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PATIENCE

Dans la Bible, Job est l’incarnation classique de la patience. Devant la perte de son vaste
empire, ses enfants y compris, Job, grâce à sa foi indéfectible, a pu proclamer :
« L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni. » Dans toutes
ses épreuves et toutes ses souffrances « Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à
Dieu » (Job 1:21-22).

C’est dans la vie de Jésus-Christ que l’on trouve les plus beaux exemples de patience de
l’Écriture. Sa longanimité et son endurance ont été le mieux démontrées au cours de
cette nuit atroce à Gethsémani au cours de laquelle il a dit dans son angoisse expiatoire :
« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que
je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26:39). Il a effectivement souffert et supporté
tout.

Tandis qu’il était cloué à la croix du calvaire, le Christ a continué de donner l’exemple
parfait de la patience quand il a exprimé les paroles extraordinaires : « Père, pardonne-
leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34).

« Que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère » (Jacques
1:19).

L’homme naturel impatient est tout autour de nous. Nous le voyons se manifester dans les
faits divers de parents, qui, dans un accès de rage, battent un enfant, parfois à mort. Sur nos
routes, l’énervement ou l’exaspération ont pour résultat des accidents violents et parfois des
issues fatales.

On peut, à bon droit, considérer la patience comme une vertu d’entrée, qui contribue à la
croissance et à la force des vertus qui lui sont apparentées, le pardon, la tolérance et la foi.
Quand Pierre lui a demandé combien de fois il devait pardonner à son frère, le Christ a
répondu : « soixante-dix fois sept fois » au lieu des sept malheureuses fois proposées par
Pierre (voir Matthieu 18:21-22). Pardonner soixante-dix fois sept fois demande
certainement beaucoup de patience.

En fait, quand nous sommes indûment impatients, ce que nous faisons, c’est prétendre que
nous savons ce qui est le mieux, et ce, mieux que Dieu. Ou, du moins, nous affirmons que
notre calendrier est meilleur que le sien » (« Patience », Ensign, octobre 1980, p. 28).

Nous ne pouvons progresser dans la foi que si nous sommes disposés à attendre
patiemment que les desseins de Dieu se déploient dans notre vie, selon son calendrier.

Puisque l’impatience est si naturelle, comment cultiver la vertu divine de la patience ?


Comment faire passer notre comportement de celui de l’homme naturel à celui de notre
exemple parfait de patience, Jésus-Christ ?

D’abord, nous devons comprendre qu’il faut le faire, si nous désirons jouir pleinement
des bénédictions de l’Évangile rétabli. Une fois que nous comprenons cela, cela pourrait
nous motiver :
1. À lire dans le guide par sujets chacun des passages d’Écritures cités à
« patience » puis à méditer sur les exemples de patience donnés par le Christ.
2. À nous évaluer pour voir où nous en sommes sur l’échelle de la patience. De
combien plus de patience avons-nous besoin pour devenir plus semblables au
Christ ? Cette autoévaluation est difficile. Nous pourrions demander à notre
conjoint ou à un autre membre de la famille de nous aider.
3. À nous sensibiliser aux exemples de patience et d’impatience qui se produisent
quotidiennement autour de nous. Nous devons nous efforcer d’imiter les
personnes que nous considérons comme patientes.
4. À nous réengager chaque jour à devenir plus patients et à veiller à ce que le
membre de notre famille que nous avons choisi reste impliqué dans notre projet
d’acquisition de la patience.

Cela semble demander beaucoup de travail, mais tout objectif de valeur exige beaucoup
d’efforts. Et vaincre l’homme naturel et travailler pour ressembler davantage au Christ
dans notre patience est un but extrêmement valable. Je prie pour que nous poursuivions
cette voie avec diligence et détermination.

Notre patience est fonction de la qualité de notre rapport à Dieu. C'est dans la Bible —
Apocalypse 14.12 (BFC) : « Voilà pourquoi ils doivent faire preuve de patience, ceux qui
appartiennent à Dieu, qui obéissent à Ses commandements et sont fidèles à Jésus. »

Ceux qui sont patients héritent de ce qui a été promis. C'est dans la Bible — Hébreux
6.12 (SEG) : « (...) en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui,
par la foi et la persévérance, héritent des promesses. »

Attendez avec patience le retour du Seigneur. C'est dans la Bible — Jacques 5.7-8 (SEG) : «
Soyez donc patients, frères jusqu'à l'avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le
précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu'à ce qu'il ait reçu les pluies de la
première et de l'arrière-saison. Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car
l'avènement du Seigneur est proche. »