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Séminaire: Droit des affaires

Plan

Introduction
I - Les actes de commerce
II - Le commerçant
III - Le fonds de commerce
IV- Les moyens de règlement
V- Les contrats commerciaux
VI- L’entreprise en difficulté

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Introduction

 Le droit des affaires est cette branche du droit


privé qui réglemente l’activité commerciale.

 Ils’applique aux commerçants (individus ou


sociétés) et aux opérations commerciales
(actes de commerce)

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Introduction

L’existence du droit des affaires répond à trois


préoccupations:

 La rapidité des transactions


 La sécurité du commerce
 L’utilisation du crédit

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Introduction

1- Les sources du droit des affaires:


 Les textes: sont des sources écrites du droit. Il
s’agit notamment de:
- La constitution: loi suprême
- La loi: le code de commerce
- Les règlements: les décrets et les arrêtés.
- Les convention internationales: les accords
conclus entre États.
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Introduction

 Les usages commerciaux: sont les pratiques


professionnelles répétées et généralisées.
Ainsi la pratique est créatrice de règles.
 La jurisprudence: Décisions prises par les
tribunaux et les cours en cas d’un manque
ou d’une insuffisance juridique
 La doctrine: Théorie, analyse et réflexion du
droit qui contribue au développement du droit
des affaires.
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Introduction

2- Le domaine du droit des affaires:


Le droit des affaires recouvre :
- Le droit commercial qui régit le commerçant, les
moyens de règlement, le fonds de commerce…
- Le droit des sociétés qui a pour objet le regroupement
des personnes.
- Le droit de la propriété industrielle
- Le droit de la concurrence

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Introduction

- Le droit fiscal et le droit comptable


- Le droit du consommateur
- Le droit bancaire
- Le droit des transports
- Le droit maritime
- Le droit pénal des affaires
- L’OMPIC

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Introduction

3- Les juridictions commerciales:


Elles sont compétentes pour connaître des litiges relevant
du domaine commercial. Il s’agit :
- Des actions relatives aux contrats commerciaux
- Des différents entre commerçants
- Des litiges relatifs aux effets de commerce
- Des litiges relatifs aux fonds de commerce
- Des conflits entre associés d’une Sté commerciale

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Introduction

 Il existe deux catégories de juridictions de


commerce:
- Le tribunal de première instance de commerce
qui juge en premier et dernier ressort les litiges
dont l’intérêt en jeu ne dépasse pas 9000 dhs.
- La cour d’appel de commerce qui est un tribunal
de deuxième degré.

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I- Les actes de commerce
I- Les actes de commerce

1- Définition:

 Le nouveau code de commerce ne définit pas ce


qu’est un acte de commerce de manière explicite;
on peut cependant opérer une classification pour
mieux clarifier cette définition.

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I- Les actes de commerce

 Les actes de commerce par nature:


Ce sont les actes qui confèrent la qualité de
commerçant à la personne qui les accomplit à
titre de profession.
On peut ranger dans cette catégorie certaines
activités: les activités d’échange de services, les
activités industrielles et artisanales, les activités
financières et d’intermédiation.
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I- Les actes de commerce

 Les actes de commerce par la forme:


Ce sont des actes considérés comme
commerciaux quelque soit la personne qui les
accomplit et quelque soit le type de l’acte.
On rencontre dans cette catégorie: la lettre de
change, le billet à ordre, les sociétés
commerciales (il s’agit des SA, des SARL, des
SNC et SCS.)
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I- Les actes de commerce

 Les actes de commerce par accessoire:


Ils sont définis comme étant ceux accomplis par
le commerçant à l’occasion de son commerce
et qui ne sont pas commerciaux par nature.

Exemples: mandat, louage, emprunt, achat de


mobilier, de moyens de transport…

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I- Les actes de commerce

 Les actes mixtes:


Ce sont des actes qui présentent un caractère
commercial pour une partie et un caractère civil
pour l’autre.
Exemple: consommateur et commerçant
NB: Les activités agricoles et celles des
professions libérales demeurent exclues du
champs d’application du code de commerce.
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II- Le commerçant
II- Le commerçant

1- Définition:
 Est considéré comme commerçant celui qui
accomplit des actes de commerce à titre habituel.
 En plus de l’immatriculation au RC, l’acquisition
de la qualité de commerçant est subordonnée à
certaines autres conditions que nous verrons ci-
après.

