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uide | delVétiers a Datiment le Macon NATHAN Avant-propos Le guide de formation du magon est un ouvrage pratique qui a été congu pour permectre A ses utilisateurs d'acquérir en priorivé les prin: pause modes opérataires du métier En trente sopt chapitres, abendamment illustrés, il expose les bases tech- ues de Ia magonnerie traditionnelle et les méthodes modernes qui peuvent améliorer les savoir-faire anciens. Ainsi les utilisateurs appren- drone page aprés page comment construire un petit batimenc a un étage depuis les fondations jusqu’a la pose de lacrotére du toit terrasse. Ce guide de formation est tout particuliérement destiné =a ceux qui construisent et qui doivent former sur le tas des ticherons masons: ~ 8 ceum gui apprennent & construire par eu aux apprantis des centres de formation professionnelle; — aux éleves des établissements d’enseignement technique; =A ceux qui font construire et qui désirene suivre et concréler la progression de leur chantier. names et qui dési AVERTISSEMENT. par un architecte ou un burenu «études les plas ot les dovis Neceasairan Les dlpostions contre vor sxposées dane ce guide ne pouvene &tre appliques sans Je ten doekmmanty ee Stab fees es normns eden rglementa en wgicur fe ater se Powwrage ks 9 Mustrations : Lauren LALO ‘Composition : Sovevit ‘Concepteur PHILIPPE GARNIER sous Ia direction de EERNARO LEHEMBRE « Le Ministere de la Coopération a pris en charge les frais fixes d'édition de cet ouvrage, permettant ainsi d'en abaisser le prix de vente de pres de 50%.» © Eattions Naman, 1997, Pans Table des matiéres L.Implantation et terrassements 4 li, Les fondations..... on aa a . aa 6 Wi Le daflage et le piarcher bas e IV. Les élévations : Ho 40 V.Le plancher haut Blo Vices finitions . 4 IMPLANTATION ET TERRASSEMENT | 1. Installer le chantior 16 2 Implancer la construction =... 22! S38 3. Le'sol etles fondations =... aan Bla 4 Terrasser en surface 24 5. Terrasser en profondeur 26 LES MATERIAUX 6. Les matériaux de construction . 28 7. Les constituants du béton =granuists, cimene et eau 30 8. Preparer le béton 32 9. Transporter et metire en ceuvre le bévon re 34 10. Fabriquer des blocs par moulage : 36 11! Fabriquer des blocs avec une presse 38 12! Les mortiors. ess = : 40 13, Les aciors 2 14. Couper. faconner des aciers 44 LES FONDATIONS 15. Construire des semelies filantes « pleine fouille » . 46 16. Construire des semelles filantes dans un coffraze 48 17, Construire les murs de soubassement sas. + 52 1B. Les semelies isolées et les longrines 54 19. Fondation sur radier général . 56 20, La'cure du béton . 37 LE DALLAGE ET LE PLANCHER BAS 21. Dallage sur terre-plein ——- 58 22. Construire un plancher sur vide sanitaire. 11221! 60 ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 23, Construire des murs en pisé a : 64 24. Monter des magonnerics 6 25. Monter des murs sangles, chainages 70 26. Monter des murs :linteatre,jambages, appuis et sculls ees 27. Travailler en hauteur : échafaudages et protections 74 28, Elavations en béton armé : poteau, mul 76 29. Construire une poutre en Beton arme- 6 30. Construire le plancher haut : solutions traditionnelles 80 31. Construire le plancher haut :solutions en B.A. 82 PROTECTION, FINITIONS ET RESEAUX 32. Protéger les murs :traiter les joines, endure... 86 33. Provéger et finir les surfaces horizontales cl gs 34. Evacuer les fumées et exces dhumidité conduits et gaines Ll 90 35. Les escaliers. dealt Reva Wat Nile ate Se No 36. Evacuer les eaux usées |. =o cemrens 3 37, Provéger les parties enterrées, rembiayer, 6vacuer les eaux pluviaies 34 Index... iat ees 96 aa I, IMPLANTATION Soc ec A a — Implanter, p. 18.421 Se 2 Outils et outillages, p. 16-17 'f TERRASSEMENT Ls matériaux ‘Couper et fagonner onstruction, p.28 43 les aciers, IL LES FON Préparerle béton, ‘Transporter et mettre Semelles filantes, en ceuvre le béton, p 34.35 senate eR epee gor 1: ET VATIONS Fabriquer un coffrage, p.54-55 Murs de soubassement, p.52-53 Il. LE DALLAGE ET er ose amian an Terre-pleins et dallage, p.58-59, LE PLANCHER BAS Plancher sur vide sanitaire, p.38-39 Rea 2 Fabriquer des blocs avec une presse, V, l 5 E S EI / Monter des masonneries, ee 66.869 70-71 Monter un arc, S e VATIONS Construire un mur en pisé, P. Fabriquer des blocs par moulage, 7.3637 Sf eee Echafaudages ~>/ et protections, // PLANC LE Poutre en béton armé, Echafaudage ct protections, Plancher haut traditionnel, VI. LES FI ERROR AE AR elena Traiter les joints, enduire, 7 NITIONS Marches et escaliers, < > —— ss eaux usées, > 3 Remblayer, p94 IMPLANTATION ET TERRASSEMENT (@ eal Lintérieur du boraquement. 1. INSTALLER Installer fe chantier, c’est mettre en place sur le terrain choisi pour la construction tes moyens nécessaires au com mencement des travaux. Les installations sont plus ou moins importantes, en fonction de la taille du chantier (une habitation, un lotissement entier) ; de plus, la mise en place de certaines installations ne se fera qu’au fur et @ mesure des besoins du chantler. Les installations principates « Liaceés au chantier doit permettre Ia livraison des matériaux (granulats, liants, briques, aciers, bois...) dans de bonnes conditions i aut donc construire un chemin de bonne qualité, praticabie par tous les temps (fig. 1) Clest souvent une importante dépense engager dés le début, mais Pexpérience montre qu'un bon accés au chantier permet d'economiser beaucoup de temps, de travail pénible... et d'argent. « Valimentation en eau est tributaire des conditions locales ot Ge la situation du terrain. Diverses solutions peuvent convenir creuser un puits, négocier un branchement provisoire sur une Conduite d'eau du voisinage ou organiser Ia flivraison périodique d'eau par camion-citerne. « Le stockage de l'eau (fig. 2) ~ & prévoir en fonction de Ia = Gon retenue pour Valimentation — doit Gtre fait dans des cuves ¢ des fats étanches installs en hauteur sur une aire propre et resis tante (dalle en béton armé, murets). De plus, 'emplacement LES MATERIAUX 2. Pulvériser les grosses mottes. 3. La boule de terre garde V'em- 4, Mélonger la terre et fe stabili= oe” { 11. FABRIQUER DES Bl ek oeenenemnimemasars Il faut préparer les terres par broyage, pulvérisation, tami~ sage, et mélanger les matériaux sélectionnés et parfi gjouter un stabilisant (ciment ou choux), puis fabriquer les blocs 4 Paide d’une presse et enfin les faire sécher. Gio etd 1. PREPARER LA TERRE. Apres avoir choisi la carrigre qui va permettre d'obtenir une terre de faut —casser les grosses mottes de terre manuellement (fig.1) ou aide d'un concasseur ou pulvérisateur (fig. 2): —tamiser le matériau obtenu pour éliminer les éléments trop gros. Pendant ces travaux, la terre ne doit pas étre trop humide : elle colleraic aux grilles (fig. ¢ contre). 2.MELANGER. A J Pour les bloes non stabillsés, humidifier la terre préparée pour Sutenir un mélange hemogéne cx de bonne consistance. On doit pouvoir former une boule de terre dans la main et, en fa serrant elle Bote garder rempreince des doigts, mais ne dove pas eoller (Wg. 3). | sobre: blocs stabilises (BTS), procéder de a fagon suivance: | cMnélanger (fig 4) la terre preparee, aussi séche que possible, 28 Eebilleare pour obtenir un matériau poudreux et bien homogene : outer eau nécesssire juste avane de presser: le stabilisant Peagt sur Peau et ona peu de vemps avant Ia prise « Let dosages en stabilisant sont variables : de un & quatre Sotumes de stabilsane pour vingt-cing volumes de terre. Ils varient wee la nature des terres, le stabilisant, a qualité de fa presse et les Gqualtés souhaitées du bloc (résistance mécanique, résistance a Iea4). Comme pour le choix des terres, il faut faire des essais. Pour plus Ginformations, consulter les ouvrages spécialisés ot les experts 3. PRESSER. Procéder de la fagon suivanve —remplir le moule 3 aide d'un ré évacuer le surplus avec une raclecte j ~actionner la presse, qui va compacter le mélange, cest-a-dire Serrer les grains et réduire les vides entre eux (fig. 5) : —sortir le bloc avec précaution (attention aux arétes!) ; pour facil ter le démoulage, 'intériour du moule doit étre fréquemment hull. “ccgemenmernn + OCS AVEC UNE PRESSE Pei ‘* Transporter les blocs de la presse jusqu'au lieu de séchage en évitant les chocs : brouecte a fond plac, erajet bien nivelé, Poser les blocs légsrement séparés les uns des autres sur une sur- face bien plane (fig. 6). *Prendre des précautions par grande chaleur et vent sec pour {que les blocs conservent de humidieé et durcissent lentement ~les premiers jours, maintenir les blocs humides par un arrosage fré- quent (fig. 6) et les couvrir avec des baches; si possible, les placer dans un local couvert, I'abri du soleil et de la pluie (fig. 7): ~ quand les blocs sont assez durs, on peut les empiler sur la tranche, en laissant un espace entre eux pour que Fair circule; on peut alors les stocker a 'extérieur, sous une biche plastique. QUELLE PRESSE UTILISER ? *! tl existe un grand nombre de presses. + Les presses légéres (fig. 8), actionnées par un seul homme, au mécanisme simple et robuste ; «Les presses lourdes (fig. ci-dessous), actionnées & la main ou motorisées ; elles permetcent un meilleur compactage des matériaux par un serrage plus puissant, et de meilleures cadences de production. Mais lez mécanismes sont plus com- plexes et exigent un entretien ct une maintenance efficaces, Ces presses sont évidemment beaucoup plus chares. 7. Protéger les blocs du soleil et do ta Plu. 8. Compacter avec une presse légére, LES MATERIAUX 12. LES _\ Les mortiers sont préparés en mélangeant de petits granulats, un liant et de "eau. nid + Les granulats sont principalement des sables ;les dimensions des grains sont comprises entre 0,1 e& 5 mm, mais on peut, pour des utlisations particuliéres, choisir des sables fins (de 0,1 4 2 mm par exemple) ou grossiers (jusqu' 7 mm). On utilise aussi des terres tamisées aux mémes dimensions et mélangées au sable. On obtient ainsi les mortiors de terre, employés dans la construction de magonneries en blocs de terre et la réalisation d'enduits sur les constructions en terre. « Les liants. On utilise le ciment (voir chap. 7) ou la chaux : & partir d'un mélange de caleaire et d'ar ile, qui est broyé puis cuit 4 1200 °C, on obtient une poudre fine, de couleur blane-gris elair :la chaux Get conditionnée en sacs de 40 leg @ Lreau doit avoir les mémes qualités que pour Ia préparation du béton (voir chap. 7). AEC anata eee Sur une surface plane et propre, mélanger les granulats et le liant, puis ajouter l'eau pour obtenir une pate épaisse, homogéne et brillance. Pour gacher de petites quanticés (figures ci-dessous), on utilise une auge ou gomate. @versertesable Ajouter le fant. @ Mélanger sec. @ Ajouter de l'eau. @ Mélanger pour dans auge. ‘obtenir une pice Spalsse et homogéne ..Mortier de ciment ou mortier de chaux ? i + Les mortiers de ciment, de couleur grise, sont résistants et rigides : ils peuvent supporter des | Charges Importances. ils sont imperméables 4 Teau mais se fissurent facilement si lo séchage est trop rapide (Zvaporation) :il faur done les protéger du solell, des fortes chaleurs, du vent sec. Pou plastiques cx diffciles & cravaller ils doivent Gtre utlisés tout de suite aprés le gichage, car la prise est tres rapide (142 heures apres la fabrication). © Les mortiers de chaux, qui prennent In couleur du sable utilisé, sont moins résiscants :ls peuvent Supporter des charges moyennes. Moins imperméables a l'eau lis respirent ‘lls sont eapables d'absorber tex de restituer lhumidite, ils sont de consistance plastique. gras et faciles& travaillerlis peuvent tre uti- lisés plus longtemps aprés le gichage, mais durcissent parfois trop lentement pour suivre le rythme de montage des maconneries. liz sont souples et ne se fissurent pas facilement : ils peuvent suivre les petits) mouvements de la maconnerie dans le temps. F @ Les mortiers batards, 4 base de ciment et de chaux, ont des qualités intermédiaires ~ résistance, | oo" facilité de travail, plasticieé, durcissement. ie + Les mortiers de terre. Une partie du sable est remplacée par des terres locales (grains de 0,1 4 5 mm, comme le sable), ce qui permet de leur donner la couleur de la terre, avec la chaux comme liant. lis sont souples, onctueux, mals ne doivent pas coller ;s'ils collent, c'est qu'il y a