent réduire passablement la
manœuvrabilité du remorqueur.
• La distance d’arrêt est plus grande lors d’un remorquage.

b. Remorquage d’une embarcation à voile


• La marche à suivre ci-dessus s’applique également aux embarcations à voile.
• La dérive centrale doit être descendue à moitié. Les voiles doivent être
abaissées si on ne remorque pas dans le vent.

c. Remorquage d’un canot


• Les remorques utilisées sont longues.
• En amont, la remorque doit être installée en patte d’oie et se fixer sur la pointe
du canot.
• La remorque doit s’enrouler autour de la pointe du canot. Elle est maintenue en
place par un nœud de chaise placé sous la coque. De cette manière, la pointe
est plus élevée durant le remorquage et la remorque risque moins de céder sous
l’effet du courant.
• Cette méthode est préconisée au chapitre huit du « Basic Canoe Instructor
Reference Manual » de l’URSC (Pacifique).

3. Manœuvre des embarcations

a. Distance d’arrêt
• Définition – Distance requise pour qu’une embarcation n’ait plus d’erre après que
les gaz aient été coupés. La distance d’arrêt est fonction de la taille et du poids
de l’embarcation et est donc différente pour chaque embarcation.
• La méthode préconisée par l’Association Canadienne de Yachting pour
déterminer la distance d’arrêt d’une embarcation est la suivante :
i. Naviguer à vitesse moyenne suivant un cap constant
ii. Passer subitement au mode ralenti
iii. Embrayer ensuite au point mort
iv. La distance que parcourra l’embarcation avant de s’immobiliser
complètement est la distance d’arrêt.
v. Une variante peut être apportée à cette manœuvre en suivant les
deux premières étapes, puis en embrayant en marche arrière à
l’étape trois.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
b. Accostage/appareillage
• Préparer les défenses et les amarres avant d’arriver le long du quai.
• S’approcher à basse vitesse suivant un angle de 45°.
• Placer l’embarcation en parallèle avec le quai lorsque la proue est à une distance
de 2 ou 3 pieds.
• Embrayer le moteur en marche arrière pour amener la poupe vers le quai.
• Effet de brouette.
• Point de pivotement arrière.
• S’éloigner du quai en marche avant ou en marche arrière.
• Il est habituellement plus facile de manœuvrer l’embarcation en marche arrière
pour quitter le quai.

c. Virages en huit
• Les virages en huit sont une bonne manière de développer les aptitudes à
manœuvrer une embarcation à moteur dans différentes situations. Ils permettent
également de mieux comprendre la notion de cercle minimal de virage et
comment celui-ci affecte les manœuvres sur l’eau.
• Afin de permettre aux stagiaires de développer leurs aptitudes à effectuer des
virages en huit, installer un parcours sur l’eau constitué de deux bouées à une
distance raisonnable. Demander ensuite aux stagiaires de circuler entre les
bouées en effectuant des virages en huit. Pour simuler différentes situations de
sauvetage, modifier la distance entre les bouées ou leur orientation par rapport
au vent ou aux vagues.

d. Conduite en marche arrière


• Il faut toujours regarder vers l’arrière chaque fois que les moteurs sont en
marche arrière ou que l’embarcation a de l’erre vers l’arrière.
• L'eau peut monter sur le tableau si la vitesse en marche arrière est trop grande.
• Les caractéristiques de manœuvre de l’embarcation seront différentes que l’on
avance ou que l’on recule du fait de la conception de l’hélice et de la forme de la
coque. Cela affectera la capacité à arrêter en cas d’urgence.
• La poupe se dirigera dans la direction où sont orientés les moteurs.

Section 3 – Opérations de sauvetage en milieu nautique

Leçon 3.1 – Connaissances des procédures

1. Reconnaissance du type de victime

Les personnes en danger de noyade peuvent être classées en deux catégories : les nageurs
en détresse et les victimes en train de se noyer.

1. Caractéristiques d’un nageur en détresse (débutant, épuisé, blessé)

• Position du corps près de la verticale.


Module 3 – Document de référence
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Avance peu.
• Détresse évidente sur le visage.
• Respire, est donc en mesure d’appeler ou de faire des gestes pour avoir de l’aide.
• Si blessé, peut tenir la partie du corps qui lui fait mal.
• Fait face à un point qu’il considère « sécuritaire » (plage, embarcation, quai).

2. Victime en train de se noyer (inconsciente, ne sait pas nager)

• Probablement en position verticale dans l’eau, n’utilise pas ses jambes pour se
propulser.
• Expression de peur et de panique sur le visage.
• Peut sembler être en train de jouer dans l’eau (à cause du mouvement des bras).
• Ne peut appeler à l’aide (a besoin de tout l’air qu’elle respire pour demeurer en vie).
• Ne peut contrôler sa réaction de lutte.
• Peut ne pas tenir compte des instructions du sauveteur.
• Représente un danger pour le sauveteur, car elle s’agrippera à lui dans le but de se
sauver.
• Peut ne pas bouger du tout.
• Peut ne pas être visible (parce que submergée).

2. Méthode de l’échelle

La méthode de l’échelle indique les options qu’a le sauveteur (en ordre de niveau de risque)
pour aider une personne à l’eau. Il faut toujours choisir la méthode qui présente le moins de
danger. On monte un barreau de l’échelle (donc on augmente le risque) seulement dans les
cas suivants.
• On possède les connaissances, le jugement, l’habileté et la condition physique pour
prendre un plus grand risque.
• L’état de la victime empire de façon significative.
• Des accessoires appropriés pour le sauvetage sont disponibles.
• Les conditions environnementales changent.

1. Sauvetage par la voix

• À partir d’un emplacement sec et sécuritaire, donner des encouragements verbaux


avec des instructions claires, simples et positives.
• En position accroupie, dire à la victime : « Regarde-moi, garde la tête en l’air, bats
des pieds, attrape le bord ».
• Le contact visuel et les encouragements peuvent entraîner des résultats immédiats
chez une victime peu éloignée sans mettre le sauveteur en danger.

2. Sauvetage avec un accessoire tendu

• Si un accessoire adéquat est à la portée du sauveteur, l’étendre vers la victime pour


la haler vers un lieu sécuritaire.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Si la victime est assez proche, une serviette peut convenir. Pour les victimes plus
éloignées, un poteau ou une branche peut fonctionner également. On peut même
couvrir une plus grande distance en attachant une corde à un accessoire flottant.
• Les accessoires flottants sont habituellement plus adéquats parce qu’ils supportent
la victime hors de l’eau. Cela signifie que la victime n’a pas à se redresser et à tirer.
Garder son centre de gravité aussi bas que possible. Se retenir à quelque chose de
solide à l’aide de sa main libre pour éviter d’être entraîné dans l’eau.

3. Sauvetage avec un accessoire lancé

• Si la victime est à faible distance et qu’un accessoire adéquat est disponible, lancer
cet accessoire pour que la victime l’attrape pour se soutenir.
• Faire bien attention de ne pas atteindre la victime avec l’accessoire.
• Encourager verbalement la victime et la diriger vers un lieu sécuritaire.
• Se rappeler que le vent et les vagues diminuent la justesse du lancer.

4. Sauvetage à gué

• Lorsque la victime est hors de portée, marcher dans l’eau avec un accessoire
adéquat et tendre celui-ci à la victime.
• Réduire le risque au maximum en gardant ses pieds sur le fond solide en tout temps
ou en se retenant à quelque chose de solide de sa main libre.
• Si plusieurs sauveteurs sont sur place, ceux-ci peuvent former une chaîne humaine
en se tenant les poignets. Le sauveteur le plus près de la victime s’étire et
l’encourage. Un autre sauveteur dirige les autres et guide la chaîne jusqu’à la plage.

5. Sauvetage en embarcation

• Essayer de diriger l’embarcation pour approcher la victime sous le vent. Cela réduit
les risques que l’embarcation soit poussée sur la victime et la blesse.
• Mettre en œuvre les principes de la méthode de l’échelle à partir de l’embarcation,
de la même manière qu’à terre. Commencer par parler à la victime, puis lui lancer
un accessoire. Si la victime a besoin de plus d’aide, tirer sur l’accessoire pour
ramener la victime à bord ou lui tendre une rame ou une amarre.
• Lorsque la victime tient fermement l’accessoire, retourner à quai en remorquant la
victime ou la faire monter à bord, selon ce qui est le plus approprié. La décision est
fonction de l’état et de la taille de la victime, de la stabilité de l’embarcation, de la
distance à parcourir, de la température de l’eau, des habiletés de conduite du pilote
et du nombre de sauveteurs.
• EAUX LIBRES + PETITE EMBARCATION = DANGER ACCRU.

6. Sauvetage à la nage

• Entrer dans l’eau avec un accessoire flottant et nager jusqu’à la victime.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Minimiser le risque personnel en poussant l’accessoire vers la victime, en position
d’attente. Éviter même tout contact indirect avec la victime.
• Reculer en position d’attente, garder le contact visuel et encourager la victime
jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.

7. Sauvetage par remorquage

• Si le sauvetage à la nage a été essayé mais que la victime ne peut se rendre d’elle-
même en lieu sûr seulement en tenant un accessoire, tirer sur l’autre extrémité de
l’accessoire et « remorquer » la victime jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.

8. Sauvetage par transport

• Lorsque la victime ne peut pas se tenir à un accessoire et se faire remorquer ou


lorsqu’elle est inconsciente. Le contact direct avec les victimes ne doit avoir lieu
qu’en dernier recours, après l’essai et l’échec de toutes les autres options de
l’échelle
• Ne tenter ce type de sauvetage que si l’on a suivi la formation et que si l’on possède
la forme physique pour le faire.
• Parler à la victime tout au long du sauvetage pour la calmer et la rassurer autant que
possible. Expliquer à la victime ce qui est fait et ce qui sera fait.
• Garder le contact visuel avec la victime au moment de l’approche et bien l’observer
en tout temps.
• Autant que possible, arriver à la victime par l’arrière (plus sécuritaire). Agir
rapidement et prendre la maîtrise totale de la victime.

3. Étapes du sauvetage dans l’eau

Ces étapes ont été développées par la Société de Sauvetage afin de servir comme outil pour
aider les sauveteurs à approcher une situation d’urgence de façon systématique et contrôlée.

a. Reconnaissance – Le sauveteur identifie une situation d’urgence basé sur le


type de victime et les conditions environnementales.

b. Détermination – Le sauveteur détermine le risque du sauvetage, les dangers


présents, le matériel de sauvetage à portée de main et décide du matériel à
utiliser et des méthodes d’approche et d’entrée dans l’eau.

c. Action – Le sauveteur met son plan en action et le met en œuvre de la manière


la plus sécuritaire et efficace afin que la victime ne soit plus en danger.

d. Suivi – Une fois la victime éloignée du danger, le sauveteur évalue l’état de la


victime et commence les premiers soins appropriés. Les Services Médicaux
d’Urgences sont appelés, si nécessaire.

e. Évaluation – Le sauveteur détermine si le sauvetage a été mis en œuvre de


manière efficace et décèle toute amélioration pouvant être mis en place, par

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
rapport à la méthode de sauvetage. Il détermine la cause de l’incident et met en
œuvre les mesures de prévention nécessaires.

4. Liste de vérification pour les sauveteurs

Cette liste est un outil développé par la Société Canadienne de Sauvetage pour aider les
sauveteurs à prendre des décisions appropriées lorsqu’il met son plan de sauvetage en action.

a. Accessoires – Le sauveteur doit toujours avoir un accessoire pour l’aider


lorsqu’il entre dans l’eau afin de réduire le risque. Les accessoires flottants sont
préférables, mais n’importe quel accessoire adéquat convient. Choisir des
accessoires portables de taille appropriée.

b. Entrée dans l’eau – La manière d’entrer dans l’eau change selon la profondeur
de l’eau ainsi et selon l’emplacement et l’état de la victime. Elle change
également selon la connaissance qu’a le sauveteur du fond de l’eau et des
accessoires disponibles.

c. Approche – Si la victime peut entendre le sauveteur, crier des encouragements.


Si le sauveteur doit nager, utiliser un style de nage où la tête est relevée pour
maintenir le contact visuel et verbal avec la victime.

d. Retourner, préparer, réévaluer – Lorsque le sauveteur arrive à deux ou


trois mètres de la victime, il doit se retourner et se mettre en position d’attente
(avec un pied sorti de l’eau). Pousser l’accessoire vers la victime avec le pied qui
est sorti de l’eau et parler à la victime pendant la réévaluation de la situation.

e. Parler, remorquer ou transporter – À partir de la position d’attente, déterminer


si la victime peut se mettre elle-même en sécurité en se servant de l’accessoire
flottant et avec des encouragements. Si c’est impossible, intervenir et utiliser la
méthode du remorquage ou du transport. Choisir la méthode la plus sécuritaire
selon l’état de la victime et les conditions environnementales. N’entrer en contact
avec la victime que si elle ne peut tenir l’accessoire ou si elle est inconsciente.

f. Repêchage – Retirer les victimes de l’eau aussitôt que possible et utiliser la


méthode de repêchage comportant le moins de risque pour le sauveteur et la
victime.

g. Suivi – Une fois la victime hors de tout danger physique, il faut évaluer son état
et amorcer les procédures de suivi. Si possible, obtenir de l’aide pour déplacer la
victime vers un emplacement confortable. Appeler des secours médicaux
d’urgence si nécessaire.

5. Choix du mode d’entrée dans l’eau

Dans les circonstances suivantes, il faudra entrer dans l’eau pour effectuer un sauvetage.
• L’état de la victime empire gravement.
• La victime est trop loin pour qu’on lui lance un accessoire.
Module 3 – Document de référence
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• On a essayé sans succès de lancer un accessoire à la victime.
• Aucun bateau ou canot approprié n’est disponible.

Les facteurs suivants doivent être pris en considération lorsqu’on choisit une manière d’entrer
dans l’eau.
• L’état et l’emplacement de la victime.
• Les habiletés du sauveteur.
• Les conditions de l’eau (profondeur, clarté, courant, vagues, température).
• L’état du fond.
• La nécessité de garder la victime à vue.
• Les accessoires disponibles.
• La hauteur du point de départ.

a. Types d’entrée dans l’eau

i. Entrée en glissant (fond et profondeur inconnus)

• Mettre en pratique ce type d’entrée lorsque l’eau est trop profonde pour un
sauvetage à gué et que l’on n’est pas certain des conditions de fond et de
la profondeur de l’eau.
• Se laisser glisser lentement dans l’eau, les pieds en avant, en gardant un
contact visuel/verbal avec la victime.

ii. Saut d’arrêt (fond et profondeur connus)

• Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 1 mètre.


• Garder un contact visuel/verbal avec la victime en maintenant la tête hors
de l’eau.
• Sauter du quai en prenant un élan et en gardant la partie supérieure du
corps penchée vers l’avant et les bras étendus sur les côtés.
• Une fois dans l’eau, utiliser le battement en ciseaux et plonger les bras
devant dans l’eau pour éviter de s’enfoncer trop dans l’eau.

iii. Plongeon en surface (fond et profondeur connus)

• Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 0,5 mètre.
• Garder un contact visuel/verbal avec la victime en maintenant la tête hors
de l’eau.
• En vol, le corps est dans une position diagonale. Commencer à nager dès
que possible.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
6. Techniques de repêchage d’une personne avec des embarcations à franc-bord peu
élevé

a. Repêchage à une personne

• Une fois en contrôle de la situation, passer une courte amarre sous les bras de la
victime.
• Rassurer la victime.
• Poser un genou sur le plat-bord.
• Se protéger le dos.
• Tenir l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la victime que possible.
• Faire le bouchon quelques fois, puis tirer droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime parviennent à la hauteur du plat-bord. Continuer à tirer en
reculant jusqu’à être assis dans l’embarcation.
• La victime est alors face vers le bas sur les cuisses du sauveteur, les pieds dans
l’eau.
• À l’aide d’un autre membre de l’équipage, faire pivoter la victime pour qu’elle soit sur
le bord de l’embarcation, dans le sens de la longueur.
• Avec un mouvement de soulèvement et de retournement contrôlé, placer
doucement la victime sur le pont.

b. Repêchage à deux personnes

• L’équipier avant soutient la victime et passe une courte amarre sous les bras de
celle-ci.
• L’équipier avant dirige le repêchage tout en rassurant la victime.
• Les deux équipiers doivent poser un genou sur la lisse ou sur le plat-bord.
• Les deux équipiers tiennent l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la
victime que possible.
• Après avoir compté jusqu’à 3 puis ils tirent droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime soient à la hauteur du plat-bord. Ensuite, ils continuent à tirer;
l’équipier avant maîtrise la tête de la victime et l’équipier arrière lui prend les pieds.
• Ensemble, les équipiers tournent la victime pour que sa tête soit orientée vers la
proue.
• Ils déposent ensuite doucement la victime sur le pont.

c. Trévirage/repêchage horizontal (indiqué pour les canots pneumatiques à coque


rigide)
Cette technique est utilisée pour sortir les victimes de l’eau à l’horizontale. Elle fonctionne
mieux si on est à bord d’un canot pneumatique à coque rigide, mais peut être utilisée à
bord de toute embarcation à franc-bord peu élevé.
• Faire en sorte que la victime flotte sur son dos.
• Attacher deux amarres au plat-bord : une vis-à-vis les genoux de la victime et l’autre
vis-à-vis un point médian entre son épaule et son coude. Si un choix doit être fait
relativement au deuxième point d’attache, opter pour le point plus près du coude
pour éviter que l’amarre ne glisse et entoure le cou de la victime.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• L’équipier arrière soutient la victime le long du bord pendant que l’équipier avant
passe l’amarre au point médian mentionné précédemment, ramène l’amarre du côté
extérieur.
• L’équipier avant soutient la victime pendant que l’équipier arrière passe l’amarre
sous les genoux de la victime et la ramène vers l’extérieur.
• L’équipier à la tête de la victime dirige le repêchage. Cet équipier n’est pas
nécessairement le patron d’embarcation, mais plutôt la personne la plus qualifiée en
matière de premiers soins.
• Rassurer la victime. L’équipier qui dirige le repêchage doit communiquer
continuellement avec l’autre équipier.
• Compter jusqu’à 3, puis commencer à tirer.
• La victime effectuera une rotation complète et arrivera sur le dos sur le plat-bord.
• Les équipiers affectés au repêchage doivent garder leurs genoux et la partie
inférieure de leurs jambes contre le plat-bord pour mieux immobiliser la victime.
• Descendre la victime doucement sur le pont.

c. Repêchage sous les bras

i. Victime consciente

• Maintenir la victime en position stable de façon qu’elle soit dos au sauveteur.


• Par derrière, soutenir fermement la victime sous les aisselles. Bien placer ses mains
sur le torse de la victime.
• Lever la victime à la verticale jusqu’à ce qu’elle soit au-dessus de la surface où se
tient le sauveteur. S’assurer de ne pas érafler le dos de la victime.
• Reculer doucement et descendre la victime pour qu’elle soit en position assise ou
couchée. La victime doit être assez loin du bord pour ne pas qu’elle retombe à l’eau.

ii. Victime inconsciente – 2e sauveteur disponible – 2 options


• Option 1 : Le premier sauveteur procède de la manière décrite ci dessus. Le second
sauveteur se place devant la victime, dans l’eau. Après avoir placé la victime en
position assise, le second sauveteur tient les cuisses de la victime sur ses épaules.
À un signal donné, les deux sauveteurs lèvent la victime en même temps jusqu’à ce
que son dos soit dégagé.
• Option 2 : Les deux sauveteurs se trouvent sur la même surface et la victime est dos
à eux. Chaque sauveteur soutient une des aisselles de la victime par derrière, puis
tous deux la tirent loin du bord de la surface. Ils doivent faire attention pour ne pas
érafler le dos de la victime.

