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Compte Rendu de Mission Tombouctou 2009

Compte Rendu de Mission Tombouctou 2009

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Mission d'identification des acteurs locaux de Tombouctou et recensement de leurs besoins en matière d'équipements et de formation aux TIC.
Mission d'identification des acteurs locaux de Tombouctou et recensement de leurs besoins en matière d'équipements et de formation aux TIC.

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« Le sel vient du Nord. L’or vient du Sud. L’argent du pays des Blancs.

Les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou. » Maxime soudanaise

COMPTE RENDU DE MISSION TOMBOUCTOU - MALI DU 10 AU 13 DECEMBRE 2009
IDENTIFICATION DES ACTEURS DE DEVELOPPEMENT LOCAL ET RECENSEMENT DE LEURS BESOINS EN MATIERE D’EQUIPEMENTS ET DE FORMATION AUX TIC DANS LA REGION DE TOMBOUCTOU AU MALI Etude de faisabilité préalable à une expérimentation pilote du projet « Education Numérique en Afrique »

Mission réalisée par : Destiny TCHEHOUALI
Chargé d'études TIC à l’Agence mondiale de solidarité numérique

1. Contexte et objectifs de la mission • La coopération décentralisée comme cadre institutionnel de notre mission

Depuis 1986 la Région de Tombouctou est liée à la Région Rhône-Alpes par une convention de coopération portant sur un appui au développement local et au processus de décentralisation régionale en cours au Mali. Pendant plus d’une vingtaine d’années, cette coopération a porté ses fruits grâce à de nombreuses actions réalisées dans les domaines prioritaires de développement tels que la santé publique, l’accès à l’eau potable, l’agriculture, la formation professionnelle, ou encore la sauvegarde du patrimoine culturel à travers le projet de numérisation et de valorisation des Manuscrits de Tombouctou. En Octobre 2009, la coopération décentralisée entre les deux régions a été consolidée par une convention triennale de renouvellement, signée par Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional Rhône-Alpes et Mohamed Ibrahim, président de l’Assemblée régionale de Tombouctou. Mandatée comme référent technique sur les questions de solidarité numérique et de coopération décentralisée auprès de la Délégation pour l'Action Extérieure des Collectivités Territoriales françaises (DAECT/MAEE), l’Agence mondiale de solidarité numérique accompagne depuis 2006 les collectivités territoriales françaises, dont la Région RhôneAlpes, en leur apportant son expertise dans la gestion et le suivi méthodologique des projets de coopération décentralisée portant sur la thématique de la lutte contre la fracture numérique. La mission conduite par l’Agence mondiale de solidarité numérique (ASN) du 10 au 13 décembre 2009 à Tombouctou répond ainsi au besoin de la Région Rhône-Alpes de s’appuyer sur l’expérience, la méthodologie et les réseaux de l’Agence pour accompagner et soutenir le désenclavement numérique de la Région de Tombouctou. • L’éducation numérique en Afrique en toile de fond de la mission

En 2008, un partenariat franco-britannique a été signé pour aider à atteindre les objectifs du Millénaire en matière d’éducation sur le continent africain (alphabétisation de 40 millions d’enfants et formation de 4 millions d’enseignants d’ici à 2015). Un programme « Education numérique pour Tous » est lancé pour témoigner de l’engagement de la France et de sa volonté à contribuer à la révolution du numérique éducatif en Afrique. Ce projet d’éducation numérique symboliquement baptisé « Sankoré » du nom de la première université africaine (qui fut fondée à Tombouctou au XVème siècle) propose à travers une coopération Nord-Sud l’intégration pérenne des TIC dans les systèmes éducatifs africains autour de 3 axes : la formation et le renforcement des capacités des formateurs, la création de contenus adaptés, l’équipement en supports numériques interactifs. L’Agence mondiale de solidarité numérique participe à la mise en œuvre du projet en jouant un rôle de relais et de promotion dans le cadre de la coopération décentralisée. Les rencontres et les visites effectuées dans le cadre de cette mission permettront d’apprécier sous certains angles la faisabilité du projet « Education Numérique pour tous» notamment dans la région de Tombouctou, au cas où celle-ci serait confirmée comme l’un des territoires pilotes du projet.

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Des objectifs ciblés et orientés vers des perspectives d’actions pour 2010

S’appuyant sur la solidité des acquis partenariaux entre Rhône-Alpes et Tombouctou, la mission de Tombouctou visait principalement à : identifier et qualifier les principaux acteurs locaux du développement régional de Tombouctou, identifier les besoins de ces acteurs en matière d’équipements et de formation aux TIC, évaluer l’existant et faire un bilan sommaire des différentes expérimentations et des projets numériques territoriaux en cours de réalisation ou déjà achevés dans la région.

