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Techniques de l'Ingénieur tba250 p2645
Techniques
de l'Ingénieur
tba250 p2645
Techniques de l'Ingénieur tba250 p2645 ARTICLE TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR L’expertise technique et scientifique

ARTICLE

TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR

L’expertise technique et scientifique de référence

Spectrométrie de masse - Principe

et appareillage

Prévention des risques naturels majeurs

Date de publication : 12/09/2014

Par :

10/06/2013

Guy BOUCHOUX

Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Michel SABLIER

Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Guy BOUCHOUX

Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Michel SABLIER

Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Cet article fait partie de la base documentaire :

Techniques Mesures - Analyses du bâtiment : La réglementation administrative et les contrats

Dans le pack : Techniques Mesures - Analyses du bâtiment : préparer la construction

et dans l’univers : Construction Technolgies de l’information

l’univers : Construction Technolgies de l’information Cet article peut être traduit dans la langue de votre

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Prévention des risques naturels majeurs

Extrait du fond documentaire des Éditions T.I.

1.

Connaissance des risques naturels

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2.

Inventaires des risques naturels

— 2

3.

Concepts importants relatifs aux risques naturels

2

3.1

Processus ou aléas naturels

2

3.2

Dommages et vulnérabilité

3

4.

Risques naturels dans le monde, maîtrise des risques

3

4.1

Risques naturels

3

4.2

Conséquences économiques

4

4.3

Maîtrise des risques naturels

4

5.

Prévention des risques naturels en France

— 4

5.1

Doctrine française

— 4

5.2

Risques les plus courants en France

— 5

6.

Rôle de l’État

— 6

6.1

Surveillance et alerte

— 6

6.1.1 Services d’annonces des crues

6

6.1.2 Chaîne d’alerte

— 8

6.2

Prévention des risques

— 8

6.2.1 Moyens de droit commun du code de l’urbanisme

— 8

6.2.2 Documents spécifiques aux risques naturels

— 8

6.2.3 Objectifs

— 9

6.2.4 Applications concrètes

— 9

6.2.5 Contenu du PPR

— 10

7.

Information préventive des populations

11

7.1

Champ d’application

11

7.2

Rôle du Préfet

11

7.3

Rôle du Maire

11

7.4

Rôle de l’exploitant

12

7.5

Responsabilité

12

7.6

Révision et prescription

12

7.7

Accès à l’information

12

Pour en savoir plus

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a définition que je donne du risque majeur, c’est la menace sur l’homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace

dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l’immensité du désastre ». C’est ainsi que Haroun Tazieff qualifiait le risque

majeur. Plus précisément, le risque majeur se caractérise par sa faible fréquence et une énorme gravité, et d’une manière générale par de nombreuses victimes, un coût important de dégâts matériels, des impacts sur l’environnement. Les catastrophes naturelles font donc partie des risques majeurs.

« L

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

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À la suite de cet article, il est proposé un glossaire relatif aux événements naturels et géologiques, qui reprend égale- ment la signification de tous les sigles cités dans ce docu- ment. Le lecteur pourra utilement s’y reporter.

1. Connaissance des risques naturels

Dans le domaine des risques naturels, chacun a pu être témoin, direct ou non, d’événements de nature catastrophique ou sim- plement porteurs de dommages (inondations, glissements de terrain, éboulements). Le problème est comment y faire face pour préserver au mieux la sécurité des personnes ou pour atténuer les effets dommageables de ces événements. Devant une situation perçue globalement à risque, trois questions principales viennent à l’esprit :

• Comment identifier tous les scénarios possibles et réalistes ?

• Comment caractériser les paramètres d’intensité de chacun de ces scénarios ?

• Pour chacun d’eux, comment préciser un délai d’occurrence ?

Ces interrogations sont fondamentales, mais très complexes. Les réponses sont pourtant très attendues pour définir les méthodes et techniques de prévention adaptées et le cas échéant les plans de secours nécessaires.

L’analyse de scénarios est donc une démarche clé. Elle nécessite une connaissance approfondie du milieu naturel, très souvent largement transformé par les actions anthropiques.

Pour les applications visées, une pratique du terrain est néces- saire et doit s’appuyer sur des investigations géologiques et géo- morphologiques précises, faisant appel aux techniques les plus classiques, le travail du géologue de terrain, équipé de sa carte, son marteau et sa boussole, comme les plus sophistiquées, la géo- désie spatiale par exemple.

Une bonne connaissance des lois de la mécanique et de l’hydraulique, ainsi que des techniques de modélisation et de simulation numérique aujourd’hui disponibles, est également indispensable pour caractériser correctement les processus de déformation et rupture de versants instables ou d’écoulements torrentiels par exemple. Une représentation tridimensionnelle sur support SIG (Systèmes d’Information Géographique) est de plus en plus attendue.

Enfin, le retour aux références naturelles, dont la mémoire peut être disponible dans les archives de divers services de l’État et sociétés d’assurance, doit être une préoccupation constante, car lui seul permet l’analyse critique des résultats produits par des modèles qui ne seront jamais que des représentations fragiles de la réalité, du moins pour les applications objets de cette recherche.

Les décisions qui dériveront de ces investigations ont évidemment un coût pour la communauté nationale (dispositifs de surveillance, ouvrages de protection, décisions quant à l’aménagement de l’espace). Il est donc sain de s’interroger sur les processus de déci- sion eux-mêmes et sur la justification économique de la prévention. Or, il faut faire le constat que l’on ne dispose en général que d’une connaissance partielle du phénomène naturel concerné (par exemple : versant instable menaçant une vallée ou phénomènes tor- rentiels affectant un bassin versant), des facteurs déclenchant et des conditions de réalisation des divers scénarios possibles.

Cela signifie que nous sommes confrontés à des « univers de décision » qui peuvent être qualifiés d’incertains, où l’information nécessaire et recherchée peut être totalement inaccessible ou présente mais objectivement non quantifiable ni probabilisable. Les critères de décision économique s’en trouvent alors difficiles à justifier. Dans ces situations, très communes, différentes stratégies

de prévention apparaîtront possibles. Elles devront être évolutives, c’est-à-dire aptes à s’adapter à la prise en compte d’informations nouvelles qui ont des chances d’apparaître au cours du temps, et capables d’apprentissage au vu de celles-ci. Enfin, elles devront éviter toutes décisions à caractère irréver- sible. Dans le domaine des risques naturels, il faut donc apprendre à gérer les incertitudes.

2. Inventaires des risques naturels

Dans certains cas, les risques sont connus, il suffit d’en appré- cier l’importance et de définir les zones concernées. Il en est ainsi pour les risques d’avalanche, d’inondation, de tremblement de terre, de volcanisme, etc. Dans d’autres cas, l’histoire locale n’apporte pas d’informations sur les risques potentiels. Ceux-ci sont inconnus ou leur probabi- lité est tellement faible que l’on n’en tient pas compte. Il en est ainsi des effondrements de sol non prévisibles, des pollutions naturelles mises à jour par des moyens de mesure sophistiqués, des tempêtes, de pluies exceptionnelles accompagnées de coulées de boue, etc. Les principaux risques dus à des événements naturels ou géolo- giques sont :

– inondations et débordements de rivières ;

– tremblement de terre ;

– pluies torrentielles, coulées de boues ;

– chute de roches et de pierres ;

– incendie de forêts ;

– foudroiement ;

– émanation de radon ;

– effondrement du sol (cavités profondes) ;

– rayons ionisants provenant de minerais enfouis radioactifs ;

– volcanisme ;

– vent et tempête ;

– enneigement et avalanches.

Parmi ces risques, ceux qui sont connus ou détectables doivent être mesurés et correctement appréciés, afin que les sites aména- gés soient protégés contre leur influence.