7. Petites embarcations et sauvetages

a. Canots – Un canot peut être très instable, c’est pourquoi seuls des canotiers
expérimentés doivent se servir de ce type d’embarcation pour les sauvetages. Il est
difficile de monter une victime à bord d’un canot lorsque l’eau est calme, et il est
presque impossible de le faire en eau agitée.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
b. Canots pneumatiques – Les canots pneumatiques ont une stabilité variable.
Ceux qui sont munis de moteurs hors-bord se manœuvrent facilement dans diverses
conditions d’eau et de température. Ils simplifient le sauvetage pour le sauveteur et la
victime.

c. Kayaks, yoles, embarcations à pagaies - Ces types d’embarcations


possèdent habituellement une stabilité limitée. Les victimes peuvent s’y accrocher et
être remorquées jusqu’à un endroit sécuritaire; les sauveteurs peuvent les utiliser
comme accessoire flottant pour aider la victime dans l’eau.

d. Embarcations à moteur – Les petits moteurs hors-bord offrent une puissance


adéquate et sont suffisamment maniables pour rendre une petite embarcation utile
pour un sauvetage. Il faut cependant arrêter le moteur à l’approche de la victime pour
éviter de la blesser.

e. Chaloupes – Faciles à manœuvrer et très stables, les chaloupes munies d’un


arrière carré sont les embarcations plus adéquates pour les sauvetages parce qu’il est
facile d’aider une personne consciente à monter à bord.

f. Voiliers – Manœuvrer un voilier pour effectuer un sauvetage requiert de


l’expérience et de l’habileté. Habituellement, la poupe est l’emplacement idéal pour
remonter une victime.

Leçon 3.2 – Choix d’un accessoire


1. Types d’accessoires courants
• VFI
• Embarcation
• Bouée de sauvetage
• Lance-amarre
• Crochet de sauvetage

2. Choix d’un accessoire


• Disponibilité – L’accessoire doit être disponible sur-le-champ.
• Flottabilité – Les accessoires flottants soutiennent les victimes hors de l’eau et leur
permettent de se reposer au besoin.
• Maniabilité – L’accessoire doit être facile à manipuler à terre et dans l’eau et ne doit pas
gêner les mouvements du sauveteur.
• Solidité – L’accessoire doit être assez solide pour l’utilisation prévue.
• Forme physique et force du sauveteur – Le sauveteur doit s’assurer qu’il peut
transporter et utiliser l’accessoire efficacement.

3. Utilisation d’un accessoire lancé


• Lorsqu’on utilise un une ligne d’attrape, veiller à ce que l’extrémité soit attachée ou sous
le pied du sauveteur avant de le lancer.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Lover correctement 1/3 des tours dans la main qui lance (image requise).
• Viser de façon que l’accessoire arrive devant la victime. Toutefois, il vaut mieux
lancer plus loin derrière la victime que trop loin devant.
• Éviter de heurter la victime avec l’accessoire.
• Garder son centre de gravité le plus bas possible en ramenant la victime.

Leçon 3.3 – Débrouillardise

1. Auto-sauvetage
L’auto-sauvetage est la technique qui permet au sauveteur de s’éloigner du danger.

2. VFI ou gilet de sauvetage?


Vêtement de flottaison individuel Gilet de sauvetage

Moins susceptible de retourner le visage de Plus susceptible de retourner le visage de


l’utilisateur vers le haut. l’utilisateur vers le haut.

Tendance à être encombrant dans la région


Niveau de confort supérieur pour l’utilisateur.
du cou.

Veste à fermeture éclair avec flottaison


Davantage de matériel flottant devant le gilet.
répartie également.

Flottaison minimale de 15,5 livres. Flottaison minimale de 22 livres.

Grand choix de couleurs et de styles


disponibles.

Rétention de la chaleur augmentée par les


matériaux placés dans le dos et sur les côtés.

3. Position fœtale
• Position diminuant la perte de chaleur.
• La position fœtale double la durée de survie lorsqu’elle est adoptée correctement.
• La position fœtale requiert le port d’un VFI ou d’un gilet de sauvetage si l’on veut demeurer
stable et est utile lorsqu’on doit rester dans l’eau longtemps.

Raisons pour lesquelles la position fœtale diminue la perte de chaleur


a. La tête est hors de l’eau.
b. Les gros vaisseaux sanguins sont protégés de l’exposition à l’eau froide (par la
position groupée).
Module 3 – Document de référence
Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
4. Position caucus
La position caucus est utilisée lorsque deux personnes ou plus sont dans l’eau.

Comment former la position caucus


a. Se faire face mutuellement et enlacer les bras dans le dos du voisin. Se placer de
sorte que les côtés des poitrines soient près les uns des autres.

b. Les enfants et ceux en danger de perte de chaleur doivent être placés au milieu du
cercle, où la température est plus élevée et où ils seront protégés des vagues.

5. Nage debout
La nage debout est utilisée lorsqu’on ne porte pas de vêtement de flottaison.

Trois types de battements peuvent être utilisés en nage debout :


a. coup de pied fouetté modifié;
b. coup de pied rotatif alternatif;
c. battement en ciseaux.

6. Retrait des chaussures et des vêtements


• Ne jamais enlever ses vêtements et ses chaussures lorsqu’on porte un VFI ou un gilet de
sauvetage offrant suffisamment de soutien.
• Retirer le moins de vêtements possible pour retenir la chaleur du corps qui sera retenue
par les couches d’eau entre les vêtements.
• Dans l'eau froide, ne retirer que les vêtements qui menacent la survie. Retirer les
chaussures ou les bottes en premier lieu et tout vêtement pouvant nuire à la flottabilité.
• Retirer les vêtements un à un pour éviter les risques de couler en enlevant un vêtement
pesant.
• Certains vêtements peuvent être gonflés pour servir d’accessoire d’auto-sauvetage.

7. Enfilement d’un VFI dans l’eau

8. Signaux de détresse
Tenter de capter l’attention de quelqu’un en appelant à l’aide ou de la manière suivante :
• Agiter les mains en faisant des mouvements exagérés.
• Envoyer des signaux répétitifs avec un sifflet.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Leçon 3.4 – Scénarios concrets


Personne par-dessus bord
1. Prévention
a) Demander à l’équipage et aux passagers de garder le centre de gravité le plus bas
possible et de se tenir à l’embarcation.
b) Ne pas se lever ou s’asseoir sur les côtés ou à l’étrave.
c) Le conducteur doit informer les occupants de tout changement dans les mouvements
de l’embarcation.
d) Revoir régulièrement la marche à suivre si une personne passe par-dessus bord. Tout
le monde à bord devrait connaître cette procédure et être prêt à réagir rapidement.

2. Marche à suivre si une personne passe par-dessus bord


a) Donner l’alarme et demander à un membre de l’équipage de garder un contact visuel
avec la victime.
b) Lancer un accessoire flottant pour aider la victime et pour signaler son emplacement.
c) Si d’autres embarcations se trouvent à proximité, leur faire savoir qu’il y a une personne
à l’eau pour qu’ils puissent l’éviter ou prêter main forte.
d) Veiller à ce que la communication entre les membres d’équipage et la victime soit
efficace.
e) Tourner dans la direction où la victime est tombée pour éviter que le moteur ne la
blesse. Par exemple, tourner à bâbord si la victime est tombée de ce côté.
f) Approcher de la victime sous le vent.
g) Pour une gouverne efficace, l’étrave de l’embarcation doit être orientée dans le vent.
Une approche avec l’étrave dans le vent permet à l’embarcation de s’éloigner de la
victime pendant le sauvetage plutôt que de dériver vers elle et la heurter.
h) Approcher de la victime du côté sous le vent en utilisant la commande des gaz pour
garder la position. La victime doit repêchée du côté au vent de l’embarcation. Lorsqu’un
membre de l’équipage entre en contact avec la victime, il crie « OK! » ou quelque chose
du genre pour signaler le contact à l’opérateur.
i) Utiliser un accessoire pour entrer en contact.
j) Faire des mouvements lents et contrôlés pour éviter d’avoir à recommencer l’opération.
k) Arrêter le moteur lorsque personne n’est à la barre.
l) Repêcher la victime avec précaution; il peut être nécessaire de procéder à un
repêchage horizontal (penser à l’hypothermie et aux blessures).
m) Un dispositif d’aide à l’embarquement peut être nécessaire si le franc-bord est plus
élevé que 0,5 mètre.

3. Perte d’un membre de l’équipage


a) Appeler à l’aide si le contact avec la victime est perdu depuis plus de 60 secondes
(noter l’heure à laquelle la victime est passée par-dessus bord).
b) Indiquer l’emplacement (flotteur, etc., si possible).

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
ÉTAPES D’UN SCÉNARIO DE SAUVETAGE EN MILIEU NAUTIQUE
Du début à la fin
1. Entrer dans l’eau seulement s’il apparaît qu’un sauvetage à partir de l’embarcation n’est
pas sécuritaire ou possible.

2. La communication bidirectionnelle est la clé d’un sauvetage réussi.


a) Établir un contact visuel direct.
b) Prononcer le nom de la victime et attendre une réponse avant de
transmettre le message.
c) Confirmer la compréhension de toutes les instructions en répétant
l’information ou en disant que c’est compris.

3. Résister à l’envie de faire face immédiatement aux situations inconnues.


a) Sortir de la zone de l’événement – On se trouve dans cette zone dans les cas
suivants.
• On peut regarder dans les yeux des victimes et leur parler.
• On se sent obligé d’oublier l’évaluation et de « faire quelque chose. »
• Si quelque chose va mal, on devra reculer.
• On doit bouger/se déplacer pour s’orienter et rester en sécurité.
• Évaluer la situation – Tout le monde observe et discute de ce qu’il voit. Utiliser
les mots : « Je vois, j’entends ».
• Organiser – Tout le monde participe à l’élaboration du plan, mais le patron
d’embarcation a le dernier mot. Le patron d’embarcation assigne les tâches et
clarifie les rôles.

4. La respiration artificielle doit être donnée aussitôt que possible, mais une fois
commencée, celui ou celle qui la donne doit être prêt à continuer, car il faudra le faire jusqu’à
ce la victime soit entre les mains d’autorités médicales, jusqu’à ce que la victime puisse
respirer par elle-même ou jusqu’à ce que ça soit dangereux pour le sauveteur de continuer.

Section 4 –Utiliser son embarcation pour le sauvetage d’une autre


embarcation

Leçon 4.1 – Sauvetage – embarcation motorisée et voilier


1. Approche d’un dériveur léger en position de dessalage
• Faire attention aux cordages présents dans l’eau.
• Approcher sous le vent, car les cordages dérivent dans le vent et peuvent s’enrouler autour
de l’hélice.
• Maintenir une communication et un contact visuel avec les victimes se trouvant dans l’eau
(rôle de l’observateur).
• Évaluer les dangers.
• Évaluer le niveau de conscience des victimes.
• Éviter de positionner l’embarcation motorisée sur la voile ou le voilier.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

2. Positionnement de l’embarcation motorisée


• Positionner la vedette d’entraîneurs à la poupe ou à la proue du voilier pour voir les
victimes et communiquer avec celles-ci.
• Observer le cockpit et la dérive centrale.
• Respecter une distance d’au moins une longueur entre la vedette d’entraîneurs et le voilier.

a. Position perpendiculaire
a) Cette position est préférable lorsque le voilier en position de dessalage est vent de
travers (par vents violents).
b) Cette position permet de réduire au minimum les risques de contact entre la vedette
d’entraîneurs et les victimes ou le voilier si le moteur est embrayé involontairement.
c) Cette position permet de manœuvrer la vedette d’entraîneurs dans un mouvement de
va-et-vient pour observer le cockpit et la dérive centrale du voilier en position de
dessalage.
d) Cette position n’est pas aussi efficace que la position à la poupe ou à la proue pour
communiquer avec les victimes se trouvant dans l’eau (le bruit du moteur étant plus
près).
e) Cette position n’est pas aussi efficace que la position à la poupe ou à la proue pour
intervenir rapidement afin d’aller repêcher une victime.

b. Position à la poupe ou à la proue


a) Améliore la communication parce que le bruit du moteur est à distance des victimes.
b) Permet d’intervenir rapidement pour aller repêcher une victime.
c) Peut rendre difficile le maintien d’une position d’observation satisfaisante.
d) Cette position est particulièrement efficace lorsque la vedette doit effectuer un
sauvetage par la poupe.
e) Il est préférable de se positionner à la proue si les conditions de sauvetage obligent
l’opérateur de la vedette d’entraîneurs à saisir la proue du voilier.
f) Cette position permet de tenir l’hélice aussi loin que possible des victimes, bien que le
moteur puisse embrayer accidentellement alors que la vedette d’entraîneurs est
orientée en direction des victimes et du voilier.

3. Récupération d’un voilier en position de dessalage

a. Redressement du mât
• L’équipage de l’embarcation de sauvetage sort la tête du mât de l’eau et la pousse à la
verticale pour faciliter le redressement du voilier.
• Si le mât est trop lourd ou le voilier ne se redresse pas immédiatement, l’équipage peut
donc, en progressant main sur main sur le mât, redresser le voilier à mesure en avançant
vers la coque.

b. Halage du hauban/de l’étai main sur main


• L’équipage de l’embarcation de sauvetage prend la bas hauban ou l’étai, le hale main sur
main en avançant vers le pont et en redressant le voilier.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
c. Récupération d’un voilier en cloche à l’aide d’une embarcation motorisée
• Attacher le cordage au hauban éloigné, le passer par-dessus la coque et le tirer lentement
en se servant de l’embarcation motorisée (image – ACY p. 7-12).
• Attacher le cordage au hauban rapproché, le passer sous la coque, devant le hauban
éloigné, par-dessus la coque et le tirer lentement en se servant de l’embarcation motorisée
(image – p. 7-13).
• Se servir d’un cordage lesté muni d’une attache ou d’une manille à son extrémité que l’on
attache au hauban rapproché et que l’on immerge le long de celui-ci. Lorsque l’attache ou
la manille est au sommet du hauban (le plus près possible du mât), on doit filer autant de
cordage que possible. Tirer lentement sur le cordage à la main (image – p. 7-13).

4. Révision des notions sur le remorquage d’un dériveur léger


a) Trois types de remorquage (se reporter à la section 2).
• Le long du bord
• En patte d’oie (arrimage à une remorque, embarcations multiples)
• Par la hanche

b) Attache de la remorque.
c) Longueur de la remorque.
d) Instructions à donner aux personnes à bord de l’embarcation remorquée.

NOTA : La section 2 donne plus de détails sur le remorquage.

Leçon 4.2 – Sauvetage – embarcation motorisée et canot


1. Sauvetage en T
a. Approche
• Former un « T » avec le canot, à savoir amener sa proue/poupe au milieu de l’embarcation,
est la procédure d’approche la plus sécuritaire.
• S’assurer que les victimes à l’eau se trouvent à une distance sécuritaire du moteur de
l’embarcation.
• Couper le moteur lorsque les deux embarcations se touchent.

b. Restabilisation du canot
• Les sauveteurs et les victimes peuvent vider le canot ensemble.
• Les sauveteurs maintiennent le canot en position stationnaire pendant la remontée à bord
des victimes.
• S’il est impossible de vider le canot, les sauveteurs doivent le soulever et le monter à bord
de l’embarcation. Pour ce faire, ils doivent :
a. soulever une extrémité du canot et l’appuyer sur le plat-bord de l’embarcation pour
le vider;
b. glisser le canot sur les plats-bords de l’embarcation de manière à former une croix;
c. retourner le canot à l’endroit et le remettre à l’eau en le glissant sur les plats-bords
et le maintenant en position stationnaire pendant la remontée à bord des victimes.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère
2. Révision des notions sur le remorquage d’un canot
• Types de remorquage.
• Attache de la remorque.
• Longueur de la remorque.
• Instructions à donner aux personnes se trouvant à bord du canot.

NOTA : La section 2 donne plus de détails sur le remorquage.

Module 3 – Document de référence


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Certificat de sauvetage en embarcation


légère
CONTENU DU COURS

Introduction
Section 1 – Revue des mesures de premiers soins
Leçon 1.1 – Prise en charge d’une situation d’urgence
Diap. Nº 1 Principes des premiers soins
Diap. Nº 2 Prise en charge d’une situation d’urgence
Diap. Nº 3 Examen primaire – la victime réagit
Diap. Nº 4 Examen primaire – la victime ne réagit pas
Diap. Nº 5 Recours au personnel médical d’urgence
Diap. Nº 6 Respiration artificielle
Leçon 1.2 – Traitement d’une victime
Diap. Nº 1 RCR
Diap. Nº 2 Prévention de l’hypothermie
Diap. Nº 3 Degrés d’hypothermie
Diap. Nº 4 Premiers soins en cas d’hypothermie
Diap. Nº 5 Hypothermie par immersion – position fœtale
Diap. Nº 6 État de choc
Diap. Nº 7 État de choc – premiers soins
Diap. Nº 8 Affections causées par la chaleur – causes et
prévention
Diap. Nº 9 Premiers soins en cas d’affections causées
par la chaleur
Diap. nº 10 Premiers soins en cas de blessures aux os et
aux articulations
Diap. nº 11 Premiers soins pour les plaies
Leçon 1.3 – Questionnaire dichotomique
Matériel didactique nº 1 Questionnaire dichotomique
Matériel didactique nº 2 Évaluation des scénarios
Leçon 1.4 – Scénario pratique
Matériel didactique nº 1 Cartes de scénario
Matériel didactique nº 2 Évaluation des scénarios

Module 3 – Contenu du cours


Course Contents
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Section 2 – Compétence des opérateurs d’embarcations de sauvetage


Leçon 2.1 – Connaissances à quai
Aucun Aucun
Leçon 2.2 – Opérations pratiques
Aucun Aucun

Section 3 – Opérations de sauvetage en milieu nautique


Leçon 3.1 – Connaissance des procédures
Document de cours nº 1 Cartes de jeux de rôles
Document de cours nº 2 Cartes de l’échelle (Termes et définitions)
Document de cours nº 3 Cartes de la liste de vérification des
sauveteurs (termes et définitions)
Diap. nos 1, 2, 3 et 4 Repêchage
Leçon 3.2 – Choix d’un accessoire
Matériel didactique nº 1 5 paires d’accessoires courants
Matériel didactique nº 2 Cartes des situations de sauvetage
Matériel didactique nº 3 Accessoires lancés
Diap. nº 1 Lancer une amarre
Leçon 3.3 – Débrouillardise
Diap. 3.3.3 nº 1 VFI et gilets de sauvetage
Diap. 3.3.3 nº 2 Position fœtale
Diap. 3.3.3 nº 3 Position caucus
Matériel didactique nº 1 5 types de dispositifs de flottaison
Leçon 3.4 – Scénarios pratiques – personne par-dessus bord/sauvetage en milieu
nautique
Matériel didactique nº 1 Feuille d’évaluation du repêchage d’une
personne passée par-dessus bord
Matériel didactique nº 2 Feuille d’évaluation du sauvetage nautique

Section 4 – Utiliser son embarcation pour le sauvetage d’une autre


embarcation
Leçon 4.1 – Embarcation motorisée utilisée pour le sauvetage d’un voilier
Diap. 3.4.1 nº 1 Positionnement de l’embarcation motorisée
(perpendiculaire)
Diap. 3.4.1 nº 2 Positionnement de l’embarcation motorisée (à
la poupe ou à la proue)
Matériel didactique nº 1 Cartes de scénario
Matériel didactique nº 2 Feuille d’évaluation du sauvetage nautique
Leçon 4.2 – Embarcation motorisée utilisée pour le sauvetage d’un canot
Diap. 3.4.2 nº 1 Sauvetage en T
Matériel didactique nº 1 Cartes de scénario
Matériel didactique nº 2 Feuille d’évaluation du sauvetage nautique

Module 3 – Contenu du cours


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Nota
REVUE DES
1 PREMIERS SOINS L’instructeur et
les candidates
doivent détenir
une certification
Objectif final en secourisme
général de
Les stagiaires seront être en mesure d’administrer les premiers soins l’Ambulance
dans différentes situations d’urgence sur l’eau. Saint-Jean et en
Leçons RCR.