En d’autres termes, il s’agit à travers cette démarche de réaliser un pré-diagnostic numérique de la région de Tombouctou en faisant l’état des lieux du niveau d’équipements informatique, du niveau de connaissances et du niveau de formation des agents et fonctionnaires de l’Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) en matière d’utilisation des TIC dans la gouvernance locale de leur région. Ce travail permettra de disposer des informations nécessaires (répertoire de contacts, données statistiques, indicateurs qualitatifs,…) pour envisager : un meilleur suivi et accompagnement du projet de solidarité numérique portant sur la numérisation et la valorisation des Manuscrits de Tombouctou, un meilleur montage technique des kits de jumelages numériques entre le lycée de Tombouctou et un lycée rhône-alpin, dans le cadre du projet Education Numérique en Afrique, une meilleure mutualisation des ressources éducatives et des ressources de formation professionnelle pour les communautés enseignantes et apprenantes de Tombouctou et de Rhône-Alpes, une mutualisation des expérimentations TIC menées sur place par différents types d’acteurs, une meilleure visibilité et une meilleure lisibilité de la stratégie régionale de développement numérique de Tombouctou, de nouvelles sources de cofinancement et une pérennité du projet global de désenclavement numérique de Tombouctou. 2. Présentation de Tombouctou Encore surnommée la cité Mystérieuse, la perle du désert ou la ville des 333 Saints, Tombouctou est classée patrimoine de l’Humanité et est bien connue à travers le monde pour ses richesses culturelles, ses traditions intellectuelles, sa dimension religieuse et ses célèbres manuscrits.

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Carte du Mali, situant la région de Tombouctou 3

Tombouctou est la plaque tournante des échanges entre le Maghreb et l'Afrique Subsaharienne. C'est en effet là bas que les marchands posaient leurs caravanes le temps d'effectuer leurs transactions. A l'époque, les échanges ne se composaient pas seulement d'ivoire, d'or ou de sel; les livres faisaient également partie des biens précieux. Forte de cet essor économique et culturel, la ville devient au XVème siècle un centre intellectuel de grande envergure, et accueille la première université de l'Afrique Subsaharienne, l'Université de Sankoré, regroupant jusqu'à 25 000 étudiants. Plus grande région du Mali avec une superficie de près de 500 000 km2, la région de Tombouctou est située aux confins sud du Sahara et compte 681 691 habitants répartis dans 121 554 ménages. Les populations sont majoritairement des songhaïs, kel-tamacheq, maures, peulhs et bambaras, ayant adopté un mode de vie nomade. L’économie de la région repose essentiellement sur la production et le commerce du sel, l'élevage, l’agriculture et la pêche autour du fleuve et des lacs, véritables gages de sécurité alimentaire. Selon le Président de l'Assemblée Régionale de Tombouctou, Mohamed Ibrahim Cissé, il est également important de noter que 55% de la population de la région vit des retombées du tourisme, de l'artisanat et de la culture. Mais la désertification (avancée des dunes) et l’enclavement de la Région (manque d’infrastructures routières et de télécommunications) constituent de véritables obstacles pour l’accès des populations aux services sociaux de base (éducation, santé) et pour l’ouverture de la Région sur le monde extérieur. 3. Déroulement de la mission et relevés de décisions En amont à notre déplacement sur Tombouctou, l’identification des acteurs du développement local et régional de Tombouctou (potentiels partenaires des futurs projets de l’ASN dans la Région) a démarré par un échange de mails électroniques et un entretien téléphonique avec M. Michel Villette, Représentant de la Région Rhône-Alpes au Mali et Coordinateur du Programme 6ème région de Tombouctou. En effet, M. Michel Villette (que nous remercions au passage) a contribué à la préparation de la mission en nous mettant en relation avec notre principal interlocuteur à Tombouctou, en l’occurrence l’équipe de l’Assemblée Régionale de Tombouctou (ART). Celle-ci a, pour sa part, organisé nos différents rendez-vous sur le terrain, en prenant compte des objectifs de notre mission. Nous avons ainsi élaboré ensemble un calendrier de travail constitué de visites, de rencontres et d’entretiens, s’étalant sur l’ensemble des quatre jours de mission. Le présent document est un compte-rendu synthétique de la substance des échanges que nous avons pu avoir avec les différents acteurs rencontrés.

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• Jour 1 : JEUDI 10 DECEMBRE 2009
Arrivée à Tombouctou à 15h 16h30 - 18h30 : Visite de l’Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) Thème de la visite : Quelles stratégies locales pour le désenclavement numérique de la Région de Tombouctou ? Personnes rencontrées : Oumar Abdoulaye Touré (1er Vice Président de l’Assemblée Régionale de Tombouctou), Dédéou Traoré (Conseiller Régional. Président de la Commission de Développement), Mohamed Aly Ag Ilahda (Référant pour l’Association Internationale des Régions Francophones AIRF – Région de Tombouctou)