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II- Le commerçant

 L’exercice des actes de commerce par nature.


 L’accomplissement de ces actes à titre
professionnel ou habituel.
 L’exercice du commerce à titre indépendant,
c’est-à-dire qu’il doit agir en son nom et pour
son propre compte.

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II- Le commerçant

 On distingue deux types de commerçants:


- Le commerçant de droit : tout commerçant
exerçant son activité commerciale dans le
respect des règles légales relatives au
commerce.
- Le commerçant de fait : Est celui qui exerce une
activité commerciale en ignorant toute législation
se rapportant au commerçant.
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II- Le commerçant

2- la capacité commerciale:
L’accès à la profession commerciale est en
principe libre, cependant certaines personnes
sont privées de cette capacité.
On distingue:
- Les incompatibilités
- Les interdictions
- Les autorisations et contrôles
21 - Les déchéances
II- Le commerçant

 Les incompatibilités:
Ce sont les interdictions faites à certaines
personnes d’exercer le commerce en raison de
leur fonction ou de leur profession:
les fonctionnaires, les magistrats, les militaires, ,
les notaires, les avocats, les experts, les
parlementaires…

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II- Le commerçant

 Les interdictions:
Certains commerces sont interdits aux
particuliers pour des raisons communes,
d’ordre public (vente d’armes), moralité
publique (vente d’organes humains), et santé
publique (vente de remèdes secrets et de
stupéfiants)…

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II- Le commerçant

 Les autorisations et contrôles:


Certains commerces soumis à une autorisation
administrative. Cette autorisation est préalable à
l’ouverture du commerce et le plus souvent exigé
dans un but de police.

Exemples: Organisation de spectacles publics,


cinéma, analyse médicale…

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II- Le commerçant

 Les déchéances:
 Dans le souci d’assurer la moralité commerciale,
le législateur interdit certains commerce aux
personnes condamnées pour des infractions
telles que le vol , l’abus de confiance et
l’escroquerie,les délits économiques,les fraude…

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II- Le commerçant

3- Les incapacités d’exercice:

L’exercice du commerce peut s’avérer quelque


fois dangereux, il faut une maturité d’esprit pour
réussir le commerce. Le législateur l’interdit aux
personnes incapables majeurs et mineurs.

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II- Le commerçant

 Les incapables majeurs: il s’agir de protéger


les intérêts du patrimoine de certains
majeurs dont les facultés mentales sont
affaiblies.
 Les incapables mineurs: Les mineurs ne
peuvent jamais être relevés de leurs
incapacités commerciales.
Deux exceptions possibles pour les mineurs:
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II- Le commerçant

- Expérience de majorité: Le juge affirme que le


mineur a la maturité suffisante pour l’exercice du
commerce.
- Déclaration de majorité: (émancipation); c’est une
véritable libération du mineur de la tutelle.
L’article 165 du CSP prévoit que le mineur peut
être émancipé après accomplissement des
formalités légales.

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III- Le fonds de commerce
III- Le fonds de commerce

I- Notion de FC:
1- Définition:
Inventé par la pratique, le FC est un ensemble de
biens meubles corporels et incorporels utilisés
par le commerçant pour attirer et fidéliser une
clientèle. Il a une valeur propre et peut faire
l’objet de plusieurs opérations: la vente, la
location, le nantissement, l’apport en société…
30
III- Le fonds de commerce

2- Nature juridique:
Le FC est un groupement de biens réunis pour
attirer et conserver une clientèle. Il ne constitue
pas un patrimoine autonome. C’est une
universalité de fait et non de droit.
Il ne comporte ni actif ni passif.
Le FC n’a pas de personnalité juridique.

31
III- Le fonds de commerce

3- Caractéristiques:

Le FC est composé de biens meubles corporels


et incorporels. Il doit être distingué de la société,
de l’entreprise et de la succursale.

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III- Le fonds de commerce

L’entreprise: se distingue du FC par trois éléments:

 Elle comprend des éléments humains


 Elle comprend des dettes et des créances
 Elle comprend des biens immeubles

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III- Le fonds de commerce

La société: est une personne juridique, le FC est un


élément du patrimoine de la société.

