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DANS, CE NUMERO. DEGRELLE PARLE. LES BONS PETITS DIABL pps ote. jveu fficace de ‘leur Le Dour Party, la vi Angleterre dans une situation emba décidarent de tenter un grand coup. Mr. Tui tinrene & peu pris 2 « Bon oncle, notre for. pensions sans petit capital. nous ne sommes pas des nous vous enverrons des autos « Tout individu a le droit de recherches, de secevoir et de répandse, sans considévations de trontire, las informations ot les idées, par quelque moyen que ce soit. » Déclaration des Droits de VHomme, art. 19- LE DESSOUS DES CARTES BRUXELLES : Ambassades et légations. Ambassades et _légations ont, jjourd’hui, une importance singu- lidre, considérable mais explicable en Belgique. Diabord, parce que ce pays est, plus que jadie et que jamais, le car: refour de l'Occident. Ensuite, parce que W'étoile de son ‘exeministre des Affaires Eteangéres, “H, Spaak, ne fit que monter au zénith des geandes ascemblées inter- nationales, depuis 1944, Enfin parce que le port d’Anvers et Je Congo sont les deux plus gé- nnéreuses mamelles de "Europe dé- mmocratigue. Ajoutons que le pres- tige pessonnel de P.-H. Spaak con- féra 4 Bruxelles la dignité officieuse mais sédlle de capitale de Benelux, ‘¢ PH. Spaak est l'homme des geandes idées et Paul van Zeeland celui des grandes affaires. Vos deux Paul se complitent & ravir... > di- sait un diplomate améri de parallales susie, Voila pourquoi et pour qui, tes smessieurs de la Cartiére sont, & Bra- elles, triée eur le volet pac ies puis- Le Vatican donne exemple. Jusgu'en 1946, il était représenté aupris du Roi des Belges par Mgr ‘Micaza que les, revuistes baptisérent « Vondulation: permanente > 2 cause de T’onction de ses gestes, des cour- bes confortables de ses trois men- tons et de son art de répondee aux questions qui 'ennuyaient par des phrases plus interrogatives encore que celles de son interlocutenr. Mer Micara se promenait l'aprti- midi sous les ombrages de T'avenue de Tervueren, ou plucst, il navi- guait doucement, le chef couvert d'un chapeau trés monsignor, en Forme de demi-noix de coco ouslée dune cordelitee violete, Il disait volontiers : ¢ Broqueville Cidessus: Les revuistes baptisé rent Mgr Micara; Vancien, nonce, un tras joli surnom, « Vondule- tion permanente > Cicontre: Mer Cento, le nowveaw nonce, est le diplomate le plus po- pulaire de Belgique. Invit6 par les ecelésiastiques namurois, il se féli- cite de les savoir « si heureux en Namour » me ‘sert, Paul-Emile Janson me charme, Kamiel Huysmans m'amuseo. Lorsque Mgr Cento, le_nonce actuel sinstalla dans son hotel, ill retrouva parmi Jes archives de son prédécesseur toute une correspon- dance échangée avec une_vieille An- glaise, locataite du dernier étage de Ja nonciature, inexpulsable, inexpu~ anable et de sucrott, propriétaire d'un perroquet dont les rauques obscéni- ts troublaient, souvent, le majestueux silence de la pont Dante, Pétrargue, Boccace, Max chiavel, Guichardin furent, en Italie, fen quelque soxte, des messieurs de Ia Carritee, Mge'Cento, subtil ext gate du premier, a les qualités de tous les autres sans aucun de leurs petite défauts, joyeux vices ou som- bres passions. ‘Crest le diplomate te plus popu- Iaire de Belgique. Celle-ct I'a adopté fout entier, y compris les cuirs dont inoue eee discours. Il fie frémic (Suite page 27.) ossit ANDARTES PAR AN MATH eu Tl aura fallu trois ans, des millions de dollars, des lizaines de milliers de vies pour quo Varmée réguliére grecque chasse les partisans des monts Vitsi ct des monts Grammos, Il aura fallu, aussi, énergie déployée par Papagos, famille qui oppose Tito au Kominform. Encore doit-on se gorder d’un ‘optimisme & courte vue. Une erreur e létat-mojor grec (ou de ses con- Seillers américains ?) a permis & des millers d’Andartes de fuir en Alba- nie, Et, tant que labcés albanais he sera pas vidé, tout peut tre re- sms en questio Tout peut I'étre, aussi, tant que les hommes tarés\ qui_gouvernent la Grace n’auront pas cédé Ia place & un régime dots la corruption soit bonnie. ‘On n'a jamais cessé de I'écrire lei + le principal allié du commu- 4 riisme en Grice, son eau-mére en quelque sorte, ce sont les politi- lens ’Athénes. II n'est que d'évo- quer l'exemple de la Chine. pour mesurer le danger d'une conflance fyeugle en ceux dont I'anti-commu- nisme n’est qu'un prétexte a exac- tions. On nous a reproché d'avoir dé- bridé cette plaie, Faut-ll donc, com- me certains s'y plaisent, endormir opinion, pour accuser le diable au moment des. catastrophes ? Et, si les politiciens d’Athénes ne sb set tent point morveux, pourquol ont et les faveurs du hasard : la querelle de refusé @ un collaborateur de ce journal un visa d'entrée en Gréce ? Test symptomatique, ou surplus, que des journaux aussi conformistes que le « Monde », témoignent, ot Jourd’hul, dela méme inquiétu et refusent de povoiser, comme gouvernement grec y convie. « La débécle communiste » écrit le « Monde » semble avoir acc tué le désarroi populaire. Ceux favaient cru en une victoire com- muniste pour mettre fin @ la misdre et & [a famine ont été désorientés par l'évolution du parti, le limo- K gauche: Le 29 aoit les troupes gouvernementales grecquescom- ‘menezrent Dassaut du Mont Gram mos, la dernizre position impor- tante tenue par les communistes, Gieontre: Prisonniers communistes, hommes et femmes. geage de Markos et Ie glissement de leur lutte sociole sur le terrain international, Nationaliste & outran- 2, le peuple grec a rejeté le c munisme, tout en regrettant sa dis- parition en tant qu’arme sociale », 2 qul est grave, Qui pout dire, on effet, si ce re- fret, vivace, ne sera pas le charbon de la coldre et si la colére ne pous- Sera. pas. Minsurrection ? Invest de reméde que dans lo disparition des politiciens d’Athanes, OF la victoire, malgré eux