trop d’éléments fins. Dosages et emplois des mortiers J) tlexiste une variéte infinie de dosages possibles: on distingue : + Les mortiers maigres « Les mortiers moyens : J Les mortiers gras: mortiers de pose pour les ma-|~mortiers de pose pour les ma-|~ mortiers pour la couche d’ac- sonneries porteuses en blocs de) conneries porteuses (brique| crochage des enduits, pour la terre (adobe, terre compressée,| pleine, blocs de béton, pierre...);| chape de finition des sols; BTS), et pour les magonneries. non porteuses (cloisons) ; fone 1D Table 537: roror mage sable -> 3.4 Soriler moyen |= mortiers pour les joints de ma gonnerie, pour la finition des appuis de fenétre, marches d'es- —mortiers pour enduits (corps) Gahier, d'enduit, couche de finition). -mortiers de fabrication des blocs de béton. WE eee ke ee tn [Pour certaines utilisations particuliéres, on emploie des mélanges de liant et d'eau # Le coulis est un mélange de ciment et d'eau, riche en ciment mais assez fluide pour couler dans des joints, fissures ou trous pour ancrage d'armatures (chap. 27). [ «La barbotine est un mélange de ciment et d'eau, trés fluide (Cest-i-dire moins dosé en ciment) ; on peut lui ajouter un sable fin argileux pour ia couleur et la souplesse. La barbotine est appliquée comme tine peineure, en protection des murs # Le lait de chaux, ou badigeon, est un mélange de chaux et d’eau ;le badigeon est appliqué en couches plus ou moins fines Suivant le dosage en chaux. Pour améliorer la tenue du badigeon sur le mur, on ajoute généralement au mélange de la colle ou de Falun. Pour obtenir une couleur, on ajoutera un peu de sable fin de la teinte voulue. on Les MATERIAUX 4 13. LES ance} Pourquoi utiliser des acicrs t { ‘¢ Le béton est comparable & une roche :il résiste bien aux efforts de compression (fig. 1). Un pilier en pierre ou en bécon pout supporter de grosses charges sil est suffisamment massif. ‘s Mais le béton résiste mal aux efforts de traction (fig. 2). Sur une poutre en béton, posée sur deux poteaux, chargeons des sacs de ciment;la poutre fléchi, et des fissures apparaissent en bas, | ‘oi le béton est tiré (fig. ci-dessous). 2. Le béton résiete mol aux efforts de traction. «En revanche, les aciersrésistent trés bien aux effores de traction (fig. 3); mais ils sone attaqués par Meau, les produits chimiques, lair, et rouillent. i | Des clous neufs abandonnés —_... ¢ couvrent décailles brundtres :c’est fa dane une flaw “ouill, qui attaque le métal et le détrult. 3. Les acters résistent trés bien aux efforts de traction. ¢ Or, on constate que le béton protége bien les aciers contre la Fouille. On a aussi observé que lacier ne glisse pas dans le béton durei : est ladhérence (= béton et acier sont collés. Ainsi, Vassociation du béton et de V'acier, dite béton armé, permet de réaliser des ouvrages solides (fig. 4), légers, durables, dont linté- Pée est certain pour toutes les constructions importantes tels les ponts, les bitiments de plusiours étages, etc. Pour des constructions plus modestes, le béton armé est utile sur- tout pour les fondations, la oli les sols sont de mauvaise qualité et hon homogénes, et pour assurer la liaison entre les éléments du batiment (angles, planchers). Une trés bonne liaison est indispen- sable dans les régions soumises aux tremblements de terre. r »ACIERS Quels aciers utiliser? «* Les aciers pour béton armé sont fabriqués en usine, sous forme de fils ou barres de grande longueur (fig. 5) et de différents dia- meeres (2)-Les diamétres varient de 3 mm a 25 mm et plus. 5. Rouleau de fil et bares. 2 Les aciers pour béton armé n'ont pas cous les memes qualités. (On distingue principalement (fig. 6) =les ronds lisses (Adx), dont la surface est lisse. Ce sont des aciers doux ; leur résistance est moyenne, ils sont souples et élas- riques: —les aciers a haute adhérence (HA) : leur surface présente des reliefs (crantages, crénelures, stries, nervures en hélice...) qui améliorent l'adhérence de la barre au béton. Ces aciers sont trés résistanes, mais peu souples : lls cassent facilement si on les tord sans précautions. # Les aciers sont livrés au chantier par paquets de barres droites. A chaque paquet correspond une qualité (Adx ou HA) et un matre (6,8, 10, 12, 14, 16 mm sont les diamétres les plus courants pour un batimene). Exemples un paquet de barres & 6 un paquet de barres HA 12 acier doux, diametre 6 mm acier @ haute adhérence, dia metre 12 mm. Parfois, les aclers sont livrés au chantler sous forme de rouleaux ‘ou panneaux : est le treillis soudé (TS), assemblage de barres sou- co | d8es en usine (fig. 7). 6. Les différentes borrer. Exemple :TS P400 = panneau de longueur 4,80 m | Ggetdessous) et de largeur 2.40 m mille rectangulaire de 200 x 100 mm I fil porteur HA 5 (dans le sens de la portée) fil de repartition HA 5,5 Seudures E Maille receangulaire fils porteurs (le plus serrés) ——] Too & 1s de répriton (es pus expats) 7.Les trellis oudés (TS). @ LES MATERIAUX OUTILS NECESSAIRES que repent 2..Un plan de ferrailloge. @ 3.Un bane de coupe. 14, COUPER, FACG. esate cme Sur le chantier, les aciers sont manipulés et transformés avant d’étre mis en place. Nous allons décrire ici les travaux de stockage, de coupe et de faconnage (mise en forme). Rimes Les aciers sont déchargés et posés sur une surface plane et propre ils sont rangés par nuances (Adx, HA) et par diamatres dans des zones différentes (ig. 1);des étiquettes aident a les identifier. QU'EST-CE QU'UNE NOMENCLATURE ? Avant de commencer,il faut prendre connaissance du tra- vail a réaliser, qui est dessiné sur le plan de ferraillage (fig. 2) et déeaillé sur Ia nomenclature, tableau qui donne toutes les informations nécessaires pour couper et fagonner les acters. Exemple : nomenclature des aciers d'une semelle isolée. [acter [nombre] —schéma | HA 30 HA 12 HA eet Sonne & Pacierdiamécre Tongueur 0.94 m 164m 1,30. 7 donne fa forme longueur & ‘dee aclors super (eriraeees Pour couper les barres on utilise le bane de coupe (fig. 3), com- posé de deux tables équipées d'une cornizre de guidage des barres, munie d'une butée, et d'une cisaille levier, qui coupe les aciers jusqu'au @ 20 mm, Pour les aciers de diamétre inférieur 4 12 mm, on peut utlliser une cisaille A main. Exemple : couper les aciers numérotés @ de la nomenclature ci-dessus = dans le stock, rechercher les aciers HA, en diamétre 8 mm, prendre une barre de 6 m (longueur standard) ; = régler Ia butée 4 0,94 m de In coupe de Ia cisaille; “placer Ia barre dans Ia corniére et la faire glisser jusqu’a la burée, puis actionner [a cisaille pour couper; et ainsi de suite pour les six barres nécessaires = pour terminer, stocker soigneusement les barres afin de les retrouyer facilement (mettre le numéro, les lier entre elles avec du fil d'actache), et jeter la chute dans un bac prévu a cet effet. r | NNER DES ACIERS r | | (etna cere Pour faconner les aciers, c’est-a-dire leur donner la forme indiquée sur le schéma de la nomenclature, on utilise une autre table sur laquelle est fixée une cintreuse a main (fig. 4).La table est souvent équipée d'un dispositif plus simple, suffisane pour faconner les aciers jusqu'au @ 12. mm :un madrier & plat, fixé sur la table, est percé de trous dans lesquels sont plantées de petites barres d'acier, appelées goujons ; on positionne précisément les aciers par rapport aux goujons, puis on les plie au moyen d'une griffe a couder (fig. 5). | QUELLES SONT LES FORMES A DONNER AUX ACIERS? ® \Le faconnage permet d'obtenir les formes les plus variées & partir des filants (barres droites). Citons ici les plus fréquentes. « La barre coudée a 'equerre Jes deux branches fontun “| KX sere angle droit entre elles. 2 La barre coudée au quart: Jes deux branches font (kh entre elles un angle de 45°, Eade Cest-A-dire la moitlé de langle droit d'une équerre. + La barre en crochet ou crosse : la branche est plige jusqu’a ce oes qu'elle soit paralléle a la barre. 2 Liépingle : clest une barre simple. = E—D qui relie deux aciers filants. = Létrier tla barre enveloppe §=GL—D. des aciers filants. fecal CL Le cadre : c'est une barre fermée qui relie tous les aciers filants. A titre d’exemple, pour fagonner les aciers n° ©, il faut —mesurer (sur la barre coupée & 94 cm) 15 em partir de chaque extrémité, et marquer a la craie positionner Ia barre sur Ia table (Vig. 6): = plier la barre avec Ia griffe suivant l'oriencation indiquée (au quart); = retourner Ia barre et faire la méme operation a autre extremite; — enfin, vérifier que In longueur droite obtenue est bien 64 cm, 4.Une cintreure & main. ATTENTION ! Les travaux de coupe et de fagonnage com- portent des risques. + Coupures et éraflures aux mains, quill faut solgner sans tarder (infection) et qu’on évite en portant des gants. + Blessures aux jambes et surtout aux pieds, qu'on évite en portant des chaus- sures fermées et en prenant soln de bien ranger la zone de travail Smesurer pesivonner et pla, gammy LES FONDATIONS 3.Un coup de sabre; un arr vertical NON! 4.Semellefilante en béton cyclopéen. sre perce @ S.Le niveau d'arare de la semelle ® 15, CONSTRUIRE DES SEMELLES ‘ANN INRA RAMANA IEEE La semelle « filante » est une fondation construite sous tous | les murs porteurs. Elle peut étre réalisée Id ott le bon sol est peu profond (de 60 & 80 cm). Les murs porteurs sont les murs qui portent le poids de la construction (plancher, toiture, surcharges...). Les semelles doivent étre plus larges que les murs pour répartir le poids du batiment sur le terrain (fig. 1). SAAT ee Large de 40 & 80 cm, la semelle filante est montée A partir du fond de foullle, sur le béton de propreté (voir chap. 9), jusqu'au niveau repéré sur les piquets. La hauteur de la semelle est de ordre de 60 cm (fig. 2). = Noyer dans un mortier moyen répandu au fond de la fouille des pierres grossigrement taillées, dépoussiérées et mouillées avant la Pivloncer ensemble par couches, en évitant les coups de sabre et arréts verticaux sur toute la hauteur :la semelle serait moins résis- tante sous le poids du batiment (fig. 3). = Enfin, lorsqu'on reprend le travail sur une partie de semelle déja durcie, humidifier la surface pour favoriser une bonne liaison de In partie ancienne avec le travail du jour il, Semelle filante en béton cyclopeen t 1 | | | Le béton eyclopéen est un béton qui contient des plerres, des | callloux de grosse dimension (plus de 30 mm):ils sone mélangés au béton pendant la mise en place dans le moule (fouille, coffrage). Large Ge 40 4 80 cm, cvtte semolla peut moncer au imaxirnun s- quiau niveau du terrain decape (i. 5). sMsur le béton de proprets, placer des pierres grossitrement uaillges, puis déverser. du béton (dose & 300 kg de ciment par n) surlehtemble: fe becom, ssc? guide, dle eSulerfaclomene ata de romplr les vides encre les piervesi pour le faire descendre,on Saide dune barre en acier ou dun piquet en bots (fg. 4). ser ensuite une nouvelle couche de pierres en faisant sera novveal du bécon, = La dernigre couche de pierres ne doit pas dépasser le niveau haut (= arase supérieure) prévu pour Ia semelle, et le béton est tassé et aplani (régle, niveau, taloche...) ~ La semelle doie écre réalisée rapidement : moins il y aura dares dans sa réalisation, plus elle sera résistante. pl lt FILANTES « PLEINE FOUILLE » Pour los constructions Iégéres (murets, elétures) sur terrains de bonne résistance, on réalise une simple semelle en béton (ig. 6). Crest une semelle peu profonde (pas plus de 20 cm), et sa largeur est au maximum deux fois la largeur du mur prévu. Le béton (dosé 4 300 kg de ciment par m’) est déversé directe- ment dans la rigole (= fouille peu profonde), puis il est tassé et arasé ala cote de niveau prévue, IV. Semelie filante en Béton armé Pour les constructions courantes sur murs porteurs, la semelle en bécon armé a une hauteur de 20 4 35 cm (minimum = lépaissour du mur). une largeur de 40 4 50 em (minimum = deux fois Népaisseur du mur). © On utilise deux types d’armatures : ~ sur sols homogénes : une nappe daciers filants en partie basse, reliés par des épingles (fig. 7) : sur sols moins résistants et irréguliers : deux nappes aciers filants (en haut et en bas). reliés par des cadres et Gpingles (fig. 8). * Aprés tragage de la semelle sur le béton de propreté, il faut : ~ marquer la position des aciers et les poser sur des cales : = verser le béton dans Ia fouille, pas trop a la fois pour ne pas déplacer armature : = tasser le béton pour quill remplisse tous les vides (contre le ter- rain, autour des aciers qui doivent écre parfaitement enrobés) ; ~avancer le bétonnage sur toute Ia hauceur de la semelle afin d'éviter les reprises nuisibles a la résistance (fig. 9) : araser le béton au niveau prévu (repéré sur les piquets). {ATTENTION ! ~ Eviter de faire tomber de la terre dans la construction en cours : le mélange de terre au béton offaiblit la résistance de rou- wroge. ~ Penser a placer les attentes (= ce sont les aciers verticoux préws our les raidisseurs, poteaux, etc.) Les aciers sont placés bien droits 4 Foide du niveay et maintenus en position par un cadre en bois (fig. 10). A la fin du bétonnage, vérifier que tout est bien resté en place. 