3. Concepts importants relatifs aux risques naturels

3.1 Processus ou aléas naturels

Le phénomène (ou aléa) naturel présente différentes caractéris- tiques physiques, se rapportant à des notions d’énergie, de durée, regroupables sous le terme général d’intensité. Dans une zone géo- graphique donnée, en fonction d’une intensité considérée, des proba- bilités d’occurrence en rapport avec des durées de référence peuvent lui être associées. Une notion de période de retour de l’aléa, avec cette même intensité, peut être définie ; ou bien, se fixant une période particulière, on peut définir les probabilités d’occurrence de l’aléa considéré pour différentes intensités. Ainsi, dans le domaine des inondations de plaine, pour un cours d’eau particulier et en une zone géographique bien définie, l’hydrogramme ou d’autres paramètres d’intensité (hauteurs d’eau, vitesses d’écoulement) de la crue centennale (période de retour) peuvent être définis. Cet aléa doit être considéré comme suscep- tible de se réaliser tous les cent ans avec une probabilité de 1 (événement certain) ; tous les 10 ans avec une probabilité de 0,1 ;

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

tous les ans avec une probabilité de 0,01. Sa réalisation, une année particulière, n’implique a priori aucune conséquence sur sa proba- bilité d’occurrence l’année suivante.

Ces notions peuvent être formalisées d’un point de vue mathéma- tique. Cependant, il faut souligner que la quantification de l’aléa naturel n’est pas toujours possible. La complexité du phénomène naturel (séismes, laves torrentielles, etc.) peut y faire obstacle, de même que son caractère non répétitif (mouvements de terrain, etc.), ainsi que le manque de données statistiques le concernant (pério- des de sécheresse, etc.). Le cas des inondations de plaine apparaît en fait le plus propice à une analyse quantitative et statistique.

De plus, il faut rester prudent quant aux extrapolations des données statistiques dans le temps. Elles ne sont possibles que si les paramètres du milieu physique (naturel ou anthropisé) ont peu varié entre la période sur laquelle s’appuie le traitement statistique des données et la durée sur laquelle est faite la prévision. L’hypo- thèse de stationnarité nécessaire pour justifier toute projection sur l’avenir de données issues du passé doit être vérifiée. Suivant les cas considérés, cette hypothèse peut être réaliste ou non.

Sur ce sujet, deux échelles d’analyse méritent d’être distinguées :

– à une échelle locale , le milieu physique naturel a pu être modi- fié et il faut en tenir compte. Ainsi, une urbanisation rapide ayant conduit à une imperméabilisation partielle d’un bassin versant peut modifier considérablement le bilan hydrologique de ce bassin versant et, en conséquence, la réponse du milieu à tout événement pluviométrique. Il s’ensuit que des données statistiques sur l’aléa inondation, datant de la période précédant cette urbanisation, ne seront pas directement utilisables. De même, des dispositifs de renforcements mécaniques en falaises instables contribueront à limiter les chutes de blocs et les caractéristiques de l’aléa impact de bloc et arrêt sur une zone d’épandage au pied de ces falaises seront modifiées ; – à une échelle globale , le milieu physique naturel peut être soumis à des règles d’évolution, évidentes sur le très long terme, même si elles sont très difficiles à expliciter. Nous rentrons dans le domaine de la géoprospective sur des échelles de temps de 10 000, 100 000 ans et plus, avec la notion de temps géologiques, et celui des processus de changements climatiques aux conséquences majeures telles que glaciations, variations de niveau des mers ou processus tectoniques. À une échelle de temps de moins long terme, 10, 100 ou 1 000 ans, pour laquelle l’action de l’homme peut être notable, certains de ces changements globaux sont perceptibles et doivent être considérés (changement clima- tique global, etc.).

3.2 Dommages et vulnérabilité

Les phénomènes ou aléas naturels génèrent des dommages :

pertes en vies humaines, destructions de biens matériels, destruc- tions ou altérations de systèmes de production, atteintes à l’orga- nisation sociale et institutionnelle, effets sur l’environnement (ressources actuelles ou potentielles, cadre de vie).

Certains de ces dommages sont facilement quantifiables, d’autres difficilement. Ils peuvent être rapportés à la valeur du patrimoine présent dans la zone considérée et il est alors possible de définir la vulnérabilité de la zone : coût des dommages/valeur du patrimoine.

Cette vulnérabilité est fonction de l’intensité de l’aléa naturel et des mesures et dispositifs de prévention et d’atténuation des effets de l’aléa qui auront éventuellement été mis en œuvre.

Différentes catégories de dommages et de coûts, par référence à un ouvrage donné, peuvent être distinguées : coût de l’ouvrage seul (supposé fortement endommagé ou détruit), coût de gestion de crise et autres coûts (remise en service de l’ouvrage après répa- ration, manque à gagner lié à l’arrêt de fonctionnement de l’ouvrage, coûts induits par les conséquences sur l’environnement

de l’endommagement de l’ouvrage, coûts liés à la destruction de matériel associé à l’ouvrage et coûts de pertes en vie humaine).

Autre approche, trois grands ensembles de coûts peuvent être retenus : coûts matériels stricts, coûts environnementaux et coûts humains. Si l’on convient de monétariser ces différents ensembles, il est possible de procéder à des analyses économiques spéci- fiques, fonction des différentes catégories de coûts.

4. Risques naturels dans le monde, maîtrise des risques

4.1 Risques naturels

La notion de risque naturel peut être définie de façon schéma- tique par l’équation :

Risque = Probabilité d’occurence de l’aléa × Dommmages

D’une façon mathématique, le risque lié à un aléa particulier, dans une zone géographique donnée, peut se définir comme l’espérance mathématique des dommages dus à la réalisation de l’aléa considéré pendant la durée de référence.

Si l’ouvrage a été dimensionné pour résister à une intensité particulière d’un aléa donné, le risque attaché à l’ouvrage sera réduit d’une certaine quantité. Cependant, chacun a l’intuition d’une limite économique à la réalisation de travaux qui seraient destinés à placer l’ouvrage dans un contexte de risque nul, situation irréaliste. Plus précisément, le coût des mesures de renforcement et de protection (coût additionnel de l’ouvrage) croît de façon exponentielle pour les fortes valeurs des paramètres intensité de l’aléa considéré.

Il en résulte une notion d’arbitrage économique nécessaire pour définir une intensité optimale de dimensionnement au-delà de laquelle il n’est pas économiquement raisonnable de chercher à protéger un ouvrage. Mais la décomposition du coût total en coût matériel, coût environnemental grave et coût humain permet d’adapter un raisonnement économique qui serait sinon trop brutal.

Il faut cependant rester prudent par rapport à ce type d’approche théorique. Ainsi, l’application de règles de construction adaptées à certains aléas peuvent générer une aggravation du risque pour d’autres aléas. Pour exemple, on a pris conscience, il y a peu, de la concertation nécessaire entre spécialistes du génie paracyclonique et du génie parasismique qui n’ont pas les mêmes exigences tech- niques vis-à-vis des ouvrages et structures à protéger.

Observons aussi que des ouvrages de protection (dimensionnés par référence à un événement d’intensité donné avec une période de retour définie) peuvent induire des décisions d’aménagement sur certaines zones ainsi protégées. Or, ces zones, qui n’auraient pas été aménagées sans ces ouvrages de protection, restent très vulnérables par rapport à des événements de plus forte intensité et de périodes de retour plus grandes. Ce débat fondamental concerne en particulier l’aménagement de certaines plaines inondables, à l’abri de digues de protection et de certains espaces montagnards, à l’abri d’ouvrages paravalanches.

Sans doute, d’autres approches permettant d’orienter les décisions relatives aux mesures de prévention mériteraient d’être considérées, s’appuyant sur des principes qui ne ressortent pas tous des champs techniques et économiques, mais se réfèrent au domaine de l’éthique et impliquent la prise en considération de « tiers absents : générations futures et environnement ».

