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W59-03

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Avis juridique concernant les normes

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Service de mise à jour des normes CSA

W59-03

Février 2004

Titre : Construction soudée en acier (soudage à l’arc) Nombre de pages : 319 pages (xiii pages liminaires et 306 pages de texte) qui portent toutes la mention Février 2004

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ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION BUREAU CENTRAL DE L’INFORMATION 5060, SPECTRUM WAY, BUREAU 100 MISSISSAUGA ON L4W 5N6 CANADA

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CANADIAN STANDARDS ASSOCIATION CONSOLIDATED MAILING LIST 5060 SPECTRUM WAY, SUITE 100 MISSISSAUGA ON L4W 5N6 CANADA

Norme CSA

W59-03

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

W59-03 Construction soudée en acier (soudage à l’arc) É dition française publiée en février 2004 par
W59-03 Construction soudée en acier (soudage à l’arc) É dition française publiée en février 2004 par
W59-03 Construction soudée en acier (soudage à l’arc) É dition française publiée en février 2004 par
W59-03 Construction soudée en acier (soudage à l’arc) É dition française publiée en février 2004 par

Édition française publiée en février 2004 par l’Association canadienne de normalisation, un organisme sans but lucratif du secteur privé. 5060, Spectrum Way, bureau 100, Mississauga (Ontario) Canada L4W 5N6 1 800 463-6727 • 416-747-4044

Visitez notre boutique en ligne au www.ShopCSA.ca

ISBN 1-55397-450-6 Réviseur technique de la version anglaise : Ted Koza

© Association canadienne de normalisation — 2004

Réimprimé en novembre 2004 avec errata et les modifications de la Mise à jour nº 1 de la version anglaise.

Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite par quelque moyen que ce soit sans la permission préalable de l’éditeur.

© Association canadienne de normalisation

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Table des matières

Comité technique sur le soudage des ponts, des bâtiments et de la machinerie

Préface

xi

viii

1.

Domaine d’application

1

2.

Définitions et ouvrages de référence

2

 

2.1

Définitions 2

2.2

Ouvrages de référence

2

3.

Exigences générales

6

3.1

Exigences de qualification

6

3.1.1

Entrepreneur 6

3.1.2

Procédés de soudage

6

3.1.3

Modes opératoires de soudage : conditions de préqualification

6

3.1.4

Sélection du type de préparation et du mode opératoire de soudage

7

3.2

Métal de base

7

3.2.1

Norme CSA G40.21, Aciers de construction

7

3.2.2

Normes ASTM

7

3.3

Terminologie

8

3.4

Symboles

8

4.

Conception des assemblages soudés

8

4.1

Exigences générales

8

4.1.1

Dessins 8

4.1.2

Arrachement lamellaire (voir l’appendice Q)

9

4.1.3

Exigences relatives aux soudures

9

4.2 Valeurs de calcul

4.2.1 Contraintes admissibles

4.2.2 Résistances pondérées

4.3 Section, longueur, gorge et dimension efficaces des soudures

4.3.1 Soudures sur préparation

4.3.2 Soudures d’angle

4.3.3 Soudures en bouchon et soudures en entaille

4.3.4 Profondeur minimale de la préparation des soudures sur préparation à pénétration partielle et

longueur et dimensions minimales des soudures d’angle

11

11

11

11

11

14

15

15

4.4

Détails des soudures d’angle, en bouchon et en entaille

16

4.4.1

Détails des soudures d’angle

16

4.4.2

Détails des soudures en bouchon et en entaille

16

4.5

Joints obliques

17

4.6

Cales

18

5.

Électrodes, exécution et technique de soudage

27

5.1

Généralités

27

5.2

Électrodes

27

5.2.1

Généralités 28

5.2.2

Électrodes employées pour le soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)

29

5.2.3

Électrodes et flux employés pour le soudage à l’arc submergé (procédé SAW)

30

5.2.4

Électrodes et gaz de protection pour le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, le soudage à l’arc

avec fil fourré de poudre métallique et le soudage à l’arc avec fil fourré (procédés GMAW, MCAW et

FCAW)

31

W59-03

© Association canadienne de normalisation

5.2.5 Électrodes, flux et gaz pour le soudage vertical sous laitier et le soudage électrogaz (procédés ESW

et EGW)

31

 

5.3

Préparation du matériau

32

5.4

Assemblage

35

5.5

Détails relatifs aux modes opératoires de soudage

37

5.5.1

Généralités 37

 

5.5.2

Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)

38

5.5.3

Soudage à l’arc submergé (procédé SAW)

38

5.5.4

Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique et

soudage à l’arc avec fil fourré (procédés GMAW, MCAW et FCAW)

5.5.5 Soudage vertical sous laitier et soudage électrogaz (procédés ESW et EGW)

5.5.6 Soudage des goujons

5.6 Contrôle des déformations et des contraintes dues au retrait

5.7 Contrôle de la température de préchauffage, de la température entre passes et de l’apport

de chaleur

5.8 Tolérances dimensionnelles

5.9 Profils des soudures

5.10 Corrections 53

5.11 Martelage 53

5.12 Traitement thermique de relaxation des contraintes

5.13 Nettoyage des soudures

5.14

5.15 Formage thermique

41

49

42

42

49

51

52

54

55

Coups d’arc

55

55

6.

