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El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 11 novembre 2009

II NN VV EE SS TT II SS SS EE MM EE NN TT SS
II
NN VV EE SS TT II SS SS EE MM EE NN TT SS
Cevital se dote d’une
nouvellestratégie
managériale P. 7

N° 5787 - Vingtième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

GGRRÈÈVVEEDDAANNSSLLEESSEECCTTEEUURRDDEELL’’ÉÉDDUUCCAATTIIOONN DANS L’ATTENTE DU 14 NOVEMBRE Les Les rues rues
GGRRÈÈVVEEDDAANNSSLLEESSEECCTTEEUURRDDEELL’’ÉÉDDUUCCAATTIIOONN
DANS L’ATTENTE DU 14 NOVEMBRE
Les Les rues rues algériennes algériennes
QUAND LA POLICETABASSE
LESENSEIGNANTS
à à l’heure l’heure du du match match
●Tous les accès au ministère de l’Education
ont été bloqués par un dispositif
de sécurité impressionnant déployé sur
les lieux.
L a troisième journée du
mouvement de débrayage
d'une semaine, initié par les
six syndicats autonomes de la
Fonction publique, a été mar-
quée hier par l'adhésion d'un
grand nombre d'enseignants et
surtout par l'intervention mus-
clée des forces de l'ordre pour
disperser les contractuels, ani-
mateurs d'un sit-in devant le
ministère de l'Education natio-
nale. Tous les accès au dépar-
tement de Benbouzid ont été
bloqués par un dispositif
de sécurité impressionnant
déployé sur les lieux. Le
Conseil national des ensei-
gnants contractuels (CNEC)
avait, en effet, décidé de se
joindre à la protesta pour
manifester son mécontente-
ment et son désarroi quant à la
situation précaire des ensei-
gnants et aussi pour dénoncer
les dernières mesures décidées
par la tutelle.
(Suite page 5) Nabila Amir
KKHHEELLIILL ÀÀ PPRROOPPOOSS DD’’UUNNEE OOPPEEPP DDUU GGAAZZ
«LEFPEGDÉFENDRA
UN MEILLEUR PRIX DU GAZ»
●Le ministre de l'Energie et des Mines a appelé
les pays membres de l’OPEP du gaz à se mettre
d'accord sur une stratégie pour obtenir
un prix juste du gaz.
L e ministre de
l'Energie et des
Mines, Chakib Khe-
lil, a réaffirmé l'im-
portance d'une orga-
nisation des pays
exportateurs du gaz,
à l'image de l'OPEP,
afin de défendre
les intérêts des produc-
teurs. «Le Forum
des pays exportateurs
de pétrole (FPEG) devrait
fonctionner comme
l'OPEP en tant qu'organi-
sation qui défendrait les
intérêts économiques, mal-
gré les divergences poli-
tiques existant entre les
membres de ce forum», a
déclaré M. Khelil à la Radio
nationale. Interrogé si une
OPEP du gaz favoriserait
un partenariat stratégique
entre les grands producteurs
tels que la Russie, le
ministre a considéré que ce
forum se doit de défendre
un meilleur prix du gaz.
(Suite page 7) Z. H.
MARCHÉ BANCAIRE
LA FINANCE ISLAMIQUE
RESTE EMBRYONNAIRE
Reportage photo :
En Algérie, la finance islamique en est à ses
balbutiements, ne représentant qu’une
infime partie du marché national.
P. 7
H. Lyes et Sami K.
CHIITES DU YÉMEN
L e football s’empare de la rue algérienne sans que cela
gêne outre mesure. Le prochain match de l’équipe natio-
nale est sujet à des commentaires, de la passion, de la
ne pourra empêcher les Verts d’aller en Afrique du Sud en juin
prochain. Même pas cette équipe des Pharaons qui veut renver-
pression mais aussi à de belles images que nous offrent les
rues du pays tout entier. L’Algérie vit au rythme de cette ren-
contre du Caire et tout un chacun s’est mis de la partie pour
apporter sa contribution à une éventuelle qualification au pro-
chain Mondial. Les Algériens croient dur comme fer que rien
ser la vapeur le 14 novembre prochain ; la détermination des
joueurs algériens à arracher ce billet qualificatif est omnipré-
sente. Entre-temps, la fête a déjà commencé à travers une
ambiance qui doit se prolonger après le match au détour d’une
qualification que le football national mérite bien.
GUERRE FROIDE
ENTRE RIYAD ET TÉHÉRAN
La rébellion de la minorité chiite du Yémen
(houthis) a servi de détonateur à une guerre
de mots entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. P. 14
(Lire en pages 2, 3 et 4)
A. Hammou

PHOTO : EL WATAN

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 2

DOSSIER

DRAPEAUX, FANIONS, MAILLOTS ET AUTRES ARTICLES

Le bon filon

du rêve national

Le nationalisme exhibé fièrement se trouve être, dans la plupart des cas, de facture étrangère, à plus forte raison chinoise.

L es succès des Verts, en plus

d'avoir réconcilié les Algériens

avec leur équipe nationale, au-

ront aussi le mérite d'avoir réhabilité le drapeau. Et c'est, bien évidemment, tout un bu- siness lucratif qui s'est créé autour de l'emblème national, décliné sous toutes les formes et dans toutes les tailles. Apparue lors des premières victoires du onze et exacerbée à l'ap- proche de chaque match et victoire, la «fièvre verte» qui s'empare des rues algériennes aura surtout fait le bon- heur des ateliers de confection. Mais pas n'importe lesquels. Le nationalis- me exhibé fièrement se trouve être, dans la plupart des cas, de facture étrangère, à plus forte raison chinoise. Même si les nombreux détaillants et autres vendeurs à la sauvette jurent que tous les articles exposés sont «lo- caux», ils avouent, cependant, ne pas connaître la provenance exacte de la marchandise. «On les ramène soit de Djamaâ Lihoud, soit d'El Eulma», ex- plique un jeune homme entre deux clients agglutinés autour de son étal. «Du moment que cela se vend, cela nous importe peu de savoir qui les confectionne !», assène-t-il, en empa- quetant deux fanions et un maillot vert et blanc qu'il tend à une femme accompagnée d'un garçon, ce dernier trépignant de joie en agrippant le pré- sent. Djamaâ Lihoud, fief des gros- sistes et importateurs en tout genre, a revêtu, circonstances obligent, ses «habits» verts, blancs et rouges.

DJAMAÂ LIHOUD, FIEF DES GROSSISTES

Les «tifosi» ont l'embarras du choix tant les produits sont variés et tant il y en a pour toutes les bourses. Tous les deux pas, un stand propose qui une profusion de drapeaux de toutes les tailles, qui une foultitude de fanions, petits et grands, en tissu ou en carton, avec chaînettes, pour rétroviseur ou avec support pour portière de voiture. Dans la même allée, il est aussi expo- sé toutes sortes d'écharpes bicolores, allant de la maxi à la mini à franges en passant par celle estampillée du logo officiel de la coupe du monde sud- africaine. La Coupe du monde fait tellement rêver les Algériens qu'ils peuvent, dans le cas d'une débâcle le 14, s'assurer d'en acquérir une ré- plique en plâtre, et ce, pour «seule- ment 1600 la grande, 1200 la petite», annonce une vendeur. Et ça marche ?

1200 la petite», annonce une vendeur. Et ça marche ? «Et comment ! Elles sont déjà

«Et comment ! Elles sont déjà toutes vendues. D'ailleurs, tout ce qui a trait à l'équipe nationale part comme des petits pains», explique le grossiste, qui affirme avoir senti le filon depuis déjà plusieurs mois. «Je suis l'un des premiers à avoir transformé mon commerce d'habits de sport en pro- duits dérivés de l'équipe nationale», dit-il. Chaque jour, il voit passer «plus

de 200 détaillants» et enregistre, du- rant les jours fastes, des recettes de 20 millions de centimes. Debout dans sa «tente» toute la journée, il passe en revue son arsenal tricolore. «Il y a plusieurs modèles de maillots et t- shirts aux noms de Ziani et autres fi- gures de proue de la troupe à Saâda- ne. Les survêtements se vendent aussi très bien, d'autant plus qu'il y en a à

tous les prix. Ce qui est d'ailleurs va- lable pour tous les articles. Ça dépend en fait de leur provenance.» Et où s'approvisionne-t-il ? «Ces drapeaux viennent de Chine, ainsi que les fa- nions avec un support en plastique.» Les Chinois, que l'on sait très entre- prenants, n'ont toutefois pas pris l'ini- tiative de ces productions. «Ce sont des importateurs algériens, qui se

LE DRAPEAU SE VEND COMME DES PETITS PAINS À ANNABA

Un écran géant sera installé à la direction de la jeunes- se et des sports et des data show seront mis en place dans les cinq salles de cinéma pour la retransmission en direct de la rencontre Egypte-Algérie, des drapeaux géants ornant tous les immeubles de la wilaya, c'est dire que c'est déjà la fête à Annaba à la veille de la ren- contre choc tant attendue par les Algériens. Même les véhicules ne sont pas du reste. En effet, à l'exception de ceux appartenant à l'administration publique, la majorité est peinte aux couleurs du drapeau national, sinon décorée de fanions de l'équipe des Verts. Ce qui a fait naître pour la circonstance un commerce juteux où le drapeau d'un mètre est cédé comme des petits pains à 500 DA, le bandana à 300 DA et le fanion à

200 DA. Les plus mordus ont, quant à eux, cotisé pour des drapeaux grand métrage dont les prix oscillent entre 8000 et 10 000 DA. Il est rare d'apercevoir des adultes, jeunes ou moins jeunes sans porter un quel-

conque effet vestimentaire de couleur verte. «Malheu- reusement, je suis chômeur. Si j'avais les moyens j'au- rais emprunté un avion pour supporter l'équipe nationale de vive voix», se lamente un jeune rencontré près de la cité populaire de Didouche Mourad. Un autre habitant la cité FLN ex-Champs de mars a su exprimer l'amour qu'il éprouve pour son équipe fétiche en dessi- nant sur les murs de l'école primaire du même nom les portraits de Saïfi, Ghazel et de l'entraîneur Saâdane

entouré de la Coupe du monde.

M.-F. G.

Nombreux sont ceux qui ont transformé leur commerce de vêtements de sport en produits dérivés de l’équipe nationale

PHOTO : SAMY K.

produits dérivés de l’équipe nationale PHOTO : SAMY K. sont rendus en Chine avec un patron

sont rendus en Chine avec un patron du modèle souhaité. Ils ont passé commande auprès d'ateliers de confection, clandestins j'imagine. Quelques jours après, la marchandise était fin prête et, comme vous le voyez, le marché en est inondé», raconte-t-il. Et ce procédé s'applique à de nom- breux produits «nationaux» en vente. «Ces t-shirts ont été fabriqués au Por- tugal», continue-t-il, ajoutant, pensif :

«C'est quand même dommage. Au lieu de faire faire ces articles par des ate- liers algériens, ce sont les étrangers qui tirent profit du business fructueux de l'EN…» «Mais bon, c'est ça les af- faires !», conclut-il avec un sourire. Autre exemple de la «délocalisation» de cet engouement commercial, une série de tasses et autres mugs à l'effi- gie de Ziani – décidément très «ven- deur» – ou des Fennecs. Origine ? Quelques-unes ont été emmenées d'Alger vierges, jusqu'à Dubai, où les illustrations ont été apposées. «Pour les autres, ce sont des importateurs qui les achètent sur place, à Dubai toujours, font faire la sérigraphie et les revendent ici», développe le gros- siste. Toutefois, certains ateliers algé- riens auront réussi, eux aussi, à ex- ploiter ce «renouveau patriotique» et à se positionner en tête des fournis- seurs «verts». Les deux jeunes ven- deurs d'un étal de Djamâa Lihoud en savent quelque chose ; ils mettent un point d'honneur à ne vendre que des produits 100% algériens. «Tous les survêtements, maillots, chapeaux ou serre-poignets sont faits par des ate- liers à Oran, qui appartiennent à des grossistes. Ou encore, ils proviennent d'ici, des ateliers jijéliens de La Cas- bah», assurent-ils. «Les drapeaux de- vraient être fabriqués localement et distribués gratuitement, alors si en plus on les fait faire par des Chi- nois…» Ghania Lassal

plus on les fait faire par des Chi- nois…» Ghania Lassal TENUES SPORTIVES CONTREFAITES MISES EN

TENUES SPORTIVES CONTREFAITES MISES EN VENTE

Les Verts rapportent gros

S i les Ziani, Matmour, Djebbour et Ghaz- zel ont donné bien des joies au peuple

algérien, malheureusement coutumier de- puis des années aux déceptions sportives de notre onze national, il existe cependant des gens bien plus heureux des exploits des Verts. Il s'agit des contrebandiers et autres faussaires, rompus aux pratiques fraudu- leuses, même lorsqu'il s'agit des symboles de la nation. Lors de notre passage avant- hier dans la ville de Tébessa (région gangre- née par la contrebande), nous avons été sur- pris par le nombre d'articles sportifs vendus à l'effigie de l'EN. En effet, le nouvel équipe-

mentier Puma, la plus grande victime, lui qui sera à partir de 2010, «l'habilleur» officiel de la Fédération algérienne de football en rem- placement du Coq sportif, connaît une vaste opération de copiage et de contrefaçon. D'ailleurs, nous avons été atterrés de consta- ter qu'un survêtement, soi-disant original, est cédé à 9000 DA, alors que les maillots coûtent entre 2000 et 2 500 DA ! Etonnant, lorsque l'on sait que l'équipementier en question n'a même pas rendu publiques les futures tenues de nos footballeurs. La socié- té allemande et la FAF n'ayant pas encore tranché pour les détails concernant les mo-

dèles. Ces pseudo-commerçants n'hésitent même pas à jurer pour vous convaincre de l'authenticité de la tenue, même si chaque magasin dispose d'un modèle différent et qui ne ressemble aucunement aux autres, avec une dizaine de nuances de vert, clair et fon- cé. A la question sur le modèle authentique, chaque vendeur y va de son argument, accu- sant son voisin de tromperie, oubliant qu'au- cun ne vend réellement le vrai modèle, alors que la rumeur locale parle des centaines de conteneurs livrés il y a un mois depuis la Chine. Attention donc à la contrefaçon ! L. B.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 3

DOSSIER

EN ATTENDANT LA RENCONTRE FACE À L'ÉQUIPE D'ÉGYPTE AU CAIRE

Les rues algériennes à l’heure du match

D epuis qu'une nouvelle généra- tion de joueurs a su donner une meilleure trajectoire au football

national, l'Algérie tout entière vit au rythme du ballon rond et de son équi- pe nationale. La prochaine confronta- tion de notre sélection, ce samedi au Caire, face à l'équipe égyptienne, est attendue avec impatience par tout un peuple qui ne s'est jamais senti aussi près de sa formation nationale. Le football déchaîne les passions à l'ap- proche de cette rencontre considérée comme la véritable finale d'une com- pétition qui tient tout le monde en ha- leine. Dans les rues, les supporters, voire tous les Algériens, rêvent d'une quali- fication dans une ambiance festive, malgré les aléas de la météo en ce dé- but novembre. Et ce ne sont pas les trombes de pluie

enregistrées ces derniers jours, le vent ou les premiers flocons de neige qui vont dissuader les supporters desVerts

à préparer la fête qui commencera

avant et s’étalera durant et après le match. Les Algériens, c'est un fait, raf- folent de football, apprécient d'en en-

tendre parler et d'en discuter, d'où cette ferveur qui a envahi nos villes. L'optimisme quant à l'issue finale de

la rencontre est de rigueur. Pour les Al-

gériens il n'y aucun doute, les Verts joueront au Caire pour gagner et re- viendront au pays avec une qualifica- tion dans leurs bagages. Pour un très grand nombre d'Algé- riens, les journées de ce début no- vembre ne sont pas vraiment comme les autres. L'équipe nationale de foot- ball se porte bien puisqu'elle est à un match d'une qualification pour la Cou- pe du monde qui viendrait couronner un joli parcours qui a déjà permis un retour sur la scène africaine, puisque les Verts seront présents en Angola pour la coupe continentale. Dans la rue, un seul mot d'ordre : la qualification. A la limite, si des pro- nostics sont annoncés à chaque coin de rue, il n'en demeure pas moins que

pour le supporter algérien, le score fi- nal importe peu, l'essentiel étant de dé- crocher le ticket gagnant pour l'Afrique du Sud.

A Hussein Dey, juste pour décrire un

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

Scène de fête à Alger pour réduire la tension qui prévaut avant le match de samedi prochain

détail, des jeunes, pour la plupart des chômeurs, ont cotisé pour confection- ner «le plus grand drapeau national», disent-ils. Ils l'ont accroché sur la ter- rasse d’un bâtiment, non sans omettre de signaler cette pancarte où il est écrit : «La vie c'est comme le football, seul le résultat compte.» Ceci est un exemple, parmi tant d'autres, qui illustre combien le foot- ball est l’un des sports sinon le seul au- tour duquel des passions, parfois ex- trêmes, se déchaînent. Ce qu'il faut aussi mettre en avant dans cette ambiance bon enfant, c'est le fait que l'esprit «clubard» a totalement dis- paru des discussions. A l'unisson, les Algériens sont derrière leur équipe na-

tionale ; rares sont les commentaires

autour de la dernière journée du cham- pionnat national. Le football est ainsi fait.

LA GRÈVE, LES SIT-IN ET LE CAIRE

Dans ce décor sportif avec une touche footballistique, il devient difficile de trouver une place pour la grève des en- seignants, les sit-in des travailleurs, en un mot les revendications sociales. Les banderoles changent de slogans en cet- te période où la rue s'occupe à classer les meilleurs tubes pour chanter la gloi- re de son équipe nationale. Les jeunes qui n'ont pas eu classe, les moins jeunes au chômage et les travailleurs revendi- quant un meilleur salaire se retrouvent tous dans une rue marchande pour né- gocier l'achat d'un maillot des Verts ou

tout autre objet pouvant rappeler leur appartenance à l'équipe nationale. Ce n'est certainement pas dans le football, dans un match ou une qualification que toutes ces catégories trouveront solu- tion à leurs problèmes. D'ailleurs, il faut avouer que le football actuel est à des milliards d'années-lumière de ces considérations sociales. Mais bon, ce sujet d'aujourd'hui n'intéresse certaine- ment pas ces millions d'Algériens qui savent fortement, et ce, depuis assez longtemps, que les lendemains de fête sont toujours difficiles. Alors, autant vivre pleinement sa joie. La capitale qui abrite, ces jours-ci, bon nombre de protestations sociales, trou- ve quand même une grande place pour son équipe nationale, car il se dit un peu

partout à travers le monde qu'un pays n'existe pas s'il ne possède pas «son» football. Un raccourci qui vaut ce qu'il vaut, mais cela n'empêche pas que le football a su jouer, en certains endroits, le rôle de réconciliateur que n'ont pu as- sumer d'autres cercles. L'Algérie entiè- re vit au rythme de ses couleurs grâce à une discipline qui s'est imposée sans se faire prier. Il est dit aussi que l'intérêt pour le football n'est le critère de rien, ni d'une distinction sociale ni d'une dis- crimination intellectuelle. Autour d'un match, le football, sans jeu de mots, ni- velle les valeurs. Les Algériens seront égaux devant leur écran, dans l'attente d'une victoire pour crier ensemble :

«On est qualifiés !» Azeddine Hammou

El Bahia à l’heure des pyramides

Le décor est planté à Djelfa

L ’effervescence à Oran a atteint son pa- roxysme à quatre jours du match Egypte-

l’emblème national. Même les Hamraoua se sont mis de la partie en «habillant» le quartier

«La fête sera totale à Oran après le match. Ce

Algérie comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. On ne parle que de cette cruciale rencontre que ce

séculaire d’El Hamri aux couleurs des Verts et promettent une fête grandiose si l’EN venait à composter son billet pour l’Afrique du Sud.

soit dans la rue, les cafés, les administrations et les… maisons. C’est devenu une véritable contamination et le mot n’est pas fort tant les Verts accaparent l’esprit et où les problèmes sociaux et autres avatars sont, par la magie des Fennecs, relégués au second plan. Les dra- peaux aux couleurs de l’Algérie, après une longue hibernation, font l’objet d’une grande attention, que ce soit aux devantures des échoppes, magasins et lieux de commerce. On

L’un d’eux, féru du MCO, affirme : «Nous ga- gnerons au Cairo Stadium ! Nous clouerons le bec à ceux qui ont voulu faire de cette fête footballistique une guéguerre. Ils n’arrêtent pas de nous abreuver de provocations qui dé- passent la limite de l’indécence.» Un autre supporter, mais de l’ASMO, ajoute :

sera la fièvre du samedi soir. On se qualifiera et on laissera l’Egypte sur le carreau.» Même

a

vu même des drapeaux de plus de 20 mètres

son de cloche chez les femmes : «Nedouha

accrochés aux façades des grands immeubles

(on les battra) nous sommes les plus forts.»En

et

cela sans oublier les autres qui pavoisent les

tout cas, le baromètre commence à s’affoler

commen-

grandes artères de la ville d’Oran. Survête- ments, maillots, casquettes, hauts-de-forme (eh oui !) écharpes et autres calicots aux cou- leurs algériennes s’arrachent comme des pe- tits pains. Tout cela montre bel et bien la fré- nésie qui s’est emparée de toute la ville d’Oran. On a même vu des voitures haut de

et, au risque de nous tromper, Oran est bel et bien partie pour passer une nuit blanche tant tout le monde est convaincu que la qualifica- tion est dans la poche ; on ne pense même pas à l’élimination. La confiance et la certitude sont ancrés chez tous les Oranais qui sont déjà

gamme repeintes entièrement aux couleurs de

dans la fête avant même qu’elle ne ce.

A. Brahim

P lus qu’une qualification, ici, on croit dur comme fer

que les «guerriers du désert» feront, le 14 novembre pro- chain, la différence, au stade du Caire même !À l’instar de toutes les régions du pays qui vivent pratiquement une am- biance électrique identique, Djelfa, une ville qui frôle la barre des 500 000 âmes, dont la majorité est jeune et ne jure que par le football, n’est pas en reste ! L’ambiance qui règne dans tous les coins et recoins de la ville est, depuis une se- maine, le moins qu’on puisse dire, survoltée ! Le décor, déjà planté, est assuré par des jeunes, surtout. Partout, l’on n’entend que les tubes vedette dédiés à l’équipe nationale nouvelle version. Tout le mon- de y met du sien, que ce soit en voiture, dans les magasins ou dans les cafés, et même en

plein campus universitaire, et peu importe les cours, les déci- bels s’élèvent au rythme du match du siècle à vous crever le tympan. Mais, c’est sur le bou- levard principal : ex-la grande rue, que le spectacle est gran- diose et divertissant ! Précisé- ment, c’est au niveau de l’artè- re qui débouche sur le marché couvert qu’on apprécie le plus la joie profonde de l’Algérien à la veille d’une victoire certaine des «Fennecs». Et qui préten- drait le contraire court le risque d’être rudoyé fortement par des groupes de jeunes mobiles, vê- tus de costumes d’apparat, et arborant l’emblème national et autres banderoles chamarrées des portraits de l’ensemble des joueurs de l’EN. Dans ladite artère ou ont élu domicile les inconditionnels de l’EN : ven- deurs de cigarettes, lycéens et désœuvrés, pour ne citer que

ceux-là, le spectacle est garan- ti. L’endroit est tellement vi- vant grâce à des festivités à n’en pas finir, de jour comme de nuit et par des températures inférieures à zéro, il fait même la joie des commerçants alen- tours qui voient en les inces- sants et nombreux attroupe- ments de curieux et de badauds, une aubaine pour l’écoulement de leurs mar- chandises. Les tee-shirt frap- pés des effigies des joueurs de l’EN se vendent aussi à l’occa- sion comme des petits pains au chocolat. Jusqu’à une heure tardive, les automobi- listes sillonnent les principaux quartiers non sans l’incontournable chanson qui titille Shehata et loue le mérite de Saâdane d’avoir donné nais- sance à une équipe qui, désor- mais, devient la raison de vivre des Algériens ! Aek. Zighem

PHOTO : EL WATAN

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 4

DOSSIER

AMBIANCE D'AVANT-MATCH À CONSTANTINE

L’Antique Cirta en vert et blanc

Les préparatifs vont bon train dans les villes de l’Est pour fêter dignement la qualification de l’équipe nationale au prochain Mondial.