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

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Exemple Le cas des ruines de Séchilienne en Isère est révélateur. Au départ, l’hypothèse d’un éboulement en masse, de l’ordre de 100 millions de mètres cube de roches, était envisagé. Les nombreuses études réali- sées depuis avec des techniques de plus en plus pointues ont permis de réduire cette estimation et de privilégier un scénario à plusieurs éboulements successifs de moindre ampleur, et par conséquent d’adapter les mesures permettant d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Cette nouvelle connaissance permet de mieux cibler les moyens à mettre en œuvre et de limiter les coûts de la protection.

4.2 Conséquences économiques

D’après les estimations, les différents aléas naturels (séismes,

mouvements de terrain, cyclones

dernières années plus de 5 millions de personnes, fait 2 milliards de sinistrés et créé des pertes économiques considérables. Le nombre de victimes de catastrophes majeures augmente régulière-

ment depuis 1960, avec un taux de croissance de 6 % par an, plus du double du taux de croissance mondiale. Il semble que cette situation résulte d’une dégradation accrue du milieu naturel (déboisement suivi d’érosion des sols, modifications des micro- climats, etc.) et d’une expansion urbaine irréfléchie : dévelop- pement de mégapoles sans plan d’urbanisation dans certains pays en voie de développement, constructions sans aucune technique de prévention dans certains pays ou sans respect des normes de construction.

Les conséquences économiques, pour nombre de pays en voie de développement, sont catastrophiques. Le passage du cyclone Mitch en novembre 1998 sur le Honduras et le Nicaragua a anéanti (selon l’ONU) en trois jours vingt années d’efforts de dévelop- pement dans cette région.

Dans le cas des pays industrialisés, il a été développé un ensemble de mesures visant à atténuer les effets des phénomènes naturels dangereux. Il faut remarquer que le coût des actions nécessaires à la réduction des dégâts est en général très inférieur aux pertes économiques évitées. Le Japon, pays très exposé, a démontré que les effets de la plupart des catastrophes naturelles peuvent être nettement atténués, à condition toutefois que les acteurs économiques respectent complètement les règles établies.

)

ont tué au cours des trente

4.3 Maîtrise des risques naturels

Un concept fort de gestion des risques doit être de plus en plus affirmé, incluant prévention, secours et réparation, suivant une approche systémique, clé de la maîtrise des risques naturels.

doit s’appuyer sur un ensemble d’actions complé-

mentaires :

l’analyse des risques , combinant l’identification et l’évaluation de l’intensité des aléas et de la chaîne temporelle des facteurs déclenchant, avec l’estimation de la vulnérabilité du milieu et des établissements menacés. Cette analyse permet de sélectionner les solutions les plus adaptées, et les actions prioritaires permettant d’éviter la réalisation de scénarios les plus dommageables, de réduire les probabilités d’occurrence de certains d’entre eux, d’atténuer leurs effets ou de limiter l’extension des aires d’influence ; – la définition des moyens de prévention et de réduction des effets (ou mitigation) des catastrophes naturelles. Ceux-ci concernent :

• l’orientation de l’urbanisation dans les zones les moins expo- sées et les moins fragiles,

• la modification des actions anthropiques génératrices de risque,

Celle-ci

• l’application de normes de construction adaptées (réglemen- tation parasismique, paracyclonique, etc.),

• la réalisation d’ouvrages correctifs (stabilisation de pentes, régulation des cours d’eau, lutte contre l’érosion, ouvrages paravalanche, etc.),

• la mise en œuvre de dispositifs de surveillance des phéno- mènes dangereux, destinés à suivre leur évolution et à contribuer au déclenchement des alertes si nécessaire,

• l’organisation de systèmes d’alarme et de secours ;

la mise en place de mécanismes de gestion du risque :

• le niveau politique devant fixer la nature et l’intensité des risques pris en compte, les degrés de protection et la couver- ture du risque désirée,

• le niveau juridique et administratif devant assurer la mise en place des organes de planification, de financement et d’exé- cution des actions préventives, des actions de secours et des actions d’indemnisation des victimes, basées sur une politique d’assurance contre les catastrophes naturelles ; – l’information, la formation et l’éducation des jeunes et moins jeunes .

5. Prévention des risques naturels en France

5.1 Doctrine française

Rappelons que la France s’est progressivement constituée une doctrine de la gestion des risques en même temps qu’un dispositif législatif et réglementaire s’élaborait. Ainsi, les Plans de Surfaces Submersibles (PSS) ont été créés en 1935. Les périmètres de risque définis par l’article R.111-3 du code de l’urbanisme en 1961 faisaient référence au fait que « la construction sur des terrains exposés à des risques tels que : inondation, érosion, affaissement, éboulement, avalanche, peut, si elle est autorisée, être subordon- née à des conditions spéciales ». La loi d’orientation foncière insti- tuant en 1967 les Plans d’Occupation des Sols (POS) créait la notion de zones ND protégées notamment en raison de risques naturels. Cependant, c’est en 1972 que la prévention des risques naturels, et tout spécialement des mouvements de terrain, commence véritablement avec l’établissement d’un Plan ZERMOS ( Zones Exposées aux Risques de Mouvements du Sol et du Sous-sol ) et les cartographies de ces aléas au 1/25 000. Puis, la loi du 13 juillet 1982 modifié et consolidé au 1 mai 2008, relative à l’indemnisation des victimes des catastrophes naturelles, institue un système d’indemnisation prenant appui sur les sociétés d’assurance. Dans le même temps, le décret d’application de cette loi stipule que l’État élabore et met en application les Plans d’Exposition aux Risques Naturels prévisibles (PER) « qui déterminent notamment les zones exposées et les techniques de prévention. Ils valent ser- vitude d’utilité publique et sont associés aux POS ». Ces docu- ments d’urbanisme sont devenus depuis peu PLU : Plans Locaux d’Urbanisme (Décret n o 84-328 du 3 mai 1984 relatif à l’élaboration des plans d’exposition aux risques naturels prévisibles, abrogé le 17 mars 1993). La loi du 22 juillet 1987, relative à l’organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs impose la prise en compte des risques majeurs dans l’aménagement et l’urbanisme (abrogée le 17 Août 2004). Le Conseil interministériel du 24 janvier 1994 et le décret n o 95-1089 du 5 octobre 1995, relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles (dont il ne reste en vigueur que

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l’article 10 modifié par le décret du 4 janvier 2005), donne un nouvel élan à la politique de prévention des risques naturels majeurs, avec la création du Plan de Prévention des Risques natu- rels prévisibles (PPR), cet outil remplace les anciennes procédures PER, PSS et R.111-3 pour ce qui concerne le risque inondation.

Un arrêté du 25 mai 2001 instaure une instance de conseil et d’appui technique pour la prévention des risques naturels qui sera chargé selon son article 2 : « L’instance de conseil et d’appui techni- que pour la prévention des risques naturels est appelée à donner son avis sur les sujets qui lui sont soumis par le ministre de l’aménage- ment du territoire et de l’environnement, notamment sur les ques- tions intéressant la sécurité des personnes et des biens que les préfets de département adressent au ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement (direction de la prévention des pollu- tions et des risques), selon les dispositions énoncées à l’article 8 ».

La loi n o 2003-699 du 30 juillet 2003, relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dom- mages, inscrit cette prévention dans divers codes. Cette loi est complétée par le décret n o 2005-4 du 4 janvier 2005 relatif aux schémas de prévention des risques naturels.

La conséquence de toute cette réglementation a débouché sur la mise en place de divers réseaux de surveillance qui couvrent

divers risques : les séismes (laboratoire de détection géophysique du CEA, RéNaSS, INSU, Observatoire de physique du globe de

les tsunamis

Strasbourg, Institut du globe de physique de Paris

(CRATANEM), les avalanches, les mouvements de terrain et les carrières souterraines (Inspection des carrières), les feux de forêt méditerranéenne et tout particulièrement les inondations avec la création en 2003 du Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations (SCHAPI).

),

5.2 Risques les plus courants en France

La France est soumise à l’ensemble des risques naturels qui existent sur la planète. Leur intensité est plus forte dans les dépar-

PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

tements d’outre-mer qu’en métropole, les risques d’origine clima- tique étant plus forts sous les climats tropicaux que sous les climats tempérés ou méditerranéens, la situation des Antilles à proximité d’un chevauchement de plaques induisant en plus un risque sismique et un risque volcanique importants.

