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RERUM ECCLESIASTICARU~i DOCUMENTA

CuRA

PoNTIFrcrr

ATHENAEI

SANCTI

ANSELMI

DE

URBE

EDITA

SERIES

MAIOR

FONTES

IX

CORPUS

ANTIPHONALIUM

OFFICII

VOL. III INVITATORIA ET ANTIPHONAE

Editio Critica

EDITUM

A

RENATO-JOANNE HESBERT

MONACHO

SOLESMENSI

ET ANTIPHONAE Editio Critica EDITUM A RENATO-JOANNE HESBERT MONACHO SOLESMENSI CASA EDITRICE HERDER - ROMA .1968

CASA EDITRICE HERDER - ROMA

.1968

IMPRIMATUR

Rotomagi, die 8 Januarii 1968 ~ Joseph Maria Card. MARTIN Archiepiscopus Rotomagensis

~ Joseph Maria Card. MARTIN Archiepiscopus Rotomagensis ©CASA EDITRICE HERDER- ROMA 1968 CHRISTEN

©CASA EDITRICE HERDER- ROMA 1968

CHRISTEN

TrPOGRAFIA-ÜFFSET

Printed in Ita!J

-

RoMA

PRÉFACE

Dans la PrÇface du premier volume (pp. XI et xn), on a dit les raisons qui avaient conduit à présenter l'édition des té- moins de l'Antiphonaire de l'Office autrement qu'on ne l'avait fait autrefois pour l'Antiphonaire de la Messe:

complexité plus grande des formulaires de l'Office, dont maintes pièces - surtout les antiennes et les répons - pou- vaient être trop facilement interchangées; contexture assez différente du cursus romain et du cursus monastique, rendant les manuscrits difficilement compara- bles;

de repro-

duire jusqu'à douze, treize et quatorze fois le texte intégral de beaucoup d'entre elles. Comme on l'a dit alors, la présente édition, pour être utile et vraiment pratique, devait répondre aux conditions sui- vantes:

permettre tout d'abord de saisir rapidement, en parcou- rant verticalement chaque colonne, l'architecture propre de chacun des manuscrits retenus: d'une part la série des formu- laires qu'il contient; d'autre part, dans chacun d'eux, la série des pièces qui le composent;

permettre ensuite la comparaison horizontale de leurs témoignages juxtaposés, l'échelonnement typographique met- tant clairement en évidence et les accords et les divergences. C'est pour aboutir à une présentation tout à la fois parlante et condensée qu'on a, dans les deux premiers volumes, ré- duit chaque pièce à la première ligne de son texte; étant bien entendu d'ailleurs que, dans une seconde phase de l'édi- tion - celle que nous abordons maintenant - chacun des textes serait reproduit, non seulement en son entier, mais d'une manière critique, le texte retenu étant celui qui se dé- gage de l'ensemble des leçons plus ou moins divergentes des divers témoins, les variantes présentées par chacun d'eux étant soigneusement indiquées dans l'apparatus cri- tique adjoint au texte restitué. Pour présenter aussi commodément que possible ces mil- liers de textes ainsi restitués, on aurait pu songer à une sorte de dictionnaire, où toutes auraient été simplement rangées dans l'ordre alphabétique. Il a semblé plus judicieux de ne

enfin inutilité -

voire impossibilité pratique -

pas confondre ainsi pêle-mêle des compositions de caractères si différents, mais de les grouper par catégories, selon leurs genres littéraires, liturgiques et musicaux. Dans le présent volume on trouvera donc - pour com- mencer - le répertoire des INVITATOIRES (pp. 1-20) et puis celui des ANTIENNES (pp. 21-550), l'un et l'autre dans l'ordre alphabétique. Après quoi viendront - dans le volume sui- vant - les RÉPONS, les VERSETS et les HYMNES; et puis, sous le titre VARIA, l'ensemble des pièces n'ayant pas trouvé place dans les cinq groupes précédents. Pour faciliter les renvois à la présente édition, une numé- rotation continue a été prévue. Chaque pièce a été dotée d'un numéro de quatre chiffres: à partir de 1001 pour le présent volume, à partir de 6001 pour le suivant. Au seul énoncé d'une référence, on saura donc tout de suite où se reporter: au présent volume, si ce numéro commence par 1, 2, 3, 4 ou 5; au suivant, s'il commence par 6, 7, 8 ou 9.

indi-

qué, correspondant à une variante initiale d'une pièce don- née intégralement en son lieu, on n'a pas doté cet incipit d'un numéro particulier, mais seulement du numéro pré- cédent, avec l'addition bis, et parfois ter. Ainsi, p. 8 ci- après, les deux formes Ecce jam venit et Ecce venit jam n'étant que des variantes de l'invitatoire Ecce venit p!enitudo (n. 1073), on s'est contenté d'indiquer ces incipit, avec le renvoi néces- saire, sous les numéros 1070 bis et 1072 bis.

Au sujet de chacune de ces pièces, toute une série de ques- tions peuvent se poser, qui doivent trouver ici réponse. Elles se ramènent en somme à trois :

fêtes?

dans quels formulaires? 2) Par quels manuscrits? 3) Sous quelle forme textuelle exacte? Comme on le voit, la disposition adoptée dans le présent volume comprend quatre colonnes, dont la dernière a été d'ailleurs divisée en deux par un filet' pointillé, pour bien distinguer les renvois aux deux premiers volumes: cursus romain et cursus monastique.

Ajoutons que, dans les cas où un incipit a été seul

1) Où cette pièce

est-elle employée? pour

quelles

La p1ece restituée occupant la première colonne, tout à gauche, son affectation - simple ou multiple - est indiquée dans la seconde; dans la troisième a été précisé le numéro des formulaires correspondants de la présente édition; dans la dernière enfin on trouvera les sigles de ceux de nos manu- scrits où la pièce en question figure à cette place. Quant aux variantes que peut présenter, par rapport au texte resti- tué, tel ou tel de ses divers témoins, il suffira de revenir à la première colonne à gauche pour les voir précisées, en pe- tits caractères, dans l'apparatus.

Qu'on veuille bien, par exemple, se reporter, page 1 ci- après, au début de la série des Invitatoires. On pourra tout de suite constater que le premier d'entre eux, Ad Dominum vigiles (n. 1001), est propre à la fête de saint Grégoire, et qu'on le trouve uniquement dans le ma- nuscrit R, au formulaire n. 504. Le second, Adaperiat (n. 1002), est propre aux Dimanches des Machabées (Dimanches d'Octobre); on ne le trouve que dans le manuscrit M, au formulaire n. 137. Le troisième, Adest eia dies (n. 1003), est propre à l'Annon- ciation; on ne le trouve que dans le manuscrit V, au formu- laire n. 51. Si l'on veut bien maintenant se reporter un peu plus loin,

à la page 10, on pourra constater, tout semblablement, que l'invitatoire !psi vero (n. 1092) est propre au Dimanche des Rameaux, mais qu'il est unanimement attesté par tous nos manuscrits, et par tous les douze au n. 68. - Que si l'on trouve, avec référence au n. 140, une autre mention du ma- nuscrit C, on pourra - en se reportant au premier volume

- se rendre compte qu'il ne s'agit pas là d'une autre affecta- tion, mais d'un renvoi à la Table d'Invitatoires qui, avec quelques autres Tables - antiennes de Benedictus, antiennes de Magnificat- est donnée là par ce manuscrit, et d'ailleurs simplement sous la forme d'un incipit: c'est ce que signifie l'astérisque joint au sigle du manuscrit: C*. Dans le pré- sent volume comme dans les précédents, l'astérisque si- gnale toujours, en effet, un simple incipit.

Cette remarque relative aux incipit doit être, dès mainte- nant, soigneusement notée: non seulement parce qu'elle vaut en soi - si l'on peut dire - pour rendre compte du témoignage réel de chaque manuscrit, mais aussi parce qu'elle

a son importance pour la lecture et l'utilisation des apparatus

critiques. Lorsque le dit apparatus a été établi, en effet, pour une pièce déterminée à partir d'un texte intégral fourni par chacun de ses témoins, il est clair que l'ensemble <<texte critique

- apparatus )) résume intégralement le témoignage de l'en-

semble de nos manuscrits sur cette pièce. Dans le cas, au contraire où tel de nos manuscrits ne si- gnalerait cette pièce que par son incipit, sans en donner nulle part ailleurs le texte intégral - ce qui peut arriver notam- ment lorsque manque le feuillet qui aurait dû contenir le e xte intégral, - il est clair que, sur toutes les parties du texte qui manquent chez lui, ce manuscrit doit être considéré

c omme ne se prononçant pas. Il faudra donc bien se garder de le solliciter; il faudra surtout se garder de considérer

que, son sigle ne figurant pas dans l'apparatus, il témoigne en faveur de la restitution critique.