A l'instar des autres wi-

layas du pays, le match

décisif que s'apprêtent

à livrer les protégés de Saâ- dane au Caire dans trois jours est devenu la seule rai- son de vivre des Constanti- nois et toute action menée depuis quelque temps ne tourne qu'autour de l'équipe nationale. En effet, dans tous les quartiers de la ville, de grandes opérations de col- lecte d'argent sont entre- prises par des jeunes, qui n'hésitent pas à faire du por- te-à-porte pour convaincre les voisins de la «nécessité de confectionner un grand drapeau», au beau milieu d'une course frénétique vers la création du plus beau dra- peau de la ville. L'entrée de la ville du Khroub est ornée depuis une semaine par un long drapeau qui longe l'ave- nue principale, au même titre que la cité Boussouf, où des adolescents exhibent chaque soir le grand drapeau qu'ils ont conçu eux-mêmes. Les jeunes y mettent donc du cœur et de la volonté, et en ces beaux jours, le data- show est devenu l'objet le plus prisé par les supporters, qui voudraient vivre le mat- ch dans une ambiance de groupe. On parle d'un «big écran» au niveau du centre- ville, côté esplanade, face au théâtre, mais ce n'est encore

esplanade, face au théâtre, mais ce n'est encore Une ambiance bon enfant règne dans la ville

Une ambiance bon enfant règne dans la ville de Constantine

qu'une rumeur, surtout que rien n'est annoncé de la part des autorités publiques. Des collectes sont menées à cet effet aussi, alors que les disc-jockeys ont été réservés un peu partout pour préparer la fête, tout en lorgnant In- ternet afin de s'enquérir de la météo de samedi, car pour beaucoup, l'événement doit être vécu dehors de bout en bout. Par ailleurs, les maga- sins d'équipements sportifs ont été envahis par des cen-

taines de supporters des «Verts», qui se sont procurés survêtements, maillots et banderoles aux différents slogans dont «One, Two, Three…Viva l'Algérie». No- tons aussi l'incroyable confiance affichée par les supporters des «guerriers du désert» que beaucoup consi- dèrent ici comme des héros, nous lancera un jeune habillé entièrement aux couleurs na- tionales : «On a confiance, car on sait qu'ils feront tout

pour nous faire exploser de bonheur…» Enfin, l'ambiance est d'au- tant formidable à Tébessa, où des voisins ont réussi à confectionner un drapeau de 200 m qui a fait le tour de deux bâtiments, alors que des postes transformateurs de Sonelgaz ont subit une véritable opération de toilet- tage de la part des riverains, car ils ont été peints aux cou- leurs de l'emblème national. Lamine Benzaoui

LA TENSION MONTE À TIZI OUZOU À L’APPROCHE DU 14 NOVEMBRE

J ’ai mon ulcère qui s’est réveillé avec ce stress que me procure le match de samedi», nous dira Djamel Lekkat, un grand fan de l’équipe nationale et de la JSK. A l’image de Djamel, nombreux sont les jeunes et moins jeunes à Tizi Ou- zou qui vivent intensément et dans leur for intérieur cet événement qu’est le mat- ch Egypte-Algérie. Un match qui revient pratiquement dans toutes les discussions. Ainsi la fièvre du samedi est déjà per- ceptible dans toutes les chaumières de la Kabylie. Une région qui, à l’instar de tout le pays, n’échappe pas à la vert-ma- nia. Toutes les échoppes ont accroché l’emblème national devant leur entrée. A l’école, au lycée, à l’université et dans toutes les administrations, le sujet de dis- cussion est ce match Egypte-Algérie.

Même les femmes se sont mises de la partie. Elles n’évoquent plus les feuille- tons feutrés venus d’Amérique latine ou de l’Extrême et Moyen-Orient. Toutes les chansons à la gloire des Verts sont distil- lées par les baffles géantes des disquaires mais aussi dans tous les postes radio des véhicules. Les articles de presse traitant du sujet sont dévorés. Jamais un match n’a bien fait vendre les journaux comme celui-ci. On lit tout ce qui est dit autour de cette rencontre. On croise les doigts jusqu’à ce que cette hécatombe de bles- sures qui touche les joueurs cesse. Com- me on prie pour que ceux qui ont été blessés soient valides le jour du match. Tout ce stress et cette tension font le bon- heur des marchands de tenues et de pro- duits dérivés aux couleurs et à l’effigie

des Verts. Ces derniers sont écoulés com- me des petits pain. En somme, à Tizi Ou- zou, le match Egypte-Algérie a commen- cé avant même la victoire face au Rwanda avec tous les calculs que l’on se faisait. Mais à chaque seconde et à chaque minute que l’horaire fatidique ar- rive, la tension monte un peu plus et ce de plusieurs crans. Tizi Ouzou est désor- mais suspendue au Cairo Stadium com- me le seront tous ces écrans géants qui seront installés comme nous l'avions dit dans notre dernière édition à travers les nombreux quartiers de la ville de Tizi Ouzou et dans toutes les placettes des villages de la Kabylie pour permettre à tous de suivre la rencontre grandeur na- ture dans une ambiance folle. Mohamed Rachid

Sétif, comme en 1962

La capitale des Hauts-Plateaux, qui hume le football, vit à l'instar des autres régions du pays, au rythme des Verts. Lesquels met- tent les bouchées doubles pour être prêts pour la grande bataille du Cairo Stadium. Couleurs nationales obligent, les problèmes du quotidien sont mis entre parenthèses par les gens des hautes plaines sétifiennes qui ne parlent que de l'équipe nationale. Ha- bitués aux grands événements sportifs, les Sétifiens croient dur comme fer en la belle étoile des protégés de Rabah Saâdane, vé- néré du côté de Aïn Fouara, ornée de vert et de blanc. De nom- breux irréductibles supporters ayant l'habitude de suivre l'En- tente sont à pied d'œuvre au Caire. Si les uns ont pris les airs, beaucoup d'autres ont, par amour à l'emblème national, pris la route. Pour ne pas demeurer en reste, des jeunes des différents quartiers de l'agglomération ont confectionné des drapeaux qui garnissent tous les coins de la cité recouverte de vert. Pour les aînés ayant assisté aux grandioses festivités de l'indépendance, ce décor est semblable à celui de 1962. Pour permettre aux au- tochtones et passagers de suivre la confrontation qui attire aussi la gent féminine, n'étant pas disposer à rester en rade, de nom- breux écrans géants seront placés dans différents lieux publics d'une ville où l'effervescence est à son paroxysme. La cité qui re- tient son souffle se prépare à faire une offrande à Sid El Khier… Kamel Beniaïche

Skikda habillée en vert

Crescendo, la fièvre verte n'a cessé de s'intensifier à Skikda. De jour en jour et depuis plus d'un mois déjà, on assiste à un véri- table raz-de-marée du «vert». Contrairement à ce qu'on aurait tendance à croire, à Skikda l'ambiance reste plus festive que chauvine, même si tous les Skikdis s'accordent à dire que la qualification au Mondial ne peut et ne doit être qu'algérienne. Et depuis, les rues de la ville se sont transformées en un haut lieu de football. A Zkak Arab, dans la vieille ville, on ne trouve que du vert. On n'écoute que de la musique sportive, dans les rues, les maisons et les cafés. Les étalages se suivent dans une belle har- monie et chaque vendeur ambulant y va de sa créativité. On y vend des tee-shirts, des casquettes, des calendriers, des bras- sards, des chapeaux, des sacs et même des burnous aux cou- leurs nationales. Un concours informel s'est même érigé en règle entre les différents quartiers de la ville et chacun tente d'offrir le meilleur à l'équipe nationale. Des graffitis, des fresques murales et des drapeaux géants poussent comme des champignons. A Merj Eddib, on a même placardé une affiche aux habitants leur demandant de contribuer financièrement pour la confection d'un emblème géant. Le must de la création est venu des habitants de la commune de Salah Bouchaour qui ont cotisé pour confectionner un drapeau long de 150 m. Selon eux, c'est le plus grand emblème réalisé en Algérie. L'information, qui a vite circulé, a emmené les habitants d'El Harrouche à décider de battre le record en confectionnant un emblème long de 200 m. En attendant mieux. Pour le samedi 14 novembre, côté officiel, rien n'a été programmé et les Skikdis n'auront donc pas à suivre

la rencontre sur des écrans géants. Il leur reste les rassemble-

ments dans les cafés et dans les places publiques. Des lieux où

la chaleur nationale est plus importante et elle le sera davanta-

ge quand l'Algérie sera déclarée qualifiée. Là, on prédit un bra- sier vert qui illuminera le ciel de l'antique Russicade. Inchallah ! Khider Ouahab

Aïn Defla sur des braises

A quelques heures de l’événement sportif qui opposera les

équipes nationales de l’Algérie et de l’Egypte pour le compte du Mondial 2010, la fièvre monte chez les citoyens de la wilaya de Aïn Defla où tous les cœurs battent à l’unisson avant même le jour J. En effet, le drapeau national a commencé à flotter depuis plusieurs jours à chaque coin de rue et aux fenêtres à travers les 36 communes que compte la wilaya et jusqu’aux coins les

plus reculés. Tout le monde est de la partie, femmes, enfants à la recherche d’objets aux couleurs de la nation. Les commerçants

et vendeurs ambulants profitent au maximum de cette aubaine

en proposant divers articles à exhiber en signe de soutien aux Verts. Comme les autres rencontres disputées par l’équipe na- tionale dans le cadre des éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde, beaucoup espèrent une météo clémente pour sortir

leur poste de télévision et suivre le match décisif entre voisins

et amis. A signaler pour la petite histoire que des «perma-

nences» de soutien à l’équipe nationale ont été ouvertes no-

tamment à Khemis Miliana diffusant les tubes et chansons à la gloire de nos sportifs et proposant des produits de circons-

tance .

Aziza L.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 5

L’ACTUALITÉ

LA GRÈVE PREND DE L'AMPLEUR DANS LE SECTEUR DE L'ÉDUCATION

Quand la police tabasse les enseignants

Suite de la page 1

S eulement, comme à l'ac- coutumée, le sit-in de ces malheureux éducateurs

s'est transformé en un affronte- ment avec les policiers qui n'ont pas hésité à les malmener, avant d'interpeller une dizaine d'entre eux qu’ils ont embarqués au commissariat le plus proche. Pour la énième fois, ces contesta- taires représentant plusieurs wi- layas du pays ont été confrontés à un mur de silence. Ils ont essuyé des insultes et ont été empêchés d'atteindre le département de Benbouzid, pour lui faire part de leurs doléances. Assis à même le sol, banderoles à la main, ces en- seignants, qui ont depuis le début de l'année multiplié les actions de protestation sur le terrain, ont rappelé qu'ils n'ont pas été rému- nérés depuis plusieurs années. Pourtant, ils ont frappé à toutes les portes dans l'espoir de voir leur situation enfin régularisée, en vain. En 2008, ils ont même observé une grève de la faim qu'ils ont suspendue suite aux ga- ranties données par la tutelle. Des promessesmalheureusement non tenues. Hier, la déception se lisait sur les visages de ces enseignants. Ils avaient espéré une oreille attenti- ve, à l’écoute tout simplement de leurs préoccupations, mais le pouvoir a répondu par la force. Les policiers, sur ordre de leurs supérieurs, n'ont pas lésiné sur la matraque, ils ont tabassé et mal- traité ces éducateurs qui ont tou- tefois résisté et n'ont quitté les lieux qu'après avoir déposé leur plateforme de revendications au niveau du bureau de la Présiden- ce. «Nous sommes venus contes- ter les conditions émises par la

PHOTO : H. LYÈS / ARCHIVES
PHOTO : H. LYÈS / ARCHIVES

En plus des revendications non satisfaites, les enseignants reçoivent des coups de matraque

 

me jour du débrayage, comme ils

tutelle pour pouvoir prendre part au concours de l'éducation natio-

nale. La plupart d'entre eux vont être exclus, car ils ne répondent pas à ces critères», a souligné

se sont dit outrés et déçus par l'at- titude du ministre de l'Education et l'indifférence du Premier mi- nistre, auteur de la circulaire por-

M

me Maârouf, porte-parole du

tant sur la non-rétroactivité du ré-

CNEC.

gime indemnitaire. «La directive

Le

ministère n'autorise pas les li-

du ministère de tutelle relative

cenciés à occuper un poste d'en- seignement du secondaire faute d'un mastère ou un magistère ; ils n'ouvrent pas également droit à

aux ponctions sur les salaires des grévistes et le recours à la justice n'a ni affaibli ni diminué le dyna- misme des contestataires et leur

toutes les spécialités au primaire

détermination à arracher leurs

et

au moyen. «Les licenciés en

acquis», ont soutenu les repré-

sonapplicationaveceffetrétroac-

droit, en ingéniorat, en langues allemande ou espagnole et en gestion économique n'ont pas le droit de participer au concours, car ces spécialités ont été rayées de la liste, sans omettre la non- création de poste dans certaines wilayas, ce qui pénalise cer- tains», a déploré notre interlocu- trice. L'acharnement des poli- ciers contre des enseignants qui réclament leurs droits a été condamné par l'ensemble des syndicats autonomes. Ces der- niers se sont toutefois réjouis du

sentants du Cnapest, qui indi- quent que le taux de suivi va cres- cendo au fil des jours : il a dépassé hier les 90%. Les organi- sations syndicales estiment qu'il s'agit là de signes qui augurent d'une mobilisation générale ja- maisvécueauparavantautourdes revendications des travailleurs du secteur de l'éducation. Des reven- dications ayant trait à un salaire digne d'un enseignant, à l'ouver- ture des négociations sur le régi- me indemnitaire et notamment

taux de suivi enregistré au troisiè-

tif à partir du mois de janvier

2008, ainsi que l'intégration des enseignants contractuels, la réor- ganisation des œuvres sociales Interrogé sur les rumeurs circu- lant autour de la saisine de la jus-

tice, les syndicats affirment à l'u-

nanimité qu'ils n'ont été

destinataires d'aucune notifica- tion. «Nous n'avons été notifiés d'aucune décision de justice, d'où la poursuite de notre action de protestation. Maintenant, nul n'i-

gnore que les pouvoirs publics

tenteront par tous les moyens de faire pression sur les syndicats afin de les dissuader et de renon- cer à leur mouvement de protes- tation», ont fulminé les ensei- gnants, qui se disent conscient que la grève demeure leur dernier recours, et ce, quel que soit le subterfuge utilisé par le pouvoir. Par ailleurs, les syndicats des maîtres assistants, docents et pro- fesseurs en sciences médicales, conscients des enjeux de la lutte, assurent de leur solidarité sans faille aux syndicats de l'éducation actuellement en grève. N. A.

GRÈVE DES SYNDICATS AUTONOMES DE L'ÉDUCATION À L'EST

La mobilisation ne baisse pas

CONSTANTINE, la mobilisation

n'a pas fléchi durant la troisième journée du mouvement de grève décrété par les syndicats autonomes de l'éducation représentés à Constantine. Hier, les classes ont été désertées dans plusieurs établissements scolaires, alors qu'une bonne partie des lycées a été paralysée. Malgré l'instruction parvenue du ministère de tutelle demandant l'établissement des listes des grévistes pour d'éventuelles ponctions sur salaire, l'on note que le taux de participation au débrayage s’est maintenu à hauteur de 82% dans le secondaire et d’environ 85% dans les paliers primaire et moyen, selon les animateurs de ce mouvement. Une autre preuve de la détermination des enseignants affiliés au Cnapest ainsi que le personnel adhérent à l'Unpef pour aller jusqu'au bout de leurs revendications

considérées comme légitimes.

S. Arslan

MILA, au troisième jour de la grève d'une semaine décrétée par les syndicats

autonomes du secteur de l'éducation, les établissements scolaires sont restés dans leur majorité paralysés. «En dépit des menaces de sanctions et de ponctions sur

salaires, les enseignants et travailleurs de l'éducation ne comptent pas faire machine arrière et sont plus que jamais résolus à faire valoir leurs revendications», ont affirmé les responsables syndicaux de l'Unpef et du Cnapest, qui avancent un taux de suivi de la grève de l'ordre de 91 à 98% dans le secondaire et de 70 à 85% dans les CEM

M. Boumelih

et les écoles.

SOUK AHRAS, la forte

mobilisation des enseignants autour du mot d'ordre de grève des syndicats autonomes a été couronnée, au troisième jour du débrayage, par un taux de suivi de 89,43%, tous paliers confondus, si l'on se fie aux déclarations des grévistes. La direction de l'éducation maintient,

quant à elle, des taux de suivi variant d'un établissement à un autre sans jamais

dépasser les 45%. L'Unpef, l'un des syndicats meneurs du mouvement de

contestation, a déployé hier ses troupes pour mener une campagne de sensibilisation à travers les établissements scolaires et y implanter, par la même occasion, des sections

syndicales.

A. Djafri

OUM EL BOUAGHI, le

mouvement de grève, entamé dimanche, se poursuit toujours, s’étendant même aux cycles primaire et moyen. A titre d'exemple, le personnel des établissements des paliers secondaire et

moyen de Meskiana est toujours en

grève. Le taux fourni par le Cnapest et le Snapap frise les 85%. En ce troisième jour, les choses semblent se durcir, d'autant que la contestation a pris de l'ampleur, paralysant tout le secteur éducatif. Selon Abdelkader Adad du Snapap, le mouvement s'est durci après les récentes déclarations du ministre de l'Education

L. Baâziz

nationale.

du ministre de l'Education L. Baâziz nationale. Ahmed Benbitour réagit à la grève des enseignants L

Ahmed Benbitour réagit à la grève des enseignants

L e monde enregistre aujourd'hui la démocratisation de l'accès

au savoir grâce aux NTIC. De même que le passage vers une

société du savoir. La puissance des nations va se mesurer à l'a-

venir par la qualité de leur système éducatif et la compétence de leurs cadres nationaux et non par une quelconque dotation en res- sources naturelles. Par ailleurs, l'Algérie est en voie de passer d'une phase où la priorité était accordée au quantitatif pour faire face à la démographie galopante et le retard dans la scolarisation de nos en- fants à une phase où la priorité doit être accordée à la qualité. C'est donc le moment où nous avons besoin de la participation de tous pour le succès des réformes d'éducation : syndicats, enseignants,

parents d'élèves, élèves, administration. Il est étonnant de voir l'ab- sence de dialogue respectant toutes les parties et la réaction à la grè- ve par le recours à la justice et aux menaces. Ce n'est certainement pas un environnement favorable au dialogue et à la participation et c'est certainement le droit chemin vers l'échec. Aujourd'hui, ce dont nous avons besoin c'est de travailler ensemble

pour la réalisation des six objectifs suivants :

- une population bien formée et compétitive,

- une population avec un sens civique élevé et ouverte sur le monde,

- une forte intégration avec le monde professionnel,

- une infrastructure de recherche et d'innovation adaptée aux

besoins du pays,

- un espace de formation continue et de seconde chance,

- un corps professoral performant et jouissant d'une pleine

reconnaissance sociale.

D r A. Benbitour

TIZI OUZOU

Les syndicats maintiennent la pression

M algré les menaces proférées par le ministre de l'Education nationale, la mobilisation était toujours au rendez-vous hier,

à travers les établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou.

«En cette troisième journée de grève, le mouvement de protesta- tion s'est élargi, et ce, en dépit d'une action en justice intentée en référé par notre tutelle contre les syndicats autonomes qui ont ap-

pelé à une semaine de grève», nous a déclaré M. Chaâlal, coordi- nateur local du Cnapest, qui avance un taux de suivi de 90% dans

le palier secondaire. Selon ce syndicaliste, le Cnapest réunira son

conseil national à Alger, jeudi prochain, pour évaluer cette pre- mière semaine de grève et préparer la suite du mouvement. Pour

sa part, le président du bureau de wilaya de l'Unpef, Hassan Sarni,

a indiqué que «le taux de suivi dans le primaire et le moyen s'est

élevé à 91,63%, et ce, en dépit des tentatives pour déstabiliser les grévistes». «Si les plaintes déposées par le ministère de l'Educa- tion à l'encontre des syndicalistes ne sont pas retirées, la grève sera reconduite à partir de dimanche prochain», menace l'Unpef. A. T.

M'SILA

Option pour la poursuite du mouvement

L a grève de l'éducation dans la wilaya de M'sila, massivement suivie, s'est accentuée en ce troisième jour. Le taux de suivi a at-

teint 94%. Il était de 87% le premier jour. Cette évolution s'explique

par le fait que plusieurs enseignants de certains établissements, réti- cents au début, ont rejoint le mouvement. Une assemblée générale de l'Unpef s’est tenue hier en présence du bureau de wilaya du Cna- pest, a soutenu M. Chouia, coordinateur de l'Unpef. Prédisposition, qui a fait, nous dira M. Chouia, qu'il a été décidé de la poursuite du mouvement. Il n'a pas manqué de soulever les dysfonctionnements qui caractérisent la gestion du secteur de l'éducation au niveau de la wilaya de M'sila, où les enseignants qui ont des diplômes d'ingé- nieur et exercent depuis 15 ans dans des écoles primaires sont dé-

classés dans la nomenclature des salaires à la catégorie 10 au lieu de

la 13. Situation, dira-t-il, qui aurait pu être résolue par l'application

de la circulaire n°47, qui avait pour objectif la revalorisation des en-

seignants titulaires de diplômes universitaires.

S. Ghellab

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 6

L’ACTUALITÉ

LAKHDARIA

2 militaires tués et 5 autres blessés

Une bombe de fabrication artisanale a explosé, avant-hier, vers 18h, au lieudit Tararah, 10 km au nord-ouest de la commune de Guerrouma, à la frontière des wilayas de Bouira et de Médéa,

blessant cinq militaires et tuant sur le coup deux autres, a-t-on appris de sources concordantes. L’engin, qui aurait été, selon des informations, actionné à distance, a causé, par ailleurs, des dégâts matériels à un camion de l'ANP.

A noter que les forces

combinées sont engagées dans une opération de ratissage de grande envergure déclenchée

il y a de cela une semaine

dans les monts de la région de Boukram. Les militaires semblent

décidés, cette fois, à nettoyer ces maquis de quelques groupes terroristes activant dans cette zone montagneuse. L'opération touchera aussi d'autres régions allant jusqu'au nord de Tablat dans la wilaya de Médéa, avons-nous appris de sources sûres.

A. Fedjkhi

BOMBE À

DELLYS

Deux

citoyens

blessés

Deux jeunes bergers ont été blessés dans l'explosion d'une bombe

artisanale hier à Sahel Bouberak, un village situé

à 8 km à l'ouest de Dellys

et à 50 km à l'est de

Boumerdès. Selon notre source, l'une de ces deux victimes, âgée de 22 ans et qui a sauté sur cet engin, a été amputé d'une jambe, alors que son ami, âgé de 13 ans, a été sévèrement touché au visage. Les deux blessés, qui ont été évacués vers

l'hôpital de Dellys, ont été transférés, le premier vers

le

CHU de Tizi Ouzou,

et

le deuxième chez un

ophtalmologiste pour un

avis spécialisé.