Qualification de l’entrepreneur

65

7.

Inspection du soudage

65

7.1

Généralités 65

7.2

Inspection des matériaux

65

7.3

Obligations de l’entrepreneur

65

7.4

Examens non destructifs

66

8.

Examen des soudures par radiographie et ultrasons

67

8.1

Examen radiographique des soudures

67

8.1.1

Généralités 67

8.1.2

Étendue de l’examen

67

8.1.3

Procédures d’examen radiographique

68

8.1.4

Critères d’acceptation des soudures

70

8.1.5

Examen, rapport et disposition des radiogrammes

71

 

8.2

Examen par ultrasons des soudures sur préparation

71

8.2.1

Généralités 71

8.2.2

Étendue de l’examen

71

8.2.3

Qualification du personnel

72

8.2.4

Appareillage d’examen par ultrasons

72

8.2.5

Normes d’étalonnage

73

8.2.6

Étalonnage de l’appareillage

73

8.2.7

Étalonnage en vue de l’examen

74

8.2.8

Mode opératoire d’essai

74

8.2.9

Préparation et disposition des rapports

76

8.2.10

Étalonnage de l’appareil d’examen par ultrasons à l’aide du bloc IIS ou d’un autre bloc

d’étalonnage approuvé

8.2.11 Mode d’exploration pour l’examen par ultrasons

76

78

9.

Renforcement et réparation des structures existantes

100

9.1

Généralités

100

9.2

Matériaux

100

9.3

Calcul

100

© Association canadienne de normalisation

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

9.4 Exécution des travaux

9.5 Amélioration de la durée de vie en fatigue

9.5.1 Méthodes 101

9.5.2 Augmentation de la gamme des contraintes

9.6 Qualité

101

101

101

101

9.6.1

Inspection visuelle

101

9.6.2

Examens non destructifs

102

10.

Détails et exigences relatives au mode opératoire de soudage des joints

préqualifiés

10.1 Généralités

102

102

10.1.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées

102

10.1.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées

102

10.1.3 Exigences relatives à la préqualification des joints

10.1.4 Désignations des soudures et des assemblages*

10.2 Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)

10.2.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec

électrode enrobée

10.2.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec

électrode enrobée

10.2.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec électrode enrobée

10.3 Soudage à l’arc submergé

10.3.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à

l’arc submergé

10.3.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à

l’arc submergé

10.4 Soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédés

FCAW et MCAW)

10.4.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec

fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique

10.4.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec fil

fourré et soudage à l’arc avec électrode fourrée de poudre métallique

10.4.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec fil fourré et de soudage à l’arc avec fil fourrée de

poudre métallique avec électrode unique

10.5 Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein : transfert en pluie (GMAW-P)

10.5.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc sous

gaz avec fil plein

10.5.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc sous

gaz avec fil plein

10.5.3 Modes opératoires de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein avec électrode unique

102

103

104

104

104

105

105

105

105

106

106

106

107

107

107

107

108

11.

Structures sous charge statique : calcul et fabrication

132

11.1

Domaine d’application

132

11.2

Métal de base

132

11.3

Dispositions relatives au calcul

132

11.3.1

Symboles 132

11.3.2

Valeurs de calcul

133

11.3.3

Métaux de base et électrodes correspondantes

133

11.3.4

Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA)

133

11.3.5

Méthode de calcul aux états limites

134

11.4

Détails de conception

134

11.4.1

Généralités 134

11.4.2

Combinaison de soudures

134

11.4.3

Combinaisons de soudures et de boulons

134

11.4.4

Résistance sous charge temporaire

134

11.4.5

Excentricité des raccords

135

11.4.6

Détails relatifs aux soudures d’angle

135

 

W59-03

© Association canadienne de normalisation

11.4.7 Assemblages à recouvrement

11.4.8 Transition d’épaisseur ou de largeur

11.4.9 Poutres et poutres-maîtresses

11.4.10 Entures dans les éléments comprimés

11.4.11 Entures dans les éléments tendus

11.4.12 Assemblages en T et en L

11.4.13 Raccordement des éléments de membrures composées

135

136

135

136

136

136

137

11.5

Exécution des travaux

137

11.5.1

Terminaison des soudures sur préparation

137

11.5.2

Support envers des soudures sur préparation

137

11.5.3

Tolérances dimensionnelles

138

11.5.4

Qualité des soudures

138

12. Structures sous charge cyclique : calcul et fabrication

150

12.1

Domaine d’application

150

12.2

Métal de base

150

12.3

Dispositions relatives au calcul

150

12.3.1

Symboles 150

12.3.2

Valeurs de calcul

151

12.3.3

Métaux de base et électrodes correspondantes

151

12.3.4

Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA)

151

12.3.5

Méthode de calcul aux états limites

152

12.3.6

Dispositions relatives aux contraintes de fatigue

152

12.4

Détails de conception

154

12.4.1

Généralités 154

12.4.2

Combinaison de soudures

154

 