Synthèse des échanges : La séance de travail avec les représentants de l’Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) a démarré par une présentation des activités et projets de l’Agence mondiale de solidarité numérique en matière de lutte contre la fracture numérique en Afrique. L’expertise développée par l’Agence dans le domaine de la coopération décentralisée a été illustrée par la présentation de certains projets de solidarité numérique menés dans le cadre des conventions de coopération décentralisée entre des collectivités françaises et des collectivités africaines. L’équipe de l’ART a également pris connaissance des conclusions des travaux de l’atelier-bilan « TIC et partenariats de coopération décentralisée », animé conjointement par l’Agence et la DAECT, dans le cadre des rencontres E-Atlas qui se sont déroulées à Bamako du 7 au 9 décembre 2009. Prenant à leur tour la parole le Vice-président de l’ART (Oumar Abdoulaye Touré) et le Conseiller Régional, Président de la Commission de Développement (Dédéou Traoré) ont respectivement loué les efforts entrepris par l’Agence, dans la lutte contre la fracture numérique à l’échelle des territoires. Ils ont par ailleurs souhaité que l’Agence poursuive sa démarche de sensibilisation d’information et d’accompagnement des collectivités territoriales africaines dans leur stratégie de développement numérique. Les échanges se sont poursuivis par un exposé des difficultés que rencontre l’ART en matière d’accès et d’usage des TIC dans la gouvernance locale. Trois problèmes majeurs ont été identifiés : L’équipement : parc informatique vieillissant et insuffisant (très peu d’ordinateurs et d’imprimantes). Problème de maintenance des équipements et de formation des agents de l’ART à l’outil informatique. Manque de numériseurs pour le projet de numérisation des Manuscrits. 5

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La connectivité : inexistence d’une connexion ou d’un réseau intranet au sein de l’ART. Les solutions proposées (VSAT, LiveBox,…) restent excessivement coûteuses. La communication : inexistence d’un site web institutionnel de l’ART, difficultés de communication avec les cercles de communes, difficultés de conception d’outils et de supports de communication (dépliants, plaquettes d’information, plateforme collaborative…).

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Préconisations et pistes de collaboration : Il est clairement ressorti de cette séance de travail que la priorité actuelle de l’ART est la finalisation du projet de création du Centre Régional Multimédia de Tombouctou (CRMT). Ce centre permettra en effet de doter la ville de Tombouctou d’un véritable outil de communication avec le monde extérieur, puisque le projet prévoit entre autre des salles multifonctionnelles et un point d’accès public à Internet. Le chantier de construction du CRMT est presque achevé et l’ouvrage sera bientôt livré. Il restera à équiper et former les futurs animateurs du CRMT. L’Agence mondiale de solidarité numérique peut contribuer à la mise en œuvre opérationnelle de ce centre dans le cadre de l’expérimentation du projet « Education Numérique en Afrique ». Par ailleurs, suite au recensement des besoins numériques exprimés par l’ART, l’Agence pourrait apporter des réponses concrètes à la satisfaction de ces besoins en s’appuyant sur la forte tradition de coopération décentralisée existant entre Rhône-Alpes et Tombouctou. Ainsi, il est envisageable de : pallier le problème d’équipements en inscrivant l’ART au titre des potentiels bénéficiaires1 de la démarche labellisée « Ordinateurs Solidaires » (première véritable filière durable et solidaire de matériel informatique dans la Région Rhône-Alpes) ; démarrer un véritable projet d’informatisation de l’ART dans le cadre d’une réponse à l’appel à projet 2010-2012 de la DAECT/MAEE. Ce projet de solidarité numérique devra s’inscrire dans le cadre d’une convention de coopération décentralisée entre la Région de Tombouctou et une collectivité territoriale française ; surmonter les difficultés de connexion en négociant avec la SOTELMA l’installation d’une connexion haut débit par liaison spécialisée filaire ou par boucle locale radio.

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Enfin, pour garantir le suivi et l’accompagnement de l’Agence dans le processus de désenclavement numérique de Tombouctou, l’équipe de l’ART suggère que la Région de Tombouctou soit l’un des terrains d’étude du projet de recherche-action (Renforcement des capacités TIC des collectivités territoriales africaines) , mené actuellement par l’Agence mondiale de solidarité numérique dans le cadre de son partenariat avec l’Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT).

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Dans l’objectif de coordonner une opération de don de matériel adapté à la demande, le service informatique de l’ART devra dresser un listing précis des besoins en équipement en identifiant les services auxquels le matériel sera affecté.
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• Jour 2 : VENDREDI 11 DECEMBRE 2009
9h - 10h : Visite du lycée Mahamane Alassane Haidara de Tombouctou Thème de la visite : Education numérique et intégration pédagogique des TIC à Tombouctou : Les leçons à tirer du projet « Internet à l’Ecole » Personnes rencontrées : Mahamane Djira (Proviseur du lycée), Mahamar Traoré (Professeur de Biologie, Responsable de la Salle Internet)