• Prise en charge d’une situation d’urgence La leçon


constitue une
• Traitement d’une victime
révision des
• Questionnaire Vrai ou Faux techniques
enseignées
• Scénarios pratiques dans le cours
préalable.
Objectifs de compétence
L’information
• Les stagiaires doivent être en mesure d’expliquer les principes de contenue dans
la prise en charge d’une situation d’urgence axée sur la sécurité cette section a
des personnes. été extraite du
• Les stagiaires doivent être en mesure de reconnaître les signes Manuel de
d’un arrêt respiratoire et d’un arrêt cardiaque et d’expliquer les l’Instructeur des
cours de
techniques de la respiration artificielle (RA) et de la réanimation
Secourisme
cardio-respiratoire (RCR). Général et
• Les stagiaires doivent être en mesure de reconnaître les signes et Militaire.
les symptômes de l’état de choc, de l’hypothermie et des affections
causées par la chaleur et de décrire les méthodes de prévention et
de traitement.
• Les stagiaires doivent être en mesure d’expliquer les premiers
soins à administrer en cas de blessures aux os, aux articulations et
aux tissus mous.

Points importants
• Sécurité des personnes – être un secouriste et non une
victime.
• Traiter immédiatement les urgences mettant la vie des
victimes en danger; prévenir l’aggravation des blessures et
promouvoir la guérison.

Module 3 – Section 1 – Revue des premiers soins


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Leçon 1.1 Prise en charge d’une situation d’urgence

Points importants : La sécurité personnelle est primordiale.

Endroit : Salle de classe

Principaux points d’enseignement :


1. Principes des premiers soins
2. Prise en charge d’une situation d’urgence (PCSU)
a. Examen de la situation
b. Recours au personnel de secours médical d’urgence (PSMU)
c. Examen primaire
i. ABC pour une victime qui réagit
ii. ABC pour une victime qui ne réagit pas
iii. Respiration artificielle pour une personne qui ne respire et ne réagit pas
d. Continuer les soins jusqu’à l’arrivée du personnel médical

Module 3, Leçon 1.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Ressources
alloué Exercices proposés
Partie A
3 min
1. Réviser les principes des premiers soins. Diap. 1.1
no 1

15 min 2. Prise en charge d’une situation d’urgence – réviser Diap. 1.1


les points essentiels. nos 2, 3, 4 et
5

3. Respiration artificielle – réviser les points


essentiels.
a. Insister sur le fait que le cerveau peut subir Diap. 1.1
des lésions irréversibles s’il est privé no 6
d’oxygène pendant seulement 4 minutes
2 min b. Mentionner qu’un traitement adéquat
accroîtra les chances de rétablissement
rapide de la victime.
c. Rappeler aux candidats qu’il est important
de porter un masque protecteur pour donner
la respiration artificielle, pour leur propre
10 min sécurité.

Temps total
30 min

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires doivent démontrer qu’ils peuvent appliquer les
connaissances
étapes de la PCSU dans toutes les situations d’urgence.
Ils doivent aussi démontrer qu’ils possèdent les connaissances
nécessaires pour administrer les premiers soins dans des
situations où la vie des victimes est en danger.

Module 3, Leçon 1.1


PRINCIPES DES PREMIERS SOINS

• Maintenir la victime en vie


• Empêcher les blessures ou
la condition de s’aggraver
• Favoriser le rétablissement
de la victime

Diap. 3.1.1 no 1
PRISE EN CHARGE D’UNE SITUATION
D’URGENCE
⊂ Prendre la situation en charge, évaluer les dangers et
rendre les lieux sécuritaires
⊂ Évaluer le nombre de victimes et déterminer ce qui
est arrivé
⊂ Vérifier si la victime réagit
⊂ Demander de l’aide
⊂ Examen primaire – Voies respiratoires, respiration,
circulation (ABC)

Diap. 3.1.1 no 2
Examen primaire – La victime réagit

A Vérifier les voies respiratoires


Demander à la victime ce qui est arrivé.
D’après la façon dont celle-ci répondra, on B Vérifier la respiration
pourra déterminer si les voies respiratoires
Demander à la victime si
sont dégagées.
elle respire normalement.

C Vérifier la circulation
Arrêter tout saignement évident.
Déterminer si la victime est en état de choc en vérifiant la
température et l’état de la peau.
S’assurer, par un examen rapide du corps, qu’il n’y pas
d’hémorragie externe grave dissimulée ni de signes d’hémorragie
interne.
Diap. 3.1.2 no 3
Examen primaire – La victime ne réagit pas

A Vérifier les voies respiratoires


Dégager les voies respiratoires en renversant la tête
et en soulevant le menton ou en déplaçant la B Vérifier la respiration
machoire inférieure en avant si des blessures à la Observer, écouter et sentir les
colonne vertébrale sont à craindre. signes de la respiration.

SI LA VICTIME RESPIRE
SI LA VICTIME NE
RESPIRE PAS
C Vérifier la circulation
Arrêter toute hémorragie évidente.
Déterminer si la victime est en état de choc en vérifiant la température et
l’état de la peau.
COMMENCER LA
S’assurer, par un examen rapide du corps, qu’il n’y pas de saignement RESPIRATION
externe grave ni de signes d’hémorragie interne.
ARTIFICIELLE
Diap. 3.1.1 no 4
RECOURS AU PERSONNEL DE SECOURS MÉDICAL
D’URGENCE (PSMU)
Renseignements à fournir:
1. Nature de l’accident
2. Nombre de victimes
3. Blessures soupçonnées
4. Endroit de l’accident
Ce qu’il faut demander:
1. Dans combien de temps les secours arriveront-ils?

Diap. 3.1.1 no 5
RESPIRATION ARTIFICIELLE (RA)
1. Dégager les voies respiratoires
2. Observer, écouter et sentir les signes de la respiration pendant
10 secondes
3. Si la victime ne respire pas, lui pincer le nez et donner deux
insufflations lentes (observer le soulèvement et l’affaissement
de la poitrine)
4. Vérifier le pouls carotidien pendant 10 secondes
5. Si le pouls est perceptible, effectuer une insufflation toutes les 5
secondes pendant environ une minute
6. Si le pouls n’est pas perceptible, commencer la RCR
7. Vérifier le pouls à nouveau à des intervales de quelques
minutes

Diap. 3.1.1 no 6
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 1.2 Traitement d’une victime
Points importants : La sécurité personnelle est primordiale. Maintenir la victime en vie,
empêcher toute blessure ou condition de s’aggraver et favoriser le rétablissement de la victime

Endroit : Salle de classe


Principaux points d’enseignement :
1. Étapes pour effectuer la réanimation cardio-respiratoire (RCR)
2. Connaître les aspects suivants de l’hypothermie :
a. Définition de l’hypothermie et de l’hypothermie par immersion
b. Signes de l’hypothermie
c. Premiers soins en cas d’hypothermie
3. Connaître la définition, les signes et les traitements de l’état de choc.
4. Connaître la définition, les signes et les traitements pour les malaises causés par la
chaleur, incluant :
a. Crampes de chaleur
b. Épuisement par la chaleur
• Traitement d’une victime consciente
• Traitement d’une victime inconsciente
c. Coups de chaleur
• Classiques
• À l’effort
5. Connaître les définitions et les traitements pour les blessures aux os, aux articulations
et aux tissus mous suivantes :
a. Fracture
• Ouverte
• Fermée
b. Entorse
c. Dislocation
6. Connaître les définitions et les soins à apporter aux plaies ouvertes et fermées ainsi
que :
a. le traitement pour des saignements graves
b. le traitement de plaies le mettant pas la vie de la victime en danger

Module 3, Leçon 1.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Exercices proposés : Ressources


alloué Réviser vos habiletés

1. En utilisant les diapositives, l’instructeur doit


10 min
réviser :
Diap. 1.2
5 min a. les étapes de la Réanimation cardio- nos 1, 2 et 3
respiratoire

b. Définition, signes et traitements de l’état de Diap. 1.2


5 min choc nos 4 et 5

c. Définition, signes et traitements de Diap. 1.2


l’hypothermie nos 6 et 7
5 min
Diap. 1.2
d. Définition, causes et traitement pour les
nos 8 et 9
malaises causés par la chaleur
5 min
e. Définition et traitement des blessures aux os, Diap. 1.2
aux articulations et aux tissus mous nos 10 et 11

Temps total 2. L’instructeur devrait laisser du temps aux élèves


30 min pour poser des questions sur tout aspect qui doit être
clarifié.

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires doivent démontrer qu’ils comprennent bien les
connaissances
techniques de premiers soins enseignées.

Module 3, Leçon 1.2


RÉANIMATION CARDIO-RESPIRATOIRE
REPÉRAGE DU POINT OÙ L’ON DOIT
EFFECTUER LES COMPRESSIONS

Repérer le bas de la
cage thoracique avec
les doigts

Remonter vers le creux ou


se rejoignent les côtes sous
le sternum

•Garder les bras droits sans plier les coudes en veillant


à ce que les épaules soient en ligne avec la base des
mains de sorte que les compressions sur le sternum
soient directes
Diap. 3.1.2 no 1
PRÉVENTION DE l’HYPOTHERMIE

¾Se vêtir de manière à faire face aux


pires conditions climatiques
¾Rester au chaud
¾Rester au sec
¾Bien s’alimenter
¾Boire beaucoup
¾Demeurer dans un endroit sûr
¾Éviter de se fatiguer
¾Éviter de boire de l’alcool et/ou de Régions où les pertes
de chaleurs sont les
fumer plus importantes

Diap. 3.1.2 no 2
Signes Degrés d’hypothermie
Légère Moyenne Grave
Pouls normal lent et faible faible, irrégulier ou
absent

Respiration normale lente et peu profonde faible ou absente

Apparence frissons tremblements violents arrêt des


ou terminés tremblements
troubles de gestes maladroits et
l’élocution mal assurés

État mental conscience, repli confusion, inconscience


sur soi somnolence, irrationnel

Diap. 3.1.2 no 3
PREMIERS SOINS EN CAS D’HYPOTHERMIE

⊂ Manipuler la victime avec soins en la bougeant le moins


possible
⊂ La retirer du milieu froid – p. ex. de l’eau
⊂ Lui enlever ses vêtements mouillés et l’envelopper dans des
couvertures
⊂ La mettre à l’abri du vent
⊂ Lui donner une boisson chaude et sucrée SI ELLE EST
PLEINEMENT CONSCIENTE
⊂ Surveiller sa respiration et son pouls et être prêt à donner les
premiers soins
Diap. 3.1.2 no 4
HYPOTHERMIE PAR IMMERSION

POSITION
FOETALE

Diap. 3.1.2 no 5
ÉTAT DE CHOC

L’ÉTAT DE CHOC PEUT METTRE LA VIE DE LA VICTIME


EN DANGER ET DOIT ÊTRE RECONNU ET TRAITÉ
IMMÉDIATEMENT
*L’état de choc peut accompagner toute blessure ou
malaise*
Signes de l’état de choc
¾peau pâle, froide et moite;
¾niveau de conscience réduit;
¾respiration peu profonde et irrégulière;
¾pouls faible et rapide.

Diap. 3.1.2 no 6
PREMIERS SOINS EN CAS D’ÉTAT DE CHOC
•Administrer rapidement et efficacement les premiers soins appropriés à la
blessure ou au malaise en cause
•Rassurer souvent la victime
•Desserrer les vêtements trops serrés
•Placer la victime dans la position latérale de sécurité ou dans la position du
sujet en état de choc
•Couvrir la victime pour conserver sa chaleur corporelle
•Vérifier les points ABC et noter tout changement

•Position du sujet en état de choc -victime •Position latérale de


consciente sécurité –victime
inconsciente

Diap. 3.1.2 no 7
MALAISES CAUSÉS PAR LA CHALEUR

CAUSES: PRÉVENTION:
Incapacité du corps à maintenir Exposer le corps
sa température normale graduellement au milieu chaud
Exposition prolongée à la chaleur Protéger la tête des rayons
directs du soleil
Surexposition au soleil
Boire suffisamment de liquide
Manque de liquide pour
remplacer les liquides organiques Éviter le travail intense et les
perdus par transpiration exercices violents dans un
Travail ou exercices dans un milieu chaud pendant de
milieu chaud longues périodes

Diap. 3.1.2no 8
PREMIERS SOINS – MALAISES CAUSÉS PAR LA CHALEUR

Victime consciente Victime inconsciente


La placer dans un endroit frais
•Appeler les secours médicaux
Lui faire boire beaucoup d’eau immédiatement
Traiter l’état de choc
Surveiller les points ABC •Placer la victime dans la position
Si la victime vomit, ne rien lui latérale de sécurité
donner par la bouche et •Surveiller les points ABC
appeler les secours médicaux
immédiatement

Diap. 3.1.2 no 9
PREMIERS SOINS - BLESSURES AUX OS ET AUX
ARTICULATIONS
Examiner la situation et traiter d’abord toute autre blessure pouvant
mettre la vie de la victime en danger
Arrêter les saignements
Stabiliser et soutenir la partie blessée dans la position la plus
confortable pour la victime
Immobiliser la blessure si la victime doit être déplacée
Appliquer de la glace si la blessure est fermée
Élever la partie blessée si possible
Traiter l’état de choc
Toutes les fractures soupçonnées doivent faire l’objet d’un
traitement médical
Diap. 3.1.2 no 10
PREMIERS SOINS POUR LES PLAIES
Hémorragie grave
Appliquer une pression directe
Élever la partie blessée
Traiter l’état de choc
Appeler les secours médicaux immédiatement

Plaies ne mettant pas la vie de la victime en danger


Nettoyer la plaie et son pourtour
Appliquer un pansement pour garder la plaie propre

Diap. 3.1.2 no 11
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 1.3 Questionnaire dichotomique (Vrai ou Faux)

Points importants : Contrôle des connaissances des leçons 1.1 et 1.2

Endroit : Salle de classe

Principaux points d’enseignement :

1. Les stagiaires doivent démontrer leurs connaissances en premiers soins en


répondant à un questionnaire dichotomique.

2. Les stagiaires doivent démontrer leur savoir-faire en premiers soins par le biais
d’une mise en situation où la vie de la victime est en danger.

Module 3, Leçon 1.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps alloué Exercices proposés : Ressources

10 min Partie A – Questionnaire dichotomique


1. Demander aux stagiaires de se lever. Leur Questionnaire
dichotomique
expliquer qu’on leur lira un énoncé et qu’ils
devront poser deux gestes différents selon que
la réponse à l’énoncé est vrai ou faux.
2. Réviser et discuter les questions que les
stagiaires ont trouvées difficiles ou qu’ils
veulent clarifier.
Partie B – Exercice pratique
1. Demander aux stagiaires de choisir un
20 min partenaire. Voir section 4
2. Ils devront participer à 2 scénarios dans pour – Feuille
d’Évaluation
lesquels ils incarneront le secouriste et la pour la
Sécurité
victime à tour de rôle. Nautique
3. La victime doit démontrer les signes et
symptômes appropriés à la situation, et le
secouriste doit appliquer les mesures
appropriées pour le sauvetage.
4. Discuter de chaque simulation et répondre aux
Total questions des stagiaires, s’il y a lieu.
30 min 5. Leur expliquer qu’ils devront par la suite réaliser
ces scénarios sur l’eau.

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires vont démontrer leurs connaissances en
connaissances
secourisme en répondant correctement le questionnaire
dichotomique.
Les stagiaires vont démontrer leurs habiletés en premiers
soins en agissant comme secourisme et comme victime lors
de deux simulations d’urgences vitales.

Module 3, Leçon 1.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Premiers soins – Questionnaire dichotomique

Instructions :

L’instructeur doit lire les énoncés suivants et demander aux stagiaires d’effectuer les gestes
appropriés selon la réponse à donner.

1. On doit toujours appliquer les principes de la prise en charge d’une situation


d’urgence dans toutes les situations d’urgence.

Si l’on pense que la réponse est vrai, tourner à droite.


Si l’on pense que la réponse est faux, tourner à gauche.

2. La meilleure façon de s’assurer que les voies respiratoires d’une victime


inconsciente sont dégagées est de lui demander ce qui est arrivé.

Vrai – faire demi-tour


Faux – tourner à gauche

3. Lorsqu’on vérifie la respiration, il faut observer, écouter et sentir pendant


20 secondes.

Vrai – Lever le bras droit en l’air


Faux – Mettre le bras droit sur la poitrine

4. On peut être privé d’oxygène pendant 6 minutes sans subir de lésions au


cerveau.

Vrai – tourner à gauche


Faux – faire demi-tour

5. Lorsqu’on donne la respiration artificielle, il faut effectuer une insufflation toutes


les 5 secondes.

Vrai – Tourner à droite


Faux – tourner à gauche

6. Lorsqu’on effectue la RCR, il faut exercer 10 compressions pour 2 insufflations.

Vrai – placer la main gauche sur la hanche


Faux – placer le bras gauche sur la poitrine

7. L’hypothermie devient grave lorsque les tremblements cessent.

Vrai – tourner à droite


Faux – tourner à gauche

Module 3, Leçon 1.3 – Questionnaire dichotomique


Certificat de sauvetage en embarcation légère
8. L’état de choc est ce que subit une mère lorsque son enfant rapporte un mauvais
bulletin à la maison.

Vrai – faire demi-tour


Faux – tourner à gauche

9. Une victime en état de choc peut mourir si elle n’est pas traitée

Vrai – tourner à droite


Faux – faire demi-tour

10. L’épuisement par la chaleur est une affection plus grave que les coups de
chaleur.

Vrai – croiser les jambes à la hauteur des chevilles


Faux – s’asseoir

11. On doit obtenir l’avis d’un médecin lorsqu’on soupçonne des blessures à la tête.

Vrai – tourner à droite


Faux – tourner à gauche

12. Une fracture de la clavicule n’est pas grave.

Vrai – s’agenouiller
Faux – remonter les genoux sur la poitrine

Si on a répondu correctement à toutes les questions, on devrait se trouver


en position fœtale et faire face au côté tribord.

Module 3, Leçon 1.3 – Questionnaire dichotomique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Leçon 1.4 Scénarios pratiques

Points importants : La sécurité personnelle est primordiale. Maintenir la victime en vie,


empêcher la blessure ou la condition de s’aggraver et favoriser le rétablissement de la victime.

Endroit : salle de classe et sur l’eau

Principaux points d’enseignement :

1. Les stagiaires recevront un scénario approprié au type d’embarcation qu’ils devront


manœuvrer sur l’eau
a. Scénario Un – Voilier
b. Scénario deux – Canot

2. Par le biais d’une situation d’urgence simulée, les stagiaires devront démontrer leur
connaissance des étapes d’un sauvetage nautique ainsi que leur aptitude à manœuvrer
une embarcation et à prodiguer les premiers soins appropriés à la situation.

Module 3, Leçon 1.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Exercices proposés : Ressources


alloué
Partie A – Discussion dans la salle de classe
Cartes de
1. Le groupe reçoit un scénario qu’il devra résoudre
scénario
sur l’eau plus tard dans la journée. Les stagiaires
doivent discuter des meilleures façon de secourir
la/les victimes.

Partie B – Scénarios pratiques sur l’eau


35 min 1. Séparer les stagiaires en plusieurs groupes. Voir section 4
pour –
2. Donner à chacun des groupes sa carte de Feuilles
d’évaluation
scénario. de sauvetage
3. Les victimes doivent démontrer les signes et nautique

symptômes appropriés et les secouristes doivent


démontrer :
a. Les étapes du sauvetage nautique
b. Des aptitudes en conduite d’embarcation
moteur en situation d’urgence
c. Les premiers soins appropriés
4. Toutes les équipes doivent faire les 2 scénarios, à
tour de rôle.