S. B.

AFFAIRE DES MOINES DE TIBHIRINE

Secret-défense levé

Les autorités françaises ont tranché : le juge d'instruction aura accès à tous les documents.

E n juillet dernier, Nicolas

Sarkozy avait souhaité que

le secret-défense soit levé

dans l'affaire des moines des Tibhirine. Le 5 novembre, la commission consultative du secret-défense a rendu un avis favorable. Et dans la foulée, le ministère des Affaires étrangères a annoncé hier avoir transmis des documents au juge chargé de l'enquête sur la mort de sept moines français en Algérie en 1996 après la levée du secret- défense. «Le ministère a transmis, le 9 novembre, au juge d'instruc- tion compétent, en réponse à une demande de ce dernier, des docu-

ments émis par les services de ce

ministère et susceptibles d'être

utiles à la recherche de la vérité»,

a déclaré le porte-parole du Quai

d'Orsay, Bernard Valero.

La demande des juges antiterro-

ristes Marc Trévidic et Yves Jan- nier, à Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux (Intérieur), visait notamment le rapport de l'attaché de défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buch-

walter. Attaché militaire à l'ambassade de France à Alger en 1996, il a décla-

le 25 juin dernier à Marc Trévi-

dic que, selon ses informations, les moines de Tibhirine n'avaient pas été tués par les islamistes qui les détenaient mais par l'armée al-

PHOTO : D. R.
PHOTO : D. R.

Les sept défunts moines de Tibhirine

gérienne lors de l'assaut donné aux insurgés. La thèse a été réfu- tée aussi bien par les autorités al- gériennes que par des personnali- tés françaises aux hautes responsabilités à cette époque. Mais le juge souhaite prendre connaissance des rapports que François Buchwalter dit avoir re- mis aux autorités françaises à l'é- poque. Les tenants de l'hypothèse de l'im- plication de l'armée algérienne dans cette affaire accusaient le gouvernement français de privilé-

gier le secret au nom de la raison d'Etat. L'avocat des familles des victimes, maître Patrick Bau- douin, avait demandé cette dé- marche au juge Trévidic afin de

déterminer ce que le gouverne- ment français connaît de cette af- faire. L’enquête judiciaire n'a été ouverte en France qu'en 2004, huit ans après les faits, et le juge se demande si ce retard pourrait être dû à des pressions politiques pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie. Pour Alger, rien de bien nouveau dans cette affaire. Toute la polé- mique ne serait que la conséquen- ce de l'activisme des partisans du «qui-tue-qui ?». Donc sans réelle valeur. Les autorités algériennes ont toujours désigné le Groupe is- lamique armé (GIA), qui a reven- diqué les assassinats, comme responsable du crime. RémiYaci- ne

TERRORISME INTERNATIONAL

Les confessions du juge Bruguière

Paris De notre correspondant

D ans une conférence de presse tenue avant-hier à Pa- ris, le magistrat et candidat malheureux aux législa-

tives de 2007 sous la bannière de l’Union pour la majo- rité présidentielle (UMP, le parti de Nicolas Sarkozy), a qualifié ses années de travail de «passionnantes mais de

dangereuses» et jonchées d'épreuves difficiles. Néan-

moins, rien ne pouvait l'arrêter, a-t-il dit. «Si j'avais craint pour ma vie, je n'aurais pas affronté Action direc- te, la RAF allemande et les organisations terroristes italiennes. Je n'aurais pas combattu les réseaux isla- mistes radicaux entre 1994 et 2001 et je n'aurais pas non plus, après neuf ans d'efforts, clos l'enquête sur l'attentat contre le DC 10 d'UTA et fait condamner – certes par contumace – six hauts responsables libyens.» Considéré sur le plan international comme l'un des meilleurs connaisseurs du terrorisme, Jean-Louis Bru- guière, en retraite depuis 2007, effectue toutefois des missions d'évaluation des risques terroristes pour le compte de plusieurs Etats. Il travaille également en tant

qu'expert auprès de l'organisation chargée de traquer les

financements du terrorisme international créée par l'U- nion européenne. D'autres sujets ont été aussi abordés par le juge, mais il n’a pas donné plus de détails : l'as-

sassinat des moines de Tibhirine, en Algérie et le meurt- re de Sahraoui, imam de la mosquée Myra, dans le quartier de la Goutte-d'Or (18 e arrondissement) à Paris. S'il n'a rien révélé de majeur concernant la première af- faire, dans la seconde, le magistrat a désigné le GIA comme étant le commanditaire de l'assassinat. S'agissant des menaces d'Al Qaîda au Maghreb, M. Bruguière a estimé qu’elles sont à prendre au sé- rieux car la zone du Sahel demeure difficilement contrôlable à cause de la perméabilité des frontières. Estimant à quelques centaines le nombre de terroristes affiliés à ce groupe, le magistrat parie sur l'aide au dé- veloppement dans les domaines juridique et écono- mique avec le Mali, le Niger et la Mauritanie pour endi- guer ce fléau et tarir la source de son financement. Concernant ce qui se passe en Somalie, le juge Bru- guière a qualifié cette partie du monde de «zone grise» où l'Etat est faible, sinon inexistant. Selon le magistrat, le risque est multiplié à cause de la proximité d’autres zones dangereuses comme le Yémen et le Tchad. Pour ce qui est de la menace terroriste qui pèse sur la France, M. Bruguière juge les risques élevés, même si aucun signe particulier ne montre l'imminence d'un acte terroriste. «La menace est toujours la même, les servi- ces de sécurité sont très mobilisés. C'est grâce à cela que nous avons déjoué de nombreux attentats meur- triers», a-t-il conclu. Yacine Farah

PRESSE

Le photographe d’El Ahdath agressé par la police

U ne fois de plus, des agents de la Sûreté

nationale usent de la violence physique

contre les professionnels de la presse. Hier,

le photographe du journal arabophone El Ahdath, Chenaâ Nour El Islam, en a fait les frais. Il a été violemment agressé par des agents des forces de l’ordre au niveau d’El Mouradia. Envoyé par son journal pour couvrir le rassemblement des enseignants contractuels devant le ministère de l’Education nationale, le photographe a été molesté par des policiers. «Je prenais des photos du rassemblement quand un policier, derrière moi, m’a flanqué une gifle. Mon ordre de mission ne m’a pas épargné d’autres gifles et coups de poing. Ils se sont acharnés sur moi», raconte le photographe, qui était encore sous le choc dans l'après-midi d’hier. Les policiers sont allés plus loin, ils ont emmené le jeune photographe au commissariat. Là, on lui a supprimé toutes les photos qu’il avait prises du rassemblement des enseignants. «Au commissariat, les policiers ont éliminé toutes les photos que j’avais prises du rassemblement des enseignants, avant qu’un officier ne vienne me présenter des excuses», a ajouté la victime. Aussitôt après avoir appris la nouvelle, les journalistes et photographes se sont rassemblés dans l’enceinte de la maison de la presse Tahar Djaout pour dénoncer cette énième agression dont sont victimes les professionnels de la presse dans l’exercice de leur métier. «Nous devons agir avec force pour mettre fin à ces agressions à répétition contre les journalistes et photographes», ont-ils indiqué. Ils comptent déposer plainte contre les policiers agresseurs. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a exprimé sa solidarité avec le photographe et mis l’avocat du syndicat à sa disposition. Le SNJ se dit indigné «au plus haut point de ce grave dérapage des représentants d’une institution censée veiller à l’ordre public» et «se réserve le droit de porter plainte pour agression» auprès du procureur de la République. Il a dénoncé aussi avec fermeté «une entreprise de casser du journaliste» et écrit, dans un communiqué rendu public hier : «Alors que le photographe s’apprêtait à montrer sa carte de presse, les policiers lui ont asséné des coups de poing. Visiblement non satisfaits de leur besogne, les représentants des forces de l’ordre décident de l’embarquer dans les locaux du commissariat d’El Mouradia.» La direction du journal El Ahdath compte, pour sa part, saisir la justice. La coordination des enseignants contractuels, choquée par la violence utilisée contre le photographe, a vivement dénoncé, dans un communiqué rendu public, «le comportement indigne des policiers». H. O.

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rendu public, «le comportement indigne des policiers» . H. O. Consulteznotreprogramme www.formationsvipgroupe.com

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 7

ÉCONOMIE

AFIN DE MIEUX GÉRER SES ACTIFS ET SES INVESTISSEMENTS

Cevital se dote d'une nouvelle stratégiemanagériale

Le conseil d'administration de l'entreprise a été élargi à 6 nouveaux membres externes, tandis que les 21 filiales du groupe se sont constituées en 5 pôles d'activité Les investissements du groupe devraient atteindre un volume de 4 milliards de dollars à l'horizon 2012.

L e groupe Cevital, dirigé par Is- sad Rebrab, a adopté un nou- veau mode de gouvernance

applicable sur toute l'architecture managériale de l'entreprise. Ce nouveau mode de gouvernance ré- pond au souci «de mieux gérer la croissance du groupe et mieux gé- rer les risques et le volume des in- vestissements, qui devra atteindre 4 milliards de dollars à l'horizon 2012», a expliqué Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, lors d'un point de presse organisé hier à Al- ger. Ce nouveau mode de gouver- nance s'appuie d'abord sur l'élar- gissement du conseil d'administration de l'entreprise à 6 nouveaux membres externes, en l'occurrence Louis L. Roquet (pré- sident et chef de la direction d'en- treprises en changement au Cana- da), Lachemi Siagh (PDG et fondateur de Strategica Finance, cédé au groupe Deutsche Bank), Ahmed Sadoudi (avocat), Smaïl Seghir (consultant en gestion et management), Brahim Benabdes- lem (directeur général de MDI-Bu- siness School) et Ahmed Tibaoui (directeur général de World Trade Center Algérie). Ces nouveaux membres du conseil d'administra- tion de Cevital «sont sélectionnés sur la base de leurs qualités hu-

maines, leurs expertises, chacun dans sa spécialité, ainsi que sur la base de leurs compétences prou- vées en Algérie et à l'internatio- nal», a indiqué M. Rebrab. Les membres internes du conseil d'ad- ministration de Cevital, action- naires du groupe, sont issus exclu- sivement de la famille Rebrab ; ils occupent diverses hautes fonctions dans l'entreprise. La politique de gouvernance de Cevital exposée hier par son patron implique aussi «une séparation des deux fonctions de président du conseil d'administration non exé- cutif et du DG exécutif du groupe». La nouvelle stratégie managériale de Cevital inclut aussi une opéra- tion de réorganisation des 21 fi- liales du groupe. Cette restructuration à caractère horizontal consiste à ériger 5 pôles d'activité qui géreront les 21 fi- liales. Il est question de constituer un pôle pour les agro-industries et l'agri- culture, pour les services et manu- factures, pour la construction, la grande distribution ainsi que l'in- dustrie primaire. «Les 21 entités du groupe auront pour intermé- diaires managériaux les respon- sables des pôles, lesquels sont ap- pelés à rendre les comptes au DG

exécutif du groupe», a détaillé le conférencier. Pour ainsi dire, cette nouvelle stra- tégie de gouvernance, tirée des standards de management clas- siques universellement connus, ré- vèle une réorganisation à caractère horizontal et vertical qui touchera, à la fois, les paliers de gestion et les structures de l'entreprise.

DES INVESTISSEMENTS DE 4 MILLIARDS DE DOLLARS D'ICI 2012

Le conseil d'administration de Cevital, porté désormais à 12 membres dont 6 externes, est doté de 3 comités essentiels, à sa- voir le comité audit présidé par un membre externe, le comité stratégie et le comité ressources humaines et rémunérations. «Nous ne pouvons pas gérer un groupe de 21 filiales, fort d'une croissance soutenue à deux chiffres, de la même manière que nous gérons une simple entre- prise. Nous devant gérer aussi par délégation de pouvoir», a déclaré M. Rebrab devant un parterre constitué de ses proches collabora- teurs et des membres du nouveau conseil d'administration. La nouvelle équipe managériale du groupe Cevital, plus que jamais for- tifiée, est appelée à gérer des inves-

tissements de gros gabarit, totali- sant 4 milliards de dollars à l'hori- zon 2012. «Il s'agit aussi de gérer une armada de collaborateurs ap- pelée à atteindre, d'ici trois années, 25 000 personnes. Ils sont actuelle- ment quelque 12 500 employés par le groupe Cevital», a révélé le PDG du groupe, visiblement déterminé à mettre son entreprise aux normes de gestion mondialement recon- nues. M. Rebrab explique que «l'expertise des nouveau membres du conseil d'administration sera

d'un grand apport pour la gestion de l'actif de l'entreprise». Et de pré- ciser : «Le nouveau conseil d'admi- nistration aura pour mission de veiller à maintenir la croissance du groupe» qui entend aller vers l'in- ternationalisation de ses activités. Issad Rebrab est soucieux aussi de bien préparer la relève. Car, selon lui, 70% des entreprises familiales disparaissent avec la pre- mière génération, tandis qu'une en- treprise sur neuf passe à la quatriè- me génération. Les nouveaux membres du conseil d'administration de Cevital, minu- tieusement triés, devront récolter des bonus, voire des «bonus+», sui- vant les performances et les résul- tats obtenus, a laissé entendre le

Ali Titouche

PDG du groupe.

AVEC 1% DES PARTS DU MARCHÉ BANCAIRE NATIONAL

La finance islamique reste embryonnaire

L a finance islamique demeure balbutiante en Algérie. Elle ne représente que 1% du marché

global, dominé par les banques publiques, et 15% du marché bancaire privé, révèle Nacer Hideur, juriste financier et directeur central à Al Baraka Bank Algérie, un établissement bancaire à capi- taux privés et publics. «La finance islamique en Algérie est encore embryonnaire par rapport au marché bancaire conventionnel», a-t-il affirmé, hier, lors de son intervention durant les travaux de la seconde édition du Forum algérien de la finan- ce islamique, organisé à Alger, par la société fran- çaise Isla Invest Consulting. D'après lui, la nais- sance de cette banque en 1991 n'était pas de tout repos. «Les débuts étaient difficiles, notamment avec un environnement constitutionnel contrai- gnant. Il y avait de la méfiance et du scepticisme par rapport à cette expérience naissante», racon- te-t-il. Outre l'offre d'une gamme de services spé- cifiques, Al Baraka Bank Algérie dispose de 25 agences à travers le territoire national. Malgré l'entrée en lice de l'autre banque Al Salam Algérie des Emirats arabes unis en 2008, le marché de la finance islamique est resté statique. M. Hideur

s'est beaucoup plaint de certains écueils qui conti- nuent d’empêcher, selon lui, l'essor de la finance islamique. Il citera, entre autres, la double impo- sition que les établissements subissent lors de transactions immobilières. M. Hideur plaide pour un réaménagement juridique et fiscal avanta- geux. «Le marché de la finance islamique est régi selon les dispositions du code de la monnaie et du crédit. Or, ceci ne répond pas à nos attentes», in- dique-t-il, en déplorant l'attitude «timide» de l'Association des banques et établissements fi- nanciers (ABEF) dans la défense de la cause de la finance islamique en Algérie. Depuis quelque temps, la banque Al Baraka Al- gérie tente de se redéployer à travers le territoire national en offrant une nouvelle gamme de ser- vices. «On n'est pas présents sur le marché rural. Nous sommes assez prudents. Nous avons préféré les grandes zones urbaines. Mais, nous avons l'intention de nous attaquer à ce volet en finan- çant la population rurale qui n'est pas bancable, à travers un mode de financement qui est la mou- charaka», souligne M. Hideur. Cette banque a déjà lancé, en partenariat avec un établissement

suisse (Fides) dans le cadre de la micro-finance, un projet destiné à financer 45 petites entreprises de la région de Ghardaïa. «C'est une performance par rapport aux risques que pose ce mode de fi- nancement. Le taux de remboursement est de 98%», se félicite-t-il. Lachemi Siagh, président- directeur général du cabinet Strategica Finances, a estimé, quant à lui, que la finance islamique n'a pas été affectée par la crise financière mondiale, contrairement à la finance conventionnelle. Alors que cette dernière s’appuie sur l'intérêt, la spécu- lation, dira-t-il, les activités financières basées sur la loi islamique proscrivent l'usure et la spécu- lation. Les taux élevés de subprimes, la spécula- tion, les parachutes dorés, les produits dérivés sont à l'origine de la crise financière, note M. Siagh. Il ira jusqu’à dire que la finance isla- mique se propose comme un exemple de finance- ment «dont il faudrait s'imprégner». Née dans les années 1970, la finance islamique est forte au- jourd’hui de 300 banques à travers le monde, éta- blies dans 75 pays. Elle pèse quelque 700 mil- liards de dollars, soit 1% de la finance mondiale, d'après M. Siagh. Hocine Lamriben

KHELIL À PROPOS D'UNE OPEP DU GAZ

«Le FPEG défendra un meilleur prix du gaz»

Suite de la page 1

C e forum a pour objectif de défendre un meilleur prix du gaz qui a décliné d'une manière substantielle dernièrement, en

raison du développement par les Etats-Unis d'une nouvelle technologie leur permettant de devenir autosuffisants en cette ressource éner- gétique», a-t-il affirmé. M. Khelil a expliqué à ce propos que le gaz devant être exporté aux

Etats-Unis est en train de se réorienter en Euro- pe, ce qui s'est traduit par une baisse du prix du gaz, notamment celui vendu sur le marché Spot. En revanche, le prix du gaz vendu dans le cadre des contrats à long terme, malgré sa baisse, n'a pas autant reculé que les prix du marché Spot, selon ses explications. Jugeant le prix actuel du gaz – indexé sur celui du pétrole – «bas», le ministre a appelé «les pays membres à se mettre d'accord sur une stratégie pour obtenir un prix juste du gaz». Commentant l'objectif de ce forum qui est l'échange d'informations sur les contrats ga- ziers, M. Khelil a regretté que «jusqu'à pré-

sent, cet objectif n'ait pas été atteint (

cun des pays membres garde ses contrats de vente de gaz à long terme très confidentiels, personne ne veut dévoiler à quel prix il vend son gaz sur le marché», dira-t-il. Le ministre a souligné par ailleurs que les ré- ductions cumulées de 4,2 millions de barils/jour décidées par l'OPEP en 2008 ont in- flué positivement sur les cours du pétrole et les recettes des pays exportateurs, dont l'Algérie, leur permettant de gagner plus de 60 dollars sur un baril de pétrole. L'Algérie dispose de ca- pacités de production de 1,4 million de barils/jour mais ne produit effectivement que 1,2 million de barils en application des déci- sions de l'OPEP, soit une baisse de 15% de sa production. «L'Algérie a perdu 15% en volume de pétrole exporté, mais a réussi à tripler le prix avec cette décision», a indiqué le ministre qui a précisé que l'Algérie maintiendra son quota de 1,2 million de barils, à l'instar des autres membres de l'OPEP, pour soutenir les prix au niveau de 70 dollars. Z. H.

) Cha-

barils, à l'instar des autres membres de l'OPEP, pour soutenir les prix au niveau de 70
barils, à l'instar des autres membres de l'OPEP, pour soutenir les prix au niveau de 70

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

ALGER INFO RÉUNION DU COVILLE DE SIDI M’HAMED Haro sur le travail bâclé des entreprises