4 a | 6. Semelle en béton sur un bon terrain, 10. Moincenit les eclers en attente gpm LES FONDATIONS 3. Assembler les éléments d'un ponncau. © 5. Maintenie le pied du panneau. 16, CONSTRUIRE DES SEMELLES sremmmerseramer i Ie Lorsque le terrain s’éboule facilement, il est nécessaire de creuser une tranchée « ouverte » avec des talus. Il faut alors, pour construire la semelle, préparer et mettre en place un moule : le coffrage. A titre d'exemple, nous allons déualler les principales tiches a réali- ser pour construire une semelle filante en béton armé, de section 40 cm » 30 cm et de longueur 6 m,dans un coffrage (fig.2) 1. Fabriquer le coffrage bi Le coffrage est fabriqué avec des planches de 4 cm d’épaisseur, des cchevrons, des bastings. etc. (fig. 1) On a intérét & préparer a Pavance des panneaux Iégers et faciles 4 déplacer a la main. Par exemple, pour fabriquer un panneau de 2 m de long, clouer des rabletter (petites planches), espacées de 50 cm environ, sur des planches de 2 m posées céte 4 céte sur une surface bien plane (fig. 3); sur chaque panneau, on marquera ses dimensions pour faciliter le repérage. BRB e ees Pour mettre en place les panneaux, il faut successivement : ~ tracer la position de Ia semelle sur le béton de propreté : maté- rialiser les limites de la semetle par des cordeaux tendus entre les chases d'implantation, descendre des points sur le béton de propreté a l'aide du plomb d’axe, puis tracer au cordex lo: limites de la semelle (fg. 4) ; —placer les panneaux : le pied du panneau ese aligné sur 2 limite tracéeet maintenu du cocé extérieur par des butons et des coins placés face a chaque rablette, et bloqués par un chevron appuyé sur des piquets solidernent enfoncés dans le sol (fig. 5) + ~ placer des écarteurs (fig. 5) provisoires entre les panneaux pour maincenir le pied A sa place. Ces écarteurs seront enlevés au moment du coulage du béton ; — mettre les panneaux d’apiomb en réglant la verticalité & l'aide du niveau & bulle, puis bloquer Ia téte des pan- neaux avec des planches inclinées clouées sur le chevron filant et sur les rablettes des panneaux ; les pointes ne doivent pas étre complétement enfon- 60s, pour faciliter le décoffrage (fig. ci- contre) ; 4 . FHLANTES DANS UN COFFRAGE (1) -tracer le niveau d’arase de Ia semelle a l'aide des piquets sur lesquels sont marqués les niveaux, d’une régle et d'un niveau & bulle, marquer & 'intérieur des coffrages le niveau haut du béton de Ia semelle et le tracer avec le cordex, puis planter quelques clous (fig. 6) : nettoyer le béton de propreté (cailloux, terre, poussiére...) et huiler les planches de coffrage, du cété intérieur, | CONSEILS POUR LE COFFRAGE + Comment aligner la téte des panneaux? Régler aplomb du premier et du dernier panneau. puls tendre un cordeau entre eux :on peut alors aligner les panneaux inter- mediaires en se guidant sur le cordeau, + Comment assurer la jonction de deux panneaux voisins? Sur un des panneaux, une rablette doit étre clouge, dépassant de Mextrémité des planches. Les planches de l'autre panneau viendront s'appuyer sur cette rablette (fig. 7) + Comment coffrer l'extrémité de la semelle filante? Fabriquer un petit panneau de 40 cm de longueur et de la meme hauteur que les autres, le coincer entre les panneaux, puis le bloquer avec des chevrons verticaux clouds (fig. 8) + Comment coffrer un angle? (Ou bien utliser les panneaux habituels, et alors penser a faciliter le décoffrage : prévoir une elé facile 4 enlever ou a detruire (bois vertical, polystyréne...) sles panneaux de coffrage pourront alors étre retirés sans forcer (fig. 9) Ou bien fabriquer des coffrages spéciaux dangle : les pan- eaux seront plus faciles A mettre on place et A retirer, mais la fabrication nécessite du temps et du bois. On choisira cette solution seulement si les coffrages spéciaux peuvent étre utilisés un grand nombre de fois (fig. 9). 6 Tracer le niveau d'arase. 7. Lajonction ins. iy 8. Coffrer une extrémité s “i Fe 9. Coffrer un angle. illi Préparer et mettre en place les armatures + Préparer les armatures : le plan de ferraillage et la nomencia- ture ont permis de couper et de faconner les aciers nécessaires la construction de la semelle de 40 « 30 cm ;€e sont d'une part les flanes HA-10 (3 en haut, 2 en bas), d'autre pare les cadres et Spingles @ 6 (fig. 10). 10, Plan de ferrailloge. a Les roNDaTioNs 4. 16. CONSTRUIRE DES SEMELLES | | RSA GAA RENN A COMMENT METTRE EN PLACE LES ARMATURES? Onna ators sh lace toutar!lex nereatorer crocin | ment dans le coffrage, sur le béton de propreté; mais il est plus commode d'assembler la plupart des aciers dans un atelier spé- cial, proche du chantier, et si possible a 'abri : c'est atelier de montage des armatures. © Pour monter larmature, il faut successivement : —marquer sur les filants fa position des cadres et des épingles 4 Vaide d'un gabarit de 20 ern (fig. 11); ~placer un cadre (fig. 12), n'imporce lequel, et le lier aux filants avec du fil dattache (fl d'acier doux de 14 2 mm de diametre) a l'aide une pince a ferraille (fg. 13): ~ suspendre le montage sur des chevalets (fig. 14); ~enfiler les autres cadres sur les filants, en alternant la position de leur fermeture (toujours en haur,A droite puis & gauche), et atta- Se ee | | | + Mettre en place dans le coffrage ensemble monté : les aciers | i sont posés sur des cales, d'une épaisseur de 3 cm, pour que le béton puisse correctement enrober les aciers et les provéger. Fixer aussi des cales sur les cOtés, entre le coffrage et les aciers (fig. 15). QU'esT-ce QUE 'ENROBAGE? Le béton doit provéger les aciers, empécher la pénétration de Tair, de Phu dité, etc. II joue ce réle s'l recouvre les aciers d'une couche bien compacte et épaisse. Une bonne protection a en général une épaisseur de 3 cm jelle est réalisée a V'aide de cales d'espacement. Qu’esT-ce QU'UNE CALE? Une cale est un petic pavé en mortier dans leque! on a noyé une pointe liée a du fil d'ateache. On peut fabriquer les cales sur le chantier, dans des moules 4 cases multiples, D 15. Cater lee armatures. mfILANTES DANS UN COFFRAGE (2) (Waitaki Aprés la mise en place de I'armature, il faut (fig. 16) : ~ verifier la position des panneaux de coffrage (aplomb, alignement) ; est prévue ~ contréler le ferraillage :'armature est-elle bien celle q) sur le plan 2 Tous les aciers sonteils places ? Le calage est-il sufisant ? ~ poser des écarteurs Ala bonne distance l'un de autre (fiz. 17) : ~ placer les serre-joints ® pour serrer fortement les panneaux ; ~ humidifier le béton de propreté et les planches du coffrage 5 eau contenue dans le béton ne sera pas aspirée par les parois du moule. V. Couler le béton,.. et décoffrer Couler le béton, c'est un travail que nous avons deja réalisé (voir EF I 5 r b 1 chap. 9 et 15). Aprés la prise et le début du durcissement du béton, on pourra | dScoffrer de la fagon suivante : ~ enlever les serresjoints @ et les écarceurs Di enlever las planches inclinges @; ~enlever les coins @ et les butons © (fig. 16): paraitre les traces de béton collé au bois ; — poser les pas lune autre utilisation (fig. 18). >| UC | Ei Le RECOUVREMENT DES ACIERS DANS LE BETON ARME ? [©] souvent, tes aciers doivent étre prolongés (fig. 19) : soit les Barres ne sont pas assez longues, soit le travail doit étre fait en plusieurs fois (la semelle, puis le poteau). Pour que les efforts (de traction, de compression) soient trans- mis d'une barre a la suivante, il est nécessaire de prévoir une zone oi elles sont cdte A cAte : les barres se recouvrent sur lune longueur fixée a 40 fois leur diamétre (aciers HA), Exemple : pour un HA 10, il faut 40 x 1 cm = 40 cm de longueur de recouvrement. toe 9 ae ee ee “or ‘en téte des panneaux pour les maintenir ~soulever et enlever les panneaux sans les abimer, gratter aussitot tes planches a aide d'une truelle ou d'une brosse pour faire dis- yeaux bien a plat sur un bon calage, en attendant 19. Le recouvrement des aciers. gm LES FONDATIONS Ih 7 L ae @ ioubarsement en bloes de béton. 17. CONSTRUIRE LES Ne ete ne RRO annie aes nam SAE Le soubassement est construit @ partir de la fondation jus~ qu’au niveau du plancher du rez-de-chaussée (fig. 1). I per- met de surélever le plancher par rapport au terrain et de protéger de l'eau intérieur du batiment. ‘Avane de décrire ler principales techniques de construction. rappe- fons quill est absolument nécessaire, & ce moment de Vavancemenc du chantier, de faire un trasage précis de 'ouvrage (fig. 2). En effet, tune erreur de mesure, de lecture, de trace... fera que les murs ne seront pas A la place prévue sur le plan. On ne pourra plus rectifier et il faudra peut-etre démolir et recommencer! i faue done reprendre le tracage général a partir des chaises d'im- planeation de 'ouvrage et vérifier soigneusement chaque opération, . Construire un soubassement en pierre |) Sur une semelle en béton cyclopéen d'une largeur de 70 cm et d'une profondeur de 80 cm,monter un mur de 50 cm de largeur e¢ 30 em de hauteur. Metre en place les pierres les mieux taillées (bien carrées) dans les angles (fig. 3) et monter les rangs avec un mortier moyen (fig. ci-dessous) MM ek ee eet Pour menter un soubassement de 20 cm de largeur et de 40 em de hauteur sur une semelle flante de 40 x 20 em de hauteur, utiliser: w"soit des blocs pleins de 40 x 20 x 20 em (pesane environ 30 kg) : ~ soit des blocs creux de mémes dimensions 4 poser avec les creux Vers le haut et & remplir de béron dosé 4 300 kg de ciment par m* (4). Pennine aie ers Pour manter un soubassement de 20 cm de largeur et de 30 cm de hauteur sur une semelle filante en béton armé de 40 x 30 cm de haureur, opérer de la fagon suivante (fig. 5) = préparer des panneaux de coffrage de la hauteur nécessaire ; JRS DE SOUBASSEMENT ~ aligner les panneaux, les mettre d'aplomb ; ~ maincenir solidement le pied des panneaux : pour cela, planter des piquets D dans le talus, et bloquer le bois filant @ fixé au pied des coffrages avec des butons @ et des coins @ ; - prévoir des écarteurs ® entre les panneaux, placer les serre- joints © ; ~ couler un béton dosé 300 kg de ciment par m’. COE ee sk eee Lorsque le terrain a une pente forte, il faut terrasser a des niveaux diférents afin d'obtenir plusieurs plates-formes. Les hauteurs de sou- bassement sont alors différentes (fig. ci-dessous) | RAs (Crest le plus souvent dans la hauteur du soubassement qu'll faut pla- J cer les reservations nécessaires au passage des alimentations (élec- \wicité, eau) et des canalisations d’vacuation des eaux usées. + La réservation peut étre faite avec un morceau de tuyau, un bloc de polystyrene, un petit coffrage en bois, etc., bien maintenu dans le coffrage pour qu'll ne bouge pas au coulage ou posé & son emplace- ment au moment du montage des pierres ou blocs de béton. + La réservation doit étre tracée sur Ia semelle (position par rap- port a un angle du batiment, niveau). Exemple : réservation de dia- metre 100 mm, axée & 2.80 m de langle du mur et 15 cm au- dessus de larase de la semelle (fig, 6) NIN eat ee ed Uhumidité contenue dans le sol remonte le long des fondations et du mur de soubassement ; la magonnerie absorbe l'eau, comme un sucre :¢’est la capillarité (fig. 7). Pour empécher les remontées d’humidité jusqu'au dallage du rez-de-chaussée et dans les murs du batiment, placer une bar- rigre étanche au-dessus du soubassement 1 un feutre bitumé, une feuille plastique, un mortier spécial hydrofuge (= qui rend imperméable) sont des barriéres efficaces (voir aussi chapitre 37) om oe oso a 1S 5. Le coffroge du soubassement en ter remantée ¢humides, gammy LES