Partie C – Retour sur l’exercice dans la salle de classe


1. Les stagiaires doivent discuter des manières dont
les situations d’urgence ont été réglées et réviser
certains points restés obscurs.

Nota :
Temps total Scénario no 1 – groupes de deux stagiaires : une victime
100 min et un secouriste.
Scénario no 2 – groupes de trois stagiaires : une victime,
un secouriste qui immobilise la colonne cervicale et un
autre qui donne la RA.

Module 3, Leçon 1.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires doivent démontrer leur aptitude à identifier les
connaissances
blessures présentées et à administrer rapidement et
correctement les premiers soins appropriés.
Les stagiaires doivent obtenir une note de 45/60 comme il est
indiqué sur la liste de contrôle pour l’évaluation des scénarios.

Module 3, Leçon 1.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Premiers soins – Cartes de scénarios de premiers soins

Scénario no 1
Durant la fin de semaine de voile d’un corps de cadets, les voiliers
ont été surpris par un grain. Plusieurs voiliers ont chaviré et les
canots de sauvetage ont ramené un certain nombre de cadets
nécessitant des premiers soins. On demande aux stagiaires de venir
en aide à un garçon de 13 ans qui se tient le bras droit. Il est trempé,
pris de frissons irrépressibles, pâle et en proie à des douleurs
évidentes. Le personnel du centre de voile a appelé le 911, mais les
ambulances n’arriveront que dans 15 à 20 minutes. La tâche des
stagiaires est d’évaluer la victime et de lui administrer les premiers
soins appropriés.

Le temps alloué pour faire le scénario est de 15 minutes.

Scénario no 2
Durant l’exercice automnal de canotage d’un corps de cadets, un des
canots s’est renversé et deux cadets se sont retrouvés à l’eau. L’un
des deux se porte bien, mais l’autre – une fille de 15 ans – est
apparemment inconsciente. Le canot de sauvetage ramène la victime
sur la rive et on demande aux stagiaires de la traiter. Le formateur a
appelé le 911 et l’ambulance doit arriver dans 15 à 20 minutes. La
tâche des stagiaires est d’évaluer la victime et de lui administrer les
premiers soins appropriés.
Le temps alloué pour faire le scénario est de 15 minutes.

Module 3, Leçon 1.4 – Cartes de scénarios de premiers soins


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Grille d’évaluation du sauvetage nautique

Points Mesure Total


30 Application des habiletés en Sauvetage

• Reconnaître la situation de sauvetage (Qui, Où, Quoi,


Quand).
• Donner l’alarme.
• Évaluer la situation (dangers, conditions de l’eau, type
de victime/situation).
• En tant que patron, élaborer un plan et le communiquer
aux victimes et à l’équipage.
• En tant que patron, distribuer les tâches.
• L’équipe de sauvetage travaille ensemble pour mettre
le plan en œuvre :
• Déterminer quel matériel (aides) utiliser
• Utiliser la méthode d’approche appropriée
• Utiliser les techniques appropriés d’approche, de
recul et de position d’attente lors d’un sauvetage
dans l’eau
• Transporter adéquatement la victime à
l’embarcation (transport ou remorquage)
• Terminer le sauvetage en utilisant les techniques
appropriées pour ramener la victime à bord et dans
une position sécuritaire.
• Commencer les premiers soins.
30 Aptitudes à manœuvrer l’embarcation de sécurité

• Approche sécuritaire de l’embarcation de sécurité.


• Positionnement adéquat de l’embarcation.
• Approche adéquate vers le voilier ou le canot.
• Techniques adéquates de remorquage (si applicable).
• Contrôle de l’embarcation tout au long du sauvetage.
• Vitesse sécuritaire de l’embarcation durant le
sauvetage.
30 Aptitudes en premiers soins

• Prise en charge de la situation d’urgence.


• Demande de l’aide.
• Examen primaire (l’ABC).
• Traite les urgences vitales adéquatement.
• Traite les autres blessures/situations adéquatement.

Module 3, Leçon 1.4 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

10 Communication et Sécurité globales du sauvetage

• La sécurité des victimes et des sauveteurs n’est pas


compromise.
• Communique efficacement avec l’équipage, les
victimes et le personnel à terre.
Total des points

Nom du stagiaire : Date :

Nom de l’évaluateur : Signature :

Note : Cette grille d’évaluation peut être utilisée pour les leçons 1.4, 3.4, 4.1
et 4.2

Module 3, Leçon 1.4 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Compétence des Notes

2 opérateurs d’embarcation
de sauvetage Le but de la présente
formation est de
renforcer les
apprentissages
Objectif :
précédents pour les
opérations en canot, en
• Les stagiaires doivent démontrer une voilier ou en bateau à
connaissance générale des embarcations et faire moteur.
la démonstration d’opérations pratiques relatives à
la manœuvre sécuritaire d’une embarcation.
Les stagiaires doivent
avoir de l’expérience en
Leçons navigation.
Connaissances à quai
Opérations pratiques
L’information contenue
dans cette section a été
Objectifs de compétence : tirée du Safe Boating
Guide, RCIS Pacific –
• Les stagiaires devront décrire les exigences Basic Canoe Instructor
concernant la vérification pré-départ, l’équipement Reference Manual –
Section 8, et du Basic
de sécurité requis à bord d’une embarcation de
Power Boating Skills de
sécurité, les caractéristiques d’une bonne Donna S.M.Neff.
embarcation de sécurité et les types de
remorquage.
• Les stagiaires devront démontrer des aptitudes à
effectuer des procédures adéquates de
démarrage, de conduite responsable d’une
embarcation de sécurité, de remorquage et
d’accostage.

Point important : Pour effectuer des sauvetages à


partir d’une embarcation, l’opérateur doit savoir comment
utiliser l’embarcation de façon sécuritaire et être capable
d’utiliser ces connaissances pour effectuer un sauvetage
sans aggraver la situation.

Module 3 – Section 2 – Compétence des opérateurs d’embarcations de sauvetage


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 2.1 Connaissances à quai
Point important : Pour effectuer des sauvetages à partir d’une embarcation, l’opérateur
doit savoir comment utiliser l’embarcation de façon sécuritaire et être capable d’utiliser ces
connaissances pour effectuer un sauvetage sans aggraver la situation.

Emplacement : Quai et classe

Principaux points d’enseignement


1. Revoir la liste de contrôle avant le départ (référence : Module 1)
a. Donner les instructions à l’équipage.
b. Obtenir un bulletin météorologique.
c. Fournir un plan de route.
d. Vérifier l’embarcation.

2. Revoir les procédures de démarrage

3. Vérifier l’équipement
a. Équipement requis par TC à bord.
b. Équipement de sécurité à bord.
c. Équipement additionnel recommandé.

4. Revoir les responsabilités du patron d’embarcation


• Sécurité de tous les occupants.
• Tout dommage causé par l’embarcation.
• Les actions des occupants de l’embarcation.

5. Qualités d’une bonne embarcation de sauvetage

6. Amarrage à un quai

Module 3 Leçon 2.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps Exercices proposés : Ressources
alloué
Partie A – Remue-méninges de groupe

1. Installer des tableaux de papier autour de la pièce Tableaux de


2 min papier,
avec les titres :
6 marqueurs de
a. Consignes à donner à l’équipage. couleurs
b. Vérifier la météo. différentes,
c. Éléments du plan de route. ruban adhésif,
d. Procédures de vérification de l’embarcation. sifflet,
e. Procédures de démarrage. chronomètre.
f. Équipement de sécurité de surplus requis.
sur une embarcation du MDN.

5 min 2. Diviser la classe en 6 groupes de 2 ou de 3 et donner


à chaque groupe un marqueur de couleur différente et
une grande feuille ou carton.

20 min 3. Assigner un groupe par tableau et donner deux


minutes aux stagiaires pour trouver le plus de points
possibles en lien avec le titre du tableau. Au son du
sifflet, ils doivent arrêter d’écrire et passer au tableau à
leur droite.

4. Lorsque la rotation est complète, relire les tableaux un


à la fois. Attirer l’attention des stagiaires sur les
corrections apportée ou les omissions relevées et les
féliciter pour les bonnes réponses.

10 min Partie B – Discussion en groupe

Discuter brièvement du rôle et des responsabilités du


patron d’une embarcation de sauvetage. Si possible,
utiliser des exemples réels.

Partie C – Dessin d’une embarcation de sauvetage


8 min
1. Diviser la classe en groupes de 2 ou 3 personnes. Feuilles de
papier et
marqueurs de
2. Distribuer des feuilles de papier et des marqueurs de couleurs.
couleurs à chaque groupe.

3. Demander à la classe de dessiner une embarcation de


sauvetage et d’inscrire les caractéristiques faisant de
leur embarcation une embarcation de sauvetage
adéquate.

Module 3 Leçon 2.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps 4. Revoir tous les dessins et les points avec la classe et Ressources
alloué ajouter des points au besoin.

Partie D – Application pratique

1. Faire la démonstration de la procédure d’amarrage


15 min Amarres de
d’une embarcation et laisser les stagiaires se
pratiquer. quai, calepin
de notes et
2. Demander aux stagiaires de marcher le long du quai crayons.
et de prendre des notes sur le plus d’embarcations
possibles en 15 minutes et de vérifier si chaque
embarcation est correctement amarrée. Les notes
doivent inclure des justifications de l’évaluation de la
qualité de l’amarrage.

3. Marcher en groupe le long du quai et relire les


conclusions des stagiaires en leur demandant de
juger de l’état de chaque embarcation (amarrage
Temps total
correct ou incorrect). Discuter des conclusions et
100 min
apporter des corrections verbales au besoin.

Évaluation des compétences


Application des Les stagiaires doivent démontrer une bonne connaissance
connaissances générale de la navigation. (Consignes à donner à l’équipage,
Vérifier la météo, Éléments du plan de route, Procédures de
vérification de l’embarcation, Procédures de démarrage,
Équipement de sécurité de surplus requis sur une embarcation
du MDN)
Les stagiaires doivent décrire les caractéristiques d’une
embarcation de « sauvetage » appropriée aux circonstances
dans lesquelles ils effectuent des sauvetages.
Les stagiaires doivent indiquer comment amarrer une
embarcation correctement.

Module 3 Leçon 2.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 2.2 Opérations pratiques

Points importants : Un bon opérateur d’embarcation doit mettre en pratique ce qu’il apprend.
La sécurité doit primer. Les opérations de sauvetage ne doivent pas aggraver la situation.

Emplacement : Sur l’eau.


Principaux points d’enseignement :
1. Connaître et comprendre les types de remorquage suivants :
a. Le long du bord.
i. Variante

b. En patte d’oie.
i. Variante

c. Par la hanche.

2. Connaître et comprendre les procédures de remorquage d’un des types d’embarcations


suivants :

a. Canot
b. Voilier

3. Connaître et comprendre les méthodes sécuritaire de manœuvrer une embarcation de


sécurité, incluant :

a. Distance d’arrêt
b. Arrivée/Départ du quai
c. Virages en huit
d. Conduite en marche arrière

Module 3 Leçon 2.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Exercices proposés : Ressources


alloué
Partie A – Exercice au quai
10 minutes
1. L’instructeur doit réviser les types de remorquage
40 minutes et les façons sécuritaires de manœuvrer les
embarcations qui seront utilisées dans cette leçon.
2. L’instructeur doit réviser la façon d’installer un
câble de remorquage.
3. Les cadets sont divisés en petits groupes et
essaient tour à tour d’installer un câble de
remorquage.

Partie B – Pratique du remorquage


Embarcations
1. Chaque équipe doit, sous supervision directe, sortir de différentes
sur l’eau et démontrer tailles pour
7 minutes être remorqués
a. Comment installer un câble de remorquage.
et embarcation
b. La manière de remorquer un voilier ou un à moteur pour
canot. remorquer
c. Comment approcher et éloigner le voilier ou
le canot d’une plage.
2. Chaque membre de l’équipe doit avoir l’opportunité
d’installer un câble de remorquage.

Partie C – Pratique relative à la distance d’arrêt


Balise et
embarcations
1. Installer une balise dans un espace libre. Faire
piloter une embarcation par les stagiaires dans
7 minutes cette direction à différentes vitesses. Ils doivent
passer à la position « neutre » lorsqu’ils jugent que
l’embarcation pourra s’arrêter à la hauteur de la
balise.

2. En revenant au point de départ, discuter avec le


stagiaire de l’évaluation du nombre de longueurs
d’embarcation nécessaires pour arrêter
l’embarcation et de l’incidence des caractéristiques
de l’embarcation (poids, type de coque, etc.) sur la
distance d’arrêt.

Partie D – Pratique des virages en huit

7 minutes Une autre marque est installée sur le plan d’eau et les
stagiaires doivent faire le tour des 2 marques en formant
un huit. Ils calculent ainsi la distance dont ils ont besoin
lorsqu’ils effectuent un virage et la vitesse à laquelle il est
sécuritaire de virer.
Module 3 Leçon 2.2
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Durée Ressources
Partie E – Pratique de la marche arrière

1. Préparer un parcours à obstacles où les stagiaires


7 minutes auront à naviguer en marche arrière.
2. Encourager les stagiaires.

Partie F – Pratique de l’arrivée au quai

1. Faire une démonstration des procédures d’arrivée Quai à


découvert ou
au quai selon l’environnement dans lequel les
flotteur et
stagiaires devront le plus souvent effectuer cette embarcation
20 minutes manœuvre.

2. Demander aux stagiaires de pratiquer l’arrivée au


quai de tous les côtés ouverts du quai.

3. Commenter chaque accostage et encourager les


TOTAL stagiaires.
130 minutes
Notes :

1. Le nombre de stagiaires pouvant sortir sur l’eau à


la fois dépend du nombre d’instructeurs
disponibles.

2. La leçon a été conçue pour un rapport de 1


instructeur pour 5 stagiaires

3. L’exercice peut être fait sous forme de stations


lorsque le nombre d’instructeurs et d’embarcations
le permettent.

4. Tout signe de manœuvre non sécuritaire de


l’embarcation de la part d’un stagiaire doit entraîner
une recommandation immédiate pour une
formation supplémentaire en conduite
d’embarcation avant de compléter le CSEL.

Module 3 Leçon 2.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Évaluation des compétences


Application des
connaissances Les stagiaires doivent faire la démonstration des méthodes de
remorquage sécuritaire.
Les stagiaires doivent réussir leur arrivée au quai 3 fois sur 5
pour au moins deux côtés d’un quai.
Les stagiaires doivent réussir à arrêter l’embarcation à la
distance appropriée (arrêt à ½ longueur d’embarcation dans
3 essais sur 5.
Les stagiaires doivent piloter une embarcation en marche
arrière dans un parcours à obstacles (doivent utiliser le
parcours prévu).

Module 3 Leçon 2.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Sauvetage en milieu
3
Notes

nautique
Les instructeurs
CSEL doivent
avoir réussi le
Objectif final : Les stagiaires doivent démontrer leur cours de Croix de
capacité à déterminer l’ordre approprié des gestes à bronze.
poser lorsque seule l’option risquée peut être tentée :
entrer dans l’eau pour effectuer un sauvetage. Même si la
présente section
traite des
sauvetages en
Leçons
milieu nautique,
Connaissance des procédures. les instructeurs
doivent mettre
Choisir un accessoire.
l’accent sur le fait
Auto-sauvetage. que les sauveteurs
se placent au plus
Scénarios concrets.
haut niveau de
risque lorsqu’ils
quittent leur
Objectifs de compétence embarcation pour
effectuer un
Les stagiaires doivent être capables de mettre en sauvetage en eaux
pratique les principales étapes du sauvetage en eaux libres.
libres.
Les stagiaires doivent montrer qu’ils sont capables
de choisir et d’utiliser correctement un accessoire.
Les stagiaires doivent être capables de mettre en
pratique les principes de l’auto-sauvetage.

Point important : Les sauveteurs ne doivent


entrer dans l’eau qu’en dernier ressort.

Module 3 – Section 3 – Sauvetage en milieu nautique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Leçon 3.1 Marche à suivre

Points importants : La sécurité est primordiale. Les sauveteurs ne doivent entrer dans l’eau
que lorsqu’ils ont épuisé toutes les autres options leur permettant de demeurer à bord de leur
embarcation.

Emplacement : Salle de classe.

Principaux points d’enseignement

1. Reconnaissance du type de victime

Les personnes en danger de noyade peuvent être classées en deux catégories : les nageurs
en détresse et les victimes en train de se noyer.

a. Caractéristiques d’un nageur en détresse (débutant, épuisé, blessé)

• Position du corps près de la verticale.


• Avance peu.
• Détresse évidente sur le visage.
• Respire, est donc en mesure d’appeler ou de faire des gestes pour avoir de l’aide.
• Si blessé, peut tenir la partie du corps qui lui fait mal.
• Fait face à un point qu’il considère « sécuritaire » (plage, embarcation, quai).

b. Victime en train de se noyer (inconsciente, ne sait pas nager)

• Probablement en position verticale dans l’eau, n’utilise pas ses jambes pour se
propulser.
• Expression de peur et de panique sur le visage.
• Peut sembler être en train de jouer dans l’eau (à cause du mouvement des bras).
• Ne peut appeler à l’aide (a besoin de tout l’air qu’elle respire pour demeurer en vie).
• Ne peut contrôler sa réaction de lutte.
• Peut ne pas tenir compte des instructions du sauveteur.
• Représente un danger pour le sauveteur, car elle s’agrippera à lui dans le but de se
sauver.
• Peut ne pas bouger du tout.
• Peut ne pas être visible (parce que submergée).

2. Méthode de l’échelle

La méthode de l’échelle indique les options qu’a le sauveteur (en ordre de niveau de risque)
pour aider une personne à l’eau. Il faut toujours choisir la méthode qui présente le moins de
danger. On monte un barreau de l’échelle (donc on augmente le risque) seulement dans les
cas suivants.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
• On possède les connaissances, le jugement, l’habileté et la condition physique pour
prendre un plus grand risque.
• L’état de la victime empire de façon significative.
• Des accessoires appropriés pour le sauvetage sont disponibles.
• Les conditions environnementales changent.

a. Sauvetage par la voix

• À partir d’un emplacement sec et sécuritaire, donner des encouragements verbaux


avec des instructions claires, simples et positives.
• En position accroupie, dire à la victime : « Regarde-moi, garde la tête en l’air, bats
des pieds, attrape le bord ».
• Le contact visuel et les encouragements peuvent entraîner des résultats immédiats
chez une victime peu éloignée sans mettre le sauveteur en danger.

b. Sauvetage avec un accessoire tendu

• Si un accessoire adéquat est à la portée du sauveteur, l’étendre vers la victime pour


la haler vers un lieu sécuritaire.
• Si la victime est assez proche, une serviette peut convenir. Pour les victimes plus
éloignées, un poteau ou une branche peut fonctionner également. On peut même
couvrir une plus grande distance en attachant une corde à un accessoire flottant.
• Les accessoires flottants sont habituellement plus adéquats parce qu’ils supportent
la victime hors de l’eau. Cela signifie que la victime n’a pas à se redresser et à tirer.
Garder son centre de gravité aussi bas que possible. Se retenir à quelque chose de
solide à l’aide de sa main libre pour éviter d’être entraîné dans l’eau.

c. Sauvetage avec un accessoire lancé

• Si la victime est à faible distance et qu’un accessoire adéquat est disponible, lancer
cet accessoire pour que la victime l’attrape pour se soutenir.
• Faire bien attention de ne pas atteindre la victime avec l’accessoire.
• Encourager verbalement la victime et la diriger vers un lieu sécuritaire.
• Se rappeler que le vent et les vagues diminuent la justesse du lancer.

d. Sauvetage à gué

• Lorsque la victime est hors de portée, marcher dans l’eau avec un accessoire
adéquat et tendre celui-ci à la victime.
• Réduire le risque au maximum en gardant ses pieds sur le fond solide en tout temps
ou en se retenant à quelque chose de solide de sa main libre.
• Si plusieurs sauveteurs sont sur place, ceux-ci peuvent former une chaîne humaine
en se tenant les poignets. Le sauveteur le plus près de la victime s’étire et
l’encourage. Un autre sauveteur dirige les autres et guide la chaîne jusqu’à la plage.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
e. Sauvetage en embarcation

• Essayer de diriger l’embarcation pour approcher la victime sous le vent. Cela réduit
les risques que l’embarcation soit poussée sur la victime et la blesse.
• Mettre en œuvre les principes de la méthode de l’échelle à partir de l’embarcation,
de la même manière qu’à terre. Commencer par parler à la victime, puis lui lancer
un accessoire. Si la victime a besoin de plus d’aide, tirer sur l’accessoire pour
ramener la victime à bord ou lui tendre une rame ou une amarre.
• Lorsque la victime tient fermement l’accessoire, retourner à quai en remorquant la
victime ou la faire monter à bord, selon ce qui est le plus approprié. La décision est
fonction de l’état et de la taille de la victime, de la stabilité de l’embarcation, de la
distance à parcourir, de la température de l’eau, des habiletés de conduite du pilote
et du nombre de sauveteurs.
• EAUX LIBRES + PETITE EMBARCATION = DANGER ACCRU.

f. Sauvetage à la nage

• Entrer dans l’eau avec un accessoire flottant et nager jusqu’à la victime.