ALGER INFO

ALGER INFO RÉUNION DU COVILLE DE SIDI M’HAMED Haro sur le travail bâclé des entreprises GESTION
RÉUNION DU COVILLE DE SIDI M’HAMED Haro sur le travail bâclé des entreprises GESTION DES
RÉUNION DU COVILLE DE SIDI M’HAMED
Haro sur le travail bâclé
des entreprises
GESTION
DES COMMUNES
DE L’ALGÉROIS
A
QUI INCOMBE
LA FAUTE ?
N ous sommes fiers de constater une amélioration
au niveau de la gestion des communes, sachant
●Le P/APC, Mokhtar Bourouina, s’est indigné, lors de la séance, du manque de coordination entre
ses services qui ne «contrôlent pas les entreprises réalisatrices».
L e Coville de Sidi
M’hamed s’est réuni
hier en présence du
P/APC et de quelques EPIC
de la wilaya. Plusieurs pro-
blèmes ont été traités lors de
cette séance. Celle qui a tenu
en haleine les participants a
trait à la remise en l’état de la
voirie. Preuve de cette situa-
tion : l’affaissement des rues
Hamid Benadouda, Bouznad
Salem et Molière. «La
chaussée se dégrade chaque
jour encore plus à la rue
Benadouda. Même situation
désolante à la rue Salem et
la rue Molière où des tra-
vaux ont été engagés par des
entreprises qui les ont bâclés
et qui sous-traitent pour le
compte de Sonelgaz et
Seaal», s’indigne le P/APC de Sidi
M’hamed. Le goudron de l’impasse Mada,
s’étonne un habitant, risque également
d’être arraché complètement à la suite des
travaux engagés par la direction régionale de
la société de distribution de l’électricité et
du gaz d’Alger (SDA). «Des travaux ont été
menés au pas de charge par un sous-trai-
tant, mais une fois les ouvriers partis, la
route a commencé à se dégrader. Deux mois
après le passage de la société, une fuite est
toujours perceptible au niveau du bâtiment
F. Le tuyau a été raccommodé sans respect
des normes. Sonelgaz a donné son onction
alors que la fuite est toujours là», assure
l’habitant de la rue Mada. Le P/APC s'est
indigné du manque de coordination entre ses
services qui ne «contrôlent pas les entre-
prises réalisatrices» et exigera de la repré-
sentante de l’urbanisme de faire un état de la
situation des routes de la commune afin
tervention adéquat», infor-
me un employé de l’APC.
«La prise en charge des bal-
cons se fera avec le soutien
surtout financier de la
wilaya. L’APC n’est pro-
priétaire que de 10
immeubles, le reste du parc
est la propriété de l’OPGI
ou de privés», assure le
P/APC qui indique qu’une
opération sera menée avec
l’USTHB de Bab Ezzouar,
sans trop donner d’explica-
tion. Plusieurs caves de
l’APC reste par ailleurs
inondées malgré les inter-
ventions des différents
EPIC. Le représentant de
l’OPGI mettra en avant le
travail «bâclé» de l’Ofares
qui est intervenu à la cité
Mahieddine après le séisme. M. Bourouina
assure que l’«installation de colonnes mon-
tantes» doit être la règle pour mettre fin
définitivement au problème des caves. «Ces
opérations ne nécessitent pas l’allocation
d’une enveloppe importante. En engagent
des travaux de curage, l’APC a toujours
mobilisé du personnel et un matériel impor-
tant. On peut faire l’économie de cette situa-
tion», explique le P/APC qui donnera ins-
truction à ses services de prendre le problè-
me à «bras-le-corps» avant la prochaine
séance du Coville dans 15 jours.
Un habitant des groupes HLM de la place du
1 er Mai mettra en avant le retard quant à la
remise en service des ascenseurs et les pro-
blèmes liés à l’assainissement et l’inexisten-
ce de toilettes publiques. Un autre parlera de
l’état du bâtiment du n°86 qui menace ruine.
D’autres encore sur l’insalubrité dans la
que jusqu'en 2008, nous avions 1200 communes en
déficit budgétaire et l'année dernière ce nombre est
descendu à moins de 400», a déclaré Noureddine
Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur et des
Collectivités locales en marge des cérémonies de
recueillement à la mémoire des victimes des inon-
dations de Bab El Oued en 2001.
Le
ministre a rappelé que tous les P/APC des 1541
communes ont bénéficié d'un programme de forma-
tion sur la gestion des collectivités locales, initié par
le
ministère de l'Intérieur et «qui semble avoir
apporté ses fruits». Les habitants d’Alger ne sem-
blent pas partager cet avis. Ceux des Ondines, qui
logent depuis 2003 ( 6 ans) dans des chalets en pré-
fabriqué, continuent de subir la désinvolture des
instances chargées de les reloger dans des logements
décents. «Nous continuons de vivre dans des condi-
tions lamentables et personne ne semble s’inquiéter
de notre situation, ni le maire ni le wali délégué
encore moins les services chargés du relogement»,
se
lamente un père de famille, qui ajoute que la pro-
messe du chef de l’Etat de l’est reloger dans un délai
de
moins de deux ans n’est qu’«une promesse pour
calmer les esprit». En effet, ce père de famille, dont
les
enfants en bas âge ont des maladies respiratoires,
d’envoyer des mises en demeure aux entre-
prises réfractaires. Autre problème soulevé :
les balcons qui menacent de s’effondrer.
«Sonelgaz prélève une taxe depuis le temps
du gouverneur, soit maintenant dix ans, pour
l’embellissement des façades. Cette manne
n’est toutefois pas utilisée. Il est nécessaire
que l’Etat intervienne vu que la prise en
charge des façades extérieures est de son
ressort», relève un résidant de la cité des
Fonctionnaires.
Et de suggérer : «Des copropriétaires, des
associations et l’Etat peuvent le cas échéant
travailler de concert pour un montage finan-
cier conséquent.» M. Bourouina fera remar-
quer que ses services ont établi un recense-
ment des balcons vétustes. «Quelque 200
balcons ont été recensés, et plus de 100
mises en demeure ont été déjà adressées à
l’OPGI qui a statué sur la situation juri-
dique de certains immeubles et le mode d’in-
s’interroge sur les destinées des projets de loge-
ments réalisés par les pouvoirs publics. «Qu’on
m’explique à qui sont destinés ces logements ? Est-
ce pour nous, les damnés de la terre, ou pour les
nantis du système qui continuent de les proposer à
la vente et la location ?» A lire le nombre de
400 000 logements vides donc fermés sur le territoi-
re
de la capitale (chiffres donnés en 2007), nous
avons le droit de nous poser des questions.
A
qui appartiennent ces logements et pour quelles
raisons sont-ils maintenus fermés ? Par ailleurs, les
manifestations et autres actions de rue qui sont
signalées dans différentes communes de la capitale,
les
inondations de quartiers à chaque averse, les pro-
jets d’utilité publique non achevés, les problèmes de
transport, de stationnement, les «parkingueurs»
ainsi que les cités bidonvilles, qui s’érigent au vu et
au
su des élus locaux (pour ne pas dire avec leur
complicité indirecte), devraient inciter les pouvoirs
publics à revoir leurs copies en termes de gestion
commune.
Nadir Iddir
des communes.
N. K.
SUR LE VIF
24 HEURES
ENTHOUSIASME
AADLOULED FAYET :
LES RÉSIDANTS
DES BTS 11, 12 BIS
ET 14 SANS ASCENSEUR
Cela fait plus de six mois que
les résidants des bâtiments
n°11, 12 bis et 14 de la cité
Aadl de Ouled Fayet sont sans
ascenseurs. Ces habitants
éprouvent d’énormes
difficultés pour rallier leur
logement et monter, pour
certains, les 9 et 16 étages des
énormes tours. Ces résidants,
qui ont pris attache avec notre
rédaction, affirment qu’ils ont
interpellé tous les
responsables de cet
organisme en vue de réparer
ces ascenseurs mais que leurs
doléances sont restées lettre
morte.
QAHOUET CHERGUI :
désengorgement de cette
localité. Depuis lors, les
travaux avancent à pas de
fourmi causant des
désagréments aux
automobilistes et autres
piétons. Les habitants de cette
région s’interrogent sur les
raisons de ce retard, sachant
que des trémies ont été
réalisées dans un délai de
trois et six mois comme cela a
été le cas pour le projet du
Maurétania (Alger-Centre) ou
celui des Deux- Bassins à Ben
Aknoun. «Y a-t-il deux poids,
deux mesures même dans la
réalisation des projets selon le
quartier qu’il soit chic ou pas
?», s’interrogent les habitants
qui interpellent le ministre des
Travaux publics afin de
diligenter une commission
d’enquête et de sanctionner
les responsables de ces
retards.
dépit des écrits de la presse
nationale. Ce bâtiment, qui a
dû coûter au Trésor public plu-
sieurs centaines de millions de
centimes, est, depuis plusieurs
années, inopérant. Aucun com-
merçant ne daigne exposer sa
marchandise à l’intérieur préfé-
rant baigner dans un environ-
nement d’insalubrité des plus
incroyables. En dépit de l’exis-
tence de plusieurs dizaines
d’étals de fruits et légumes et
des locaux commerciaux à l’in-
térieur de cette structure, les
vendeurs légaux et ceux com-
munément nommés «vendeurs
à la sauvette» préfèrent écou-
ler leurs marchandises aux
alentours du marché. C’est
ainsi que ruelles et entrée prin-
cipale du marché sont, dès le
lever du soleil, obstruées, et
occupées des deux côtés et
jonchées de détritus.
LA TRÉMIE DE TOUS
LES DÉSAGRÉMENTS
HORAIRES
EL MAQARIA : LE MARCHÉ
TOUJOURS FERMÉ
DES PRIÈRES
EEll FFeeddjjrr
Toute l’attention du citoyen est accaparée par le grand rendez-vous
footbalistique. De leur côté, les commerçants n’ont pas raté l’occasion pour faire
de l’événement une affaire juteuse.
Cela fait près de trois ans que
le projet de réalisation d’une
trémie à Qahouet Chergui,
dans la commune de Bordj El
Bahri, a été lancé en grande
pompe dans le cadre du
DDoohhrr
Le marché communal de la
commune de Maqaria (ex-
Leveilley) demeure fermé en
EEll AAssrr
EEll MMaagghhrreebb
EEll IIcchhaa
0055 hh 5533
1122 hh 3333
1155 hh 2200
1177 hh 4444
1199 hh 0055
PHOTO : SAMI K.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

L a solidarité agissante en fa- veur des familles dému- nies est de nouveau au
L a solidarité agissante en fa- veur des familles dému- nies est de nouveau au

L a solidarité agissante en fa- veur des familles dému- nies est de nouveau au ren-

dez-vous à l'occasion de l'Aïd El Adha. L'opération «Kebch El Aïd» (mouton de l'Aïd), destinée aux personnes sans ressources, est en passe de devenir une tradi- tion dans la ville du Jujube. Quelque 3 000 familles vivant dans la précarité ont pu accom- plir, en 2008, le rite sacré d'Abraham, grâce à une premiè- re expérience de solidarité du genre à laquelle ont participé des acteurs de divers horizons professionnels et sociaux. Cette action vient donc d'être rééditée en prévision de cet événement religieux à la faveur d'une pre- mière réunion tenue avant-hier après-midi à la wilaya en pré- sence de bienfaiteurs et autres âmes charitables, ainsi que des opérateurs économiques, dans la perspective de collecter une ca- gnotte conséquente et autant de dons en nature dans le but de ga- rantir laréussite totale. C'est Mo- hamed El Ghazi, le chef de l'exé-

cutif de wilaya, qui a lancé officiellement la campagne de collecte de dons en remettant un chèque bancaire, re- présentant son salaire, à la directrice de l'Action sociale (DAS). Il sera suivi par Hadjadji Amara, un industriel bienfaiteur qui a offert un chèque de 1,5 millions de dinars. D'autres se sont abstenus de rendre publiques les sommes qu'ils comptent ver-

E lles sont quelque 1200 fa- milles de la cité Sidi Harb

qui se disent oubliées par les autorités locales. Ils dénoncent les conditions dans lesquelles ils vivent, les qualifiant d'indé- centes. Les multiples écrits adressés aux responsables locaux sont restés, selon eux, lettre morte ; de ce fait, ils sont contraints de vivre dans la précarité. Durant

PROJET D'UNE MAISON DE SOLIDARITÉ POUR LES ASSOCIATIONS

associations, notamment sur l'environnement.

Une étude relative à la réalisation d'une maison de solidarité destinée à abriter les associations à caractère social et humanitaire sera lancée très prochainement. C'est ce qui a été annoncé lors de la dernière session de l'assemblée populaire de wilaya qui s'était tenue au début de l'été dernier. Une enveloppe de plus de 9,6 millions de dinars du budget complémentaire de la wilaya de l'année 2009 a été dégagée pour la concrétisation de ce projet, lequel constitue, depuis plusieurs années, un des vœux

du mouvement associatif. Une telle infrastructure, si elle venait à voir le jour, pourrait contribuer à une meilleure action des

le jour, pourrait contribuer à une meilleure action des ANNABA INFO PHOTO: D.R. tout dépassement ou

ANNABA INFO

PHOTO: D.R.

tout dépassement ou autre fait susceptible de l'entacher. Pour la directrice de la DAS, tous les garde-fous existent pour assurer la transparence et un bon dérou- lement à cette opération. Seule- ment, les dons en nature ou en espèces doivent, a-t-elle suggé- ré, parvenir au comité de wilaya, installé à cet effet, bien avant l'Aïd El Adha pour toucher le maximum de familles démunies et leur offrir, à temps, le mou- ton, lequel est source de joie pour les enfants. Le mouton ira donc «aux familles démunies non déclarées à la caisse natio- nale d'assurance sociale (CNAS) et à celles tirant leur re- venu du filet social», a précisé notre interlocutrice, faisant sa- voir par ailleurs, que «il sera tenu compte des insuffisances ayant marqué la première opé- ration du genre où il a été constaté l'infiltration de per- sonnes non concernées dans les listes des familles démunies». S'agissant de ce point précis, l'on affirme que «les destinataires

des moutons ont été recensés par les services de la DAS en collaboration avec ceux des communes». En attendant la réaction d'autres bienfaiteurs potentiels, notamment les grandes entreprises telles ArcelorMittal, Fertial, Coojal et Ferrovial, la wilaya et les communes ont contribué à cette action avec 210 millions de dinars sur le compte de leurs budgets. Tewfiq G.

T. G.

tants de cette cité, érigée en contrebas du mont de l'Edough. La saison froide ne semble pas inquiéter, outre mesure, les res- ponsables concernés par ces problèmes, lesquels peuvent susciter des maladies relevant de la santé publique, en plus des «odeurs nauséabondes engen- drées par les eaux stagnantes, du réseau d'évacuation des eaux usées obstrué et de la ga-

doue caractérisant cette cité oubliée, et qui font notre quoti- dien», ajoutent nos interlocu- teurs. Casées comme des bestiaux, soumises aux vicissitudes du climat, avec la plupart des chefs de famille confrontés à un chô- mage chronique, ces familles ont, maintes fois, tenté d'attirer l'attention sur leur situation mi- sérable, en vain. LeïlaAzzouz

L'ANDI ORGANISE LA JOURNÉE DU PARTENARIAT

L'Agence nationale de développement de l'investissement organisera le 18 novembre en cours, sous le patronage du ministère de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, une journée d'étude portant sur «la mise en place d'une bourse

de partenariat ». Cette rencontre sera mise à profit pour débattre du cadre juridique actuel, notamment de l'article 58 de la loi de finance complémentaire pour l'année 2009 et passer aussi en revue les mécanismes pouvant faciliter le rapprochement des partenaires résidants et non résidants. Il est aussi escompté par les organisateurs de cette rencontre l'encouragement à la souscription des porteurs de projets de partenariat au dispositif

mis en place par l'ANDI.

A. S.

au dispositif mis en place par l'ANDI. A. S. EL HADI HAMDIKENE EXPOSE AU CCF KSAR,
au dispositif mis en place par l'ANDI. A. S. EL HADI HAMDIKENE EXPOSE AU CCF KSAR,

EL HADI HAMDIKENE EXPOSE AU CCF

KSAR, SUR LES TRACES DE FERNAND POUILLON

K sar, sur les traces de Fernand Pouillon», tel est le titre de l'exposition-photo signée El Hadi Hamdikène, et

qu'abritera le centre culturel français du 15 au 30 novembre. Le vernissage aura lieu à 17 h 30 et sera suivi d'une confé- rence intitulée «Regarder l'architecture de Fernand Pouillon» animée par le scénographe, peintre et photographe Xavier Maestrali. Connu et très apprécié sur la scène cultu- relle annabie, El Hadi Hamdikène, l'artiste, dans la plénitude du sens de ce terme, immortalise avec un objectif très obser- vateur, le moins qu'on puisse le qualifier, un pan du patri- moine sur lequel son regard est fixé ces derniers temps. Cet- te récidive, car ç'en est une, marque son intérêt avéré pour la chose culturelle et le patrimoine historique et de civilisation,

dont il dit aimer immortaliser la beauté. L'artiste qui sait aus- si manier le verbe pour retracer des faits culturels a, à son ac- tif, plus de vingt expositions depuis celle organisée en 1986 à la cinémathèque de Annaba. Formé à l'école supérieure de photographie d'Aries avec des photographes de renom com- me Arnaud Claass et Ralph Gibson, Hamdikène a exposé hors des frontières nationales, notamment en France. Ses photos valorisent plusieurs publications et figurent dans beaucoup de collections privées. Il a été également présent aux côtés de photographes africains à l'exposition «Reflets

d'Afrique».

JOURNÉES NATIONALES DU THÉÂTRE COMIQUE

A. S.

DU SPECTACLE EN PERSPECTIVE

L 'antique Bouna renoue avec l'animation culturelle à la fa-

Bouna renoue avec l'animation culturelle à la fa- veur de la tenue de journées na- tionales

veur de la tenue de journées na- tionales de théâtre comique, pré- vus du 10 au 12 novembre courant au théâtre régional Azze- dine Medjoubi. Les artistes Ba- khta et Kamel Bouakar, ainsi que le duo Hamid Achouri et Madani Moslim, ont été programmés en lever de rideau de cette ma- nifestation qui promet du rire. Les amoureux des arts drama- tiques et les «fous» du rire auront l'occasion d'apprécier, lors de la deuxième journée de ces joutes culturelles, la presta- tion du duo d'artistes Mouloud Cherifi et Lebdaoui Hafid (Skikda), qui sera suivie par celle du talentueux comédien, réalisateur et acteur de cinéma, Abdelhamid Gouri, avec son monologue Ghalb Ennssa. Le tomber de rideau de ces jour- nées nationales de théâtre comique se fera avec l'artiste Sa- lim El Fhama et le duo Pipo et Rabih. T. G.

EL BOUNI

ATTRIBUTION DE 222 LOGEMENTS SOCIAUX

D eux cent vingt-deux familles, dont 186 de la localité de Sidi Salem et 36 de la cité Bidari, seront recasées de-

main dans des logements socio-locatifs (LSL). Entrant dans le cadre de la résorption des habitations précaires (RHP), ces logements seront attribués à leurs heureux bénéficiaires au cours d'une cérémonie officielle, devant être présidée par le chef de l'exécutif de la wilaya en présence des autorités lo- cales. C'est ce que nous avons appris des responsables proches de la daïra d'El Bouni, qui indiquent que «les com- missions chargées d'étudier les dossiers des postulants ont dressé la liste des attributaires après avoir effectué des vi- sites sur le terrain dans le but d'en savoir plus sur les condi- tions sociales des prétendants à ce quota et de confirmer les données en leur possession». Ce quota fait partie d'un total de 1 628 logements socio-locatifs (LSL), lesquels seront tous attribués avant la fin de l'année en cours. Pour rappel, 30 000 logements tous types confondus ont été inscrits au profit de la wilaya au titre de l'exercice 2009-2010, dont 1 000 lo- gements sociaux seront prêts en fin novembre prochain ; ils seront distribués aux familles occupant des habitations pré- caires, notamment celles menaçant ruine. L.A.

LANCÉE EN SOLIDARITÉ AVEC LES FAMILLES DÉMUNIES

Opération «mouton de l'Aïd»

Les autorités veulent éviter les erreurs de l'année écoulée, où des non nécessiteux s'étaient infiltrés parmi les bénéficiaires.

s'étaient infiltrés parmi les bénéficiaires. Le rite sacré d'Abraham est devenu trop onéreux pour

Le rite sacré d'Abraham est devenu trop onéreux pour les sans-revenu

ser dans le compte destiné à cette opéra- tion. Le pari d'offrir un «mouton de l'Aïd El Adha» à autant de familles démunies, sera-t-il tenu ? Cette interrogation ne semble pas se poser chez les promoteurs de l'opération, qui se sentent beaucoup plus préoccupés par le dispositif à mettre en place pour en garantir la réussite et éviter

CITÉ SIDI HARB

Les habitants déplorent des conditions de vie indécentes

les dernières intempéries, les habitations de fortune les abri- tant se sont écroulées l'une après l'autre. «Beaucoup de nos enfants sont atteints de maladie à transmis- sion hydrique, asthme, aller- gies, etc., ajoutant à notre mi- sère d'autres frais de soins médicaux auxquels nous ne sommes pas en mesure de faire face», déplorent les représen-

BRÈVES

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

 

KABYLIE INFO

 
 

PÉNÉTRANTE BÉJAÏA-AUTOROUTE EST-OUEST

 

BOUKHELIFA

 

Le projet embourbé dans des retards

 

LE VILLAGE PK10 LIVRÉ À LUI MÊME

D écidés à s’organiser et s’impliquer dans des actions concrètes pour l’intérêt commun, les citoyens du village

PK10, dans la commune de Boukhelifa, ont mis sur pied une

Prévue au tout début pour 2010, la livraison se fera dans le meilleur des cas en 2014. En visite de travail dans la wilaya, le ministre des travaux publics a préféré éviter le sujet.

 

association qui a pour appellation «Littoral». Estimant être longtemps «ignorée» par les autorités locales, la population du village compte, par le biais de cette association, se faire entendre par les pouvoirs publics. Ses représentants dénoncent la «démission» des autorités qui, rappellent-ils, «sont censés prendre en charge les doléances des citoyens et améliorer leurs conditions de vie». Les pro- blèmes auxquels sont confrontés ces villageois sont nombreux.

commencer par l’état déplorable des routes jugées imprati-

cables. Dépourvues de fossés et de caniveaux, elles devien-

A

’idée de relier Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest fait son chemin. Mais le

projet prend du retard. La future pénétrante sur laquelle Béjaïa fond de grands espoirs est embourbée dans d’énormes patinages. On appelle cela un glissement chronologique. Alors que le projet devait être livré, initia- lement, en 2010, se sera fina- lement dans le meilleur des cas en 2014. Le chantier ne sera pas lancé avant 2010, selon le directeur des travaux publics (DTP). Amar Ghoul, ministre des tra- vaux publics, qui visitait avant-hier, lundi, Béjaïa, n’a pas répondu à notre question sur le sujet. Le ministre préfé- rait se concentrer sur l’inspec- tion d’une série de petits pro- jets de réhabilitation de routes

L

série de petits pro- jets de réhabilitation de routes L La pénétrante est supposée désengorger toute

La pénétrante est supposée désengorger toute la zone portuaire étoufée par des embouteillages

nent, aux moindres chutes de pluie, boueuses. Cet état de fait

est

vérifié dans plusieurs quartiers et villages de Boukhelifa où

les

routes, parsemées de nids-de-poule, ont besoin d’être revê-

PHOTO : B. SOUHIL

tues. «Nos responsables semblent avoir perdu le nord en enta- mant des travaux de revêtement des pistes en temps pluvieux. Les travaux de réfection fraîchement entamés sur cette route ne sont en fait qu’un bricolage qui traduit l’absence totale des services chargés du suivi des travaux», tempête un villageois. Au village Talanjast, le revêtement en deux tranches de quelque 800 mètres de route a suscité quelques interrogations parmi les villageois qui dénoncent le «bricolage». A défaut de drainage des eaux pluviales, cette route, longue de quelque 10 km, qui mène au chef-lieu de la commune via PK10 est com- plètement dégradée. Par ailleurs, la collecte des ordures dans cette partie du littoral est quasiment inexistante. A ce propos, les villageois souhai- tent bénéficier de l’apport des autorités concernées et de maté- riel pour la collecte des déchets ménagers. L’alimentation en eau potable n’est pas en reste. Dans certaines localités, la population n’en est desservie que rarement. A Affalou, l’eau n’arrive pas dans les robinets. Et même si certains villages sont raccordés au réseau d’AEP, les coupures survenant d’une manière itérative sont aussi un casse-tête pour les abonnés de l’Algérienne des eaux. S’agissant des loisirs, les jeunes sont livrés à eux-mêmes en raison de l’inexistence d’infrastructures culturelles et sportives. Yazid Madi

nationales et de chemins de wilaya. Considérée comme une «veine jugulaire», la future pénétrante autoroutière est censée désengorger le deuxiè- me port du pays et désencla- ver un tissu de PME qui constituent le poumon écono- mique de Béjaïa. Il faut dire, l’idée est vieille de neuf ans. Mais il a fallu attendre 2005, pour que le projet soit inscrit. La future pénétrante est censée s’étaler sur une centaine de kilomètres pour relier la ville de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest près d’Ahnif, dans la wilaya de Bouira. Le tracé projeté en deux fois deux voies longera la rive sud de l’oued Soummam. Un tun- nel de 1,5 km et un viaduc sont respectivement prévus au sud de Sidi Aïch et à Akbou. Le tracé sur lequel est projetée

une soixantaine d’ouvrages d’art devait desservir 5 villes longeant la vallée (Aboudaou, El Kseur, Sidi Aïch, Akbou et Tazmalt). «Le projet est au stade de l’étude, le financement est consigné», répondait le wali à notre question sur le sujet. L’agence nationale des auto- routes (ANA) qui a déjà héri- té, en mai 2008, ce projet avec du plomb dans les ailes, n’a pas mieux fait. Il a fallu attendre 16 longs mois pour qu’enfin, un avis d’appel d’offres pour la réalisation de l’avant-projet détaillé (APD) soit lancé en septembre der- nier. L’étude d’avant-projet som- maire (APS) avait été effec- tuée par le bureau d’études SAETI-Alger, mais elle n’a été finalisée qu’en 2008.

Un décret de déclaration d’utilité publique avait été publié, cinq mois plus tôt, soit fin mars dernier, dans le jour- nal officiel.

LENTEURS

Le texte devait permettre de procéder aux opérations d’ex- propriation. Le ministère des finances a débloqué 10 mil- liards de dinars pour les besoins de ces expropriations et les déplacements des réseaux (télécoms, électriques et hydrauliques). Le projet est actuellement au stade de finalisation de l’avant-projet détaillé pour déterminer l’ensemble des ter- rains et habitations situés sur l’emprise du tracé ainsi que les réseaux à déplacer. Le bureau d’études SAETI- Alger s’affaire à présent à

poser des bornes tout au long du couloir de la future péné- trante. Seule une section de 40 km a été bornée. Voilà pourquoi une commis- sion a été mise en place, en juin 2009, pour suivre le projet. Une commission ad-hoc (ANA, DTP et élus APW) devait notamment inventorier les contraintes. Un inventaire des biens et des réseaux à déplacer a été établi à Boudjelil et à Aït Rzine. L’opération se poursuit à travers les 13 autres com- munes traversées par le tracé. Face à toutes ces lenteurs, Béjaïa devait prendre son mal en patience pour espérer être enfin irriguée par cette fameuse et très attendue péné- trante autoroutière. Cherif Lahdiri

ASSOCIATIONS

RAJ LANCE LES CAFÉS DES LIBERTÉS

U n programme de rencontres-débats autour de la situation du secteur de l’éducation, intitulé cafés des libertés, vient

d’être lancé par l’association action et jeunesse RAJ, bureau de

Béjaïa. Une première rencontre a eu lieu au café du cercle du MOB samedi dernier, soit un jour avant le déclenchement de

la

grève de l’intersyndicale.

Cette première rencontre, ayant pour thème les réformes dans

le

système éducatif : l’échec d’une alternative, a été animée par

deux conférenciers : M.M. Idir Achour, porte-parole du CLA

et

Sadali Salem, secrétaire général du SATEF et a vu la parti-

cipation, entre autres, d’enseignants et d’étudiants.