Soit, par exemple, p. 18 ci-après, l'invitatoire Tu es pastor ovittm de saint Pierre, attesté par six de nos manuscrits : par cinq (E, M, V, D, S) dans son texte intégral, par un seul (F) sous forme d'incipit. Si tous les manuscrits donnant le texte intégral étaient d'accord entre eux, il n'y aurait nulle raison de supposer que F pût s'en écarter. Mais ce n'est pas le cas. Sur les cinq donnant le texte intégral, D écrit traditae sunt, au lieu de tradidit Deus, et E corrige tradidit Deus en traditae sunt. Quelle peut bien être la leçon de F? Il est impos- sible de le dire, en présence de son seul incipit. Ce manuscrit, dont les leçons sont souvent apparentées avec celles de D, pouvait très bien donner, comme lui, la forme traditae sunr:

On ne peut toutefois l'affirmer. Mais ce qu'il faudrait surtout éviter de croire, c'est que, le sigle F ne figurant pas dans l'apparatus comme témoin de cette variante, il appuie l'autre leçon, tradidit Deus. Le faire serait mal user de l'apparatus.l Si l'on veut d'ailleurs s'édifier sur la discrétion à garder dans la restitution de semblables textes, où l'accord n'apparaît pas tout de suite complet, qu'on veuille bien se reporter (n. 5207) à l'antienne Tu es pastor ovium, comtruite pratique- ment sur le même texte que notre invitatoire. On la trouve, cette fois, dans tous nos manuscrits; nous disons bien tous, parce que le seul qui ne l'indique pas est le manuscrit G, d'où l'office de saint Pierre a aujourd'hui disparu. Pour cette antienne, la leçon attestée par la grande majorité de ces manuscrits - neuf sur onze - est traditae sunt, avec seulement deux exceptions, M et s, qui donnent tradidit Deus. Constatation qui - si on réagissait un peu vite - pourrait sembler en contradiction avec ce qui vient d'être dit pour l'invitatoire. Mais la contradiction n'existe pas. Malgré la parenté évidente des textes, on est ici en présence de deux compositions spécifiquement différentes, tant comme genres liturgiques que comme mélodies, et qu'on a fort bien pu, tout en utilisant le même texte évangélique, traiter avec quelques variantes n'altérant pas le sens: ce qui est le cas pour les deux formes traditae sunt et tradidit Deus. Ceci posé, l'examen objectif de l'ensemble des témoins de l'une et de l'autre pièces contraint à conclure que l'antienne, d'usage universel, a été composée avec traditae sunt, et que l'invitatoire, d'usage moins universel, l'a été avec tradidit Deus; l'une et l'autre pièces s'étant d'ailleurs dans la suite influencées pour le texte, à moins que telle correction ne soit due directement à une réminiscence évangélique.

Tout à l'opposé il faudrait bien se garder de distinguer, sous prétexte de quelques divergences minimes, plusieurs formes d'un texte substantiellement un. Parmi les variantes qui se manifestent entre nos manuscrits, il en est qui, vu leur mode de présentation dans cette édition, sont d'une réelle importance: ce sont celles qui mettant en cause les premiers mots d'un texte, pourraient, si l'on n'y prenait garde, être l'occasion d'inexactitudes multiples. Toutes les pièces ici présep.tées l'étant dans l'ordre al- phabétique, il est clair~,g?à"deux incipit différents correspon- dent normalement deux pièces différentes. Il serait donc déjà

moins, pour fixer les idées, quelques pièces aux-

quelles s'appliquent particulièrèment les remarques qui viennent d'être

1 - Signalons

au

faites:

Nesciens

(n.

3877),

C

incipit

seul;

Pater

Abraham

(n.

4231),

G

incipit

seul;

Te

unum

(n.

5126),

M lacune;

0

quantus

(n.

4074),

S feuillet mutilé.

regrettable qu'une seule et même pièce se trouvât répétée intégralement plusieurs fois, à des places différentes, unique- ment en raison de quelque variante dans ses premiers mots. Mais il y a plus grave. C'est que, à supposer ce texte donné ainsi plusieurs fois, dans l'ordre alphabétique de ses divers incipit, chaque fois un texte critique aurait dû être établi, à partir des seuls manuscrits témoignant de cet incipit. Or, donner ainsi, dans la même édition, deux ou trois textes de la même pièce, tous «critiques >> bien que différents, cela déjà ne serait vraiment pas banal! Mais comme, dans chaque cas, ce texte soi-disant critique aurait été rétabli à partir des seuls manuscrits donnant chacun des inczpit, l'absence des autres sigles laisserait naturellement l'impression que les manuscrits correspondants ne contiennent pas cette pièce, alors que d'aucuns la contiennent fort bien, mais sous un in- cipit quelque peu différent. Ce qui ne ferait, on le voit, qu'aggraver la confusion.

et

Martyres sancti, qui ont fait, l'une et l'autre, l'objet d'un relevé de leurs témoins, de leurs affectations, et aussi des variantes: toutes données nécessaires pour dégager un texte critique accompagné d'un apparatus. De la première on avait trois témoins (E, H, R), de la seconde quatre (C, V, D, L), à partir desquels ont été élaborés, aussi objectivement que possible, les textes critiques complétés par un apparatus. Mais voici qu'en les présentant, presque côte-à-côte - les deux pièces ne sont de fait séparées, alphabétiquement, que par une seule antienne, Martyres Domini (n. 3717), - on s'aperçoit que ces deux pièces n'en constituent en fait qu'une seule: une antienne de l'Office propre des saints Crépin et Crépinien, dont l'usage a été généralisé après coup par l'in- sertion qu'en ont fait divers manuscrits dans le Commun de Plusieurs Martyrs. Sur les sept de nos manuscrits qui en témoignent ici, deux l'indiquent expressément dans l'Office des saints Crépin et Crépinien (C et Y), tous deux avec la leçon sancti, qui est d'ailleurs celle de la Passion à laquelle ce texte est emprunté. Des cinq autres, qui l'indiquent dans les Communs, deux ont aussi la leçon sancti (D et L), les trois autres (E, H, R) lui ayant substitué Christi. Le cas est parfaitement clair. Sur nos douze manuscrits, sept connaissent ce texte, quatre commençant par Martyres sancti, trois par Martyres Christi. Or ce n'est là qu'une seule et même pièce, dont la forme critique est très évidemment Martyres sancti: non pas uniquement en raison de la majorité fragile de quatre contre trois, mais surtout parce que c'est là la leçon concordante des deux témoins de l'Office original, d'accord d'ailleurs avec la Passion. C'eût donc été une erreur de faire figurer cette pièce à deux places différentes, correspondant à chacun des deux incipit; c'eût été une erreur plus grave encore de restituer séparément chacun des deux textes, en se basant séparément sur les deux groupes de manuscrits témoins des deux incipit. En bonne logique, cette pièce ne doit figurer qu'à une seule place, celle que lui assigne son texte critique établi à partir de tous ses témoins, donc sous la forme Martyres sancti. Pour être tout à fait objectif, la forme altérée Martyres Christi a droit aussi à une mention, puisqu'on la trouve dans quelques manuscrits; mais seulement sous la forme

Voici,

par

exemple,

deux

antiennes, Martyres

Christi

d'~~ incipit,

à

sa place alphabétique, avec renvoi au texte

cnt1que.

Cet exemple, donné tout exprès à l'occasion de formes très voisines - le premier mot au moins était ici le même,

- permet d'attirer l'attention sur la nécessité de veiller soi-

gneusement à déceler les doublets de ce genre, qui auraient pu passer inaperçus, quand les divergences de textes sont bien plus considérables au début. Voici, à titre d'indication, quelques-unes de ces formes très différentes qui auraient pu, sans une attention suffisante, constituer ainsi toute une série de doublets.

1805

Cinctus

1227 bis

Accinctus

2021

Cum palma

2115 bis

De palma

2118

De resurrectione

2751 bis

Ex resurrectione

2282

Dixit autem villicus

1319 bis

Ait villicus

2451

Dum esset summus

4467 bis

Qui dum esset

2742

Evigila

5417 bis

Vigila

3254

In medio carceris

3733 bis

Medium carceris

3421

Iste est discipulus

3050 bis

Hic est discipulus

4364

Praeses dixit

1752 bis

Caesar dixit

4467

Qui dum in eremum

2456 bis

Dum in eremum

4497

Qui sitit

4913 bis

Si quis sitit

4536

Quidam homo

3133 bis

Homo quidam

4575

Recipe me

1230 bis

Accipe me

4802

Sanctus Valentinus

1667 bis

Beatus Valentinus

4858

Sedit angelus

5028 bis

Stetit angelus

5204

Tu es discipulus

3051 bis

Hic est discipulus

Mais, bien plus importante d'une certaine façon que ces doublets en nombre très limité, il faut signaler la confu- sion constante provoquée, pour bien des pièces, par le doublet initial Cum-Dum. Un parti a toujours été adopté, pour la présentation de celles qui commençaient par ces mots; mais - on pourra le constater - souvent se manifestent, dans l'apparatus, des témoins de l'autre forme.