• Minimiser le risque personnel en poussant l’accessoire vers la victime, en position
d’attente. Éviter même tout contact indirect avec la victime.
• Reculer en position d’attente, garder le contact visuel et encourager la victime
jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.

g. Sauvetage par remorquage

• Si le sauvetage à la nage a été essayé mais que la victime ne peut se rendre d’elle-
même en lieu sûr seulement en tenant un accessoire, tirer sur l’autre extrémité de
l’accessoire et « remorquer » la victime jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.

h. Sauvetage par transport

• Lorsque la victime ne peut pas se tenir à un accessoire et se faire remorquer ou


lorsqu’elle est inconsciente. Le contact direct avec les victimes ne doit avoir lieu
qu’en dernier recours, après l’essai et l’échec de toutes les autres options de
l’échelle
• Ne tenter ce type de sauvetage que si l’on a suivi la formation et que si l’on possède
la forme physique pour le faire.
• Parler à la victime tout au long du sauvetage pour la calmer et la rassurer autant que
possible. Expliquer à la victime ce qui est fait et ce qui sera fait.
• Garder le contact visuel avec la victime au moment de l’approche et bien l’observer
en tout temps.
• Autant que possible, arriver à la victime par l’arrière (plus sécuritaire). Agir
rapidement et prendre la maîtrise totale de la victime.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
3. Étapes du sauvetage dans l’eau

Ces étapes ont été développées par la Société de Sauvetage afin de servir comme outil pour
aider les sauveteurs à approcher une situation d’urgence de façon systématique et contrôlée.

a. Reconnaissance – Le sauveteur identifie une situation d’urgence basé sur le


type de victime et les conditions environnementales.

b. Détermination – Le sauveteur détermine le risque du sauvetage, les dangers


présents, le matériel de sauvetage à portée de main et décide du matériel à
utiliser et des méthodes d’approche et d’entrée dans l’eau.

c. Action – Le sauveteur met son plan en action et le met en œuvre de la manière


la plus sécuritaire et efficace afin que la victime ne soit plus en danger.

d. Suivi – Une fois la victime éloignée du danger, le sauveteur évalue l’état de la


victime et commence les premiers soins appropriés. Les Services Médicaux
d’Urgences sont appelés, si nécessaire.

e. Évaluation – Le sauveteur détermine si le sauvetage a été mis en œuvre de


manière efficace et décèle toute amélioration pouvant être mis en place, par
rapport à la méthode de sauvetage. Il détermine la cause de l’incident et met en
œuvre les mesures de prévention nécessaires.

4. Liste de vérification pour les sauveteurs

Cette liste est un outil développé par la Société Canadienne de Sauvetage pour aider les
sauveteurs à prendre des décisions appropriées lorsqu’il met son plan de sauvetage en action.

a. Accessoires – Le sauveteur doit toujours avoir un accessoire pour l’aider


lorsqu’il entre dans l’eau afin de réduire le risque. Les accessoires flottants sont
préférables, mais n’importe quel accessoire adéquat convient. Choisir des
accessoires portables de taille appropriée.

b. Entrée dans l’eau – La manière d’entrer dans l’eau change selon la


profondeur de l’eau ainsi et selon l’emplacement et l’état de la victime. Elle
change également selon la connaissance qu’a le sauveteur du fond de l’eau et
des accessoires disponibles.

c. Approche – Si la victime peut entendre le sauveteur, crier des


encouragements. Si le sauveteur doit nager, utiliser un style de nage où la tête
est relevée pour maintenir le contact visuel et verbal avec la victime.

d. Retourner, préparer, réévaluer – Lorsque le sauveteur arrive à deux ou


trois mètres de la victime, il doit se retourner et se mettre en position d’attente
(avec un pied sorti de l’eau). Pousser l’accessoire vers la victime avec le pied qui
est sorti de l’eau et parler à la victime pendant la réévaluation de la situation.
Module 3 Leçon 3.1
Certificat de sauvetage en embarcation légère

e. Parler, remorquer ou transporter – À partir de la position d’attente,


déterminer si la victime peut se mettre elle-même en sécurité en se servant de
l’accessoire flottant et avec des encouragements. Si c’est impossible, intervenir
et utiliser la méthode du remorquage ou du transport. Choisir la méthode la plus
sécuritaire selon l’état de la victime et les conditions environnementales. N’entrer
en contact avec la victime que si elle ne peut tenir l’accessoire ou si elle est
inconsciente.

f. Repêchage – Retirer les victimes de l’eau aussitôt que possible et utiliser la


méthode de repêchage comportant le moins de risque pour le sauveteur et la
victime.

g. Suivi – Une fois la victime hors de tout danger physique, il faut évaluer son
état et amorcer les procédures de suivi. Si possible, obtenir de l’aide pour
déplacer la victime vers un emplacement confortable. Appeler des secours
médicaux d’urgence si nécessaire.

5. Choix du mode d’entrée dans l’eau

Dans les circonstances suivantes, il faudra entrer dans l’eau pour effectuer un sauvetage.
• L’état de la victime empire gravement.
• La victime est trop loin pour qu’on lui lance un accessoire.
• On a essayé sans succès de lancer un accessoire à la victime.
• Aucun bateau ou canot approprié n’est disponible.

Les facteurs suivants doivent être pris en considération lorsqu’on choisit une manière d’entrer
dans l’eau.
• L’état et l’emplacement de la victime.
• Les habiletés du sauveteur.
• Les conditions de l’eau (profondeur, clarté, courant, vagues, température).
• L’état du fond.
• La nécessité de garder la victime à vue.
• Les accessoires disponibles.
• La hauteur du point de départ.

a. Types d’entrée dans l’eau

i. Entrée en glissant (fond et profondeur inconnus)

• Mettre en pratique ce type d’entrée lorsque l’eau est trop profonde pour un
sauvetage à gué et que l’on n’est pas certain des conditions de fond et de
la profondeur de l’eau.
• Se laisser glisser lentement dans l’eau, les pieds en avant, en gardant un
contact visuel/verbal avec la victime.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

ii. Saut d’arrêt (fond et profondeur connus)

• Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 1 mètre.


• Garder un contact visuel/verbal avec la victime en maintenant la tête hors
de l’eau.
• Sauter du quai en prenant un élan et en gardant la partie supérieure du
corps penchée vers l’avant et les bras étendus sur les côtés.
• Une fois dans l’eau, utiliser le battement en ciseaux et plonger les bras
devant dans l’eau pour éviter de s’enfoncer trop dans l’eau.

iii. Plongeon en surface (fond et profondeur connus)

• Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 0,5 mètre.
• Garder un contact visuel/verbal avec la victime en maintenant la tête hors
de l’eau.
• En vol, le corps est dans une position diagonale. Commencer à nager dès
que possible.

6. Techniques de repêchage d’une personne avec des embarcations à franc-bord peu


élevé

a. Repêchage à une personne

• Une fois en contrôle de la situation, passer une courte amarre sous les bras de la
victime.
• Rassurer la victime.
• Poser un genou sur le plat-bord.
• Se protéger le dos.
• Tenir l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la victime que possible.
• Faire le bouchon quelques fois, puis tirer droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime parviennent à la hauteur du plat-bord. Continuer à tirer en
reculant jusqu’à être assis dans l’embarcation.
• La victime est alors face vers le bas sur les cuisses du sauveteur, les pieds dans
l’eau.
• À l’aide d’un autre membre de l’équipage, faire pivoter la victime pour qu’elle soit sur
le bord de l’embarcation, dans le sens de la longueur.
• Avec un mouvement de soulèvement et de retournement contrôlé, placer
doucement la victime sur le pont.

b. Repêchage à deux personnes

• L’équipier avant soutient la victime et passe une courte amarre sous les bras de
celle-ci.
• L’équipier avant dirige le repêchage tout en rassurant la victime.
• Les deux équipiers doivent poser un genou sur la lisse ou sur le plat-bord.
Module 3 Leçon 3.1
Certificat de sauvetage en embarcation légère
• Les deux équipiers tiennent l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la
victime que possible.
• Après avoir compté jusqu’à 3 puis ils tirent droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime soient à la hauteur du plat-bord. Ensuite, ils continuent à tirer;
l’équipier avant maîtrise la tête de la victime et l’équipier arrière lui prend les pieds.
• Ensemble, les équipiers tournent la victime pour que sa tête soit orientée vers la
proue.
• Ils déposent ensuite doucement la victime sur le pont.

c. Trévirage/repêchage horizontal (indiqué pour les canots pneumatiques à coque


rigide)
Cette technique est utilisée pour sortir les victimes de l’eau à l’horizontale. Elle fonctionne
mieux si on est à bord d’un canot pneumatique à coque rigide, mais peut être utilisée à
bord de toute embarcation à franc-bord peu élevé.
• Faire en sorte que la victime flotte sur son dos.
• Attacher deux amarres au plat-bord : une vis-à-vis les genoux de la victime et l’autre
vis-à-vis un point médian entre son épaule et son coude. Si un choix doit être fait
relativement au deuxième point d’attache, opter pour le point plus près du coude
pour éviter que l’amarre ne glisse et entoure le cou de la victime.
• L’équipier arrière soutient la victime le long du bord pendant que l’équipier avant
passe l’amarre au point médian mentionné précédemment, ramène l’amarre du côté
extérieur.
• L’équipier avant soutient la victime pendant que l’équipier arrière passe l’amarre
sous les genoux de la victime et la ramène vers l’extérieur.
• L’équipier à la tête de la victime dirige le repêchage. Cet équipier n’est pas
nécessairement le patron d’embarcation, mais plutôt la personne la plus qualifiée en
matière de premiers soins.
• Rassurer la victime. L’équipier qui dirige le repêchage doit communiquer
continuellement avec l’autre équipier.
• Compter jusqu’à 3, puis commencer à tirer.
• La victime effectuera une rotation complète et arrivera sur le dos sur le plat-bord.
• Les équipiers affectés au repêchage doivent garder leurs genoux et la partie
inférieure de leurs jambes contre le plat-bord pour mieux immobiliser la victime.
• Descendre la victime doucement sur le pont.

d. Repêchage sous les bras

i. Victime consciente

• Maintenir la victime en position stable de façon qu’elle soit dos au sauveteur.


• Par derrière, soutenir fermement la victime sous les aisselles. Bien placer ses mains
sur le torse de la victime.
• Lever la victime à la verticale jusqu’à ce qu’elle soit au-dessus de la surface où se
tient le sauveteur. S’assurer de ne pas érafler le dos de la victime.
• Reculer doucement et descendre la victime pour qu’elle soit en position assise ou
couchée. La victime doit être assez loin du bord pour ne pas qu’elle retombe à l’eau.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
ii. Victime inconsciente – 2e sauveteur disponible – 2 options
• Option 1 : Le premier sauveteur procède de la manière décrite ci dessus. Le second
sauveteur se place devant la victime, dans l’eau. Après avoir placé la victime en
position assise, le second sauveteur tient les cuisses de la victime sur ses épaules.
À un signal donné, les deux sauveteurs lèvent la victime en même temps jusqu’à ce
que son dos soit dégagé.
• Option 2 : Les deux sauveteurs se trouvent sur la même surface et la victime est dos
à eux. Chaque sauveteur soutient une des aisselles de la victime par derrière, puis
tous deux la tirent loin du bord de la surface. Ils doivent faire attention pour ne pas
érafler le dos de la victime.

7. Petites embarcations et sauvetages

a. Canots – Un canot peut être très instable, c’est pourquoi seuls des canotiers
expérimentés doivent se servir de ce type d’embarcation pour les sauvetages. Il est
difficile de monter une victime à bord d’un canot lorsque l’eau est calme, et il est
presque impossible de le faire en eau agitée.

b. Canots pneumatiques – Les canots pneumatiques ont une stabilité variable. Ceux
qui sont munis de moteurs hors-bord se manœuvrent facilement dans diverses
conditions d’eau et de température. Ils simplifient le sauvetage pour le sauveteur et la
victime.

c. Kayaks, yoles, embarcations à pagaies - Ces types d’embarcations possèdent


habituellement une stabilité limitée. Les victimes peuvent s’y accrocher et être
remorquées jusqu’à un endroit sécuritaire; les sauveteurs peuvent les utiliser comme
accessoire flottant pour aider la victime dans l’eau.

d. Embarcations à moteur – Les petits moteurs hors-bord offrent une puissance


adéquate et sont suffisamment maniables pour rendre une petite embarcation utile
pour un sauvetage. Il faut cependant arrêter le moteur à l’approche de la victime pour
éviter de la blesser.

e. Chaloupes – Faciles à manœuvrer et très stables, les chaloupes munies d’un


arrière carré sont les embarcations plus adéquates pour les sauvetages parce qu’il est
facile d’aider une personne consciente à monter à bord.

f. Voiliers – Manœuvrer un voilier pour effectuer un sauvetage requiert de


l’expérience et de l’habileté. Habituellement, la poupe est l’emplacement idéal pour
remonter une victime.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Exercices proposés Ressources


alloué
Exercice A – Jeu de rôles Cartes en-tête
1 min 1. Expliquer l’exercice et afficher les cartes en-tête
« Nageur en détresse » et « Victime en train de se
noyer » sur le tableau.
Cartes de jeu
2. Distribuer des cartes avec la description d’une de rôles
victime type (débutante, épuisée, blessée, ne sait
15 min pas nager) aux meilleurs stagiaires. Demander aux
stagiaires de mimer, à tour de rôle, la description
de leur carte. Les stagiaires n’ayant pas de mime à
faire doivent tenter de deviner de quel type de
victime il s’agit.
9 min 3. Après le mime, demander au stagiaire de lire à la
classe la description figurant sur sa carte. Les
stagiaires déterminent ensuite la catégorie à
laquelle appartient ce type de victime (baigneur en
détresse ou victime en train de se noyer). Placer la
carte descriptive sous la carte en-tête appropriée.
Exercice A
TOTAL : RÉPONSES : Nageurs en détresse (débutants, épuisés,
25 min blessés) ou victimes en train de se noyer (inconscientes,
ne sait pas nager) que l’instructeur a affiché sur le
tableau.

Exercice B – Jeu
1 min 1. Expliquer l’exercice et distribuer à quelques Cartes de
stagiaires des cartes où est écrit le nom ou la termes et de
description d’un barreau de l’échelle. description des
barreaux de
2. Demander aux stagiaires de réunir la description et l’échelle
le nom et de se mettre en ligne (un en face de
7 min l’autre) dans l’ordre des barreaux de l’échelle. Les
stagiaires doivent agir en silence, sans montrer
leur carte aux autres.

Note : Les stagiaires doivent trouver non seulement leur


partenaire, mais aussi leur place dans la séquence de
l’échelle.
2 min
3. Une fois l’échelle formée, les stagiaires doivent lire
Exercice B leurs cartes à la classe en ordre ascendant.
TOTAL : L’instructeur les déplace au besoin.
10 min

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps Exercice C – Récit de la liste des sauveteurs Ressources
alloué 1. Expliquer l’exercice. Distribuer à toute la classe des
cartes où est écrit un terme ou une description Cartes avec
1 min provenant de la liste des sauveteurs. termes de la
liste des
2. L’instructeur fait la narration du « Récit de la liste des sauveteurs
sauveteurs ». À mesure que l’histoire avance, les
20 min stagiaires doivent se lever lorsque le récit annonce
que la partie écrite sur leur carte approche (deux à Carte avec
quatre stagiaires peuvent se lever en même temps). description
d’un terme de
Nota : L’instructeur doit faire une pause aux endroits où les la liste des
stagiaires devraient se lever s’ils ne sont pas déjà debout. sauveteurs
3. L’instructeur vérifie si les stagiaires se sont levés aux Récit de la
bons endroits en leur demandant de lire leur carte à la liste des
Ajouter 10 classe (terme et description). sauveteurs
minutes pour
la variante. Variante : Distribuer les cartes de termes et de descriptions de
la liste des sauveteurs. Demander aux stagiaires de former la
paire appropriée (terme et description). Faire asseoir les
Exercice C
stagiaires ensemble et passer à l’étape 2.
TOTAL :
21 min Exercice D – Remue-méninges et démonstration
1. La classe doit faire un remue-méninges sur les points
suivants.
a. Quelles sont les choses à prendre en
considération au moment de choisir un mode
5 min d’entrée dans l’eau?
b. Pour quelles raisons pourrions nous entrer dans
l’eau? Démonstration
sur l’eau
Nota : L’instructeur doit mettre l’accent sur le fait que les
stagiaires ne doivent entrer dans l’eau que si toutes les autres
options de sauvetage sont épuisées (approche de l’échelle).

2. L’instructeur doit expliquer les techniques de


10 min
repêchage à partir de différentes embarcations à l’aide Types de
des diapositives. repêchages

3. L’instructeur fait la démonstration des types d’entrées Diapositives


20 min dans l’eau et des repêchages en expliquant les
avantages et inconvénients de chacun.
Exercice D
TOTAL : Nota : Tout au long de la leçon, l’instructeur a pris soin
25 min d’insister sur l’importance d’utiliser la méthode de l’échelle
pour déterminer la façon la plus sûre d’aider une victime à
se mettre en sécurité. L’instructeur doit enseigner aux
stagiaires que le fait de rester à bord de l’embarcation
représente la meilleure chance de sauvetage réussi et de
survie à long terme pour le sauveteur et la victime.
Module 3 Leçon 3.1
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Points d’intérêts : Il ne faut oublier que les sauvetages en eaux libres où le sauveteur entre
dans l’eau pour en retirer une victime sont dangereux. À la Garde côtière canadienne, seuls
les nageurs-sauveteurs sont autorisés à entrer dans l’eau pendant un sauvetage en eaux
libres parce qu’ils sont très bien formés. Tout l’équipage sait que les nageurs-sauveteurs
mettent leur propre vie en danger chaque fois qu’ils entrent dans l’eau. C’est pourquoi, autant
que possible, tous les sauvetages sont effectués à partir d’une embarcation. Les gros bateaux,
comme le Vector (mentionné dans le « Récit de la liste des sauveteurs), sont munis de canots
pneumatiques à coque rigide qui sont envoyés pour remonter une personne de l’eau.

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires sont capables de déterminer correctement le
connaissances
type et la classe de victime.
Les stagiaires placent toutes les méthodes de sauvetage en
ordre croissant de niveau de risque (méthode de l’échelle).
Les stagiaires démontrent leur compréhension des étapes
de la liste des sauveteurs en en définissant chaque étape.
Les stagiaires décrivent les modes d’entrée dans l’eau et de
repêchage appropriés.
Les stagiaires sont capables d’expliquer les risques
associés à l’entrée dans l’eau.