Les conférenciers estiment que le système éducatif est à repen- ser, après l’échec planifié de l’école, et qu’il faut passer à un

 

enseignement technique et professionnel qui demeure inexis- tant au Lycée. Concernant l’université, ils pensent que le LMD

 

est

beaucoup plus professionnel qu’académique : «Au niveau

     

de l’université le système n’est pas équivalent avec celui de l’éducation nationale».

Ce

programme de rencontres se veut, selon ses initiateurs, un

Priorité aux chantiers de rénovation des routes

L e ministre des travaux publics, Amar Ghoul, qui était en visite de travail et

d'inspection lundi dernier la wilaya de Béjaïa, a eu à s’enquérir sur l’état d’avancement de chantiers de rénovation de plusieurs axes routiers. Le ministre a observé une première halte à Ighil Ali. Un exposé lui a été présenté sur deux projets: aménagement d’un tronçon de 32 km de la RN 106 et évitements des agglomérations d’Ighil Ali et Aït Rezine. Inscrit en 2005, le premier projet, qui coûtera 1,5 milliard de dinars, connaît un taux d’avancement de 75 %. Autre chantier visité par le ministre : la

Bouhamza, Beni Maouche, Feraoun et Amizour. Si la section desservant Feraoun est achevée, il reste deux autres sections qui sont en cours. Le ministre a également sillonné la RN75 reliant Amizour et Berbacha, qui a connu un aménagement sur 18 km, pour une autorisation de programme de 850 millions de dinars. Au programme figurait également des visites sur plusieurs autres chantiers. Il s’agit du chantier concernant l’évitement de la ville de Kherrata et celui de la rénovation de la RN43 desservant le village touristique de Melbou, le dédoublement du tunnel d’Aokas et la

Le ministre a également emprunté la R12 pour s’enquérir de la qualité des travaux d’aménagement effectués sur un tronçon reliant El Kseur et Oued Ghir, un projet qui a été achevé en mars dernier et qui a été doté d’une autorisation de programme

de 920 millions de dinars. À Béjaïa, le secteur des travaux publics a certes vu la rénovation de plusieurs axes routiers, mais il n’en demeure pas moins que la qualité des travaux reste parfois à désirer. Par endroits, les travaux paraissent comme étant bâclés. C’est le cas, par exemple, du tronçon entre Tiouririne et Helouane (Ouzellaguen) longeant la RN26 où les automobilistes se plaignent des ondulations que présente

 

espace d’échanges entre les acteurs sociaux, notamment les jeunes. C’est «de la volonté d’ouvrir des espaces commun de rencontres et de débats publics qu’est née l’idée des cafés des libertés», nous dira M. Ladjini Abdelhak, coordinateur du comité de RAJ de Béjaïa. M. Outemzabt

BUREAU DE

El Watan

BÉJAÏA

PPoouurr ttoouutteess vvooss aannnnoonncceess ppuubblliicciittaaiirreess

Résidence Nacéria (EPLF) Bt A N° 3 Béjaïa

Tél./fax: 034 21 53 96

réhabilitation d’un tronçon de 40 km du chemin de wilaya n°35, desservant

stabilisation de la zone rocheuse de cette même ville.

la chaussée.

C. L.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

   

ORAN INFO

 

TRAFIC DE DROGUE

 

GRAND HÔTEL

Un réseau international démantelé

LES TRAVAILLEURS REVIENNENT À LA CHARGE POUR EXIGER LEUR DROIT

L e collectif des travailleurs du Grand Hôtel reviennent, ce mardi, à la charge pour la seconde fois par un rassemble-

ment de protestation afin d’exiger de la SGPGESTOUR et

 

de l’Entreprise de Gestion Touristique de l’Ouest E G T O),

À El Hassi au quartier le Rocher, les policiers ont découvert plus de 300 kg de kif ainsi qu’une autre importante somme d’argent.

le

paiement de leur indemnité à la suite de la privatisation

de cet établissement hôtelier. Selon le secrétaire de la sec-

tion syndicale, une grève de trois jours, à partir de ce mardi,

 

été décidée par les 33 travailleurs en exercice à l’hôtel de- vant l’absence de réponses des responsables de la tutelle et des autorités concernées. Malgré plusieurs démarches pour exiger le paiement de la quote-part de cette vente estimée à 10% du montant de la transaction immobilière, à ce jour, aucune réponse ne leur a été donnée. Les membres de la

section indiquent que les travailleurs de trois autres établis- sements hôteliers qui ont été privatisés ont encaissé leur in- demnisation conformément à la loi en vigueur. Pour ce mouvement de grève par rapport à celui d’octobre dernier, le représentant de la direction a indiqué qu’une ponction sur salaire sera effectuée. Pour sa part, le collectif des travailleurs a indiqué aller vers une grève illimitée dans les prochains jours si aucun signe positif ne sera pas donné

a

P lus de 4 quintaux de kif

lice, il y a quelques

jours. Cette opération est la seconde la plus importante de l’année en cours ou plus justement des derniers mois,

puisqu’elle vient suite à celle des 100 kg saisis le mois d’août dernier. Selon des sources crédibles, c’est suite à des informa- tions que les éléments de la brigade des stups relevant du service central de la police judiciaire de la sûreté de wi- laya d’Oran que cette affaire

a été élucidée. Cette brigade

a lancé l’enquête sur cette af-

ont été saisis par la po-

faire mettant sous sur- veillance, pendant plus d’un mois, le suspect numéro un. Ce dernier a été arrêté le 4 du

PHOTO : DR
PHOTO : DR

La fouille d’un véhicule a permis la saisie le 75 kg de kif traité

à un interrogatoire, il a dé- noncé son fournisseur. Ce

des stupéfiantss se sont ren- dus dans son domicile où ils ont découvert 5 plaquettes

saisies. Ainsi, le présumé fournisseur a dénoncé un autre individu qui serait, se- lon lui, le principal fournis- seur. 32 kg de kif ont été dé- couverts dans le véhicule de ce dernier. Il fut arrêté de suite, également un individu

qui l’accompagnait. Toute- fois, la grosse prise de kif se trouvait dans son domicile à El Hassi au quartier le Ro- cher. Là, les policiers ont dé- couvert plus de 300 kg de kif ainsi qu’une autre importan- te somme d’argent. Précisons que le principal fournisseur a été arrêté lui et un individu l’accompagnant. L’enquête s’est poursuivie et ce sont quatre autres indivi- dus, qui seraient membres de ce réseau international de trafic de stupéfiants, qui ont

leurs revendications légitimes par leur tutelle. L’on saura que le Grand Hôtel a été acquis pour une somme de 50 mil-

à

liards de centimes.

T. K.

TOURISME

ENTRÉE EN EXPLOITATION DE 13 INFRASTRUCTURES

HÔTELIÈRES BIENTÔT

mois en cours. Il était en compagnie de deux autres individus qui se sont avérés par la suite innocents du tra- fic de stupéfiants. Lors de son arrestation, le premier suspect, qui faisait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt, était en possession d’un faux permis de conduire. Soumis

dernier, qui réside à Oran- Est, a été appréhendé à Es Senia. Il était dans un véhi- cule de marque Atos et se trouvait en compagnie d’une autre personne. La fouille du véhicule a permis la saisie le 75 kg de kif traité. En vertu d’un mandat de perquisition, les éléments de la brigade

de

kif de 500 grammes cha-

cune ainsi qu’une importan-

été arrêtés. Les 9 mis en cause seront, selon nos

I l est attendu, dans les jours à venir, l’entrée en phase d’ex-

ploitation de 13 infrastructures hôtelières, au niveau de la

te

somme d’argent.

sources, présentés aujour-

A

partir de cette arrestation

d’hui à la justice pour déten-

wilaya d’Oran, avec une capacité d’accueil de 1372 lits, ap-

et

de cette saisie, la chaîne

tion et commercialisation de

prend-on de responsables au niveau de la direction du tou-

du

réseau a commencé à se

risme de wilaya, ajoutant que la plus grande majorité de ces infrastructures se situe au niveau de la commune d’Oran et des zones balnéaires ouest de la wilaya. L’on saura égale-

défaire, ses maillons ont commencé à tomber un à un

stupéfiants, association de malfaiteurs, faux et usage de faux et blanchiment d’ar-

et

les quantités de kif à être

gent.

R. K.

ment qu’une quarantaine de projets similaires est en cours

de réalisation, dans le cadre de la concrétisation de l’ambi- tieux programme de promotion du tourisme au niveau d’Oran, sachant que ces derniers permettront d’offrir près de 4500 lits supplémentaires sur la capacité totale d’accueil de la wilaya. De plus, l’on recense encore plus d’une dizai- ne de projets non lancés encore, pour cause de dossiers in- complets relatifs aux formalités et autorisations de construction. D’un autre côté, les services du tourisme af- firment que des dispositions ont été prises pour inciter les propriétaires des infrastructures hôtelières à améliorer leurs prestations de service dans le domaine de l’hébergement et

de restauration. A noter que la wilaya dispose actuelle-

la

ment de 133 infrastructures hôtelières d’une capacité d’ac- cueil de 12 000 lits, cependant, une grande partie de ces hô- tels ne répond pas aux normes internationales

SIDI CHAHMI

 

Démolition d’une cafétéria

H ier, les services de la commune de Sidi Chahmi ont supervisé une opé-

ration de démolition d’une construction

usage commercial, un café qui faisait

tache d’huile dans la place publique. Le propriétaire de cette construction a été destinataire de mise en demeure tel que

prévoit la loi, avons-nous appris au-

le

à

près du maire de cette commune, M.Ka- cha. Ce dernier précisera que ce citoyen, qui n’était pas en situation irrégulière, a

été indemnisé pour son commerce. On saura que la commune lui a remis 160 millions de centimes. Selon le maire, un projet d’aménagement de cette placette

a été inscrit. Ce projet entre dans le

cadre de l’opération d’embellissement lancé par les services de la commune. Cette dernière, qui fait partie du groupe- ment d’Oran, est également concernée par le concours du meilleur quartier d’Oran. Un concours auquel ont été convié à participer les citoyens et les as- sociations et comités de quartier. R. K.

ÉBOUEURS

 

d’hébergement et de restauration et ne peut donc être clas- sée dans l’heure actuelle. A.Yacine

Les dures conditions de travail

BOULELIS

DES CAS DE BLUE TONGUE

DÉPISTÉS

L a situation de la Division de l’Hygiène et de l’As-

sainissement de la commune d’Oran reste toujours mar- quée par des insuffisances

matérielles notoires pour fai-

mais l’environnement actuel nécessite des interventions plus profondes pour débar- rasser le paysage urbain de tous ces points noirs qui défi- gurent l’image de cette capi-

se

plaignent de leur insuffi-

sante prise en charge pour des soins préventifs, étant confrontés aux risques de

maladies liées à l’exercice de

publiques. Certes, des opéra- tions spontanées ont été me- nées pour éradiquer les points noirs dans les cités des douze secteurs urbains de la

Des cas non encore confirmés mais douteux de blue tongue ont été récemment dépistés dans la localité de Boutlélis, a- t-on appris de source sûre. Une équipe de vétérinaires rele-

la

profession d’éboueur.

vant de la direction des services agricoles (DSA) est sur place afin d’évaluer le nombre d’ovins atteints. La rumeur

face aux exigences afin de

maintenir cette mégapole dans un état de propreté plus acceptable. Les efforts attendus se posent en terme d’urgence, sachant que cette ville s’apprête à ac- cueillir un rendez-vous in- ternational des plus impor- tants sur le gaz, le mois d’avril 2010, le GNL 16. Certes, de grands chantiers ont été ouverts pour recevoir, dans les meilleures condi- tions possibles, les milliers de participants étrangers,

re

tale régionale. La première opération à envisager doit d’abord profiter aux agents chargés de la collecte des or- dures ménagères qui ne dis- posent même pas de trans- port du personnel après le travail à des heures tardives de la nuit ou au petit matin. Ces travailleurs, ils sont près de 700, se plaignent aussi d’être privés de tenues et autres combinaisons et gants de travail, sans oublier le sa- chet de lait quotidien auquel ils ont droit. Certains agents

Par ailleurs, une visite dans

commune et des campagnes de volontariat ont mobilisé

le

parc des engins roulants

qui amplifie cette situation ajoute à l’inquiétude des éle- veurs et autres maquignons à quelques jours seulement de l’Aïd El Adha. Officieusement, cinq cas de la maladie bleue auraient été enregistrés par les services compétents. Mais d’ores et déjà, des mesures draconiennes ont été prises par les services

offre également une image

peu reluisante avec ces di- zaines de camions immobili- sés, parfois par manque de pièces détachées.

les habitants par le biais des comités de quartiers et amé- lioré la situation de l’envi- ronnement dans certaines ci- tés à forte densité. Cependant, il reste beaucoup

Ni

l’acquisition de nouveaux

agricoles de la wilaya à l’effet d’endiguer cette pathologie animale. Ainsi, nous croyons savoir qu’une campagne de

camions bennes tasseuses, ni

à faire pour atteindre les ob- jectifs. A ce titre, les admi-

la

dotation annoncée par le

sensibilisation a été dépêchée à Boutlélis et au niveau des localités à forte concentration de cheptel. Des agents de la DSA ont été affectés aux opérations de désinsectisation et

ministère de tutelle pour ren- forcer le parc communal en

nistrés et l’administration doivent conjuguer leurs ef- forts avec beaucoup plus de

un

quota de dix engins, n’ont

des contrôles sévères d’ovins sont menés par les vétéri- naires. La DSA de la wilaya appelle à la vigilance des éle- veurs pour prévenir les services concernés sur toute mala- die animalière suspecte. Z. Saber

réussi à mettre définitive- ment fin à cet éternel problè- me d’hygiène et de salubrité

civisme, pour les premiers, et avec plus de responsabilité et de sérieux, pour la seconde. A. Bendenia

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

RÉGION

CENTRE

PME ET ARTISANAT À MÉDÉA

Tant de contraintes à lever

La wilaya de Médéa compte plusieurs zones d’activité mal viabilisées et mal desservies, ce qui dissuade plus d’un à investir dans le créneau de la PME et de l’artisanat.

PHOTO : M. SALIM
PHOTO : M. SALIM

La culture de l’entrepreneuriat reste encore à développer

L ’université Yahia Fares de Mé- déa a organisé, lundi dernier, à l’occasion de la Journée natio-

de 27 500 salariés. Toutefois, pour la catégorie des PME qui embauchent moins de 10 salariés, leur nombre,

citoyens. Dans ce sens, la direction de la PME et de l’artisanat de la wi- laya de Médéa a élaboré un guide de

nale de l’artisanat, un atelier de ré- flexion sur la promotion de la cultu-

précise le ministre, n’a pas évolué dans cette wilaya, ajoutant que les

l’investissement qui recense toutes les opportunités de création d’entre-

re

de l’entrepreneuriat. Dans son

créneaux liés aux services à l’habitat

prises créatrices d’emplois et de ri-

intervention, le ministre de la PME

et aux travaux publics embauchent,

chesses. Dans le même contexte,

et

de l’Artisanat, Mustapha Ben

à eux seuls, plus de 90% des sala-

une rencontre consultative pour la

Bada, qui était présent lors de cet

riés, contre seulement 11,93% pour

coordination des efforts dans

événement aux côtés des autorités

les petites entreprises activant dans

l’orientation des diplômés concep-

locales, a exhorté les futures diplô- més universitaires à créer leurs propres entreprises pour réussir le gage de l’ouverture de l’économie

le domaine du plastique, de l’agroa- limentaire Selon les estimations du premier responsable du secteur de la PME et

teurs de projets, entre l’université et la direction de la PME et de l’artisa- nat, a précédé la visite du ministre. Ceci étant, force est de souligner

du

pays à celles de l’UE et des pays

de l’artisanat, la wilaya de Médéa

que la wilaya de Médéa compte à

arabes dans le cadre de la zone de

devra enregistrer dans le cadre du

l’heure actuelle plusieurs zones

libre-échange.

quinquennat 2010-2014 un quota de

d’activité mal viabilisées et mal des-

Dans son diagnostic sur la situation

5% des 200 000 PME projeté à cet

servies, ce qui dissuade plus d’un à

du

secteur de la PME dans la wilaya

horizon à travers le pays.

investir dans le créneau de la PME et

de

Médéa, le ministre a considéré

Notons aussi que le ministre a an-

de l’artisanat. Aussi, beaucoup d’ar-

que cette wilaya dispose quand même d’un tissu de PME assez conséquent, évalué à 3144 PME en 2007. En 2009, ce chiffre est passé à 3570 PME, embauchant ainsi plus

noncé, dans le sillage de cette ren- contre, le lancement à travers tout le territoire national d’une caravane de sensibilisation pour promouvoir la culture de l’entrepreneuriat chez les

tisans ont mis la clef sous le paillas- son en raison de l’invasion des pro- duits chinois d’une part et des coûts élevés de la matière première d’autre part. MohamedAbdelli

AÏN DEFLA

Lutte contre la maladie de la langue bleue

L es services vétérinaires dans la wi- laya de Aïn Defla sont en état

d’alerte maximale ces derniers jours, pour tenter de circonscrire d’éventuels foyers de la maladie de la langue bleue ou blue tongue, apprend-on auprès des services concer- nés. Cette maladie, qui touche princi- palement les ovins,

a déjà frappé le

mois écoulé au ni- veau de la commune de Bir Ould Khelifa (sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla) où 54 cas avaient été détectés sur 1200 têtes d’ovins contrôlés. Pour autant, les risques sont toujours présents, parti- culièrement dans les zones fronta- lières avec les wilayas où l’épizootie avait été signalée récemment, telles que la wilaya de Chlef où 40 moutons

récemment, telles que la wilaya de Chlef où 40 moutons ont été décimés par la maladie,

ont été décimés par la maladie, selon une source locale. A noter que la fièvre catarrhale prolifère à la faveur de conditions climatiques particu- lières, alternant périodes de chaleur et taux d’humidité élevé. En outre, le vi- rus de cette maladie peut se propager rapidement par l’action des vents. Aussi, l’inspection vétérinaire de la wilaya de Aïn Defla a entrepris une

vaste opération de dépistage et de lutte contre cette maladie. L’opération a déjà touché 8 communes comptant des zones réputées à haut risque et 22 zones ont reçu les traitements néces- saires. Ces opérations devront se poursuivre et les éleveurs sont appelés à se rapprocher des structures compé- tentes et à se montrer vigilants en veillant sur leur cheptel et en signalant le moindre symptôme lié à cette mala- die. Ces précautions prises par les res- ponsables du secteur de l’agriculture, tout comme les craintes des éleveurs, sont des plus justifiées à l’approche de l’Aïd El Adha, tandis que les citoyens appréhendent surtout une envolée du prix du mouton en cas d'atteinte du cheptel. Des craintes légitimes au vu de la flambée des prix de la viande rouge, constatée actuellement dans les commerces de la wilaya où le kilo- gramme de viande ovine et bovine est cédé à 1000 DA. Aziza L.

SONELGAZ À BLIDA

Sensibilisation contre les risques liés au gaz

L a direction de la distribution de Sonelgaz, en partenariat avec les services de la Protection civile de Blida, a donné récemment, au niveau de l’école technique, le coup d’envoi de la campagne d’information et de sensibilisation contre les

risques liés au gaz. Le choix de cette période n’est pas fortuit, puisque cette campagne démarre à l’approche de la saison hivernale où les explosions et les fuites de gaz aug- mentent. Cette campagne s’appuie sur la diffusion d’affiches dans différents lieux publics et la distribution de flayers par les services commerciaux de Sonelgaz (un flayer par quittance d’électricité). Ces supports présentent des conseils préventifs liés aux cas d’intoxication dus aux gaz brûlés et aux cas d’asphyxie et d’explosion causés par les fuites de gaz. La même direction prévoit aussi l’organisation de séances de sensibilisation au niveau de 46 établissements scolaires (primaire, moyen et secon- daire). Le choix des écoliers, soulignent les initiateurs de cette campagne, n’est pas fortuit, puisque l’esprit de sécurité et l’acquisition des bons réflexes s’inculquent à cet âge. Ils sont même susceptibles de transmettre ces bons réflexes à leurs familles respectives. Aussi, les femmes au foyer sont touchées par cette campagne d’informa- tion et de sensibilisation contre la mauvaise utilisation du gaz naturel, car elles sont plus exposées à ce genre de risques, du fait qu’elles passent la majeure partie de leur temps à la maison. Dans ce cadre, la direction de distribution de Sonelgaz envisage d’organiser des séances d’information et de sensibilisation à leur intention dans les établissements d’alphabétisation qui regroupent généralement cette catégorie de per- sonnes en quête de connaissance. Enfin, la Protection civile, qui a organisé des exer- cices d’intervention et de sauvetage dans ce volet, en insistant sur les gestes qui sau- vent, a profité de cette opportunité pour lancer un message de prudence et de

vigilance en direction des foyers au cours de cette saison hivernale, où l’utilisation du

Hocine Mallek

gaz est optimale.

EL AFFROUN

Vol au bureau de poste

E n se présentant lundi dernier au bureau de poste d’El Affroun pour effecteur une opération de retrait, le dénommé O. H., technicien supérieur de la santé, ne se

doutait pas qu’il allait être victime d’un vol en présence de nombreuses personnes. En effet, il était 15h10 lorsqu’une dizaine de personnes, parmi elles O. H., étaient agglutinées devant le guichet des retraits, après avoir aligné sur le comptoir leurs pièces d’identité, avec, à l’intérieur, le chèque. C’est en voulant se renseigner auprès du préposé au guichet sur la lenteur de l’opération de retrait, que O. H. se rendit compte qu’il venait d’être victime d’un vol. Profitant d’un moment d’inattention des usagers, une personne, dont l’identité et le sexe reste encore indéterminés, a, en effet, subtilisé le permis de conduire et le chèque de O. H. avant de prendre la fuite. Sans plus tarder et après les formalités d’usages pour bloquer son numéro de comp- te, il se rendit au commissariat de police de la daïra d’El Affroun pour déposer plain- te. De leur côté, les services d’Algérie Poste demandent aux usagers de ne pas dé- poser leur pièce d’identité et leur chèque sur le comptoir et de respecter la queue, afin d’éviter les cas de vol. Toutefois, l’on apprend qu’un distributeur de tickets, ac- quis par la nouvelle poste d’El Affroun il y a de cela plus de 3 ans, demeure, à ce jour, non fonctionnel. Son utilisation est pourtant indispensable pour mieux organi- ser les longues queues et éviter l’anarchie les vols. Signalons enfin que ce n’est pas la première fois que de tels actes sont signalés à l’intérieur même des bureaux de poste dans la wilaya de Blida. Ceux de Mouzaïa et d’El Affroun sont réputés pour ce genre de mésaventures que subissent des usagers de la poste. Il faut dire que dans ces deux bureaux règne un désordre révoltant, provoqué par des jeunes sans scru- pules qui profitent de cette anarchie pour accomplir leur forfait.

Abdelkader L.

BOUFARIK

Le MTCB réconforté par la justice

L e litige opposant deux clubs de tennis, le MTCB et le WMB, a fini par connaître son épilogue. En effet, le tribunal de Boufarik a rendu un jugement, attendu par le

milieu sportif local, au terme duquel, le WMB a été condamné parce qu’il activait sans agrément. Cette affaire remonte au début des préparatifs de création d’une équipe de tennis par ladite association qui n’a pas daigné se conformer à la réglementation en

vigueur, imposant a priori l’obtention de l’avis technique de la fédération et l’autorisa- tion express des services de la wilaya. Ainsi, en l’absence de ces documents, les membres de l’association WMB se sont attelés à placarder des affiches et des appels à l’adhésion, moyennant une somme d’argent, allant même jusqu’à tenter l’occupation

Anis B.

du site d’une autre association, à savoir le MTCB.