rem- portée, ils s‘en attribuont le mérite et Vemplotent & affermir leur posi tion... Quand, ou mois de janvier, le général Papagos prit le commande ment des troupes ot rendit indé- pendante du pouvoir politique ar- mée, dont il épura les cadres, nous favions loiseé entrevoir les succes qui viennent d’étre remportés. Dés {Te mols de février daillours on put mesurer les bienfaits de, lo nouvelle direction : la région de Florina, de Korpenist et fe Pélopenise fu: rent partiellement nettoyés, grace @ la fermeté de Popagos et a la tactique qu'il avait instaurée, Cidossous: M. Paul Hoffman vient se rendre compte du travail Mais ce n’étaient 18 que zones de moindre résistance. Pour s'em- porer des puissants réduits occupés par les partisans, il fallait encore que l'armée grecque disposat d'un équipement et d’effectifs adéquots. Clest & la doter de cet équipement et de ces effectifs que Popagos, ‘ayec Ioide des Américains, s'em- playa jusqu’au mois d'actt. Les effectifs furent portés & 260.000 hommes et officiers bien pourwus dartllerie lourde (qui fal- fait défout Jusqu’alors), Laide omé- les unités plus mobiles et de faire appuyer leurs opérations par des ‘avions d'assaut. Drautre part, les offensives du temps avaient mis hors de com- bat un, tiers des groupes de parti- sans, que la fermeture de la fron- tidre yougoslave ‘privait enfin de bases ot, jusqu’alors ils avaient pu se ravitailler et se reformer pour reprendre la lutte, 5 Ctdessus 1 Les troupes sont entigrement équipées & Vaméricaine, Le 10 o0dt, Papagos déclencha sa grande ottaque contre les monts Vitsi, entre Florina et Kastoria, po- sition-clé, pulssamment fortifide, et défendue par quelque 10.000 par- tisons. En quatre jours massf du Vit- si fut conquis, Mais [a plus grande partie des Aridartes’ reussit & se réfugier en Albanie od ils se refor- mérent et d’oi ils se transportérent vers les monts Grammos, o¥ Papa- 08 attaqua le 24 coat. Le 28, les armées régulléres pro- ‘gressant ‘depuis le nord et le nord- est s'étalent emparées de toutes les hauteurs stratégiques. Lo botaille fut sanglante et, derechef, la majo- Fité des partisons réussit & se réf gier en Albanie, Diautres senfui Font en Yougoslavie od Ils ont vrai- semblablemont ét6 désarmés, d'ou- tres encore en Macédoine bulgare, dons la région des monts Beles, oti Harmée réguliére avait également laneé une offensive, SI la vietotre n'est pas totale, du moins peut-on considérer que’ les artisans n’auront plus [occasion dottoquer en force, et quills de- ‘yront se borner & des opérations de guérilla, D’aprés les estimations ‘du Haut-Commandement, il ne reste guire plus. de 5.000’ Andartes en territoire grec proprement dit, dans la région de la fronti’re gréco-bul- ‘gare, et dans le centre de la Grace, Chrono: Les « Helldiver » améri- ceains sont débarqués en Grice. 6 Ainsi done, Marmée arecque s'est ‘emparée des’ deux principaux bas- tions communistes et, pour la pre- mire fols depuis trois ans elle cam- pe a la frontiére de la Macédoine orientale, Mais, répétonsle, outre les fer- ments politiques qui pourraient faire bouillonner le communisme & Vintériaur, la menace aux frontiéres subsiste, | considéroblement _dimi- hnuée, certes, mais angoissante, car il est impossible & Varmée réguliére de tenir mille kilomatres de ter tole dans une des régions les plus tourmentées d'Europe. Pour échopper a cette constante menace, il n'est pos dioutre solu- tion qu'un accord de la Gréce avec les démocraties populaires voisines. Le ‘problime le plus urgent & cet Gard est celui de la neutralisation de ’Albanie, principal repaire des partisans. Dans les milieux de’ I'Etat-Major ‘grec, on est d'avis de prendre le taureau par les cornes, c'est-a-dire de poursuivee les partisans en terri= tolre albanais (1). La raison élémentalre ne 'souroit dicter doutre mesure, Malheureuse- ment, la ¢ grande politique > s'y ‘oppose : les Anglo-Américains cral- gnent de mettre le feu é fa pou- dridre balkanique et, en fonction de cette crainte, | compromettent tun succés qui a codité fort cher. ‘On se doute que les politiciens frees abondent dans le méme sens que les Anglo-Saxons. Pour eux, la Suerte civile est une bonne offaire, et lo permanence de la menace une garantie contre une Sventuelle in- gérence de l'armée dans la politi- que. A les en crolre, Il suffirait que VONU intervint, par le truchement de cette fomeuse commission des Balkans qui a noircl des tonnes de papier, qui a offert de béaux voya- ‘ges a des dizaines de parasites\et qui n'a jamols empéché une viole> ton de frontiére, Tant il est vrai que, dans I'es- prit de certoines gens les notes et G) état de guerre qul subslete entra wAlbonje'et te Grice foumit un era ment so polds: les ropports sont la, meilleure pro- tection contre les coups de fusil... Ce que opinion grecque sou- hoite, et ce serait, en occurrence, tune ‘mesure de fégitime défense, crest Vannexion de fa partie septer trionale de I'Epire, Mais il saute aux yeux que cela ne peut s‘accomplir que par la force. Les Nations-Uni ne sont, en effet, nullement quali- fiées pour prendre une telle déci- sion, et, & supposer qu’elles en dis- ccutent, elles finiront quand méme por se heurter cu veto de I'URSS. W reste une solution “qui tient compte de Ia crainte anglo-saxonne de voir éclater un conflit généralisé dons les Balkans et qui, d’outre part, assurerait & la Gréce une Cidessus: Bombardement des po- sitions du Mont Grammos par Var- tillerie lourde fournie par les Beats Unis. tranguillité provisoire : c'est que les éléments titistes, fort nombreux ‘comme le prouvent des épurations constantes, triomphont en Albonie, ‘Mais y a-t-ll avontage & ren forcer I'Influence de Tito ? N’est-il point probable que, conscient de sa force, Tito rallumerait un jour line cendle ? Cor on ne dolt pas oublier que l'enfant chéri des démocraties ‘occidentales