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DDCGCG

ÉPREUVE

1100

Comptabilité

approfondie

2011/2012

Conforme au programme du 18 mars 2010

Odile Barbe Laurent Didelot

Jean-Luc Siegwart

Manuel & Applications

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Groupe Revue Fiduciaire

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© Nathan

DDCGCG

ÉPREUVE

1100

Comptabilité

approfondie

2011/2012

Manuel & Applications

Odile Barbe Laurent Didelot

Jean-Luc Siegwart L’ouvrage a été dirigé et coordonné par Odile Barbe et Laurent Didelot.

Jean-Luc Siegwart L’ouvrage a été dirigé et coordonné par Odile Barbe et Laurent Didelot. Groupe Revue

Groupe Revue Fiduciaire

Jean-Luc Siegwart L’ouvrage a été dirigé et coordonné par Odile Barbe et Laurent Didelot. Groupe Revue

© Nathan

Coordination artistique : Evelyn Audureau Conception intérieure : Anne-Danielle Naname Conception couverture : Killiwatch Mise en pages : MCP Fabrication : Lucile Davesnes

© Nathan 2010 – ISBN 978-2-09-161459-2 pour la précédente édition

© Nathan 2011 – 25, avenue Pierre de Coubertin – 75013 Paris

ISBN 978-2-09-161765-7 pour la présente édition

Pierre de Coubertin – 75013 Paris ISBN 978-2-09-161765-7 pour la présente édition ISBN numérique : 978-2-09-812433-2

ISBN numérique : 978-2-09-812433-2

© Nathan

MODE D’EMPLOI

MODE D’EMPLOI

MODE D’EMPLOI
© Nathan MODE D’EMPLOI ■ Une partie cours présentée de manière claire et structurée et illustrée

Une partie cours présentée de manière claire et structurée et illustrée de nombreux exemples, avec des renvois

à des « références »

à consulter plus loin.

Une synthèse du cours sous forme de texte, de tableau ou de schéma en fonction des points traités.

de tableau ou de schéma en fonction des points traités. ■ CHAPITRE CHAPITRE 5 RÉFÉRENCES RÉFÉRENCES

CHAPITRE CHAPITRE 5 RÉFÉRENCES RÉFÉRENCES 5 TextesTextes dede basebase Les éléments principaux
CHAPITRE
CHAPITRE
5
RÉFÉRENCES
RÉFÉRENCES
5
TextesTextes dede basebase
Les éléments principaux d’immobilisations corporelles devant faire l’objet de
■ Avis CNC 2004-15 relatif à la définition, la comptabilisation et l’évaluation des actifs.
remplacement à intervalles réguliers, ayant des utilisations différentes ou pro-
■ Règlement CRC 2004-06 relatif à la définition, la comptabilisation et l’évaluation des
curant des avantages économiques à l’entité selon un rythme différent et néces-
actifs.
sitant l’utilisation de taux ou de modes d’amortissement propres, doivent être
comptabilisés séparément dès l’origine et lors des remplacements.
■ Avis CNC 2002-07 relatif à l’amortissement et à la dépréciation des actifs.
Les dépenses d’entretien faisant l’objet de programmes pluriannuels de gros entre-
■ Règlement CRC 2002-10 relatif à l’amortissement et à la dépréciation des actifs.
tien ou de grandes révisions en application de lois, règlements ou de pratiques
■ Règlement CRC 2003-07 modifiant l’article 5 du règlement 2002-10.
constantes de l’entité, doivent être comptabilisées dès l’origine comme un com-
■ Avis 2004-11 du CNC relatif aux modalités d’application de la comptabilisation par compo-
posant distinct de l’immobilisation, si aucune provision pour gros entretiens ou
sants et des provisions pour gros entretien dans les organismes de logement social.
grandes révisions n’a été constatée. Sont visées, les dépenses d’entretien ayant
■ Avis 2006-12 du CNC relatif aux modalités de reprise des dépréciations comptables et de
pour seul objet de vérifier le bon état de fonctionnement des installations et d’y
neutralisation des incidences fiscales dans les comptes individuels.
apporter un entretien sans prolonger leur durée de vie au-delà de celle prévue
■ Avis 2003-E du Comité d’urgence du CNC concernant les modalités de première application
initialement, sous réserve de répondre aux conditions de comptabilisation de
de la comptabilisation par composants et des dispositions transitoires prévues à l’article 15
l’article 311-1.
du règlement n° 02-10 du CNC relatif à l’amortissement et à la dépréciation des actifs.
La méthode de comptabilisation par composants de gros entretien ou de grandes
■ Avis 2005-D du Comité d’urgence du CNC afférent aux modalités d’application des règle-
révisions, exclut la constatation de provisions pour gros entretien ou de gran-
ments n° 2002-10 relatif à l’amortissement et à la dépréciation des actifs et n° 2004-06 rela-
des révisions.
tif à la définition, la comptabilisation et l’évaluation des actifs.
■ Avis 2005-H du Comité d’urgence du CNC relatif à la comptabilisation des coûts de déman-
tèlement, d’enlèvement et de remise en état de site dans les comptes individuels.
3
PCG – article 321-10
■ Avis 2005-J du Comité d’urgence du CNC relatif aux modalités d’exercice de l’option de comp-
1. Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est constitué de :
tabilisation des droits de mutation, honoraires, commissions et frais d’acte.
– son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après
■ Code Général des Impôts.
déduction des remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement ;
■ Instruction fiscale du 30/12/05.
de tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place
et en état de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction.
■ Rescrit n° 2007-46-TCA du 23/10/07.
Dans les comptes individuels, les droits de mutation, honoraires ou commissions
et frais d’acte, liés à l’acquisition, peuvent sur option, être rattachés au coût d’ac-
quisition de l’immobilisation ou comptabilisés en charges.
de l’estimation initiale des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de restau-
1 PCG – article 211-1-2
ration du site sur lequel elle est située, en contrepartie de l’obligation encourue,
Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu, soit pour être utilisé
dans la production ou la fourniture de biens ou de services, soit pour être loué
à des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont l’entité attend qu’il soit uti-
lisé au-delà de l’exercice en cours.
soit lors de l’acquisition, soit en cours d’utilisation de l’immobilisation pendant
une période donnée à des fins autres que de produire des éléments de stocks.
Dans les comptes individuels, ces coûts font l’objet d’un plan d’amortissement
propre tant pour la durée que le mode.
2.
Les immobilisations corporelles acquises pour des raisons de sécurité ou liées
à l’environnement, bien que n’augmentant pas directement les avantages éco-
nomiques futurs se rattachant à un actif existant donné, sont comptabilisées à
2 PCG – article 311-2
l’actif si elles sont nécessaires pour que l’entité puisse obtenir les avantages éco-
Lorsque des éléments constitutifs d’un actif sont exploités de façon indissociable,
un plan d’amortissement unique est retenu pour l’ensemble de ces éléments.
Cependant, si dès l’origine, un ou plusieurs de ces éléments ont chacun des uti-
lisations différentes, chaque élément est comptabilisé séparément et un plan
d’amortissement propre à chacun de ces éléments est retenu.
nomiques futurs de ses autres actifs - ou le potentiel des services attendus pour
les entités qui appliquent le règlement n° 99-01 ou relèvent du secteur public.
Ces actifs ainsi comptabilisés appliquent les règles de dépréciation prévues à
l’art. 322-5.
3.
Les coûts d’emprunts peuvent être rattachés au coût d’acquisition selon les
dispositions prévues à l’article 321-5.
174 Évaluation des actifs et des passifs
Les immobilisations corporelles
175