12.4.3

Combinaisons de soudures et boulons

154

12.4.4

Résistance sous charge temporaire

155

12.4.5

Excentricité des raccords

155

12.4.6

Détails relatifs aux soudures d’angle

155

 

12.4.7

Assemblage à recouvrement

155

12.4.8

Transition d’épaisseur ou de largeur

155

 

12.4.9

Poutres et poutres-maîtresses

156

12.4.10

Entures dans les éléments comprimés

156

12.4.11

Entures dans les éléments tendus

156

12.4.12

Assemblages en T et en L

156

12.4.13

Raccordement des éléments de membrures composées

157

12.4.14

Types de joints et de soudures interdits

157

12.5

Exécution des travaux

158

12.5.1

Terminaison des soudures sur préparation

158

12.5.2

Support envers des soudures sur préparation

158

12.5.3

Tolérances dimensionnelles

159

12.5.4

Qualité des soudures

159

12.5.5

Soudures temporaires

161

Appendices

A — Exemples de soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par les

procédés SMAW, FCAW, MCAW et GMAW

B — Soudures en bouchon et en entaille

182

184

C — Prévention des fissures

185

D — Symboles de soudage

187

E — Définitions

F — Flou géométrique et modèles de rapport d’examen des soudures

G — Exemple d’exigences de qualité relatives aux soudures

H — Exigences relatives aux matériaux constituant les goujons et exigences relatives à la qualification de

la base des goujons

193

237

240

241

© Association canadienne de normalisation

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

I — Planéité des âmes des poutres-maîtresses : chapitre 11

248

J — Planéité des âmes des poutres-maîtresses : chapitre 12

252

K — Soudures par point à l’arc

258

L — Raccordements de profilés de charpente creux (PCC)

260

M — Résistance des soudures

265

N

— Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (procédé GMAW)

268

P

— Lignes directrices et commentaires relatifs aux autres méthodes de détermination du

préchauffage

Q — Arrachement lamellaire

R — Durée de vie en fatigue des structures et méthodes postsoudage d’amélioration de la durée de vie

en fatigue

273

294

299

W59-03

© Association canadienne de normalisation

Comité technique sur le soudage des ponts, des bâtiments et de la machinerie

R.

E. Southward

Southward Consultants Limited Burlington (Ontario)

président

W.

W. Baigent

À la retraite, anciennement chez CANRON Construction Toronto (Ontario)

vice-président

N.

A. Paolini

ProWeld Engineering Etobicoke (Ontario)

vice-président

C.

Martin

Bureau canadien de soudage Mississauga (Ontario)

secrétaire

G.

F. W. Barrett

Barrett Engineering Associates Ltd Carlisle (Ontario)

P.

Bedard

Lincoln Electric Company of Canada Limited Toronto (Ontario)

R.

Bent

Bent Engineering

 

Grimsby (Ontario)

N.

K. Carrington

Mandate Erectors & Welding Ltd Big River (Nouveau-Brunswick)

comembre

T.

Culliton

Atlantic Quality & Technical Services Ltd Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)

G.

Girard

Servimet Inc.

 

Tracy (Québec)

B.

A. Graville

Graville Associates Inc. Georgetown (Ontario)

J.

E. Henderson

Henderson Engineering Services Milton (Ontario)

W.

Jaxa-Rozen

Bombardier Transport Saint-Bruno (Québec)

K.

Kerluke

KMK & Associates Inc. Brampton (Ontario)

J.

Kerr

Kerr Inspection Orangeville (Ontario)

© Association canadienne de normalisation

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

H.

Krentz

Institut canadien de la construction en acier Toronto (Ontario)

comembre

A.

McCartney

The Gooderham Centre for Industrial Learning Mississauga (Ontario)

J.

S. Mitchell

Syncrude Canada Limited Fort McMurray (Alberta)

B.

M. Patchett

Université de l’Alberta Edmonton (Alberta)

M.

J. Pates

Nu-Tech Precision Metals Incorporated Arnprior (Ontario)

J.

R. Roy

South River (Ontario)

S. Scola

CN Rail Montréal (Québec)

T.

Verhey

Walters Inc. Hamilton (Ontario)

comembre

J.

H. Zirnhelt

Canspec Group Inc. Oakville (Ontario)

T.

Koza

CSA

chargé de projet

 

Toronto (Ontario)

Outre les membres du comité CSA, les personnes suivantes ont apporté leur précieux concours à l’élaboration de cette norme :

W. Hamilton

Anciennement chez Alberta Transportation and Utilities, Edmonton (Alberta)

président sortant

J.

Barone

Anciennement chez Bureau canadien de soudage Mississauga (Ontario)

comembre

J.

T. Biskup*

Anciennement chez Bureau canadien de soudage Mississauga (Ontario)

secrétaire sortant

K.

G. Morrison*

Anciennement chez Nu-Tech Precision Metals Incorporated Arnprior (Ontario)

P.

F. Negus

Anciennement chez Babcock & Wilcox International Cambridge (Ontario)

comembre

A.