est un communiste bon teint, quill est, & ce titre, ennemi des dites démocraties, qu'il restera Vennemi de tout gouvernement {gree _non-communiste, ef qu’enfin, il coresse cartains rives de fédéra- tion balkonique od la Grice ourait tout & perdre et rlen & gagner. ‘Au temps de Markos et de l'ami- 116 avec Dimitrov, Tito ne cachait rllement qu‘ll youlait créer_une ‘Macédoine autonome, empiétant sur les territoires contrélés par la Grace, SI la situation militare est pré- caire, ta situation économique, elle, Nelzine la cototrophe, a Graco, nour lo sovons, ext gouvernée por une clique de préva- Aleateurs dont le bien-dte du pou. ple est Te molndre soucl st qul peu- font comprr nt Popul act de la mogistroture et dee pouvolts pu- blics. ® " Sion dresat la liste des houts fonctionnoltes, dee. ministre, des Barlemetettes impliqués dons. des Gffoires de détournement cu de to- fic et que les trbuncux ont fait Béndficler" de noncliu, nal n’en crates ou nest pos de pays, & part fa Chine’ nationaliste, dnt le régime sit" plus profondément corrompu ue Ie régime grec, et cette gangre- Cheontro: Les « Helldiver » en ac tion sur les dernitres troupes re- belles. 7 ne sévit du haut en bas de échelle, fugiés qui pourrissalent dans leurs mauvaise fortune bon coeur, ces sauf dans l'armée, depuis l'avéne- camps, & la belle étoile, pendant —messieurs se préparent & la campa- ment de Papagos, et & la Cour. qu’on se gobergeait & Athénes. ‘one électorale. Mais ni une ni‘Vautre ne peut « Foyer » c'est, aussi bien, un A leur maniére, qui leur a per- exercer son autorité pour la bonne grand mot : les malsons sont dé- mis de truquer les derniéres élec- raison que, dés que le Rol ou fe truites,.le cheptel enfui, les instru tions et de « posséder » magistra- Qénérolissime en monifeste la vel- ments’ oratoires pulvérisés, les Jement les naifs observateurs amé- Isité, les politiciens ameutent les champs dévastés. leans. ‘Américains, évoquant les spectres Dans co pays surpeuplé (deux _Déja. les partis se livrent & de du foscisme et de la dictature, millions de bouches de trop, 50.000 sombres_manoouvres visant @ (Or, en dehors de la dictature naissances annuelles) la terre est conduire la clique régnante, avec, honnéte que pourraient exercer le pauvre, l'industrie inexistante, la tout au plus, un dosage différent roi Paul et Popagos, il est évident technique retarde de cinquante ons. dans la représentation des partis. quil nest pas de salut pour la On se doute que, dans ces condi- est, dla fols, le panier de cra- Grace. C'est d'cilleurs ce que 'opi- tions, les questions sociales pren- bes et la soumission & la loi du gana. rion appelle de ses vooux. « Cer- nent’ une acuité terrible, et que Dons le méme temps que l'on tord fains croient » note le « Monde > l'anarchie et la dépravation ré- le cou aux syndicats ouvriers, om que la seule issue est l'instauration nantes ne peuvent engendrer que _comble de faveurs les innombrables Gun régime fasciste et ils se sont de sanglantes.révoltes. fonetionnaires qui sont, pour les montrés trés heureux du retour de Si, pourtant, les crédits améri- partis, une clientéle sdre, et, M. Monadiakis, ancien ministre de cains futurs étaient manipulés par le pays, des songsues; dans le méme fe'police du régime Metaxas, aprés des_hommes soucieux des intéréts temps qu'il remporte des. victoires, un long exil en Argentine, » de la notion, il n’y aurait pas lew on colomnie le commandement de Lo grosse difficulté demeure de de désespérer. Varmée, etc, persuoder les Américains, qui ont En effet, ily a de grandes possi- 7 fe tort d'oppliquer leur optique pro- _bilités de développement industriel. Qn ge gardera done de part preva tous fes pays dont ils s’occu- En outve, les réserves de houille optimise que, honorable. géné pent et qui simaginent que lon blanche, de lignite, de bauxite, de ral Van Fleet ‘étolait au mols de peut gouverner la Gréce ou I'E:pa- magnésite, de minérai de fer sont juin, optimisme dent on soupconne {ne comme on gouverne les Etots- considérables. On pense méme qu'il fes\raisone s Te général ne’ dottil Enis existe des gisements de pétrole. pas ‘perauader lee ‘state Depa Mais allez investi les capitaux pri- ent» du succts de sa-politigue ? Depuis deux ons, fes Etats-Unis Yét nécessaires dons un pays que "Les Grecs, dsait-ll « recommen ‘ont englouti en Gréce des centaines S€5 gouvernants sévrent de toute cent a respirer et & jouir de toutes de millions de doliats en équipe- S#eurité les libertés... La peur 0 disparu, Ta ment, metériel de guerre et fournl. _, bes Grecs eux-mémes “ne sont reconstruction progresse.. Dons ‘un fures’ de toutes sortes, Le matériel ailleurs pas plus rossurés que les Gvenir prévisible, ce peuple valew- de guerre, on ne peut contester entreprises étrangéres. Sur un co- reux jouira d'une sécurité perma- ee ae et eater pital privé. de 60 millions de. dol- papte'er de melleures conditions ae se et eee peta tos, on value & 30 miliors Far do Ve,‘s ape pour Is sorte, fans, de- gent comverti-en of, inoctf, par "Le général est un petit forceur mande quia tiré profit des erédits conséquent, et a 25 millions let Ou peut-ttre a-t-il été illuminé par Gmreatis. Ou platdt on soit fot epOte @ Vétranger. ces miobolantes photes de guére- bien que ce n’est pas le peuple grec. ‘La fin de fa guerre civile suffira- fos prizonniers dans des comps de Le déficit budgétaire du gouverne. elle a rétoblir fa confiance, @ faire redressement, et qu’on nourrit de ment d’Athénes dépasse toute Ima- , comme on dit & Bruxelles, a de trés longues racines. Elles ser- pentent et s’enfoncent jusqu’en des années bien oubliées aujourd'hui. Peu de Belges s0 souviennent, on alfet, de 1a {6r020 hostilité qui oppo fait Albert Devize au général Van Orverstracton. Le premier, & Tinstar de Maginot et du général Chauvi eau croyalt & la posaibilié