FONDATIONS { 18. LES SEMELLES 150) | nscale Les semelles isolées sont des massifs de fondation séparés les uns des autres et placés sous les poteaux du batiment (fig. 7). Elles supportent te poids de l'ensemble de lo construction qui leur est transmis par les poteaux. Leurs dimensions et leur armature sont prévues pour qu’elles résistent la réaction du terrain. Choisissons,a titre d'exemple, une semelle de base 80 x 80 em et de 25 cm de hauteur, Sur la zemelle est planté un poteav de soubesse- ‘ment, de section 20 x 20 cm. Enfin, des longrines reliont les poteaux fentre eux, juste sous le nivea du plancher: les longrines ont ic toujours & titre d'exemple, 20 cm de largeur et 40 cm de hauteur Gg. 2) Cie ue sieet tas Opérer de la fagon suivante = mettre en auvre le béton de propreté sur le fond de fouille bien propre et tassé ; régler Ia surface du béton au niveau marqué sur le piquet des niveaux ; = tracer avec précision la semelle et le poteau sur le béton de propreté a l'aide des cordeaux tendus entre les chaises dim- plantation, du plomb d’axe et du cordex (fig. 3) REMARQUE : il est recommandé de tracer touces les semelles ensemble, ce qui permet de vérifier Ia bonne implantation de toute la construction ; — marquer les niveaux d'arase (semelle, poteau de soubassement, longrine) sur chaque piquet des niveaux (fig. 3) : —nettoyer le béton de propreté (cailloux. poussiére...) — mettre en place armature de la semelfe : ce sont deux fois six aciers croisés 4 féquerre ; ils constituent fa paillasse. Cetce armature qui peut étre montée en atelier, est posée sur des cales 4 lintérieur du eracé au cordex (fig. ci-contre). Le béton armé de la se: | | | i | | elle résistera bien aux efforts si les aciers sone cor- rectement placés au fond de la semelle (fg. 4): ~coffrer la semelle si on ne coule pas pleine fouille. On peut reprendre les procédés décrits precédemment (chap. 16) ou bien, puisque la hauteur a coffrer est faible (25 em), employer des bols plus rigides qui seront cloués entre eux dans les angles (fig. ci apres); Po nN ee re er — rr — -placer les barres en attente, aciers verticaux destinés au poteau (4 barres HA 12), l'intérieur du tragage du poteau 20 x 20. Pour maintenir les quatre barres entre elles, les attacher avec des cadres & 6 destinés au poteau (fig. 5), et fixer solidement len- semble a l'aide de bois clougs sur le coffrage ; ~ humidifier le coffrage et le béton de propreté ; ~couler le béton (350 kg de ciment par m’) en le tassant correc tement, surtout autour des aciers et contre le coffrage. Faire attention A ne pas déplacer Ia paillasse et les aciers en attence. Ensuite araser le béton au niveau repéré et finir la surface : tal cher la partie extéricure, et griffer la zone du poteau :il faut que fa surface du béton soit rugucuse et irréguliére pour une meilleure adhérence avec le béton du poteau (fig. 6). il. Réaliser le poteau de soubassement Construire un poteau, c'est un ensemble d'activités que nous décri- rons au chapitre 28. (Soke ees La longrine est une poutre en béton armé qui relie les poteaux de soubassement entre eux (fig.7).Elle porte le poids des murs et plan- hers du batimenc ; elle maintient 'écartement entre les semelles. Pour éviter sa rupture sous la charge du mur, on doit placer les aciers principaux en bas (fig. ci-dessous), NON! yyy ge our patti nal —. Lensemble des tiches (cofrage, ferralage, coulsge) est déerie au chapitre 29 auquel on se reporters, execution Sera sinuee ot ron peut évser Tetiemene en nivelane ie sorter snr ne en coulant un béton de proprete, Pour las nonce prone femelle, on pourra sot rembleyer tout de suiersote pheey a fond de cofrage sur quelques bai (a8) ‘tr nermaien amy LES FONDATIONS 2, Compocter les matériaux. J ——— fy Mae 3. Coffrer et couler les béches. 4.Tracer la dalle et mettre en place 19, FONDATION SUR RADIER GENERAL Le radier est une dalle en béton armé couvrant toute lo zone de construction (fig. 1). Cette solution technique de fondation superficielle est exceptionnelle et codteuse. Elle est choisie quand le terrain a une tras faible portance, quand on craint des tassements non prévisibles (terrains trés hétérogénes), enfin lorsque le sof est gonflant. [Pietrs wt cca i ; Apres décapage des terrains de surface, il faue stabiliser le terrain en apportant des matériaux peu perméables, peu sensibles l'eau, et qui peuvent étre tassés efficacement : ce sont des terres grenues, utilisées pour les routes, ou des argiles peu plastiques stabilisées avee de la chaux ou du ciment. — Etaler les matériaux en couches de 10 a 20 cm d’épaisseur, —Tasser énergiquement chaque couche avec une dame, un pilen ou un compacteur mécanisé pour serrer les matériaux (fig. 2). Pour un compactage efficnce. il faut, comme pour Ia fabrication des blocs de terre comprimée, rechercher le degré d’humidité du maté- riau donnant le meilleur serrage de chaque couche. CAS PARTICULIER des zones de sols gonflants. Lépaisseur totale des remblais stabllisés nécessaire est énorme entre 1 et 2 m; de plus, il est recommandé de séparer les remblais des argiles gonflantes par une membrane imperméable. (Pie et a elie + Coffrer les béches et couler en méme temps le béton de pro- precé :employer un béton pour massif non armé (voir chap. 9) Uuiliser des cotfrages simples en planches (voir chap. 18), qui aurone I hauteur nécezsaire pour le coffeage du radier (fig. 3) «Tracer avec précision le radier et mettre en place les aciers néces- Saires a cet ouvrage de 6 x 3 m et de 20 em d'épalsseur (Nig 4) : lun chainage périphérique : 4 HATO filants et des cadres HA 6 tous les 25cm uC] i — une nappe inférieure en HA 6 crolsés, tous les 25 em: —une nappe supérieure en HA 8 croisés. tous les 25 cm, soutenue par quelques chaises —-[~)sc, en acier de 12 min de diamecre : — ne pas oublier les attenées vervicales (poteaux, raidisseurs). + Couler Ia dalle. Pour le détal de ce travail, on se reportera au Chapitre 21. 1 ATTENTION ! Dans la construction du radier, ne pos oublier les réservations. pour les alimentations et pour les canalisations d’évacuation. | | i 20. LA CURE DU BETON ' La cureest ensemble des soins apportés au béton aprés sa mise en euvre. Elle est destinée @ combattre le retrait du béton, Dans certaines régions, il faudra combattre Ie froid ou action destructive des pluies violentes. (QU'EST-CE QUE LE RETRAIT? En séchant, le béton rétrécit ; il se rétracte parce qu'il perd de l'eau par evaporation (fig. 1) : avant la prise du béton, si 'évaporation est abondante ot rapide, le retrait est important et entraine le faiengage (fig.2) 'de nombreuses petites fentes apparaissent en surface: ~aprés la prise, si 'évaporation est trop rapide, le durcisse- ment du béton ne sera pas sulfisant pour résister : le béton craque et des fissures de retrait profondes apparaissent, fuisibles la solidité de louvrage (fig. 3). i Combattre fe retralt Pour limiter "evaporation due a la chaleur, i faut : “lors de la fabrication du béton, protéger les granulats du soleil: plus ils sane chauds, plus ils favorisent evaporation, Ensuite mettre juste ce qu'l faut d'eau : plus le béton est liquide, plus ily aura d évaporation pendant et apres la prise: ~au moment de la mise en ccuvre du béton, humidifier les supports (coffrages, béton de propreté) :les supports secs absor- bene Meau du beton frais; —apras Ia mise en ceuvre du béton, le maintenir humide en arrosant réguliérement la surface (fiz. 4) et en le protézeant du soleil et du vent par des pallasses, sacs humides, sable mouilé, te, pendant plusieurs jours pour les dalles, les planchers et les chapes Protéger fe béton du froid Le béton est sensible au froid : le temps de prise augmente, le dur- cissement est ralenti. Si la température descend en dessous de 0 °C, Peau se transforme en glace ct le durcissement s'arréce. # Il faut bétonner lorsque la température dépasse +5 °C pour que prise se fasse dans de bonnes conditions. # Il faut protéger le béton du froid si la température est plus basse pendant le durcissement : coffrages épais, sacs, paillasses... (fig. 5). SS Oct ares is Lorsqu’il pleut abondamment, Peau délave la surface du béton ; les éléments fins sont entrainés par la pluie et il ne reste plus que les graviers. II faut done procéger la surface avec des bichas (fig. 6). er ma proves 3. Dos fissures de retratt. 6. Soul le gravier reste, @ be VALLAGE EF Le FLANCHER BAS 21. DALLAGE SUR. Pour construire la plate-forme du rez-de-chaussée, la solu- tion technique du dallage sur terre-plein est la plus simple et la plus économique. Mais, dans certains cas, cette solu tion est déconseillée (voir chap. 22). Le dallage doit fournir une surface plane (fig. 1) rigide, apte 4 rece- voir un revétement de so! ct les cloisons intérieures. tI doit aussi assurer la protection contre "humidité du sol et, dans les régions froides, contribuer Msolation du bitiment. ese constitué d'un terrain de fondation ou terre-plein sur lequel est posée une dalle en béton armé. I oh ! 2. Le dalloge est Ilé oux fonde- eee . Réaliser un dallage lie aux fondations | Ce procédé de construction est employé pour les batiments légers | cet sans étage ; les travaux sont exécutés aprés le soubassement et avant les murs (fig. 2) ;il faue successivement 1. Construire le terre-plein (fig. 3), cesta-dire : —compacter le sol en place préalablement décapé; j mettre en place, par couches successives, un matériau propre, sans éléments fins (argile, limon...) et convenablement humidifié : cela peut étre un mélange de sable gros, graviers et cailloux, ou du bal- ase, des plerres concassées (5 4 10 cm); —compacter chaque couche : si le compactage est manuel, tasser par couches de 10 cm; s'il est mécanique, l"épaisseur peut atteindre 20 cm; ~ étaler une couche de sable de § em d'épaisseur. 2 ATTENTION ! Ce n'est qu’opris avoir achevé le terre-plein quill fest de oie faut placer les canalisations enterrées : tracez-les et creusez-les. Dans les régions infestées par les termites, traiter les matériaux en arro- sant les remblais avec un insecticide. 2. Metere en place étanchéité (fig. 4). Le terre-plein est un premier barrage contre humidité. Pour con pléter ce barrage, étaler sur la couche de sable de grandes feuilles de plastique épais (¢ = 200 microns) avec un recouvrement impor tant entre les Jés (= largeur de la bande de plastique). CAS PARTICULIER des régions froides : on pourra poser sur étan- cheité une épaisseur de matériau isolant et imputrescible. 3. Réaliser le dallage en béton armé, d'une épaisseur de 10 cm minimum, en procédant de la fagon suivante (fig. 3) “coffrer les rives et régler le haut du coffrage au niveau de Varase supérieure du dallage ; poser un chainage composé de 2 HA 10 filants tenus par des Ueen HA 10 tous les 25 cm, sous les murs porteurs ; poser sur un bon calage un treillis soudé P 100 (panneau & maille carrée 150 x 150 mm er fils de @ 4,5 mm) ou un qua- drillage de barres @ 6 tous les 25 em : —mettre en place des régles (lig. 6) calées sur des petits massifs de béton, au niveau de l'arase supérieure du dallage ~couler le dallage (fig.7),en opérant de la fagon suivante = étaler le béton (dosé 4350 lig de ciment/mm) avec Ia pelle et le = tasser énergiquement en faisane attention & ne pas percer le film étanche et sans secouer les armatures ; = régler la surface entre les régles-guides, puis les enlever, remplir le vide de béton et talocher; — protéger le béton pendant quelques jours (voir cure, chap. 20), 1 ATTENTION ! Ne pas oublier de placer les réservations pour cone- ‘sotions. Humidifier les supports avant de couler le dallage. TMT ee uur aes Ce procédé de construction est employé pour les batiments lourds fet les structures poteauxpoutres (voir chap. 28). Les travaux sont exécutés aprés la construction des murs; ils sont plus simples puisque sans coffrage, Quelques modifications sont 4 observer (fig. 8) “le film étanche est relevé contre le mur, dépassant le dallage: Ie ferraillage est simplifé :il ne reste qu'un treillis soudé; —I'épaisseur de bétan peut étre réduite 4 8 em et le dosage en iment & 250/300 kg par m*. PY Que raime roun ces sunraces mronranres ? | SNe Sallage a une dimension superieure & 4 ro, I ‘est conseillé de prévoir un joint de dilatation : noyer une mince aguetie da surface du dalage pour couper la grande longueur Fie sora ensule cnlevée apres durclssen ment du béton, et le creux sera rempli 2. vec un mratéricu étanche ot souple, ear GLB LE SEP est a cet endroit que fa fissure de retrait fab atcha Haque dapparatre 5. Coffrer et poser les armatures: riaenade 4. Coler des ragles au niveou de arate, 8. Le dallage est indépendant des fondations é LE DALLAGE ET LE PLANCHER BAS cer 2. Poutrelle & trellis, semelle on béton 5.Vérifier le niveau du mur @ 6.Etoler un mortier. 