Synthèse des échanges : L’objectif de cette visite est de recueillir des témoignages (retours d’expérience) des enseignants et des lycéens sur le projet « Internet à l’école » expérimenté de 2003 à 2005 dans ce lycée avec l’appui de la société des télécommunications suisses (SWISSCOM). En effet, depuis une dizaine d’années, le gouvernement malien mène une politique d’équipement des lycées et des écoles en matériel informatique. Ceci a entraîné la création d’un nombre important de salles informatiques et multimédia dans les écoles maliennes. Comment un tel dispositif a-t-il fonctionné à Tombouctou ? Où en est le projet aujourd’hui et quels enseignements tirer de cette expérience par rapport à la faisabilité du projet d’éducation numérique intégrant l’équipement en tableau blanc interactif de ce lycée ? Telles sont les questions qui ont structuré notre entretien avec Messieurs Mahamane Djira et Mahamar Traoré, respectivement Proviseur du lycée et Responsable de la Salle Internet. Selon les explications de nos interlocuteurs, le projet « Internet à l’Ecole » a été initié par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), l'opérateur Télécom Swisscom et le Ministère de l'Éducation nationale du Mali. Le projet résidait principalement dans la construction et l’équipement d’une salle informatique (capacité de 50 places assises). Compte tenu de l’inexistence de programme de cours d’informatique élaboré et intégré au système pédagogique national malien, et compte tenu du faible niveau informatique des enseignants eux-mêmes, ces séances d’initiation à Internet répondaient plus à un besoin de prise en main et d’appropriation des outils (ordinateur et Internet) par les jeunes. La salle informatique permettait néanmoins aux professeurs et élèves du lycée de directement se connecter avec leurs homologues du Lycée de Porrentruy dans le Canton du Jura. Les lycéens des classes de 2nde, 1ère et Terminale (effectif total estimé à environ 2 000 dans tout le lycée de Tombouctou) étaient organisés en petits groupe (chaque classe ayant une

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moyenne de 60 à 80 lycéens) pour suivre des séances d’initiation à l’informatique (séance hebdomadaire d’une heure par groupe). Ils étaient essentiellement initiés à la création de boîtes électroniques et à la recherche sur Internet en vue de la préparation de leurs devoirs et examens. Des ateliers de correspondance en ligne (pratique de « chats ») et des concours de création de sites web étaient également organisés dans le cadre du jumelage numérique qui liait le lycée de Tombouctou au lycée français de Porrentruy. Cette expérience a concrètement permis d’établir une passerelle numérique entre une ville fortement enclavée du Sud et une ville du Nord. Dans les deux premières années d’expérimentation du projet « Internet à l’Ecole » à Tombouctou, la fourniture du matériel a été prise en charge par l’ONG World Links et la connexion était à la charge de l'opérateur Télécom Swisscom. L’Etat, représenté par le Ministère de l'Éducation nationale, subventionnait une bonne partie des factures de connexion. Le tarif d’accès à la salle Internet était fixé à 100 Francs CFA l’heure pour chaque lycéen. Ce tarif est cinq fois moins cher que le tarif horaire de connexion dans un cybercafé privé. Mais toujours est-il que tous les lycéens n’avaient pas les moyens de payer cette somme. Un comité de gestion a été mis en place dans le lycée de Tombouctou pour gérer les revenus générés par la salle internet et puiser dans ces ressources financières pour assurer la maintenance du matériel informatique. La subvention de l’Etat étant arrivée à terme au bout de la deuxième année consécutive du projet (2005), le comité de gestion censé prendre le relais au niveau du fonctionnement pérenne de la salle informatique a très vite failli à sa mission. Les factures de connexion à Internet se sont ainsi accumulées et constituent aujourd’hui une dette s’élevant à plus de 10 millions de Francs CFA (environ 15 mille euros). En septembre dernier, la SOTELMA a dû procéder à la coupure définitive de la connexion dans le lycée de Tombouctou. Ceci a mis fin aux nombreux espoirs ainsi qu’aux bénéfices que tirait la jeunesse de Tombouctou des TIC à travers la fréquentation de cette salle informatique. Au moment de notre visite, un recensement du matériel informatique nous a permis d’avoir une idée sur le niveau d’équipements actuel de la salle Internet du lycée. On y dénombre : 23 ordinateurs de bureau (ensemble écrans plats + unités centrales de type Pentium 4) dont 19 sont encore en bon état et 4 en panne ; 2 serveurs + 1 modem ; 3 imprimantes et 2 scanners. Préconisations et pistes de collaboration : Le proviseur du Lycée de Tombouctou nous a affirmé sa détermination à rétablir la connexion dans le lycée et permettre que de nouvelles expérimentations d’éducation numérique puissent y être menées, pour que continue la dynamique d’intégration des TIC, engendrée par le projet « Internet à l’Ecole » dans l’éducation populaire à Tombouctou. Sur la base des acquis de son expérience de jumelage numérique avec le lycée de Porrentruy dans le Canton du Jura, le lycée de Tombouctou est tout à fait éligible à une offre de kit de jumelage avec un lycée rhône-alpin dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Education numérique en Afrique ».