Module 3 Leçon 3.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Position du corps près de la


verticale.
DÉBUTANT Avance peu.
Détresse évidente sur le
(capacité à nager limitée)
visage.
Appel à l’aide ou mouvements
possibles.
Fait face à un point considéré
« sécuritaire » (plage,
embarcation, quai).

Position du corps près de la


verticale.
Avance peu.
ÉPUISÉ Détresse évidente sur le
visage.
Appel à l’aide ou mouvements
possibles.
Fait face à un point considéré
« sécuritaire » (plage,
embarcation, quai).

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de jeu de rôle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Position du corps près de la


verticale.
Avance peu.
Détresse évidente sur le
BLESSÉ visage.
Appel à l’aide ou mouvements
possibles.
Fait face à un point considéré
« sécuritaire » (plage,
embarcation, quai).

Position verticale ou corps


submergé.
INCONSCIENT Immobile.
Ne tient pas compte des
instructions.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de jeu de rôle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Probablement en position
verticale dans l’eau.
N’utilise par les jambes pour se
propulser.
NE SAIT PAS Expression de peur et de
panique sur le visage.
NAGER Ne peut appeler à l’aide.
Ne peut arrêter de se débattre.
Peut ne pas tenir compte des
instructions.
Représente un danger pour le
sauveteur à cause de l’emprise
due à la panique.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de jeu de rôle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Jeux de rôle – Victimes

VICTIME #1
Vous nagez dans une baie et avez sous-estimé la distance pour vous rendre à la
plage. Vous commencez à avoir peur de ne pas réussir à vous rendre au bord.
Vous essayez de continuer à nager mais ne réussissez pas à garder une bonne
position de nage. Votre corps est presque vertical dans l’eau et vous ne
progressez pas vraiment. Vous avez besoin de toute votre concentration pour
réussir à bouger votre corps alors vous ne pensez pas à appeler à l’aide.

Réponse : Vous êtes un nageur débutant

VICTIME #2
Vous plongez à partir d’une plate-forme dans l’eau, à une bonne distance de la
plage. Vous glissez sur la plate-forme mouillée et vous blessez au bras en
tombant sur un clou rouillé qui sortait de la plate-forme. Une fois dans l’eau, vous
réalisez que votre bras saigne abondamment. Vous tenez votre bras pour le
protéger. Vous n’êtes pas un très bon nageur et vous n’avancez pas très
rapidement en essayant de vous rendre à la plage en n’utilisant que vos pieds.
Vous sentez que vous vous fatiguez rapidement et vous essayez donc d’attirer
l’attention d’un groupe de personnes sur la plage.

Réponse : Vous êtes un nageur blessé

VICTIME #3
Vous faites de la voile en Laser quand un coup de vent innatendu vous frappe.
Vous perdez le contrôle de votre voilier, recevez le bôme sur la tête et tombez
inconscient. Suite à la perte de contrôle, votre bateau dessale et vous tombez
dans l’eau.

Réponse : Vous êtes un nageur inconscient

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de jeu de rôle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
VICTIME #4
L’eau du lac est calme et la température clémente; vous décidez donc d’aller
vous promener seul en canot. Vous ne savez pas nager, et décidez de mettre
votre VFI, même si vous avez l’intention de n’être parti que pour quelques
minutes. Sur le chemin du retour, vous decidez de vous rafraîchir dans l’eau près
de la berge. Vous enlevez votre VFI, pensant que vous pouvez toucher le fond
du lac avec vos pieds. Lorsque vous sautez à l’eau, vous réalisez que vous ne
pouvez pas toucher le fond. Vous paniquez. Votre corps est vertical dans l’eau et
vos bras et jambes se débattent. Une personne sur la plage essaie de vous aider
en vous donnant des indications, mais la seule chose à laquelle vous pouvez
penser est d’essayer de trouver de l’air.

Réponse : Vous ne savez pas nager

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de jeu de rôle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Étape Étape
MNATOEDTINERI VLUTEAINOA

Étape Étape
AGNEDRS ORSEIASCCES

Étape Étape
TEÉENR NSDA L’AUE RPAPCOHE

Étape Étape
TRNROEUER, RPAPERER, LPRARE, MRUQREERO OU
VÉRÉAEULR RNPSROTAERT

Étape Étape
ÊAGCEHERP IVISU

Avant d’amorcer une des


étapes suivantes, les candidats
DÉTERMINATION doivent déterminer s’il s’agit
bel et bien d’une urgence.

Le type d’urgence et les gestes


posés par le sauveteur seront
fonction du niveau de risque en
cause, de l’état de la victime et
ÉVALUATION des conditions
environnementales dans
lesquelles le sauvetage doit
avoir lieu.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de la liste des sauveteurs no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Avant de faire quoi que ce soit,


il faut composer avec les
éléments pouvant être
dangereux pour le sauveteur
DANGERS ou pour la victime. Il faudra
éliminer ces dangers ou en
éloigner la victime.

Le sauveteur doit toujours


avoir un accessoire pour l’aider
lorsqu’il entre dans l’eau afin
de réduire le risque. Les
ACCESSOIRES accessoires flottants sont
préférables, mais n’importe
quel accessoire adéquat
convient. Choisir des
accessoires portables de taille
appropriée.

La manière d’entrer dans l’eau


change selon la profondeur de
l’eau et selon l’emplacement et
l’état de la victime. Elle change
ENTRÉE DANS L’EAU également selon la
connaissance qu’a le sauveteur
du fond de l’eau et des
accessoires disponibles.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de la liste des sauveteurs no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Si la victime peut entendre le


sauveteur, crier des
encouragements. Si le
sauveteur doit nager, utiliser
APPROCHE un style de nage où la tête est
re levée pour maintenir le
contact visuel et verbal avec la
victime.

Lorsque le sauveteur arrive à


deux ou trois mètres de la
victime, il doit se retourner et
se mettre en position d’attente
RETOURNER, (avec un pied sorti de l’eau).
PRÉPARER, Pousser l’accessoire vers la
victime avec le pied qui est
RÉÉVALUER
sorti de l’eau et parler à la
victime pendant la réévaluation
de la situation.

À partir de la position d’attente,


déterminer si la victime peut se
mettre elle-même en sécurité
en se servant de l’objet flottant
PARLER, REMORQUER et avec des encouragements.
OU TRANSPORTER Si c’est impossible, intervenir
et utiliser la méthode du
remorquage ou du transport.
Choisir la méthode la plus
sécuritaire selon l’état de la
victime et les conditions
environnementales. N’entrer en
contact avec la victime que si
elle ne peut tenir l’accessoire
ou si elle est inconsciente.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de la liste des sauveteurs no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Retirer les victimes de l’eau


aussitôt que possible et utiliser
la méthode de repêchage
REPÊCHAGE comportant le moins de risque
pour le sauveteur et la victime.

Une fois la victime hors de tout


danger physique, il faut évaluer
son état et amorcer les
procédures de suivi. Si
SUIVI possible, obtenir de l’aide pour
déplacer la victime vers un
emplacement confortable.
Appeler des secours médicaux
d’urgence si nécessaire.

Note à l’instructeur :
Les mots mélangés sont de gauche à droite, dans le même ordre que les cartes en bas.

Module 3 Leçon 3.1 Cartes de la liste des sauveteurs no 1


Repêchage à une
personne

Diap. 3.3.1 no 1
Repêchage à deux personnes
sur embarcation à franc-bord
peu élevé

Diap. 3.3.1 no 2
Trévirage/repêchage
horizontal 1

Diap. 3.3.1 no3


Trévirage/repêchage
horizontal 2

Diap. 3.3.1 no3


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 3.2 Choix d’un accessoire
Point important : Toujours utiliser un accessoire, éviter tout contact direct avec la victime.

Emplacement : Quai.
Principaux points d’enseignement
1. Types d’accessoires courants
• VFI
• Embarcation
• Bouée de sauvetage
• Lance-amarre
• Crochet de sauvetage

2. Choix d’un accessoire


• Disponibilité – L’accessoire doit être disponible immédiatement.
• Flottabilité – Les objets flottants soutiennent les victimes hors de l’eau et permettent au
sauveteur de se reposer au besoin.
• Maniabilité – L’accessoire doit être facile à manipuler à terre et dans l’eau et ne doit pas
nuire, ou très peu, lorsque vient le temps d’approcher la victime.
• Solidité – L’accessoire doit être assez solide pour l’utilisation prévue.
• Forme physique et force du sauveteur – Le sauveteur doit s’assurer qu’il peut
transporter et utiliser l’accessoire efficacement.

3. Utilisation d’un accessoire lancé


S’assurer que L’extrémité de la corde est attachée ou est sous le pied du sauveteur
avant de lancer l’accessoire.
Lover correctement : 1/3 des tours dans la main qui lance (diapositive requise).
Viser de façon que l’accessoire arrive devant la victime.
Lancer plus loin (à certaine distance derrière la victime) plutôt que près (trop loin devant
la victime).
Éviter de heurter la victime avec l’accessoire.
Garder son centre de gravité le plus bas possible en ramenant la victime.

Module 3 Leçon 3.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps Exercices proposés Ressources
alloué
Exercice A – Jeu Au moins
1. Diviser la classe en deux équipes, donner à chaque 5 paires de
15 min équipe un lot d’accessoires potentiels (deux lots différents types
identiques) et fournir aux équipes les paramètres d’accessoires.
d’une situation de sauvetage (utiliser les cartes de
scénario). Demander aux équipes de mettre les
accessoires en ordre du plus adéquat au moins
adéquat pour la situation de sauvetage donnée. Cartes de
Demander aux stagiaires d’échanger sur leurs choix. scénario

Continuité : Répéter le jeu précédent en distribuant


différentes cartes de scénario.
Diapositive no
Exercice B – Démonstration 1
1. Diviser la classe en groupes de deux et donner à
30 min chaque groupe un type d’accessoire différent.
Demander aux stagiaires de montrer comment
l’accessoire peut être utilisé correctement. Une
personne joue la victime et l’autre, le sauveteur.
L’instructeur doit expliquer l’usage approprié de Accessoires
l’accessoire après chaque sauvetage.

Continuité : Demander au sauveteur de déterminer de


quel type d’accessoire il s’agit (flottant, non flottant).

Exercice C – Lancer sur la cible


1. Installer au préalable deux bouées. Demander aux
stagiaires de former des groupes de quatre. Donner
un lot d’accessoires à lancer à chaque groupe. Les
stagiaires doivent montrer leur capacité d’atteindre
25 min une cible avec chaque accessoire.
Accessoires
Nota lancés
L’utilisation de situations réelles est toujours plus
efficace pour décrire un scénario de sauvetage. La
Société de sauvetage a publié un document rempli de
récits véridiques et captivants de sauvetages réussis et
Temps total échoués (Real-Life Rescues – Taken from Honour &
70 min Rescue Citations 1997-2001).

Module 3 Leçon 3.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Évaluation des compétences


Application des
connaissances Les stagiaires doivent être en mesure de choisir le bon
accessoire. Ils doivent opter pour l’accessoire le plus
adéquat dans 4 scénarios sur 5.
Les stagiaires doivent faire la démonstration de l’utilisation
de trois différents types d’accessoires.
Les candidats doivent faire la démonstration de l’utilisation
de deux accessoires lancés. L’accessoire doit arriver à
moins de 2 pieds de la victime 4 fois sur 5.

Module 3 Leçon 3.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Cartes de scénarios de sauvetage


Scénario no 1
Le 24 avril 1998, Sophie Tremblay (5 ans) et son frère Jérémie (3 ans) jouent à la balle
dans la cour arrière lorsque la balle tombe dans la piscine hors-terre. Jérémie monte
l’escalier qui mène à la piscine et essaie d’atteindre la balle à partir de la terrasse. Il se
penche un peu trop en avant et tombe à l’eau. En entendant le bruit de la chute de son
frère dans l’eau, Sophie se rend compte qu’il a un problème. Elle court à la piscine et se
penche sur la terrasse et tente de l’atteindre, mais Jérémie ne peut s’aider parce qu’il ne
sait pas nager.

Classer les options qui s’offrent à Sophie pour aider Jérémie.

Scénario no 2
Par une journée de juillet, en raison du vent extrêmement fort, Philippe Ledoux décide
d’aller au bord de l’eau pour voir le bateau d’un campeur. En atteignant le bateau, il se
rend compte que le vent a réussi à dégager une ancre de 200 kilogrammes et à déplacer le
bateau vers le large. Il aperçoit alors une petite embarcation d’aluminium au milieu du
lac. Deux personnes semblent en difficulté à bord et l’embarcation a l’air de prendre
l’eau. Philippe se dépêche d’installer un moteur sur sa propre embarcation de trois mètres
et se dirige vers les deux hommes pour les aider. Rendu à leur hauteur, Philippe voit
qu’ils paniquent parce que l’embarcation a chaviré et que l’homme le plus âgé se tient à
l’embarcation, mais ne porte pas de gilet de sauvetage. L’homme semble souffrir
d’hypothermie légère. Il est impossible pour Philippe de repêcher l’homme à bord de son
embarcation parce que celui-ci monte et descend dans l’eau et Philippe ne peut lui faire
enfiler un gilet de sauvetage parce qu’il se débat.

Classer les options qui s’offrent à Philippe pour aider le vieil homme.

Scénario no 3
Par un soir froid et gris, Samuel s’attable pour souper au quai de la Garde côtière à
Ganges Harbour, lorsqu’il voit Julie Sauvé naviguer à bord d’un trimaran, apparemment
pour aller nourrir deux chats. Samuel regarde ailleurs un moment, puis porte à nouveau
son regard vers l’eau et remarque que Julie n’est plus là, mais que son embarcation a
chaviré. Samuel attend environ trente secondes que la femme réapparaisse, mais elle ne
revient pas. Julie est prisonnière sous l’embarcation.

Classer les options qui s’offrent à Samuel pour aider Julie.

Module 3, Leçon 3.2 – Cartes de scénarios de sauvetage


Lancer un lance-amarre

Lancer un lance-amarre

Diap. 3.3.2 no 1
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 3.3 Débrouillardise
Points importants : Rester près de l’embarcation; un nageur seul ne survit pas aussi
longtemps ou n’est pas aussi facile à trouver qu’un nageur agrippé à une embarcation à flot.

Emplacement : Dans l’eau.

Principaux points d’enseignement

1. Auto-sauvetage
L’auto-sauvetage est la technique qui permet au sauveteur de s’éloigner du danger.

2. VFI ou gilet de sauvetage?

3. Position fœtale
Position diminuant la perte de chaleur.
• La position fœtale double la durée de survie lorsque adoptée correctement.
• La position fœtale requiert le port d’un VFI ou d’un gilet de sauvetage si l’on veut
demeurer stable et est utile lorsqu’on doit rester dans l'eau longtemps.

Raisons pour lesquelles la position fœtale diminue la perte de chaleur


• La tête est hors de l’eau.
• Les gros vaisseaux sanguins sont protégés de l’exposition à l’eau froide (par la
position groupée).

4. Position caucus
La position caucus est utilisée lorsque deux personnes ou plus sont dans l’eau.

Comment former la position caucus


a. Se faire face mutuellement et enlacer les bras dans le dos du voisin.

b. Les enfants et ceux en danger de perte de chaleur doivent être placés au milieu du
cercle, où la température est plus élevée et où ils seront protégés des vagues.

c. Former un caucus de façon que les côtés des poitrines soient près les uns des
autres.

5. Nage debout
La nage debout est utilisée lorsqu’on ne porte pas de vêtement de flottaison.

Module 3 Leçon 3.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Trois types de battements peuvent être utilisés en nage debout :


a. coup de pied fouetté modifié;
b. coup de pied rotatif alternatif;
c. battement en ciseaux.

6. Retrait des chaussures et des vêtements


• Ne jamais enlever ses vêtements et ses chaussures lorsqu’on porte un VFI ou un
gilet de sauvetage offrant suffisamment de soutien.
• Retirer le moins de vêtements possible pour retenir la chaleur du corps qui sera
retenue par les couches d’eau entre les vêtements.
• Retirer les chaussures ou les bottes en premier en plus de tout vêtement pouvant
nuire à la flottabilité. Dans l'eau froide, ne retirer que les vêtements qui menacent la
survie.
• Retirer les vêtements un à un pour éviter les risques de couler en enlevant un
vêtement pesant.
• Certains vêtements peuvent être gonflés pour servir d’accessoire d’auto-sauvetage.

7. Enfilement d’un VFI dans l’eau

8. Signaux de détresse
• Agiter les mains en faisant des mouvements exagérés.
• Envoyer des signaux répétitifs avec un sifflet.

Module 3 Leçon 3.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Ressources
Temps Exercices proposés
alloué
Partie A – Jeu
1. L’instructeur doit faire la démonstration de la position Diapositive
fœtale, de la position caucus et de la nage debout et no 2.3
10 min expliquer les avantages et les utilisations de chacune.
2. Demander aux stagiaires d’entrer dans l’eau.
L’instructeur dit « fœtale », « caucus » ou « nage
debout ». Les stagiaires doivent adopter la position
indiquée. S’il s’agit de la position caucus, la position
doit être adoptée par le groupe entier ou par des
groupes d’au moins trois stagiaires.

Partie B – Discussion sur le VFI


25 min 1. Demander à 5 volontaires de venir à l’avant. 5 différents
types de
Demander aux volontaires d’enfiler un VFI ou un gilet dispositifs de
de sauvetage distribué par l’instructeur (ne pas leur flottaison (VFI
dire quels sont les VFI et les gilets de sauvetage). et gilets de
2. Demander à la classe de sortir le plus de différences sauvetage)
possibles entre les deux dispositifs de flottaison.
3. Demander à la classe de répondre aux questions
suivantes pour chaque VFI ou gilet de sauvetage.
a. Est-ce un VFI ou un gilet de sauvetage?
b. Est-ce que ce dispositif de flottaison est
approuvé au Canada? Diapositive
no 1
c. Est-ce que ce dispositif de flottaison gardera
cette personne à flot?

Note
Certains dispositifs de flottaison devraient être désuets,
peut-être même usés ou fortement délavés; un autre
devrait être celui d’un enfant ou très petit; un autre devrait
être très grand. Distribuer les dispositifs pour qu’ils ne
VFI du
20 min conviennent pas au stagiaire qui le porte.
stagiaire
Partie C – Démonstration par les stagiaires
1. Diviser la classe en petits groupes (maximum de
3 stagiaires) et demander aux stagiaires de sauter à
l’eau habillés et sans dispositif de flottaison. Donner
comme consigne d’enlever tout vêtement qui les
empêche de demeurer à flot. Laisser les stagiaires
nager debout pendant 3 minutes.
2. Lancer un VFI aux stagiaires en leur demandant de
l’enfiler correctement et d’attacher tout ce qui doit
l’être.
3. Demander aux stagiaires d’appeler à l’aide en
employant la méthode adéquate.

Module 3 Leçon 3.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Temps Ressources
alloué Nota
L’instructeur doit s’assurer que tous les stagiaires savent
nager avant de débuter l’activité. L’instructeur DOIT
surveiller attentivement les stagiaires pendant qu’ils
nagent debout.

Temps
total: Nota
55 minutes On ne sait jamais quand les habiletés d’auto-sauvetage
seront nécessaires. Souvent la personne qui les met en
pratique n’a même jamais eu l’intention d’aller à l’eau.