12. CONSTR RUIRE UN PLANCE inoy cama amaaet: Un plancher sur vide sanitaire n’est pas en contact avec le sol, il s’appuie sur les fondations par I'intermédiaire des murs de soubassement ou des longrines (fig. 1). i, Avantages de cette solution On choisit cette solution, plus codteuse, forsque le dallage est déconeelllé le terrain est en pente, le sol est constitué de remblais et de zones hétérogénes, ou bien il est argileux. Dans ces situations, les terrains se tassent souvent irréguliérement, ou bien on peut craindre des remontées d'humidité difficiles & stopper. Le plancher sur vide sanitaire présence 'avantage de ne pas enterre! les canalisations : on pourra les vérifier et les réparer plus facilement. Pour construire un plancher de ce type, on peut employer et asso- cler de nombreux macériaux ; dans exemple ci-aprés, on fait appe! a des poutrelles en béton armé et hourdis préfabriqués, solidarisés par une dalle de compression ; autres exemples sont décrits aux chapitres 30 et 31 ieee We tie ee 4 existe de nombreux types de poutrelles associant le béton et les “les poutrelles a treillis métallique apparent ct semelle en béton armé sont légares et facilos A mettre en place (fig-2); —les poutrelles massives en béton armé sont lourdes (voir chap. 31). Elles peuvent étre préfabriquées localement (fig. 3): —les poutrelles en béton précontraint (fig. 4) sont fabriquées en usine; leur manutention est delicate : elles sont fragiles. 1. Préparer Ia pose des poutrelles sur les éléments porteurs. La surface des murs porteurs n’est pas toujours exactement au niveau de pose exigé pour les poutrelles. I faut donc d'abord veri- fier ce niveau (fig. 5) et, si nécessaire = soit étaler un mortier (fig.6) jusqu’au niveau voulu, et & condi- tion que lépaisseur ne soit pas importance (142 cm maximum) —soit coffrer Mintérieur du mur pour soutenir provisoiremenc les poutrelles (fig. 7). Cecce solution est préférable, mais plus diffi- cile & exécuter = il faut placer des bois (basting 6 x 17) sur toute la longueur du mur, les maincenir serrés contre le mur a l'aide de tiges filecées et d'écrous ou de serre-joints, et les soutenir soli- dement par des étais et des cales. Cette dernidre solution est indispensable si le chatnage est plus haut que le plancher seul, ce qui est fréquent (fig, FAER SUR VIDE SANITAIRE (I 2. Poser la premiére poutrelle (fig. 9) Aprés avoir repéré les poutrelles a poser (longueur, nombre daciers) et vérifié qu’elles correspondent bien aux indications du plan de pose, en général fourni par le fabricant, tracer l'emplacement de la premiére poutrelle sur les murs d'appui. La poutrelle est normalement un peu plus longue (8 a 10 em) que la portée (distance entre les murs d’appui). 3. Poser les autres poutrelles (fig. 10) “tracer sur chaque appul la distance entre les poutrelles :on peut utiliser un gabarie taillé 4 la dimension voulue (fig. ci-dessous); = poser coutes les poutrelles ainsi que le premier hourdis (& chaque extrémité), qui doit rentrer sans forcer. On peut ainsi ajuster tout de suite 'écartement entre les poutrelles. 4, Etayer (fig. ci-dessous) Avant de poser tous les hourdis et de couler le béton, il faut soure- fiir te plancher en construction avec une ligne d'appul, placee au milieu de la portée; pour cela, il faut ~aplanir et tasser le terrain au milieu de la portée: — poser un bois 4 plat :c’est la semelle d'appul des étais; = mettre en place des étais verticaux, toutes les deux poutrelles, entre la semelle et un bols filant placé juste sous les poutrelles; = placer des cales d'épaisseur pour que chaque poutrelle soit en contact avec le bois filant, 1 ATTENTION 1 Lstaiement doit éte réalisé avec beaucoup de sain Il ext exzentiel au mainven des éléments du plancher pendant toute lo construction de celu'ct. Sila houteur entre les poutrelies et le sol est faible, étoiement sero difficile & récupérer I faut donc lisser une ouver- ture provsoire (une zone de plancher qui sera réalisée plus tord) suff tance pour pouveirsontn tous les bois apres coulage du plancher. 17. Coffrer au niveau de pose des poutrelles. 10, Poser les poutrelles et Ie pre= imier hourdle. a LE DALLAGE ET LE PLANCHER BAS ; 22, CONSTRUIRE UN PLANCH i arene a a 5. Poser tous les hourdis. Les hourdis sont des éléments préfabriqués, aussi légers que pos: sible, qui constituent le coffrage du plancher entre les poutrelles : ils vone supporter le béton de la dalle de compression. Pour placer les hourdis, il faut marcher sur le plancher en construc- tion : poser des planches en travers des poutrelles pour ne pas tomber entre elles ou passer A travers des hourdis fragiles (fig. 11). GEIR Eee ese | 11, Actention aux chutes ! Pour cela, il faut successivement : 1. Coffrer I'extérieur du plancher. | « Lorsque la hauteur A coffrer est faible (12 416 cm = épalsseur du | plancher),le meilleur procédé consiste A moncer, cBté extérieur des sea pier de Ste murs, un rang de planelles (= briques de faible épaisseur, 3 4 5 em, ou I L plaque mince en béton pour blocs) [fig. 12] | A TESTE TATE — eLorsque la hauteur & coffrer est importante (jusqu’a 25 cm = épais- seur de plancher + retombée sur le mur), il ese nécessaire d'utiliser | un coffrage en planches (ig. 13) :i! faut alors =préparer des panneaux : des planches assemblées avec des rablettes qui dépassent le bas du panneau de 20 a 30 cm (lg. ci-dessous): 12. Coffrer avec des ploneller — mettre en place et réglar le haut des panneaux au niveau du plan- » cher fini: —régler aplomb du coffrage avec une cale de pied coincée entre ql les rablertes et le mur (fig. 13) ; —serrer les panneaux contre le mur & l'aide de serre-joines, de tiges | j i i itcces et ocrou, ou de tvilnd on fer doux le des amples | chapicre suivant). | i 2. Ferrailler. Apres avoir nettoyé toute la surface (mur, poutrelles et hourdis), enlevé les débris, graviers, etc., procéder comme suit : = poser les aciers du chafnage (voir chap. 25) sur les murs; deux @ 13. Coffer avec des panneaux. types principaux : rectangulaire ou triangulaire (fig. 14): ~ poser un treillis soudé sur l'ensemble de la surface (par exemple R 903 = maille de 150 x 150 mm et fils D 3,5 mm):a défaut de treillis soudé, on posera des barres @ 6 tous les 25 cm dans les deux sens (fig. 15): ~ terminer par les chapeaux : aciers posés au-dessus de chaque extrémité de poutrelle, liés au chainage ; pour des poutrelles de 4m, prévoir une barre HA 12. - 1s ATTENTION ! Penser a placer les équerres de liaison entre les cchainages (dans les angles) et les pasitionner correctement (fig. ci-dessous et fig. 16). [= (ro 3. Couler Ia dalle de compression. On peut se reporter aux explications données pour le coulage du dallage (chap. 21). 1 ATTENTION III fout = humidifier abondomment les supports et les hourdls en particulier, qui absorbent beaucoup d'eau; ~ étaler tout de suite le béton: éviter de faire de gros tas sur le plancher en construction (fig. 17); —tarser trés soigneusement le béton & proximité des poutrells et dans les chainages. rey Te ute ‘On peut monter des planchers poutrelies + hourdis avec d'autres matériaux que le béton armé, micux connus localement et plus éco- nomiques tels que les poutres en bois, le: poutrelles métalliques, les hourdis en terre-paille, les blocs, briques, dalles en terre stabilisée. Un certain nombre de ces procédés, tras répandus et effi- caces, sont décrits en détail au chapitre 30. Tous ces procédés ont fait leurs preuves i od ils sont exécutés cor- Fectement et la ou les ouvrages font l'objet d'un entretien et d'une surveillance réguliers (lutce contre les termites, humidieé...). Crest seulement dans les zones a risque sismique que la solution en béton armé, plus codteuse, est impérative; mais elle n'est efficace que lorsque la construction ese de qualité. 14. Choinoges. 15. Position des aciers de la dalle 16. Equerres de Hlaizon dans un ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 23. CONSTRUIRE: ome Cette technique, trés ancienne, permet de réaliser des facsarecat es canh ouvrages de bonne qualité pour des batiments en rez-de- | chaussée, & condition d’assurer entre les éléments une bonne liaison : angles des murs, encadrement des ouver- tures, chainage au niveau des planchers. ieee aed La terre doit tre de bonne qualité : composition granulaire uni- forme, humidité constante. On aura done interae 4 éviter Ia salson des pluies et les mois les plus chauds en région séche. Si la terre n'a pas la qualicé requise, il faut : ~cribler les macériaux, c'est-’-dire enlever les gros éléments de plus de 50 mm (fig. 1): pulvériser Ia terre trop argileuse pour casser les mottes (fig.2): mélanger des terres sableuses et argileuses pour obtenir ia bonne proportion entre sables et argiles; —malaxer le mélange 4 l'aide d'une bétonniére ou d'un moto- culteur pour le rendre homogine, Parmi les nombreux types de coffrages, nous présentons ici des matériels simples d'emploi, trés résistants et maniables, i Un coffrage simple, robuste mais lourd (fig.3.4 et 5). | Pour le montage, on procéde de la fagon suivance ~ Tes panneaux de coffrage, hauts de 50 a 90 cm, sont constitués de planches religes par des chevrons jumelés (no CD et @) tous les 50 em environ (fg. 3): — ler deux panneaur, placés face a face, sont reliés par un long che- | vron horizontal (n° @) posé sur le chevron (D et cloué au che- vron @ (ig. 4): un chevron incliné (n” @) relic Vextrémité dun? @ au bas du panneau. Cet ensemble trés rigide vient pincer le mur déji | | construit en dessous: —aligner et régler les coffrages d'aplomb a aide d'un cordeau, d'un fila plomb, d'un niveau & bulle ; —serrer le pied du coffrage avec un tendeur (fer doux tordu) accroché aux chevrons et traversant les planches du coffrage (ig. 5)- Un coffrage léger (fig. 6). Les panneaux sont construits avec des planches reli¢es par des che- 5. La liaison entre les panneaux vrons tous les 50 cm environ ; ces chevrons dépassent du haut du | coffrage. panneau. On procéde de la fagon suivante : a kag DES MURS EN PISE poser des chevrons horlzoneine nD dane des encoches résare aa Gawic ner oan conan ~ poser les panes de sofrage tur les chevrons n® @) at les sore Far kighrement on pied Svex Sveatdaur@° Dr —Slgner ee rqlr les cofrages ~ mettre en place les tendaurs n* @ et les deartaurs nt @ qul Imaindenner is tance entre les panneaue (2 epeseur nc) Sr proparent les reservations dans te mur pours heureut supe, teure(Téearseur dove woke section du chown —Zurvorforsament en tee et en ied avec les veneers @ ee @ « Des coffrages mixtes (ig 7 et 8) = ie tssociont le bots te Vacier ‘Ter panneaux sone des planches 7, coftege mu e relger par de longues rablottes, lo serrage de ied est slog sore tt i moyen de tgee'fleteea, da laquet ee Sacro aot vos Ges fone Pee specie odes Caves Mies tiges ilctGes sone enfdes & travers les panneaux du cottage tt precaghes par un tworceau da tice cane Tapuscour du mite pour dere recupérdes apron sa réaination(Ogrci-dersous et 7); —— 1 reereestreeat the. “les fers plats traversont les panncaux de coffrage et sont bloqués par des clavettes (fig. 8). Aprés durcissement du mur, on coupe les extrémités de chaque fer plat, la partie centrale restant noyée. ReMi Apres avoir préparé, transporté et déversé Ia terre & proximité du chantier, il faut ~remplir des seaux ou couffins de terre bien homogéne: jeter la terre dans le coffrage en vidant vigoureusement les seaux: ~tasser la terre énergiquement a l'aide d'une dame (fig. 9). QueLtes DAMES UTIUSER 7 ©} existe une grande diversicé de dames. Les plus efficaces font un poids compris entre 5 ex 10 kg, une forme prismatique avec une téte de frappe plate de dimensions variables de 6 x 6 cm 4-15 x 15 em environ (fig. 10). La tete de frappe, lorsqu’elle est en bois, est souvent renforcée par une plaque métallique. Pour tasser efficacement la terre dans les angles du coffrage, on utilise une dame spéciale en forme de coin. 10, Différentes domes. a ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT OUTILS NECESSAIRES iF =e SUERTE =p d NON! 4. Les joints verticaux ne doivent mats etre superposés. 