La succursale: est totalement dépendante de la


maison mère, mais dispose de sa propre clientèle
donc de son propre fonds de commerce.

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III- Le fonds de commerce

II- Les éléments constitutifs du FC:


Le FC comprend deux séries d’éléments: corporels
et incorporels:

1- Les éléments corporels:


Ils regroupent la marchandise et le matériel
d’exploitation.

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III- Le fonds de commerce

 Lamarchandise: Comprend les matières


semi-
premières, les produits finis et les demi-
produits.

 Le mobilier le
matériel d’exploitation: Le mobilier,
matériel et les fournitures de bureau. L’outillage
et le matériel de production ne sont considérés
comme éléments du FC que si le commerçant
est locataire de l’immeuble dans lequel il
36 exerce le commerce.
III- Le fonds de commerce

2- Les éléments incorporels:


Beaucoup plus importants que les éléments
corporels, ils sont au nombre de cinq:

La clientèle, le nom commercial, l’enseigne, le


droit au bail et le droit de propriété industrielle.

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III- Le fonds de commerce

 La clientèle et l’achalandage:
-La clientèle est constituée par l’ensemble des
personnes qui s’approvisionnent habituellement
chez le commerçant.
-L’achalandage désigne les clients de passage ou
potentiels (virtuels).
La clientèle constitue l’élément essentiel du FC.
Sans clientèle le FC ne peut exister.
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III- Le fonds de commerce

 Le nom commercial:

C’est le nom sous lequel un commerçant


exploite son activité commerciale.
La protection du nom commercial est assurée
par son inscription au registre de commerce.

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III- Le fonds de commerce

 L’enseigne:

C’est un signe extérieur qui permet


d’individualiser un commerce. Elle ne se
distingue du nom commercial que par son aspect
concret et localisé dans l’espace.

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III- Le fonds de commerce

 Le droit au bail:
C’est le droit du commerçant locataire d’obtenir
le renouvellement du bail et de continuer à
occuper les lieux dans lesquels il exerce son
commerce.
Le droit au bail est aussi important que la
clientèle étant donné le rôle que joue
l’emplacement géographique dans la prospérité
du commerce.
41
III- Le fonds de commerce

 Le droit de propriété industrielle:

Il comprend les brevets d’invention, la marque


de fabrique et les modèles et dessins.

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III- Le fonds de commerce

III- Les opérations sur FC:

Le FC considéré globalement peut faire l’objet


de plusieurs opérations: la vente, la location
gérance, le nantissement et l’apport en société.

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III- Le fonds de commerce

A- La vente du FC:
La vente du FC est un contrat soumis aux
règles ordinaires du contrat de vente en ce qui
concerne le consentement, la capacité et la
cause. Des dispositions spéciales sont
introduites par le législateur en matière d’objet,
de forme et de publicité.

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III Le fonds de commerce

1- Les conditions de fond:


- Le consentement
- La capacité III-
- L’objet
- La cause

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III Le fonds de commerce

2- Les conditions de forme et de publicité:


- La rédaction de l’acte écrit SSP ou notarié
- Le dépôt d’une copie de l’acte au tribunal compétent dans
les 15 jours de l’acte
- L’enregistrement d’un extrait de l’acte au RC
- La publicité légale au BO et au JAL
- Le renouvellement de la publicité entre le 8ième et le 15ième
jours de la première insertion pour permettre aux
créancier chirographaires de se manifester. Ils ont un
délai de 15 jours pour réclamer et obtenir leurs droits.

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III Le fonds de commerce

3- Les obligations des parties:


 Le vendeur a l’obligation de délivrance et
l’obligation de garantie.
 L’acheteur a l’obligation de payer le prix
convenu et supporter les frais d’acte

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III Le fonds de commerce

4- Les mesures de protections :


Elles profitent au vendeur, à l’acheteur et aux
créanciers chirographaires.
 Le vendeur dispose de l’action résolutoire et de
privilèges: les droits de suite et de préférence
 L’acheteur est protégé contre la concurrence
déloyale et contre les vices cachés.
 Les créanciers chirographaires sont protégés par les
mesures de publicité.

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III- Le fonds de commerce

B- L’apport en société du FC:

L’apport d’un FC en société se distingue de la


vente en ce qu’il ne comporte pas de prix.
L’apporteur est rémunéré par des parts sociales
ou des actions.

