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La Cristallographie

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ROYAUME DU MAROC UNIVERSITE MOHAMMED V-AGDAL FACULTE DES SCIENCES DEPARTEMENT DE PHYSIQUE Master Énergie et Technologie des Matériaux

La cristallographie
 Réalisé par : * OUASSARNI ABDERRAHIM  Proposé et encadré par le professeur : *BAHRAR

Année universitaire : 2007/2008
1

Plan:
      

INTRODUCTION : I.LES TROIS ÉTATS D’ORDRE DE LA MATIÈRE : II. LA STRUCTURE ATOMIQUE DU CRISTAL : v1.1.Les structures désordonnées :
v1.2.Structures ordonnées : v1.3.Les matériaux dansmacroscopiques du III. MAILLE PRIMITIVE MAILLE MULTIPLE 2 1 Caractéristiques un état d’ordre intermédiaire : cristal : v2.2. Symétrie : IV. RÉSEAU DIRECT – RÉSEAU RÉCIPROQUE : 3 1 Maille primitive v2.3. Classification en sept systèmes 3 2 Maille multiple : cristallins : réseaux de v3.3. Les 14 V. CALCULS CRISTALLOGRAPHIQUES :BRAVAIS v4.1.Direction, rangé [u,v,w] v2.4. Détermination des structures v4.2. Plan réticulaire : cristallines : VI. CONCLUSION : .3. Réseau réciproque : dans l’espace v4 1 Calculs géométriques 5 direct : v5.2. Calculs géométriques dans l’espace réciproque :

2

Introduction

La cristallographie est une branche importante des Sciences Physico-chimiques, destinée à pouvoir mener l'étude de la morphologie, de la texture et de la structure des cristaux . discipline abstraite dont l'étude conduit vite à des formulations mathématiques compliquées.

 Une

3

Les trois états de la matière:

Les structures désordonnées :  Gaz parfait:assemblage idéal
 Gaz

de particules ponctuelles n’exerçant entre elles aucune force d’attraction ou de répulsion (désordre total). Dans les conditions normales (1,013bar/273 K°), un gaz réel est assimilable à un ensemble de particules séparées par des distances grandes par rapport à leurs dimensions propres, c'està-dire sans interaction. unes avec les autres.

réels:

 Liquides: état où les molécules sont au contact les  Amorphes :

chercher à figer désordonnée pour obtenir un (exceptionnelle pour un solide

une état

structure amorphe

4


Structures ordonnées :
caractéristique :Autour de chaque atome, les proches voisins sont disposés suivant un arrangement bien défini, et qui se répète rigoureusement à l’identique dans tout le cristal.

Solide poly cristallin :caractérisé par la taille, la forme
des cristallites et par leur orientation les uns par rapport aux autres. L’ensemble de ces données constitue la texture du solide.

Solide monocristallin :un solide cristallisé composé d’un
cristal unique.


Les matériaux dans un état d’ordre intermédiaire :
caractéristique :un état entre l’ordre parfait du cristal et le désordre du liquide.

L’élément de base est une macromolécule, formée par la répétition en ligne d’un groupe d’atomes (monomère). Cette chaine polymérique peut compter jusqu’à 10000 monomères orientés les uns par rapport aux autres presque au hasard, et donc prendre un nombre de configurations quasi infini.
5

Structure atomique du cristal:
Pour une espèce donnée, on a observé que les angles entre ces faces étaient constants et indépendants de leurs dimensions. C’est ce qui exprime la première loi de la cristallographie (loi de Romé de l’Isle 1783) : « Les angles dièdres que forment entre elles les différentes faces d’un cristal sont constants pour une même espèce cristalline ».  La première approche de la cristallographie est de se limiter au cristal idéal, c'est-à-dire homogène et parfaitement ordonné dans un domaine ayant des dimensions supérieures aux distances interatomiques de plusieurs ordres de grandeur.

6

Structure atomique du cristal:

Caractéristiques macroscopiques du cristal :  Anisotrope :les propriétés physiques dépendent de la
direction d’observation.  Homogénéité :Il existe dans le milieu cristallin une infinité discrète de points analogues, illimitée dans les trois directions de l’espace.
   

    ruvw = ua + vb + wc
D’une manière générale, les points sont appelés nœuds, on peut retrouver les mêmes propriétés dans un certain nombre de direction, dites équivalentes : on dit que le cristal possède des propriétés de symétrie.