2 ou 3 pages de références constituées :

– de la liste des textes de base à connaître en lien avec le thème du chapitre (PCG,

Code de commerce, etc.) ;

– des extraits les plus importants de ces

articles ou avis fondamentaux.

De nombreuses applications :

– des exercices permettant de s’entraîner en vue de l’épreuve du DCG ; – un QCM final pour vérifier la bonne assimilation des points du cours.

en vue de l’épreuve du DCG ; – un QCM final pour vérifier la bonne assimilation

III
III

© Nathan

© Nathan

TABLE DES MATIÈRES

TABLE DES MATIÈRES

TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE 1
CHAPITRE
1

La profession comptable

1

I.

Les différents statuts de la profession comptable

1

A. La profession comptable libérale

1

B. La profession comptable salariée

7

II.

Les différentes formes d’exercice de la profession d’expert-comptable

9

A. L’exercice à titre individuel

9

B. L’exercice sous forme de société

9

C. L’exercice sous forme associative

10

III.

Les différentes formes d’exercice de la profession de commissaire aux comptes

10

A. L’exercice à titre individuel

11

B. Les sociétés de commissaires aux comptes

11

IV. Les organisations professionnelles

12

 

A. Historique

12

B. Fonctionnement actuel

14

V.

L’éthique professionnelle

19

A. Distinction entre éthique et déontologie

19

B. L’éthique des professionnels comptables

20

SYNTHÈSE

24

RÉFÉRENCES

25

APPLICATIONS

29

CHAPITRE 2
CHAPITRE
2

Le rôle de la profession comptable dans la normalisation comptable et professionnelle

33

I.

Le rôle de la profession comptable en matière de normalisation comptable

34

A. Typologie et définition des textes publiés

34

B. Le rôle de la profession comptable

37

II.

Le rôle de la profession comptable en matière de normalisation professionnelle

44

A. Au plan international

44

B. Au plan européen

46

C. Au plan national

46

III.

Le rôle des autres organismes en matière de normalisation comptable et professionnelle

49

A.

L’IOSCO (International Organisation of Securities Commissions)

ou OICV (Organisation Internationale des Commissions

de Valeurs mobilières)

49

B. L’ESMA (European Securities and Markets Authority)

49

C. L’AMF (Autorité des Marchés Financiers)

50

V
V

SYNTHÈSE

51

© Nathan

 

RÉFÉRENCES

53

APPLICATIONS

55

CHAPITRE 3
CHAPITRE
3

Le cadre conceptuel

59

I.

Les modèles comptables anglo-saxon et continental

60

A. Le modèle anglo-saxon

60

B. Le modèle d’Europe continentale

61

C. Le cadre conceptuel américain

63

II.

Le cadre conceptuel de l’IASB

64

A. Objectif et thèmes traités

64

B. Contenu du cadre conceptuel

65

III.

Le projet de cadre conceptuel commun IASB/FASB

69

A. Conceptions de la normalisation comptable

69

B. Phases d’élaboration du cadre conceptuel commun

70

C. Rôles de l’EFRAG et de l’ANC

71

IV. Le cadre comptable français

71

 

A. Caractéristiques de qualité des comptes annuels

71

B. Les principes comptables

72

SYNTHÈSE

75

RÉFÉRENCES

77

APPLICATIONS

80

CHAPITRE 4
CHAPITRE
4

Définition et règles générales d’évaluation

 

des actifs

83

I.

Définition et fait générateur de comptabilisation d’un actif

84

A. Définition d’un actif

84

B. Définitions des actifs concernés par les nouvelles règles

86

C. Le fait générateur de comptabilisation d’un actif

86

D. Les limitations de portée et les conséquences effectives

87

II.

L’évaluation d’un actif à la date d’entrée

89

A. Les principes généraux

89

B. Les biens échangés, apportés ou acquis à titre gratuit

89

C. Les coûts d’emprunt

90

III.

L’évaluation d’un actif postérieurement à sa date d’entrée

93

A. À l’inventaire

93

B. À l’arrêté des comptes

93

SYNTHÈSE

94

RÉFÉRENCES

95

APPLICATIONS

96

VI
VI

© Nathan

CHAPITRE 5
CHAPITRE
5

Les immobilisations corporelles

99

I.

Définition et éléments constitutifs des immobilisations corporelles

99

A. Définition d’une immobilisation corporelle

99

B. Décomposition des immobilisations corporelles

101

C. Méthodologie de détermination des composants

105

II. Évaluation d’une immobilisation corporelle à la date d’entrée

107

 

A. Immobilisation corporelle acquise à titre onéreux

107

B. Immobilisation corporelle produite

112

C. Aspects particuliers liés à la TVA

114

III.

Traitement comptable des dépenses ultérieures

118

A. Règles générales

118

B. Renouvellement d’un composant

118

C. Pièces de rechange et matériel d’entretien

121

IV. L’amortissement d’une immobilisation corporelle

121

 

A. Définitions et principes généraux

121

B. Le plan d’amortissement

123

C. La révision du plan d’amortissement

130

D. L’amortissement d’une immobilisation corporelle décomposable

132

E. Cas particuliers

136

V.

La dépréciation d’une immobilisation corporelle

139

A. Principe général et définitions

139

B. Méthodologie de détermination d’une dépréciation

139

C. Mise en œuvre de la méthodologie

141

D. Conséquences comptables d’une dépréciation

144

E. Position fiscale

146

VI.

