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Halliche, roi d'Ighil Imoula

Date : 24-12-2009/11h7
Réalisé par : Abdellah Haddad

S’il y a un joueur qui a brillé, ces derniers


temps, en sélection, c’est bien Rafik
Halliche. L’ex-défenseur du NAHD a
réussi, en un laps de temps très court, à
s’imposer en élément clé dans l’échiquier
de Rabah Saâdane.

Déjà avant le match du Caire, Halliche était un titulaire indiscutable, un


joueur pétri de qualités et un élément adulé par les supporters des Verts et tous les
Algériens. Cependant, l’agression dont il a été victime au Caire a fait augmenter sa
popularité en flèche. Halliche est devenu aujourd’hui une super star, là où il passe
dans le pays, on pose avec lui, on lui demande un autographe ou dans les pires des
cas, on lui glisse un compliment. Hier, on avait l’occasion de le vérifier. Sa visite au
village de ses parents n’est pas passé inaperçue, les performances de Rafik avec les
Verts ont fait de lui un roi chez lui. Il ne pouvait pas marcher à pied, ni rouler en
voiture. L’enfant d’Ighil Imoula n’est pas seulement star à Ighil Imoula, c’est toute la
Kabylie, c’est toute l’Algérie qui aiment le sympathique Rafik.

Un moment fort dans sa vie, un tournant dans sa carrière


Ce qu’a vécu Rafik, hier, restera gravé dans sa mémoire. C’est un moment très fort
dans sa vie. Il a été accueilli comme un héros chez lui. Cela donnera sûrement des
idées à l’ex- capitaine des Sang et Or, car avec son jeune âge, ses qualités
techniques, physiques ainsi que morales, ses ambitions et sa volonté, Rafik pourra
jouer dans le haut niveau, il pourra par exemple revenir à son club employeur, le
Benfica, en l’occurrence, et donner une autre dimension à sa carrière. Une dimension
plus grande et plus prestigieuse.

Tout le monde voulait le toucher, l’embrasser, l’approcher…


La présence de Rafik Halliche dans son village natal a créé un grand événement chez
les habitants du village. Tout le monde était à l’accueil du Guerrier, tout le monde l’a
accompagné et l’a remercié. Mieux encore, tous les présents voulaient le toucher, lui
parler, poser avec lui ou bien l’approcher. La modestie de Rafik est, sans aucun
doute, derrière ce grand amour des citoyens d’Ighil Imoula qui sont fiers de leur
enfant.
Abdellah Haddad
Tizi Ntlata en effervescence, Ighil Imoula n’oubliera jamais…
Hier, mardi, la commune de Tizi Ntlata, qui se trouve à 5 kilomètres des Ouadhias,
sortit de sa torpeur. D’habitude, le calme caractérise la vie quotidienne des
citoyens. Or, la présence de Rafik Halliche a fait sortir cette commune de ses
habitudes, le calme a été remplacé par l’effervescence. Les citoyens et les habitants
de la commune ont laissé tomber leurs boulots et leurs affaires rien que pour venir,
voir, saluer et féliciter celui qui leur a donné une grande joie le 18 novembre dernier,
celui qui est leur fierté. En résumé, la venue de Halliche a créé un grand événement
dans la commune de Tizi Ntlata. Par ailleurs, Ighil Imoula, un village de la commune
de Tizi Ntlata, a vécu hier l’un des moments les plus forts de son histoire. Tout le
village était à l’accueil de son enfant, tout le monde était content, tout le monde a
apprécié ces moments, tout le monde est fier de Rafik. Le petit village d’Ighil Imoula
n’oubliera jamais cette journée du 23 décembre 2009.
A. H.
Rafik Halliche : «Tellement je suis ému et content, je ne trouve pas les
mots…»
Dans le bureau du maire, devant la stèle du 1er-Novembre du village Ighil Imoula,
dans la Maison de la culture, à l’école du village, Rafik a déclaré toujours la même
chose : «Je suis très content d’être aujourd’hui là avec vous, content d’être avec les
miens, vous ne pouvez pas imaginer ma joie, d’ailleurs, je ne trouve pas les mots
pour exprimer tout ça».
«Le meilleur est à venir»
Dans ses déclarations, Rafik Halliche revenait sur l’exploit des Verts : «On a fait de
notre mieux pour donner de la joie au peuple algérien, Dieu merci, on est au
Mondial. Toutefois, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin, le meilleur est à venir.»

«Vive la Kabylie et vive l’Algérie»


Connu pour son grand amour au pays et pour son attachement à sa région, Halliche
criait fort lors de ses déclarations : «Vive la Kabylie et vive l’Algérie.»