de dé- fondo lo terrtcire national dis ea frontiére, grace & un aystéme de for teresses ot do blockhaus. Van Overstraetan, intime el con seiller de Léopold Tit protessait plu 18t les théorles des Guderian ot dos de Gaulle : uniiée motorisées, raids do blindés, recours & l'eviation, Albert Devéze, ministre do la Dé fonse Nationale, ne fut dons jamais, pris trée cu sérioux par To Rol D’oh un ressenliment durable, pro: fond ot proportionnel & Ia vanité bien connue du petit politicien libéral, Joyeux lampeur de bourgogne, pro lixe robinet & tirades, pompon, fleur ‘au fuel, trcolore, famfarier, ubuesquo dane ac solonnité de souspréfet quer- ter ef, a total, attlendriseant comme toutes Jeo « chéros vieilles choses », ainsi que disent les Anglais, ‘Albert Devize ne peut supporter Je Rol parce que ce demiar est pré- cle, sérieux et catholique. Un aulte pollticlen belge n'a pas oublié la bouderio de Léopold Ill vvers lee années 1936. Nous voulons parler de M, Frans Van Cauwelaort, président “do la Chambre des députés M. Van Cauwelaert, comme boau- coup de parlomentaires paysanne, fut, vers la fin de Ventre doux-quortes, irésistiblement attss par la Finance, I somblait, & cotie époque, que devant lee sacs d'écus, les coupons ot les billets, passoit dans ses your la matoise lucur qui aviveit lee ze: sgards do cos aloux loraqu'ils venalent de « bien vendre » un porcelat ou tune bette de poirscux, Etrango et onvodtant atavisme dont los effete parfols regrottables hourtaient le moralisme un brin haus tain de Léopold Il, M, Van Cauwalaort cofticellertents royalists n’alme spas le Souverain, Pour s'en convaincre définiti ‘ment, 11 suffralt, par exemple, de 0 Potor une question : qui exigea, en 1940, 1a convocation du Parlement helge & Limoges? Polnt Je gouver- nomont, prétend-on, mais bien Ie pré ident do 1a Chambre, M, Van Cau- welaert, Co dornler tint, iors de cos fumultususes ot parfols tordantes ae sisos, des propos impayables et par faitement sols & Végard de Léo- pold Il. Co rappol do’ quelqiteé faits o7 slique davantage qu'il n'y paratt Yévolution du probl’mo royal ‘MM, “Devézo ot Van Cauwelaert sont, on effet, lea véritables parraing do Yactuel ministére Eyskens. Bien qu'occultée par la présence ‘au gouvernement des vieux ministre Etat Carton de Wiart et Dierckx, colle évidence ne devrait échapper & personne, Cortes, MM. Carton do Wient ot Dierckx sont officiousement chargés de résoudre le probléme royal on négeciant au nom’ de leure partie tespectifa ot on tentant de présenter ou cabinet dabord, au Parlement fensulte des formules adéquate: Mais sur lo canovas que nous vo- none de broder, I'actualité tes détranges événements. On remarqua, par exemple, que Jo comto ot 1a ‘comtesze Carton do Wart, lut ts dandy, en chapeau arisperio, ella menue, fino ot diserte, priront Vavion pour Washington on yuo do patticiper aux blaeblas de TONY, (On en déduistt que Je retour de Léopold Il n’étatt pas une question houres, ni méme de jours. Second fait : les milleux royalistoe Staient, en Belgique, ravis d'appren- dre que le prince Baudouin allait 20 rendre au Congo, via Anvers. Les plus Idopeldisies des Igo poldistes estimont, on ellet, et avoc combion do raison, que le prince-hé. nitlor ne pout plus re tenu systéma- fiquemont & Vécart de son pays, Un journaliste da droite dleait Yautre jour : « La premiéxe victime do Tinterminable dilférend qut op- Pose les poliicions belges & Léor pold Ill, cest le princo héritle, » Nati) pos quitts Ia Belgique lorsquill avait dix ans? Wail point passé toute son ‘adolescence loin du royaurte qu cera: sien, un jour procke ou lointain? > 10 Cos propos, Vimmense majors des politiciens comme dee gazetiore do droite los “Wlennent & huis de moins on moins clos, ‘Aussi futon, dane ces milleux, fort surpris d'apprendre quo le Princo ne voyagerait point ot que le nouvelle do son périple colonial n'était qu'un bobard do plus, Mais tandis que M. Carion de Wiart sfenvolait pour les U.S.A. ot quo le prince Baudouin repliait ses. alles dans fo nid do Prégny, un canard 20, mit & honter Yazur belge, 1s: M. Van Cauwelaert, pré- sident de la Chambre des députés, ‘est « officiellement » royaliste mais il waime guare le souverain, Bion constitué, assez bruyant pour ‘ltiver Yattention des augures poli: tiques, d'aucuns le baptisdront “by- pothice, dautres : probabilité ot ii 29 trouvail, le semaine derniére, des gens sérietx pour y altachor erédit. Do quol s'agitsl? De Tebdieation du Rot selon un plan dont los phases so dérouleralent au_meis d'octobro, Objet, dopuis les élections du 26 juin, de nombrouses et insistantes prossions, Léopold If quralt décldé do rontter en Bolgique, dy prononcer dovant los deux Chambres réunlos uun ‘grand discours oi {1 constaterait que sa Personno étant devenue un signe de contradiction, il décidait @abdiquer on faveur do son Fils A catte proclamation, les chefs des trols partis traditlonnels répondraiont pat des discours d'eune haute é16- vation do ponsée », rendralent hom- mage & Vabnégation de Léopold IIL fet assuroraiont (sane rire) son File de Jour absolu dévouerent, (On raconte, & Bruxelles, que J lextes da cet Strange fostival ’élo- quence sont dé flanolés jusqu'é la doriére virgule, Nous avons méme entendu de Ja bouche d'une prsonnalité trds au fait des dessous des cartes belge: quo Mar, Jo Régent faisait dresser Vinventaire des bions qui, au Palais do Lasken, Iul appartionnent en. propre, Sans craindro le moindre démenti, nous ajoutons qu’un des’plus authen- ques héros do la guorre 1940-1944, s'est rondu, voici uno quinaaine do jours, & Maliries, ot fl out un ‘entre. fien d'une heure tronte avac le ear inal Van Reoy, afin de Il exposer, par le monu, les brulls cidessts Te até, Le Primat de Belgique déclara & Ja personnaltté on question que Léo pold If devait reniter en Belgique et que le