24, MONTER DES oe eee renee a La magonnerie est un assemblage d’éléments (briques, blocs, pierres) en général liés par un mortier. Chaque élément peut étre repéré par appellation de ses différentes surfaces (bout, chant, face) et caractérisé por ses dimensions (fig. ci-dessous). _& eee On appelle appareillage le mode dassemblage des éléments entre eux, nécessaire pour que le mur soit solide, bien liaisonné, et qu'il ait un aspect régulier, CChaque élément peut étre posé de différentes fagons dans le mur —T'élément est posé sur chant (fiz. 1) :les faces de l'élément sone Visibles 4 Vintérieur et 4 Mextéricur du mur. C'est ainsi que sont construits les murs en blocs de beton et en briques creuses: = Télement est posé en panneresse (fig.2) «il est posé & plat, et les chants sont paralléles aux faces visibles du mur: = élément est posé en boutisse (fig. 3) = il est posé a plat, et les bouts sont paralléles aux faces visibles du mur. Les éléments en blocs de terre, en pierre, en brique pleine sont généralement posés en panneresse et en boutisse. = Lappareillage du mur est défini avant la construction. Il dépend de Fépaisseur du mur et des dimensions des éléments utilisés pour le bauir I doit impérativement respecter la régle de construction : les joints verticaux ne doivent pas @tre l'un au-dessus de Pautre, mais décalés au moins du quart de la longueur de 'élément (exemple : pour un blac de 30 x 20 x 10 posé en panneresse, le décalage minimum est 30 :4 = 7,5 em). En effet, si des joints verticaux sont superposés (coup de sabre), la liaison entre les éléments du mur est fragilisée, facilitant ouverture de fissures (fig. 4). * Les appareillages les plus courants sont : —lappareillage en parpaing (ig. 5), desting aux éléments posés sur chant : les éléments du rang supérieur doivent ére décalés d'une demi-longueur par rapport 4 ceux du rang inférieur (exemple : blocs béton de 40 x 15 x 20); = lappareillage en panneresse (fig. 6). Les éléments sont posés & plat et décalés d'une demistongueur d'un rang sur Mautre. (On peut ainsi batir des murs minces en blocs de terre (épals- seur 15 & 20 cm). en briques pleines (exemple : mur de 11 cm d épaisseur en briques de 22 x 11x 5) 5 ~l'appareillage en boutisse (fig. 7). Les éléments sont posés & plat et décalés d'une demi-largeur d'un rang sur autre ‘On peut ainsi construire des murs épais en blocs de terre ou en pierre (exemple :mur de 30 cm d'épaisseur en blocs 30 x 20 x 10); les appareillages complexes (fig. 8). lls associent les rangs en panneresse et en boutisse, pour constituer des murs plus épais et plus solides (exemple : mur de 45 cm d'épaisseur en blocs de 30 x 15 x 10). 1. MONTER LE PREMIER RANG. Le montage du premier rang doit étre tres soigné, Il est détermi- nant pour la suite des opérations. C'est pourquoi nous allons décrire en détail ces travaux sil faut successivement tracer les limites du mur sur le sol 4 l'aide du crayon de magon, du cordeau a poudre (cordex) et de "equerre (fig. 9) i =monter des piges (piquets de bois) verticales aux exerémités dus mur a Taide du fil plomb, et marquer sur celles-ci le niveau hori- zontal de départ du mur — le sol n'est pas toujours de niveau — a Vaide du niveau & fioles (fig. 10) : =marquer les niveaux d'assise de la magonnerie sur les piges. Exemple : pour un mur en blocs de 30 x 20 x 10 cm, avec une Spaisseur de joints de 1,5 em,on marque les piges tous les 11,5 cm partir du niveau de référence (= niveau de départ) ; =mouiller le support et tremper les blocs dans l'eau juste avant de les poser (fig. 11) : étaler le mortier sur le support humide avec Ia truelle, Le mor- ter ne doit étre ni crop mou (iI coule) ni trop dur (on aura du mal A mettre le bloc en place). Lépaissour de mortier doit étre telle que le bloc puisse Gtre posé au niveau voulu et que toute la sur- face du bloc soit en contact avec le mortier : c'est une question de coup d'eeil et de tour de main 4 prendre sur le chantier: —poser les blocs d'extrémité sur le mortier frais, les régler et les asseoir :on pose les blocs entre les limites tracées, leur face supé- Fieure est placée a horizontale (s'aider du niveau a bulle) et au niveau de Massise supérieure : on enfonce le bloc dans le mortier 7. Appareillage en boutisse 5. Apparsiliage Hts AN ys "9 38 10. Tracer tes niveaux d’assise sur eos plaes. ae ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 24, MONTER DES. aan EER doa anESR LIS MTT en le frappant vers son milieu Yaide d'un maillee ou du manche de ta truelle (fig. 12) ~tendre un cordeau dalignement entre les bloes dextrémité a poses, au niveau de Massise supérieure du rang, cote extérieur du mur et légeremene éearté de celui-ci (Fz. 13) 11.Tremper let blocs juste avant de — poser, régler et asseoir les autres blocs du premier rang en se servant du cordeau comme guide pour l'alignement et le niveau laisser un espace de 1a 1,5 cin entre les blocs (fig. ci-dessous) ; 12, Régler et oxze0ir le bloc dex trémicé. ~ bourrer aussitét les joints verticaux : on verse du mortier entre les blocs, et on le pousse dans le joint & laide de la truelle (fig. 14). 1 ATTENTION ! Il est préférable de remplir les joints verticaux ou moment de la pose des éléments plutst qu’aprés : pour cela, il faut 49, endea. unicordaetrsarars: Tas abord beurrer la face qui va venir en contact avec I'élénvent déja pozé, puis poser élément et le pousser contre le précédent pour refouler le mortier en trop hors du joint (fig. 15). = vérifier enfin que ensemble du rang est bien horizontal, 4 aide d'une ragle bien droite et d'un niveau (fig. 16). [| Reeser Le mover permet Ror fas Stents dairmasonnrte Snare ou pour Copposet a dobar dels coat Si poe ts Be mtu Papers le eeere oe Beane Dennen = ai. S MACONNERIES (2) 2. MONTER LES AUTRES RANGS. Pour chaque rang suivant, on va successivement : ~monter les blocs d’extrémité au niveau marqué sur les piges, A aide du niveau bulle, et a l'aplomb du bloc du dessous & l'aide du fil a plomb (fig. 17); =tendre le cordeau d'alignement et monter les blocs intermé- diaires. Pour avoir un bon rythme, utiliser la truelle et le niveau afin de positioner correctement les blocs (fig. ci-dessous) ; —bourrer les joints verticaux, sans oublier d'ébavurer, c'est-i-dire de récupérer le mortier en trop 4 l'aide de Ia truelle, pour le réutili- ser tout de suite... et ainsi économiser du mortier (fig, 18). ! ATTENTION! Vérifier la verticalité du mur 3 choque rang avec le fil & plomb : le cchas est placé contre le haut du dernier bloc posé:; le plomb doit affieurer Je mur jusqu’en bas (fig. c-dessous). hd " Protéger la magonnerie pendant la construction = par forte chaleur, arroser le mur de temps en temps; —lorsqu'il pleut beaucoup, couvrir le mur et les blocs — qui absorbent eau, 18, Ebavurer ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 4 2. Lier les murs porteurs por des reidiseur 3. Raidisseur pour angle de murs en b o” =_ 25. MONTER DES MU canna RS cs accent Les constructions sans étage ou avec un seul étage sont généralement baties sur des semelles filantes et des murs porteurs assez résistants pour supporter toutes les charges verticales. Mais a ces charges verticales s’ajoutent des forces inclinées dues au vent, aux dilatations thermiques, 2 la présence des ouvertures, etc. (fig. 1). Pour éviter aux murs importantes déformations ou leur effondrement, il faut done renforcer la construction : on va lier les murs porteurs verticalement par harpage et raidisseurs, horizontalement par des ceintures, et prévoir des renforts spéciaux dans les zones trés sensibles. PREM ea ects « Harper les éléments entre eux, c'est les lier en croisant les élé- ments suivant un appareillage précis qui évite l'utilisation de petits blocs (fig. ci-dessous) Hiarpoge @un angle de murs Appareifoge defi Cellos det 10420. etuamrmurde refend om boes de 390% 15% 10- Pour des murs en pisé, le harpage d’angle peut etre complété de différentes facons : grillage, bois, fers horizontaux noyés A chaque levée de terre (fig. ci-contre), « Placer des raidisseurs verticaux dans les angles (fig. 2) + “pour les murs en briques pleines, on peut utiliser un appa- reillage qui permet de noyer des renforts verticaux dans du béton (ig. 3); — pour les murs en blocs de béton, on peut percer les éléments de jonction entre les murs, puis placer des aciers verticaux et ensuite les enrober de béton; on peut aussi préfabriquer des blocs spéciaux qui facilicenc le travail (fig. 4) dans tous les cas, on peut construire un poteau en béton armé 4 Ia jonction des murs ; une bonne liaison entre le poteau et les murs est assurée grace a des aciers qui ont été noyés au moment du montage de la magonnerie dans les joints horizon- taux (fig. 5 yy RS : angles, chainages CAitieiee eats Les chainages sont des ceintures horizontales qui renforcent la stabilité de la construction. Ils sont placés au niveau du plancher bas ou dallage, ainsi qu'au niveau du plancher haut. Dans les construc- tions en terre, on peut ajouter un chainage intermédiaire au niveau inférieur des fenétres (fig. 6). Quelques exemples : =poutre en bois ancrée dans une magonnerie en pierre (fig. 7): —poutre en bois ancrée et noyée dans un mur en pisé (fig. 8): ~chainage bas en béron armé sur mur de soubassement consti= tué de deux filants reliés par des épingles (fig. 9); ~chainage haut en béton armé sur magonnerie en blocs de terre, terre stabilisée, béton, etc. (fig. 10): —chainage en béton armé sous toiture (fig. 11). Dans les angles, il ne faut surtout pas oublier de placer les équerres de recouvrement entre les aciers filants des deux murs... et de les placer correctement (fig. c-contre), (EET oes Dans les régions soumises 4 des tremblements de terre, il est Fecommandé de construire systématiquement (fig. ci-dessous) — des raidisseurs en béton armé dans les angles entre murs porteurs: — des ehainages en béton armé A chaque niveau de plancher; = des encadrements en béton armé pour toutes les ouvertures. Tous ces éléments de renfort doivent étre correctement reliés entre eux : les aciers doivent se recouvrir, le béton doit étre continu. Ils doivent aussi @tre liés aux autres éléments de la construction par des aciers (fig. 5). des plaques métalliques, ete. Plus généralement, on construira les batiments sur des fonda- tions maszives et continues: ler murs extériours seront épais, et renforeés par des murs incé- rieurs solides (refends de contreventement); les ouver= tures seront petites et élo: ‘gnées des angles du batiment: les toitures seront aussi légeres que possible et bien ancrées dans les murs. 7. Poutre en bois anerée dans une 2. Poutre en bole anerée et noyée Sons un mur en ples. 9. Chainage sur mur de soubosse- 17. Choinage en pente sous toiture. a ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 3. Les oppuis du finteou. 