L’évaluation d’une immobilisation corporelle à la sortie du patrimoine

148

A. Conséquences comptables de la sortie du patrimoine

148

B. Régimes de TVA sur cessions d’immobilisations

150

SYNTHÈSE

153

RÉFÉRENCES

156

APPLICATIONS

160

CHAPITRE 6
CHAPITRE
6

Les immobilisations incorporelles

169

I.

Définition et éléments constitutifs des immobilisations incorporelles

169

A.

Définition et critères de comptabilisation d’une immobilisation

incorporelle

169

B.

Éléments constitutifs des immobilisations incorporelles

170

VII
VII

© Nathan

II.

Évaluation d’une immobilisation incorporelle à la date d’entrée

172

A. Immobilisation incorporelle acquise à titre onéreux

172

B. Immobilisation incorporelle générée en interne

175

III.

Traitement comptable des dépenses ultérieures

180

A. Règles générales

180

B. Application aux immobilisations incorporelles

180

IV.

L’amortissement d’une immobilisation incorporelle

181

A. Le caractère amortissable d’une immobilisation incorporelle

181

B. Règles d’amortissement spécifiques à certaines immobilisations

incorporelles

181

V. La dépréciation d’une immobilisation incorporelle

184

VI.

L’évaluation d’une immobilisation incorporelle à la sortie du patrimoine

185

SYNTHÈSE

186

RÉFÉRENCES

189

APPLICATIONS

191

CHAPITRE 7
CHAPITRE
7

Cas spécifiques d’évaluation des immobilisations

corporelles et incorporelles

195

I. Cas particuliers d’évaluation concernant les immobilisations corporelles et incorporelles

196

 

A. Immobilisations libellées en monnaies étrangères

196

B. Immobilisations acquises pour un prix global

196

C. Immobilisations acquises avec clause de réserve de propriété

197

II.

Cas particuliers d’évaluation concernant les immobilisations corporelles

198

A. Immobilisations acquises contre versement de rentes viagères

198

B. Immobilisations acquises dont le prix est indexé

200

C. Ensembles immobiliers

201

D. Constructions sur sol d’autrui

202

E. Réévaluation libre

204

F. Immobilisations sinistrées

209

G.

Sortie d’immobilisations suite à une expropriation

212

III.

Cas particuliers d’évaluation concernant les immobilisations incorporelles

212

A.

Immobilisations acquises moyennant le paiement de redevances

annuelles

212

B.

Droits d’émission de gaz à effet de serre

214

IV.

Logiciels

218

A.

Logiciels indissociables du matériel

218

VIII
VIII

B.

Logiciels faisant partie d’un projet de développement

218

© Nathan

 

C.

Logiciels autonomes (ou dissociés)

219

V. Sites Internet créés en interne

225

 

A. Définition et typologie des sites

225

B. Traitement comptable des sites Internet actifs

225

C. Amortissement des sites Internet activés

227

SYNTHÈSE

230

RÉFÉRENCES

232

APPLICATIONS

235

CHAPITRE 8
CHAPITRE
8

Les opérations de location-financement

243

I.

Principes généraux

243

A. La distinction location-financement, location simple

243

B. Le traitement comptable des contrats de location

244

II.

Le traitement comptable des opérations de location par voie

de

crédit-bail

246

A. Le traitement du crédit-bail pendant la période de location

246

B. Le traitement du crédit-bail à la levée de l’option d’achat

249

III.

Cession d’un bien acquis par crédit-bail

254

A. Règles relatives au crédit-bail mobilier

254

B. Règles particulières au crédit-bail immobilier

255

SYNTHÈSE

259

RÉFÉRENCES

261

APPLICATIONS

263

CHAPITRE 9
CHAPITRE
9

Le portefeuille titres

267

I.

Typologie des titres et classement comptable

268

A. Les divergences entre les typologies fiscale et comptable

268

B. Définitions et classement comptables des titres

269

II.

Comptabilisation initiale du portefeuille titres

271

A. Règles générales

271

B. Les frais d’acquisition des titres

272

C. Cas particuliers

275

III.

Comptabilisation à l’inventaire

285

A. Règles générales

285

B. Détermination de la valeur d’inventaire des titres

285

C. La constatation des dépréciations

287

D. Dispositions particulières

289

IV.

Les revenus des titres

292

A. Les revenus des actions et parts sociales

292

B. Les revenus des obligations

294

IX
IX

V. La sortie des titres de l’actif du bilan

297

© Nathan

 

A. Règles générales

297

B. Cas particuliers

301

SYNTHÈSE

308

RÉFÉRENCES

311

APPLICATIONS

318

CHAPITRE 10
CHAPITRE
10

Les stocks et en-cours

325

I.

Définition et éléments constitutifs des stocks

325

A. Définition

325

B. Catégories de stocks

326

II.

Évaluation des stocks à la date d’entrée

326

A. Principes généraux

326

B. Coût d’acquisition

326

C. Coût de production

327

D. Méthodes de détermination du coût

330

III.

Évaluation des stocks à la date d’inventaire

332

A. Le principe de l’inventaire physique

332

B. Les modalités pratiques de l’inventaire physique

332

C. Évaluation à la date d’inventaire

332

IV. Évaluation des stocks à la date d’arrêté des comptes

335

 

A. Principes généraux

335

B. Constatation et reprise de dépréciation

335

C. Cas particulier : contrat de vente ferme

336

D. Position fiscale

336

SYNTHÈSE

337

RÉFÉRENCES

339

APPLICATIONS

342

CHAPITRE 11
CHAPITRE
11

Les actifs et passifs en monnaies étrangères

345

I.

Évaluation des créances et dettes en monnaies étrangères

346

A. Évaluation lors de l’entrée dans le patrimoine

346

B. Évaluation lors du règlement et à l’inventaire

347

II.

Les couvertures de change et leurs conséquences comptables

352

A. Exemples de techniques de couverture

352

B. Conséquences comptables des opérations de couvertures

353

III.

Les informations à communiquer en annexe

362

A. Sur les écarts de conversion en monnaies étrangères

362

B. Sur l’utilisation des exceptions prévues par l’article 342-6 du PCG

362

SYNTHÈSE

363

RÉFÉRENCES

364

APPLICATIONS

366

X
X

© Nathan

CHAPITRE 12
CHAPITRE
12

Les subventions

369

I.

Définitions

369

A. Au plan comptable

369

B. Au plan fiscal

370

II.

Les subventions et l’imposition à la TVA

370

III.

Le traitement comptable des subventions d’exploitation et d’équilibre

371

A. Règles générales

371

B. Subventions accordées sous conditions

371

IV.