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10h - 11h : Visite du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Tombouctou Thème de la visite : Formation des formateurs et évaluation des contenus pédagogiques Personne rencontrée : Ibrahim Diallo (Conseiller à l’orientation)

Synthèse des échanges : Avec le soutien de la Banque mondiale, le Mali a mis en place depuis 1996 un programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC) qui s’est fixé comme objectif d’atteindre un taux brut de scolarisation de 95% au premier cycle de l’enseignement fondamental (cours primaire) à l’horizon 2010. Les problématiques de la qualité de l’éducation de base pour tous et de la formation des enseignants figurent parmi les axes prioritaires définis dans ce programme. Grâce au PRODEC, un nouveau schéma institutionnel de l’éducation a été mis en place pour favoriser la proximité entre les collectivités locales et les services Régionaux de l’Education. C’est ce qui a d’ailleurs amené à la création de 70 Centres d’Animation Pédagogique (CAP, anciennement représentées par les Inspections de l’Enseignement Fondamental), rattachés aux 15 Académies d’Enseignement au Mali. Les CAP constituent des lieux de rencontres, d’échanges, de productions de contenus, de formation et d’orientation pour les directeurs, les maîtres, les conseillers et les animateurs qui interviennent dans la mise en œuvre des programmes pédagogiques (cours primaires et secondaires) du système éducatif national malien. Les conseillers pédagogiques du CAP de Tombouctou analysent les pratiques pédagogiques expérimentées dans les écoles et classes de la Région afin de diagnostiquer les faiblesses et les difficultés rencontrées par les directeurs et maîtres dans la mise en œuvre de leur projet d’école. A l’issue de son diagnostic, le CAP détermine les besoins en formation et anime conjointement avec la Communauté d’Apprentissage des Maîtres (CAM) une dizaine de sessions de formation continue pour permettre le renforcement des capacités des maîtres, le décloisonnement des écoles (partage d’expériences entre les écoles et entre les enseignants), ainsi qu’une meilleure qualité de ressources scolaires produits (contenus pédagogiques plus pertinents).

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Préconisations et pistes de collaboration : Le Centre d’Animation Pédagogique de Tombouctou a été identifié comme un acteur important dans le mécanisme d’évaluation des programmes pédagogiques et dans le processus de formation continue des maîtres. Ce centre devra être associé à toute implémentation d’un dispositif interactif de création et de partage de ressources et de contenus numériques locaux pour les écoles de la Région de Tombouctou. Le volet « Formation des formateurs » prévu dans le déploiement du projet « Education Numérique en Afrique » pourra être expérimenté lors d’une des 10 sessions annuelles de formation continue qu’animent conjointement le CAP et la Communauté d’Apprentissage des Maîtres (CAM). Par ailleurs, le CAP pourra jouer un rôle de relais et de promotion de l’intégration pédagogique des TIC dans les classes de Tombouctou. Enfin, lors de notre visite du CAP de Tombouctou, nous avons pu apprécier en direct sur les ondes de la radio communautaire la qualité des émissions pédagogiques et des modules de formation radiophonique créées et diffusées dans le cadre du programme FIER (Formation Interactive des Enseignants par Radio) et du programmes PHARE (Programme Harmonisé d’Appui au Renforcement de l’Éducation). En s’inspirant de ces programmes et du pouvoir de diffusion des radios locales, il serait envisageable dans le cadre du projet « Education Numérique en Afrique », d’utiliser le canal de ces radios communautaires pour offrir aux enseignants maliens du premier cycle, des séances d’apprentissage et de sensibilisation sur la compréhension des enjeux d’intégration des TIC dans leurs pratiques d’enseignement.

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11h - 12h /15h30 - 16h30 : Visite de deux bibliothèques dédiées à la conservation des Manuscrits de Tombouctou : le CEDRAB et la Bibliothèque Mama Haidara Thème de la visite : Les bibliothèques au secours d’un patrimoine sacré Personne rencontrée : Mohamed Gallah Dicko (Directeur du CEDRAB), Abdel Kader Haïdara (Directeur de la Bibliothèque Mama Haidara), Mohamed Touré (Directeur adjoint de la Bibliothèque Mama Haidara)