«Merci ay araw n thmourthiw»


A chaque fois qu’il termine son discours, Halliche remercie les présents. D’ailleurs, il
a déclaré en kabyle : «Merci ay araw n thmourthiw».
Abdellah Haddad
Souam (président de l’APC de Tizi Ntlata) : «Halliche est notre fierté»
«On est contents de la qualification de notre EN au Mondial, et on est aussi très
contents par la présence de notre enfant parmi les Verts. Halliche est notre fierté,
c’est la fierté de toute la région et de toute la Kabylie. On est là derrière lui pour plus
de succès et d’exploits, on le félicite et on le remercie.»

Le père de Halliche : «La discipline, le travail et le sérieux sont les clés de


sa réussite»
«Je suis content d’être avec vous aujourd’hui en compagnie de mon fils. Rafik a fait
honneur à la région, je profite de cette occasion pour passer un message à nos
jeunes, celui qui veut réussir n’a qu’à travailler et travailler avec beaucoup de
sérieux. Je me souviens bien des sacrifices que mon fils a faits. Il était tout le temps
sérieux et discipliné et aujourd’hui, il récolte les fruits de son dur travail. Merci à
vous tous et à d’autres exploits.»
A. H.
Mis à part sa maman, toute la famille l’a accompagné
Hier, Rafik Halliche n’était pas seul à faire le déplacement dans son village natal. En
plus de son père, son frère et ses deux sœurs l’ont accompagné, il ne manquait que
la maman pour que toute la famille soit présente.

Une équipe de l’ENTV spécialement pour lui


La Télévision algérienne a délégué toute une équipe pour couvrir l’événement.
Ladite équipe a suivi pas par pas le programme du joueur kabyle de l’EN.
Des autographes même pour… les vieilles
Les enfants demandaient des autographes à Rafik, quelques instants plus tard, c’est
au tour des jeunes de faire la même chose. Présentes devant lui, trois vieilles n’ont
pas hésité à demander des… autographes à Rafik.

Les enfants, les femmes, les vieux, les vieilles, tout le monde est là !
Hier, au village d’Ighil Imoula, il n’y avait pas de différence entre les femmes et les
hommes, entre les enfants et les adultes, entre les vieux et les vieilles. Tout le
monde était là pour accueillir et voir Rafik.

Les cadres pleuvaient de partout


A chaque station,rafik recevait des cadeaux de la population, les cadres pleuvaient
de partout…
Les cadeaux de Halliche à la région
Le père de Rafik a offert deux cadres, l’un de l’EN et l’autre de son fils ainsi que
quatre ballons signés par son fils à l’APC de Tizi Ntlata.

«J’ambitionne de revenir à Benfica ou signer dans un grand club» «Zaoui m’a beaucoup aidé»

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Tout d’abord, félicitations pour votre consécration comme révélation de la saison.
Merci. D’ailleurs à cette occasion, laissez-moi remercier les quotidiens Le Buteur et El
Heddaf pour cette consécration durant cette soirée que je qualifierai de la soirée des étoiles du
moment que toute la famille de l’équipe nationale était présente. Je remercie également tous
ceux qui ont voté pour moi afin que je prenne place parmi des éléments qui me dépassent en
matière d’expérience.

Tout est passé très vite pour vous avec cette expérience professionnelle, une sélection en
équipe nationale, une qualification à la CAN et au Mondial, et enfin une consécration de
révélation de la saison. Apparemment, vous ne vous attendiez pas à ça ?
Je ne peux qu’être heureux. Certes, je n’ai encore rien prouvé, mais cette consécration est le
fruit d’un travail dur et ce, de mes débuts dans le championnat algérien jusqu’au moment de
rejoindre les Verts. J’ai trouvé une vraie famille avec des éléments qui m’ont vraiment aidé, à
l’image de Bougherra, Zarabi et Zaoui. Ils m’ont beaucoup appris et j’apprends encore à leurs
côtés. C’est aussi grâce à eux que j’ai eu cette consécration.

Y en a-t-il d’autres, à part vos coéquipiers qui vous ont aidé pour en arriver là ?
En plus de l’aide indéfectible de mes copains de l’équipe nationale, les entraîneurs que j’ai
connus m’ont beaucoup appris ainsi que mes parents, surtout mon père qui a toujours été à
mes côtés dans le meilleur comme dans le pire. Il n’arrêtait pas de me conseiller et de
m’orienter. Il est toujours mon idole et mon modèle que je suivrai toujours. Je souhaite rester
sur cette lancée, car je n’ai encore rien prouvé. J’espère, comme on dit, que le meilleur est à
venir.