L’ensemble des dossiers départementaux des risques majeurs établis par les préfets permet de dresser un panorama de la répar- tition des risques naturels sur le territoire national.

Aujourd’hui, avec des gravités très variables, 23 500 communes sont exposées à un ou plusieurs risques naturels : cyclones et tempêtes, inondations sous ses différentes formes (de plaine, torrentielle, par remontées des nappes ou submersion), avalanches, mouvements de terrains (glissement, chutes de blocs, cavités souterraines et marinières, retrait-gonflement des argiles), tremblements de terre, éruptions volcaniques, feux de forêt.

Le risque le plus fréquent est le risque d’inondation avec 15 700 communes exposées à des degrés divers. Viennent ensuite le risque de terrains (5 932 communes), de tremblements de terre (5 100 communes), le risque sismique (1 400 communes) et le risque d’avalanches (400).

En France, les inondations du Gard de septembre 2002 ont représenté un coût estimé de 1,2 milliard d’euros, dont 700 mil- lions d’euros sont des coûts assurés. Le reste des catastrophes relevant du régime catastrophes naturelles peut être estimé, en l’état actuel, à 300 millions d’euros dont environ la moitié sera indemnisée dans le cadre de la procédure d’indemnisation des biens assurés suite à une catastrophe naturelle.

La crue la plus dommageable du XX e siècle en France a été celle du Tarn, en 1930, à Montauban : 200 morts, 10 000 sinistrés et 3 000 maisons détruites, 11 grands ponts emportés, 17 mètres de montée des eaux en 24 heures et des hauteurs de submersion de 7 mètres en ville.

Le tableau 1 précise les dommages associés à quelques sinistres importants pour l’année 2002.

 

Tableau 1 – Sinistres importants recensés en France sur l’année 2002

Date

Nature

Lieu(x)

   

Conséquences

 

Commentaires

28/12/01 au

Inondation

Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Haute-Marne et Ardennes

 

1

mort (Vosges)

Débordements généralisés (Meurthe, Moselle, Meuse), inondations liées à une forte pluviométrie et une fonte du manteau neigeux, nombreux axes routiers coupés et déviés, trafic ferroiaire perturbé, rupture de digues en Alsace et dans le Territoire de Belfort 300 communes concernées

03/01/02

Coulée de boue

22/01 au 24/01

Cyclone DINA

La Réunion

2

blessés

24

communes concernées

2

500 personnes hébergées

 

28/01

Éboulement

La Grave RN 91 Grenoble/Briançon

 

1

fillette décédée

 

20/02

Inondation

Cartignies (Nord)

 

1

mort

Secteur inondé d’Avesnes-sur-Helpe

26/02 au 04/03

Inondation

Nord, Pas-de-Calais et Meuse

   

62

communes concernées

04/03

Éboulement

Pouancé (Maine-et-Loire)

 

2

morts, 2 blessés

 

08/03

Inondation

Saint-Denis (La Réunion)

 

3

morts

Rupture d’un barrage naturel sur la rivière des pluies

26/04

Éboulement

Route de Cilaos (La Réunion)

 

2

morts, 1 blessé

 

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

 

Tableau 1 – Sinistres importants recensés en France sur l’année 2002 (suite)

Date

Nature

Lieu(x)

Conséquences

 

Commentaires

13/05

Tempête

Aquitaine

2 morts, 3 blessés

Rafales supérieure à 100 km/h, 55 000 foyers privés d’électricité dans la région de Langon, Libourne et dans le Médoc

06/06 au 07/06

Inondation

Isère, Drôme et Savoie

1 mort et plusieurs blessés

Inondation de la Valdaine

29/07

Foudre

Ars-en-Ré (Charente-Maritime)

1 mort

 

18/08

Inondation

Corse-du-Sud

2 morts

 

26/08 au 29/08

Inondation

Pas-de-calais

150

personnes évacuées

52

communes sinistrées

03/09 au 04/09

Inondation

Var et Vaucluse

1

mort

Imprudence Débordement de l’Auzon

08/09 au 12/09

Inondation

Gard, Hérault, Var, Ardèche, Drôme, Bouches-du-Rhône

24 morts

419

communes sinistrées

2 personnes foudroyées

 
 

1 100 personnes évacuées

600

000 sinistrés

09/10

Inondation

Puissalicon (Hérault)

1

mort

Imprudence

2

blessés légers

(débordement de rivière)

27/10

Tempête

Nord de la France

4

morts (31 personnes

Liaison Eurostar et régionales interrompues

décédées en Europe)

37

500 foyers privés

d’électricité

13/11

Tempête

Littoral atlantique, notamment en Loire-Atlantique et Vendée

mort (marin pêcheur au large de Bayonne)

1

Rafales de 130 km/h sur les côtes vendéennes

16/11 au 18/11

Inondations

Ain, Ardèche, Drôme, Rhône, Isère, Doubs, Saône-et-loire, Savoie, Haute-savoie, Jura et Var

personne disparue dans le Var

1

Très nombreux débordements dans la vallée du Rhône, dans le Var

généralisées

250

personnes évacuées

 
 

dans la Drôme

23/11 au 27/11

Inondations

Bassin RMC (Rhône Méditerranée Corse)

1 mort

Crue du Vidourle le 25/11

généralisées

11/12 et 12/12

Inondation

Hérault, Gard

2 personnes décédées

Débordement de l’Hérault et du Vidourle (Sommières, Lunel), le Lez, la Mosson avec plus de 20 communes quartiers Nord de Montpellier Routes coupées 220 personnes évacuées dans l’Hérault

29/12

Inondation

Le Mans (Sarthe)

1 mort

Crue de l’Huisne Imprudence

27/12 au 30/12

Inondations

Bassin de la Vilaine (Ouest de la France)

 

Crue de la Vilaine

160

maisons isolées à Guipry

 

De nombreuses routes coupées

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6. Rôle de l’État

Même si le maire dispose de pouvoirs de police importants dans le domaine de la sécurité et de l’environnement, en application du

code général des collectivités territoriales, et qu’il est, en parti- culier, tenu d’intervenir pour « prévenir par des précautions convenables, et faire cesser, par la distribution des secours néces- saires, les accidents et fléaux calamiteux, tels les incendies, les

», l’État joue un rôle central

dans la prévention des risques naturels.

Ainsi, une instance de conseil et d’appui technique pour la prévention des risques naturels est chargée de définir au sein du ministère chargé de l’environnement les axes de recherche et les études nécessaires en matière de prévention des risques et de favoriser des actions en ce domaine, dans le cadre des dotations dont elle dispose.

inondations, les ruptures de digue

En outre, la direction de la prévention des risques majeurs, créée en 2001, est chargée « d’élaborer la politique de prévention des ris- ques majeurs, de connaître, d’évaluer et de prévenir les risques naturels, de veiller à la prise en compte des risques naturels majeurs dans l’aménagement et l’urbanisme, de définir les conditions d’information de la population sur les risques majeurs ».

6.1 Surveillance et alerte

6.1.1 Services d’annonces des crues

Même s’il n’est tenu à aucune obligation légale, l’État assure une alerte météorologique auprès des communes, sur la base des informations que lui communique météo France. Le réseau actuel des services d’annonce des crues mis en place à partir du XIX e siècle est présent sur 20 000 kilomètres de rivières et 300 000 kilomètres de cours d’eau. Il se compose actuellement

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

// 193.49.172.146 PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS tiwekacontentpdf_tba250 Figure 1 – Carte des territoires

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Figure 1 – Carte des territoires des Services de Prévisions des Crues

de 1 500 stations de mesure hydrométrique permettant de contrôler en temps réel les niveaux et débits des cours d’eau surveillés par l’État. Des schémas directeurs ont été établis par bassin des grands cours d’eau et divisés en 22 territoires (figure 1 ) :

– bassin Artois-Picardie ;

– bassin Rhin-Meuse ;

– bassin Rhin-Meuse (annexes) ;

– bassin Adour-Garonne ;

– bassin Seine-Normandie ;

– bassin Rhône-Méditerranée ;

– bassin Loire-Bretagne.