Points d’intérêt
Scénarios concrets : Mat Firman, White Rock, C.-B.
Médaille d’argent de distinction

Dans l’après-midi du 5 juin 1993, M. Ozzie Strauss,


propriétaire du voilier Spray, qui marchait sur le quai de la
marina de Crescent Beach, glisse et tombe entre son
bateau et le quai. Il y a un important courant et l’eau est
très boueuse. Les appels à l’aide de son équipage
alertent les passants. Un des passants, Matt Firman,
plonge dans l’eau. À première vue, les seuls signes de la
présence d’Ozzie sont son chapeau et une de ses
chaussures. Matt continue sa recherche dans l’eau. Ozzie
a en fait été poussé sous le quai par le courant et a été
repéré près d’un autre bateau, puis repêché. Matt prend
les opérations en main. Il place la victime sur le dos,
commence la RCR et administre les premiers soins.
Ozzie souffre d’une blessure profonde et saigne d’une
oreille. Matt continue pendant au moins cinq minutes
avant que la victime finisse par réagir. Les pompiers
arrivent peu après et donnent de l’oxygène à Ozzie. Ils
emmènent Ozzie à l’hôpital où il demeure presque une
semaine. L’empressement de Matt Firman à réagir pour
aider illustre bien la devise de la Société de sauvetage :
« Lorsque quelqu’un se trouve en danger, reconnaissez
en lui un de vos semblables. »

Module 3 Leçon 3.3


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires doivent faire la démonstration de la position
connaissances
fœtale et de la position caucus.
Les stagiaires doivent nager debout pendant 3 minutes sans
l’aide d’un dispositif de flottaison.
Les stagiaires doivent reconnaître et expliquer les différences
entre un VFI et un gilet de sauvetage. Au moins quatre
différences doivent être mentionnées.
Les stagiaires doivent démontrer leur habileté à enlever un
manteau, des pantalons et des chaussures ou des bottes sans
le support d’un accessoire.
Les stagiaires doivent démontrer leur habileté à enfiler un VFI et
à attacher tout ce qui doit l’être lorsqu’ils sont dans l’eau.
Les stagiaires doivent faire la démonstration d’au moins un
appel à l’aide verbal et d’un appel non verbal.

Module 3 Leçon 3.3


VFI ou gilet de sauvetage?
Gilet de sauvetage
• Plus susceptible de maintenir le visage de
l’utilisateur vers le haut .
• Tendance à être encombrant dans le région du
cou.
• Davantage de matériel flottant devant le gilet.
• Flottaison minimale de 22 livres.

VFI
•Moins susceptible de maintenir le visage de l’utilisateur
vers le haut.
•Niveau de confort supérieur pour l’utilisateur.
•Veste à fermeture éclair avec flottaison répartie
également.
•Flottaison minimale de 15,5 livres.
•Grand choix de couleurs et de styles.
•Rétention de la chaleur augmentée par les matériaux
Diap. 3.3.3 no 1 placés dans le dos et sur les côtés.
Position fœtale et perte de chaleur

Zones où la perte de
chaleur est la plus
importante
Diap. 3.3.3 no 2
CAUCUS

Diap. 3.3.3 no 3
Certificat de sauvetage en embarcation légère
À partir d’un emplacement sec et
sécuritaire, donner des encouragements
verbaux avec des instructions claires,
simples et positives.

En position accroupie, dire à la victime :


SAUVETAGE PAR LA « Regarde-moi, garde la tête en l’air, bats
VOIX des pieds, attrape le bord ».

Le contact visuel et les encouragements


peuvent entraîner des résultats immédiats
chez une victime à courte distance, sans
mettre le sauveteur en danger.

Si la victime est à une courte distance et


qu’un accessoire adéquat est disponible,
lancer cet accessoire pour que la victime
l’attrape.

Faire bien attention de ne pas atteindre la


SAUVETAGE AVEC UN victime avec l’accessoire.
ACCESSOIRE LANCÉ
Encourager verbalement la victime et la
diriger vers un lieu sécuritaire.

Se rappeler que le vent et les vagues


diminuent la justesse du lancer.

Si un accessoire adéquat est à la portée


du sauveteur, l’étendre vers la victime
pour la haler vers un lieu sécuritaire.
Si la victime est assez proche, une
serviette peut convenir. Pour les victimes
plus éloignées, une perche ou une
SAUVETAGE AVEC UN branche peut faire l'affaire. On peut même
ACCESSOIRE TENDU couvrir une plus grande distance en
attachant une corde à un accessoire
flottant.
Les accessoires flottants sont
habituellement plus indiqués parce qu’ils
supportent les victimes hors de l’eau.
Cela signifie que la victime n’a pas à se
relever et à tirer. Garder son centre de
gravité aussi bas que possible. Se retenir
à quelque chose de solide à l’aide de sa
main libre pour éviter d’être entraîné dans
l’eau.

Module 3 Leçon 3.3 Cartes de la méthode de l’échelle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Lorsque la victime ne peut être atteinte,


marcher dans l'eau avec un accessoire
adéquat et tendre celui-ci la victime.
Réduire le risque au maximum en gardant
ses pieds sur le fond solide en tout temps
ou en se retenant à quelque chose de
SAUVETAGE À GUÉ solide de sa main libre.
Si plusieurs sauveteurs sont sur place,
ceux-ci peuvent former une chaîne
humaine en se tenant les poignets. Le
sauveteur le plus près de la victime s’étire
et l’encourage. Un autre sauveteur dirige
les autres et guide la chaîne jusqu’à la
plage.

Essayer de diriger l’embarcation pour approcher la


victime sous le vent. Cela réduit les risques que
l’embarcation soit poussée sur la victime et la
blesse.
Mettre en œuvre les principes de la méthode de
l’échelle à partir de l’embarcation, de la même
SAUVETAGE EN manière qu'à terre. Commencer par parler à la
EMBARCATION victime, puis lui lancer un accessoire. Si la victime
a besoin de plus d’aide, tirer sur l’accessoire pour
ramener la victime à bord ou lui tendre une rame
ou une amarre.
Lorsque la victime tient fermement l’accessoire,
retourner à quai en remorquant la victime ou la
faire monter à bord, selon ce qui est le plus
approprié. La décision est fonction de l’état et de la
taille de la victime, de la stabilité de l’embarcation,
de la distance à parcourir, de la température de
l’eau, des habiletés de conduite du pilote et du
nombre de sauveteurs.
EAUX LIBRES + PETITE EMBARCATION =
DANGER ACCRU.

Module 3 Leçon 3.3 Cartes de la méthode de l’échelle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Entrer dans l’eau avec un accessoire
flottant et nager jusqu’à la victime.

Minimiser le risque personnel en


poussant l’accessoire vers la victime, en
position d’attente. Éviter même tout
SAUVETAGE À LA NAGE contact indirect avec la victime.

Reculer en position d’attente, garder le


contact visuel et encourager la victime
jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.

Si le sauvetage à la nage a été essayé,


mais que la victime ne peut se rendre en
lieu sûr en tenant un accessoire, tirer sur
l’autre extrémité de l’accessoire et
SAUVETAGE PAR remorquer la victime jusqu’à ce qu’elle
REMORQUAGE soit en sécurité.

Module 3 Leçon 3.3 Cartes de la méthode de l’échelle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Peu importe le niveau d’expérience du
sauveteur, le contact direct avec les
victimes ne doit avoir lieu qu’en dernier
recours, après l’essai et l’échec de toutes
les autres options de l’échelle.
Ne tenter ce type de sauvetage que si on
SAUVETAGE PAR a suivi la formation et possède la forme
TRANSPORT physique pour le faire.
Parler à la victime tout au long du
sauvetage pour la calmer et la rassurer
autant que possible. Expliquer à la
victime ce qui est fait et ce qui sera fait.
Garder le contact visuel avec la victime
au moment de l’approche et bien
l’observer en tout temps.
Autant que possible, approcher la
victime par l’arrière (plus
sécuritaire). Agir rapidement et
prendre la maîtrise totale de la
victime.

Module 3 Leçon 3.3 Cartes de la méthode de l’échelle no 1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 3.4 Scénarios concrets : Personne par-dessus bord/
repêchage

Points importants : La sécurité est primordiale. Les sauveteurs ne doivent aller dans
l’eau qu’en dernier recours. Les manœuvres en embarcations motorisées doivent être faites
de façon sécuritaire et responsable.

Emplacement : Sur l’eau.


Principaux points d’enseignement
Personne par-dessus bord
1. Prévention
a) Demander à l’équipage et aux passagers de garder le centre de gravité le plus bas
possible et de se tenir à l’embarcation.
b) Ne pas se lever ou s’asseoir sur les côtés ou à l’étrave.
c) L’opérateur doit informer les occupants de tout changement dans les mouvements de
l’embarcation.
d) Revoir régulièrement la marche à suivre si une personne passe par-dessus bord. Tout
le monde à bord devrait connaître cette procédure et être prêt à réagir rapidement.

2. Marche à suivre si une personne passe par-dessus bord


a) Donner l’alarme et demander à un membre de l’équipage de garder un contact visuel
avec la victime.
b) Lancer un accessoire flottant pour aider la victime et pour signaler son emplacement.
c) Si d’autres embarcations se trouvent à proximité, leur faire savoir qu’il y a une personne
à l’eau pour qu’ils puissent l’éviter et prêter main forte.
d) Communiquer efficacement avec les membres de l’équipage et la victime.
e) Tourner dans le même sens que la victime pour éviter que le moteur ne la blesse. Par
exemple, tourner à bâbord si la victime est tombée de ce côté.
f) Approcher de la victime sous le vent.
g) Pour une gouverne efficace, l’étrave de l’embarcation doit être orientée dans le vent.
Une approche avec l’étrave dans le vent permet à l’embarcation de s’éloigner de la
victime pendant le sauvetage plutôt que de dériver vers elle et de la heurter.
h) Approcher de la victime du côté sous le vent en utilisant la commande des gaz pour
garder la position. La victime doit être repêchée du côté au vent de l’embarcation.
Lorsqu’un membre de l’équipage entre en contact avec la victime, il crie « OK! » ou
quelque chose du genre pour signaler le contact à l’opérateur.
i) Utiliser un accessoire pour entrer en contact.
j) Faire des mouvements lents et contrôlés pour éviter d’avoir à recommencer l’opération.
k) Arrêter le moteur lorsque personne n’est à la barre.
l) Repêcher la victime avec précaution; il peut être nécessaire de procéder à un
repêchage horizontal (penser à l’hypothermie et aux blessures).
m) Un dispositif d’aide à l’embarquement peut être nécessaire si le franc-bord est plus
élevé que 0,5 mètre.

Module 3 Leçon 3.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère
3. Perte d’un membre de l’équipage
a) Appeler à l’aide si le contact avec la personne à l’eau est perdu depuis plus de 60
secondes (noter l’heure à laquelle la personne est passée par-dessus bord).
b) Indiquer l’emplacement (flotteur, etc., si possible).

ÉTAPES D’UN SCÉNARIO DE SAUVETAGE NAUTIQUE


Du début à la fin
1. Entrer dans l’eau seulement si un sauvetage à partir de l’embarcation n’est pas sécuritaire
ou possible.

2. La communication bidirectionnelle est la clé d’un sauvetage réussi.


a) Établir un contact visuel direct.
b) Prononcer le nom de l’interlocuteur et attendre une réponse avant de transmettre le
message.
c) Confirmer qu'on a compris toutes les instructions en répétant l’information ou en
disant que c’est compris.

3. Résister à l’envie de faire face immédiatement aux situations inconnues.


a) Arrêter l’embarcation hors de la zone de l’événement – On se trouve dans cette
zone dans les cas suivants.
• On peut regarder dans les yeux des victimes et leur parler.
• On se sent obligé d’oublier l’évaluation et de « faire quelque chose. »
• Si quelque chose va mal, on devra reculer.
• On doit bouger/se déplacer pour s’orienter et rester en sécurité.
• Évaluer la situation – Tout le monde observe et discute de ce qu’il voit. Utiliser
les mots : « Je vois, j’entends ».
• Organiser – Tout le monde y met son grain de sel, mais le patron d’embarcation
a le dernier mot. Le patron d’embarcation assigne les tâches et clarifie les rôles.

4. La respiration artificielle doit être donnée aussitôt que possible, mais une fois
commencée, celui ou celle qui la donne doit être prêt à continuer, car il faudra le faire jusqu’à
ce la victime soit entre les mains d’autorités médicales, jusqu’à ce que la victime puisse
respirer par elle-même ou jusqu’à ce que ça soit dangereux pour le sauveteur de continuer.

Module 3 Leçon 3.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps Exercices proposés Ressources
alloué
Partie A – Scénario concret de sauvetage d’une
Feuille
personne passée par-dessus bord d’évaluation
40 min 1. Pendant qu’un stagiaire pilote l’embarcation, du repêchage
l’instructeur met un mannequin à l’eau et donne d’une
l’alarme. personne
2. Le stagiaire doit appliquer la marche à suivre passée
par-dessus
adéquate pour repêcher la personne à l’eau.
bord
3. Le stagiaire doit respecter les étapes de la méthode
de l’échelle à partir de l’embarcation.
4. L’instructeur évalue les stagiaires en se basant sur la
feuille de vérification fournie et effectue un retour sur
chaque opération de sauvetage.

Partie B – Scénario concret de sauvetage


60 min 1. La victime attache une corde autour de sa taille pour
simuler un enchevêtrement. NE PAS ATTACHER
L’EXTRÉMITÉ DE LA CORDE À QUELQUE CHOSE.
2. Lorsque le stagiaire sauve la victime, il fait semblant Feuille de
de la libérer de l’enchevêtrement un détachant la vérification du
corde de la taille de la victime. repêchage
3. Le stagiaire agit en tant qu’opérateur de l’embarcation
de sauvetage.

NOTA : L’instructeur doit informer les stagiaires qu’ils


doivent entrer dans l’eau pour effectuer ce sauvetage
parce que la victime est inconsciente, dans l'eau et
enchevêtrée dans le gréement et qu’elle ne respire pas.
La victime présente également une fracture ouverte à
l’avant-bras.

4. Le stagiaire arrive sur place par l’arrière de la zone et


doit arrêter complètement son embarcation de
sauvetage avant de s’approcher de la victime (pour
réduire les risques de la blesser).
5. Le stagiaire doit respecter les étapes de la méthode
de l’échelle à partir de l’embarcation avant d’entrer
dans l’eau.
6. L’instructeur peut permettre une dérive de
l’embarcation à 20 mètres de la victime si le stagiaire
n’arrime pas son embarcation avant d’amorcer le
sauvetage.
7. L’instructeur évalue les stagiaires en se basant sur la
feuille de vérification fournie et effectue un retour sur
chaque opération de sauvetage.

Module 3 Leçon 3.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Nota
Une approche bien pensée et bien organisée est essentielle pour la réussite générale de toute
opération de sauvetage. Avant de commencer, informer quelqu’un d’autre du nombre de
personnes visibles et leur emplacement exact. S’il y a plusieurs sauveteurs, tous devraient
être au courant de la méthode choisie pour repêcher les victimes de l’eau. Tout l’équipement
nécessaire pour ramener les victimes à bord doit être préparé à l’avance. Même si la durée du
sauvetage n’est pas ce qu’il y a de plus important, le repêchage ne devrait pas prendre plus de
temps que ce qui est raisonnable et sécuritaire.

Point d’intérêt
On m’a raconté un jour une histoire pour montrer qu'il est important de demeurer à bord de
l’embarcation pendant les urgences en milieu nautique. L’histoire porte sur un chef instructeur
de la GCC à qui on a posé, lors d’une entrevue à SRC, la question suivante : « Ça m’inquiète
de savoir que certains membres des équipes de sauvetage de la GCC ne savent pas nager.
Est-ce que c’est vrai? » Surpris par la logique de la question, l’instructeur senior a répondu :
« J’effectue le sauvetage de personnes depuis plus de trente ans et ça m’inquiète de savoir
que certains pilotes d’avion ne savent pas voler. » La morale de cette histoire est que les
pilotes savent qu’il est plus sécuritaire de rester dans l’avion que de voler. On peut faire le
même lien avec l’équipage d’une embarcation : il est plus sécuritaire de rester à bord de
l’embarcation.

Évaluation des compétences


Application des
connaissances Les stagiaires doivent réussir le repêchage d’une personne
passée par-dessus bord.
Les stagiaires doivent réussir un sauvetage en milieu nautique
(voir les normes sur la feuille de vérification des sauvetages en
milieu nautique).

Module 3 Leçon 3.4


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Feuille d’évaluation du repêchage d’une personne passée par-dessus bord

Points Action Total


10 Commencer le repêchage
• Donner l’alarme et demander à un membre de l’équipage de
garder un contact visuel avec la victime.
• Lancer un objet flottant pour aider la personne et pour signaler
son emplacement.
• Si d’autres embarcations se trouvent à proximité, leur faire
savoir qu’il y a une personne à l’eau pour qu’ils puissent
l’éviter et prêter main forte.
20 Communication
• Communiquer efficacement avec les membres de l’équipage.
30 Approche
• Tourner dans le même sens que la personne à l'eau pour
éviter que le moteur ne la blesse.
• Approcher de la personne sous le vent.
• L’étrave de l’embarcation doit être orientée dans le vent.
• Approcher de la victime du côté sous le vent en utilisant la
commande des gaz pour garder la position.
• Un membre de l’équipage entre en contact avec la victime et
crie : « OK! » ou quelque chose du genre pour signaler le
contact à l’opérateur.
• Faire des mouvements lents et mesurés pour éviter d’avoir à
recommencer.
30 Repêchage
• Repêcher la personne à l’eau du côté au vent de
l’embarcation.
• Utiliser un accessoire pour faire le contact.
• Arrêter le moteur lorsque personne n’est à la barre.
• Repêcher la personne avec précaution.
• Un dispositif d’aide à l’embarquement peut être nécessaire si
le franc-bord est plus élevé que 0,5 mètre.
10 Suivi
• Administrer les premiers soins.
• Vérifier les points A, B et C
• Traiter en premier lieu toute blessure ou affection pouvant
mettre la vie de la victime en danger
• Traiter toute autre blessure ou affection de plus faible
importance

Total des points

Nom du stagiaire :______________________________ Date : _________________

Nom de l’évaluateur : ____________________________

Signature : ______________________________________

Module 3 Leçon 3.4 – Fiche d’évaluation (Récupération d’une personne par-dessus bord)
Certificat de sauvetage en embarcation légère

Nota

Sauvetage d’embarcation
4 à embarcation Bien des zones
d’instruction ne
disposent pas de
voiliers ou de canots.
Objectif final : Les stagiaires doivent démontrer leur capacité à Pour cette raison, les
stagiaires doivent au
établir et à exécuter un plan d’action approprié lorsqu’ils moins réussir l’une des
effectuent le sauvetage d’une autre embarcation depuis une leçons suivantes :
Sauvetage –
embarcation motorisée. embarcation motorisée
et voilier ou Sauvetage
– embarcation
Leçons motorisée et canot,
selon le type de
Sauvetage – embarcation motorisée et voilier sauvetages dont ils
seront chargés.
Sauvetage – embarcation motorisée et canot

Objectifs de compétence
Les stagiaires doivent faire la démonstration des
méthodes de récupération appropriées pour une
embarcation.
Les stagiaires doivent faire la démonstration des
procédures de remorquage appropriées.
Les stagiaires doivent réaliser avec succès les
scénarios concrets de sauvetage.

Point important : Les opérateurs d’embarcations de


sauvetage doivent connaître les embarcations qu’ils
surveillent pour réaliser des sauvetages de manière
efficace et sécuritaire.

Module 3 – Section 4 – Sauvetage d’embarcation à embarcation


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 4.1 Sauvetage d’un voilier en utilisant une embarcation motorisée
Points importants : Les opérateurs d’embarcations de sauvetage doivent connaître les
embarcations qu’ils surveillent pour réaliser des sauvetages de manière efficace et sécuritaire.

Emplacement : Eau

Principaux points d’enseignement


1. Approche d’un dériveur léger en position de dessalage
• Mesures de sécurité.
• Règles générales.

2. Positionnement de l’embarcation motorisée


• Positionnement de la vedette d’entraîneurs.
• Distance entre la vedette d’entraîneurs et le voilier.
• Position perpendiculaire.
• Position à la poupe ou à la proue.