En toute sincérité, avant de rejoindre le Nacional de Madeira, vous attendiez-vous à


collectionner les succès ?
En toute sincérité, non. Je ne m’attendais pas à cette réussite. Du moment que vous m’aviez
demandé d’être sincère, je vais vous révéler quelque chose.

Allez-y…
Si je remonte deux ans en arrière, mon seul souhait était seulement d’être l’un des concurrents
aux prétendants au sacre de Ballon d’Or. Chose qui représentait pour moi un rêve
inaccessible. A présent, je ne peux que remercier le Bon Dieu, car c’est grâce à Lui que je suis
en train de récolter les fruits de mes efforts. J’ai pu décrocher un contrat professionnel, jouer
en équipe nationale, le titre de quatrième meilleur joueur algérien, et je m’apprête à jouer la
CAN ainsi que le Mondial. Je pense que les spécialistes, les supporters, les techniciens ainsi
que les journalistes et tous ceux qui ont participé à ce vote ont pris en considération ce que
j’ai fait, que ce soit avec Madeira ou sous les couleurs de l’équipe nationale. C’est pour ça
qu’ils m’ont offert leurs voix. Je suis vraiment fier de cette consécration.

C’est pour ça que vous ne vouliez pas rater cette cérémonie ?


Bien sûr ! Cette consécration est la première dans ma carrière. C’est une reconnaissance
logique après tous les efforts consentis, que ce soit avec mon équipe ou avec les Verts. Chose
qui m’a obligé à me libérer de mes obligations pour rentrer au pays. Même si je savais que
j’allais arriver en retard, j’ai tenu quand même à marquer ma présence, même si c’était pour
une minute seulement. Car le fait d’assister à cette cérémonie en compagnie de mes
coéquipiers de l’équipe nationale m’honore beaucoup et me fait rappeler les moments de notre
qualification au Mondial, en retrouvant mes coéquipiers de l’EN, notamment mon ami Zaoui
qui est pour moi la baraka.

Justement, à propos de Zaoui, ce dernier pense que vous lui aviez piqué sa place à cause
de sa blessure ?
(Il rit.) Disons que c’est sa faute, pas la mienne.

Comment ça ?
Je ne parle pas de sa blessure, mais des conseils qu’il n’arrêtait pas de me filer. A chaque fois,
il m’orientait et me dirigeait durant les entraînements. J’apprenais beaucoup de choses de sa
part en ce qui concerne les tactiques défensives. J’ai beaucoup profité de ses conseils pour
assurer ma place de titulaire. Aujourd’hui, il ne peut que s’en prendre à lui. Croyez-moi,
Zaoui est un ami et restera le charme de cette équipe nationale. Je ne dis pas ça parce qu’il est
à côté de moi, mais c’est la vérité. Pour celui qui ne veut pas me croire, il n’a qu’à regarder
les vingt dernières minutes de l’équipe nationale face à l’Egypte au Soudan pour vérifier mes
propos.

C’est sûr que votre expérience avec Madeira a beaucoup contribué dans vos
performances en équipe nationale. Vous attendiez-vous à une telle réussite ?
Il est vrai que le professionnalisme m’a beaucoup aidé et m’a appris beaucoup de choses qui
m’ont facilité mon intégration en équipe nationale. J’ai beaucoup entendu parler du
professionnalisme, mais je ne croyais pas que c’était de cette façon-là. Le professionnalisme
est le tremplin de la réussite et de l’illustration. Je ne m’attendais pas à m’imposer aussi vite
que cela. Mais ma volonté de réussir m’a permis de me distinguer avec les Verts.

Malgré votre état de grâce avec Madeira, vous souhaitez revenir au Benfica Lisbonne,
n’est-ce pas ?
Bien sûr ! Benfica est un prestigieux club au Portugal. Je veux bien revenir jouer sous ses
couleurs le plus rapidement possible. Je trouve que c’est le moment pour moi de jouer dans ce
club. Si je ne reviens pas au Benfica, je jouerai pour un autre grand club, car je commence à
voir grand. J’ai d’autres défis plus importants que je souhaite relever.

En deux années, vous avez réussi à vous imposer dans un club professionnel. Pensez-
vous qu’il existe des éléments dans le championnat national capables de rééditer votre
exploit ?
Sans exagérer, je dirai que l’Algérie possède des éléments capables de mettre en exergue leur
talent à l’étranger. Il suffit qu’on détecte ces talents et qu’on prenne soin d’eux. Il faut dire
que les moyens sont presque inexistants ici en Algérie, à l’inverse de l’Europe où le joueur
trouve tout à sa disposition pour bien s’exprimer.