Au niveau de chacun des 6 principaux bassins, un schéma directeur de prévision des crues définit l’organisation de la prévision des crues à l’échelle du bassin. L’ensemble des données permet au Ministère, en lien avec les 22 services de prévision des

crues de l’hexagone, de produire quotidiennement une carte de « vigilance crues » diffusée sur le site http://www.vigicrues.gouv.fr, qui présente en temps réel les données mesurées et le risque potentiel de crues sur le territoire national ou plutôt métropolitain.

Ces services disposent d’un réseau automatisé de collecte de données et transmettent les informations au préfet (par téléphone, radio ou satellite) qui décide d’alerter les maires de chaque localité.

Moyens

– 200 stations automatiques et télétransmises ;

– 4 services disposant du Météociel ;

– 2 services disposant du système CALAMAR associant données

de pluie radar et données pluviométriques (mesures des lames d’eau précipitées sur les bassins versants).

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Météo France

– 170

stations

transmises ;

pluviomètres

au

sol

automatisées

et

télé-

– Réseau Aramis avec 14 radars météorologiques ;

– Projet Aurore d’automatisation des postes de pluviométrie journalière.

À l’été 2003 un service central d’hydrométéorologie s’est installé à Toulouse à proximité des services scientifiques de Météo France.

6.1.2 Chaîne d’alerte

La chaîne d’alerte est constituée de trois niveaux.

1 – collecte des informations : bulletin d’alerte précipitation, bulletins réguliers de précipitations (observateurs et stations auto- matiques) notamment en période de risques.

2

dépassement de la cote de pré-alerte (risque potentiel) :

état de vigilance ;

prévision.

3

dépassement des cotes d’alerte (début de débordement) :

message d’alerte au préfet ;

organisation des mesures de sauvegarde et de secours ;

alerte des maires par le préfet, ils ont accès aux informations

diffusées par les répondeurs téléphoniques mis en place par les préfectures ;

– dans tous les cas, alerte des populations donnée par le maire,

qui prend également les mesures de protection immédiates ;

– au-delà de l’action du maire, si l’étendue de la zone concernée le

rend nécessaire, mise en œuvre par le préfet responsable des secours du plan de secours spécialisé pour les inondations, du plan Orsec ou du plan rouge (destiné à porter secours aux victimes).

6.2 Prévention des risques

6.2.1 Moyens de droit commun du code de l’urbanisme

L’État dispose de deux types d’outils, auxquels il peut et doit recourir selon les risques concernés et les situations : le porter à connaissance (PAC) et la mise en place d’un projet d’intérêt géné- ral (PIG).

L’objectif de ces moyens est la prise en compte des risques, sous la responsabilité des communes, dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) ou les schémas de cohérence territoriale (SCOT). L’article R.111-2 du code de l’urbanisme permet également le contrôle des permis de construire au regard de la sécurité publique.

Le PIG (art. R.121-1 du Code de l’urbanisme) est à l’initiative du préfet et permet de contribuer à la prévention des risques au tra- vers des SDAU, des POS et des PAZ. Il lui permet d’imposer à ces documents, au besoin d’office, soit en cours d’élaboration, de modification ou de révision, soit à tout moment pour les documents déjà approuvés, des mesures de prévention des risques définies dans un projet qualifié d’intérêt général.

Le PAC est l’acte de procédure d’élaboration des documents d’urbanisme (SCOT, PLU et cartes communales) par lequel le préfet :

informe la commune, ou l’établissement public de coopération

intercommunale compétent, des dispositions particulières appli- cables au territoire concerné, notamment les directives territoriales d’aménagement, les dispositions relatives au zones de montagne et au littoral, les servitudes d’utilité publique, ainsi que les projets d’intérêt général de l’État et des opérations d’intérêt national (art. L.121-2 al. 1 et R.121-1 du Code de l’Urbanisme) ;

– leur communique notamment les études techniques dont dispose l’État en matière de prévention des risques et de prévention de l’environnement (art. L.121-2 al. 3 du code de l’environnement).

C’est le service de l’État chargé de l’urbanisme dans le départe- ment qui assure la collecte des informations nécessaires (art. R.121-2 du code de l’environnement). Le retard ou l’omission dans la transmission de ces informations est cependant sans effet sur les procédures engagées par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale.

Depuis la loi n o 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain, les Plans d’occupation des Sols (POS) sont remplacés par les PLU.

À l’origine, les POS ne visaient pas prioritairement la prévention des risques. La loi n o 87-565 du 22 juillet 1987, relative à l’orga- nisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs, a dès lors rendu obligatoire la prise en compte, dans les documents d’urbanisme, des risques naturels et technologiques.

La loi SRU reprend les dispositions de la loi de 1987 relati- vement aux risques et prévoit l’élaboration de SCOT qui doivent définir, préalablement à l’élaboration des PLU, les objectifs relatifs notamment à la prévention des risques naturels et technologiques majeurs.

La loi met donc en facteur commun à l’ensemble des documents d’urbanisme SCOT, PLU et cartes communales, l’obligation de prendre en compte les risques naturels et technologiques.

6.2.2 Documents spécifiques aux risques naturels

Le retard constaté dans la mise en œuvre des Plans d’Exposition aux Risques (PER) d’une part, la catastrophe de Vaison-la-Romaine en septembre 1992, puis les graves inondations et mouvements de terrains de la fin de l’année 1993 et du début de 1994 d’autre part, ont mis en évidence la nécessité de relancer la politique de prévention de l’État. Cet objectif s’est traduit, en ce qui concerne la prise en compte des risques naturels dans l’aménagement, par deux mesures :

– la création d’une procédure unique avec les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRn) (figure 2) ; – les Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRt), par la refonte des procédures existantes, les plans d’exposition aux risques (PER), les plans des surfaces submersibles (PSS), les périmètres de risques au sens de l’article R.111-3 du code de l’urbanisme et les Plans de Zones Sensibles aux Incendies de Forêt (PZSIF).

Le Plan de Prévention des Risques (PPR) reprend les points forts des quatre procédures auxquelles il se substitue, et cherche à pallier leurs difficultés de mise en œuvre. Il a été conçu avec le souci de simplifier l’élaboration du document et de renforcer son contenu réglementaire. Les plans de prévention des risques ont pour but la protection des personnes et des biens.

L’élaboration du PPR est conduite sous l’autorité du préfet de département, le plus souvent par la DDE aidée de bureaux d’études spécialisés. Ils sont entrepris en recherchant la concertation la plus large avec l’ensemble des acteurs locaux.

Les PPR sont réalisés par bassins de zone concernée par le risque, soit parce qu’elle concourt à son apparition, soit parce qu’elle y est soumise, à partir d’une approche globale et quali- tative regroupant plusieurs communes. Ils couvrent les domaines de l’utilisation du sol, de la construction, de l’exploitation des sols et de la sécurité publique. Ils proposent des mesures appropriées à l’importance des risques et proportionnées à l’objectif de prévention recherché.

Le PPR n’a pas pour ambition d’apporter une solution à tous les problèmes posés par les risques naturels. Il permet de délimiter les zones concernées par les risques et d’y définir, ou d’y prescrire, des mesures de prévention. Son domaine d’intervention doit

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

© Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie

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Figure 2 – Carte des PPRn

respecter les compétences que les lois attribuent aux communes en matière d’aménagement et de police, et les responsabilités mises à la charge des particuliers.

6.2.3 Objectifs

La prévention des risques couvre trois objectifs principaux :

– maîtrise de l’urbanisme ; – préservation des capacités d’écoulement et d’expansion des crues pour ne pas aggraver les risques dans les zones situées en amont et en aval ;

– prise en compte des risques dans les différents modes d’utilisation du sol dans une perspective de développement durable en sauvegardant l’équilibre et la qualité des milieux naturels.