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III- Le fonds de commerce

C- le nantissement du FC:

Le nantissement est un contrat par lequel le


propriétaire d’un FC l’affecte en garantie d’une
dette. C’est une sorte de gage sans
dépossession puisque le propriétaire du FC
continue de l’exploiter. Il peut le vendre, le louer
ou le donner.
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D- La location gérance:
Contrat qui permet au propriétaire du FC de
le donner en location à un locataire
commerçant qui le gère à ses risques et
périls. Ce contrat obéit à des conditions de
validité au niveau du fond et de la forme.

51
IV- Les moyens de règlement
IV- Les moyens de règlement

Les effets de commerce sont des titres


négociables. Ils sont libellés à ordre ou à porteur,
ce qui leur assure une rapide circulation.
Ils ont pour but, le constat d’une créance de
somme d’argent, ce qui permet au porteur de cet
écrit de réclamer directement au débiteur, à une
échéance déterminée, une certaine somme.
53
IV- Les moyens de règlement

1-La lettre de change:

La lettre de change est un écrit par lequel une


personne, le tireur donne mandat à une autre, le
tiré,de payer à un tiers, le preneur ou bénéficiaire
ou à son ordre, une certaine somme à une date
déterminée. On l’appelle dans le langage courant
une traite.
54
IV- Les moyens de règlement

 La lettre de change:
les mentions obligatoires et facultatives.
La circulation
L’aval
L’acceptation
Le paiement
La prescription

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IV- Les moyens de règlement

2-Le billet à ordre:


Avec le billet à ordre, la situation est plus simple
puisqu’il n’y a que deux personnes en rapport.
C’est l’acheteur, ou souscripteur, qui souscrit
directement au profit du vendeur, ou bénéficiaire,
un billet par lequel il s’engage à payer une
somme à l’échéance.
Le tireur est confondu avec le tiré.
56
IV- Les moyens de règlement

3-Le récépissé-warrant:
C’est un billet à ordre dont le paiement est
garanti par un gage. Le plus souvent, il
présuppose le dépôt de marchandises dans un
entrepôt public, ou magasin général.

Il s’agit en réalité d’un double titre représentatif


de la marchandise déposée.
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IV- Les moyens de règlement

3- Le chèque:
Le chèque n’est pas un instrument de crédit;
c’est un propre moyen de paiement par retrait
de fonds dans une banque ou par virement et
compensation.
Le chèque n’est pas un effet de commerce.

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IV- Les moyens de règlement

 Le chèque:
- Les mentions obligatoires et facultatives
- Les types
- Le paiement
- Le protêt
- La prescription

59
V- Les contrats commerciaux
V- Les contrats commerciaux

Le nouveau code de commerce introduit des


modifications dans les textes des anciens
contrats commerciaux comme le gage et le
nantissement. Il réglemente également l’activité
bancaire comme le dépôt, le virement et
l’escompte.

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V- Les contrats commerciaux

A- Le contrat de vente:
1- Définition:

La vente est un contrat par lequel l’une des


parties (le vendeur) transmet la propriété d’une
chose à l’autre contractant (l’acheteur) contre un
prix que ce dernier s’oblige à lui payer.

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V- Les contrats commerciaux

2- Caractères:
Le contrat de vente st un contrat:
- Synallagmatique (bilatéral)
- A titre onéreux
- Commutatif
- De gré à gré
- Consensuel / formel (vente des immeubles)

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V- Les contrats commerciaux

3- Règles générales:
Comme tout contrat, la vente obéit aux règles
générales de validité des contrats:
- Le consentement
- Capacité des parties contractantes
- L’objet qui doit être déterminé
- La cause

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V- Les contrats commerciaux

4- Effets du contrat de vente:


 Obligations du vendeur:
- La délivrance de la chose objet du contrat
- La garantie à assurer à l’acheteur la possession
utile de la chose
- Obligation de l’acheteur:

- Prendre la livraison de la chose et en payer le prix

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V- Les contrats commerciaux

5- Les garanties accordées par la loi du vendeur:


- Le droit de rétention, si l’acheteur n’est pas disposé
à payer le prix.
- Le droit de revendication, dans le cas de livraison
non suivie de paiement.
- Le droit à l’action résolutoire, si l’acheteur n’exécute
pas ses obligations.
- Le vendeur non payé, a un privilège accordé par la
loi, sur la chose objet de vente
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V- Les contrats commerciaux

B- Le contrat de louage de choses:


1- Définition:
Le louage de choses est un contrat par lequel
l’une des parties cède à l’autre la jouissance
d’une chose mobilière ou immobilière, pendant
un certain temps, moyennant un prix déterminé
que l’autre s’oblige à lui payer.