Le traitement comptable des subventions d’investissement

373

A. Règles générales de comptabilisation

373

B. Étalement de la reprise en résultat de la subvention d’investissement

373

C. Comptabilisation immédiate de la subvention en résultat sans

transiter par les capitaux propres

381

V.

Le remboursement des subventions

382

SYNTHÈSE

383

RÉFÉRENCES

385

APPLICATIONS

387

CHAPITRE 13
CHAPITRE
13

Les abandons de créances

391

I.

Les abandons de créances et la TVA

392

II.

Traitements comptable et fiscal des abandons de créances

à

caractère commercial

392

A. Détermination du caractère commercial de l’abandon

392

B. Traitement fiscal

393

C. Traitement comptable

393

III.

Traitements comptable et fiscal des abandons de créances

à

caractère financier

394

A. Détermination du caractère financier

394

B. Traitement fiscal

394

C. Traitement comptable

398

IV.

Les clauses de retour à meilleure fortune

400

A. Définition

400

B. Conséquences comptables et fiscales

400

V.

La renonciation à des recettes

400

SYNTHÈSE

402

RÉFÉRENCES

404

APPLICATIONS

406

XI
XI

© Nathan

CHAPITRE 14
CHAPITRE
14

Participation et intéressement des salariés

411

I.

La participation des salariés

412

A. Cadre légal et caractéristiques

412

B. Calcul de la réserve spéciale de participation

414

C. Comptabilisation de la participation des salariés

416

D. Cas particulier : versement d’un complément de réserve spéciale de participation

419

II.

L’intéressement des salariés

419

A. Cadre légal et caractéristiques

419

B. Comptabilisation de l’intéressement des salariés

421

III.

Les plans d’épargne

422

A. Cadre légal, typologie et caractéristiques

422

B. Comptabilisation des opérations relatives aux plans d’épargne

424

SYNTHÈSE

426

RÉFÉRENCES

428

APPLICATIONS

430

CHAPITRE 15
CHAPITRE
15

Les rattachements obligatoires :

 

provisions et événements postérieurs à la clôture de l’exercice

435

I.

Règles générales relatives aux provisions

435

A. Les objectifs du normalisateur

435

B. Définition et fait générateur de comptabilisation d’un passif

436

C. Typologie des passifs

438

II.

L’évaluation des provisions

440

A. Règles générales d’évaluation d’un passif

440

B. L’évaluation des provisions

440

C. Schémas de comptabilisation des provisions

443

D. Traitement fiscal

445

III.

Application des règles générales à certaines catégories de provisions

445

A. Coûts de restructuration

445

B. Droit individuel à la formation (DIF)

447

C. Chèques-cadeaux et cartes de fidélité

448

IV.

Engagements de retraite

450

A. Définition et catégories de régimes de retraite

451

B. Passifs et engagements de retraite

452

C. Principes généraux relatifs au traitement comptable des engagements

de retraite

452

D. Évaluation et comptabilisation des engagements de retraite

453

E. Position fiscale

456

XII
XII

V. Médailles du travail

456

© Nathan

 

A. Définition

456

B. Traitement comptable

456

C. Évaluation

457

D. Position fiscale

457

VI.

Événements postérieurs à la clôture

458

A. Définition et liens avec les principes comptables

458

B. Traitement comptable

458

SYNTHÈSE

462

RÉFÉRENCES

464

APPLICATIONS

466

CHAPITRE 16
CHAPITRE
16

Les engagements financiers et passifs éventuels 473

I.

Les engagements financiers

474

A. Définition et typologie des engagements

474

B. Caractéristiques générales des engagements

475

C. Règles de comptabilisation des engagements

475

D. Information en annexe en matière d’engagements

476

E. Engagements et passifs

479

II.

Les passifs éventuels

479

A. Définition

479

B. Traitement comptable

480

SYNTHÈSE

481

RÉFÉRENCES

482

APPLICATIONS

488

CHAPITRE 17
CHAPITRE
17

Les contrats à long terme

491

I.

Définition et enjeux des contrats à long terme

492

A. Définition

492

B. Les enjeux de la comptabilisation de ces contrats

494

II.

La méthode à l’achèvement

494

III.

La méthode à l’avancement (méthode préférentielle)

497

A.

L’entité est en mesure d’évaluer le résultat à terminaison

de manière fiable

497

B.

L’entité n’est pas en mesure d’évaluer le résultat à terminaison

de manière fiable

503

C.

Changements de situation et changement de précision à terminaison

503

IV.

Le cas particulier des contrats déficitaires

505

A. Modalités propres à la méthode à l’achèvement

505

B. Modalités propres à la méthode à l’avancement

507

C. Difficultés ou impossibilité d’évaluer la perte de manière fiable

508

XIII
XIII

SYNTHÈSE

509

© Nathan

 

RÉFÉRENCES

511

APPLICATIONS

514

CHAPITRE 18
CHAPITRE
18

Les changements comptables

519

I.

Permanence des méthodes et changements comptables

519

A. Le principe de permanence des méthodes

519

B. Typologie des changements comptables

520

II.

Les changements de méthodes comptables

520

A. Circonstances d’un changement de méthode comptable

521

B. Traitement comptable d’un changement de méthode comptable

523

III. Les changements d’estimation et de modalités d’application

527

 

A. Définition

527

B. Circonstances d’un changement d’estimation ou de modalités

dapplication

527

C.

Traitement comptable d’un changement d’estimation et de

modalités d’application

527

IV. Les changements d’options fiscales

528

 

A. Définition d’un changement d’option fiscale

528

B. Traitement comptable d’un changement d’option fiscale

529

V.

Les corrections d’erreurs

530

A. Définition des corrections d’erreurs

530

B. Traitement comptable des corrections d’erreurs

530

SYNTHÈSE

532

RÉFÉRENCES

533

APPLICATIONS

536

CHAPITRE 19
CHAPITRE
19

L’abonnement des charges et des produits

541

I.

Principes et limites du système d’abonnement

542

A. Principe

542

B. Limites

543

II.

Schémas comptables

543

A. La répartition des charges

544

B. La répartition des produits

547

SYNTHÈSE

550

RÉFÉRENCES

551

APPLICATIONS

552

CHAPITRE 20
CHAPITRE
20

La constitution des sociétés

555

I.

Les règles juridiques et fiscales de constitution des sociétés

555

A.

La terminologie

556

XIV
XIV

B.

Les formes et les caractéristiques des sociétés commerciales

556

© Nathan

 

C. Les formalités juridiques et fiscales de constitution

559

D. Les différentes catégories d’apports

559

II.