On a remarqué que vous avez regardé les images de la double confrontation face à
l’Egypte avec beaucoup d’émotion...
On ne peut pas cacher son émotion quand on revoit les images de ce match. Ce n’était pas des
rencontres quelconques. On a raté notre premier examen, mais on a réussi là où il ne fallait
pas échouer. On a gagné le vrai test en assurant une place au Mondial. Aujourd’hui, quand je
revois les images, j’ai la chair de poule.

Avant de vous laisser profiter de la présence de vos camarades, on veut avoir votre avis
sur la consécration de Bougherra ?
Je le félicite pour cette consécration qui est à mon avis très méritée du moment qu’il a réalisé
une saison exceptionnelle sous le maillot des Glasgow Rangers, en remportant un doublé,
Coupe et championnat. Il a joué un rôle très important dans la qualification des Verts pour le
Mondial. Je pense que ceux qui ont voté pour lui ne se sont pas trompés. Je lui souhaite
d’autres consécrations, comme celle d’aujourd’hui.

Un dernier mot ?
Je saisis cette occasion pour dédier cette consécration à tous les membres de ma famille et
surtout mes parents ainsi que mes amis du quartier Badjerah. Je souhaite continuer sur cette
lancée pour gagner d’autres consécrations.
Entretien réalisé par Adlane C.

Mouloud Halliche : «La consécration de Rafik me rend fier»


Le père de Rafik Halliche, Mouloud, se dit fier de son fils qui, selon lui, a fait honneur à toute
la famille Halliche. «Je pense que la consécration de mon fils honore toute la famille. Je ne
peux être que fier de lui. C’est une juste récompense pour lui vu les efforts consentis, que ce
soit avec son club Madeira ou avec l’équipe nationale», dira le père du joueur avant
d’enchaîner : «J’ai toujours rêvé de voir mon fils arriver à ce niveau-là. C’était un rêve
difficile à réaliser du moment que le football algérien est passé par des moments difficiles. La
qualification de l’Algérie pour le Mondial m’a mis du baume au cœur, surtout que mon fils y
avait participé. Sinon, je dirai que je resterai toujours aux côtés de mon fils du moment qu’il
aura toujours besoin de mes conseils. Il est encore jeune. Il aura besoin de moi.»

Aït Ourad :(directeur de la communication à Mobilis)


«La cérémonie a été grandiose à tous les niveaux, que ce soit dans l’organisation ou la
présence de personnalités connues. Le plus beau, c’est que tout cela coïncide avec la joie de
tous les Algériens après la qualification de l’EN pour le Mondial. La consécration de Madjid
Bougherra est une récompense pour tous les joueurs de la sélection. Nous veillons dans notre
société à la participation au développement du sport dans notre pays.»

Le directeur général de Hamoud Boualem :


«C’est une fête grandiose à laquelle nous avons assisté, et qui prouve la grandeur de ses
organisateurs et leur réputation. Ce qu’a réalisé l’équipe nationale est une preuve que le
football algérien va bien. La qualité de ses joueurs qui jouent dans les grands championnats
du monde prouve que le niveau s’est amélioré. Je suis très content du but inscrit contre
l’Egypte par Anthar Yahia puisqu’il possède une touche allemande. Le passeur (Ziani) et le
buteur (Yahia) jouent tous les deux en Allemagne, vous ne pouvez donc imaginer la joie des
Allemands grâce à ce but. La consécration de Bougherra est amplement méritée, car c’est un
grand joueur. J’étais optimiste quant à la qualification de l’Algérie pour le Mondial que
j’espère qu’elle affrontera l’équipe de mon pays en Afrique du Sud. Merci pour tout ce que
vous faites pour le football algérien. Nous de notre côté, nous sommes ici pour soutenir le
sport en Algérie.»

Ighil Imoula, Halliche : est passé par là !