Parmi les pièces représentées dans l'un ou l'autre de nos manuscrits, il en est qui ne sont indiquées que par leur incipit, et souvent dans un seul manuscrit. Ce sont en général de grandes antiennes affectées à des fonctions spéciales, et ap- partenant normalement à d'autres livres: Antiphonaires de la Messe ou Processionnaux.

textes

figurant dans nos douze manuscrits, on eût pu se borner à reproduire simplement pour ces pièces leur inczpit. Il a paru plus judicieux d'en donner le texte intégral, ce qui supposait le recours à d'autres sources.

Voici, par exemple, la grande antienne Mulier de sainte Marie-Magdeleine, qu'on trouve assez souvent affectée au Mandatum du Jeudi-Saint. Elle ne figure ici que dans C, et seulement par son incipit. On n'en a pas moins donné le texte intégral, rétabli d'après d'autres manuscrits (n. 3822).

Voici, de même, la grande antienne Oportet nos, des Litanies Majeures. Elle n'est aussi indiquée que dans C, par son seul incipit. On l'a aussi restituée en entier d'après d'autres sources (n. 4164).

Le principe étant que

seuls

sont présentés ici les

Voici, toujours dans C, au cours de l'Office -

très rare -

de saint Waast, l'antienne Praesulis summi, indiquée toujours par son seul incipit. On a cru bien faire en en donnant le texte intégral, d'après le manuscrit Arras, 734 (n. 4366).

Il arrive aussi que quelques-unes de ces antiennes, affectées à quelque fonction spéciale, figurent bien dans nos manuscrits, mais attestées par un seul d'entre eux. On aurait pu, là en- core, reproduire purement et simplement ce texte unique. Et c'est ce qu'on a souvent fait (nn. 1431, 1437, 2032, 2453, 5153). Mais il est parfois apparu que ce texte unique s'écartait, sur un point ou un autre, de l'ensemble des autres sources connues. On a cru bon, le cas échéant, de le signaler (nn. 1784, 1976, 2042, 4090, 4117, 4569), en fournissant même parfois quelques explications sur ces divergences (nn. 1772, 4569). Le recours à d'autres sources a, d'autres fois, permis de compléter un mot manquant (nn. 2332, 4226, 4252), ou de corriger une forme inexacte (n. 2984).

SYNTAXE

De ce point de vue de la restitution critique, une remarque importante doit être faite, pour couper court à tout malen- tendu ultérieur. Il existe une syntaxe latine, clairement élaborée, partout enseignée, et considérée comme seule régulière. Mais en a-t-il toujours été ainsi? Bien imprudent ~ ou inexpérimenté ~ qui oserait l'affirmer. Nos manuscrits, pour ne parler que d'eux, témoignent souvent du contraire. Voici, par exemple, la préposition in. Tout le monde a appris que, s'il y avait mouvement, elle gouvernait l'accusatif, l'ablatif s'il n'y avait pas mouvement. Règle bien claire, dont l'application n'en est pas moins parfois délicate. Mais voyons nos manuscrits. Pour peu qu'on veuille bien parcourir le présent volume, en fixant son attention sur les apparatus, on s'apercevra vite du flou qui s'y manifeste: maintes fois on trouvera l'accusatif, avec un ou plusieurs témoins de l'ablatif, ou bien l'inverse. C'est là monnaie courante, témoignant des tiraillements de la tradition sur ce point. Pour bien fixer les idées, au moins sur ce point particulier ~ les cas gouvernés par cette préposition in, ~ on va donner, déclinaison par déclinaison, toute une série d'exemples empruntés au présent volume, où la dualité est flagrante. Pour la clarté de la présentation typographique ~ et unique- ment pour cette raison ~ on notera toujours entre parenthè- ses la terminaison de l'accusatif. Voici donc tout d'abord, pour la première déclinaison, une dizaine d'exemples de cette dualité:

3483

in Galilaea(m)

5081

in Galilaea(m)

3883

in terra(m)

5126

in substantia(m)

4231

in aqua(m)

5271

in Galilaea(m)

4583

in via(m)

5371

in prima(m) Sabbati

4835

in Galilaea(m)

On pourra, si on le désire, se reporter à chacune de ces pièces pour juger, et du contexte, et du cas qui serait au- jourd'hui régulièrement employé, et du témoignage des différents manuscrits. Ce n'est pas ici le lieu de développer cette question: il suffisait d'attirer l'attention. Et comme c'est la multiplicité des cas qui permet de dégager les lois, nous nous bornerons à attirer l'attention sur ce fait que quatre fois, dans cette brève liste, on retrouve le mot Galilaea, avec la dualité << ablatif - accusatif >>.

Voici maintenant, pour la seconde déclinaison, une série toute semblable, et non moins éloquente:

2926

in mundo(um)

4492

in inferno(um)

3089

in templo(um)

4551

in illo(um)

3234

in

olei dolio(um)

4653

in Christo(um)

3384

in templo(um)

4962

in tabernaculo(um)

3534

in perpetuo(um)

5138

in profundo(um)

3881

in paradiso(um)

5139

in judicio(um)

4333

in monumento(um)

5191

in camino(um)

4368

in Philistaeo(um)

5275

in sabbato(um)

Pour la troisième déclinaison, un relevé analogue permet des conclusions toutes semblables:

1238

in remissione(m)

3758

in carcere(m)

2091

in remissione(m)

3790

in carcere(m)

2425

in longitudine(m)

4107

in laude(m)

3028

in carcere(m)

4368

in funda et lapide(m)

3162

in plebe(m)

5167

in morte(m)

3261

in odore(m)

5222

in damnatione(m)

3297

in latitudine(m)

5327

in unitate(m)

Comme tout-à-l'heure pour Galilaea(m), nous trouvons ici une série de carcere(m), témoignant d'une réelle persistance dans la dualité. Même dualité persistante pour in mari(re), aux numéros. 2221, 4686, 4956, ou, au pluriel, pour in pedibus (pedes), au numéro 2280. La même observation vaut, bien entendu, pour la quatrième déclinaison: (n. 2840) in sinu(m); (n. 4083) in adventu(m); (n. 4489) in apostulatu(m); et aussi (nn. 4666, 5515) in domo(um).

Ce qu'on vient de noter à propos de in, il serait fastidieux de le répéter à propos des autres prépositions: une dualité toute semblable se manifeste dans leur traitement:

avec ab, par exemple: (n. 3429) ab adolescentia(m) sua(m); (n. 4313) ab episcopatu(m); avec per: (n. 2498) per angelo(um); avec sicut: (n. 4428) sicut propheta(m); (n. 4441) sicut pluvia(m); avec sine: (n. 3877) sine dolore(m).

Une remarque du même ordre doit être faite poùr les cas gouvernés par certains verbes. Voici au moins quelques exemples:

1426

decoravit me corona(m)

1657

Domino(um) deprecabat(ur)

1826

clarifica

claritate(m)

2268

circumda tibi(te)

4074

gaudere Martino(um)

4124

crediderit Christo(um) Domino(um)

4467

Romano(um) monacho(um) obviavit

On trouve même plusieurs fois, à côté de la leçon tradition-

nelle Domum tuam, DominfJ,>''8ecet sanctitudo (n. 2425), la vari-

ante Domui tuae. L'un/des doublets qui apparaît assez souvent est celui qui est commandé par le verbe induere:

1359

stola(m) gloriae induit

1904

induere fortitudine(m)

5034

stola(m) jucunditatis induit

Mais le verbe pour lequel cette dualité se manifeste de beaucoup le plus fréquemment est certainement benedicere. Ne serait-ce que pour le seul complément Domino(um), on pourrait déjà citer une longue liste: nn. 1682, 1692, 1699, 3230, 3700, 3717, 3960, 4675, etc. Tout semblablement les

manuscrits sont divisés aux numéros: 1701, Benedicite Deo(um)

nostro(um);

1764,

puero(um), etc.

Benedicite

nomini(nomen);

4651,

ut benedicas

Il est bien clair que, dans une édition destinée à l'usage pratique, il faudrait uniformiser les partis en s'appuyant sur des règles précises. Il n'était pas nécessaire ici de le faire:

au stade de présentation de la tradition où nous sommes, on ne s'étonnera donc pas que, pour telle pièce où tous les manuscrits donnent l'accusatif, l'accusatif ait été retenu, l'ablatif au contraire si tous les témoins sont d'accord sur lui. C'est seulement en cas de division dans les témoignages qu'un parti aura dû être pris, les leçons divergentes étant signalées dans l'apparatus.