Comptabilisation des opérations de constitution des sociétés

561

A. Le traitement comptable des frais de constitution

561

B. Les enregistrements comptables en cas de libération intégrale

562

C. Les enregistrements comptables en cas d’appels fractionnés

du capital

564

D.

Le cas des versements anticipés

566

III.

Le cas des actionnaires retardataires et défaillants

567

A. Les actionnaires retardataires

567

B. Les actionnaires défaillants

568

SYNTHÈSE

570

RÉFÉRENCES

571

APPLICATIONS

573

CHAPITRE 21
CHAPITRE
21

Les variations du capital des sociétés

577

I.

Les augmentations de capital

578

A. Les formes et modalités des augmentations de capital

578

B. Les apports en numéraire

581

C. La conversion de dettes en capital

586

D. L’incorporation de réserves

587

E. Les apports en nature

590

F. L’émission de titres composés et de bons de souscription

591

II.

Les réductions de capital

592

A. L’assainissement financier

592

B. Les réductions de capital non motivées par des pertes

595

C. La réduction du capital par rachat d’actions ou parts propres

596

III.

L’amortissement du capital

597

SYNTHÈSE

598

RÉFÉRENCES

599

APPLICATIONS

601

CHAPITRE 22
CHAPITRE
22

L’affectation du résultat des sociétés

609

I.

L’affectation du résultat des sociétés par actions

610

A. Les conséquences comptables des obligations juridiques

610

B. Le schéma général d’affectation du résultat

612

C. L’existence d’actions de préférence

614

D. L’affectation d’un résultat déficitaire

615

II.

Les modalités de paiement des dividendes

616

A.

Le paiement des dividendes en actions

616

XV
XV

B.

Les acomptes sur dividendes

617

© Nathan

III.

L’affectation du résultat des autres sociétés

619

A. L’affectation du résultat des SARL

619

B. L’affectation du résultat des sociétés de personnes

619

SYNTHÈSE

620

RÉFÉRENCES

622

APPLICATIONS

625

CHAPITRE 23
CHAPITRE
23

Les provisions réglementées

629

I.

Principes généraux

629

A. Définition

629

B. Différentes catégories de provisions réglementées

630

C. Comptabilisation des provisions réglementées

631

D. Informations en annexe

631

II.

Les provisions réglementées proprement dites

632

A. La provision pour investissements

632

B. La provision pour hausse des prix

634

C. Les provisions réglementées relatives à d’autres éléments d’actif

635

III.

Les provisions assimilées aux provisions réglementées

636

A. Les amortissements dérogatoires

636

B. La provision spéciale de réévaluation

639

SYNTHÈSE

640

RÉFÉRENCES

642

APPLICATIONS

644

CHAPITRE 24
CHAPITRE
24

Les dettes financières

647

I.

Les emprunts obligataires ordinaires

647

A. Les règles juridiques et financières

648

B. La comptabilisation de l’émission d’un emprunt obligataire

649

C. Le service d’un emprunt obligataire

650

D. Le traitement des charges liées à un emprunt obligataire

653

E. Les modalités particulières de remboursement d’un emprunt

obligataire

655

II.

Les valeurs mobilières donnant accès au capital

657

A. Règles générales d’émission

657

B. Les obligations remboursables en actions

657

C. Les obligations convertibles en actions

658

D. Les obligations à bons de souscription d’actions

660

III.

Les valeurs mobilières donnant droit à la souscription de titres de créance

661

A. Les obligations à bons de souscription d’obligations

661

B. L’émission de bons de souscription d’obligations

663

XVI
XVI

IV.

Les autres emprunts et les comptes courants d’associés

663

© Nathan

 

A. Les autres formes d’emprunts

663

B. Les comptes d’associés et assimilés

664

V.

Les « autres fonds propres »

664

A. Définition des autres fonds propres

664

B. Composition des autres fonds propres

665

SYNTHÈSE

666

RÉFÉRENCES

668

APPLICATIONS

671

CHAPITRE 25
CHAPITRE
25

La comptabilité des entités spécifiques

677

I.

Sociétés civiles

677

A. La variété des sociétés civiles

678

B. Les obligations comptables générales

680

C. Les spécificités comptables

681

II.

Les groupements d’intérêt économique

682

A. L’objet et les règles générales de fonctionnement d’un GIE

682

B. Les fonds mis à la disposition d’un GIE

683

C. Les opérations courantes d’un GIE

683

D. L’affectation du résultat d’un GIE

683

III.

Les collectivités territoriales

683

A. Le cadre légal et réglementaire

683

B. Les documents budgétaires et comptables

685

IV.

Les associations

687

A. Le cadre légal et réglementaire

687

B. Les spécificités de la comptabilité des associations

689

V.

Les professions libérales

691

A. Le cadre juridique et fiscal

691

B. Les particularités comptables

692

SYNTHÈSE

694

RÉFÉRENCES

696

APPLICATIONS

698

CHAPITRE 26
CHAPITRE
26

Les comptes consolidés

703

I.

Cadre légal et réglementaire

704

II.

Définitions et obligations en matière de comptes consolidés

705

A. Définitions

705

B. Obligations en matière de comptes consolidés

706

III.

La démarche de consolidation

709

A. Le périmètre de consolidation

710

B. Le choix de la méthode de consolidation

714

XVII
XVII

C.

Autres étapes de la démarche de consolidation

715

© Nathan

 

IV. Exemple d’application de chacune des méthodes de consolidation

718

 

A. Énoncé

718

 

B. Intégration globale

719

C. Intégration proportionnelle

722

D. La méthode de la mise en équivalence

724

SYNTHÈSE

726

RÉFÉRENCES

729

APPLICATIONS

730

CHAPITRE 27
CHAPITRE
27

Introduction à l’audit légal des comptes

737

 

I. La mission légale du commissaire aux comptes

737

A. La mission générale du commissaire aux comptes

738

B. Les missions particulières du commissaire aux comptes

740

II. Les autres missions du commissaire aux comptes

741

A. Interventions définies par convention

741

B. Interventions spécifiques

742

III. La démarche d’audit et sa mise en œuvre

743

A. Démarche d’audit

743

B. Mise en œuvre de la démarche d’audit

745

SYNTHÈSE

751

RÉFÉRENCES

753

APPLICATIONS

759

ANNEXES

ANNEXES

Index

763

XVIII
XVIII

© Nathan

PROGRAMME : UE 10 • COMPTABILITÉ APPROFONDIE

PROGRAMME : UE 10 • COMPTABILITÉ APPROFONDIE

PROGRAMME : UE 10 • COMPTABILITÉ APPROFONDIE

Programme du diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) Décret n° 2006-1706 du 22 décembre 2006, JO du 29 décembre 2006, complété par l’arrêté du 8 mars 2010, BO du 18 mars 2010, abrogeant l’arrêté du 22 décembre 2006, JO du 29 décembre 2006.