PUBLIE LE : 24-12-2009 | 00:00 | PAR LE BUTEUR
Rafik Halliche à Ighil Imoula, ce n’est pas seulement un fait divers. Loin s’en faut. La virée
très familiale du joueur dans son patelin était bien plus qu’un retour aux sources
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Rafik Halliche à Ighil Imoula, ce n’est pas seulement un fait divers. Loin s’en faut. La virée
très familiale du joueur dans son patelin était bien plus qu’un retour aux sources que son père,
Dda Lmouloud, avait pourtant souhaité vivement. Halliche à Ighil Imoula, ce fut un
événement. Voilà pour dire vrai. Et le mot employé n’est guère exagéré compte tenu de cette
véritable marrée humaine qui a déferlé sur Tizi N’tlata très tôt en cette matinée grisonnante du
mercredi. Ce n’est pas tous les jours que la région accueille un de ses enfants prodiges, alors
pour une fois que l’occasion lui était donnée, il n’aura manqué que le tapis rouge à dérouler
tout au long des ruelles caillouteuses du village d’Ighil Imoula, où l’on n’a pas lésiné sur
l’esbroufe pour dire tout haut toute sa fierté d’accueillir un des siens. Cortège tout en fanfare,
flafla et banderoles haut la main, on était venus à la toute extrémité de la daïra pour accueillir
l’international au point de faire de la ville, que l’on devine d’habitude calme, un véritable
bouillon de passion et de fierté. La fierté de pouvoir compter l’espace d’une matinée un
champion parmi les siens. Là-bas à Ighil Imoula, quand on aime, on ne compte pas. Un amour
fait de passion, de fierté et d’estime dans lequel Rafik a baigné allègrement hier. On a joué
des coudes, on a taclé, comme disait le joueur en rigolant, tout ça pour se dire demain que cet
homme, ce champion, je lui ai serré la main, un de ces quatre, au village ! Histoire de se
donner fièrement, cela s’entend, une anecdote à raconter aux copains. Un moment, c’était
carrément l’hystérie. Les jeunes et les moins jeunes, les femmes, les vielles, tous sont venus
voir de près à quoi ressemble ce champion. Un autre à sa place aurait pété les plombs, tant le
bonhomme a eu droit à un marquage à la culotte. Pour une fois qu’il est passé de l’autre côté !
«C’était fou ! Je ne m’attendais guère à ça. Mais bon, avec du recul, ça me fait chaud au coeur
de voir cet accueil avec autant de ferveur et d’amour», nous avoua Rafik Halliche en aparté
dans un coin du salon de l’un de ses oncles du bled. Hier, à Ighil Imoula, on a surtout mesuré
combien le défenseur du Nacional Medeira pouvait être d’une simplicité à faire pâmer ces
dames ! Devant ce brouhaha, l’on pouvait pour notre part que se tenir à carreau et de mesurer
de loin combien le garçon est populaire. Nul n’est prophète dans son pays, dites donc ! Drapé
dans un beau burnous blanc qu’on avait confectionné spécialement pour lui, Rafik Halliche
incarnait hier toutes les valeurs que Ighil Imoula, ce village, berceau de la révolution,
incarnait. Elégance, fierté, bravoure et nationalisme ! Eh oui, il aime son pays le môme et il ne
s’en cache pas. A chaque fois qu’on lui demandait de prendre la parole, il terminait toujours
son allocution par un «Vive l’Algérie !» qui soutirait aux vielles des youyous qui viennent des
tréfonds de leurs entrailles. Voilà Rafik Halliche dans toute sa splendeur. Un garçon qui a
appris à rester digne dans l’euphorie comme dans la douleur. Le sang qui a coulé sur son front
le 12 novembre au Caire n’est qu’une goutte parmi ce flot versé par tant de martyrs d’Ighil
Imoula. Chaque recoin de ce village, recroquevillé sur lui-même, rappelle l’Algérie d’avant-
62. L’Algérie de la révolution que l’on exhibe fièrement dans une petite salle qui fait office de
musée de la révolution. Dans cette petite salle, on a su tout. Moralité : bon sang ne saurait
mentir !
A. A. A.

Le P/APC de Tizi N’tlata à l’accueil


Sitôt arrivés à Tizi N’Tlata, une première halte a été observée à l’APC où le président a tenu à
recevoir Rafik Halliche et son père. L’élu municipal a prononcé un petit discours de
bienvenue avant de remettre au joueur un cadre en guise de souvenir de son passage à Tizi
N’tlata.

Halliche offre une dizaine de ballons à l’APC


Il ne pouvait offrir meilleur cadeau aux enfants de sa région ! Rafik Halliche n’était pas venu
en effet les mains vides à Ighil Imoula. Il a pris dans ses valises une dizaine de ballons qu’il a
offerts au P/APC de Tizi N’tlata. Le défenseur international a pris le soin de les dédicacer
avant. Cette jeunesse connue pour son amour pour le football ne pouvait espérer mieux !

Khaled et Mustapha, deux copains d’enfance dans le bain


Les Halliche se sont déplacés en famille hier à Ighil Imoula. En plus du père, des oncles, des
cousins et cousines, le défenseur du Nacional Madeira a tenu à faire découvrir son patelin à
deux copains d’enfance, Khaled et Mustapha. Ces deux amis se sont laissés embarquer et ont
fait office de bodyguards une fois sur place.

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