Tork*

Anciennement chez Morrison, Hershfield Ltd Toronto (Ontario)

*Décédé

W59-03

© Association canadienne de normalisation

Dédicace Cette édition de la norme CSA W59 est dédiée à la mémoire de Joseph T. Biskup, ing. dont l’intégrité et le dévouement sans relâche au domaine du soudage tant au chapitre de la recherche, de l’enseignement que de l’élaboration et de l’administration des normes nationales et internationales sur le soudage, combiné à son travail exceptionnel pendant plus de 32 ans font que sont nom demeurera associé à tout jamais à la norme W59 dans la mémoire de nombreuses personnes. M. Biskup à participé activement à presque toutes les normes CSA sur le soudage. Il a siégé pendant de nombreuses années au comité AWS D1 puis a présidé à la fois le comité AWS D1 et le comité CSA W59 de 1975 à 1981, ce qui ne s’était jamais fait auparavant.

© Association canadienne de normalisation

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Préface

Ce document constitue la huitième édition de la norme CSA W59, Construction soudée en acier (soudage à l’arc) et remplace les éditions précédentes publiées en 1989, 1984, 1982, 1977, 1970, 1946 et 1940. Les modifications qui ont fait l’objet de la Mise à jour nº 1 de la version anglaise, et errata trouvés dans la première impression de la version française, ont été incorporés au texte de cette édition, réimprimée en novembre 2004. Contrairement à l’édition de 1989 qui avait été publiée en deux versions, soit une en unités SI (métrique) et une en unités anglo-saxonnes, l’édition 2003 présente les deux systèmes d’unités. Dans cette huitième édition, les unités SI (métriques) constituent la norme. Les unités anglo-saxonnes équivalentes sont données entre parenthèses, lorsque cela est pertinent, à titre de renseignement uniquement. Le texte, les tableaux et les figures ont été entièrement refaits électroniquement. Voici un résumé des principaux changements apportés dans cette édition de la norme W59. Le domaine d’application de la norme est énoncé au chapitre 1. Les modifications apportées au domaine d’application résultent de la modification du titre du chapitre 12. L’ancien titre qui se lisait comme suit : Charpentes sous charges dynamiques : conception et fabrication est devenu : Charpentes sous charges cycliques : conception et fabrication afin de mieux faire ressortir que le chapitre 12 traite de la nature répétitive des efforts structuraux (fatigue) plutôt que du rythme auquel la charge est appliquée. On indique au chapitre 1 que le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique est maintenant visé par la norme. On y précise aussi que la norme s’applique aux métaux de base de 3 mm et plus. La norme AWS D1.3 vise les aciers plus minces. On indique aussi au chapitre 1 qu’il est nécessaire d’adopter des mesures de sécurité pendant le soudage, lesquelles font l’objet d’autres normes. Au chapitre 2, les produits d’apport servant à déposer du métal fondu ayant une teneur en hydrogène diffusible limitée ont été rebaptisés électrodes à bas hydrogène au lieu d’électrodes basiques. Autre nouveauté, il existe dorénavant deux types d’ingénieurs : l’ingénieur au service de l’entrepreneur et l’ingénieur agissant au nom de l’acheteur ou des pouvoirs de réglementation. Les exigences de qualification que doivent satisfaire les entrepreneurs effectuant des travaux visés par cette norme ont été déplacées du chapitre 3 au chapitre 6. On reconnaît au chapitre 3 que les joints soudés par soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique ou soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, en mode de transfert en pluie, peuvent maintenant être jugés préqualifiés. De nombreuses nuances d’acier ont été ajoutées à la liste des nuances préqualifiées. Au chapitre 4, Conception des assemblages soudés, on utilise maintenant les lettres SCJP pour désigner les soudures sur préparation à pénétration complète et PJP pour désigner les soudures sur préparation

à pénétration partielle. On qualifie maintenant de soudures d’angle, les soudures présentant des

angles entre les faces à souder de 60° à 135°. La section traitant des soudures à bords tombés a été complètement réécrite et élargie aux soudures en demi-V à bord tombé et en V à bords tombés dans des assemblages bout à bout et aux soudures en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T. On a

ajouté la notion de soudure d’angle en demi-V à bord tombé. De légères modifications ont été apportées

à la section portant sur les soudures en bouchon et en entaille. On a ajouté un article sur les joints

obliques. On a reformulé le chapitre 5 pour tenir compte du changement terminologique relatif aux électrodes

à bas hydrogène et de l’ajout de la notion de soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique. La

section portant sur l’entreposage et le conditionnement des électrodes a été réécrite. Le chapitre 5 traite maintenant des parties de dessus des poutres et des ouvertures d’accès aux soudures de même que des profilés des groupes 4 et 5. La section portant sur le soudage des goujons a été retravaillée.