haut cleraé était partisan do cette seule ot unique solution de Jat question royale, Cotto affirmation, articulée Jonte- ment mais avoc une lourdeur tétuo par le Cardinal, ne seta pas davan- {ago démontie, Tandis que circulaiont toutes cos informations, se déroulalt = Bru xelles, un Congrés groupant les div vers mouvaments royalistes. Liassemblée fat oxtrdmement hou- louse. Le groupe de Vhebdomadaire septembre» falsait figure de «dur» Ces jeunos gens dont Mintranst- geance force le respect mais dont la naivetS suscito Ieonle des scep- tigues, exigéren! Vapplication pure of simple do la lot de fulllet 1945 qui reconnatt aux Chambres le drolt abroser le’ Régonce, « Seplombrisours » furent in- taroeablog tt prelizes aur thi, défendu également par le sénateur Plore Nothomb dans < La Libre Belgique », Détail symptomatique, lorequ’on sail quo les politleons n'aiment pas de se moulller ou do so brief, au ccun ministre de l'acluel gouvernerient no répondit & Vinvitation dee roya- listes assomblés on congrés, En outre, nombreux furent les’ db- Iigués & tenir un langage plus mo- déré que colui des « dure » La question royale a défi colts dos dizcinos de millions aux indus: trlels belges ot certaines personnal. js chargées do coordonner es of forts des groupements monarchistes furent, on [ignore trop souvent, Snié- tleures & leur téche, M. John Meous, par exemple, grand homme do la Gevaert, s'atira da.26- vores critiques do la part de nom roux leaders royalatos, Parmi coux-l, lo crédit do M. Jo- seph Moreau ne fait que crotire ot ‘ombelliz. Ne full pas lo véritable organ eateur de la tlemphale randonnée dela princesse” Joséphino-Charlotte & avers lee villes ot Jos bourgades de Wallonle, ou grand pit, raconte- ton, de M. Weemaes, secrétaire par ficulior de Léopold It ot béte noire det royalisios ? Lorequ‘on rapporte & certains dé- fenseurs de Léopold III les rumours abdication dont nous yenons de nous faire cho absclument object, (eos. mossiours opposent & de tels ‘brulte quelques arguments intéres: ante Tis déclorent, entre autres, que la position du Rol est plus forte que Jamal, pulsqu'll dispose d'une dente majorité de partisans dans los deux Chambres Tis aitizent Tattention sur une in: formation d'aprés laguslle le prince Baudouin va dire oniouré, en Suisse, d'une nouvelle pléiade do précep- fours belges. Enfin, lo profosseur Pirenne fanore tout du plan dont nous avons résumé los grandes lignes. TL este que dans la question royale, la solution demoure entre les moins du Rol et da Rol seul. Sil a décidé dabdiquer, co. n'est point sant raisons valables & ses your, n'en déplaise aux Iéopoldistes plus monarchistes que lo monarque. Qui tlenne & garder le secrot sur cetie grave décision, rion que de trés, naturel; encore qu'elle ébranlera profondément lps masses flamandes, Giscontre: Le prince Baudouin de- vait faire un grand voyage au Congo, Ce voyage aura pas lieu. Ghdessus: Mgr le Prince-Régent ot ce bon M. Truman, quxquelles il ne sore pas difficile Goxpliquer que goul un complet dans le stylo de celui do Lophem, en 1918, poussa le Roi & cotte oxtrémité ‘Mais sl le projet d'abdication n'est qwan bruit ¢ans aucun fondement, fon se demande qui a intér8t & le lon- cer et pourquol certains miliowx le Glifusont avec autont de discrétion aus... Pnsistance, Sil s'agit d'un ballon d'essat, nous crayone utile d’en' briser ict les ‘A la presse belge de commenter ‘colte information et.& Yopinlon do réagir selon tes tendances ou s08 Que Ion résolvé le problime royal par Vabdication, par Yabrogation de 1a lot de juillet 1945 ou encore par sen application, voire par une consul tation populaire qui serait une belle folre dempolgne, il reste que deux ‘mpératfa dominent toute la situation ‘et qu'on volt mal comment les conci- ier, pulaque Yun ost dicté por la raison d'Etat et Vautre par 1a morale la plus dlémentaize, D'une part, pour négner, Léopold I doit étre un atbitre, incontest6 par les partis natlonaux. Liattitude radicalement hostile des socialistes rend cotlo oxigence, es entielle pourtant, absclument impos- sible. Male autre part, il est clair que, si Léopold Ill abandonnatt son tz8ne, Vévénement aurait de tres profondes réporcussions, ai, Jointaines méme et si graves, qu’elios ébranleraient les conceplions mordles les plus instinct vos, Jos plus naturelles Tl serait, en effet, démontré qu’en s'acharnant avec constance contre un homme, ges calomaiateurs pourraient, la fin, en avoir raison, en dépit dee lols derites comme des cutres qui Jes dépassent... ‘La civilisation cecidentale on re covrait un rude coup Iérardant tout Yéditice de garanties dont lle en- toura, péniblement, cu cours dos slécles, las droits de T'ndividu contre les atteintos des clans, des factions ‘et dos bandes. Il serait cinst démontré qu’on peut ‘voler quasi impunément eon tréne & sun gouverain que ses joyaux & une bégum... roy COMMENT SE DEROULERAIT UNE NOUVELLE GUERRE (VY) LES CHAMPS DE BATAILLE PROBABLES RAOUL LE CHAMP DE BATAILLE EU- ‘ROPEEN. L’Europe se trouve aujourd'hui approximativement coupée en deux pat une ligne joignant Trieste & Lu beck, les Etats situés a Vest de cette Tigne étant, 4 I'exception de la You- goslavie, placés sous Ia suzeraineté de VURS.S. tandis que ceux de Youest, pour la plupart liés par te Pacte de I'Atlantique, se trouvent in- clus dans Vorbite stratégique anglo- que, si l'on consi- ce uniquement les effeccifs des ar- ‘mées de terre (infanterie et divisions blindées), les Soviets posstdent une PAR supériorité écrasante sur les Occiden- taux, ceux-ci ne posiédant derrire la ligne Trieste-Lubeck que 15. divi- sions prétes au combat (3. britanni ques, "3 américaines, 3. francaises, 3 italiennes, 1 belge, 1 hollandaise et 1 norvégienne), alors que la Russie en aligne 120 (sur un total de 225) et ses satellites, une cinquantaine. En attendant que le programme d'aide militaire 4 1'Europe ait permis aux Amérieains de résrmer let démocra- ties du Viewx Continent, une atta- gue brusquée soviétique en direction de la Mer du Nord, de la Manche, du. Golfe de Gascogne et de Is Méditer- zanée n’aurait done aucune difficulté A percer le mince rideau constitué Cudessous: Voici la toute premidre photographie du véritable grand érat- major des fores occidentales dans 1a prochaine guerre. elle se dé- elenche bientét. Ce sont (de gauche & droite): le général américain Lawton Collins, chef @éatmajor de Tarmée; Tamiral américain Louis Denfeld, commandant les opérations maritimes; le général américain Omar Bradley, commandant en chef et le général américain Vendenberg, chef Pétat:major de Paviation. 