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PHOTO:ARCHIVES/B.AHCENE

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

RÉGION

EST

6 e SALON DE L'ARTISANAT À OUM EL BOUAGHI

Des projets et des sous pour boosterlesmétierstraditionnels

En plus des objets traditionnels exposés, le public a eu droit à des conférences centrées sur le développement de ce secteur.

O rganisé du 6 au

9 novembre,

de ce secteur. O rganisé du 6 au 9 novembre, 62 projets sont inscrits, avec 100

62 projets sont inscrits, avec 100 0000 DA pour chaque bénéficiaire

tionnelle robe kabyle, dont les couleurs chatoyantes forment une composition digne d'une peinture d'art. On aura aussi remarqué les beaux objets en céramique qui sont l'œuvre d'artisans de la wilaya de Boumerdès. En plus des objets tradition-

nels exposés, le public a eu droit à des confé- rences centrées sur l'arti- sanat, ainsi que les voies et moyens de le dévelop- per. D'ores et déjà, il est question d'encourager les artisans en les dotant de matériel. Le directeur de la CAM a parlé de la réa- lisation de 62 projets. Ces derniers seront prompts à booster le sec- teur de l'artisanat. Les postulants à ces projets bénéficieront d'un maté- riel dont la valeur est es- timée à 100 000 DA. Sept spécialités sont concernées par ces aides.

On peut citer, entre autres, la sculpture sur bois, le tissage, les bijoux traditionnels, le plâtre…Ceci, en attendant la réception de la maison de l'ar- tisanat implantée à Aïn Beïda et qui constituera, sans doute, un véritable pôle destiné à développe le secteur. L. Baâziz

conjointement

par la direction de la PME et la Chambre de l'artisanat et des mé- tiers (CAM), le 6 e sa- lon de l'artisanat tradi- tionnel a vu la participation de six wi- layas avec 32 partici- pants, dont les travaux ont été exposés dans les halls de la maison de la culture Nouar Boubakeur du chef- lieu de wilaya. Les vi- siteurs ont eu le loisir d'apprécier le travail des artisans des wi-

layas participantes. Khenchela, qui dépend de la CAM d'Oum El Bouaghi, a participé avec le célèbre ta- pis de Babar, un tapis qui se distingue des autres par la beauté de ses motifs. Tizi Ou- zou, Béjaïa et Boumerdès, outre le travail de l'argent (bijoux), ont exposé la tradi-

LE MOUTON DE L'AÏD SE FAIT DÉSIRER

A vingt jours de l'Aïd El Kébir, les chefs de famille discutent déjà de ce que sera le prix du mouton destiné au sacrifice. Au niveau des marchés à bestiaux de la région, tels ceux de

Meskiana, Aïn Beïda et Oum El Bouaghi, les prix du mouton flambent. Le plus petit agneau est proposé à 10 000 DA, sinon plus. Les maquignons se frottent les mains, sûrs qu'ils feront

de bonnes affaires, la semaine précédant la fête. Nombre de familles ne dérogeront pas au rite de Sidna Ibrahim et iront jusqu'à s'endetter pour

satisfaire leur progéniture.

L. B.

MILA

Débrayage au centre universitaire

L a situation au centre universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila semble s'envenimer entre l'administration et la popula-

tion estudiantine, si l'on se fie au débrayage entamé hier par les étudiants activant sous la bannière de l'Union général des étu- diants algériens (UGEA). Selon les affirmations de son porte-pa- role, Bilal Benabderrahmène, un préavis de grève de 3 jours au- rait été introduit sous les auspices d'un huissier de justice auprès des instances concernées. «L'exigence d'ouverture d'écoles doc- torales de post-graduation et de nomination de responsables pé- dagogiques de qualité, le comportement de certains directeurs d'instituts, qui serait à la limite de la bienséance et la non-per- ception d'une soixantaine d'étudiants de leurs bourses», sont mises en avant par les grévistes, dont le nombre est estimé à plu-

sieurs centaines, à en croire les représentants syndicaux de l'UGEA. Contacté à ce sujet, Ali Boukaroura, recteur du centre universitaire, confirme, en effet, le déclenchement inattendu du mouvement de protestation vers 9 heures, précisant toutefois qu'«il n'a été destinataire d'aucun préavis de grève, si ce n'est une copie du communiqué récupérée auprès de ses agents». Et de poursuivre: «Nous avons été surpris, la veille, lorsque les par- tenaires de l'UGEA, conviés à une réunion de coordination au même titre que leurs collègues de l'UNEA, ont boycotté la séan- ce». Regrettant que les contestataires en soient venus à bloquer l'accès des amphithéâtres devant les étudiants désintéressés par le débrayage, A. Boukaroura pense que les contestataires étaient tout au plus une quarantaine. M. Boumelih

GUELMA

Les cheminots réclament leurs allocations familiales

D epuis le mois d'avril 2009, les em- ployés de la Société nationale des

transports ferroviaires (SNTF), en fonc- tion dans les gares et passages à niveaux gardés de Boukamouza, Bouchegouf, Mdjez Safaâ et Aïn Tahmimine, relevant de la daïra de Bouchegouf, n'ont pas perçu leurs allocations familiales. Une situation clairement expliquée par un émissaire des travailleurs que nous avons rencontré, appuyant ses propos par une pétition, dont une copie nous a été remise. En effet, selon nos interlocuteurs, plus de

75 employés de la SNTF région de Bou- chegouf, contrairement à leurs collègues de Annaba et Souk Ahras, n'ont pas reçu leurs allocations familiales. A ce sujet, ils déclarent: «Nous nous sommes présentés au guichet de la CNAS, que ce soit celle de Bouchegouf ou celle de Guelma. Il nous a été confirmé que les allocations attri- buées sont de 300 DA par enfant et non pas 600 DA, comme le voudrait la régle- mentation.» Et d'ajouter: «Cependant, nos collègues de Annaba et Souk Ahras perçoivent 600

DA par enfant. Nous mêmes percevions la même somme avant le mois d'avril 2009.» Mais encore, les cheminots de la gare de Bouchegouf ont été surpris, nous dit-on, d'essuyer un refus de dépôt du dossier d'un employé accidenté du travail de la part de la CNAS de Bouchegouf. Les préposés de cette agence leur ont si- gnifié que le dossier devait être remis et enregistré à la CNAS de Constantine. «C'est une situation anodine, voire illo- gique», s'exclament les cheminots. Karim Dadci

illo- gique », s'exclament les cheminots. Karim Dadci SKIKDA 20 ans de prison ferme pour un

SKIKDA

20 ans de prison ferme pour un meurtrier

L a cour de Skikda a condamné à 20 ans de réclusion B.T., âgé de 31 ans, accusé de meurtre avec préméditation, et à une année de prison ferme son frère B.F., accusé quant à lui de complicité. Les

faits remontent au 20 mars 2009 quand, aux environs de 13 heures, le principal accusé, B.T., et la victime, décédée quelques heures plus tard des suites de ces blessures, se sont fixé rendez-vous au lieudit Bou El- khénzir, dans la commune de Aïn Kechra, afin de mettre définitive- ment fin au conflit qui les opposait. Refusant de s'acquitter de sa dette,

la discussion s'est vite transformée en altercation entre les deux jeunes. L'accusé décidera alors de faire appel à son frère en lui demandant de barricader la route pour coincer les deux victimes. Une dizaine de per- sonnes, munies de bâtons, étaient sur les lieux pour intercepter les deux victimes. Celles-ci recevront alors des coups à différents endroits du corps, mais celui asséné à la tête de la victime lui sera fatal puisque, après quinze jours d'hospitalisation, elle succombera à ses blessures. Par ailleurs, et lors de son sévère réquisitoire, le procureur général re-

querra la peine capitale à l'encontre des deux accusés.

D. D.

EL MILIA (JIJEL)

La campagne de la cueillette des olives lancée

T radition ancestrale par excellence, la campagne de la cueillette des olives est lancée depuis quelques jours. De nombreuses familles

habitant les différents douars et mechtas de la région ont pris le che- min des oliveraies pour cette campagne qui va se poursuivre jusqu'au mois de février prochain. Pour cette année, la récolte s'annonce faible, à en croire le témoignage de certaines personnes qui se sont lancées dans la cueillette de leurs olives. La vieillesse des oliviers, conjuguée à des conditions climatiques que ces mêmes interlocuteurs ont jugé défavorables, ainsi que des maladies qui auraient touché les graines d'olives semblent être les causes de cette faible récolte. Travail pénible et harassant, la cueillette des olives, que d'aucuns jugent une véritable corvée, a presque toujours été l'apanage des femmes. L'avènement des huileries modernes a, cependant, mis fin à l'extraction de l'huile

par les méthodes traditionnelles connues. Pour l'histoire, l'huile d'oli- ve a toujours figuré, depuis des époques lointaines, dans les traditions locales. Aucune famille ne peut s'en passer de par les vertus tant van- tées de ce produit, très demandé, de surcroît. L'année dernière, le prix du litre a atteint les 400 DA, en dépit d'une récolte satisfaisante. Eu égard au contexte inflationniste galopant qui n'épargne aucun produit, il est attendu que ce prix va encore flamber, particulièrement si l'huile d'olive arrive à ne pas être disponible en quantité suffisante. Rami Z.

TÉBESSA

Le personnel du lycée Chareït Lazhar en grève illimitée

L e personnel du lycée de Chereït Lazhar à El Hammamet (15 km au nord du chef-lieu) est entré hier en grève illimitée pour réclamer le

départ du censeur et du surveillant général de l'établissement à la suite d'une décision de réintégration à leurs postes par la direction de l'édu- cation de la wilaya, et ce après leur suspension par le directeur de l'éducation en septembre dernier. Une décision, à laquelle les profes- seurs et les adjoints de l'éducation s' y opposent farouchement. En ef-

fet, selon une pétition signée par l'ensemble du personnel (dont El Wa- tan a reçu une copie), les protestataires demandent le départ immédiat des deux administrateurs qui sont, d'après eux, derrière la dégradation du lycée, notamment les conflits larvés entre les contestataires et le proviseur, d'une part, et entre les professeurs et les d'adjoints de l'édu- cation de l'autre. Depuis le début de l'année scolaire, de nombreux dé- brayages ont bloqué, à maintes reprises, le lycée, ce qui avait nécessité le déplacement du directeur de l'éducation de la wilaya, Kamel Zid, et une commission formée des élus de l'APW pour réconcilier les prota-

gonistes, mais vainement.

Lakehal Samir

BALLET NATIONAL ALGÉRIEN

Une tournée de charme à l'Est du pays

A nnoncée du 7 au 13 novembre, la tournée du ballet national algé- rien à l'Est du pays permettra aux danseuses et danseurs d'étaler

leur savoir-faire artistique en présentant un patchwork chorégra- phique dédié aux danses populaires algériennes. Les scènes de Tébes- sa, Oum El Bouaghi, Guelma, Constantine et Batna seront les haltes choisies par l'ensemble national pour aller à la conquête d'un public qui a toujours fait preuve d'enthousiasme. Promises aux frétillements joyeux du corps, les soirées programmées seront un moment de pur bonheur; elles empliront les lieux et les cœurs d'une gestique féerique que seules les danses populaires terguies, kabyles, chaouies et alaouies peuvent assurer dans une ambiance bariolée aux couleurs chatoyantes des beaux costumes traditionnels. Djamel B.

PHOTO : D. R.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

KABYLIE INFO

WILAYA DE BOUIRA

La Journée de l’artisanat célébrée

Une riche exposition a été tenue dans le hall de la pépinière des entreprises de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’artisans issus de la wilaya.

S ous le slogan «authen- ticité et innovation», la wilaya de Bouira a

vécu cette semaine un ren- dez-vous où l’artisanat s’est présenté sous ses diverses déclinaisons, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, coïn- cidant avec le 9 novembre de chaque année. Une riche exposition des différents articles artisanaux a ainsi été tenue dans le hall de la pépi- nière des entreprises de la de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’arti- sans tous issus de la wilaya. Les responsables de la direc- tion de la PMEA (petites et moyennes entreprises et de l’artisanat) ainsi que ceux de la chambre régionale d’arti- sanat et des métiers de Béjaïa, organisateurs de la rencontre, se sont «mobilisés pour réussir cet événement qui se veut un moyen de vul-

BOUKHALFA

La cité universitaire dans le noir

Les résidents de la cité uni- versitaire garçons de Boukhalfa souffrent le marty- re ces derniers jours, passant leurs nuits dans le noir après la suspension de l’alimenta- tion en énergie électrique d’une bonne partie des pavillons qui composent leur résidence. En effet, depuis samedi dernier, une panne d’électricité due au vol du disjoncteur principal a privé

tous les nouveaux pavillons qui abritent les deux tiers des résidents du courant alternatif et a plongé leurs occupants dans le noir avec tout ce que cela engendre comme désagréments aux étudiants. Ces derniers, qui se rabattent sur les bougies pour éclairer un tant soit peu leurs chambres, éprouvent des difficultés pour prendre leur dîner car un seul resto est opérationnel, d’autant que le nouveau restaurant est touché par la coupure du courant. La file d’attente s’est donc naturellement pro- longée jusqu'à l’extérieur du réfectoire et les étudiants doivent prendre leur mal en

patience avant de servir leur plateau. Les résidents saisis- sent leur direction pour qu’elle solutionne ce problè- me dans les plus brefs

délais.

L M.

solutionne ce problè- me dans les plus brefs délais. L M. Les artisans bénéficieront désormais de

Les artisans bénéficieront désormais de l’exonération d’impôts

gariser le produit artisanal local, et par là réunir les arti- sans autour d’objectifs com- muns permettant de faire de cette wilaya un carrefours pour le développement de ce circuit de production ». Un avis que le wali de Bouira, qui procédera à l’ouverture de l’exposition, soutiendra en rassurant les artisans pré- sents quant à la disponibilité de son administration pour la facilitation de l’accès aux locaux et l’encouragement des artisans dans leurs démarches d’amélioration du produit local. Khendriche Arezki, président de la CAM Béjaïa, qui supervisait l’or- ganisation, dira de son côté que «l’objectif recherché à travers cette manifestation, est de faire connaître les arti- sans aux citoyens, et par-là même faire découvrir, aux jeunes, notamment, l’impor- tance de l’artisanat qui est l’un des circuits les plus importants pourvoyeurs

d’emploi». Le même avis est défendu par le directeur de la CAM, M. Zoulim, qui dira que «la CAM a pour objectif de mieux encadrer les arti- sans et de leur montrer le chemin à suivre pour bénéfi- cier des différentes aides dans le cadre des dispositifs mis à leur disposition, à l’instar de l’Ansej, de l’Angem et du fond de pro- motion de l’activité artisana- le». Notre interlocuteur qui revient sur les différentes mesures incitatives dont bénéficient les artisans, annoncera que l’Etat vient d’introduire une nouvelle mesure à l’égard de cette frange et qui consiste en l’exonération d’impôts à vie. Evoquant les problèmes ren- contrés par les artisans, notamment la commerciali- sation de leurs produits et la concurrence parfois déloyale des produits étrangers, nos interlocuteurs ont insisté sur l’implication de tous les ser-

vices de l’Etat au niveau local, mais surtout sur le nécessaire développement des circuits de production locaux à même de pouvoir contrer cette concurrence. M. Salah Boualenh, directeur de la PME de la wilaya, qui abonde dans le même sens, dira que sa direction veillera à l’encouragement des arti- sans à se constituer en entre- prises, lequel moyen, selon lui, permettra d’asseoir une stratégie de développement et de régulation du marché des produits artisanaux. Un vœu partagé par les diffé- rents artisans que nous avons interrogés sur place, et qui souhaitent voir les pouvoirs publics prendre les mesures adéquates à même de réhabi- liter l’artisanat en tant qu’ac- tivité économique viable, mais surtout en tant que garante d’un legs ancestral dont la valeur culturelle est inestimable.

Lyazid Khaber

AÏT AISSA MIMOUN

Controverse autour d’une décharge

L es habitants du village Boussouar, dans la com-

mune d’Aït Aïssa Mimoun, s’opposent à l’implantation d’une décharge publique intercommunale au lieudit Taassasth. Ils motivent leur refus par la proximité de l’assiette du projet par rap- port aux habitations. «Nous sommes scandalisés par la gestion du président de l’APC, notamment l’implan- tation de la décharge inter- communale et cela, dans l’ignorance totale des règles

élémentaires d’hygiène, de santé publique des citoyens en général et ceux de notre village en particulier», déplorent-ils dans une décla- ration déposée à la rédaction de notre bureau. «Notre refus est motivé par la présence d’un grand nombre d’habita- tions, d’une crèche et de la bibliothèque municipale, à une distance ne dépassant pas 200m. Ce site est égale- ment proche de la route com- munale, du nouveau cimetiè- re et de l’aire de jeux et de

détente qui mérite d’être préservée» ajoutent-ils. Les villageois ont tenu une réunion pour débattre des conséquences de ce projet et ont exprimé à l’unanimité

leur refus quant à l’aboutis- sement de cette idée, selon la même déclaration. «Nous sommes déterminés à empê- cher sa réalisation. Il y a d’autres sites plus indiqués pour ce genre de réalisa- tions», concluent les repré- sentants du comité du villa-

A.T.

ge.

MELAOUA

LESVILLAGEOIS HAUSSENT LE TON

A u pied de la montagne de Melaoua, à quelques kilomètres au sud du chef-lieu communal de Bechloul, une bourgade de plus de

1000 habitants attend désespérément son lot de développement. Tout semble manquer dans cette localité. La plate forme des revendica- tions élaborée par les membres de l’association « Thafsuth », adres- sée aux autorités locales, en dit long sur la souffrance des habitants. Le village est privé de gaz naturel alors que le réseau est arrivé jus- qu’aux villages limitrophes. Ainsi, la bonbonne de gaz butane ou le bois de chauffage seront de mise pour toute la saison froide. L’eau potable fait partie des problèmes qui pénalisent encore le village. Les gens ne comptent que sur les citernes pour s’approvisionner. Le pro- jet de réalisation d’un château d’eau qui devra desservir Melaoua et les deux autres hameaux, à savoir Bouaïche et El Kodia, tarde à voir le jour. Le village souffre aussi de l’absence du réseau d’assainisse- ment. Le chemin communal qui mène à Melaoua depuis la ville de Bechloul est impraticable. Les travaux d’entretien qui ont été enta- més s’avèrent du bricolage, du point de vue des habitants. Il suffit d’une petite pluie pour que la route soit totalement inondée. Les éco- liers du village n’ont pas encore bénéficié du transport scolaire, et ce, pour la bonne raison que les deux bus communaux ne trouvent pas de chauffeurs. La couverture sanitaire fait également défaut. La demande portant la réalisation d’une salle de soins qui réponde aux besoins de près de 3000 habitants ne connaît toujours pas de suite. Pourtant, une assiette de terrain a été offerte par un citoyen du villa- ge. Même sort pour les projets de réalisation d’une aire de jeu et d’un foyer pour les jeunes. Ces derniers attendent la concrétisation des promesses des responsables locaux. Ali Cherarak

SOUR EL GHOZLANE

INSCRIPTION DE 300 LOGEMENTS

L a commune de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira, vient de bénéficier d’un nouveau programme de réalisation de 300 loge-

ments sociaux locatifs. La notification dudit programme complé- mentaire a été faite la semaine écoulée par le ministère de l’Habitat suite à la récente visite de travail de Noureddine Moussa dans la loca- lité. A cette occasion, le ministre a été interpellé par les citoyens ren- contrés sur place, ce qui serait à l’origine de cette notification. En effet, nous apprenons du côté de l’OPGI de Bouira que le ministère de tutelle a alloué une enveloppe de plus de 22 millions DA, desti- née au « financement des études et au suivi dudit projet. L'inscription de l'opération de réalisation des logements et VRD (voiries et réseaux divers) aura lieu après finalisation des études et obtention des résul- tats des appels d'offres». D’autre part, les responsables du secteur de l’habitat annoncent l’attribution d’un autre programme d’aide à l’ha- bitat rural, comptant 200 aides destinées aux populations des com- munes rurales d’Ahnif et d’Ath Mansour, à l’est de la wilaya. L. Khaber

TIZI GHENIFF (TIZI OUZOU)

GROGNE À LA CITÉ DU 5 JUILLET

S ous une pluie battante, très tôt dans la matinée de lundi, les habi- tants du lotissement 5 Juillet du chef-lieu de la daïra de Tizi

Gheniff, à 50 kilomètres au sud de Tizi Ouzou, ont investi le siège de l’APC pour l’occuper durant toute la journée. Ils ont eu recours à cette action pour se faire entendre, estimant que leurs préoccupations posées légalement et à maintes reprises demeurent sans solutions. Les acquéreurs qui ont érigé des habitations à grands coût sont tou- jours sans acte de propriété, alors que le lotissement a été créé en 1982. A cela s’ajoute le fait que les lieux accusent un manque flagrant d’aménagement urbain. En effet, les artères sillonnant ce quartier, non bitumées, dépourvues de trottoirs, sont difficilement praticables. «Nous exigeons que ces voies soient aménagées selon les normes appropriées et que l’accès au lotissement qui longe la façade du siège de la sûreté urbaine sise à une encablure de nos habitations soit rouvert à la circulation, car c’est la meilleure voie qui relie notre quartier au centre-ville», a déclaré l’un des protestataires. S’agissant des conséquences engendrées par cette action radicale, nous avons constaté que les nombreux citoyens qui se sont déplacés à la mairie et à la recette de la CNASAT sont repartis déçus et bredouilles après avoir été bloqués pendant des heures et de surcroît sous la pluie. Concernant l’issue donnée à ce mouvement, les habitants du lotisse- ment indiquent qu’une délégation a été reçue par le chef de la daïra de Tizi Gheniff. L’on a appris que le directeur de l’urbanisme de la wilaya de Tizi Ouzou a promis aux protestataires que les travaux de viabilisation dudit lotissement ont été retenus. «Si rien n’est fait d’ici un mois, nous reviendrons à la charge», a menacé un membre de la délégation à l’issue de l’entrevue avec le chef de daïra. Ali Said M.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

 

RÉGION

OUEST

GRÈVE DANS

 

CHLEF

   

TISSEMSILT

 

L’ENSEIGNEMENT

Le secteur

   

1248 foyers raccordés au gaz de ville

éducatif paralysé

à

Saïda

Lors de ces deux jours de grève des syndicats (Unpef et Cnapest), les trois paliers du secteur éducatif sont paralysés, seuls les vacataires et jeunes du pré emploi ont enseigné. Selon Kharoubi Boubakeur, premier responsable du Cnapest, «durant ces deux jours de grève entrant dans la semaine de boycott des cours pour revendiquer nos droits,

la grève a été largement suivie, le taux de participation dans les 17 lycées de la wilaya est de 77,59. Pour sa part, Tabiti Abderahmane, secrétaire général de l’Unpef, «le taux de participation des grévistes a atteint 75% pour le cycle primaire et 65% pour

Triste souvenir des inondations de 2001

Quinze communes, sur les trente-cinq que compte la wilaya, avaient été alors déclarées officiellement zones sinistrées. Il s’agit, entre autres, de Ténès, El Marsa, Sidi Abderrahmane, Talassa, Dahra, Abou El Hassene, Sidi Akkacha et Bouzeghaïa.

entre autres, de Ténès, El Marsa, Sidi Abderrahmane, Talassa, Dahra, Abou El Hassene, Sidi Akkacha et

M is à part l'inauguration de la nouvelle direction située à Haï Castors par Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines, lors de sa dernière visite à Tissemsilt, la di-

rection dudit secteur procèdera, dans les meilleurs jours à venir, au raccordement au réseau électrique de plus 1248 foyers au ni- veau des agglomérations urbaines situées à travers les com- munes de la wilaya avec une enveloppe financière estimée à 93 millions de DA. Ainsi, le taux de raccordement en électricité a dépassé largement le taux national avec 98%. Parallèlement à cela, 113 foyers, juchés sur des zones très escarpées et plus loin du réseau d’électricité, seront raccordés incessamment à l’éner- gie solaire. Pour ce qui est de l’exploitation minière, plusieurs projets sont en voie de lancement par des investisseurs privés. Ces réalisations, qui ont contribué efficacement à la fixation des milliers de familles dans leurs douars d’origine, s’ajouteront aux 9 carrières qui sont opérationnelles avec une capacité totale de 4000 tonnes /an d’agrégats, à la mine de baryte qui produit 33000 tonnes/ an et occupe plus de 450 employés et, enfin, à la briquete- rie fraîchement mise en service sur la RN 14, à quelques enca- blures du chef-lieu de la wilaya de Tissemsilt. B. E. H.

le cycle moyen».