Il n'en faudra pas moins être très attentif, quand le té- moignage de l'ensemble des manuscrits suggérera qu'il y a une difficulté. Voici, par exemple, deux antiennes assez semblables, dont le sort risquerait d'être réglé un peu vite:

2094. Dabo in Sion salutem (tous) et in Jerusalem

gloria(m) mea(m).

4302. Ponam in Sion salutem (tous) et in Jerusalem

gloria(m) mea(m). Quand on constate que, pour chacune d'elles, attestées par l'ensemble de nos manuscrits, l'accusatif salutem est cons- tant - et ne saurait donc être mis en doute, - on est évidem- ment tenté d'adopter aussi l'accusatif pour gloriam meam. Le fait pourtant que gloria mea est attesté six fois sur douze pour la première, six fois sur onze pour la seconde (les manuscrits D et S ne la donnent pas, mais on la trouve deux

fois dans L avec des leçons divergentes) invite à réfléchir, et d'autant plus que gloria paraît plus anormal. Ne serait-ce pas là la leçon authentique mais difficile, tout spontanément corrigée, ici et là, en une forme plus facile? Il suffit de réflé- chir un instant pour se rendre compte que ce n'est pas du tout impossible. Avec l'accusatif gloriam, le texte voudrait dire: <<Je donnerai à Sion le salut, et à Jérusalem ma gloire>>; avec l'ablatif: <<A Sion et à Jérusalem je donnerai le salut par ma gloire >>. La première interprétation est, de fait, ten- tante, et l'on sent combien, par son parallélisme même, elle est biblique. Mais, d'autre part, quand on sait aussi ce que c'est, dans la langage biblique, que <<la gloire du Seigneur >>, quand on sait ce que c'est pour saint Paul que <<la gloire

de Dieu >>: son propre Fils -

qui cum sit splendor gloriae et

quand on sait ce que

c'est aussi pour la liturgie que <<la gloire du Père >>-Hymne

on n'a plus aucun mal à admettre

gloria, le texte controversé signifiant alors: << A Sion

l'ablatif

Splendor paternae gloriae; -

figura substantiae dus (Heb., I, 3); -

et à Jérusalem je donnerai le salut; ce salut, je le lui donnerai par ma gloire, c'est-à-dire par mon Fils, qui est la splendeur de ma gloire>>; ce qui au cours de l'Avent, a un sens incomparablement plus précis, pour exprimer que le salut de Dieu vient au monde par son propre Fils. On s'est permis d'insister quelque peu sur ce cas parti- culier mais significatif, pour souligner qu'en cas de conflit

entre plusieurs leçons, il ne fallait pas se hâter d'opter pour la plus facile. Souvent - chacun le sait - c'est la leçon difficile qui est la bonne; mais, arrêtés précisément par la difficulté, les copistes ont été tentés de la corriger. Il reste que certains << accords >> restent surprenants: dans l'antienne Et si mortiferum, par exemple, donnée deux fois par C (n. 2724), et les deux fois avec l'accusatif: non eos nocebit, alors que, de toute évidence, il faudrait, comme dans l'Evan- gile, le datif: non eis nocebit (Marc., XVI, 18). Dans des cas semblables où une leçon, de soi anormale, est aussi appuyée, on s'y est tenu, en signalant son anomalie par un sic.l

Si les verbes peuvent être ainsi des occasions de divergences, du point de vue des cas gouvernés par eux, ils peuvent aussi l'être par leur emploi à l'actif ou au passif. Voici quelques exemples, empruntés toujours au présent volume:

1809

et in nomine Domini vindicabo(r) in eis

3788

et amputare(ri) jussit caput Joannis

4397

meruit crebra consolatione(is) relevare(ri)

4795

et augere(ri) precibus impetravit

4903

et vade prius reconciliare(ri) fratri tuo

5252

famulos illius martyrizare(ri) praecepit

Bien entendu, les divergences risquent, plus encore, d'ap- paraître avec des verbes déponents. Voici, par exemple, une

antienne de sainte Lucie : Orante sancta Lucia, apparuit ei beata Agathes, consolabatur ancillam Christi (n. 4178).

Le verbe consolor étant déponent, il faut, c'est bien clair, ancillam à l'accusatif. Mais il n'était que trop tentant, pour un scribe distrait ou peu informé, de traiter le verbe en passif, et d'écrire alors, très logiquement, ancilla au nominatif. Quatre de nos manuscrits sur dix, donnent de fait ancilla;

il fallait pourtant restituer ancillam, grammaticalement correct,

et qui d'ailleurs a la majorité.

On n'a pas manqué de noter, au cours de cette dernière antienne, la forme assez inhabituelle Agathes, alors que les

livre~ aujourd'hui officiels écrivent toujours Agatha. La première est la forme grecque, l'autre la forme latinisée; et, de fait, elles sont perpétuellement en conflit dans nos manuscrits, par exemple dans les antiennes portant les numéros 1306, 1308, 1557, 1558, 4178, 5016. aussi, dans une édition pratique, il faudrait prendre parti, et uniformément. Ce n'était pas indispensable ici. Lorsque, par conséquent, une antienne comme Agathes nobilissimis arta natalibus (n. 1307) ne se trouvait attestée que par un manuscrit, c'est la leçon de ce manuscrit qu'on

a conservée; et tout de même, dans l'antienne Crede, mater,

Agathen, attestée elle aussi par un seul manuscrit (n. 1942),

il n'y avait pas non plus à corriger Agathen.

Dans la même ligne ou presque, il suffit de mentionner, pour mémoire, de simples variantes orthographiques, telles

que catechumenus-catichuminus (n. 3712), margaretis-margaritis (n. 4694), pelvem-pelvim (n. 4340), relegatus-religatus (n. 4397),

ou spera, régulièrement, pour sphaera, (nn. 4245, 4462).

1 -Je tiens à remercier ici Dom Jacques Maltier, dont la connaissance approfondie des moindres nuances du latin m'a été précieuse pour lever maintes difficultés, voire pour résoudre de vrais rébus; quelques mystères subsistent néanmoins.

TEXTES

ET

MÉLODIES

Avant de procéder à la présentation par catégories de cet ensemble de pièces, une remarque importante doit être faite. C'est que, si les pièces en question sont toutes des composi- tions musicales, il n'en était pas moins nécessaire de les envisa- ger tout d'abord dans leur texte seul, abstraction faite de la mélodie qui leur a été adjointe. Cette distinction préliminaire était indispensable pour la bonne organisation de l'œuvre; et traiter conjointement, de front, textes et mélodies, n'eût conduit qu'à tout brouiller. Le plus souvent, de fait, une pièce apparaît, dans tous ses témoins, dotée de la même mélodie. Mais il arrive aussi que telle pièce, identique pour le texte et pour l'affectation, se trouve, d'un manuscrit à l'autre, dotée de mélodies dif- férentes. Cette dualité mélodique est actuellement pour nous secondaire, et l'on n'en a tenu compte que dans les cas où, grâce à elle, un doute pouvait être levé. Voici, par exemple, groupées sous le n. 142 dans le ma- nuscrit H - deuxième volume, première colonne, - un ensemble d'antiennes fériales de Magnificat. En tête de la liste, on en trouve deux - la première et la troisième - dont le texte est absolument identique: Magnificat anizya mea Dominum. Il n'est que normal de se demander si cette rédupli- cation ne serait pas due à une distraction du scribe, recopiant sans s'en douter un texte qu'il venait de transcrire. Le doute est aussitôt levé si l'on observe que, dans ce manuscrit qui est noté, les mélodies sont différentes. Il s'agit donc bien là de deux compositions distinctes. Mais comme, leur texte étant identique, elles figurent toutes deux sous le même numéro 3667, on se devait de signaler qu'à ce même texte correspondaient dans H deux mélodies différentes. Voici, d'autre part, dans le groupe des antiennes tirées des Machabées, toute une série de textes commençant par le même mot Adaperiat. On est vraiment embarrassé pour prendre un parti: est-on là en présence de simples variétés d'un texte unique? ou bien s'agit-il de compositions diffé- rentes? L'examen des mélodies aide à résoudre le doute:

il y a là quatre pièces différentes (nn. 1257-1260).