6.2.4 Applications concrètes

Le respect du plan de prévention a pour conséquence les mesures suivantes :

1. interdiction de toute construction nouvelle dans les zones soumises aux aléas les plus forts et diminution du nombre des

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

constructions exposées ; réduction maximale de la vulnérabilité des constructions dans les zones les moins dangereuses ;

2. contrôle strict de l’urbanisme dans les zones d’expansion des

crues ;

3. surveillance de tout endiguement ou remblaiement nouveau.

Le PPR approuvé vaut servitude d’utilité publique, il s’impose à tous, particuliers, entreprise, collectivités, ainsi qu’à l’État, notamment lors de la délivrance d’un permis de construire. Lorsqu’il porte sur des territoires couverts par un plan d’occupa- tion des sols (POS), il doit lui être annexé.

Les manquements à l’application des dispositions d’un PPR sont passibles de sanctions pénales. Le PPR peut rendre obligatoire, dans un délai maximal de 5 ans, la réalisation de certaines mesu- res de prévention, de protection et de sauvegarde ou de mesures applicables à l’existant. L’État peut également être amené à des mesures d’expropriation en cas de menaces graves des biens exposés.

Enfin, les assureurs ont la possibilité d’appliquer certaines déro- gations aux obligations de garantie des catastrophes naturelles en cas de violation des règles de PPR.

6.2.5 Contenu du PPR

Le Plan de Prévention des Risques comprend trois documents :

une note de présentation indiquant le secteur géographique concerné, la nature des phénomènes naturels pris en compte et leurs conséquences possibles compte tenu de l’état des connaissances ; – les documents graphiques délimitant les zones où la régle- mentation PPR s’applique : il s’agit d’une part de zones où les

constructions nouvelles sont interdites, et d’autre part de zones où les constructions sont soumises à des prescriptions particulières. Ils distinguent obligatoirement les zones réglementées, parce qu’elles sont directement exposées aux risques, de celles où des aménagements pourraient aggraver les risques ou en provoquer de nouveaux ; – le règlement déterminant les règles d’interdiction, les pres- criptions sur le futur, les mesures portant sur l’existant et les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde applicables dans les zones considérées.

Le PPR peut rendre obligatoire les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde et les mesures d’aménagement, d’uti- lisation ou d’exploitation concernant l’existant, en fonction de la nature et de l’intensité du risque dans un délai de 5 ans.

6.2.5.1 PPR réalisés

Au 31 décembre 2009, 7 741 communes étaient dotées d’un PPRn approuvé (anciens plans de surface submersibles non compris). Pour près de 4 417 autres, un PPR a été prescrit mais n’est pas encore approuvé. Les PPR sont appliqués par anticipation pour 216 d’entre eux et ont été soumis récemment à enquête publique pour 159 d’entre eux (figure 2).

Le risque d’inondation est pris en compte dans les PPR approu- vés sur 3 234 communes soit dans 87 % des cas. Puis, suivent les autres risques au premier rang desquels se trouvent les mouvements de terrain dans 28 % des cas.

Le PPR peut toutefois être multirisque, ainsi dans les zones de montagne, il doit souvent intégrer à la fois les phénomènes d’inon- dations, de mouvements de terrains mais aussi d’avalanches (figure 3).

Commune de Donville-les-Bains PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS DE MOUVEMENT DETERRAIN CARTE DE ZONAGE
Commune de Donville-les-Bains
PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS
DE MOUVEMENT DETERRAIN
CARTE DE ZONAGE RÉGLEMENTAIRE
SERVICE INSTRUCTEUR :
DIRECTION DEPARTEMENTALE DESTERRITOIRES
LÉGENDE
Zone rouge indicée R
Zone orange indicée RO
Zone bleue indicée B
g- Glissements de terrain
p1- chutes de pierre et de blocs
t-Terrassement différentiel
s- Érosion de côte sableuse

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Figure 3 – Exemple de PPRn

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

6.2.5.2 Sanctions

À défaut de mise en conformité des mesures rendues obli- gatoires par la connaissance ou la prévision d’un risque, le préfet pourra ordonner dans une certaine limite, leur réalisation au frais du propriétaire, de l’exploitant ou de l’utilisateur (art L.562-1 et L.562-2 du code de l’Environnement, art. L.480-4 et L.480-4-1 du code de l’Urbanisme).

7. Information préventive des populations

Les citoyens ont un droit à l’information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Ce droit s’applique aux risques technologiques et aux risques prévisibles.

Le Livre V – Titre VI – Chapitre 1 er du code de l’Environnement « Mesures de sauvegarde des populations menacées par certains risques naturels majeurs de l’Environnement » définit les conditions d’intervention de l’autorité publique dans le cadre de la prévention par anticipation de risques naturels majeurs ou après une catastrophe si les communes n’ont pas établies un PPRn ou si celui-ci n’a pas été respecté.

Avec le développement des sites internet des communes, chaque citoyen peut consulter les PPRn de sa commune, mis en ligne dès l’approbation par le Ministère de l’Écologie, du Dévelop- pement Durable et de l’Énergie (http://www.developpement-dura- ble.gouv.fr/-Risques-naturels-et-ouvrages-.html).

7.1 Champ d’application

Les mesures d’information doivent être diffusées dans des communes où des documents spécifiques sur les risques naturels majeurs ont été établis.

On recense dès lors trois types de communes :

– celles pour lesquelles existent un document spécifique local de prévention ou d’organisation des secours tel que :

Plan Particulier d’Intervention (PPI), établi en application du décret du 6 mai 1988,

Plan de Prévention des Risques (PPR), établi en application de la loi du 2 février 1995,

en

Plan

de

Prévention

des

Risques

Miniers

(PPRM),

application de l’article 94 du code minier ;

un

– celles

définies

par

texte

national

ou

départemental

à

savoir :

• celles situées dans les zones de sismicité 1 à 5 définies par les décrets n o 2010-1254 et 2010-1255 du 22 octobre 2010,

• celles exposées à un risque volcanique, figurant sur une liste établie par décret,

• celles situées dans les régions ou départements mentionnés à l’article L.312-6 du code forestier et figurant, en raison des risques d’incendies de forêt, sur une liste établie par arrêté préfectoral,

• celles situées dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion, en ce qui concerne le risque cyclonique ;

leur

– celles

désignées

par

arrêté

préfectoral

en

raison

de

exposition à un risque majeur particulier.

7.2 Rôle du Préfet

L’information donnée au citoyen sur les risques majeurs aux- quels il est soumis comprend la description des risques et leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens et l’envi- ronnement, ainsi que l’exposé des mesures de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets.

Le préfet consigne dans un dossier établi au niveau départemen- tal le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM), les informations essentielles sur les risques naturels et technolo- giques majeurs du département.

Le DDRM est envoyé à l’ensemble des communes du dépar- tement. Pour chaque commune concernée, les informations contenues dans les documents susmentionnés sont portées à la connaissance du maire sous forme d’un Dossier Communal Synthétique (DCS). Il comprend une cartographie synthétique au 1/25 000 e réalisée à partir des cartes incluses dans les documents cités en référence.

Sont exclues du dossier les indications susceptibles de porter atteinte au secret de la défense nationale ou aux secrets de fabri- cation, ainsi que celles de nature à faciliter des actes de mal- veillance ou à faire obstacle à l’application des mesures prévues dans les différents documents.

Ce porter à connaissance (DCS) peut être complété par des informations relatives à la gestion des risques majeurs pris en charge par les collectivités territoriales, les établissements publics et les opérateurs dotés d’une délégation de service public.

Pour faciliter la programmation, l’élaboration, la compré- hension ou la mise à jour de ces documents, le préfet peut consulter une Cellule d’Analyse des Risques et d’Information Pré- ventive (CARIP) préconisée par la circulaire du 13 décembre 1993, regroupant les principaux acteurs départementaux (services déconcentrés, leaders d’opinions, collectivités locales, média, services médicaux sociaux et associations protectrices de l’envi- ronnement).