7

Structure atomique du cristal:

Symétrie :
 Quelques

Existence une ou plusieurs opérations de symétrie qui le laisse invariant.

définitions :

une opération de symétrie est une opération qui transforme une figure  « F » en une figure « F’ ». Le centre de symétrie divise en deux les segments qui unissent les éléments équivalents. un cristal possède un axe d’ordre n s’il existe une droite tel qu’une rotation de 2π /n autour de cet axe amène le cristal en coïncidence avec lui-même. un plan de symétrie divise le cristal en deux parties égales.

 Limitations

de l’ordre des opérations de symétrie:  Pour les cristaux, les opérations de symétrie sont de l’ordre de : 3 4 6 et 1 2 3 4 6 12
l’axe 5 est interdit : il est impossible de paver un plan avec seulement des tuiles pentagonales.
8

Structure atomique du cristal:

Classification en sept systèmes cristallins :
α =β =γ = 90° Quadratique ou tétragonal α =β =γ = 90°
α = β = 90°, γ = 120°

triclinique

Cubique Monoclinique α =β = γ = 90° Hexagonal

Orthorhombi que

Rhomboédrique ou trigonal
9

Structure atomique du cristal:

Détermination des structures cristallines :
Le système cristallin : les paramètres a b c et les angles α β γ de la maille.  Le réseau de Bravais : l’organisation des nœuds dans la maille.  Le groupe d’espace : il concerne les opérations de symétrie du cristal.  Le nombre et la position des atomes dans la maille.

Pour bien faire cette étude il faut distinguer clairement les termes suivants :
 

Réseau : c’est l’ensemble des vecteurs de translation. Motif : il est composé d’un atome ou d’un groupe d’atomes. Structure cristalline : c’est l’arrangement triplement périodique des atomes constituant le cristal.
10

Maille primitive maille multiple:

maille élémentaire: le parallélépipède élémentaire qui, par juxtaposition
dans les trois directions de l'espace, reconstitue le réseau. Il peut s’agir d’atome d’ion, ou de molécules complexes.


Maille primitive
Quand la description du réseau ne fait intervenir que des u v w appartenant aux nombre entiers relatif, la maille ne contient qu’un seul nœud : on dit alors que le réseau est primitif. Son symbole est « P ».  Le tenseur métrique (G): appelé aussi matrice métrique, est
symétrique. Il faut savoir qu’à chaque système cristallin on associe un tenseur métrique : son allure permet de reconnaitre le système auquel il est associé.
 

Considérons deux vecteurs position:

Leur produit scalaire:

 u1       r1 = a , b , c  v1  w   1

(

)

 u2       r2 = a , b , c  v2  w   2

(

)

 u2     (r1 r 2 ) = (u1 , v1 , w1 )(G ) v2 Ou w   2

 a       ( G ) = b  a, b , c  c   

(

)

11

Maille primitive maille multiple:
       ( a | a ) (a | b ) (a | c )   a 2         (G ) =  (b | a ) (b | b ) (b | c )  =  ba cos γ         (c | a ) (c | b ) (c | c )   ca cos β   
système cristallin
système triclinique Système monoclinique Système trigonal

ab cos γ b2 cb cos α

ac cos β   bc cos α  c2  

nombre de données tenseur métrique ( G ) nécessaires pour décrire la maille 6
4 2 2 3 2 1
 a2   ab cos γ  ac cos β  ab cos γ
2

b cb cos α 0 b2 0

ac cos β   bc cos α   c2 

( maille rhomboédrique )  

Système hexagonal  Système orthorhombique  Système quadratique  Système cubique 

 a2  0   ac cos β 

ac cos β   0   2 c 
2

 a2  2  a cosα  a 2 cosα 
 2  a  − 1 a 2  2   0 

a 2 cosα a a cosα
2

a 2 cosα   a 2 cosα  a2  
0 0 c2        

1 − a2 2 a2 0

a 2  0 0 

0 b2 0 0 a2 0
0 a2 0

0 0 c2

a 2  0 0 
a 2  0 0 

     0   0  c2  

0   0  2  a 

12

Maille primitive maille multiple:
Changement de base de réseau :  Pour diverses raisons : symétrie, simplification des calculs, simplification de la représentation, etc., la description primitive n’est pas la plus appropriée. On est alors amené à choisir une autre base.  Le passage d’une base à une autre base est décrit par la transformation linéaire :
 