Le contenu du chapitre 6 a été déplacé au chapitre 3. Au chapitre 7, on cite en référence les normes CSA W178.1, CSA W178.2 et AWS QC1. Au chapitre 8, la partie portant sur la radiographie a été réécrite et les modes opératoires comprennent maintenant les I.Q.I. de type à trous et les I.Q.I. de type à fils. Le chapitre 9, Renforcement et réparation des structures existantes, a été entièrement réécrit. On accorde maintenant une plus grande importance à l’étude des contraintes, à l’exécution des travaux et

à la nécessité d’avoir un plan d’ensemble incluant l’inspection et la documentation. On traite aussi des méthodes d’amélioration de la durée de vie en fatigue.

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Au chapitre 10 on a revu toutes les figures afin de les uniformiser. L’ajout des géométries de joints préqualifiés pour les procédés de soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique et de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, en mode de transfert en pluie constitue une modification importante. En outre, les géométries préqualifiées ont été ajoutées pour diverses soudures à bords tombés. On a éliminé les géométries de joints à pénétration partielle par le procédé SMAW M1-1P, M2-1P et M4-1P. Les gorges efficaces de deux autres géométries de joints à pénétration partielle ont été réduites, M1-2P et

M1-3P.

Très peu de changements on été apportés au chapitre 11 qui traite des structures sous charge statique. On a conservé la méthode de calcul de la contrainte admissible. On a modifié uniquement la méthode de calcul aux états limites. On peut désormais augmenter la résistance des soudures d’angle selon la direction de l’application de la contrainte. On ne prend désormais plus pour acquis que les soudures sur préparation à pénétration partielle soumises à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure sont soumises au cisaillement. Le titre du chapitre 12 a été modifié et se lit dorénavant comme suit : Structures sous charge cyclique :

calcul et fabrication. Cette modification avait pour but de mieux faire ressortir l’importance accordée dans le chapitre aux effets des charges cycliques et répétitives (fatigue) plutôt que le rythme auquel la charge est appliquée. La gamme de contraintes admissibles utilisées dans l’édition antérieure a été remplacée par une équation continue. On reconnaît maintenant que la fatigue est causée par la charge ou la déformation. On utilise la règle de Miner pour évaluer le dommage cumulatif attribuable à des charges d’amplitudes variables. On aborde aussi les méthodes d’amélioration de la résistance à la fatigue des soudures. On a ajouté des catégories de fatigue. Étant donné que la norme CSA W59 ne contient aucun commentaire, on a ajouté des appendices non obligatoires afin de mieux expliquer certains aspects de la construction soudée en acier. Les appendices qui figuraient dans l’ancienne édition de la norme ont été revus afin d’en améliorer la clareté. L’appendice H, qui est obligatoire et qui traite de la qualification des goujons a fait l’objet d’une importante refonte. L’appendice K a été modifié pour ne faire état que des résultats de recherches portant sur les points de soudure. L’appendice L a été entièrement réécrit pour faire ressortir l’importance des profilés de charpentes creux dans les constructions soudées et la nécessité de mieux comprendre le calcul des raccordements. L’ancien appendice N sur la résistance des soudures soumises au cisaillement a été remplacé par un texte permettant de mieux comprendre les modes de transfert de métal en soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, en particulier dans le contexte de joints préqualifiés faisant appel au mode de transfert en pluie. Peu de changements ont été apportés à l’appendice P en ce qui a trait à la détermination de la chaleur de préchauffage. On a ajouté l’appendice R pour aider à la compréhension des nouvelles équations portant sur l’évaluation de la fatigue des structures et des méthodes d’amélioration de la durée de vie en fatigue. La version française de cette norme a été préparée par l’Association canadienne de normalisation, d’après l’édition anglaise publiée en août 2003, laquelle a été élaborée par le Comité technique sur le soudage des ponts, des bâtiments et de la machinerie, sous l’autorité du Comité directeur stratégique sur le soudage et les charpentes métalliques, et a été approuvée par le Comité technique.

Février 2004

Notes :

1)

Dans cette norme, l’utilisation du masculin n’exclut pas le féminin. De même, l’emploi du singulier

2)

n’exclut pas le pluriel (et vice versa) lorsque le sens le permet. Bien que le but premier visé par cette norme soit énoncé sous sa rubrique Domaine d’application, il est

3)

important de retenir qu’il incombe à l’utilisateur de juger si la norme convient à ses besoins particuliers. Cette publication a été élaborée selon le principe du consensus, lequel est défini dans les Lignes directrices

4)

CSA concernant la normalisation — Code de bonne pratique pour la normalisation comme étant «un accord substantiel. Le consensus va beaucoup plus loin que la majorité simple, sans constituer nécessairement l’unanimité». Par conséquent, un membre peut siéger au comité technique et ne pas être parfaitement d’accord avec tous les articles du document. Les normes de la CSA sont revues périodiquement. Toute suggestion visant à les améliorer sera soumise au comité compétent.

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5)

Toute demande de renseignements au sujet de cette norme, y compris les demandes d’interprétation, doit être adressée à l’Association canadienne de normalisation, 5060, Spectrum Way, bureau 100, Mississauga (Ontario) Canada, L4W 5N6.