Niveau L : 150 heures – 12 ECTS

 

Thèmes

Sens et portée de l’étude

Notions et contenus

1.

La profession comptable (20 heures)

 

1.1 Aperçu sur l’organisation de la profession comptable française

 

– Formes d’exercice de la profession

– Diversité des statuts : expert-comptable, commissaire aux comptes, comptable salarié, comptable public

Connaître la sociologie des professions comptables et leurs références culturelles. Opposer le modèle d’une profession réglementée par les pouvoirs publics à celui d’une profession

– Les organisations professionnelles : OEC et CNCC (historique, organisation, rôle)

1.2 Éthique

– Critères de l’éthique : indépendance, compétence, intégrité, objectivité, confidentialité

– Relations entre professionnels

 

professionnelle

 

1.3 Le rôle de la profession comptable dans la normalisation comptable

auto-réglementée.

Composition, fonctionnement et rôle des organismes de normalisation nationaux et internationaux

2.

Technique comptable approfondie (80 heures)

 

2.1 Cadre conceptuel

Montrer qu’un cadre conceptuel correspond à une représentation de la société et du rôle qu’y jouent les entreprises et autres entités publiant des comptes.

Cadre conceptuel : conceptions et rôles

 

2.2 Évaluation

Trouver une solution raisonnée aux difficultés d’évaluation

– Principes d’évaluation des actifs

des actifs et des passifs

rencontrées à l’occasion de diverses opérations.

et des passifs : à l’entrée, à la clôture de l’exercice et à la sortie

– Application des règles d’évaluation aux immobilisations incorporelles et corporelles : détermination de la valeur d’entrée, incorporation de frais et charges, cas spécifiques (échange, redevances annuelles, rentes viagères, clause de réserve de propriété, sinistre et expropriation)

– Opérations de location-financement

 

Opérations de recherche-développement.

– Logiciels et sites Internet

– Stocks et en-cours

– Subventions

– Abandons de créances

– Actifs et passifs en monnaies étrangères

 

– Titres

– Intéressement et participation des salariés

XIX
XIX

© Nathan

Thèmes

Sens et portée de l’étude

Notions et contenus

2.3 Rattachement des charges et des produits au résultat de l’exercice :

Intégrer la notion de temps dans le processus comptable.

– Provisions – Engagements financiers et passifs nanciers – Abonnement des charges et des produits – Événements postérieurs à la clôture – Contrats à long terme – Changements de méthodes comptables

situations

particulières

2.4 Comptabilisation

Situer les opérations de financement de haut de bilan et leur comptabilisation dans un contexte financier et managérial.

– Le capital et ses variations : apports initiaux, augmentation, réduction – L’affectation du résultat – Les provisions réglementées – Les dettes financières (emprunts obligataires, autres fonds propres, comptes d’associés)

des capitaux

permanents

3. Entités spécifiques

Apprécier la robustesse et le caractère contingent du cadre conceptuel.

– Les particularités comptables des entités suivantes : sociétés civiles, GIE, collectivités territoriales, associations, professions libérales

(25 heures)

4. Introduction à la consolidation des comptes

Poser le problème de la définition de l’entité et du périmètre des comptes. Montrer l’utilité des comptes de groupe.

– Notion de groupe – Pourcentage d’intérêt, pourcentage de contrôle – Périmètre de consolidation – Présentation des méthodes de consolidation

(15 heures)

5. Introduction

Souligner que la comptabilité ne peut jouer son rôle social que si elle est vérifiée et certifiée par des tiers indépendants.

– Le commissaire aux comptes et ses missions – Notions de contrôle interne, d’élément probant et de contrôle par sondage

à l’audit légal des comptes annuels

(10 heures)

Indications complémentaires Le programme doit être traité en se référant à la réglementation comptable et fiscale en vigueur en France.

2. L’analyse des opérations doit inclure le traitement de la TVA, y compris le cas particulier des entreprises partiellement soumises à la TVA.

2.1 Il faut mettre en évidence l’opposition entre le besoin de cadres conceptuels spécifiques adap-

tés à des objectifs précis de gestion ou de communication avec les parties prenantes et le besoin

d’un cadre unifié permettant une meilleure compréhension des comptes et une communication financière efficace.

2.2 Les instruments financiers dérivés, l’évaluation des titres de participation par équivalence et

les cessions de contrats de crédit-bail ne sont pas au programme.

2.3 On ne traitera pas l’évaluation des engagements financiers et des passifs financiers mais uni-

quement leur présentation dans l’annexe.

XX
XX

© Nathan

CHAPITRE

1

La profession comptable

© Nathan CHAPITRE 1 La profession comptable Le Code de commerce impose à tout commerçant, personne

Le Code de commerce impose à tout commerçant, personne physique ou morale, la tenue d’une comptabilité. La communication financière des entre- prises s’appuie sur le système d’information comptable. Les scandales financiers anglo-saxons et européens de la fin du XX e siècle (Enron, Worldcom, Parmalat, etc.) ont mis l’accent sur la nécessité d’accroître la transparence financière pour assurer la fiabilité de l’information transmise et la sécurité des investisseurs. La comptabilité est ainsi devenue un enjeu de taille pour l’ensemble des parties prenantes à la chaîne de l’information financière. La profession comptable joue dans ce cadre un rôle prépondérant dans l’élaboration et le contrôle des comptes.

Ce chapitre présente dans les trois premières parties la profession comptable sous ses différentes formes et modalités d’exercice. La quatrième partie est consacrée au rôle de ses organisations professionnelles et la cinquième aux principes d’éthique professionnelle que ses membres doivent respecter.

Les différents statuts de la profession comptableprofessionnelle que ses membres doivent respecter. La profession comptable se scinde en deux grandes parties :

La profession comptable se scinde en deux grandes parties : la profession comptable libérale et la profession comptable salariée.

A. La profession comptable libérale

La profession comptable libérale recouvre deux métiers distingués par la nature des missions réalisées : l’expert-comptable et le commissaire aux comptes.