S'il est un type d'antiennes où s'impose ce principe de la non-distinction par la mélodie, c'est bien, à coup sûr, celui des antiennes alléluiatiques, ces antiennes dont le texte n'est composé que d'alleluia. Ce sont, pour la plupart, des pièces destinées au Temps Pascal, construites mélodiquement sur des thèmes préexistants, et comportant, non pas un nombre déterminé d'alleluia - comme pourraient l'imposer des rubriques, - mais bien autant d'alleluia qu'il en faut pour épuiser la mélodie. De ce mode de composition - bien artificiel, il faut l'avouer, - découlent, en sens inverse si l'on peut dire, deux conséquences qu'il faut souligner:

la première, c'est que, pour des antiennes comportant un même nombre d'allelttia, on trouve dans les manuscrits toute une variété de mélodies absolument différentes. Des antiennes à cinq alleluia, par exemple, le manuscrit D en donne jusqu'à huit, construites respectivement sur les types: Completi sunt,

Data est, De Sion exibit, Dum flerem, Germinabunt, Levate capita,

Oportebat, Sic veniel (n. 1330); or, de ces huit types, aucun, sinon le second, n'a été utilisé par d'autres manuscrits;

la seconde, c'est que, sur un même type mélodique, l'adapta- tion - nécessairement un peu subjective - a pu être faite assez différemment d'un manuscrit à l'autre, et notamment en n'employant pas le même nombre d'alleluia. Sur le thème Sic veniel, par exemple- pour ne citer que l'un des types qui viennent d'être mentionnés, - D n'a eu besoin que de quatre alleluia, R en a employé cinq. Pour ces antiennes alléluiatiques, le seul classement pratique était donc de les présenter dans l'ordre croissant des alleluia employés, en notant, chaque fois que le type mélodique en a été précisé, tant le sigle des manuscrits qui l'indiquent sous ce type, que le numéro du formulaire correspondant. C'est de la sorte qu'ont été groupés (nn. 1327 à 1338) ces antiennes si particulières, où l'on peut compter jusqu'à

treize alleluia.

ANTIENNES

EN

VERS,

MÉTRIQUES

OU

RYTHMIQUES

Il y aurait maintenant à parler brièvement de celles de ces pièces qui se présentent comme des vers. On en donnera simplement la liste: d'abord celles qui sont construites selon les règles de la métrique classique, ensuite celles qui sont simplement rythmées en tenant compte de l'accent.l

DISTIQUES

Quinze

de

nos

antiennes

sont

construites

sur

des

di-

stiques:

 

1537

Auxilium nobis

4035

0 magnum pietatis

 

1860

Compedibus validis

4259

Pectora nostra

 

1961

Crux benedicta

4535

Qui caecus venit

 

2731

Buge beate pater

5011

Sponsus ut e thalamo

2967

Gratia coelestis

5072

Surge et in aeternum

3069

Hic vir despiciens

5215

Tu populum humilem

3365

Inter christicolas

5448

Virgo Dei Genitrix

 

3855

Naturae Genitor

 

HEXAMÈTRES

Invitatoires et antiennes une vingtaine :

réunis,

nous

en

avons

en tout

1001

Ad Dominum vigiles

3016

Hanc Deus exemplum

1020

Aeternum trinumque

3065

Hic placuisse

 

1057

Corde et voce

3530

Juste Deus

1111

Pastori summo

3963

Nos tibi dulcisonos

1153

Regi regnorum

4054

0

pietas immensa

1169

Unanimes

4226

Pastori summo

 

1236

Actu quidem

4248

Patris ad imperium

1301

Aeternum trinumque

4383

Pro fidei meritis

 

1356

Alma Redemptoris

4405

Psallite cantantes

1532

Aula Maria

4745

Sanctificans

1838

Collo reginam

4981

Solve jubente Deo

1905

Continet in gremio

5274

Unius tantas

 

2080

Cunctorum

Dominus

5446

Virgo Creatoris

2804

Exsistens maculis

 

1 - Je tiens à remercier"' ici M. le chanoine René Derivière, dont la compétence en versification latine m'a été d'un grand secours, non seulement pour reconnaitre le caractère d'un bon nombre de ces compositions, mais plus encoire peut-être pour proposer des correc- tions quand la régularité en était altérée.

La plupart de ces pièces sont construites sur ~eux hexamè-

tres.

quelques-unes

toutefois

en comptent tr01s (nn.

1153,

190S,

4405,

5446),

d'autres

qu~tre (nn.

1532,

2080,

4745), une seule six, l'antienne bten connue Alma Redemptorzs

Mater (n. 1356).

Dans cet ensemble il faut distinguer les hexamètres

léonins où, comme on le sait, les hémistiches riment. De ce

1301,

nombre sont les nn.

2080 2804, 3016, 4226, 4405. Parmi les pièces construites

sur quatre hexamètres, le n. 1532 en a

derniers, le n. 4054 en a deux, les deux dernters aussl.

1001,

1020,

1111,

1169,

1236,

trois ~éonins, ~es trois

VERS

SAPHIQUES

Les vers saphiques sont assez rares; nous ne les avons trouvé employés que deux fois, les deux fois dans l'Office de la

Trinité: (n. 2947), Gloria taudis; (n. 3600); Laus Deo Patri.

VERS

ASCLÉPIADES

De toutes nos antiennes, deux seulement sont construites sur des vers asclépiades: (n. 4598), Regis perpetui; (n. 5125),

Te trina

Deitas.

La seconde est indiquée seulement par C - sans mélodie par conséquent; - ce n'est pas autre chose que la doxologie de l'hymne Sanctorum meritis. Il faut noter qu'elle n'appartient pas à l'Office de la Trinité, mais à celui de la Toussaint, où la Trinité est presque toujours évoquée. Quant à la première, elle n'est donnée que par L, dans l'Office propre de saint Maur: elle comprend six vers asclé- piades trochaïques.

Et nous en arrivons aux deux groupes les plus importants:

les antiennes construites en vers iambiques ou trochaïques.

VERS

IAMBIQUES

Invitatoires et antiennes réunis, écrits en vers iambiques, nos manuscrits en comptent une trentaine:

1127

Regem coelestis

3046

Hic ab adolescentia

1270

Adhaerebat

3078

His sane

1584

Beati Mauri

3454

Ita per Mauri

1613

Beatus Auctor

3601

Laus et perennis

1740

Bissenos

3605

Lentis quidem

\776

Casta parentis

3629

Lineam sui generis

1785

Christi fidelis

3983

Nutrici

1833

Coelestis cinctus

4031

0 Gregori

2821

Exsultet tellus

4498

Qui solebat

2948

Gloria tibi

4743

Sanctissimi

2956

Gloriosa sanctissimi

4878

Sex struxit

2983

Gregorius ut creditur

4949

Silvester beatissimus

2984

Gregorius vigillis

5444

Virginum tria millia

3004

Haec est vera

Toutes

sont

des

dimètres

iambiques,

sauf

Beati

Mauri

et Exsultet te/lus, qui sont des trimètres iambiques.

VERS

TROCHAÏQUES

Invitatoires et antiennes réunis, écrits en vers trochaïques, nos manuscrits en comptent une quinzaine:

1037

Angelorum Regi

3088

Hodie adorant

1541

Ave praesul

3094

Hodie coelestes

1927

Copiosae caritatis

3099

Hodie enixa

1962

Crux fidelis

3103

Hodie in mundum

2126

Decantandae

3104

Hodie intacta

2913

Fundan,s Sion

3666

Magna vox

2981

Gregorius ortum

4252

Pax aeterna

Outre cette centaine de pièces, écrites en vc:,~:t:s m~jques ou rythmiques, on, en tt:ouvera bien d'autres, équilibrées quant au nombre des syllabes, sans qu'il s'agisse pout:tant de vers proprement dits. Souvent aussi il s'agit de te4tes pl1.1s libres mais assonancés. On a, chaque fois que le ça~ se présentait, souligné ces dm!:!~ 01.1 çes assonances pa:t; des çaractères italiques.

RÉFÉRENCES

Un grand nombre des textes ici publiés étant empruntés à

la Bible, il pouvait sembler indiqué d'en préciser chaque fois

l'origine. Un appareil aussi touffu de références n'en eût

pas moins conduit à alourdir sensiblement le présent volume,

et donc à en augmenter encore le prix. Au demeurant, chacun

a sous la main une Bible, souvent aussi une Concordance. Pour ce qui est des textes hagiographiques, au contraire, leur nombre plus restreint rendait possible ·l'indication de références précises. Les sources, de fait, sont variées et multiples, elles sont aussi moins accessibles. Et le recours aux Passions est toujours intéressant, tant pour situer les faits dans leur contexte que pour lever parfois le doute devant

des leçons en conflit. On aurait pu, pour ces Passions et pour ces Vies, adopter le parti de renvoyer systématiquement aux Acta Sanctorum:

c'eût été certainement l'idéal. Rares pourtant sont ceux qui ont à leur disposition cette énorme collection de quelque soixante in-folios. Aussi a-t-il paru plus pratique de renvoyer, plus simplement - chaque fois que c'était possible, - au Sanctuarium de Mombritius, ou plus exactement à la réédition qu'en a donnée en 1910 dom Quentin. En ces deux volumes

in-quarto, on a pratiquement tous les textes dont on peut

avoir ici besoin. Cette édition nous le savons, est loin d'être

parfaite; et l'on peut même regretter que dom Quentin ait

tenu à y reproduire - avec un scrupule qui touche au féti-

chisme - jusqu'aux plus évidentes fautes d'impression de

l'original. Aussi bien, chacun sait que ce n'est pas là, au sens

strict, une édition critique. Mais les renvois que nous indique-

rons, les passages même que nous reproduirons, auront au

moins valeur d'indication: ils ne dispenseront pas les travail-

leurs de recourir à des textes meilleurs, notamment aux

éditions critiques plus récentes.