4.Linteou d'une pidee. a lune ouverture de 1,50 m. 16, MONTER DES MURS: Les ouvertures dans les murs (portes et fenétres) sont des points faibles de la construction. C’est autour d’elles qu’ap- paraissent le plus souvent des fissures. Il est donc nécessaire de soigner particuliérement l’exécution des linteaux ©, ares @ jambages @; appuis et seuils @ (fig. 1). Le linteau supporte la charge de Ia maconnerie qui se trouve au- dessus de Nouverture. Par ses appuis, il transmet cette charge dans les murs de part et d'autre (fiz. 2) Les appuis du linteau doivent étre construits avec un bloc ender, dont le niveau d'arase supéricur correspond juste au niveau d'appul. De plus, le linteau doit reposer sur un appui de 20 cm mini- mum sur chaque mur (fig 3). ‘© Comment construire un finteau? Le linteau est une poutre, constituée soit d'une seule pidce soit en béton armé =e linteau d'une seule pidce est posé d'un coup sur ses appuls; (on peut utiliser une longue pierre taillée (mais c'est erés lourd), lune poutre en bois ou une poutrelle en acier (fig. 4); —Ie linteau en béton armé est une petite poutre, construite sur place de la facon suivante (fig. 5) = ~ coffrer le fond avec une planche de la largeur du mur et la soutenir avec des étais; ' - placer les joues du coffrage et les serrer contre Ia magonnerie: = poser les armatures et los caler entre les parols du coffrage = poser des écarteurs et serrer le haut du coffrage; - couler et tasser le bévon: on pourra décoffrer les joues dés le Iendemain, mais il faut laisser en place le fond et les étais au * On peut utiliser des préfabriqués pour faciliter le travail “un prélinteau, plaque en béton armé de 5 em d'épaisseur envi- | ron, remplace le coffrage du fond (voir chap. 6): j ~ des blocs en béton en forme de U (voir chap. 6) constituent le coffrage du linteau;ils sont soutenus avec une planche et des étais i ik Ss La construction dares permet de franchir des ouvertures sans faire appel 4 une poutre massive. En effer, 'are permet d'orienter les forces qui s'exercent sur lui vers les appuls (fig. 6). a + lta, jambages, appuise ses # Il existe une grande diversité de formes d'are; les plus courants 4. Lare oriente les forces vers les sont l'arc surbaissé (le centre est sous Ia ligne des appuis) et eppus are plein cintre (le centre est juste au niveau des appuis), en demi cerele (fig. 7). # Suivant les charges de maconnerie et les portées entre appuls. «Pour consture Tae on résise un cttape Ie fotne vous pur Va = eel lequel on monte la magonnerie de l'arc lui-méme, Le coffrage est calé re emenve de maniére a faciliter le décoffrage, sans forcer sur la magonnerie. Les éléments de arc sont _posés sur le coffrage en suivant orienta- tion donnée par le guide mobile fixé sur le coffrage et montés des deux c6tés a la fois pour équilibrer l'ensemble (fig. 12). Les éléments sont liés entre eux par du mortier et les joints doivent atre soigneusement remplis (fig, 11). vec le mur, fare surboissé 3 un rouleau. 12. Montage d'are plein eintre 2 double rouleau. Les jambages sont réalisés avec des matériaux erés divers (pierre de | taille, bois, blocs de terre stabilisée de trés bonne qualité, etc.) Pour assurer une bonne liaison entre les éléments, les jambages sont montés en méme temps que les murs. Les jambages peuvent aussi étre réalisés en béton armé, aprés exé- cution des murs, 4 condition de prévoir Ia liaison entre mur et jam- bage par des aciers ancrés au moment de la construction (fig. 8) ae Construits apres la pose des menuiseries, let appuis et les seuils protégent les cadres des fenétres et des portes des infiltrations dues la pluie :'eau doit étre évacuée vers l'extérieur (fig. 9). West recommandé de laisser dépasser 'appul et le seuil de quelques centimetres des jambages (fig. 10). 10. app dépose des ombogen, game 11.Coffroxe ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT 2. Tréteau en bolt de 2 m. BD Echelle éehofeudage de 2,50 m. cc 77. TRAVAILLER EN HAUTE A partir d’une certaine hauteur au-dessus du sol, il est nécessaire de mettre en place des matériels qui vont per- mettre de se placer a la bonne position pour travailler, et qui vont garantir les meilleures conditions de sécurité. Ces matériels sont les échafaudages, les plateloges de cir- culation et de travail, les garde-corps, les échelles. Les échafaudages Les échafaudages sont les supports de circulation en hauteur: On utilise au choix = des tréteaux métalliques, constitués de tubes coulissants que on bloque par des broches pour régler la hauteur de Tappul (Aig. 1): — des tréteaux en bois, fabriqués a la demande, par exemple : tréteau de 1 m de hauteur (fig. cl-contre), ou 2 m de hauteur (fig. 2) Ee pour monter plus haut, il faue —des échelles d’échafaudage en bois, par exemple : échelle de 2,50 m de hauteur (fig. 3): = des échafaudages métalliques, constitués par un assemblage de tubes en acier au moyen de colliers de liaison (fig. ci-dessous). ATTENTION ! Poser sur une surface horizontale bien tassée. .. et bien caler les pieds. oul! NON! a UR : échafaudages et protections eae aS Les platelages permetcent de circuler en hauteur: lls sont constitués de planches larges, épaisses de 4 cm et jointives (fig. 4) = la distance entre deux appuis ne doit pas dépasser 1,50 m avec des planches (ig. 5): au-deld de 1,50 m,le platelage sera fait avec des bois de section plus forte (bastings, madriers): —le recouvrement entre deux platelages doit se faire sur les Tongueur est au minimum de 20 em (fig. 6). @ ATTENTION ! % Pas de planche en porte @ foux (fig. A). «Ne pas trop charger le plate- lage (fig. B). Peer ee Les garde-corps empéchent les chutes. Sur chaque montant verti- cal (dépassant de 1m le niveau du platelage), fixer la lisse, tout en haut, Ia sous-lisse, 4 mi-hauteur et la plinthe, au pied (fig. 7). Lisse, sousslisse et plinthe doivent étre placées du cété du platelage (fig. 8). Peas Léchelle permet d'accéder facilemant au poste de travail (fg. 9). ATTENTION ! az > court ZR 4 OCaler le pied ou attacher. Ineliner correccement contre le mur. our Zt 2 4. Plonches jolntves: @ Léchelle doit dépasser le niveau @ Ne pas descendre face au ou fon veut accéder d'au moins 1m. vide. ELEVATIONS ET PLANCHER HAUT = 28. ELEVATIONS EN BE Ae, t= ee Lorsque fe batiment est fondé sur des semelles isolées, on construit d’abord l'ensemble de la structure porteuse : = les poteaux de soubassement et les longrines ; = les poteaux du rez-de-chaussée et les poutres qui suppor- tent le plancher de ’étage (fig. 1). Les murs montés entre poteaux ne sont pas porteurs : ils ferment le batiment; généralement bétis en magonnerie, ils sont parfois construits en béton. EER ub ieee ete tat Prenons I'exemple d'un poteau de section 20 x 20 cm et de 2.40 m de hauteur ; pour le construire, il faut successivement préparer le mur en plazant des toquets d'épaisseur qui permet tent dobtenir une surface plane, puis gacher un mortier moyen pour avoir moins de retrait: = jeter le mortier sur le mur humidifié pour obtenir une couche de 1. 2 cm d’épaisseur, le serrer 4 Ia talocheet dresser Ia sur- face avec la régle; enfin strier Ia surface avec la truelle pour faci- liter Paccrochage de la couche de finition + —mettre en ceuvre la couche de finition (fig. ci-dessus ®) aprés séchage (1 semaine) préparer un mortier moyen avec un sable fin (0-2 mm), étaler le mortier sur une faible épaisseur (5 mm envi- ron) et talocher avec des mouvements circulaires (fig. 10). 1 ATTENTION ! Pour obtenir un enduit de bonne qualité, il fout protéger Venduit frais (baches, paillasses) et larroser pour qu'il séche lentement, ne pas loppliquer par temps trés chaud, éviter le soleil direct et les supports surchauffé 10. Couche de finition PRU HEC HIGE, FINES ET RESEAUX 2.Tracer le nivecu supérieur de toch At 3. Régler la surface. aa 33, PROTEGER ET FINIR LE. oven ceo: (SEY Geese eee emails ne La chape est une mince couche de béton, épaisse denviron 2 cm, coulée sur un dallage ou un plancher (fig. 1). Elle rattrape les petites inégalicés duu dallage et constitue la couche finale, parfaicement plane, du co! du batiment. Elle doit étre éaanche aux lavages et résister A l'usure en surface (circulation). La chape est exécutée aprés achevement des murs, planchers ex fenduits verticaux et pourra recevoir un revérement de sol : carre- lage, revérement plastique, ote. « Couler une chape. Procéder de la facon suivanee : ~ Fepérer le niveau supérieur de Ia chape @ partir du niveau de référence déja tracé sur les murs (ligne horizontale 4 1 m du sol fini), a Vaide d'un niveau A bulle et d'un metre (fig. 2): — placer quelques piquets contre les murs pour repérer ce niveau ~ poser des régles a plat, ou des baguettes, sur des cales en mor- tier et les régler horizontalement au niveau supérieur de la chape : elles serviront de guide (fig. 3) ~ pour ne pas lier chape et murs, relever V'solant placé sous le dal: lage (chap. 21) ou poser une bande isolante au pied du mur, — nettoyer soigneusement le support et humidifier — mettre en place le béton (sable, gravillons, 350 4 400 kg de ciment/m?) et dresser la surface a la régle et A Ia taloche en sui- vant les régles-guide (fig. 4); ~ enlever les régles-guide et remplir les vides, talocher (fig. 5). ¢ Traiter Ia surface : = lorsque la chape doit étre revétue d'un carrelage, laisser Ia sur- face légérement rugueuse ; —lorsque Ia chape doit étre revétue de plastique ou de moquette, lisser avec la truelle : — lorsque la chape est le sol fini, rendre fa surface antidérapante avec !a boucharde (rouleau couvert de pointes pyrami- dales pour le finissage d'une surface), passée sur la chape encore fraiche (fg. contre). ‘2 Ouvrir des joints. Pour éviter les fissures de retrait de la chape, créer des joints tous les 4 m envi- ron (fig. ci-contre), Ils seront remplis d’un matériau bicumineux. = 1 “SURFACES HORIZONTALES Le principal problame des toitures terrasses est la difficulté & assu- rer une bonne étanchéité. Nous avons présenté (chap. 30) les maté- riaux mis en ceuvre (terres imperméables, béton hydrofuge, film plastique, feutre bitumé, enduit) et souligné importance de la réali- sation d'une forme de pente. Nous allons décrire ici la réalisation d'une protection externe de la terrasse et préciser la liaison entre les couches étanches et lacrotére (muret monté tout autour de la terrasse avant sa finition) [fig. 6]. ¢ Mettre en place un film étanche : = la forme de pente doit tre soigneusement lissée, ses formes doivent étre arrondies et elle doit écre complécement débarras- sée de tous les déchets (gravats, petits cailloux, etc, = poser Ie filin étanche (feuilles plastique, feutre bitumé...) bien & plat, avec un bon recouvrement entre les bandes : 40 4 50 cm pour les feuilles plastique, 5 cm pour les bandes de matériau bitumé collées a chaud entre elles (fig. 7) : ~ prévoir une longueur suffisante pour relever le film étanche sur Facrotere (fig. 8) “fixer les relevés sur 'acrotére et aucour des gargouilles sans tendre le film étanche il doit pouvoir se déplacer iégarement sans se déchirer lors des mouvement: de la construction (ig. 9). ! ATTENTION | Veiller & ne pas percer le film étanche (chute doutil, choc, déchirure...). + Protéger par une chape et un enduit. Couler sur le film étanche une chape en mortier batard, puis enduire acrotére (trois couches conseillées, avec renfort grillagé) ec faire redescendre I'enduit sur la chape (fig. 10) ATTENTION | # Pour éviter les fissures de retrait, exécuter 1a chape en dehors des périodes de grosse chaleur, et la garder humide plusieurs jours (arro- sage, baches, sacs humides...). + Pour les surfaces importantes (plus de 3 m x 3 m),créer des joints qui seront remplis d'un matériau étanche et souple. ‘= Pour garantir une meilleure étanchéité, on peut remplacer la chape par un enduit en deux couches. ® Sile plancher est assez résistant, on peut couvrir la chape de terre, de groviers, d'un carreloge : cela diminuera lusure de la chope et les risques de fissures ; cela améliorera aussi le confort thermique du bati- ‘ment, qui sera plus frais en été et moins froid en hiver. 4:Tolture terrasse avec acrotére, on 7, Dérouler Ie film étanche sur ta forme de pe 28, Prévoir une longueur suffisonte, 10, Protéger Pacrotare. JONS ET RESEAUX 34, EVACUER LES FUMES ET LE: ca a RA SCO oe ory ‘On distingue deux types de foyers : = les foyers ouverts, oii le combustible (bei: libre dans des cheminées (fig. 1); — les foyers fermés, oi le combustible bridle dans une enceines close : poéle, cuisiniére, apparel de chauffage (fig. 2). Les furnées et les gaz des foyers sont nocifs : ils doivent étre éva- cués par un conduit vertical traversant la toiture, 1. Foyer ouvert charbon) brale a !'al * Assurer un bon tirage. Les gaz et les fumées doivent pouvoir sordir facilement du biti ment par le conduit, ec par tous lee temps. Pour cala, il exe nécos- saire de respecter certaines régles afin e’assurer un bon tirage le conduit doit étre vertical ou faiblement dévoyé si néces NON! ~3"" sire (pas d'angle supéricur & 30°); Ea —placer le conduit, et par consequent le foyer, du cOté de la tolture and oppose aux venes dominance (Rg. 3): i ~falre dépasser le conduit du faitage de la toiture (fig. 4); pour les toltures terrasses et colts 4 erés faible pente, le conduit doie sor- tir de plus de 1,20 m (fig. 5): ~ poser une tate sur fextremité du conduit : elle sert 8 aceélérer 3: Blen plocer le foyer. la sortie des furnées et ompéche entrée de la pluie (fig. 4): ee oo —habiller le condule avec des briques, un enduit, ete. :'améliora- don de Fisolation thermique favorise le tirage. * Monter un conduit de fumées. Voici quelques recommandations pour une bene construction = chaque foyer doit avoir son propre conduit : il ne faut jamais brancher plusieurs foyers sur le méme conduit, afin d’évicer las risques d'intoxication et d'asphyxie; la section du conduit est au minimum de 400 cm? pour un foyer ‘ouvert (par exemple = 20 x 20 cm); elle peut tre inférieure pour un foyer fermé (par exemple = 20 x 15 cm) - le conduit doit avoir une épaisseur cotale d'au moins 7 cm, dont au minimum 3 cm en matériaux réfractaires : céramique, béton spécial, brique réfractaire : —les joints entre les éléments du conduit (briques, boisseaux) sont exécutés au mortier bitard (moicié ciment, moitié chaux. 