1
1

CHAPITRE

1 1. La mission contractuelle de l’expert-comptable Aucune disposition légale ou réglementaire n’impose à tel
1
1. La mission contractuelle de l’expert-comptable
Aucune disposition légale ou réglementaire n’impose à tel ou tel type d’entité d’avoir
recours à un expert-comptable. La mission de l’expert-comptable est donc de nature
contractuelle. C’est une décision de gestion du dirigeant de faire appel ou non aux
services d’un expert-comptable, en fonction notamment du niveau de qualification
de son équipe comptable et/ou financière.
a.
Les missions de l’expert-comptable
L’expert-comptable intervient dans tous les secteurs d’activité : le commerce et
l’artisanat, l’industrie, les services, l’agriculture, les professions libérales, les asso-
ciations et le secteur public.
La mission première confiée à l’expert-comptable est d’établir des comptes annuels,
selon les normes définies par la profession qui garantissent la qualité de ses travaux
(voir le d. de la présente partie). De manière plus large, il est le conseiller permanent
et privilégié du chef d’entreprise. En ce sens, il intervient également en matière de
conseil en gestion, droit des affaires, fiscalité, droit social, etc.
Remarque
Les interventions de l’expert-comptable en matière juridique, fiscale et sociale ne peuvent être que
l’accessoire de sa mission principale d’établissement des comptes annuels.
Interventions de l’expert-comptable en matière de :
– gestion : assistance à la création d’entreprise, mise en place d’une comptabilité de gestion,
établissement de tableaux de bord, projets d’investissements, aide au recrutement, choix
et mise en place d’un logiciel de gestion, etc. ;
– droit des affaires : choix d’une forme juridique, suivi juridique courant, etc. ;
– fiscalité : établissement des déclarations fiscales, optimisation fiscale, etc. ;
– droit social : préparation de la paie et des déclarations sociales, mise en place d’un système
d’intéressement, etc.
L’expert-comptable peut également assister les personnes physiques dans la réali-
sation matérielle de leurs déclarations fiscales.
Enfin, la loi de finances rectificative pour 2010 a octroyé le statut de tiers de confiance
aux experts-comptables. Ainsi, le contribuable bénéficiant d’avantages fiscaux peut,
dans le cadre du dépôt de sa déclaration annuelle de revenus, remettre l’ensemble des
pièces justificatives correspondantes à une personne exerçant la mission de tiers de
confiance. Sur la base d’un contrat conclu avec le contribuable, le tiers de confiance
réceptionne les pièces justificatives venant à l’appui des déductions, réductions ou
crédits d’impôt, établit la liste de ces pièces, atteste l’exécution de ces opérations,
assure la conservation de ces pièces jusqu’à l’extinction du délai de reprise de l’ad-
ministration et les transmet à l’administration sur sa demande (CGI art. 170 ter,
I nouveau). Cette mission est réservée aux avocats, aux notaires et aux experts-
comptables.
b.
Expert-comptable : un titre protégé
Le titre d’expert-comptable est légalement protégé par l’ordonnance n° 45-2138 du
19 septembre 1945. Ce texte institue l’Ordre des Experts-Comptables et réglemente
2
Profession comptable et cadre conceptuel
© Nathan
EXEMPLES

© Nathan

CHAPITRE

le titre et la profession d’expert-comptable : les missions, les incompatibilités, l’ins-

1
1

cription au tableau, la discipline, etc.

RÉFÉRENCE 1

Sous l’effet de la transposition de la directive européenne « Services », la loi 2010- 853 du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services a modifié en profondeur l’ordonnance de 1945 (forme juridique des cabinets, conditions de détention du capital et des droits de vote, incompatibilités et limitations…). Les conditions d’exercice de la profession se trouvent ainsi moder- nisées et notablement assouplies. Les professionnels titulaires du Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) peuvent se prévaloir du titre de « diplômé d’expertise comptable ». Pour pouvoir exercer sa profession à titre libéral, l’expert-comptable doit obligatoirement être inscrit au tableau de l’Ordre des Experts-Comptables. Il porte alors le titre d’« expert-comptable diplômé ». Avec cette inscription, il a le statut de professionnel indépendant. S’il est salarié d’un membre de l’ordre ou d’une société d’expertise-comptable, l’inscription au tableau n’est pas impérative. Enfin, les sociétés d’expertise comptable sont égale- ment inscrites au tableau de l’ordre.

c.

Conditions d’inscription à l’Ordre des Experts-Comptables (OEC)

L’inscription est réalisée auprès du Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables (CROEC) dont dépend l’expert-comptable, c’est-à-dire celui de la région où se situe son cabinet : « l’inscription au tableau est demandée au conseil régional de l’ordre dans la circonscription duquel le candidat est établi. […] » (ordonnance du 19 septembre 1945 modifiée – article 42).

Pour pouvoir être inscrit au tableau de l’ordre, l’expert-comptable doit répondre à un certain nombre d’obligations (ordonnance du 19 septembre 1945 modifiée – article 3) :

« […] 1. abrogé (plus de condition de nationalité) ;

 

2. jouir de ses droits civils ;

3. n’avoir subi aucune condamnation criminelle ou correctionnelle de nature à enta-

 

cher son honorabilité et notamment aucune condamnation comportant l’interdic- tion du droit de gérer et d’administrer les sociétés ;

4.

être titulaire du diplôme français d’expertise comptable ;

5.

présenter les garanties de moralité jugées nécessaires par le conseil de l’ordre ».

 

d.

Respect des normes professionnelles

Les experts-comptables se sont dotés volontairement d’un ensemble de règles obli- gatoires à respecter : les normes. Ces normes sont classées en deux catégories :

 

– les normes générales applicables à toutes les missions de l’expert-comptable ;

– les normes spécifiques, relatives à certaines missions (voir le chapitre 2. II.).

L’OEC veille au respect des normes par ses membres au travers du contrôle qualité. Les règles de déontologie applicables aux professionnels de l’expertise comptable sont fixées par le décret n° 2007-1387 du 27 septembre 2007, entré en vigueur le 1 er janvier 2008.

 

La profession comptable

3
3

© Nathan

CHAPITRE

1
1

e.

Incompatibilités

L’exercice professionnel d’un expert-comptable inscrit au tableau est incompatible avec certaines fonctions. Les interdictions visent notamment les situations suivantes (ordonnance du 19 septembre 1945 modifiée – article 22) :

– emploi salarié (sauf chez un autre membre de l’ordre, chez un membre de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes ou dans une association de gestion et de comptabilité) ;

– accomplissement d’acte de commerce ou d’intermédiaires, autres que ceux que comporte l’exercice de la profession, sauf s’il est réalisé à titre accessoire et n’est pas de nature à compromettre l’indépendance ou l’exercice de la profession et le respect de la déontologie ;

– administrateur judiciaire, mandataire, liquidateur ;

– travaux d’expertise comptable dans des entreprises dans lesquelles il a des inté- rêts substantiels.