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V- Les contrats commerciaux

2- Caractères:
- Un contrat consensuel
- Un contrat bilatéral
- Un contrat à titre onéreux
- Un contrat à exécution successive
- Un contrat commutatif

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V- Les contrats commerciaux

3- Règles générales:

Les conditions de validité du contrat de louage


de choses, sont les mêmes pour tous les
contrats.
( Consentement, capacité, objet et cause)

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V- Les contrats commerciaux

4- Effets du contrat:
 Obligations du bailleur:
- Il doit remettre effectivement au preneur le bien
loué.
- Il doit assumer l’obligation de faire effectuer les
grosses réparations.
- Il ne doit pas causer de troubles à la jouissance
du preneur
70 - Il doit garantir le preneur contre les vices cachés
V- Les contrats commerciaux

- Obligations du preneur:
- Payer le prix du bail.
- User de la chose en bon père de famille et
suivant sa destination.
- Procéder aux réparations dites locatives.
- Veiller à la conservation de la chose.
- Restituer la chose à la fin du bail.

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V- Les contrats commerciaux

5- Sous-location et cession du bail:


 Sous-location du bail:

C’est un contrat de bail conclu entre un locataire


qui joue alors le rôle du bailleur et un preneur
appelé sous-locataire.
Le locataire ne peut en principe passer un tel
contrat sans une clause expresse du bail qui
l’autorise ou à défaut, sans accord du bailleur.
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V- Les contrats commerciaux

 Cession du bail:
Le preneur est créancier du bailleur qui assume à
son égard des obligations.
Titulaire d’une créance, le preneur devrait
pouvoir la céder si une telle cession concerne le
bail d’un immeuble, elle doit être autorisée soit
par le bail, soit par un accord du bailleur.

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V- Les contrats commerciaux

6- Fin du contrat de bail:


- Le bail a été conclu sans détermination de
durée, chacune des parties peut y mettre fin en
donnant congé à l’autre.
- Le bail a été conclu pour une durée déterminée,
il cesse de plein droit à l’arrivée du terme.
- Perte de la chose objet du bail.
- Résiliation du contrat à la suite de l’inexécution

74 par l’une des parties de ses obligations.


V- Les contrats commerciaux

B- Le contrat de dépôt:
1- Définition:
Le dépôt est un contrat par lequel une personne
remet une chose mobilière à une autre
personne, qui se charge de garder la chose
déposée et de la restituer quand le déposant le
lui demandera.

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V- Les contrats commerciaux

2- Éléments du contrat:
- Le déposant
- Le dépositaire
- La chose objet du dépôt.

3- Caractères du contrat:
- C’est un contrat réel, n’est pas formé qu’à la
remise de la chose.
- C’est un contrat, en principe gratuit.
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V- Les contrats commerciaux

4- Preuve du contrat du dépôt:


- S’il s’agit d’un dépôt volontaire, auquel le déposant
n’a pas été contraint en raison des circonstances, la
preuve obéit aux règles générales.
- Dans le cas où le dépôt aurait été fait sous l’empire
d’une nécessité résultant d’événements tels un
incendie, naufrage, ou autres faits imprévus, le dépôt
est appelé dépôt nécessaire.

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V- Les contrats commerciaux

5- Les effets du dépôt:


 Obligations du dépositaire:
- Veiller à la garde du dépôt
- Répondre à la perte ou à la demande du
déposant
- Restituer la chose au terme convenu ou à la
demande du déposant

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V- Les contrats commerciaux

N.B: le dépositaire répond de toute clause de perte


ou de détérioration contre laquelle il était
possible de se prémunir:
- Quand il reçoit un salaire
- Quand il reçoit des dépôts par état ou en vertu
des ses fonctions.

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V- Les contrats commerciaux

 Obligations du déposant:

- Rembourser au dépositaire les dépenses nécessaires


qu’il a faites pour la conservation de la chose
- Payer le salaire convenu s’il y a lieu
- Indemniser le dépositaire des dommages que le dépôt
peut lui avoir causé.