400 kg de liant par m’) ils ne doivent pas étre placés dans I'épais- seur d'un plancher: i —au montage des éléments, lisser soigneusement les joints & ['in- térieur du conduit (cela facilite la sortie des fumées) et faire bien attention au sens de montage! (fig. 6 et 10): 4. Le conduit déposse du faitage. LEE. ( cis DHUMIDITE: : conduits et gaines i? in entre lintérieur du conduit et la charpente du batiment, respec- | ter une distance de 16 cm au minimum (fig. 11); si le conduit n'est pas lié 4 un mur porteur, il est de préférence placé contre et solidement fixé 4 celui-ci par des crochets métal- 6. Condute de fumées en botsscoux liques ou des brides scellés dans le mur. Se Eeponsigectone: a 10, Sens de montage. 11. Distance @ la charpente. 7. Principe de la ventilation natux rele Meee La ventilation des piéces a pour but principal d’évacuer Ia vapeur cA d'eau en exeés, on particulier dans les piéces de service (cuisine, salle d'eau). Trop’ d'humidité entraine ta condensation de la vapeur sur les murs et le développement de moisissures. — Une bonne ventilation des locaux est obtenue par entrée de Nair par les ouvertures (portes ct fenétres), et sa sortie par des Hes grilles de ventilation haute (en haut des murs, travers le pla- [ene fond, etc.) placées dans les piéces de service (fig. 7) tone Sacaee games ware 2 Cotte ventilation naturelle peut écre améliorée en plagant des seers a ccaaeessaeesatecneeees grilles d’aération (entrées ¢'air basses) traversant les murs (Fs.7). '» Dans les pidces les plus humides, on peut monter une gaine de ventilation haute qui débouche sur la toiture, ce qui favorise I'as- piration de lair et de la vapeur d'eau (fig. 8) La gaine peut étre construite avec de simples tuyaux & emboite- ment, jointoyés au mortier maigre; on emploie mastic sion veut que le joint soit étanche; les tuyaux sont fixés aux murs par des ile colliers (fig. 9). ¢ Pour accélérer Pévacuation de alr humide, on peut méme instal- 9. Montage de la gaine de ventila- ler des aspirateurs électriques : c'est la ventilation forcée. tion. a 35. LES ESCALIERS sssematoass Pour passer du terrain extérieur Vintérieur du batiment, il faut en général construire une ou plusieurs marches. Pour aller du rez-de-chaussée étage ou @ la tolture terrasse, i! faut un escalier, qui peut étre massif ou en béton armé. (WipGa ii hur a te meta ¢ Lescalier doit étre régulier : toutes les marches doivent avoir la méme hauteur (h) et fa méme longueur (g = giron).La largeur des marches est fonction de usage de Mescalier (fig. 1). Pour que l'escalier ne soit pas fatigant ou dangereux, la hauteur des marches sera cor prise entre 16 et 20 cm et In longueur entre 22 et 30 em. On fera en sorte que (2 x h + g) soit compris entre 58 et 64 cm, Exemple 1.La hauteur entre le terrain extérieur et Vintérieur du batiment est de 34 cm : construire deux marches de 17 cm de hau- tour et d'une longueur comprise entre 24 et 30 cm (fig. 2). Exemple 2. Entre le rez-de-chaussée et l'étage, la hauteur est de 2.50 m, construire : “soit quinze marches dont la hauteur de chaque marche est de 16,7 cm et la longueur comprise entre 24 et 30 cm (cremaillére 1, fig. 3) : soit treize marches seulement, Ia hauteur de chaque marche est ds 19.2 cm et Ia longueur comprise entre 20 et 26 cm :Tescalier ost plus raide et plus coure (erémaillare 2, fig. 3). il. Batir le support des marches Construire soit un massif incling suivant Ia pente de Mescalicr, conscitue par un remplissage de matériaux entre det murets de magonnerie (fig. 5). soit une paillasse reliant les deux niveaux, c'est- a-dire une dalle inclinge en béton armeé (fig. 4. (TREY ee mute Apres avoir crace la crémaillére, coffrer les nez de marche avec des planches ou des bastings dont lé niveau supérieur est réglé a Farase souhaitée (fig. 4). Remplir le coffrage d'un beton assez sec et bien le taser, en commencant par le haut de lescalier, puis lisser la surface 4 Ia taloche. Si les marches sont revétues (dalles de pierre, 5. Coffroge d'un escalier sur massif carrelage), le coffrage sera placé de fagon a arréter le béton au @ lovee revétement dex marches. niveau prévu pour l'assise du revécement (fig. 5). CC 36. EVACUER LES EAUX USEES Chaque jour des eaux usées sont rejetées de 'habitation : les eaux ménageres et les eaux vannes. Si elles sont évacuées sans précautions lextérieur du bai ment, ces eaux polluent le sol environnant. II est done nécessaire de les rejeter dans I’égout collectif existant ou, @ défaut, d’assainir les eaux localement au moyen d’une ins- tallation particuliére. I. Evacuer vers le réseau collectif IW suffit de poser une canalisation entre le regard et l'égout collecteur en respectant quelques ragles de bonne construction (fig. 1) : = faire un tracé aussi droit que possible ; éviter les angles et les courbes qui freinent 'écoulement des eaux et peuvent se boucher; ~ utiliser un tuyau de gros diamétre (10 cm au moins): — donner de la pente au tuyau (3 cm/m) et le procéger (remblai). UPS Sul gical Linstallation comprend une fosse septique, réservoir souterrain qui assure un premier traitement des eaux. et un dispositif de réparcl- tion des effluents dans le sol (puits perdu ou réseau d'épandage). ® La fosse septique est composée d'un bac étanche of les caux Usées sont sou 6tanche lui aussi, oi1 les eaux sont filtrées en traversant des matériaux perméables (gravier, sable), tandis que les substances dangereuses sont neutralisées. A la sortie, les eaux traitées sont recueillies (fig. 2). 2 Le dispositif de répartition des effluents dans le sol doit assurer une épuration complémentaire par un écoulement lent des effluents & travers un matériau filtrant. Deux solutions sont possibles : un puits perdu, rempli de gravier et de sable (fig. 3) ; un réseau d’épandage par tranchées filerantes, si on a la place les effluents sont répartis, A partir d'un regard, dans plusieurs tubes perforés entourés de matériaux drainanes (fig. 4 et 5). E ATTENTION! Pour fonctionner correctement, une installation part. culiére doit étre bien construite (fosse septique et bac épurateur étanches) et bien entretenue (poudre dactivation de Faction bacté- rienne, enlevement régulier des boues, changement des matériaux fitrants). Si les conditions locales ne permettent pos de respecter ces contraintes, il vout mieux construire une fosse fixe sans sortie et étanche, et la faire vidanger quand elle est pleine. Ainsi, on est assuré de ne pos polluer son propre terrain et celui des voisins ! | fo eerenn 1. Evacuation vers un égout. _ —————— 4. Réseau dépandage. S.Tranchée filtrante. a PROTECTION, FINITIONS ET RESEAUX | —— 57, PROTAGER LES PARTIES ENTERREES, Les dispositions 4 prendre pour protéger des eaux de pluie lez rméabitization parties enterrées de la construction (semelles et soubasse- - ments) ainsi que ie terrain sur lequel le batiment est fondé dépendent de la neture du sol : ¢ Sile terrain est perméabie (sables, graviers) et s'il n’est pas inondable, il n’est pos nécessaire de prendre des précautions Particuliéres : les eaux de ruissellement s’écoulent rapide- ment et ne menacent fas les fondations. * En revanche, si le terrain est peu perméable (argile, limon), ‘on devra protéger les mus de soubassement et l'ensemble de Ia zone des fondations, c’est-dedire = imperméabiliser les soubessements pour empécher la péné- tration de Peau sous la co.astructio! = éloigner les eaux de ruissellement du batiment avec des contrepentes, dallages et cariveaux ; ~ enfin, réaliser un drainage autour du batiment, si le sol est en pente vers la construction et les eaux de ruissellement trés abondantes. BM enter ate eer tied * Enduire les murs de soubassement avec un mortier fortement. dosé en ciment, 4 appliquer en deux couches (fig. 1). © Appliquer un produit noir : sur lenduit propre et sec, écaler une peinture bitumineuse en deux couches croisées au rouleau ou au pinceau. Cette peinture forme un film imperméable qui pro- tage le soubassement (fig. 2) ‘On peut aussi appliquer, directement sur le soubastement dépoussiéré et plat (sans aspérités) mais brut (non enduit), un enduit bieumni- neux que 'on étale a la spatule en deux couches croisées (Rg 3) a Reveelicauts leifondattare Rae he meters tints * Remblayer contre les fondations : étaler des matériaux en couches de 10 cm environ et les tasser 4 laide d'une dame ou d'un NON! our! pilon pour obtenir une bonne compacié (fi. 4) Réaliser une contrepente : la dernitre couche de rembiai doit avoir une pente de 5 em par metre, au minimum, vers lexté- rieur du batimenc (fig. 4). 3. Enduie bieumineux sur soubesse- mene brut. ! ATTENTION! II faut prendre garde, en remblayant, & ne pas dévé- riorer la protection du soubassement : les matériaux mis en place contre a fondation ne doivent pas blesser Ienduit, le produit bitumineux (fig. 5). ee Seer pa * Poser un dallage tout autour du batiment sur une largeur de 2m environ. Cela permet de micux protéger les fondations contre Vinfileration des eaux de ruissellement (fig. 6) : = wacer les niveaux du dallage autour du bitiment pour qu'un bon Ecoulement soit assuré, 4 Taide du niveau a floles, de piquets, ete. = mettre en place un lit de sable de 5 cm sur les remblais terminés i = poser les éléments du dallage (briques, dalles...), les caler au maillet en se guidant avec une régle de mason : ~ bourrer les joints avec un mortier maigre. * Construire un caniveau collecteur pour évacuer les eaux de ruissellement loin du batiment (fig. 7) : on determine le tracé du caniveau en prévoyant une pente d'écoulement de 1 % au mini mum, puis on batit le caniveau comme le dallage, enfin on le recouvre d'une chape en mortier lissé. * Traiter les zones de chute d'eau des toitures : 'eau de pluie tombane des coitures se déverse directement cout le long du batiment a partir de égout (fig. 7), 4 moins qu'elle soit canalisée dans des cheneaux ou gouttiéres, et se déverse par des gargouilles ou des descentes d'eau. Pour que l'eau ne détériore pas le batiment et ses abords (humi- dité, usure), il est recommandé de : = créer des canivesux sous Mgout, celui possible de la facade (fig. 7) donner une pente suffisante aux gouttiéres et aux cheneaux, et de réceptionner l'eau des descentes dans des regards (fig. 8) : =prévoir sous les gargouilles (longues, avec une bonne pente et ‘rientées sous le vent) des bassins de réception. Geant le plus éloigné Réalisér une tranchée drainante Etablir, 8 distance de Ia construction, un barrage qui empéche les ‘eaux de ruissellement d'atteindre la zone des fondations : c'est la tranchée drainante (fg. 9) profonde de 1m 1,50 m, dans laquelle fn pose, sur un lit de sable ou une forme en béton maigre, un drain (tuyau de diamétre 100 mm, dont la partie supérieure est percée de petits trous ou fenduc). Le tuyau est posé suivant une pente régulire de 14 3%. Il est ensuite recouvert de matériaux drainants (gravier, sable propre) Permettant le cheminement des eaux 4 travers le terrain jusqu’au tube qui évacue les eaux vers un puits perdu éloigné du bitiment et ‘en contrebas de celui-ci (Ag. 10). 6. Poser un datlage. 10, Drain et puits perdu. aeempnine onetime Index Adherence nn 4243-45 ‘Araser (niveau d'arase) : . 26 Argiles gonflantes / sols gonflants 42-43-45 Capilarita . 33 35 34-39 - 56-58 42-51-76 -79 37-47-50 Compacité ... ‘Compacter, compacteur, compactage Compression wre Enrober, enrobage Falencage ... 57-87 Fissuro, fissurer, fissuration '40-41- 42-57-7785 -89 Flache / contrefl&che vn 7 84-85 Flexion . : ones 4D = 85 Homogéne / hétérogéne 23-32-34-38- 40-47-56 -60. 64-77 Joint (de dilacation) .. 59-88-89 Liane . 31-40 Portance 23-56 Prise 31-40-57 Recouvrement w51- 58-71-75 - 76-89 Reerait 57-59-87 - 88-89 Risque sismique 71-81 Ségrégation 34-77 Traction, 42-51-79 -85 IN* dcitour: 10142741 ~ mai 2007 Impxie on France par ta Nouvelle Imprimerie Laballery ~ 88500 Clamacy N° dimprossion : 708132