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CHAUVELOT (sylvestre), n Beaune en 1747, tudia chez les oratoriens de cette

ville et fut forc un moment de se vouer au barreau. Dgot de cette tude, il


dirigea son attention vers les sciences exactes et fut admis l'cole de Mzires,
o il eut Monge pour professeur et o il fut li avec Carnot, qui devait depuis
suivre une route bien diffrente de la sienne. M. Chauvelot, devenu capitaine
dans l'arme du gnie, migra aprs l'arrestation du roi Varennes, fit la
campagne des princes en 1792, et vint ensuite avec un cong se retirer
Brunswick. C'est l qu'il connut Kaastner, le savant historien des mathmatiques;
M. de Lach, le 1e astronome de l'Allemagne; Gauss, hritier d'une partie de la
rputation d'Euler, le naturaliste Zimmermann, et d'autres savants dont il reut
des tmoignages d'estime, et avec lesquels il entra en correspondance, avant et
depuis son retour en France en 1805. On connat de M. Chauvelot : 1. une
Introduction l'lectricit, avec des applications nombre de phnomnes de
physique, de chimie et d'conomie animale, Madrid (Baonne), 1788, in-8,
brochure dont le tort fut de paratre un an avant la rvolution opre par
Lavoisier, Guyton-Morveauet Berthollet. 2. Le Livre des vrits, con^ tenant les
causes directes de la rvolution franaise, avec une analyse raisonne des
missionnaires franais [les rvolutionnaires), Brunswick, 1795, crit indigeste et
pnible lire; 3. Lettre Kant sur l'pouvantable abus que l'on pourrait faire de
ses opinions, ibid., 1797, in-12, de 40 pages. Cet opuscule se ressent un peu,
comme le prcdent, du style des rfugis; 4. Nouvelle introduction la
gomtrie, o thorie exacte et lumineuse de l'tendue, ibid., 1802, in-8. Cet
expos, dont il y-a une 2 e dition, se distingue par beaucoup de clart et de
prcision: c'est une dmonstration mtaphysique des notions lmentaires de la
gomtrie. Les travaux mathmatiques non publics de M. Chauvelot ont
particulirement pour objet de faire rentrer les problmes qui appartiennent aux
mathmatiques

transcendantes

dans

le

domaine

des

mathmatiques

lmentaires, et de dmontrer priori toutes les notions qui n'ont pas encore t
prouves rationnellement d'une manire rigoureuse, comme cette thorie des
parallles, que l'abb d La Mennais appelle un des articles de foi de la gomtrie.