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GUSTAVE FLAUBERT

(1821- 1880)

Ne a Rouen dans une famille d’un chirurgien


celebre, il y grandit sans contrainte, et ne quitte sa
ville natale qu’a l’age de 18 ans. Flaubert vient
etudierle droit a Paris, habite au Quartier Latin Gautier.
Mais , ennuye par ses etudes, il decide brusqumente
de se consacrer a la litterature. Il se retire dans une
propriete de famille, a Croisset, pres de Rouen. Il n’en
sortira plus desormais que pour quelques voyages de
documentation en Orient ou quelques brefs sejours a
Paris.
Toute sa vie a ete consacree a la litterature, a
l’art, car l’art lui apparaissait comme le seul remede a
l’effondrement general de toutes les croyances, la seul
mode de connaissance qui ne trompe persone.
Romantique par gout et par formation, il est en meme
temps classique par raison. Cette double tendance,
cette double „postulation” comme dirait Baudelaire, se
manifeste chez lui par l’alternance des sujets qu’il
aborde dans ses romans: <<Madame Bovary>> (en
1856/7) et <<Salammbo>> (en 1862). Ses methodes
sont l’impersonalite (<<l’auteur dans son oeuvre doit
etre comme Dieu dans l’univers, present partout et
visible nulle part>>), l’observation et la
documentation minutieuses. Homme double, oscillant
sans cesse entre le romantisme et le realisme, tiraille
a la fois entre un immense besoin de lyrisme et le
desir de restituer <<preaque materiellment>> ce qu’il
note, ce qu’il observe autour de lui, Flaubert trouve
dans la recherche de la perfection formelle du style
(dans un travail sur l’<<artiste>>, fascine par la vrai
et la beau. Souffrant depuis longtemps d’une grave
maldie nerveuse, il meurt en 1880, „las jusqu’aux
moelles”, laissant une oeuvre inachevee: Bouvard et
Pecuchet. Gustave flaubert s’est defini lui-meme (des
1852) dans les tremens suivants:<<Il y a en moi,
litterairement parlant. Deux bonshommes distinctes:
un qui est epris de gueuledes, de grandes vols d’aigle,
de toutes les sonorites de la phrase et des sommets
de l’idee; un autre qui creuse et qui fouille le vrai qu’il
peut, qui aime a accuser le petit fait aussi
puissamment que le grand, qui voudrait vous faire
sentir presque materillement les choses qu’il
reproduit.>>