12 CRABBE par les troupes alliges sur le Rhiny tune action massive et rapide de aviation anglo-américaine sur les voies de communication de Tenne- ani pourrait cependant ralentis sérien- sement Ia progression des envahis- seurs et donnerait ainsi peut-dtre aux troupes britanniques et amécicaines Te temps d'effectuer leur mobilisa- tion et d'intervenir. en Europe. ‘Mais ob eee ronforts sersient-ils débarqués et conéentrés ? La mise en @uvre des grandes ar- mées motorisées a inauguré [bre de a « guerre: des grands espaces > ef Yexpfrience du deuxitme conflit mondial a démontré que, si uf as- suillant séussit a enfoncer la ‘pre- mitre ligne de’ défense qui Tui est fopposée, seule une deuxitme posi- tion, située tris foin en acriéee de Ia précédente permettait de concentrer ea serves featches, eusceptibles de recucillir les divisions battues avant de procéder & leur regroupement. ‘Kinsi, en 1939, les armées polo- naises furent complétement désorga- BASTIONS BRITANNIGUE, Eohacno ir APRA USSESSOVIETIQUES ae owes ae * mamma ROTES ALLEeS sun Ee aRnierees. rises pour avoir essayé de s'acero eber A une denxitme ligne de dé- fenae située trop pros de la frontitre, En 1940, les armées frangaises furent finalement coupées Vine de Tautre pour avoir tenté de redresser, sur la Somme, une sitvation qui n'aurait fen quelque chance d'étre sétablie que sur [a Loire et plus probablement en- core sur Ia Garonne, Lés armées russes, par’contre,-fa- rent sauvées de la destruction au cours de M'été 1941 parce que, aprés Véchee initial subi a Ta frontiér, elles n’bésitdrent pas 4 faire un bond cde 609 km en arritre qui lee co dduisit jusqu’a Smolensk, oit des uni tés fratches avaient eu le temps de se déployers: De mime, apris Ia pereée d’Avran- ches, en automne 1944, 1a Wehr- macht agit sagement_en_abandon- nant entibrement Ja France pour 3 replier aur la ligne Siegiried ob elle put réaliser son regroupement dans dee conditions favorables, 4 courte distance de ses bases. Cette opération permit, en effet, 4 Hitler de déclen- cher, dis le mois de décembre, sa puis tante contze-offensive des Ardennes, contre-offensive qui aurait pu obte- nit de tris grands résultats sila Luftwaffe n'avait été 3 ce moment, chaseée du cel par aviation anglo- ine “et ti les armées russes n'étaient pas, de leur e6té, entrées LA LIGNE DU, RHIN POUR RAIT-ELLE ETRE TENUE? Tenant compte de ces divers en- seignements, il suffit de jeter un coup dail’ sur Ia carte pour co tater immédiatement que, si la fgne de défense alliée Gtablie sur le Rhin venait a étre percée par une attague brusquée des colonnes blin- ees soviltiques, il ne pourrait étre (7 Lfen Dearelle, dans ses « Mé. moles > affirms queucune citeme de Favitalloment ‘on ‘essence pe put re Jindre "Tes" panzers, comploterent Court de cerburant,” en panne. 8. au ‘de “Dinont. Cech ordements massifs fectubs por ley avions alge sur toutes Tes routes des Ardennes (N. dele £0) Gidossous t L'armée européenne est, pour Te moment, plutét minable Blle pourrait opposer quinze visions prétes au combat aue 120 isons svidtiques desing 3 tex question pour tes Anglais et tes ‘Amériesing de. debarguer leues trou: pes A Anvers, 4 Calais, ni méme au Hiavie ec que seule ee ports de Brest et “de Bordeatx sersient aiser_“Hoignés_, pour présenter tne. scorité suffisanee dans fea pre- Iniers jours du conflit Mat serait prudent daccumoler dans ces ports lex énormes quantités de matéiels et Gapprovisionnements de toutes sor- tes) indlspencables 4 la vie d'une at- ide miodeme ? Les avis sont, 3 cet Gard, for pectagts. pore de Ia visite qu’ont faite, le mois dernier, en Europe, les chefs ecate-majore des fores armées amé tiesines, les généeaux. frangais, bri fanniques, belges et hollandaie ont Vivemene iosisté pour que la ligne Gu Rhin far solidement tenue et ne onatituie pas, dans Tesprit des ge héraux d'outre-Atfetique, une sim- ple position davane-postes. Lege éral Bradley a margué son accord de principe et ila ete “decide, en conséquenss, gue I'aide militaire américaine 4 ("Europe viserie escen- tellement & doter lee pays continen- taux een premier Tie, Ia Prance et Ter pays de Benelux, de bonnes di- visions blindées, tandie que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis fournirsient dis les premiers jours, Vappui d'une aviation ‘considéable, tout en asvurant la seousité des com: munications ‘maritimes, ‘Mais combien de divisions pour- fait-on aligner tur Te Rbin ? Selon une information publiée cé- cemment par «La Guzete de Law: fanne > les cing Etats signataires du Picts de Bruxelles — qui posstdent, on le sai, un trat-major commun 4 Fontainebleau sous Ta ditection du martchal Montgomery —auraient zdmis que learmée de premier choc> de TOnest européen devesit com- porter su moins 23" divisions, dont 15 seraiene fournies par 1a France, 5 par la Grande-Bretagne tt 3 pat ies Btae de Benelux. Cette « armée de premier choc > serait. toutefois susceptible Gétre porte 3 60 divi- 14 sions s es circonstances permattaient opéter ne mobilisation préalable tt Laide américaine avait peemis de Stocker, dane ce but, deo stmements fn roffisnce, La contribution de Is France deveait, dane ce cas, ateindse 40 divisions, celle de, la Grande = Bretagne, 13. divisions et calle de Benelux. 