S. A.

PHOTO : YECHKOUR/ ARCHIVES

L’UNPEF rejoint

le mouvement

EL BAYADH

 

à

Relizane

 

Finalement, les enseignants des collèges de la wilaya de Relizane, notamment les affiliés au syndicat autonome l'UNPEF, ont emboîté le pas à leurs collègues des lycées et ont paralysé les CEM. C'est ce que nous apprenons d'un responsable local de ce syndicat. En effet, 65 collèges sur les 100 existants ont, depuis hier, adhéré au mouvement de débrayage déclaré par l'intersyndicale de la Fonction publique. Se montrant rassuré par la compréhension des enseignants ayant déjà manifesté leur attachement à la grève, notre interlocuteur affirmera que les établissements scolaires encore récalcitrants suivront dès demain. Nos revendications sont légitimes et verseront dans l'intérêt de la scolarité de nos enfants et de ce fait, nous nous sentons tous, syndicalistes ou non, concernés par cette action,

I. B.

conclut-t-il.

SÉNATORIALES

Les candidats du RND et du FNA connus

Si le vieux parti, le FLN, n’a pas encore désigné son candidat aux prochaines sénatoriales prévues en décembre prochain, les RNDistes ont, quant à eux, jeté leur dévolu sur Bettayab Aoued, un militant de la première heure du parti et membre d'APW. Les élus trouveront aussi sur la liste les candidats Hadj Benjabbar Abdelkader, un membre d'APW d'obédience FNA, une

formation comptant pas moins de 60 élus. Il est utile de rappeler que Relizane compte 380 élus dont 120 du

FLN et 70 du RND.

I. B.

Certains ouvrages se sont avérés carrément inefficaces pour parer aux innondations

L ’anniversaire des inonda- tions du 10 novembre 2001, qui avaient dure-

ment frappé la région, est passé quasiment inaperçu hier.Aucu- ne rencontre ni manifestation n’ont marqué cette journée qui devait être normalement consacrée à l’évaluation des mesures prises pour prévenir une telle catastrophe. Rappe- lons que les inondations de 2001 avaient causé des dégâts humains et matériels impor- tants, en particulier dans le nord de la wilaya et sur le litto- ral. Quinze communes, sur les trente-cinq que compte la wi- laya, avaient été alors déclarées officiellement zones sinistrées. Il s’agit, entre autres, de Ténès, El Marsa, Sidi Abderrahmane,

Talassa, Dahra, Abou El Has- sene, Sidi Akkacha et Bouze- ghaïa. Les crues avaient été, on s’en souvient, provoquées par l’absence d’ouvrages de pro- tection des riverains contre les débordements des oueds. La leçon a-t-elle été retenue ? C’est la question qui revient sans cesse dans les discussions des Chélifiens.

DOMMAGES

Il faut rappeler qu’au lende- main de cette catastrophe, le Gouvernement avait décidé une série de mesures d’urgence pour prendre en charge les dommages causés. La plus im- portante portait sur la construc- tion de digues et de galeries souterraines pour évacuer les

crues. Cependant, certains ou- vrages se sont avérés carrément inefficaces et ont dû être refaits et surdimensionnés, moyen- nant de nouvelles opérations fi- nancières. C’est le cas, par exemple, des travaux exécutés à Ténès et Talassa et qui ont né- cessité une enveloppe supplé- mentaire de plusieurs milliards de centimes. De même, les inondations enregistrées ces dernières années ont également fait ressortir de graves dé- faillances dans les autres com- munes exposées à ces risques. Cela laisse supposer que la ges- tion des catastrophes reste tou- jours aléatoire avec toutes les conséquences qui en découlent pour les personnes et les biens. A.Yechkour

TINDOUF

Inauguration du centre de l’industrie artisanale

L e centre de l’industrie arti- sanale de Tindouf a été

inauguré officiellement, ce lundi, par le wali à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’Industrie artisa- nale. Ce nouvel espace, estimé à 4 milliards de cts, a été mis à la dispostition des artisans de la localité - une quarantaine - qui exposent, du 09 au 13 du mois en cours, leurs produits (costumes traditionnels hom- me-femme, bijoux, tapisserie, ustensiles, arts plastiques, plats et gâteaux). Organisée par la Chambre de l’artisanat et des métiers en collaboration avec la direction de la PME et de l’industrie artisanale, cette ma-

Pour élargir la clientèle et augmenter la production, 32 artisans vont bénéficier d’une aide pour l’acquisition des équipements d’ateliers.

nifestation vise à faire connaître cette production et, donc, à booster son écoule- ment sur le marché local dans un premier temps. En s’entre- tenant avec les exposants, le wali a beaucoup insisté sur la préservation du patrimoine et son cachet spécifique en leur recommandant de multiplier

les ventes (prix abordables) pour élargir la clientèle et aug- menter la production. «Il faut aussi assurer la formation», leur a-t-il rappelé. On appren- dra que 32 artisans vont béné- ficier d’une aide pour l’acqui- sition des équipements d’ateliers. Le centre de réédu- cation de Tindouf a également pris part à cette célébration en exposant les produits réalisés par ses «hôtes» qui, pour rap- pel, sont formés dans le cadre de leur réinsertion. Le wali a, par la suite, visité la Maison de l’industrie artisanale dont la réalisation, pour un coût de 4 milliards également, vient d’être achevée. M. Milagh

Feu vert pour l'indemnisation des fellahs sinistrés

L es petits fellahs dont les exploitations agricoles ont été dure- ment affectées par les intempéries durant l'année écoulée et

recensés à travers les huit communes de la wilaya d'El Bayadh classées zones sinistrées, retrouvent enfin le sourire. Le feu vert vient d"être donné par les autorités locales pour les dédommager par le biais de versements proportionnels aux dégâts subis. Une enveloppe financière d'un montant global de plus 95 mil- lions, 378 mille dinars vient d'être débloquée au profit de 683

d'entre eux. La Direction agricole de la wilaya a d'ores et déjà mis en place tous les mécanismes d'application de cette mesure. Toutefois, ces petits fellahs, qui se sont rapprochés de l'agence bancaire B.A.D.R., ne sont pas au bout de leurs peines, plus parti- culièrement ceux issus des communes profondes de la wilaya, en raison des pesanteurs bureaucratiques, ce qui pourrait, selon eux, se répercuter négativement sur la reprise des travaux agricoles en

H. M.

ce début de saison.

BECHAR

Soirée artistique en hommage au défunt Maalem Benaïssa

U ne soirée artistique en hommage au défunt Maalem Benaïssa sera organisée, après demain 12 novembre, à la salle Ibn

Zeydoun àAlger à l’initiative des commissariats des festivals na- tional et international de la musique et danse Diwane et de la chargée de communication du festival national du Diwane à Be- char, a-t-on appris auprès du commissariat du festival national du Diwane. Cette manifestation, soutenue par le ministère de la Culture et la direction de l’office de Riadh El Feth, sera animée par cinq groupes artistiques que sont Djouba Toure, Ouled Haoussa, Afri- ca Influence, Armonica et le virtuose de la mandoline Mohamed Rouane en présence de plusieurs autres célèbres artistes, indique Monia Harkat. Maalem Benaïssa, de son vrai nom Bahaz Benaïs- sa, décédé le 07 novembre 2008, est considéré par les spécialistes du Diwane comme l’un des meilleurs musiciens et joueur de goumbri, instrument à la base de cette musique séculaire. Le défunt a contribué énormément à la vulgarisation et la promo- tion de cette expression musicale et chorégraphique que son dé- funt père Maalem El Hadj transmettra au fils le savoir et l’amour de cette musique et des différents rituels du Diwane pour venir par la suite se perfectionner auprès de plusieurs maîtres et musi- ciens comme le célèbre luthiste Alla de Bechar considérée com- me la ville nationale du Diwane. Les recettes de cette manifesta- tion artistique seront versées à sa famille et ce, en signe de soutien et de solidarité des artistes et amoureux de cette authen- tique expression artistique. M. Nadjah

D. R.

PHOTO :

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 13

KABYLIE INFO

NACIRIA

Lenteurs à la recette intercommunale

P our obtenir un extrait de rôle auprès de la recette intercommunale regroupant Baghlia Naciria et Sidi

Daoud, il est impératif de consacrer trois journées ou plus. Ainsi, les citoyens sont obligés d’aller une première fois formuler la demande de ce document en déposant une copie de la carte d’identité nationale auprès dudit service. Ils reviennent un autre jour récupérer un extrait de non- imposition qu’il faut déposer auprès d’un autre guichet du même établissement. On leur donne alors un rendez-vous pour trois jours ou plus pour venir enfin faire la queue pendant des heures afin de pouvoir récupérer ce fameux papier administratif. «Je n’arrive pas à comprendre les raisons pour lesquelles on est obligé de faire un tel marathon pour avoir ce document. Il est plus facile d’effectuer une demande de visa auprès de n’importe quelle ambassa- de à Alger», déplore un étudiant déçu par cette bureaucratie. «J’ai raté trois jours de travail, en me déplaçant de Naciria jusqu’ici, pour venir faire la queue afin d’avoir cet extrait pour ma fille qui a eu son bac cette année et qui en a besoin pour le dossier de bourse universitaire», regrette un citoyen. «Pour quelle raison n’y a-t-il pas de services des contribu- tions à Naciria ? Et pourtant c’est une daïra», s’interroge-t-il. Les citoyens reprochent à l’administration de ne pas agir de manière à soulager les citoyens des déplacements incessants qu’ils effec- tuent en faisant des kilomètres pour l’ob- tention de documents administratifs. M. Merzak

CHAÂBET EL AMEUR

Transport scolaire insuffisant

L e transport scolaire à Chaâbet El Ameur continue à faire l’objet de

plaintes de la part des habitants des vil- lages. La colère s’exacerbe à l’approche de l’hiver. Plus de quinze villages réclament le transport scolaire au moment où l’APC ne dispose que de cinq bus stationnés au niveau du parc communal. Le seul village qui a bénéficié d’un bus pour le ramassage scolaire est celui de Matoussa. Ses habi- tants s’étaient soulevés il y a quelques jours et sont venus fermer le siège de l’APC et prendre le maire en otage durant

deux jours. Pour éviter que d’autres vil- lages ne les suivent, les responsables locaux ont convié les comités des villages, dans l’après-midi de jeudi dernier, à une réunion pour «discuter du problème et trouver une solution». Les responsables ont pris acte des revendications des citoyens et se sont chargés de les trans- mettre aux autorités supérieures. Mais la population s’impatiente car «on nous a toujours promis des solutions qui ne vien- nent jamais», dit-on. Surtout que le pro- blème du transport scolaire n’est que la goutte qui fait déborder le vase. Les routes des villages sont quasiment impraticables. Aït Saïd, Irezzouguen, Iomarren (Sidi Saâd) et Aït Ibrahim attendent depuis plu- sieurs années que leurs doléances soient entendues. «En hiver, notre village est coupé du reste de monde, les transporteurs ne s’y aventurent pas en raison de l’impra- ticabilité de la route», nous dira un habi- tant du village Aït Ibrahim. On soulève aussi le problème du manque ou d’absence d’infrastructures de base, telles que des salles de soins, les maisons de jeunes et les

salles de sport. M. Zitouni

COMMUNE DE BAGHLIA

Pression sur le logement

Plus de 3000 demandes ont été enregistrées ces dernières années dans une commune qui n’a bénéficié que de 234 logements depuis sa création.

L a commune de Baghlia connaît d’énormes pro- blèmes de logement. Les pro-

grammes qui y ont été réalisés n’ont pas pu combler les besoins des habitants de la région. Selon le P/APC, 1000 demandes de loge- ments dans le cadre social sont déposées auprès de ses services. «Notre APC a enregistré à la fin de l’année dernière, 973 demandes de logements sociaux, 1346 demandes d’aides à l’habitat rural, 1410 demandes de lots de terrain et 626 demandes de cha- lets. Ce qui est énorme par rap- port aux programmes de loge- ments, toutes formules confon- dues, réalisés dans notre commu- ne durant ces trois dernières décennies, voire depuis l’indépen- dance», nous dira le P/APC avant de souligner que cette localité n’a bénéficié que de 234 logements sociaux depuis 1962. La crise du logement que connaît cette localité est accentuée égale- ment par les multiples blocages et les retards enregistrés dans la réa- lisation des projets inscrits durant ces cinq dernières années. Parmi eux, on peut citer les 200 logements destinés pour le reloge- ment des sinistrés, 500 unités LSL, 100 logements dans le cadre de la résorption de l’habitat pré- caire (RHP) et celui des 220 logts LSP. Les problèmes et la tension qui caractérisent ce secteur névral- gique ne peuvent être résolus que par le lancement de ces pro- grammes annoncés en grandes pompes par les responsables. Il faut dire que parfois les raisons des retards qu’accusent ces projets qui tiennent en haleine la popula- tion de cette région sont injusti- fiées. Et l’exemple qui illustre mieux cette situation est l’état dans lequel se trouve le projet des 200 logements prévu pour le recase- ment des sinistrés du séisme de 2003. Inscrit au titre du program-

Les programmes alloués à la commune ne sont pas réalisés dans les délais
Les programmes alloués à la commune ne sont pas réalisés dans les délais

me de 2004, ce projet n’est pas encore entamé sans qu’aucun motif ne soit avancé par les res- ponsables locaux. «Au début, on nous a dit que le site choisi ne pouvait pas recevoir le projet et on nous a demandé de trouver une autre parcelle pour y réaliser 56 unités. Ce que nous avions fait, mais rien n’est fait depuis», préci- se le P/APC. Aujourd’hui, ce sont les familles sinistrées ayant refusé d’être relo- gées dans d’autres communes de la wilaya qui en payent les frais. «C’est de la fuite de responsabili- té. Au lieu de lancer le projet, on nous impose de nous reloger à Ouled Moussa ou à Khemis El Khechna. Moi je n’ai jamais vu un projet qui a connu un tel retard», s’indigne Ahmed, un sinistré qui

réclame d’être relogé au niveau de sa localité. L’autre projet qui connaît presque le même sort est celui des 100 logements RHP. En somme, à l’ex-Rebeval, les lenteurs et les blocages semblent en passe de devenir une règle. Et pour preuve, ce projet a été pro- grammé il y a plus d’une année. Les études et le choix de terrain ont été effectués et finalisés depuis plusieurs mois, mais le pro- jet demeure toujours au stade ini- tial. Ce genre de lenteurs s’ap- plique aussi pour le programme des 500 logements socio-locatifs et celui des 220 LSP, lesquels tar- dent à entrer dans la phase de réa- lisation. «Nous avions choisi deux parcelles de terrain, et on attend toujours», nous dira encore le P/APC. Le projet des 130 loge-

ments LSP en cours de réalisation dans la commune de l’ex-Rebeval connaît des lenteurs considérables. Deux ans après son lancement, ce projet confié à l’EPLF de Tizi Ouzou n’a pas encore dépassé 60 % du taux de réalisation, au grand dam des souscripteurs. Selon nos sources, 50 unités parmi les 130 que compte le programme sont à l’arrêt depuis une année alors que le reste, soit 80 unités est en cours de réalisation dont une trentaine sont en voie d’achève- ment. Lors de notre visite sur le site du chantier, nous n’avons trouvé aucun ouvrier ou respon- sable pour nous informer sur les raisons de ce blocage. «Les 50 unités bloquées n’ont pas atteint 50% d’avancement», a-t- on constaté. R. Koubabi

BOUMERDÈS

La longue attente des sinistrés

S ix ans après le séisme de mai 2003, les sinistrés ne sont pas encore tous relogés

dans la wilaya de Boumerdès. Pourtant, les pouvoirs publics leur avaient promis des loge- ments dans les deux ans après la catastrophe. A Thenia, les autorités mènent l’opération de dis- tribution des logements dans une sorte de secret. Elle se fait si discrète que même l’APC n’a pas été associée à l’opération de reloge- ment. Les responsables de l’APC ont été les derniers à être informés du lancement de l’opé- ration. «Nous avons appris dans la rue que la

distribution des logements a commencé», confie un élu. A rappeler que le projet des 250 logements destinés aux sinistrés de Thenia a connu d’énormes retards à cause des lenteurs bureaucratiques liées à son financement. Il a été parachevé il y a quelques mois seulement, mais la distribution des habitations a tardé.

«On l’avait annoncé pour le mois d’avril der- nier dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle, mais il semble que tout ne pouvait pas être prêt pour la circonstance. Les élections passées, le relogement n’est plus une priorité pour les responsables», nous a confié un sinistré de Thenia. «Nous sommes encore dans les chalets. Ceux-ci se dégradent et les conditions de vie deviennent de plus en plus dures. Nous sommes abandonnés depuis des années», ajoute notre interlocuteur. Dans la commune de Boumerdès, ce sont les citoyens ayant opté pour la reconstruction qui sont encore à attendre un geste salutaire de la part des pouvoirs publics. L’aide prévue par le décret relatif à la prise encharge des sinistrés (100 millions de centimes) n’a pas suffi pour la reconstruction leurs demeures à la cité des 1200 Logements et des Coopératives. Les 450

logements inscrits dans ce cadre à la cité Ibn Khaldoun sont en souffrance. Les bénéficiaires ont frappé à toutes les portes, mais en vain. «Nous étions propriétaires de nos logements avant le séisme et après les pouvoirs publics nous ont proposé une vente sur plan sans nous donner possession du terrain. Cela n’est pas normal dans la mesure où ils peuvent récupé- rer l’assiette où étaient construits nos bâti- ments. Nous avons en outre demandé des cré- dits à des taux d’intérêts bonifiés, mais on nous a traînés durant des années pour rien», nous dit un sinistré. Le projet traîne depuis 6 ans et des familles entières attendent encore dans les chalets. A Baghlia et Taourga, les pro- jets de logements prévus dans le cadre de la reconstruction de la zone sinistrée ne sont même pas lancés. Yacine Omar

PHOTO : DR/ARCHIVES

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 13

MASCARA INFO

A. S.

CIMENTERIE DE ZAHANA

Un investissement de près de 300 millions de dollars US

«Le prix de vente du ciment, à notre niveau, est de 189,5 DA. Je ne peux pas maîtriser le prix à l’extérieur de la cimenterie, ce n’est pas mon rôle».

D ans le cadre du projet visant l’évolution de la cimenterie de Za-

hana, située à 67 km de Mascara, «un investisse- ment de près de 300 millions de dollars sera effectué pour l’accomplissement des opé- rations de mise à niveau et d’augmentation de la capa- cité de production de la So- ciété des ciments de Zahana (SCIZ)», a-t-on appris du di- recteur administratif et des ressources humaines de la SCIZ, M. Thierry Sansonet- ti. Lors de notre déplace- ment, mercredi dernier, à la cimenterie, ce responsable nous dira : «Nous allons lancer, à la mi-novembre, un cahier des charges interna-

tional pour la construction de la troisième ligne de pro- duction avec une capacité de 4 500 tonnes par jour pour un budget de 200 à 250 millions de dollars». Un dé- lai de 30 mois a été fixé pour la mise en service de cette nouvelle ligne. À terme, ajoute notre interlocuteur, «Zahana jouera un rôle es- sentiel dans la région où l’entreprise sera la plus grande cimenterie au niveau de l’Ouest du pays en ce qui concerne la capacité de pro- duction». Des appels d’offres internationaux ont été lancés au sujet de la mise à niveau de la cimenterie, une mise à niveau qui sera effectuée en deux phases. La première portera sur un arrêt programmé pour la mi-jan- vier 2010 d’une durée allant de 30 à 45 jours, «au cours de laquelle beaucoup de matériels sera changé, no- tamment au niveau du four qui est à l’heure actuelle dé- formé et cause de nombreux arrêts». La seconde phase, d’une durée de 45 jours, est prévue en décembre 2010. «Là, on va changer de gros équipements dont les sys- tèmes de filtre, les broyeurs crus et 21 autres articles»,

Le conseil d’administration a décidé d’allouer annuellement un montant de 10 millions de dinars pour
Le conseil d’administration
a décidé d’allouer
annuellement un montant
de 10 millions de dinars
pour multiplier les actions
envers la population
avoisinante

dit-il. Afin d’exécuter ces opérations de renouvelle- ment des équipements, «la cimenterie et ses parte- naires ASEC (Arab Swiss Engineering Company) et ERCO (Entreprise régiona- le du ciment Ouest) vont in- vestir 47 millions d’euros grâce, notamment, à un sou- tien de la Banque BEA, et ce, pour arriver à une stabi- lité dans la production et ré- pondre partiellement à la demande de nos clients».

«ACHAT DU GEL ANTIBACTÉRIEN D’UNE FAÇON MENSUELLE» Au sujet de la flambée des prix que connaît, ces der- niers temps, le marché du ci- ment à Mascara où le sac a atteint 800 DA, M. Thierry Sansonetti s’en lave les mains : «Le prix de vente du ciment, à notre niveau, est de 189,5 DA. Je ne peux pas maîtriser le prix à l’exté- rieur de la cimenterie, ce n’est pas mon rôle», a-t-il précisé. Quant aux fréquents arrêts de la cimenterie, l’une des principales causes de l’absence de ce matériau sur le marché, notre interlocu-

teur explique : «C’est à cau- se de la vétusté de la cimen- terie que les pannes se répè- tent». Tout en ajoutant :

«J’ai des capacités de pro- duction qui sont à l’heure actuelle de l’ordre de 2 500 tonnes par jour. J’essaye de maintenir ce cap jusqu’à l’arrêt programmé. Mais c’est dur, parce que j’ai un équipement qui est vétuste». Par ailleurs, M. Thierry Sansonetti nous a annoncé que la société des ciments de Zahana continue de mul- tiplier ses actions au profit de la population locale, en disant : «Le conseil d’admi- nistration a décidé d’allouer annuellement un montant de 10 millions de dinars pour multiplier les actions envers la population avoisinante». Selon lui, différentes actions ont été déjà entreprises, dont l’achat de 63 fauteuils rou- lants pour les handicapés des régions de Djeniène Meskine et la cité Ennasr concernées par la cimente- rie. En 2010, d’autres ac- tions seront réalisées au pro- fit des habitants de Zahana, a-t-il ajouté. La semaine prochaine, deux impor-

tantes actions seront lancées au niveau des écoles des lo- calités de Djeniène Meskine et de la cité Ennasr. La pre- mière concerne la mise en place des gels antibactériens préventifs contre la grippe aviaire (H1N1). «Nous al- lons mettre 21 déversoirs au niveau des 4 établissements scolaires concernés et nous assurons l’achat du gel anti- bactérien d’une façon men- suelle», a-t-il assuré. En outre, il y aura incessam- ment un achat de 3 500 masques destinés aux em- ployés de la cimenterie et également «aux enfants en cas d’épidémie». La deuxiè- me action vise à entamer une opération de sensibilisa- tion sur l’hygiène dentaire à travers les quatre établisse- ments scolaires. Selon lui, «la cimenterie va fournir, chaque mois, pour chacun des 1 017 élèves, une brosse à dent et un tube de dentifri- ce. Conjointement, avec l’aide de la daïra de Zaha- na, un médecin dentiste sen- sibilisera les écoliers sur l’importance du brossage des dents». SouagAbdelouahab

BOUHENNI

Destruction des cultures irriguées par des eaux usées

L a lutte contre l’irrigation par les eaux usées se poursuit à Mascara. Selon le

coordinateur de la police des eaux rele- vant de la direction de l’hydraulique, une superficie de 4 hectares de cultures ma- raichères (fèves, aubergines, piment doux et autre persil) irriguée par des

eaux usées dans la commune de Bouhen- ni, à 57 km de Mascara, a été découverte. C’est suite à une opération de lutte contre l’irrigation aux eaux usées menée par le président de l’APC de Bouhenni, M. Youcef Amar, au niveau du douarYaâlou, que les gendarmes et la police des eaux

ont intervenu en procédant à la saisie du matériel destiné à l’irrigation dont une motopompe et plus de 200 mètres de ca- nalisation. Une personne impliquée dans cette affaire a été entendue et la destruc- tion de cette culture est au menu des ser-

vices de l’APC.