7.3 Rôle du Maire

À partir des informations transmises par le préfet, à son initia- tive ou à la demande du maire, ce dernier établit et arrête un Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM). Le maire rappelle les mesures de sauvegarde prises pour prévenir les risques sur le territoire de la commune, notamment celles prises en vertu de ses pouvoirs de police et de sa compétence en matière d’urbanisme, ainsi que les dispositions relatives à l’affichage des consignes de sécurité.

Les consignes de sécurité sont portées à la connaissance du citoyen par voie d’affichage. Le maire en organise les modalités et en surveille l’exécution.

Les consignes de sécurité figurent également dans le document d’information et elles incluent éventuellement celles fixées par les exploitants ou les propriétaires des locaux ou terrains mentionnés ci-dessous.

Lorsque la nature du risque ou la répartition de la population l’exige, conformément au décret, il doit les imposer :

– dans les locaux dont le nombre d’occupants dépasse

50 personnes (les établissements recevant du public, les immeu-

bles d’activité commerciale, agricole ou de service, etc.) ;

immeubles d’habitation regroupant plus de

15 personnes ;

– dans les terrains aménagés de camping ou de stationnement de caravanes regroupant plus de 50 personnes sous tente ou

15 tentes ou caravanes.

À cet effet, le maire établit et arrête un plan d’affichage. L’affichage peut être élargi de façon concertée dans les autres lieux. Les affiches sont conformes aux modèles arrêtés par les

– dans

les

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

ministres chargés de la sécurité civile et de la prévention des risques majeurs.

Un mémento du maire et des élus locaux est disponible sur http://www.mementodumaire.net concernant la prévention des risques d’origines naturelles et technologiques.

7.4 Rôle de l’exploitant

Les affiches sont apposées par l’exploitant ou le propriétaire de ces locaux ou terrains, à l’entrée de chaque bâtiment, ou à raison d’une affiche par 5 000 m s’il s’agit des terrains. Les affiches sont à la charge de l’exploitant ou du propriétaire (comme pour la sécurité incendie des immeubles) quand elles lui sont imposées.

7.5 Responsabilité

La description des risques et de leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens et l’environnement, ainsi que l’exposé des mesures de sauvegarde collective prévues pour limi- ter leurs effets, sont de la responsabilité du préfet.

L’élaboration du document d’informations communales et la mise

à disposition auprès du citoyen, ainsi que l’affichage des consignes de sécurité individuelle sont de la responsabilité du maire.

7.6 Révision et prescription

Le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) et le Dossier d’Informations Communales des Risques Majeurs (DICRIM) doivent être révisés en fonction de la création et/ou de la modification des documents auxquels ils se réfèrent (PPR, PPI, arrêtés municipaux

7.7 Accès à l’information

Le dossier établi par le préfet et le DICRIM sont tenus en mairie

à la disposition du public. Un arrêté apposé en mairie pendant deux mois informe la population. Ils sont librement consultables en mairie et sur Internet, sans paiement de droits spécifiques, à partir de sites ouverts à la demande de la préfecture ou de la municipalité.

TBA 250 – 12

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6 - 2013

Doc. TBA 250

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Prévention des risques naturels majeurs

Extrait du fond documentaire des Éditions T.I.

Sources bibliographiques

Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

Site Légifrance.

À lire également dans nos bases

VERSINI (P.A.) . – Systèmes d’alerte précoce pour les inondations soudaines (crues éclair). [P 4 225] Analyses dans l’environnement (2012).

Prévention

La

du

risque

inondation.

[TBA 251]

réglementation (2013).

Sites Internet

http://www.mementodumaire.net http ://www.developpement-durable.gouv.fr/-Risques-naturels- et-ouvrages-.html

Réglementation

Codes

Les différents codes dont des articles entrent dans la réglementation de la prévention et de la réparation des dégâts issus des risques majeurs prévi- sibles ou non :

– Code général des collectivités territoriales

– Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique

– Code de l’environnement

– Code des assurances

– Code de l’urbanisme

– Code forestier

– Code de la construction et de l’habitation

– Code rural

– Code général des impôts

Lois

– Loi n o 87-565 du 22 juillet 1987, relative à l’organisation de la sécurité

civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs

– Loi n o 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain

– Loi n o 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages

– Loi n o 2004-811 du 13 août 2004 – Loi de modernisation de la sécurité civile

– Loi du 13 juillet 1982 modifié et consolidé au 1 mai 2008, relative à l’indemnisation des victimes des catastrophes naturelles

Décrets

– Décret du 30 juillet 1992 fixant la liste des communes particulièrement exposées à un risque d’éruption volcanique

– Décret n o 95-1089 du 5 octobre 1995 relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles (abrogé sauf article 10)

– Décret n o 2003-350 du 14 avril 2003 pris pour l’application de l’article 75 de la loi de finances rectificative pour 2002

– Décret n o 2005-4 du 4 janvier 2005 relatif aux schémas de prévention des risques naturels

– Décret n o 2005-475 du 16 mai 2005 relatif aux schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (abrogé sauf article 20)

– Décret n o 2005-636 du 30 mai 2005 relatif à l’organisation de l’adminis- tration dans le domaine de l’eau et aux missions du préfet coordonnateur de bassin (partiellement abrogé)

– Décret n o 2005-1156 du 13 septembre 2005 relatif au plan communal de

2004-811 du 13

sauvegarde et pris pour application de l’article 13 de la loi n

août 2004 de modernisation de la sécurité civile

– Décret n o 2005-1157 du 13 septembre 2005 relatif au plan ORSEC et pris

pour application de l’article 14 de la loi n o 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile

– Décret n o 2005-1158 du 13 septembre 2005, modifié par Décret n o 2011-

220 du 25 février 2011 relatif aux plans particuliers d’intervention concernant certains ouvrages ou installations fixes et pris en application de l’article 15

de la loi n

Arrêtés

– Arrêté du 12 janvier 1982 fixant la liste des organismes publics représen-

tés au comité consultatif de l’étude et de la prévention des risques naturels majeurs

– Arrêté du 25 mai 2001 instaurant une instance de conseil et d’appui

technique pour la prévention des risques naturels

– Arrêté du 14 avril 2003 relatif aux demandes de subventions présentées

pour l’application de l’article 75 de la loi de finances rectificative pour 2002

– Arrêté du 2 juin 2003 portant organisation du service central d’hydromé- téorologie et d’appui à la prévention des inondations

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2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

– Arrêté du 24 juillet 2003 fixant le taux de prélèvement du fonds de pré- vention des risques naturels majeurs

– Arrêté du 12 janvier 2005 fixant le montant maximal des subventions

accordées pour les acquisitions amiables et les mesures mentionnées au 2 o du I de l’article L561-3 du code de l’environnement.