Les demandes d’interprétation devraient :

a) énoncer le problème clairement en faisant référence à un article précis et, s’il y a lieu, comporter un croquis ;

b) fournir une explication des conditions d’utilisation ;

c) être formulées de sorte qu’on puisse y répondre par un oui ou par un non.

Les interprétations du comité sont élaborées selon la publication Directives et lignes directrices de la CSA concernant la normalisation et elles sont publiées dans le périodique de la CSA intitulé Info Update, lequel est affiché sur le site Web de la CSA au www.csa.ca.

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Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

1. Domaine d’application

1.1

Cette norme traite des exigences de soudage pour tous les types de construction soudée en acier au carbone et faiblement allié, excepté ceux dont il est question à l’article 1.2. Les exigences communes à toutes ces structures font l’objet des chapitres 1 à 10 ; les dispositions spécifiques aux structures sous charge statique et sous charge cyclique sont données aux chapitres 11 et 12 respectivement.

1.2

Cette norme ne vise pas les appareils sous pression ni les structures régis par des codes spéciaux tels ceux de Lloyds, de l’American Petroleum Institute, de l’American Society of Mechanical Engineers ou de l’American Water Works Association. Cette norme ne vise pas le soudage de l’acier inoxydable.

Note : Pour le soudage de l’acier inoxydable, il convient de se reporter à d’autres normes telles la AWS D1.6.

1.3

Cette norme contient des dispositions relatives aux procédés de soudage à l’arc avec électrode enrobée (SMAW), à l’arc submergé (SAW), à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW), à l’arc avec fil fourré (FCAW), à l’arc avec fil fourré de poudre métallique (MCAW), au soudage vertical sous laitier (ESW), au soudage électrogaz (EGW) ainsi qu’au soudage des goujons (SW).

1.4

Cette norme ne vise pas les aciers dont la limite d’élasticité minimale est supérieure à 700 MPa (100 000 lb/po 2 ).

1.5

Cette norme vise le soudage des métaux de base d’une épaisseur égale ou supérieure à 3 mm (1/8 po). Si des métaux de base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po) doivent être soudés à des métaux de base d’une épaisseur égale ou supérieure à 3 mm (1/8 po), la AWS D1.3 et cette norme s’appliquent. En cas de divergence entre la AWS D1.3 et cette norme, cette norme prime.

Note : Si des métaux de base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po) doivent être soudés à des métaux de base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po), la AWS D1.3 peut s’appliquer.

1.6

Dans cette norme, les grandeurs exprimées en unités SI (métriques) constituent la norme. Les valeurs entre parenthèses ne sont données qu’à titre de renseignements.

1.7

Cette norme ne prétend pas traiter des problèmes de sécurité associés au soudage et aux pratiques de soudage.

Note : La norme CSA W117.2 traite de la sécurité en soudage, coupage et procédés connexes et devrait être appliquée en plus de toute autre réglementation en vigueur sur la santé et la sécurité au travail. Il incombe à l’utilisateur de cette norme d’établir les pratiques appropriées de santé et de sécurité et de déterminer les limites d’application de la réglementation, avant le début des travaux.

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2. Définitions et ouvrages de référence

2.1 Définitions

2.1.1

Les définitions suivantes s’appliquent dans cette norme :

Acheteur — le propriétaire ou son représentant.

Approuvé — approuvé par l’ingénieur.

Bas hydrogène — qualifie les produits d’apport qui servent à déposer du métal fondu ayant une limite maximale spécifiée quant à la teneur en hydrogène diffusible ou les procédés dans lesquels les niveaux d’hydrogène diffusible sont faible.

Bureau — Bureau canadien de soudage.

Entrepreneur — fabricant ou constructeur qui effectue le soudage.

Ingénieur — professionnel qualifié désigné comme représentant par le pouvoir de réglementation ou l’acheteur, selon le cas.

Ingénieur au service de l’entrepreneur — ingénieur membre de sa corporation responsable envers l’entrepreneur de tous les sujets visés par cette norme.

Organisme d’inspection en soudage — organisation qualifiée pour effectuer des inspections en soudage, sans lien avec l’entrepreneur ou qui ne relève pas directement de la personne chargée de la production du travail à inspecter.

Qualification des modes opératoires — approbation accordée par le Bureau ou l’ingénieur. Le Bureau peut fonder son approbation sur l’un des points suivants, à sa discrétion :

a) les exigences des codes pertinents visant les joints préqualifiés ; ou

b) les preuves, accumulées par le Bureau, selon lesquelles les essais ont déjà été effectués ; ou

c) les preuves, accumulées par l’entrepreneur, selon lesquelles les essais ont été effectués en présence

d’un représentant d’une autorité indépendante ; ou

d) les essais effectués par le Bureau, seulement si l’alinéa a), b) ou c) ne s’applique pas.

2.1.2

Les termes de soudage utilisés dans cette norme sont définis à l’appendice E.

2.2 Ouvrages de référence

Lorsque la norme renvoie à d’autres publications, on doit se reporter à la plus récente édition approuvée par l’organisme diffuseur. Cette norme fait référence aux publications suivantes ; l’année indiquée est celle de la dernière édition offerte au moment de l’impression de l’édition anglaise.