5 divisions. Mair n'anticipons pas trop et pivisgue er apécialistes amécesins EStimene qui faudra.plosiere. ans nies pout que les U.S. A. équipent Convenablement lee 23. divisions de Fume de « premier choc 9, i faut reconnattre que les Rusts dspose- font Tongtempe encore dune sUDé- HHorté de foree tellement ferasante Ler éeas-majors doivent, done en- Viager établisement dane dew Kime ligne sur laquelle es-armées venant dev Etats-Unis, du Canada, dels Grande-Bretagne et des Domi- nions britanniques sursient le temps etfectucr leur déploiement. Les PY rtaées apparaivent tout de suite, 3 set tgotd, comme. ne position idéale, car 1a défense 7. béafiterate de [appoint dun rompart natural considerable, 2 Tabi daquel In pe- nin Tiigue pout te tease d'armes ® SOLIDITE DU BASTION ES- PAGNOL, Mis, si te Portugal a adhéeé au Pacte de Atlantique, "Espagne n'a pas &té sollicitée, bien que le géné: ral Franco eit ouvertement exprimé le désie de collaborer au renforce- ment du front européen anti-com- muniste. Les considérations d’ordre politique ont done gravement af- faibli, en T'oceurrence, Ia mise au point d'un dispositif militaire dental cobérent et si une appréciation plus eéaliste des nécesités n'arrivait Ctdessous Toujours Ia bombe atomique. Voici nocturne de lu nouvelle bombe essayée par les Amér Pexploi point 4 'emporter 4 plus on moins bref délai, il n'y aurait d’autee issue pour les pays de l'Ouest earopéen, que d'établir leur deuxitme ligne de défense en Afrique du Nord, 3 Vabri du fossé de la Méditerranée ‘Si ’on en croit certains cezcles au- torisés de Washington, 1 serait néanmoins considéré présent, par les chefs ricains, comme le véritable bastion de Ia défense européenne et bien des dé. mocrates sincbres commencent dail- euss a se demander si, au moment ot l'on multiplie les offres les plus alléchantes au maréchal Tito, dicta teur commaniste de la Yougoslavie, afin de Lentrainer dans le camp oc- cidental, il est logique de se priver du million de bons soldats qu’offce le général Franco et de Ia position stratégique de premier ordre que con- stitue [ Espagne, tant pour la défense de I'Earope continentale que pour le maintien de Ia libercé des commu- nications en Méditerranée, ‘Dans un ouvrage éerit il y a un peu plue d'un an, le fiewtenant-co- Tonel' Miksche, ancien attach mili taire prs de I'ambassade de Tché cqslovaquie 3 Paris, expossit déja Jes avantages considérables que pré- senterait un front pyréngen ec nhé- sitait_méme pas 4 affirmer que ta certitude de voir eétablir un tcl front serait, probablement _ sul sante pour dissuader les Soviets de faneeeIa_masse de Seuss divisions vere Touest En admettant qu'une. ¢ opétation- éelaie » ait pu livrer a Vagresseur, les Pays-Bas, la Belgique et toute ta France, précise le lieutenant-colonet Miksche, cette opération serait fata- ement stoppée, en effet, devant le massif pyrénéen dont le’ franchisse- ‘ment n'est possible que par un petit nombres de voies carrossables sur’ les- guelles pourrait aisément se concen- ing photographies de @ Bniwetok, petite ile du Pacifique, en 1948. (Cette expérience fut tenue Figoureusement seerdte,) ‘trer Faction de Laviation anglo-amé- Heaine stationnée en Espagne. Tmagine-t-on la. situation dans laquelle se teouveraient alors les quelque 100 ov 120 divisions rou- ges lancées sudacieusement vers Fouest et dont le ravitaillement en ‘munitions, en chars de rechange, en Carburant et en approvisionnements de toutes sortes, dépendrait d'usines et de dépots situés en plein cour de {a Russie, zoit a des millers de kilo- mitret du front 7 ‘Non seulement Ia plupart de ces usines et de cex/dép6ts constitueraient les objectife de aviation stratégique allige qui les actaquerait & coups de bomber ordinsizes et atomiques, cette aviation multiplierait aussi ses Sttaques sur let ponts de Ia Vistule, de Oder, de I'Elbe et du Rhin et {I faudrait au surplus, compter avec action des ¢ partisans >a runistes qui ne manqueraient pas de prendre Je maquis dans-les pays ac- fuellement soumis A la suzerainett de Moscow. Enfin, les arméss anglaise et américaine, ayant eu le temps d’ef- fectuer leur mobilisation, Ia, menace pesant cur les arridres des divisions Fouges serait encore accentuée par Texécution de débarquements sur le continent, Ia suprématie navale per- mettant aux Anglo-Saxons de choi- Sir les points [es plus vulnérables du dispositif ennemi et d'agir, selon Te eas, en Norvége, au Danemark, aux Pays - Bas ou méme dans le nord de Ia France UNE POUSSEE EN MASSE VERS L'QUEST N’APPORTE- RAIT PAS LA DECISION. Si, & premitee vue, une rude vers Anvers, Le Havre, Brest et Bory eaux semble tentante aux chefs so- vigtiques, un examen plus approf di de Ta question permet de suppo- ser que ['état-major du Kremlin ne commettrait pas Terreur de porter son effort principal vers les pays de Pouest of iI digposerait, sans doute, de bases maritimes précieuses, per- mettant aux sous-marins . d'agir Contre les Tignes de communications anglo-raxonnes dans la mer du Nord, dans {’Adantique et dans la ‘Méditerranée mais of Ia position de ses armées risquerait aussi de devenir rapidement fort préaire. Par ailleurs, le but de Ja guerre a toujours &cé d'essayer de mettre aussi rapidement que, possible, V'ad~ ie dans T'impossibilité de pour- bnivee [a Tutte, St des généraux mé- iocres ont souvent cédé 2 Ia ten tation de remporter des succts spec- taculaires qui leur permettaient d’oc- cuper de vastes territoires cans at- teindre, pour avtant, I'ennemi dans aes quvies vives, les grands capi- aes nront jamais ex cette faiblesses font toujours réuni Je maximum Ge moyens sur le théatre principal de Ia Tutte, cest-i-dire 13 ob