Pour celles de ces Vies qui ne figurent pas dans Mombritius,

on a renvoyé, soit aux Acta Sanctorum des Bollandistes, soit

aux Acta Sanctorum Ordinis sancti Benedicti de Mabillon.

Précisons que, pour ces références, trois partis ont été adoptés. Quand le texte liturgique reproduisait exactement la source hagiographique, la référence à cdle-ci a été simple-

ment indiquée, sans plus; quand les deux textes, tout en étant substantiellement identiques, présentaient pourtant des dif- férences assez notables, on a cru préférable de reproduire en son intégralité le passage correspondant de la Vie; quand

enfin- comme cela arrive assez souvent -le texte liturgique,

tout en étant apparenté avec la Vie pour le sens, en était pourtant trop éloigné pour la forme, on a fait précéder la référence d'un Cf, qui marque donc une simple analogie entre les textes. Il en est, parmi les Offices propres, dont on n'a retrouvé nulle part la source: il n'était pas question de l'indiquer. Faute de mieux, l'ensemble des textes liturgiques constituant le propre en question y supplée, au moins en partie; les hagiographes eux-mêmes pourront .y recourir, en attendant qu'un jour peut-être les originaux soient retrouvés. Le cas échéant, on a aussi, bien entendu, précisé les réfé- rences patristiques: au pseudo-Augustin, à saint Fulgence, à saint Grégoire, à saint Odon; aux grands poètes ecclésiasti- ques aussi: Prudence, Sédulius, Venance Fortunat. Et tout de même on a renvoyé, quand l'occasion se présentait, aux autres sources liturgiques, occidentales ou orientales.

Il resterait, avant de terminer, à remercier tous ceux qui m'ont aidé dans l'élaboration du présent volume: Dom René Prévost le premier, qui avait si consciencieusement travaillé à sa préparation, comme il l'avait déjà fait pour les volumes précédents; sa santé l'a malheureusement contraint à abandonner, précisément au plus fort du travail; le frère Denis l'a en partie suppléé, pour terminer la révision à deux sur les manuscrits. Il reste- et c'est redoutable- que tout le travail d'édition

- mise au point de la copie pour l'impression, recherche des références, correction des multiples séries d'épreuves, vérifications incessantes sur les manuscrits, tâtonnements pour une mise en page harmonieuse - a été pratiquement le fait d'un seul, d'un seul qui se sent trop faillible. Que si, malgré tout le soin qu'il a mis pour les pourchasser, quelques fautes subsistaient encore - et certainement on en trouvera, - il ne peut que solliciter, dès maintenant, indulgence et absolution.

- et certainement on en trouvera, - il ne peut que solliciter, dès maintenant, indulgence et

Noël 1967

INVITATOIRES

1001

Ad Dominum vigiles cuncti convertite mentes, Gregorium vigilem coeli qui vexit ad arcem.

1002

Adaperiat Dominus cor vestrum in lege sua et in praeceptis suis, et faciat pacem.

1003

Adest eia dies qua e coelis veniens Gabriel archan- gelus nuntiavit nasciturum nobis Dominum; quod impletum per Mariam semper Virginem magno cum tripudio recolentes, eidem jubilemus salutari nostro.

1004

Adorate Dominum in aula sancta ejus.

1005

Adoremus Christum Dominum, qui pro nobis mor- tem crucis clementer sustinuit.

1006

Adoremus Christum Regem confessorum Dominum, qui aeterna 1 sanctum N.2 coronavit gloria.

1

-

D (n. 1172): aeternam.

2

-

B,

F:

Martinum; D: Hilarum.

1006bis

Adoremus Deum qui in sanctis, cf. Adoremus Do- minum qui in sanctis.

1007

Adoremus Deum quia ipse fecit nos.

S.

Gregorii

De Machabaeis

Annuntiatio S.

Mariac

In Dedicatione ecclesiae

))

))

Exaltatio S. Crucis

S.

S.

Hilari

Martini

Oct. S.

Martini

Dom. per annum Dom. Quinquagesimae Dont. II Quadragesimae Dom. III » l nvitatoria

50 4

137

51

120

121

4

110

114

116

117

8

2

26

56

60

62

140

B

B

CG

c

M

M

v

H

H

R

F

D

D*F

R

F

L

L

L

Adoremus INVITATOIRES CGBEMV HRDFSL 1008 Adoremus Deum quia ipse redemit nos. Exa!tatio S. Crucz's 110
Adoremus
INVITATOIRES
CGBEMV
HRDFSL
1008
Adoremus Deum quia ipse redemit nos.
Exa!tatio S. Crucz's
110
D
1009
Adoremus Dominum qui fecit nos.
Dom. per annum
Dom. Septuagesimae
26
F
52
R
))
))
54
B
Dom. Sexagesimae
Dom. de Tobia
54
v
H
s
132
S*
1010
Adoremus Dominuml qui in sanctis gloriosus
est.
Nat. Innocentium
22
E
L
S.
Sebastiani
44
F
1
-
F: Deum.
Omnium Sanctorum
Comm. plur. Martymm
115
c
123
M
1011
Adoremus Dominum quoniam ipse fecit nos.l
Fer.
V
per annttm
30
G
v
F S
Fer.
VI
»
»
31
L
1 -
H ne donne pas
le
texte
dans le
cours dtt ms.,
mais settlement dans
Sabbato
»
»
43
E
le
Vénitoire, à la jin.
I nvitatoria
140
c
Hl
))
1012
Adoremus
gloriosissimum
Regem,
cf.
Adoremus
victoriosissimum Regem.
1012bis
Adoremus
magnum
Regem,
cf.
Adoremus
Regem
magnum.
1013
Adoremus Regem apostolorum, qui privilegia amo-
,ris Joannem dilexit apostolum.
S.
foannis Ev.
21
G
BE
M
H
RD
F S
.1014
Adoremus Regem magnum Dominum nostrum, qui
praesulem et martyrem suum sanctum Blasium hodie
coronavit.
S.
Blasii
482
R
1015
Adoremus Regem magnuml Dominum, qui in sanc-
tis suis semper est mirabilis.
Inventio S. Stephani
10213
D
F S
1 - F: magnum Regem.
1016
Adoremus Regem martyrum, qui coronavit hodie
athletam suum Laurentium.
S.
Laurentii
103
E
1017
Adoremus Regem saeculorum, in quo vivit Nicolaus
honor sacerdotum.l
S.
Nico!ai
153
E
L
1202
))
D
S
))
150
F
1
-
5:
addition marginale de
ze main.
~
_-"'-:;'.,•
.,
1018
Nat. Innocentium
s
Adoremus Salvatoris venerantes gratiam, qui peren-
ne sanctis Innocentibus largitus est coronam.
22

Adoremus

INVITATOIRES

CGBEMV

HRDFSL

 

S.

Andreae

 

120

 

B

M V

H

R

S.

Cucuphatis

102

8

 

D

S.

Eugenii

117

3

D*

S.

Clementis

119

D*

D: Cucuphatem.

S.

Germani Ant.

146 5

 
 

1301 ).

 
 

S.

Luciae

 

5

texte dans le

cours du manuscrit,

mais seulement

Dom. Septuagesimae

 

52

 

G.

EMY

 

Fer.

VI Paschae

80

B

Sabbato » In Octava Paschae De Apoca!ypsi T.P. De Sanctis T.P.

81

B

82

B

88

 

E

90

2

 

De Mart.

T.P.

90

6

Inventio S. Crucis Inventio S. Michaelis Invitatoria

 

92

924

 

Hl

Dom.

 

Paschae

75

CG BE M*V

H R

Fer. II

»

76

C*

v

Fer.

V

»

79

 

B

Sabbato Octava De Resurrectione Fer. II T.P.

»

»

 

81

 

R

82

R*D

82

2

D

82

3

 

Fer. III T.P.

82

4

Fer. IV

T.P.

82

5

Fer.

V

T.P.

82

6

Fer.

VI T.P.

 

827

 

82

8

Sabbato T.P. Dom. I p.

Oct. Paschae

82

9

Dom.