80
V- Les contrats commerciaux

4- Le gage commercial:
1-Définition:
Le gage est constitué par un commerçant ou
non commerçant pour acte de commerce. Il porte
sur la remise d’une chose par le débiteur ou
créancier gagiste en garantie d’un paiement à
l’échéance. A défaut du paiement le créancier a
le droit de vendre les objets en gage.
81
V- Les contrats commerciaux

2- Caractéristiques:
Le gage est un contrat qui:
- Porte sur les biens meubles
- Est accessoire à l’obligation principale
- Implique en principe la dépossession du débiteur
qui se voit obligé de remettre la chose au
créancier.

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V- Les contrats commerciaux

3- Formation du contrat de gage:


Le contrat de gage repose sur deux conditions: de
fond et de forme:
 Les conditions de fond:

Les conditions de validité de ce contrat sont les


mêmes pour tous les contrats. Le gage peut porter
sur des biens meubles corporels et incorporels,
titres négociables, effets de commerce et dépôts
83
en magasins généraux…
V- Les contrats commerciaux

2- Conditions de forme:

Le gage peut être matérialisé par un contrat écrit


notarié ou SSP. L’acte doit préciser:
- La somme due
- La nature et les caractéristiques de la chose
remise en gage.

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V- Les contrats commerciaux

4- Les effets:
Le gage crée des effets à l’égard des parties
contractantes.
 A l’égard du créancier gagiste:
 Les droits:
- La rétention de la chose gagée jusqu’à parfait
acquittement de la dette.
- La vente de l’objet en cas d’insolvabilité du débiteur.

85
V- Les contrats commerciaux

 Les obligations:

- Veiller sur la chose gagée


- Ne pas s’en servir ou percevoir les fruits
- Remettre la chose au débiteur après le
paiement intégral de la dette.

86
V- Les contrats commerciaux

2- A l’égard du débiteur:
 Les droits: d’après l’article 1190 du doc, le
débiteur a tout le droit d’exiger un récépissé daté
et signé par le créancier énonçant la nature de la
chose gagée.

 Les obligations: Le débiteur doit remettre la


chose au créancier gagiste.
87
V- Les contrats commerciaux

5-La fin du gage:

Le gage s’éteint par:


- Le paiement total de la dette
- La déchéance prononcée par le tribunal à l’égard du
créancier qui abuse de son droit
- La renonciation du créancier.

88
VI- L’entreprise en difficulté
VI- L’entreprise en difficulté

L’entreprise en difficulté est une situation dans


laquelle se trouve dans l’impossibilité de faire
face au passif exigible avec l’actif disponible,
c’est ce qui est connu dans la loi par la cessation
des paiements.
Les difficultés peuvent conduire au dépôt du
bilan; cependant la situation de l’entreprise peut
être mauvaise sans être désespérée.

90
VI- L’entreprise en difficulté

A- La prévention et le redressement judiciaire:

1- La prévention:
La loi prévoit un dispositif d’alerte tendant à
appeler l’attention des dirigeants sociaux en
cas d’une évolution préoccupante de la
situation financière de l’entreprise.

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VI- L’entreprise en difficulté

 La procédure d’alerte:
C’est un moyen préventif institué pour permettre
aux dirigeants d’entreprise de déceler par eux-
mêmes ou grâce à des interventions extérieures
les menaces qui pourraient affecter ou qui
assaillent déjà leur entreprise.
Cette alerte peut être déclanchée, soit par le
commissaire aux comptes ou un associé, soit
par le président du tribunal de commerce.
92
VI- L’entreprise en difficulté

 Le règlement à l’amiable:
La procédure de règlement amiable tend à
permettre au débiteur de négocier avec ses
principaux créanciers, sous les auspices d’un
conciliateur nommé par le président du tribunal
de commerce, pour assurer la mise en œuvre
des mesures de redressements appropriées à
la situation de son entreprise.

