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Déclaration du groupe Saint-Maur Solidaire

Avec les délibérations qui vont se succéder, nous avons l'occasion de corriger une
anomalie démocratique.

Une anomalie démocratique subie durant tout le mandat précédent pour ce qui me
concerne mais qui existait déjà bien avant. Cette anomalie démocratique consistait, en
utilisant tous les artifices permis par la législation, à faire en sorte que les conseillers
d'opposition soient le moins représentés possible dans les commissions et organismes
municipaux ou para-municipaux.

Notre groupe n'était ainsi pas présent à la commission d'appel d'offres, pas présent à
la commission consultative des services publics, pas présent au conseil
d'administration de la SIEM, ni à celui de l'OPHLM ,ni dans bien d'autres organismes
encore. Ce sont pourtant des endroits où l'on débat de choses qui intéressent
grandement les personnes que nous représentons.

Cette attitude est condamnable. Elle repose sur une vision de la démocratie qui est
erronée et qui conduit toujours, après un parcours plus ou moins long, au clientélisme.
Quand on est entre soi, quand il n'y a pas de contrepouvoirs pour aiguillonner,
rappeler à la raison, on finit toujours par se laisser aller, un peu au début, puis très
rapidement les choses dérivent.

On a vu lors du mandat précédent avec la SIEM et l'OPHLM, et les commissions


d'attribution de ces deux organismes, ce qui se passait lorsqu'il n'y avait pas de regard
extérieur. On l'a vu aussi avec la situation financière de l'OPHLM. S'il y avait eu des
membres de l'opposition au conseil d'administration de ces deux structures, les
dérives auraient été contenues.

Je crois très sincèrement Monsieur que lorsque l'on a été élu avec le score qui est le
votre, et avec la prime au majoritaire que permet l'élection municipale, on n'a pas à
craindre son opposition, on se doit d'ouvrir largement les portes des commissions,
c'est un signe d'ouverture d'esprit. C'est conforme à l'esprit de la démocratie, c'est
conforme à l'esprit de nos institutions, c'est aussi tout simplement ce que veulent les
gens.

Nous nous sommes rencontrés, je vous ai indiqué les endroits où nous souhaitions aller
et pourquoi. Nos demandes sont légitimes, elles ne remettent pas en cause le pouvoir
qui est le votre. Nous attendons un signe politique fort lors du vote des représentants
de notre groupe. Il y a dans votre famille politique, vous le savez aussi bien que moi
des gens qui ont compris l'intérêt qu'il y avait à procéder ainsi.

Philippe Rosaire