CSA (Association canadienne de normalisation) B95-1962 (confirmée en 2002) Surface Texture (Roughness, Waviness, and Lay)

G40.20/G40.21-98

Exigences générales relatives à l’acier de construction laminé ou soudé/Aciers de construction

CAN/CSA-S6-00

Code canadien sur le calcul des ponts routiers

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CAN/CSA-S16-01

Règles de calcul aux états limites des charpentes en acier

W47.1-92 (confirmée en 2001) Certification des compagnies de soudage par fusion des structures en acier

W48-01

Métaux d’apport et matériaux associés pour le soudage à l’arc

W117.2-01

Règles de sécurité en soudage, coupage et précédés connexes

W178.1-01

Qualification des organismes d’inspection en soudage

W178.2-01

Qualification des inspecteurs en soudage

ASTM (American Society for Testing and Materials)

A 6/A 6M-01

Standard Specification for General Requirement for Rolled Structural Steel Bars, Plates, Shapes, and Sheet Piling

A 36/A 36M-01

Standard Specification for Carbon Structural Steel

A 53/A 53M-01

Standard Specification for Pipe, Steel, Black and Hot-Dipped, Zinc-Coated Welded and Seamless

A 106-02a

Standard Specification for Seamless Carbon Steel Pipe for High-Temperature Service

A 108-99

Standard Specification for Steel Bars, Carbon, Cold-Finished, Standard Quality

A 242/A 242M-01

Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Steel

A 370-02

Standard Test Methods and Definitions for Mechanical Testing of Steel Products

A 441/A 441M (retirée en 1989)

Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Manganese Wanadium Steel

A 496-02

Standard Specification for Steel Wire, Deformed, for Concrete Reinforcement

A 500-01

Standard Specification for Cold-Formed, Welded and Seamless Carbon Steel Structural Tubing in Rounds and Shapes

A 501-01

Standard Specification for Hot-Formed, Welded and Seamless Carbon Steel Structural Tubing

A 514/A 514M-00

Standard Specification for High-Yield-Strength, Quenched and Tempered Alloy Steel Plate, Suitable for Welding

W59-03

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A 515/A 515M-01

Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Carbon Steel, for Intermediate- and Higher-Temperature Service

A 516/A 516M-01

Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Carbon Steel, for Moderate- and Lower-Temperature Service

A 517/A 517M-99

Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Alloy Steel, High-Strength, Quenched and Tempered

A 529/A 529M-01

Standard Specification for High Strength Carbon Manganese Steel of Structural Quality

A 570/A 570M-98 (retirée en 2000)

Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, Carbon, Hot-Rolled

A 572/A 572M-01

Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Columbium-Vanadium Structural Steel

A 588/A 588M-01

Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Steel with 50 ksi (345 MPa) Minimum Yield Point to 4 in (100 mm) Thick

A 606-01

Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, High-Strength, Low-Alloy, Hot-Rolled and Cold-Rolled, with Improved Atmospheric Corrosion Resistance

A 607-98 (retirée en 2000)

Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, High-Strength, Low-Alloy Columbium or Vanadium, or Both, Hot-Rolled and Cold-Rolled

A 618-01

Specification for Hot-Formed Welded and Seamless High-Strength Low-Alloy Structural Tubing

A 633/A 633M-01

Standard Specification for Normalized High-Strength Low-Alloy Structural Steel Plates

A 709/A 709M-03

Standard Specification for Carbon and High-Strength Low-Alloy Strucutral Steel Shapes, Plates, and Bars and Quenched-and-Tempered Alloy Structural Steel Plates for Bridges

A 710/A 710M-01

Standard Specification for Age-Hardening Low-Carbon Nickel-Copper, Chromium-Molybdenum-Columbium

Alloy Structural Steel Plates

A 913/A 913M-01

Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Steel Shapes of Structural Quality, Produced by the

Quenching and Self-Tempering Process (QST)

A 924/A 924M

Standard Specification for General Requirements for Steel Sheet, Metallic-Coated by the Hot-Dip Process

A 992/A 992M-02

Standard Specification for Steel for Structural Shapes for Use in Building Framing

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A 1011/A 1011M-02

Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, Hot Rolled, Carbon, Structural, High Strength Low-Alloy and High Strength Low-Alloy with Improved Formability

E 92-82 (2003) e1

Standard Test Method for Vickers Hardness of Metallic Materials

E 94-00

Standard Guide for Radiographic Examination

E 140-02

Standard Hardness Conversion Tables for Metals Relationship Among Brinell Hardness, Vickers Hardness, Rockwell Hardness, Superficial Hardness, Knoop Hardness and Scleroscope Hardness

E 165-02

Standard Test Method for Liquid Penetrant Examination

E 317-01

Standard Practice for Evaluating Performance Characteristics of Ultrasonic Pulse-Echo Examination Instruments and Systems without the Use of Electronic Measurement Instruments

E 709-01

Standard Guide for Magnetic Particle Examination

AWS (American Welding Society)

A2.4-98

Standard Symbols for Welding, Brazing and Nondestructive Examination

A3.0-01

Standard Welding Terms and Definitions Including Terms for Brazing, Soldering Thermal Spraying, and Thermal Cutting