A. S.

MOHAMMADIA

LA RÉORIENTATION DU COURS DE L’OUED HADDAD RÉCLAMÉE

L a réorientation du cours de l’Oued Haddad et la réouver- ture du chemin communal N°13 reliant la localité de Se-

haouria à Mocta Menaouer, dans la commune de Moham- madia, à 45 km de Mascara, demeurent toujours deux préoccupations principales des citoyens de la localité de Se- haouria, nous dira un habitant de celle-ci, Benaouda Abdel- lah en l’occurrence. «Le cours d’eau prend sa source dans l’un des monts de Béni Chougrane et ses eaux passent sous la RN 4 reliant Alger à Oran, plus précisément à quelque 200 mètres à l’est de Sehaouria, avant de se perdre en mer au niveau de la plage d’El Macta», précise notre interlocu- teur. Tout en ajoutant que l’ancien responsable du service de l’hydraulique avait jugé utile, certainement sous la pres- sion des évènements naturels ayant prévalu à l’époque, de détourner l’oued Haddad de son cours initial, au cours de l’année 1983. «Depuis lors, les crues de cet oued menacent à chaque hiver les riverains du nouveau tracé et allant jus- qu’à couper la RN 4. Le même sort étant réservé au chemin communal N° 13 reliant Sehaouria à Macta Menaouer, un village anciennement socialiste et qui borde la RN 17 re- liant Mohammadia à la ville de Mostaganem sur la côte du

Dahra», a tenu à révéler la même source. Les habitants, ajoute notre interlocuteur, sollicitent l’inter- vention du ministre des Ressources en eau pour que «ce cours d’eau soit réorienté vers son lit initial, tracé par dame nature, ainsi que la réouverture du chemin commu- nal afin de permettre aux nombreux agriculteurs de re- joindre leurs terres agricoles». Par ailleurs, les agriculteurs de la commune de Mohammadia, conclut M. Benaouda Abdellah, «s’interrogent sur la situation de la retenue colli-

naire au niveau d’El Ghomri».

ÉDUCATION

LE RAPPEL À L’ORDRE DU DIRECTEUR

PHOTO : SOUAG
PHOTO : SOUAG

Les responsables des cantines scolaires ont fait l’objet de mises en demeure pour mauvaise gestion et autres vols des repas des écoliers

L e nouveau directeur de l’Éducation de la wilaya de Mas- cara, M. Chaïb Khaled, semble très intéressé par les

conditions de l’éducation des écoliers. En effet, en inspec- tant ces derniers jours les différents établissements et autres

cantines scolaires de la wilaya, le responsable du secteur de l’Education n’a pas hésité à avertir les responsables des dif- férents établissements qu’« à l’approche de la saison hiver- nale, leur responsabilité est totalement engagée en cas de pannes récurrentes des appareils de chauffage», a-t-on ap- pris hier du responsable de la Cellule de communication de la direction de l’Éducation. Selon notre interlocuteur, un délai d’une semaine a été accordé aux directeurs des éta- blissements scolaires pour occuper leurs logements de fonction afin de parer à toute éventualité. «Les récalci- trants sont menacés de sanctions», nous dit-on. Les respon- sables des cantines scolaires ont fait également l’objet de mises en demeure en cas de mauvaise gestion et autres vols des repas des écoliers. «Les intervenants seront menacés de licenciement et de poursuites judiciaires». Par ailleurs, nous apprenons que le secteur de l’Education s’est vu ren- forcé par le recrutement de 11 gestionnaires financiers et 171 autres ouvriers professionnels répartis à travers les dif- férents établissements scolaires. A. S.

PHOTO : D. R.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 14

INTERNATIONALE

LES REBELLES CHIITES DU YÉMEN FONT MONTER LA TENSION

Guerre froide entre Riyad et Téhéran

Entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, la guerre des mots, par presse interposée, devient inquiétante La rébellion de la minorité chiite au Yémen a offert un prétexte pour la reprise des hostilités entre deux pays qui ne se supportent pas.

D epuis une semaine (le 3 novembre) l’Arabie Saoudite s’est enga-

gée militairement contre les rebelles «houthis», une branche du chiisme, accusés de s’être infiltrés au niveau de ses frontières à Jabel Al Doukhane. Une intrusion couplée à la mort d'un garde- frontière saoudien tué par des rebelles qui s'étaient infiltrés à Jebel Al Doukhan. Le royaume a donc déployé les grands moyens pour mater les rebelles chiites soupçon- nés d’êtres téléguidés par l’Iran voisin. Le ministre adjoint saoudien de la Défense, le prince Kha- led Ben Sultan, s’est félicité que les raids aient permis de repousser les infiltrations des «ennemis de leur pays (Yé- men) et du royaume» tout en démentant que son armée ait bombardé les positions des rebelles sur le sol du Yémen. Il a reconnu également que les combats à la frontière se sont soldés par sept morts cô- té saoudien, dont trois mili- taires. Mais au-delà de la ri- poste de l’Arabie Saoudite au motif que sa frontière avec le Yémen a été violée par les chiites houthis, se profile une guerre à distance entre Riyad et Téhéran accusé de sponso- riser le mouvement rebelle pour abattre le gouvernement au Yémen et déstabiliser le royaume wahhabite. Les spé- cialistes n’ont pas hésité à in-

terpréter l'intervention de l'Arabie Saoudite contre les rebelles yéménites comme un «avertissement» à l'Iran pour le dissuader de s'immis- cer dans la région. C’est aussi un signe que le royaume panique face à l'af- faiblissement du pouvoir de Ali Abdellah Saleh grâce à l’appui dont bénéficient les chiites armés de la part de l’Iran. La crainte est que les rebelles chiites s’emparent du pouvoir au Yémen et ou- vriraient ainsi une porte d’ac- cès au royaume à Téhéran. C’est pourquoi le royaume saoudien a «discrètement» aidé les forces yéménites dans leur opération contre les rebelles lancée le 11 août, d’après des experts mili- taires.

«PIRE QUE LES JUIFS»…

Selon le magazine spécialisé Gulf States Newsletter, Riyad a contribué à hauteur de 1,2 million de dollars par mois à l'offensive gouvernementale baptisée «Terre brûlée», dé- clare à l'AFP Jon Marks, di- recteur de la rédaction du ma- gazine. Ce dernier estime que l'intervention de l'Arabie Saoudite «est un signal clair qu'elle en a assez. Il y a une déception croissante vis-à- vis de Saleh et de sa capacité à gouverner», ajoute-t-il. Mais c'est aussi, selon lui, «un tournant vers une nou- velle guerre froide» entre

«un tournant vers une nou- velle guerre froide» entre l'Arabie Saoudite et ses alliés d'une part

l'Arabie Saoudite et ses alliés d'une part et l'Iran de l'autre. Sanaâ a accusé des «parties iraniennes» de soutenir les rebelles et a annoncé le 28 octobre l'arrestation de cinq Iraniens à bord d'un bateau iranien chargé d'armes au lar- ge du nord duYémen. Les médias saoudiens proches du gouvernement ont également multiplié les mises en garde contre l'inter- ventionnisme de l'Iran. «L'Iran se positionne à la frontière sud des pays arabes

du Golfe après avoir avalé le Liban et s'être installé en Irak», écrit le quotidien Asharq Al Awsat. Et comme par hasard les autorités du royaume ont bénéficié hier d’un appui aussi bizarre qu’inespéré du mouvement Al Qaîda. En effet, Moham- med Ben Abdel Rahmane Al Rachid, chef du groupe Al Qaïda dans la péninsule ara- bique (AQAP) a qualifié hier la menace chiite de «pire» que celle des juifs et des chré- tiens. «La menace (des

chiites) contre l'Islam et son peuple est bien plus impor- tante que celle des juifs et des chrétiens», a-t-il affirmé dans un enregistrement sono- re, selon le site Intelligence group. Ce faisant, il a appelé «la na- tion à être aux côtés des (sun- nites) avec tous leurs moyens contre le danger de l'Iran et des fidèles à la foi (chiite) dans la région». Cette prise de position inédi- te d’Al Qaîda apporte de l’eau au moulin de l’Arabie Saoudite qui accuse presque ouvertement l’Iran d’être derrière les houthis du Yé- men. En effet, elle accuse les chiites (comprendre l’Iran) de vouloir prendre le pouvoir dans les pays musulmans et d’«annihiler les sunnites» après avoir «facilité» les in- terventions américaines en Afghanistan et en Irak. Pendant ce temps, Paris et Washington se sont empres- sés de dénoncer la «viola- tion» des frontières saou- diennes. C’est que dans un contexte marqué par l’impas- se sur le dossier nucléaire ira- nien, cette guerre froide entre Riyad et Téhéran, par Yémen interposé, constitue un moyen de pression supplé- mentaire contre le pays des mollahs. C’est aussi une pre- mière étincelle entre deux pays qui se regardent depuis longtemps en chiens de faïence. Hassan Moali

C’EST LE TROISIÈME EN TROIS JOURS

Un attentat suicide fait au moins 30 morts au Pakistan

A u moins 30 personnes ont été tuées hier dans le troisième atten-

tat suicide en trois jours dans le nord-

ouest du Pakistan, pays où les talibans liés à Al Qaîda intensifient leur cam- pagne qui a déjà fait près de 2 500 morts en plus de deux ans. Le kami- kaze a fait exploser sa voiture en fin d'après-midi au cœur du petit marché de Charsadda, dans la banlieue de Pe- shawar, la grande capitale de la pro- vince du nord-ouest, sur une route bordée par des marchands de jus de fruits et d’échoppes de vêtements pour femmes, selon la police. «Nous avons reçu les cadavres de 25 per-

sonnes, dont 6 enfants et 3 femmes, et nous traitons au moins 40 blessés», a déclaré le Dr Zulfiqar Ahmad, de l'hô- pital principal de Charsadda. Ce bilan a été confirmé par la police. «C'est certain, il s'agissait d'un attentat sui- cide à la voiture piégée», a assuré à des journalistes Mohammad Riaz Khan, le chef de la police de Charsad- da, ajoutant que l'attaque avait été per- pétrée «sur le marché principal, dans une zone très fréquentée en fin d'après-midi». Près de 2 500 per- sonnes ont été tuées en un peu plus de deux ans dans tout le Pakistan par des attentats suicide pour la plupart, per-

pétrés par les talibans alliés à Al Qaï- da. Lundi à Peshawar, un kamikaze avait fait exploser la bombe qu'il por- tait sur lui à un check-point tenu par des policiers, tuant un agent et deux civils. La veille, un kamikaze avait dé- jà tué 15 personnes, dont un élu local qui était sa cible, dans un marché au bétail de Peshawar. Le rythme de ces attaques, devenues quasiment quotidiennes, s'est accélé- ré, les attentats et attaques de com- mandos suicide ayant fait près de 400 morts dans le pays en un mois. Le Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), principal responsable de la

vague qui ensanglante le pays, avait revendiqué cet attentat qui visait un maire ayant levé une milice locale pour les combattre. Les talibans avaient tout d'abord essayé de dissua- der l'armée de lancer une vaste offen- sive terrestre dans leur fief tribal du Waziristan du Sud, puis juré de se venger dès son déclenchement le 17 octobre. L'attentat le plus meurtrier depuis deux ans avait fait 118 morts le 28 oc- tobre quand un kamikaze avait fait ex- ploser sa voiture sur un marché bon- dé, fréquenté essentiellement par des femmes et des enfants. R. I.

CRISE ENTRE

LES DEUX

CORÉE

Séoul fait feu sur Pyongyang

U ne confrontation navale a opposé hier les deux Corée dans une zone frontalière maritime sensible en

mer Jaune, premier accrochage du genre depuis sept ans qui survient peu avant la visite à Séoul du président américain Ba- rack Obama. L'accrochage s'est produit après qu'un na- vire nord-coréen a pénétré dans les eaux territoriales du Sud en passant outre des tirs de semonce, selon l'état-major sud- coréen. «Le Nord a ouvert le feu sur notre bateau. Nous avons riposté, obligeant le navire nord-coréen à rebrousser chemin», indique un communiqué de l'état-major. Le Premier ministre sud-co- réen Chung Un-Chan a accusé Pyon- gyang d'avoir perpétré une «attaque di- recte» sur l'une de ses vedettes rapides. «Il n'y a pas eu de victime de notre côté alors que le navire nord-coréen est repar- ti en flammes (de l'autre côté de la frontiè- re)», a-t-il dit au Parlement. Le ministre sud-coréen de la Défense a ju- gé que le Nord «savait pertinemment qu'il commettait une intrusion». Promptes à réagir, les autorités nord-coréennes ont exigé des excuses en dénonçant une «gra- ve provocation armée». «Les autorités militaires sud-coréennes doivent présen- ter des excuses au Nord pour cette provo- cation armée et prendre les mesures qui s'imposent pour qu'une provocation simi- laire ne se reproduise pas», a indiqué l'état-major nord-coréen dans un commu- niqué relayé par l'agence de presse offi- cielle du régime communiste KCNA. L'incident, qui s'est produit à 11h28 (02h28 GMT) près de l'île de Daechong, survient huit jours avant la visite du prési- dent américain Barack Obama en Corée du Sud. «Il pourrait s'agir d'un incident provoqué à dessein afin de faire monter la tension avant la visite d'Obama», a décla- ré à la chaîne YTN Kim Yong-Hyun, en- seignant à l'université Dongguk de Séoul. La Corée du Nord avait accusé Séoul le mois dernier d'avoir violé cette frontière maritime contestée en y dépêchant des navires de guerre. Cette démarcation ma- ritime entre les deux pays, toujours théo- riquement en guerre faute de traité de paix mettant fin au conflit de 1950-53, n'a jamais été reconnue par le Nord. Elle s'est avérée une zone de friction fréquente entre les deux Corée. Depuis 1999, les es- carmouches ont fait plusieurs dizaines de morts dans cette zone. Six marins sud-co- réens ont ainsi été tués en juin 2002. Les relations intercoréennes se sont considérablement dégradées depuis l'arri- vée au pouvoir, en février 2008, du prési-

dent sud-coréen Lee Myung-Bak, un conservateur partisan d'une ligne intransi- geante à l'égard du voisin communiste. La tension s'est aggravée depuis que Pyongyang a mené le 25 mai son deuxiè- me essai nucléaire, condamné par l'ONU, et annoncé n'être plus lié par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Co-

rée.

R. I.

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PHOTO : DR

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 15

INTERNATIONALE

LE LIBAN A ENFIN SON GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

Les germes de la division subsistent

A près de longues et dures tracta-

tions, le Premier ministre liba-

fait remarquer ce journal. D’autres jour- naux libanais ont également exprimé clairement leur pessimisme sur l'effica- cité du nouveau gouvernement. «C’est le gouvernement des contradic- tions qui porte en son sein soit les germes d'une explosion soit sa continui- té jusqu'au dernier jour du mandat du Parlement», relève le journal As Safir, proche de la minorité.

L’ARME FATALE DU HEZBOLLAH

M. Hariri a réussi à former lundi dernier un gouvernement d'union de 30 mi- nistres, mettant fin à près de cinq mois d'impasse avec le camp mené par le Hezbollah. Nombreux sont ceux qui es- timent que cette union est éphémère et que le Liban ne tardera pas à replonger dans la crise politique qui ne date pas d’aujourd’hui. Surtout que les deux camps s'accusent mutuellement d'être à la solde de puis- sances étrangères. La majorité estime que le Hezbollah répond aux ordres de Damas et Téhéran, tandis que ces der- niers l'accusent d'être un instrument aux

ces der- niers l'accusent d'être un instrument aux Derrière cette photo de famille, se cachent de

Derrière cette photo de famille, se cachent de profondes divergences

mains de Washington et de Riyad. Qui a raison ? Aucun, tant c’est le peuple liba- nais qui paie leurs divergences poli- tiques. Qui gouverne réellement au Li- ban ? Malgré l’éclatante victoire du mouve- ment mené par Saâd Hariri aux der- nières législatives du 7 juin, le Hezbol-

lah reste aux yeux de nombreux ana- lystes, la formation la plus influente et la plus présente sur le terrain. Ainsi, ce gouvernement pourra-t-il traiter la question de l'arsenal du Hezbollah, considéré comme une organisation ter- roriste par les Etats-Unis et Israël.Les Libanais vont-ils l’accepter ? Difficile

de parier, tant l’influence étran- gère reste importante sur les différentes factions politiques. Pour les plus pessimistes, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ce nouveau gouvernement va bu-

ter

bien

d’autres, et connaîtra inélucta- blement l'échec des gouverne- ments précédents.

ÉCHECS RECOMMENCÉS ?

En 2006, le Hezbollah et ses al- liés ont claqué la porte pour ré- clamer un droit de veto. Le gouvernement de 2008 a été accusé d'immobilisme. «Dans tout gouvernement de coali- tion, les différentes parties sont d'accord au moins sur un programme», explique M. Khoury, repris par l’AFP, avant d’ajouter : «Ici, celafait cinqmois qu'ils se disputent pour des porte- feuilles et ils ne sont d'accord sur rien.» Un signe pour lui qui ne trompe pas de la fragilité de cette «alliance gouverne- mentale» aussi éphémère que les précé- dentes coalitions. Pour Fadia Kiwane, directrice du dépar- tement de sciences politiques à l'univer- sité Saint-Joseph de Beyrouth, citée aussi par l’AFP, «s'il n'y a pas de conso- lidation du consensus national, ce gou- vernement va gérer la crise et fera du surplace». Elle considère ainsi que le Liban «est déjà assis sur un baril de poudre en raison de la mauvaise situa- tion régionale». De crise en crise, le Li- ban semble être loin d’une nouvelle for- te vague d’instabilité politique et d’insécurité. L’enjeu est beaucoup plus régional que national. M.A. O.

nais, Saâd Hariri, a pu former son

gouvernement d’union nationale. Un travail de titan qui a commencé depuis juin dernier. La nouvelle a été accueillie par les Libanais avec beaucoup de joie et de soulagement, tant les dissensions de la majorité au pouvoir et l’opposition étaient profondes. Ainsi, conformément à l’accord de Doha de mai 2008, la ma- jorité a nommé 15 ministres, l’opposi- tion 10 et le président 5, le chef de l’Etat jouant le rôle d’arbitre. Le plus dur était de pouvoir assurer l’équilibre entre les diverses confessions et factions poli- tiques : maronites, sunnites et chiites sont représentés, mais aussi les druzes, les grecs catholiques, les grecs ortho- doxes et les arméniens. Mais la forma- tion de ce gouvernement dit d’union ne signifie pas la fin du désaccord entre les différentes sensibilités et courants poli- tiques libanais sur notamment des dos- siers sensibles, comme celui du désar- mement du Hezbollah ou encore l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, père de l’actuel Premier ministre. La presse libanaise, tout en saluant la formation de ce nouveau gouvernement, affiche un scepticisme sur les capacités du Premier ministre à faire fonctionner cet attelage hétéroclite et complexe. Pour le quotidien An Nahar, proche de la majorité parlementaire, cette «union gouvernementale» ne mettra pas fin aux divergences de fond entre les divers camps rivaux. «La naissance du gouver- nement n'a pas tout à fait dissipé les craintes que la crise politique se réper- cute sur le Conseil des ministres»,

sur ce dossier et

Premier Conseil des ministres, premier couac

Le gouvernement d'union nationale au Liban a tenu, hier, son premier Conseil des ministres, au lendemain de sa formation, et laissé entendre qu'il prendrait soin de ne pas aborder la question épineuse de l'armement du Hezbollah dans sa déclaration de politique générale. Le président de la République, Michel Sleimane, a présidé ce premier conseil, auquel n'a pas pris part le nouveau ministre des Affaires sociales, Salim Sayegh. Ce dernier entendait protester contre la non-attribution du portefeuille de l'Education à son parti (phalanges). M. Sayegh, membre de la majorité parlementaire, n'en a pas moins été nommé au sein d'un comité chargé d'élaborer la déclaration de

politique générale. Ce comité, fort de 11 membres, doit se réunir aujourd’hui et dispose d'un mois pour rédiger le texte. «Nous allons rédiger une nouvelle déclaration, mais sur la base du texte accepté par le précédent cabinet», a souligné le ministre de l'Information, Tarek Mitri, interrogé sur la volonté du gouvernement d'y aborder la question des armes du Hezbollah. Le précédent gouvernement de Fouad Siniora n'avait pas évoqué ce sujet épineux dans sa propre déclaration. Le parti chiite Hezbollah, qui mène la minorité au Parlement, est la seule

faction libanaise à ne pas avoir déposé les armes après la

R. I.

fin de la guerre civile au Liban en 1990.

CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU «RAÏS» Les Palestiniens orphelins de Arafat C inq ans
CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU «RAÏS»
Les Palestiniens orphelins de Arafat
C inq ans après la mort
deYasser Arafat, les
Palestiniens se sen-
tent orphelins
de leur chef
rique. Cela alors que leur camp est affaibli, divisé, et que les rêves de
paixd'unEtat palestinienindépendant paraissent plus éloignés que ja-
mais. «Abou Ammar (le surnom deYasser Arafat) était et reste toujours
le symbole de notre lutte. C'est lui qui a dirigé le navire (palestinien)
pendant des décennies en dépit des tempêtes», affirme Mohamed
histo- Dhaher, 49 ans, un Palestinien de Jéricho. Le mausolée blanc du raïs à
Ramallah, tout près de son ancien QG de la Mouqataâ, le siège de l'Au-
torité palestinienne en Cisjordanie, est devenu un lieu de recueille-
ment. «Le président Arafat est un symbole de la Révolution palesti-
nienne. Je ne peux pas venir à Ramallah sans réciter la Fatiha
sur sa tombe», explique Nader Ismaïl, qui ne manque ja-
mais une occasion de s'y rendre. Selon un récent son-
dage, 81,9% des Palestiniens regrettent la dispari-
tion de leur leader charismatique.
«Lorsqu'AbouAmmar était là, le monde
entier nous respectait, mais àpré-
sent, nous sommes très faibles»,
déplore SaliAbouNadir,
36 ans, enseignant à
Naplouse. «Au-
jourd'hui,
nous
sommes comme un ballon de
foot dans lequel tout le monde
tape», dit-il en se lamentant sur
les déchirures du camp palesti-
nien. La rupture entre l'Autorité
palestinienne et les islamistes
du Hamas a été consommée en juin 2007, lorsque ces derniers ont évin-
cé par la force leur rival, le Fatah, de la bande de Ghaza. Les deux fac-
tions ont, depuis, engagé un «dialogue de réconciliation» sous l'égide
du Caire, mais sans résultat. En attendant une hypothétique entente, le
Hamas continue à régner