93
VI- L’entreprise en difficulté

2- Le redressement judiciaire:
Le redressement judiciaire a été institué par le
législateur pour maintenir si possible la continuité
de l’exploitation de l’entreprise.
 Les conditions d’ouverture de la procédure:

Le tribunal doit constater que le débiteur est soit en


état de cessation de paiement, soit qu’il ait
bénéficié d’un règlement amiable et n’a pas
respecté ses engagements.
94
VI- L’entreprise en difficulté

 Les conditions de fond:

- Qualité du débiteur
- Cessation d’activité
- Caractère de la cessation de paiements
- Nature des dettes

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VI- L’entreprise en difficulté

 Les conditions de forme:


- Compétence d’attribution
- Saisine du tribunal
- Nature du jugement
- Prononcé du jugement
- Mise en place du personnel du redressement
judiciaire
- La publicité
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VI- L’entreprise en difficulté

2-2- Le plan de redressement:


2-2-1- La préparation d’un projet de plan:
Le jugement de redressement judiciaire ouvre
une période d’attente qui permet au syndic de
dresser un rapport qui précise l’origine,
l’importance et la nature des difficultés de
l’entreprise.
Le projet doit pouvoir déterminer les
perspectives de redressement.
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VI- L’entreprise en difficulté

2-2-2- Approbation et mise en œuvre du plan:

Après avoir appelé le débiteur, les contrôleurs


et les délégués du personnel, le tribunal arrête
un plan de redressement orienté vers la
continuation ou la cession de l’entreprise ou
prononce la liquidation.

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VI- L’entreprise en difficulté

 La continuation de l’entreprise:
Le tribunal décide la continuation de l’entreprise
lorsqu’il existe des possibilités sérieuses de
redressement et de règlement du passif. Ces
possibilités sont appréciées en tenant compte
principalement de l’importance des pertes
accumulées, des résultats de la gestion, et des
comptes prévisionnels établis pour l’avenir.

99
VI- L’entreprise en difficulté

 La cession de l’entreprise:

La cession de l’entreprise a pour but


d’assurer le maintien d’activités susceptibles
d’exploitation autonome, de tout ou partie
des emplois qui y sont attachés et d’apurer le
passif.

100
VI- L’entreprise en difficulté

B- La liquidation judiciaire:

A tout moment le tribunal peut ordonner la


liquidation judiciaire, à la demande du syndic,
d’un contrôleur ou d’office si aucun plan de
redressement n’apparaît possible.

101
VI- L’entreprise en difficulté

1- Immobilisation de patrimoine du débiteur:


1-1- Dessaisissement du débiteur:
Le dessaisissement englobe tous les biens du
débiteur, présents et à venir, qui présentent pour
les créanciers une valeur patrimoniale.
1-2- La réalisation de l’actif:
Elle correspond à la vente des immeubles et des
autres biens ainsi qu’à la vente d’unités de
102 production.
VI- L’entreprise en difficulté

1-3- L’apurement du passif:


C’est le rétablissement du droit de poursuite
individuel pour certains créanciers.
Le tribunal peut prononcer la clôture de la
liquidation judiciaire soit lorsqu’il n’existe plus de
passif exigible ou que le syndic dispose de
sommes suffisantes pour désintéresser les
créanciers, soit lorsque la poursuite de la
liquidation est devenue impossible en raison de
l’insuffisance de l’actif.
103
VI- L’entreprise en difficulté

2- Responsabilité et sanction:
2-1- Sanctions patrimoniales:

- La contribution des dirigeants au paiement du


passif social
- Extension du redressement judiciaire aux
dirigeants.

104
VI- L’entreprise en difficulté

2-2- La déchéance commerciale:


Elle comporte l’interdiction de diriger, de
gérer, d’administrer ou de contrôler,
directement ou indirectement une entreprise
commerciale ou artisanale, et toute société
commerciale ayant une activité économique,
ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction
publique élective.

105
VI- L’entreprise en difficulté

2-3- La banqueroute:
Est coupable de banqueroute celui qui a:
- Soit fait des achats en vue d’une revente au
dessus du cours, soit employé des moyeux
ruineux pour se procurer des fonds
- Détourné ou dissimulé tout ou partie de l’actif
- Frauduleusement augmenté le passif
- Tenu une comptabilité fictive ou fait disparaître
106 des documents de l’entreprise
VI- L’entreprise en difficulté

La banqueroute est punie de un à cinq ans


d’emprisonnement et d’une amende allant de
10000 à 100000 dhs ou l’une de ces deux
peines seulement.

107
Merci pour votre attention