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Synthèse des échanges : A cette étape de la mission, le principal objectif était de constater de visu les efforts déployés par les deux plus grandes bibliothèques (l’une publique et l’autre privée) de la Région de Tombouctou en matière de sauvegarde et de valorisation de l’inestimable héritage culturel et littéraire que constituent les Manuscrits de Tombouctou. Au total, c’est près de 300 000 milles manuscrits qui sont conservés dans les familles et les bibliothèques de la Région de Tombouctou. Les plus anciens datent même du Xème siècle et constituent des trésors de par leurs contenus religieux et scientifiques (médecine, biologie, mathématiques, astronomie, optique etc.). Compte tenu de leur fragilité face aux termites et à l’épreuve du temps, ces manuscrits sont menacés. Ils ont également besoin d’être préservés des mauvaises intentions de certains pilleurs et voleurs. Le Centre de Documentation et de Recherche Ahmed Baba (CEDRAB) a été créé par l’UNESCO en 1970 pour répondre à la nécessité de sauvegarder et de promouvoir les sources écrites de l’histoire africaine. Il a été récemment rebaptisé « Institut de Hautes Etudes et de Recherche Islamique Ahmed Baba (IHERIAB) ». Riche d’une collection d’environ 40 000 manuscrits, (à caractère religieux et à caractère documentaire) renseignant sur l’histoire sociale et économique de Tombouctou, le CEDRAB souhaiterait pouvoir surmonter aujourd’hui le problème de manque d’équipements modernes et la carence de formation des chercheurs et des techniciens du Centre afin que celui-ci continue à faire face aux importants défis de sa mission : restauration, conservation physique, gestion électronique, diffusion touristique et exploitation scientifique des manuscrits de Tombouctou. Quant à la Bibliothèque Mamma Haïdara, elle est la 1ère des 80 bibliothèques « familiales » privées recensées à Tombouctou. Son originalité est le modèle de coopération que son promoteur, Haïdara, a su tisser avec l'Université de Harvard et le Ministère de la culture du Mali afin que cette bibliothèque s’érige en véritable pôle culturel et intellectuel de Tombouctou. La bibliothèque abrite aujourd’hui environ 5 000 manuscrits (livres d’auteurs locaux et documents historiques datant des XVIIIe, XIXe et XXe siècles), restaurés grâce à des fonds de la Fondation Mellon et publiés dans un catalogue par la Fondation Islamique Al-Furqan.

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16h-30 - 17h30: Visite du Télécentre Communautaire Polyvalent (TCP) de Tombouctou Thème de la visite : De la nécessité de responsabiliser les acteurs locaux et la société civile dans la gestion des projets de développement communautaire basés sur les TIC Personne rencontrée : Mohamed Alher Ag Alhousseyni (Gérant du Télécentre)

Synthèse des échanges : Créé en 1997 et opérationnel dès décembre 1998, le Télécentre Communautaire Polyvalent (TCP) de Tombouctou est l’un des premiers TCP expérimentés à titre de projet pilote en Afrique sub-saharienne francophone. Financé conjointement par l’UNESCO, le CRDI et l’UIT à hauteur de 200 millions de francs CFA dans le cadre de l'initiative des Nations Unies pour l'Afrique, ce projet visait à impliquer les TIC dans les actions de développement communautaire et de développement rural des populations de la région de Tombouctou.

Le projet présentait un modèle abordable, reproductible mais pas viable sur le long terme puisque dix ans après la création de cette structure, le TCP de Tombouctou ne remplit plus aujourd’hui tous les services multifonctionnels qu’il était censé rendre à la population. En effet, selon les explications de l’actuel gérant du TCP (qui entre temps a été réduit au statut d’un cybercafé ordinaire), le projet a surtout souffert de problèmes de maintenance de l’équipement informatique et d’autonomisation à la fin des subventions. Par ailleurs, la mainmise de l’opérateur national de télécoms (SOTELMA) et la faible implication des pouvoirs locaux dans le projet (en raison du contexte embryonnaire de la décentralisation à l’époque) n’ont pas favorisé une appropriation réelle du TCP par les organisations locales et les acteurs de la société civile, chargés d’animer la vie de ce télécentre.

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Jour 3 : SAMEDI 12 DECEMBRE 2009

10h - 11h: Visite de DELTA -C Thème de la visite : Le défi du renforcement des capacités TIC des collectivités locales africaines Personne rencontrée : Mamadou Kéïta (Directeur Général)

Synthèse des échanges : Parmi les défis auxquels font quotidiennement face les collectivités territoriales africaines, la question de la formation et du renforcement des capacités des ressources humaines locales occupe une place importante et constitue un facteur déterminant pour la bonne gouvernance. L’un des objectifs de notre mission à Tombouctou consiste à identifier dans un premier temps les dispositifs et les structures locales proposant sur place des formations aux agents territoriaux et à ensuite proposer à ces structures des pistes communes de travail afin de mieux répondre aux besoins de formation aux TIC des collectivités. Nous avons ainsi eu une séance de travail d’une heure avec Mamadou Keïta, le Directeur Général de Delta - C, le seul institut de formation supérieure en Afrique de l'Ouest à offrir depuis 1999 un programme intégral spécialisé dans le domaine du développement local et de la décentralisation. Doté d’une ambition sous-régionale, avec notamment des activités de formation dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, DELTA-C propose : - des formations académiques diplômantes (Maîtrise, D.E.S.S., Doctorat de spécialité) et des formations continues à la carte (Certificats) dans plusieurs domaines de spécialités (cycle de projets, politiques de développement local, aménagement du territoire, Information Education et Communication pour le Développement,… ; - l’accompagnement et l’appui/conseil en matière de renforcement des capacités méthodologiques, institutionnelles et techniques des organisations publiques, des bureaux d’études ou encore des ONG de développement local ; - l’ingénierie en matière d’audits et d’évaluations techniques. Préconisations et pistes de collaboration : Suite à nos échanges, Delta - C se dit prêt à : Contribuer à des actions de formation des élus locaux dans le cadre du mandat technique de l’Agence mondiale de solidarité numérique sur la thématique de la coopération décentralisée. Faire intervenir l’Agence en tant que formateur externe et responsable d’un module « TIC, développement local et solidarité numérique » dans les programmes de formation (initiale et continue) proposés par Delta - C aux cadres africains.