il était possible’ de frapper le coup, suscep- fible d'amener a décision, Jadis, & L'époque des armées de métier, il suffisait pour cela, de ma noeuvrer assez babilement pour dé- truire le gros de I'armée ennemic. Le probleme était déja plus compli qué, dans les guerres de coalition, Torsqu’ll fallait-mener le combat sur plusieurs fronts souvent tris éloi- gnés T'un de Vautre et la difficuleé est encore acerue lorsque les armées nrationales ont succédé aux armées de iétier et que la mobilisation de tous Tes citoyens valides a permis aux gouvernements de réparer certains échees initiaux dont influence au- rait été, auparavant, décisive. ‘Mais, aujourd'hui, le probléme se présente d'une manidre encore diffé- fente. Depuis Tavinement de ta ee guerce mécanique >, Fimportance ‘véritable du potentiel de guerre d'un pays se mesure, en effet, au degré de Heveloppement de ses industries Tourdes et en particulier de sa sidé- rurgie, Stemparer de ces centres in- dustriels, des régions qui tes alimen. fent en matitres premitres et aussi dee centees. dextraction du pétrole indispensable aux armées_-mécani- ques, aux flottes et A Taviation, ce sont des objectife de toute premiére importance et il suffit de conquérir Tun ov Mautze pour acculer plus ou moins rapidement Yennemi 3 12 pa ralysie, cest-A-dire 4 1a défaite. ‘Os, pour lee pays faisant patie de MAlliance Atlantique, ces centres fessentiels de production me se trou- vent ni en Belgique, ni aux, Pays~ Bas, ni en France, mais en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis, pour ce qui concerne Ia. métallurgie, ’Amé- Fique et le Moyen-Orient ‘détenant au surplus, Limmense majorite des eserves mondiales de pétrole, Une offensive qui s'arréterait aux rivages de fa mer du Nord, de la Manche et de [Atlantique ne pourrait done avoir aucun résuleat décisif; Hitler ena fait Ia, cuisante expérience au cours de a deuxitme guerre mon~ dial, LE CHAMP DE BATAILLE DU ‘MOYEN-ORIENT. La suprématie maritime ferme- ment détenue par les Anglo-Saxons he permettant point aux armées s0- vidtiques d'envisager T'invasion de Ta Grande-Bretagne et des Etats Unis, c'est-i-dire datteindre des ob- Jectife d'importance essentielle en di rection de T'ouest, le Proche et te Moyen-Orient constituent, au co aire, une zone de moindre risis- tance’ dans le dispositif, anglo-saxon, Cette région, ol se soudent l'Europe, Asie et PAfrique présente de ce fa tune importance stratégique considé- rable, Elle eet Ja portée des forces terrestes de UL RS. 5, Si Y'on considtze les. positions de Aépart des armées sovidtiques dans ce secteur — auguel sont directe~ ment rattachés la Grice, les Déteoits tures et le canal de Suez — on con- state, en effet, que le Bosphore, les Dardanelles et Salonique poucraient Gere atteints en moins de quarante- hhuie heures par des colonnes motori sées partant de Ia frontitre bulgare. Loffensive se poursuivant en Grice et en Asie Mincure, sur les deux tives de Ia mer Egée permettrait en- suite i aviation soviétique d'agic fen, force contre le canal de Suez qu'elle pourrait rendre impraticable, en attendant que les armées rouges venant du Caucase et traversant le Kurdistan, la Syrie et la Palestine, soient en mesure d'occuper Port Said, ‘Mais une puissante poussée russe dans le Moyen-Orient n'aurait. pas seulement avantage de couper’ la voie de communication maritime 1a plus courte entre Ia Grande-Bre- fagne et ses dominions dee Indes et de V'Octanie. Elle permettrait. aussi aux, armées déferlant vers le golfe persique de s'emparer des. immenses champs pétroliftres de "Iran, de Virak et de VArabie, On sait Vimportance décisive du pétrole dans Ia vie moderne, Sa con- sommation a augmenté, durant ces deux dernitres années, d'une ma: 16 Sei Son Cidessues Les Américains ont porté Vextraction de leurs puits & plus de 275 millions de tonnes! Malgré cela ils sont devenus importateurs de pétrole, tant la consommation est aujourd'hui accrue, nidre ei prodigiese, que tee Erste Unis, qu venaiat en tte de ls pros Guction mondinteen 1938, vee 165 millions de tonnes, exporta 4 ete Broa 20 '9o de ety. production, font devense, depuis 1947, impor: tsteus,"slors guile one. cependane port extraction de‘ieus pute 8 pls de 275 mlions de tonaes 1 "Au syehme de consommation. 2: uel —"ythime qui ne ee aug menter ~~ len iat Unis ne. poss ‘Bent pus ati que pour uae Vink- taine anodes de steer eral fe, en comptant les ¢ rzrven Pro- Ssbler pin aurient an mein, pour caatste as oulant 3 tout pxx se constitver des “reserves rupplementarey les Améccsins ont done jet leu dévota sur les pays da Procbe et da Moyen: Orient gt digpseat ensemble de 5 milidy de tonnes deserves ce thine et de 18" miliacds de toones de’ ederves probable, soit a0 tot, 8 milliards ‘detonate de plus que tout Améagor du Novy come Pris le Monique, on, encore’ 38 des réserves mondiales. Les Anglais, qui contrélaient po- Jitiquement ta 'majorité de ces terri- toires en 1919, étaient admirable- ment placés pour y acquérie d’em- blée 1a plupart des concessions pé- trolitres et, de fait, 'x Anglo-Ira- nian Company » obtint tout d'abord Yexploitation des. gisements situés dans le sud-ouest de I'Tran, puis s'as- sura le contréle des vastes aappes de TArabie. La Russie qui ne produit que 60 % environ du pétrole néces- saite A a2 consommation, posa_na- turellement, elle aussi, s2 candida ture, et peut-ttre le Foreign Office aurait-il &€ obligé de composer avec le Kremlin si les grandes compagnies américaines étaient intervenes avec I'appui da Département ’Etat de Washington, ‘Les Anglais revendirent alors une partie de leurs concessions aux Amé- ricains, tandis que ceux-ci traitaient directement avec les chefs arabes. et notamment avec le roi Ibn Seoud, our effectuer de nouvelles prospec” ns. Ainsi s'établit dans le Proche et le Moyen-Orient, Ia collaboration,