 


Maille multiple :

u     1   (a ' , b ' , c ' ) = (a , b , c ) v1 w  1

u2 v2 w2

u3     v3  = (a , b , c )( P) w3  

Une maille contenant plusieurs nœuds est multiple. Soit (P) la matrice de passage de la base (1)à la base(1’) le volume V’ de la maille (1’) :

V ' = det(P) V
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Maille primitive maille multiple:

Les 14 réseaux de BRAVAIS:

14

Réseau direct- réseau réciproque:
le réseau réciproque n’a pas de signification physique réelle, mais il est commode pour représenter les familles de plans réticulaires et il simplifie certains calculs géométriques.  A partir du réel on construit l’imaginaire reliés par une relation de réciprocité.

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Réseau direct- réseau réciproque:
Direction,
 Si

rangé [u,v,w]

on relie deux nœuds par une droite. Une telle droite est une rangée.  Le symbole [u v w] représente non seulement la rangée passant par l’origine et le nœud de coordonnées u, v, w mais aussi toutes les rangées parallèles passant par tous les nœuds du réseau.
Plan

réticulaire :

La rangée est un exemple de groupement de nœuds en sous ensembles à une dimension. Un plan réticulaire est un regroupement à deux dimensions de nœuds appartenant à une famille.

16

Réseau direct- réseau réciproque:
Réseau
         

réciproque :

Le réseau réciproque est rapporté à trois vecteurs de base dénommés par convention :

   a*,b *,c *
  ( a * a ) =1 *  (b b ) =1   ( c * c ) =1 *  (a b ) = 0 *  (b a ) = 0   (c * a ) = 0

*  (ai a j ) = δ ij
  (a * c ) = 0 *  (b c ) = 0 *  (c b ) = 0

Pour les trois vecteurs réciproques :

   (b ∧ c ) a* = V

  * (c ∧ a ) b = V

   (a ∧ b ) c* = V
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Réseau direct- réseau réciproque:

 

Indices de Miller h k l :

Les indices de Miller servent à désigner les plans dans un cristal. Les Indices h k l désignent le plan formé par les points 1/h, 1/k, 1/l (selon a b et c respectivement) Si parallèle au plan indice est 1/∞=0

face Z y r d m

intersections sur  notation de les axes (WEISS) MILLER
1 1 1 2 1 1 2 2 1 2 ∞ 1 1 1 ∞ (111) (122) (112) (102) (110)

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CALCULS CRISTALLOGRAPHIQUES:

Calculs géométriques dans l’espace direct :
 Transformation
  

Le tenseur métrique G associé à chacun des sept systèmes cristallins a été introduit, il faut retenir qu’il est symétrique.

du tenseur métrique:

    (a ' , b ' , c ' ) = (a , b , c )( P)
de la maille :

(G ' ) = ( P) t (G )(P)
V 2 = d et( ) G

 Volume

 Distances
 

entre deux atomes :
x     d 2 = ( r r ) = ( x, y , z )( G ) y  z   

 Angles

entre deux vecteurs:

 (r1 r2 ) cos ϕ =   r1 r2
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CALCULS CRISTALLOGRAPHIQUES:

Calculs géométriques dans l’espace réciproque :
 Tenseur

métrique réciproque:

       (a* | a*) (a* | b *) (a* | c * )          (G* ) =  (b * | a*) (b * | b *) (b * | c *)           (c * | a*) (c * | b *) (c * | c *)   
 Volume

(G*) = (G ) − 1 ⇔ (G ) = (G*)− 1

de la maille réciproque :
V* =
2

 
 Distances

Dhkl entre plans réticulaires (h k l) :

1 1 ⇔V 2 = 2 V2 V*

* rhkl

2

h   * * 1 = (rhkl rhkl ) = 2 =(h k l )(G*) k  Dhkl l   
20

CONCLUSION:

Aujourd’hui, la cristallisation des macromolécules biologiques reste encore l’étape limitant la résolution structurale par cristallographie. L’objectif est de permettre aux biologistes, chimistes et physiciens de faire le point sur les méthodes de cristallisation des protéines membranaires : caractérisation des solutions de détergents et de protéines avant cristallisation, les principes de la croissance cristalline, diagramme de phase, techniques de cristallisation, nouvelles approches…

21

POUR VOTRE ATTENTION
22

MERCI

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