3. Récupération d’un voilier en dessalage à l’aide d’une embarcation motorisée


• Trois techniques.

4. Récupération d’un voilier en position de dessalage


• Redressement du mât.
• Halage du hauban/de l’étai main sur main.

5. Remorquage d’un dériveur léger


a) Types de remorquages.
• À couple
• Par la hanche
• À remorque simple
• À multiples embarcations
• En patte d’oie
b) Attache de la remorque.
c) Longueur de la remorque.
d) Instructions à donner aux personnes à bord de l’embarcation remorquée.

NOTA : La section 4 donne plus de détails sur le remorquage.

Module 3 Leçon 4.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Temps Exercices proposés Ressources
alloué
Partie A – Démonstrations
1. À l’aide d’un voilier entièrement gréé en cloche,
15 minutes l’instructeur doit faire la démonstration des
différentes méthodes de récupération propres à ce 2 voiliers
type de position. 1 embarcation
motorisée
2. À l’aide d’un voilier entièrement gréé en position de Remorques
dessalage, l’instructeur doit faire la démonstration Cordages de
15 minutes
redressement
des différentes méthodes de récupération propres à
ce type de position. Diapositives
nos 1 et 2
3. L’instructeur doit faire la démonstration des
20 minutes méthodes de remorquage.

NOTA : Le voilier doit être amarré pour qu’une fois


redressé, les voiles faseyent dans le vent. Ces
démonstrations peuvent être réunies, à savoir la
récupération d’un voilier en cloche, la mise en position
de dessalage et ensuite, le redressement complet.

50 minutes Partie B – Scénario concret


L’instructeur choisit un scénario dans les cartes de Cartes de
scénarios fournies. Il demande à deux stagiaires de le scénarios et
lire et de l’interpréter. Deux autres stagiaires jouent le feuilles
rôle de sauveteurs. L’instructeur doit demander aux d’évaluation
stagiaires de réaliser le sauvetage, de redresser le
voilier et de le remorquer sur une distance de
100 mètres en effectuant le type de remorquage
indiqué sur la carte de scénario.

TOTAL : 100 L’instructeur note le scénario à l’aide de la feuille


minutes d’évaluation.

Nota
Pour s’assurer de l’observation des normes de sécurité
les plus élevées, les personnes qui agissent à titre
d’opérateurs d’embarcations de sauvetage à l’occasion
d’exercices de formation en navigation à voile doivent
bien connaître les pratiques décrites dans la présente
leçon.

Module 3 Leçon 4.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Point d’intérêt
Un voilier en position de dessalage, même accompagné d’une embarcation de sauvetage,
peut attirer l’attention de spectateurs prévenants. Une fois, lors de la réalisation du présent
exercice sur le lac Okanagan, je me suis rendu compte que des personnes se rassemblaient
sur la rive. En apercevant une ambulance arriver sur la plage, j’ai réalisé que les spectateurs
avaient pensé que cette mise en scène était réelle et avaient composé le 911 sur leur
téléphone cellulaire. En revenant vers la rive avec l’embarcation de sauvetage pour expliquer
qu’il s’agissait d’un exercice, j’ai pris conscience que la prise de mesures préventives (avis
préalable donnée aux services d’ambulance et de police) aurait permis d’éviter cette situation
très embarrassante et le gaspillage d’heures-personnes par le service de sauvetage officiel.

Évaluation des compétences


Application des
connaissances Les stagiaires doivent faire la démonstration de la récupération
d’un voilier en cloche.
Les stagiaires doivent faire la démonstration de la récupération
d’un voilier en position de dessalage.
Les stagiaires doivent faire la démonstration des procédures de
remorquage appropriées (au moins trois méthodes de
remorquage).

Module 3 Leçon 4.1


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Grille d’évaluation du sauvetage nautique

Points Mesure Total


30 Application des habiletés en Sauvetage

• Reconnaître la situation de sauvetage (Qui, Où, Quoi,


Quand).
• Donner l’alarme.
• Évaluer la situation (dangers, conditions de l’eau, type
de victime/situation).
• En tant que patron, élaborer un plan et le communiquer
aux victimes et à l’équipage.
• En tant que patron, distribuer les tâches.
• L’équipe de sauvetage travaille ensemble pour mettre
le plan en œuvre :
• Déterminer quel matériel (aides) utiliser
• Utiliser la méthode d’approche appropriée
• Utiliser les techniques appropriés d’approche, de
recul et de position d’attente lors d’un sauvetage
dans l’eau
• Transporter adéquatement la victime à
l’embarcation (transport ou remorquage)
• Terminer le sauvetage en utilisant les techniques
appropriées pour ramener la victime à bord et dans
une position sécuritaire.
• Commencer les premiers soins.
30 Aptitudes à manœuvrer l’embarcation de sécurité

• Approche sécuritaire de l’embarcation de sécurité.


• Positionnement adéquat de l’embarcation.
• Approche adéquate vers le voilier ou le canot.
• Techniques adéquates de remorquage (si applicable).
• Contrôle de l’embarcation tout au long du sauvetage.
• Vitesse sécuritaire de l’embarcation durant le
sauvetage.
30 Aptitudes en premiers soins

• Prise en charge de la situation d’urgence.


• Demande de l’aide.
• Examen primaire (l’ABC).
• Traite les urgences vitales adéquatement.
• Traite les autres blessures/situations adéquatement.

Module 3, Leçon 4.1 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

10 Communication et Sécurité globales du sauvetage

• La sécurité des victimes et des sauveteurs n’est pas


compromise.
• Communique efficacement avec l’équipage, les
victimes et le personnel à terre.
Total des points

Nom du stagiaire : Date :

Nom de l’évaluateur : Signature :

Note : Cette grille d’évaluation peut servir pour l’évaluation des leçons 1.4,
3.4, 4.1 et 4.2

Module 3, Leçon 4.1 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique


Sauvetage d’un voilier en utilisant une
embarcation motorisée

Position de l’embarcation motorisée (perpendiculaire)

Diap. 3.4.1 no 1
Sauvetage d’un voilier en utilisant
une embarcation motorisée

Position de l’embarcation
motorisée
(à la poupe ou à la proue)

Diap. 3.4.1 no 2
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Cartes de scénarios
Sauvetage – embarcation motorisée et voilier

Scénario no 1
1. Le voilier est en position de dessalage.
2. Le skipper est sur la dérive.
3. L’équipier est à la proue.
4. Personne ne semble blessé.
5. Le skipper n’est pas assez lourd pour redresser le
voilier et siffle pour demander votre aide.
6. Lorsque le voilier est redressé, la voile se déchire.
On doit effectuer un remorquage en patte d’oie.

Scénario no 2
1. Le voilier est en position de dessalage.
2. L’équipier est sur la dérive.
3. Le skipper pleure (dans le cockpit).
4. Le skipper a trop peur pour participer au sauvetage.
5. L’équipier ne veut pas redresser le voilier si le
skipper est dans le cockpit. On siffle donc pour
demander votre aide.
6. Lorsque les sauveteurs maîtrisent la situation et que
le voilier est redressé, le skipper refuse de naviguer.
On doit donc effectuer un remorquage à couple.

Module 3, Leçon 4.1 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Scénario no 3
1. Le voilier est en cloche.
2. Le skipper et l’équipier se trouvent sur la coque
retournée.
3. L’équipier se tient le bras droit. Il semble blessé.
4. Le skipper siffle pour demander votre aide.
5. Lorsque le voilier est redressé, l’équipier ne peut
pas naviguer. On doit donc effectuer un
remorquage à remorque simple.

Scénario no 4
1. Le voilier est en cloche.
2. Le skipper et l’équipier, tous les deux à la proue, se
disputent pour déterminer qui est responsable du
chavirage.
3. Personne ne semble blessé.
4. Lorsque le voilier est redressé, l’équipier dit
souffrir d’hypothermie et refuse de naviguer.
5. On doit effectuer un remorquage par la hanche.

Module 3, Leçon 4.1 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Scénario no 5
1. Le voilier est en cloche.
2. Le skipper est conscient, mais ne réagit pas.
3. L’équipier s’accroche au skipper et crie : « Il s’est
heurté la tête ».
4. L’équipier n’abandonnera pas le skipper pour
suivre les ordres des sauveteurs.
5. Les sauveteurs doivent préciser qu’ils
transporteront le skipper/l’équipier jusqu’à la rive
et retourneront chercher le voilier.
6. Lorsque le voilier est redressé, les voiles doivent
être amenées et le voilier doit être remorqué jusqu’à
la rive. Pendant le remorquage, le vent tombe et un
deuxième voilier doit aussi être remorqué.

Scénario no 6
1. Le voilier est en position de dessalage.
2. Le skipper agite ses mains dans les airs.
3. L’équipier est à bord de la vedette d’entraîneurs.
4. Sur les lieux, les sauveteurs apprennent que le
skipper est pris dans l’amarre.
5. Lorsque le voilier est redressé, le skipper souffre
d’hypothermie et ne peut naviguer. On doit donc
effectuer un remorquage à remorque simple.

Module 3, Leçon 4.1 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Leçon 4.2 Sauvetage d’un canot en utilisant une embarcation motorisée

Point important : Les opérateurs d’embarcations de sauvetage doivent connaître les


embarcations qu’ils surveillent pour réaliser des sauvetages de manière efficace et sécuritaire.

Emplacement : Eau

Principaux points d’enseignement


NOTA : La présente leçon ne porte que sur les sauvetages en eau calme. Des techniques de
niveau avancé sont enseignées dans le cadre du cours de chef d’expédition en canot.

1. Sauvetage en T
a. Approche
• Former un « T » avec le canot, à savoir amener sa proue/poupe au milieu de l’embarcation,
est la procédure d’approche la plus sécuritaire.
• S’assurer que les victimes à l’eau se trouvent à une distance sécuritaire du moteur de
l’embarcation.
• Couper le moteur lorsque les deux embarcations se touchent.

b. Restabilisation du canot
• Les sauveteurs et les victimes peuvent vider le canot ensemble.
• Les sauveteurs peuvent maintenir le canot en position stationnaire pendant la remontée à
bord des victimes.
• S’il est impossible de vider le canot, les sauveteurs doivent le soulever et le monter à bord
de l’embarcation. Pour ce faire, ils doivent :
i. soulever une extrémité du canot et l’appuyer sur le plat-bord de l’embarcation pour
le vider;
ii. glisser le canot sur les plats-bords de l’embarcation de manière à former une croix;
iii. retourner le canot à l’endroit et le remettre à l’eau en le glissant sur les plats-bords
et le maintenant en position stationnaire pendant la remontée à bord des victimes.

2. Remorquage d’un canot


• Types de remorquage.
• Attache de la remorque.
• Longueur de la remorque.
• Instructions à donner aux personnes se trouvant à bord du canot.

NOTA : La section 2 donne plus de détails sur les remorquages.

Module 3 Leçon 4.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Durée Ressources
Exercices complémentaires

Partie A – Démonstration de l’instructeur


25 minutes
L’instructeur doit faire la démonstration d’un sauvetage en 2 canots
T à l’aide d’un canot chaviré et d’une victime dans l’eau. Il 1 embarcation
motorisée
doit donner des ordres précis à la victime pour que les Remorques
observateurs puissent comprendre la séquence du
sauvetage en T. Il doit aussi démontrer les procédures Diapositive
suivantes : no 1
a. vider le canot dans l’eau;
b. vider le canot en le montant à bord de
l’embarcation de manière à former une croix.

Partie B – Démonstration des stagiaires


L’instructeur choisit un scénario des cartes de scénarios
75 minutes fournies. Il demande à deux stagiaires de le rôle de
sauveteurs. L’instructeur doit demander aux stagiaires de
réaliser le sauvetage, de vider le canot et de le remorquer
sur une distance de 100 mètres en effectuant le type de
remorquage indiqué sur la carte de scénario. Cartes de
scénarios et
L’instructeur note le scénario à l’aide de la feuille feuilles
d’évaluation. d’évaluation

TOTAL :
100 minutes
Notes : Pour s’assurer de l’observation des normes de
sécurité les plus élevées, les personnes qui agissent à
titre d’opérateurs d’embarcations de sauvetage à
l’occasion d’exercices de formation en canot doivent bien
connaître les pratiques décrites dans la présente leçon.

Module 3 Leçon 4.2


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Point d’intérêt : Par un bel après-midi de la mi-août, Frank Wu, se promenant en canot sur le
lac Buntzen avec deux amis, échappe un soulier dans l’eau. Ayant retiré son gilet de
sauvetage, il plonge pour aller le récupérer. Rapidement, il s’est trouvé hors de portée du
canot, incapable rejoindre la rive à la nage. Sur la plage, une femme voyant Frank qui se
débattait a crié : « À l’aide »! Bob Doninick, en regardant au loin, voit un homme en difficulté à
environ 100 mètres de la rive. Nageant aussi rapidement qu’il le pouvait, Bob s’est approché
de la victime qui au dernier moment a coulé. Plongeant à une profondeur de trois à
cinq mètres, Bob a empoigné les cheveux de Frank, l’a remonté à la surface et a commencé à
pratiquer la manœuvre de Heimlich pour forcer Frank à respirer. Ce dernier a craché de l’eau
et s’est mis à respirer à l’arrivée d’un deuxième sauveteur qui était pourvu d’une aide à la
flottaison pour ramener la victime vers la rive. Frank a reçu les premiers soins sur la rive
jusqu’à l’arrivée d’une ambulance. La veille, un homme de 25 ans s’était noyé dans le même
lac. Grâce à la bravoure et à l’intervention rapide de Bob, on a pu éviter une deuxième noyade
en deux jours au lac Buntzen. – Cet extrait est tiré de Real-Life Rescues, Honour & Rescue
Citations 1997-2001 de la Société de sauvetage.

Évaluation des compétences


Application des
Les stagiaires doivent faire la démonstration de la récupération
connaissances
d’un canot en effectuant un sauvetage en T.
Les stagiaires doivent faire la démonstration de la technique
appropriée pour vider un canot dans l’eau.
Les stagiaires doivent faire la démonstration de la technique
appropriée pour vider un canot en le montant à bord de
l’embarcation de manière à former une croix.
Les stagiaires doivent faire la démonstration des procédures de
remorquage appropriées (au moins deux méthodes de
remorquage).

Module 3 Leçon 4.2


Sauvetage en T (en croix)

Diap. 3.4.2 no 1
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Cartes de scénarios
Sauvetage – embarcation motorisée en canot

Scénario no 1
1. Le canot a chaviré.
2. On voit deux personnes qui se cramponnent à l’un des
côtés du canot.
3. Personne ne semble blessé.
4. Les canoteurs sifflent pour demander votre aide.
5. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider le
canot dans l’eau.
6. Lorsque le canot est redressé, les pagaies sont déjà parties
à la dérive. On doit donc effectuer un remorquage en
patte d’oie.

Scénario no 2
1. Le canot a chaviré.
2. On voit deux personnes qui se cramponnent à l’un des
côtés du canot. L’une d’elles pleure et semble
manifestement en état de détresse.
3. L’autre personne siffle pour demander votre aide.
4. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider le
canot dans l’eau.
5. Lorsque le canot est redressé, les pagaies sont déjà parties
à la dérive. On doit donc effectuer un remorquage à
couple.

Module 3, Leçon 4.2 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Scénario no 3
1. Le canot a chaviré.
2. On voit deux personnes qui se cramponnent à l’un des
côtés du canot. L’une d’elles se tient le bras droit et
semble blessée.
3. L’autre personne siffle pour demander votre aide.
4. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider le
canot en le montant à bord de l’embarcation de manière à
former une croix.
5. Lorsque le canot est redressé, les pagaies sont déjà parties
à la dérive. On doit donc effectuer un remorquage à
remorque simple.

Scénario no 4
1. La canot a chaviré.
2. On voit deux personnes qui se cramponnent à l’un des
côtés du canot; elles se disputent pour déterminer qui est
responsable du chavirage.
3. Personne ne semble blessé.
4. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider le
canot en le montant à bord de l’embarcation de manière à
former une croix.
5. Lorsque le canot est redressé, l’un des canoteurs dit
souffrir d’hypothermie.
6. Aucune autre embarcation de sauvetage ne se trouve sur
le plan d’eau. On doit effectuer un remorquage par la
hanche.

Module 3, Leçon 4.2 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère

Scénario no 5
1. Le canot a chaviré.
2. On voit deux personnes qui se cramponnent à l’un des
côtés du canot; l’une d’elles est consciente, mais ne
réagit pas et l’autre s’accroche au skipper et crie : « Il
s’est heurté la tête ».
3. Aucun des canoteurs ne quittera l’autre pour suivre les
ordres des sauveteurs.
4. Les sauveteurs doivent préciser qu’ils transporteront le
blessé jusqu’à la rive et retourneront chercher le canot.
5. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider
le canot dans l’eau.
6. Lorsque le canot est redressé, les pagaies sont déjà
parties à la dérive. On doit donc effectuer un
remorquage à remorque simple.

Scénario no 6
1. Le canot a chaviré.
2. On voit deux personnes; sur les lieux, les sauveteurs
apprennent que l’une d’elles est prise dans l’amarre.
3. L’autre personne siffle pour demander voter aide.
4. Redresser le canot : effectuer le sauvetage en T et vider le
canot en le montant à bord de l’embarcation de manière à
former une croix.
5. Lorsque le canot est redressé, les pagaies sont déjà parties
à la dérive. On doit donc effectuer un remorquage à
remorque simple.

Module 3, Leçon 4.2 – Cartes de scénarios


Certificat de sauvetage en embarcation légère
Grille d’évaluation du sauvetage nautique

Points Mesure Total


30 Application des habiletés en Sauvetage

• Reconnaître la situation de sauvetage (Qui, Où, Quoi,


Quand).
• Donner l’alarme.
• Évaluer la situation (dangers, conditions de l’eau, type
de victime/situation).
• En tant que patron, élaborer un plan et le communiquer
aux victimes et à l’équipage.
• En tant que patron, distribuer les tâches.
• L’équipe de sauvetage travaille ensemble pour mettre
le plan en œuvre :
• Déterminer quel matériel (aides) utiliser
• Utiliser la méthode d’approche appropriée
• Utiliser les techniques appropriés d’approche, de
recul et de position d’attente lors d’un sauvetage
dans l’eau
• Transporter adéquatement la victime à
l’embarcation (transport ou remorquage)
• Terminer le sauvetage en utilisant les techniques
appropriées pour ramener la victime à bord et dans
une position sécuritaire.
• Commencer les premiers soins.
30 Aptitudes à manœuvrer l’embarcation de sécurité

• Approche sécuritaire de l’embarcation de sécurité.


• Positionnement adéquat de l’embarcation.
• Approche adéquate vers le voilier ou le canot.
• Techniques adéquates de remorquage (si applicable).
• Contrôle de l’embarcation tout au long du sauvetage.
• Vitesse sécuritaire de l’embarcation durant le
sauvetage.
30 Aptitudes en premiers soins

• Prise en charge de la situation d’urgence.


• Demande de l’aide.
• Examen primaire (l’ABC).
• Traite les urgences vitales adéquatement.
• Traite les autres blessures/situations adéquatement.

Module 3, Leçon 4.2 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique


Certificat de sauvetage en embarcation légère

10 Communication et Sécurité globales du sauvetage

• La sécurité des victimes et des sauveteurs n’est pas


compromise.
• Communique efficacement avec l’équipage, les
victimes et le personnel à terre.
Total des points

Nom du stagiaire : Date :

Nom de l’évaluateur : Signature :

Note : Cette grille d’évaluation peut servir pour l’évaluation des leçons 1.4,
3.4, 4.1 et 4.2

Module 3, Leçon 4.2 – Grille d’évaluation du sauvetage nautique