La modification de l’ordonnance de 1945 résultant de la loi du 23 juillet 2010 permet désormais aux experts-comptables :

de réaliser des actes de commerce à titre accessoire (exemple : domiciliation d’en- treprises) ;

d’exercer des mandats sociaux dans toute société, groupement ou association, dès lors qu’il n’est pas de nature à porter atteinte à l’indépendance ;

de manier des fonds à titre accessoire : fonction de tiers payant assurée directe- ment (paiement de dettes fiscales et sociales de clients pour lequel un mandat a été confié au professionnel) ou indirectement (fonds déposés sur des comptes ouverts dans les livres du Fonds de règlement des experts-comptables, exemple :

 

rémunération des assistants parlementaires des députés européens).

 

f.

Rémunération de l’expert-comptable

L’expert-comptable perçoit une rémunération sous forme d’honoraires définis dans sa lettre de mission. Celle-ci est le contrat cosigné par l’expert-comptable et son client, définissant la mission de l’expert-comptable et précisant les droits et obli- gations de chacune des parties. La rémunération des travaux de l’expert-comptable est librement négociée entre les parties ; il n’existe pas de barème professionnel :

« Les honoraires sont fixés librement entre le client et les experts-comptables, en fonction de l’importance des diligences à mettre en œuvre, de la difficulté des cas à traiter, des frais exposés ainsi que de la notoriété de l’expert-comptable. » (Code de déontologie – article 18).

 

Remarque

Dans la pratique, des taux de facturation horaires différenciés sont pratiqués en fonction du niveau de compétence des différents intervenants de la mission.

2. La mission légale du commissaire aux comptes (CAC)

La mission légale du commissaire aux comptes est stipulée dans le Code de commerce et dans d’autres textes légaux, en fonction de la nature de l’entité contrôlée. La

4
4

Profession comptable et cadre conceptuel

© Nathan

CHAPITRE

mission permanente du commissaire aux comptes a pour objectif principal la véri- cation de la régularité, de la sincérité et de l’image fidèle des comptes.

 
1
1

a.

Entités soumises au commissariat aux comptes

Le Code de commerce rend obligatoire la nomination par l’assemblée générale ordinaire d’au moins un commissaire aux comptes dans les sociétés commerciales suivantes :

 

– dans certaines sociétés par actions : sociétés anonymes (SA), sociétés en comman- dite par actions (SCA) ;

– dans les sociétés par actions simplifiées (SAS) si elles dépassent certains seuils fixés par décret (art. 59 loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, décret

 

2009-234 du 25 février 2009) ;

RÉFÉRENCES 9 ET 10

dans les autres sociétés commerciales : sociétés à responsabilité limitée (SARL), entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL), sociétés en nom collectif (SNC) et sociétés en commandite simple (SCS) qui, à la clôture d’un exer- cice, franchissent deux des trois seuils suivants : un total du bilan supérieur à 1 550 000 ; un chiffre d’affaires HT supérieur à 3 100 000 ; un nombre moyen de salariés supérieur à 50. Le Code de commerce et d’autres textes rendent également obligatoire la nomination d’un commissaire aux comptes dans les entités suivantes (liste non exhaustive) :

personnes morales de droit privé non commerçantes ayant une activité écono- mique dépassant deux des trois seuils définis ci-dessus (Code de commerce) ;

sociétés d’assurance (Code des assurances) ;

caisses de mutualité sociale agricole, coopératives agricoles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 110 000 (Code rural) ;

 

centres de formation d’apprentis (Code du travail) ;

établissements de crédit (Code monétaire et financier) ;

associations recevant des subventions publiques annuelles supérieures à 153 000 (Code de commerce – article L. 612-4).

 
 

Remarque

Même en l’absence de disposition légale, une entité peut décider de nommer volontairement un commis- saire aux comptes afin de fournir aux tiers une opinion sur la qualité de son information financière.

b.

Commissaire aux comptes : un titre protégé

Le titre de commissaire aux comptes était légalement protégé par le décret n° 69-810 du 12 août 1969. Ce texte organisait la profession de commissaire aux comptes et son statut professionnel et a créé la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC), placée sous l’autorité du ministère de la Justice. Ce décret a été progressi- vement transféré dans la partie législative du Code de commerce (articles 820-1 à 823-18), puis abrogé par le décret n° 2007-431 du 25 mars 2007, qui codifie certaines de ses dispositions dans la partie réglementaire du Code de commerce. Ainsi, « nul ne peut exercer les fonctions de commissaires aux comptes s’il n’est préalablement inscrit sur une liste établie à cet effet. » (Code de commerce – arti- cle L 822-1). Une liste des commissaires aux comptes est ainsi établie dans le ressort de chaque cour d’appel.

 
 

La profession comptable

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© Nathan

CHAPITRE

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c.

Conditions d’inscription à la Compagnie Nationale des Commissaires

aux Comptes (CNCC) Le Code de commerce (article L. 822-1-1) stipule que « nul ne peut être inscrit sur la liste des commissaires aux comptes s’il ne remplit les conditions suivantes :

– être français, ressortissant d’un État membre de la Communauté européenne, d’un État partie à l’accord sur l’espace économique européen ou d’un autre État étranger lorsque celui-ci admet les nationaux français à exercer le contrôle légal des comptes ;

– n’avoir pas été l’auteur de faits contraires à l’honneur ou à la probité ayant donné lieu à condamnation pénale ;

– n’avoir pas été l’auteur de faits de même nature ayant donné lieu à une sanction disciplinaire de radiation ;

– n’avoir pas été frappé de faillite personnelle ou de l’une des mesures d’interdiction ou de déchéance […] ;

– avoir accompli un stage professionnel, jugé satisfaisant, d’une durée fixée par voie réglementaire, chez une personne agréée par un État membre de la Communauté européenne pour exercer le contrôle légal des comptes ;

– avoir subi avec succès les épreuves du certificat d’aptitude aux fonctions de commis- saire aux comptes ou être titulaire du diplôme d’expertise comptable. […] ».

 

Remarque

La durée du stage professionnel est fixée à 3 ans (Code de commerce - article R. 822-3).

d.

Respect des normes professionnelles

Les commissaires aux comptes doivent respecter dans l’exercice de leurs missions :

– le Code de déontologie professionnelle ;