V

»

»

85

De Sanctis T.P.

90

2

 

))

))

905

 

D

))

))

91

D

Inventio S. Crucis

 

92

 

S.

Hippo!yti

925

 

D

I nvitatoria

140

c

Fer. II T.P.

82

3

   

D

Dom, Septuagesimae

 

52

Octava Paschae

82

E

Inventio S. Dionysii

90

4

D

1019

Adoremus victoriosissimum 1 Regem Christum, qui victorem per crucis tropaeum coronavit beatum Andream apostolum.

1 - H: gloriosissimum.

1020

Aeternum trinumque Deum laudemus et unum, Qui sibi N.l transvexit in2 aethera sanctum.s

3

-

S:

Cf.

ad.

1 - S: Germanum;

2 -

l'antienne de même texte (n.

1021

Agnum sponsum virginum venite adoremus Do- minum Jesum Christum.

1022

Alleluia alleluia.l

1

-

H

dans le

ne donne pas le

Vénitoire, à la fin.

1023

Alleluia alleluia alleluia.

1024

Alleluia alleluia alleluia alleluia.

1025

Alleluia alleluia alleluia alleluia alleluia.

1026

Alleluia alleluia alleluia alleluia alleluia alleluia alle- luia.

F

F

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

s

L

L

L

L

Alleluia INVITATOIRES CGBEMV HRDFSL 1027 Alleluia, ascendit Christus in altum, venite adore- Ascensio Dni 93
Alleluia
INVITATOIRES
CGBEMV
HRDFSL
1027
Alleluia,
ascendit
Christus in altum,
venite adore-
Ascensio Dni
93
D
mus alleluia.
1027bis
Alleluia, Christum, cf Alleluia, Regem ascendentem.
1028
Alleluia, Regem apostolorum Dominum venite ado-
remus, alleluia.
S.
Marci
90
5
B*
R*
SS. Philippi et Jacobi
Dom. de Sapientia
91
B
R*
130
1029
Alleluia,
Regemi
ascendentem
in
coelum2
venite
adoremus, alleluia.3
1 C,
-
G,
F,
S:
Christum; V,
L:
Christum Dominum.
Ascensio Dni
93
G*B
E M V
H
R
F S
L
2 -
M: coelo; H : coelos.
I
nvitatoria
140
c
3 -
C : sans alleluia.
1030
Alleluia,
Regem
confessoruml
Dominum
venite
De Sanctis T.P.
90
2
R*
adoremus, alleluia.
1
- ms: martyrum vel confessorum.
1031
Alleluia, Regem martyruml Dominum venite adore-
mus, alleluia.
De Sanctis T.P.
90
R
902
R*
))
))
92
))
))
B*
1
- R (n. 90 2 ): martyrum vel confessorum.
1032
Alleluia, salve sancta crux, salve, 1 alleluia.
Inventio S. Crttcis
92
F
1
- ms: salvae.
1033
Alleluia, Spiritus
Domini replevit
orbem terrarum,
Dom.
Pentecostes
c
95
D
I
nvitatoria
140
c
alleluia.
1034
Alleluia, Spiritus
Domini replevit
orbem terrarum,
Dom.
Pentecostes
95
GBEMV
HR
F S
L
venite adoremus, alleluia.
1035
Alleluia, surrexit
Dominus
vere, venite adoremus,
Dom. Paschae
75
D
F
alleluia.
1036
Altitudines montium Dominus conspicit.
Dom. per annum
L
1037
Angelorum Regi Deo jubilemus pariter,
Michaelem venerantes primatem solemniter.
S.
Michaelis
113
B
R

Annuntiante

INVITATOIRES

CGBEMV

HRDFSL

 

Annuntiatio S. Mariac

577

 

L

Asccnsio Dni

 

93

 

F

Asccnsio Dni

93

 

L

Dom. IV Advcntus Annuntiatio S. Mariac Assumptio » Nativitas »

8

 

M

51

 

H*R D*F

 

106

 

E

H

D

109

 

H*

Annuntiatio S. Mariac

51

 

s

 

))

))

9715

G

Nativitas

»

109

 

S*

tecum.

   

hodie

devotissime

Nativitas S. Mariac

109

 

L

S.

Martini

116

 

E

S.

Stcphani

20

G

S.

Laurent#

103

 

F

virgo

est, cujus

S.

Agnctis

9711

G

hodie,

venite

Transftguratio Dni

10216

 

L

 

S.

Stcphani

20

 

E M

V

D

F S

S.

Dominici

1462

 

s

1038

Annuntiante angelo, Maria Virgo concepit Salvato- rem Dominum.

1039

Ascendens Christus in altum, alleluia.

1040

Assumptus est Dominus vere, alleluia.

1041

Ave Marial, gratia plena, Dominus tecum.

1

-

F:

Ave sancta Maria.

1042

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in mulieribus.

1042bis

Ave sancta Maria, cf. Ave Maria

1043

Beatissimae

Mariae

celebremus.

nativitatem

1044

Beatus Martinus migravit a saeculo, vivit in Christo in aeternum gemma sacerdotum.

1045

1

-

G : Stephanus; F: Laurentius.

2

-

F: coelum.

1046

Beatus N.l, Christi martyr, triumphat cororuttus in

coelis.2

Christum Dominum, cujus Mater

Pater feminam nescit, venite adoremus.

1047

Christum

Dominum

adoremus.

transfiguratutn

1048

Christum natum, qui beatum hodie coronavit Ste- phanum, venite adoremus.

1049

Christum Regem adoremus Dominum, qui beatum nabis formam vitae praebuit Dominicum.

Christum

 

INVITATOIRES

 

CGBEMV

HRDFSL

1050

       

Christum

Regem

Dominum

venite

adoremus,

qui

S.

Mauri

43

3

 

L

beatissimum Maurum stolam gloriae induit.

     

1051

 

Christum Regem regum adoremus Dominum, qui martyrio crucis beatum glorificavit Petruml aposto- lum.

1

-

E,

F (n. 120), S: Andream.

S.

Petri

101

 

M

V

RD

F s

 

S.

Andreae

117

6

 

))

120

 

E

D*F

   

1052

 

Christum Regem regum pet tropaeum nostra delicta mortificanteml venite adoremus, alleluia alleluia.

I nventio S. Crucis

92

 

M

1

- ms.: mortificantes.

   

1053

 

Christum Regem sempiternum adoremus Dominum,

Exaltatio S. Crucis

 

F

qui nos redemit pet triumphum almae crucis didum.

splen-

 

1054

 

Christus

apparuit

nobis,

venite

adoremus.

 

24

   

B

 

H RD

F S

 

Epiphaniae Infra Oct. Epiphaniae Octava Epiphaniae Invitatoria

 

24

2

B

L

25

E

R*D*F*

L*

140

c

1055

   

Christus

natus

est 1 nobis,

venite adoremus.

 

Nat. Domini Hebd. Nat. Dni Dom. p. Nat. Dni Octava Nat. Dni Vigilia Epiphaniae Invitatoria

19

CGBEMV

HRDFSL

 

22

2

B*

1

- S (n. 23): incipit Christus est natus.

 

22

3

R*

 

23

G*B*E*M*V*

23

3

H*R*D*F*S* L*

140

c

1056

   

Confessorum Regem adoremus, qui coelestisl regni meritum et gloriam contulit2 sancto suo N.3

S.

Nicolai

22

 

R

))

42

 

B

 

S.

Si!vestri

224

 

v

1

-

M,

D,

S

(n.

1202): coelesti.

 

S.

Benedicti

50

5

RD

F S

2

-

B,

R: concessit.

 

S.

Zenonis

92

2

V*

3

-

B,

R (n. 22),

S

(n.

1202):

Nicolao;

R,

D,

F,

S (n.

505): Bene-

S.

Syri

92

4

E

 

dicto;

M, V (n. 116): Martino; V (n. 224): Silvestro; E (n. 924):

Trans!. S. Benedicti

102

4

F*

Syro.

S.

Martini

116

MY

 
 

S.

Findani

117

4

R*

S.

Nicolai

120

2

s

1057

   

Corde et voce

simul Christum Regem veneremur,

Nativitas S. Mariae

109

F

Virginis

et

Matris

jubilemus

nobilil

ortu.

 

1

- Pour

que

l' hexamêtre

soit

bon,

il faudrait

nobilis, épithète de

 

Virginis et Matris.

 

1058

 

Crastina die delebitur iniquitas terrae, et regnabit super nos Deus noster.

