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Nicolas Sarkozy assistera cette apr�s-midi aux obs�ques du patron du Sokalique.

Ses proches sont pr�ts � tout pour obtenir un proc�s en France.

Ils bloqueront le port de Brest s�il le faut. Les coll�gues marins et la famille
de Bernard Jobard, mort noy� dans le naufrage, ne r�clament qu�une chose : le
jugement de l��quipage kiribatien de l�Ocean Jasper en France. Pour l�instant la
France n�a obtenu des autorit�s kiribatiennes que deux choses : l�immobilisation
de l�Ocean Jasper � Brest et surtout le pouvoir de mener l�enqu�te avec un
repr�sentant de l�archipel du Pacifique. � C�est un premier pas positif, mais il
ne faudrait pas qu'il reste sans effet et qu'une enqu�te men�e avec efficacit� se
perde dans les �les lointaines �, a d�clar� Me Fran�ois-Xavier Michel, avocat
d'Yvette Jobard, la veuve du patron du Sokalique. De l�aveu m�me du procureur de
Morlaix, Laurent Fichot, cette concession des Kiribati n�est qu�un � geste de
compr�hension � qui n'apporte pas � un plus consid�rable �.

Nicolas Sarkozy, qui assistera aux obs�ques du marin, a promis de ne pas rel�cher
ses efforts. Le pr�sident fran�ais abordera le probl�me du transfert de la
comp�tence judiciaire � la France, qui permettrait le jugement de l'�quipage de
l'Ocean Jasper sur le territoire fran�ais, avec son homologue kiribatien Anote
Tong, le week-end prochain lors d'un contact t�l�phonique.

Pour le moment l�Ocean Jasper est immobilis� jusqu�� la semaine prochaine pour
permettre aux enqu�teurs de poursuivre leur travail sur d�cision du centre de
s�curit� des navires de Brest, qui a relev� diverses infractions techniques et
administratives � bord du cargo. A l�issue de ce d�lai, l�enqu�te judiciaire sera
en principe achev�e. Se posera alors la question du d�part �ventuel de l�Ocean
Jasper. Si les Kiribati refusent de se dessaisir du dossier, le bateau pourra
repartir. La collision ayant eu lieu dans les eaux internationales, l'�quipage
doit en principe �tre jug� aux Kiribati o� est immatricul� le cargo. Un sc�nario
que refuse d�envisager les p�cheurs, qui se mobilisent. Si le cargo, coupable d'un
d�lit de fuite selon les premiers t�moignages, �tait autoris� � quitter Brest
apr�s tous ces contr�les, les marins paralyseront le port, a averti le pr�sident
du comit� des p�ches de Bretagne, Andr� Le Berre.