– Arrêté du 12 janvier 2005 relatif aux subventions accordées au titre du

financement par le fonds de prévention des risques naturels majeurs de mesures de prévention des risques naturels majeurs

– Arrêté du 26 janvier 2005 modifiant l’arrêté du 27 février 1984 modifié

portant réorganisation des services d’annonce de crues

– Arrêté du 9 février 2005 relatif à l’affichage des consignes de sécurité devant être portées à la connaissance du public

– Arrêté du 15 février 2005 relatif aux schémas directeurs de prévision des crues et aux règlements de surveillance et de prévision des crues et à la transmission de l’information correspondante

– Arrêté du 14 mars 2005 relatif à l’information des propriétaires ou ges- tionnaires concernés par l’établissement des repères de crues

– Arrêté du 16 mai 2005 portant délimitation des bassins ou groupements

de bassins en vue de l’élaboration et de la mise à jour des schémas direc-

teurs d’aménagement et de gestion des eaux

– Arrêté du 13 octobre 2005 portant définition du modèle d’imprimé pour

l’établissement de l’état des risques naturels et technologiques modifié par

Arrêté du 13 avril 2011

– Arrêté du 11 avril 2006 portant déclaration d’utilité publique pour

l’expropriation par l’État de biens exposés au risque naturel majeur de crue torrentielle

– Arrêté du 24 février 2006 portant déclaration d’utilité publique pour

l’expropriation par l’État de biens exposés au risque naturel majeur de mouvement de terrain

– Arrêté du 28 mars 2007 définissant le cadre des actions des délégations

interservices créées pour la mise en œuvre des politiques de prévention des risques naturels dans les départements

– Arrêté du 7 septembre 2007 portant contribution du fonds de prévention

des risques naturels majeurs, sous forme de fonds de concours à l’État, au financement des études et travaux de prévention contre les risques naturels majeurs et de protection des lieux habités contre les inondations, réalisés ou subventionnés par l’État, en vue du paiement des dépenses engagées par l’État avant le 1 er janvier 2007

– Arrêté du 28 mars 2007 définissant le cadre des actions des délégations

interservices créées pour la mise en œuvre des politiques de prévention des risques naturels dans les départements

Glossaire et sigles

Action anthropique : acte dont la formation résulte essentiellement de l’action humaine.

Aléa :

dangereux. Catastrophe naturelle : phénomène ou conjonction de phénomènes dont les effets sont particulièrement dommageables. Bassin de risque : entité géographique homogène soumise à un même phé- nomène naturel. Bassin versant : correspond au territoire sur lequel les eaux de ruissellement se concentrent pour constituer un cours d’eau. Centre urbain : ensemble qui se caractérise notamment par son histoire, une occupation du sol importante, une continuité du bâti et par la mixité des usages entre logements, commerces et services. Crue : augmentation de la quantité d’eau (le débit) qui s’écoule dans la rivière.

Crues polygéniques : crues qui façonnent le relief dans des conditions successives différentes. Danger : état qui correspond aux préjudices potentiels d’un phénomène naturel sur les personnes. DCS : Dossier Commercial Synthétique ou porter à connaissance. Dépression : zone de basse pression atmosphérique. Désordres : expression des effets directs et indirects d’un phénomène naturel sur l’intégrité et le fonctionnement des milieux. Distance épicentrale : distance entre l’épicentre et la station. Quand on est « près » du séisme, on donne souvent la distance épicentrale en km (d). Quand on est plus loin, on la donne en degrés (D). Dommages : conséquences économiques défavorables d’un phénomène naturel sur les biens, les activités et les personnes, généralement expri- més sous forme quantitative et monétaire. Échelle d’intensité EMS 98 : échelle d’intensité de séisme qui comporte 12 degrés. Le degré I correspond à une secousse seulement détectée par les instruments, les dégâts matériels ne sont importants qu’à partir de VIII , et XII caractérise un changement de paysage. C’est actuellement l’échelle de référence en Europe ( European Macroseismic Scale 1998). Échelle de magnitude de Richter : échelle ouverte de référence qui évalue l’énergie des séismes par la valeur de la magnitude. Échelle MSK : échelle permettant de classer les séismes en fonction de leur intensité. Elle est basée sur les dégâts causés par le séisme (à distinguer de la magnitude). Endommagement : mesure d’un dommage sur un bien ou une activité. Enjeux : personnes, biens, activités, moyens, patrimoine susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel et d’en subir des préjudices ou des dommages. Étiage : niveau moyen le plus bas d’un cours d’eau. Épisode cévenol : orages très violents déversant un déluge d’eau sur une zone très localisée, selon la configuration des lieux (un bassin-versant qui concentre fortement le ruissellement, par exemple), ils peuvent entraîner des crues torrentielles et provoquer des dégâts considérables : inonda- tions, coulées de boue, glissements de terrain, effondrements de routes Éxutoire : point le plus bas en aval d’un réseau hydrographique, où passent toutes les eaux de ruissellement drainées par le bassin. Fœhn : vent du sud, chaud et très sec, fréquent au printemps et en automne, qui souffle dans les vallées du versant Nord des alpes.

potentiellement

phénomène

naturel

d’occurrence

et

d’intensité

Gravité : capacité plus ou moins grande d’un phénomène à provoquer des victimes.

Impact :

phénomène (préjudices, désordres, dommages). Inondation : submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Intensité d’un phénomène : expression d’un phénomène, évaluée ou mesu- rée par ses paramètres physiques. Lit majeur : zones basses situées de part et d’autre du cours d’eau. Lit mineur : lit ordinaire du cours d’eau. Magnitude : énergie libérée par le séisme au niveau du foyer ; l’intensité mesure les conséquences du séisme en surface. Mitigation : réduction de l’intensité de l’aléa ou de la vulnérabilité des enjeux, qui a pour but de diminuer le montant des dommages. Mouvement de convection : mouvement dû à la chaleur interne de la terre et animant la roche en fusion du manteau. PAZ : Plan d’Activité de Zone. PER : Plans d’Expositions des Risques. Période de retour : durée théorique moyenne, exprimée en année, séparant deux occurrences d’un phénomène donné, si l’on considère une période de temps suffisamment longue. PFMS : Plan Familial de Mise en Sûreté. PLU : Plan Local d’Urbanisme. Phénomène naturel : manifestation, spontanée ou non, d’un agent naturel. POS : Plan d’Occupation des Sols. PPR : Plan de Prévention des Risques. PPRn : Plan de Prévention des Risques Naturels. PPRt : Plan de Prévention des Risques Technologiques. PPI : Plan Particulier d’Intervention. Préjudice : conséquence néfaste, physique ou morale, d’un phénomène naturel sur les personnes. Prévention : ensemble des dispositions visant à annuler le risque ou réduire les impacts d’un phénomène naturel, connaissance des aléas, réglemen- tation de l’occupation des sols, mesures actives et passives de prévention, information des populations. Prévision : estimation de la date de survenance et des caractéristiques (intensité, localisation) d’un phénomène naturel. PZSIF : Plans de Zones Sensibles aux Incendies de Forêt. Répliques : séismes succédant, dans une zone proche, à un autre séisme (dit séisme principal). Ripisylve : végétation en bordure des cours d’eau. Risque majeur : probabilité qu’un aléa d’origine naturelle ou technologique mette en jeu un grand nombre de personnes, et provoque des dommages importants et dépasse les capacités de réaction des instances directement concernées.

d’un

terme

qui

recouvre

généralement

l’ensemble

des

effets

Risque naturel : pertes probables en vies humaines, en biens et en activités consécutives à la survenance d’un aléa naturel.

Risque

l’échelle

humaine. SAC : Service d’Annonce des Crues.

naturel

prévisible :

risque

susceptible

de

survenir

à

Doc. TBA 250 – 2

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PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS MAJEURS

SCHAPI : Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la prévision des inondations. SCOT : Schémas de Cohérence Territoriale. SDAU : Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme. SIDPC : Service Interministériel de Défense et de Protection Civile.

en

Sismicité

fonction du temps. Sismique (onde) : onde élastique se propageant à l’intérieur de la Terre, engendrée généralement par un séisme ou par une explosion.

(ou

séismicité) :

distribution

géographique

des

séismes

Sismologie : science qui étudie les tremblements de terre naturels ou artifi- ciels, et d’une manière générale la propagation des ondes sismiques à travers la Terre.

Sismomètre (ou séismomètre) : détecteur des mouvements du sol qui comporte un capteur mécanique, un amplificateur et un enregistreur, on utilise encore parfois le mot sismographe.

SPC : Service de Prévision des Crues.

d’un

Vulnérabilité :

exprime

phénomène naturel sur les enjeux.

le

niveau

de

conséquences

prévisibles

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TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR DE L’INGÉNIEUR

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DE L’INGÉNIEUR UNE APPROCHE GLOBALE DE VOS BESOINS tiwekacontentpdf_tba250 Plus de 8000 articles scientifiques

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