Vigi!ia Nat. Dni

17

v

INVITATOIRES CGBEMV HRDFSL Creavit 1059 Dom. Septuagesimae 52 Creavit igitur, Dominus Deus h<;>minem de
INVITATOIRES
CGBEMV
HRDFSL
Creavit
1059
Dom. Septuagesimae
52
Creavit igitur, Dominus Deus h<;>minem de lima
terrae, et inspiravit in faciem ejus ;spiraculum vitae.
L
1060
S. Michaelis
113
v
Cuncta agmina. angelorum adorant l;tegem coeloruml,
et inter eos egregius Michael archangelus, venite ado-
remus.
F
!
:
1
1
- F: adoraverunt Regem regum Dorninu~.
1061
Deum verum unum in Trinitate, 'et Trinitateml in
unitate, venite: adoremus.
De Trinitate
432
»
97
G
B
H RD
S
»
1203
L
1275
))
F
1
-
E,
M, S, L: Trinitate.
»
139
E M V
1062
Deus magnus Dominus et R~x magnus super omnes
deos. 1
Dom. per annum
26
L
»
»
36
E
.
Dom. Quinquagesimae
Dom. II Quadragesimae
Dom. Ill »
56
s
60
E
H*
1 - H donne le texû complet dans le Vénitoire, ala fin du ms.; au n. 60
62
seulement l'incipit.
,
'
B
R
1nvitatoria
140
v
»
1063
Domine, praestolamur adventum tuum, ut cito ve-
nias et dissolvas 1 jugum captivitatis nostrae.
Dom. 1 Adventus
Dom. IV
1
E
»
8
v
1
- V: veniat et dissolvat.
1064
Fer.
V
per annum
30
v
Dominum Deum nostrum venite adoremusl.
Sabbato
»
32
G
v
F S
1
-
H ne donne pas
le
texte
dans le
cours du ms.,
mais seulement dans
Fer.
VI
»
42
E
le
V énitoire, à la fin.
Dom. de Sapientia
130
S*
1nvitatoria
140
c
))
1065
Dominum qui baptizatus est venite adoremus.
Dom. prJSt Epiphaniam
L
1066
Dominum qui fecit nos venite adoremusl.
Dominica per annum
Fer. VI
Sabbato
Dominica
Fer. V
Dom. Sexagesimae
Dom. II Quadragesimae
Dom. III
Dom. de lib. Regum
Dom. de Job
Dom. de Machabaeis
Dom. de Prophetis
Dom. de Psalmis
26
F
»
31
G
V
F S
1
-
H
ne
donne pas le
texte
dans le
cours du ms.
mais seulement dans
»
32
L
le
V énitoire, à la fin.
'
»
36
E
»
41
E
54
M
60
c
»
62
C*
D
129
s
131
S*
137
S*
138
S*
139
D
1nvitatoria
140
c
v
))
,1067
Dominum qui natus est venite adoremus.
Infra oct., Nat. Dni
223
L
In Oct. Nat.
Diii
23
L
Vigilia Epiphaniae
23
3
L*

Dominum

INVITATOIRES

 

CGBEMV

HRDFSL

1

 

B

H

6

G

8

 

v

127

 

E

54

 

L

6

L

48

 

BEMV

HRDFSL

9713

G

3

 

s

6

 

M

D

8

 

E

D*F

9

 

v

1

CG

E

F S

3

 

M

V

D*

6

 

B

H

R

140

c

36

 

E

106

E

s

90

 

v

1068

   

Dominum qui venturus est, cujus virga floruit radiee Jesse, venite adoremus.

de

Dom. 1

Adventus

Dom. III

»

Dom. IV

»

1069

 

Domum Dei decet sanctitudo, Sponsum ejus Chri- stum adoremus in ea.

1n Dedicatione ecclesiae

1070

 

Ecce ego statuam pactum meum vobiscum et cum semine vestro post vos.

Dom. Sexagesimae

1070bis

 

Ecce

jam venit,

if.

Ecce

venit plenitudo.

 

1071

 

Ecce veniet Dominus ut sedeat cum principibus et solium gloriae teneat.

Dom. Ill Adventus

1072

 

Ecce venit ad

templum sanctum suuml Dominator

Puriftcatio S. Mariae

Dominus, gaude et laetare Sion occurrens Deo tuo.

))

))

1

-

M, V:

tuum.

1072bis

Ecce venit jam, cf. Ecce venit plenitudo.

 

1073

 

Ecce

venit 1 plenitudo temporis, 2 in quo misit Deus

Dom. II

Adventus

Dom. III Dom. IV Fer. IV Hebd. IV Adv.

»

»

Filium suum,

natum de Virgine,

factum

sub lege,

venite adoremus.

 

1 -

E:

venit jam; V:

jam venit.

   

2 - M : temporum.

 

1074

 

Ecce

venit

Rex,

occurramus

obviam

Salvatoril

Dom. 1

))

Dom. Il

))

nostro.

 

Dom. III

))

1

- S: salutari, corrigé en salvatori.

 

1nvitatoria

1075

 

Et in psalmis

jubilemus ei.

 

Dom. per annum

1076

 

Exaltata est 1 Virgo Maria Dei Genitrix super choros angelorum ad coelestia regna.

Assumptio S. Mariae

1

- S: es, sttivi d'un grattage.

 

1077

 

Exsultabunt sancti in gloria, alleluia.

 

De Sanctis T.P.

sttivi d'un grattage.   1077   Exsultabunt sancti in gloria, alleluia.   De Sanctis T.P. 8
INVITATOIRES CGBEMV HRDFSL Exsultemus 1078 In Dedicatione ecc!esiae 120 4 F Exsultemus Domino Regi summo,
INVITATOIRES
CGBEMV
HRDFSL
Exsultemus
1078
In Dedicatione ecc!esiae
120
4
F
Exsultemus Domino Regi summo, qui suum sancti-
ficavit tabernaculum.
))
))
127
RD
1079
127
s
Filiae Sion currite, adsunt enim celebria matris
vestrae solemnia, jubilemus igitur Deo nostro una-
nimes, qui sibi eam gratuita elegit clementia.
In Dedicatione ecc!esiae
1080
154
Gaudete et exsultate, quia nomina vestra scripta
sunt in coelis.
S.
Thomae
E
Comm. Apostolorum
122
v
F
1081
127
v
Haec
est
domus
Domini
firmiter
aedificata,
bene
In Dedicatione ecc!esiae
fundata
est
supra
firmam
petram.
1082
S.
Stephani
20
v
Hodie beatus protomartyr
Stephanus, Jesu
Christi
Domini verus athleta, coronaturl in coelis.
1
- ms.: coronatum.
1083
Hodie nata est beata Virgo Maria, venite adoremus
collaudantes.
Nativitas S. Mariac
109
M
1084
Hodie scietis quia veniet Dominus, et mane videbi-
tis gloriam ejus.
Vigilia Nat.
Diïi
17
GBEMV
H
RD
F
S
1085
Hodie si vocero Domini audieritis, nolite obdurare
corda vestra.
Dom. per annum
36
E
Dom. I
Quadragesimae
58
c
E
H
s
Dom. III
Dom. IV
Dom. de Passione
Invitatoria
62
v
))
64
))
G
M
F
S*
66
c
B
RD
L
140
C*
1086
v
In
honore
beatissimael
Mariae
Virginis
jubilemus
Assumptio S. Mariac
Nativitas
106
B
R
109
))
B*
Domino.2
1 -
B
(n.
109): In honorem beatae*.
2
- V: jubilemus Deo salutari nostro.
1087
In manu tua, Domine, omnes fines terrae.l
Dominica per annum
26
F
29
))
G
v
F
S
1
-
H
ne donne pas
le
texte
dans le
cours du ms.,
mais seulement dans
Fer. IV
Dominica
Fer. IV
Dom. Quinquagesimae
36
))
E
le
Vénitoire, à la jin.
40
))
E
56
G
D
Dom. I
Quadragesimae
58
c
Dom. II
Dom. de Job
Dom. de Tobia
I nvitatoria
60
))
F
131
D*
132
D*
140
c
v
Hl
))
9
2

ln psalmis

 

INVITATOIRES

 

CGBEMV

HRDFSL

1088

       

In psalmis jubilemus Domino.

 

Fer. IV per annum

29

 

L

1089

   

In sanctorum confessorum*

 

S.

foannis Ev.

 

21

c

1090

   

In sanctorum confessione exsultantesl, mundi fac- torem Deum laudemus, et pura devotione adoremus.

Omnium Sanctorum

115

 

v

F

1

-

F:

In

sanctorum

solemnitate

exsultemus.

   

1091

 

Innocentiae auctorem Dominum adoremus Chri- stum nobis natum.l

Nat. liznocentium

 

22

 

G

M

1

- M : Christum Regem natum.

     

1092

 

Ipsi vero non cognoverunt vias meas, quibus juravi

Dom. in Pa/mis Invitatoria

 

68

140

CGBEMV

C*

HRDFSL

in ira

mea,

si introibunt in

requiem

meam.