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Aider l’Agence à organiser annuellement en Afrique des journées de réflexion « TIC et Développement Local », avec la participation du Centre International d’Etudes pour le Développement Local (CIEDEL - Lyon) et le Centre International de Formation des Acteurs Locaux (CIFAL - Ouagadougou). Cette session annuelle de formation pourrait bénéficier de l’appui financier et de l’accompagnement institutionnel de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), de la Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités françaises (DAECT/MAEE) et du Réseau Rhône-Alpes d'appui à la coopération internationale (RESACOOP).

En outre, Delta-C envisage de redynamiser son site Web en y intégrant une base de documents (cours, TD, …) accessibles et téléchargeables. Delta-C espère s’appuyer sur le réseau de partenaires de l’Agence pour trouver d’éventuels prestataires pouvant répondre à ce besoin. Enfin, dans le cadre du développement de ses activités de formation à distance, Delta-C souhaite s’engager dans un partenariat avec le Master E-administration et Solidarité Numérique. Ce partenariat privilégiera le partage et la mutualisation de ressources de formation en ligne. Il pourra à terme déboucher sur des possibilités d’échanges d’étudiants et de stagiaires et des interventions d’enseignants dans les programmes de formation respectifs du Sud et du Nord.

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11h - 12h : Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) / Projet de numérisation des Manuscrits de Tombouctou Thème de la visite : Redonner à la « cité de l’écrit et du savoir » ses lettres de noblesse / Le point sur le projet de numérisation des Manuscrits de Tombouctou soutenu par la Région Rhône-Alpes Personne rencontrée : Hamidou Touré (Technicien à l’ART, Chargé de la numérisation des Manuscrits)

Synthèse des échanges : Le dernier rendez-vous sur lequel s’est achevée notre mission fut l’occasion de faire un état des lieux de l’avancement du projet de numérisation des manuscrits, confié depuis 2007 à l’ART et s’insérant dans le dispositif d’appui au développement local (PADL) de Tombouctou. Avec le soutien financier apporté par la Région Rhône-Alpes dans le cadre de la coopération décentralisée, ce projet de sauvegarde des manuscrits (inventaire, catalogage, restauration, numérisation et conservation de 50 000 manuscrits) bénéficie de l’ingénierie technique de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, choisi comme Maître d’œuvre de réalisation du projet.

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L’INSA a ainsi accueilli et formé pendant un mois Hamidou Touré, le technicien de l’ART aux nouvelles techniques de numérisation ainsi qu’à la prise en main et la maintenance d’un scanneur de la gamme Copy-book. Ce scanner offert à l’ART par la Région Rhône-Alpes est un outil idéal qui garantit une préservation optimale des ouvrages rares et fragiles. Il numérise sans émettre de rayons ultraviolets, ni d’infrarouges, et il offre le meilleur compromis entre la résolution (300 dpi), le temps de numérisation et la qualité d’image en haute définition. Très enthousiasmé, Hamidou Touré nous confie : « Grâce à ce Copy-book, je peux scanner jusqu’à 100 fichiers par heure». Après une phase d’inventaire des différents manuscrits récupérés auprès des familles de Tombouctou (qui n’ont pas les moyens de bien les conserver), le projet est actuellement à l’étape d’indexation, de catalogage et de numérisation des manuscrits. Cependant deux obstacles majeurs freinent la bonne évolution du projet au niveau de l’ART à savoir : la négociation difficile avec les familles qui ne coopèrent pas véritablement : En effet, les familles préservent les manuscrits à leur niveau comme des documents sacrés bien qu’elles n’aient pas les moyens de garantir la conservation dans de conditions optimales des manuscrits qui se détériorent progressivement. La pauvreté amène même certains propriétaires de manuscrits à les vendre aux enchères aux premiers touristes qui se présentent ; le faible niveau d’équipement du service de numérisation des manuscrits de l’ART. (1 ordinateur de bureau, 1 serveur NAS doté d’une capacité de stockage d’1 To, 1 disque dur externe de 300 Go).

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Préconisations et pistes de collaboration : L’ART doit entamer une véritable campagne de sensibilisation pour établir un cadre de confiance avec les familles détentrices de manuscrits, afin que celles-ci puissent ramener les manuscrits les plus fragiles à la numérisation. Quant à l’Agence mondiale de solidarité numérique, elle peut contribuer à l’équipement en ordinateurs du service de numérisation des manuscrits de l’ART, afin que les tâches de catalogage et d’indexation s’exécutent beaucoup plus rapidement.

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4. Conclusions et remerciements "Je voyais donc cette capitale du Soudan, qui depuis longtemps était le but de mes désirs. En entrant dans cette cité mystérieuse, objet des recherches des nations civilisées de l'Europe, je fus saisi d'un sentiment inexprimable de satisfaction: je n'avais jamais éprouvé une sensation pareille et ma joie était extrême". René Caillié. Cette mission de prise de contacts et d’identification des besoins TIC des acteurs du développement local et régional de Tombouctou a été une réussite du point de vue des objectifs préalablement fixés sur une durée de séjour aussi courte (4 jours). En effet, grâce aux visites thématiques de terrain et aux entretiens semi-directs avec les personnes ressources identifiées, nous avons pu collecter un certain nombre d’informations qualitatives et quelques données quantitatives dont le croisement indique que les signaux sont verts pour la faisabilité des projets d’éducation numérique et de renforcement des capacités TIC dans la Région de Tombouctou. Les besoins recensés se résument essentiellement à des besoins en équipement et en formation aux TIC. A cet effet, le projet du Centre Régional Multimédia de Tombouctou (CRMT) mérite toute l’attention et si possible l’accompagnement de l’Agence mondiale de solidarité numérique puisqu’il s’agit d’un véritable projet d’avenir, devant contribuer à l’ouverture de Tombouctou sur la société de l’information. Par ailleurs l’expérimentation du dispositif « Internet à l’Ecole » au lycée de Tombouctou laisse bien entrevoir d’autres types d’expérimentation similaire à condition que les porteurs de projet intègrent cette fois-ci les paramètres nécessaires à la durabilité d’un tel dispositif. Il est également à retenir que la lutte contre la fracture numérique dans une région aussi enclavée devra passer par la mobilisation, l’implication et la responsabilisation de la société civile et des acteurs du développement local. Cette mission a permis de donner la parole à ces acteurs, d’identifier avec eux leurs besoins prioritaires et de jeter les bases pour des futures actions de solidarité numérique nord-sud et sud-sud. Nous remercions l’équipe de l’Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) de nous avoir « ouvert les yeux », en nous servant de guide dans ce désert technologique où tout n’est pas à faire, même si beaucoup reste à faire. Nous remercions également tous les acteurs rencontrés, ceux-là qui n’ont pas hésité à nous ouvrir les portes de leurs bureaux et à nous accorder de leur temps, en nous témoignant par cette occasion, la chaleureuse hospitalité des peuples du désert. Enfin, un remerciement à la Région Rhône-Alpes et à la Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales françaises, deux structures sans lesquelles cette mission n’aurait pas pu s’effectuer.

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5. Annexes a- Liste des contacts (personnes rencontrées) Nom Oumar Abdoulaye Prénom TOURE Organisme Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) Fonction 1er Vice-Président Coordonnées oumaratml@yahoo.fr Mob. : +223 76 49 49 70 +223 66 78 60 88 Dedeou7@yahoo.fr Tél. : +223 21 92 14 28 Mob. : +223 76 37 25 55 +223 66 74 89 62 doyecontact@gmail.com Mob. : +223 76 36 89 13 +223 66 62 08 32 haidara_manuscrits@yahoo.fr Mob. : +223 76 36 96 60 tourehamay2002@yahoo.fr Mob. : +223 79 42 70 84

Dédéou

TRAORE

Conseiller Régional. Président de la Commission de Développement Référant Association Internationale des Régions Francophones AIRF Directeur Directeur Adjoint Conseiller à l’orientation pédagogique Directeur

Mohamed Aly Ag

ILAHDA

Assemblée Régionale de Tombouctou (ART) Bibliothèque Mama Haïdara Bibliothèque Mama Haïdara Centre d’Animation Pédagogique (CAP) Centre de Documentation et de Recherche Ahmed Baba (CEDRAB) / IHERIAB Delta - C

Abdel Kader Mohamed Ibrahim Mohamed Gallah

HAIDARA TOURE DIALLO DICKO

B.P. 14 Tombouctou Tél: +223 21 92 10 81 infos@delta-c.org m.keita2008@yahoo.fr Mob. : +223 66 74 01 52 mahamanedjira@yahoo.fr ,

Mamadou

KEITA

Directeur Général

Mahamane Mahamar Mohamed Alher Ag

DJIRA TRAORE ALHOUSSEYNI

Lycée de Tombouctou Lycée de Tombouctou

Proviseur de la

Responsable Internet Télécentre Communautaire Gérant Polyvalent (TCP)

salle mahamar2003@yahoo.fr mohamedalkher@yahoo.fr Mob. : +223 76 17 75 94

b- Images inédites "Tombouctou: des rues de sable, des enfants qui jouent, des moutons indolents, des touaregs mystérieux, des ânes entravés à l'ombre, des tentes dans les cours ouvertes, des femmes en boubou, des groupes d'hommes qui boivent du thé, une grand-place de sable, Al-Farouk le génie tutélaire, l'appel à la prière, le vent chaud, un dromadaire blatérant, un marché couvert, un marché ouvert, des plaques de sel venues par caravane, des portes décorées donnant sur des cours basses, et l'eau bue par le sable dans les rues, et les fours à pain ouvrant leurs gueules noires, et les rires, et les sourires, et la curiosité, et le soleil de plomb." Source: « Tombouctou n'existe pas » (KaFkaïens, no 17)

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