A4.3-93 (confirmée en 1997) Standard Methods for Determination of Diffusible Hydrogen Content of Martensitic, Bainitic, and Ferritic Steel Weld Metal Produced by Arc Welding

A5.1-91 (confirmée en 1999) Specification for Carbon Steel Electrodes for Shielded Metal Arc Welding

A5.5-96

Specification for Low-Alloy Steel Electrodes for Shielded Metal Arc Welding

A5.23/A5.23M-97

Specification for Low Alloy Steel Electrodes and Fluxes for Submerged Arc Welding

A5.28-96

Specification for Low-Alloy Steel Electrodes and Rods for Gas Shielded Arc Welding

A5.29-98

Specification for Low Alloy Steel Electrodes for Flux-Cored Arc Welding

D1.3-98

Structural Welding Code — Sheet Steel

D1.6-99

Structural Welding Code — Stainless Steel

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QC1-96

Specification for AWS Certification of Welding Inspectors

ISO (Organisation internationale de normalisation)

2400:1972

Soudures sur acier — Bloc de référence pour l’étalonnage des appareils pour l’examen par ultrasons

3690:2000

Soudage et techniques connexes — Détermination de la teneur en hydrogène dans le métal fondu pour le soudage à l’arc des aciers ferritiques

ONGC (Office des normes générales du Canada)

CAN/CGSB-48.9712-2000

Essais non destructifs — Qualification et certification du personnel

3. Exigences générales

3.1 Exigences de qualification

3.1.1 Entrepreneur

Les entrepreneurs qui exécutent des travaux en vertu de cette norme doivent être certifiés pour les fabrications soudées lorsque la norme* de calcul appliquée l’exige. À défaut d’exigences spécifiques dans la norme en question, le fabricant doit, à la discrétion de l’ingénieur :

a) être titulaire de la certification en vertu de la norme CSA W47.1 ; ou

b) démontrer, à la satisfaction de l’ingénieur, qu’il a la compétence pour produire les fabrications

soudées requises.

*Exemples : Norme CAN/CSA-S6-00, Code canadien sur le calcul des ponts routiers ; CAN/CSA-S16-01, Règles de calcul aux états limites des charpentes en acier.

3.1.2 Procédés de soudage

3.1.2.1

Cette norme vise les procédés suivants : soudage à l’arc avec électrode enrobée (SMAW), à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW), à l’arc avec fil fourré (FCAW), à l’arc submergé (SAW), à l’arc avec fil fourré de poudre métallique (MCAW), soudage vertical sous laitier (ESW), soudage électrogaz (EGW) et soudage des goujons (SW). Les métaux d’apport et les matériaux associés doivent être conformes à la norme CSA W48 exception faite du soudage des goujons qui doit être conforme à l’article 3.1.2.2. Tout procédé de soudage non régi par la norme CSA W48 ni par la présente norme doit satisfaire aux critères d’acceptation de la norme CSA W47.1.

3.1.2.2

Les modes opératoires de soudage des goujons doivent satisfaire à l’article 5.5.6 et l’approbation de ces modes opératoires doit être basée sur des essais de l’article H4 de l’appendice H.

3.1.3 Modes opératoires de soudage : conditions de préqualification

3.1.3.1

Les joints effectués par soudage à l’arc avec électrode enrobée, soudage à l’arc submergé, soudage à l’arc avec fil fourré, soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique (mode de transfert en pluie) et soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (mode de transfert en pluie)* conformément au chapitre 10 doivent être considérés préqualifiés et par conséquent approuvés sans qu’il soit nécessaire de les soumettre à des essais de qualification dans la mesure où les modes opératoires de soudage sont conformes aux chapitres 4, 5 et 10.

*Voir l’appendice R pour plus de détails sur les modes de transfert dans l’arc.

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3.1.3.2

Les dérogations au chapitre 10 ayant trait aux joints préqualifés ne sont admises que si l’entrepreneur obtient une qualification en vertu de la norme CSA W47.1 des joints qu’il compte effectuer et du mode opératoire de soudage qu’il compte utiliser.

3.1.4 Sélection du type de préparation et du mode opératoire

de soudage

La sélection du type et de la géométrie de la préparation, du procédé de soudage, ainsi que des modes opératoires de soudage connexes incombe à l’ingénieur au service de l’entrepreneur, sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.

3.2 Métal de base

L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire aux normes CSA ou ASTM énumérées aux articles 3.2.1 et 3.2.2 ou à d’autres spécifications reconnues de soudabilité équivalente approuvées par l’ingénieur. Le degré de soudabilité doit être déterminé en se fondant sur la composition chimique et le carbone équivalent.

3.2.1 Norme CSA G40.21, Aciers de construction

L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire à la norme CSA G40.21 s’il s’agit des nuances suivantes :

a) 260W (33W) et 260WT (33WT) ;

b) 300W (44W) et 300WT (44WT) ;

c) 350W (50W), 350WT (50WT), 350R (50R), 350A (50A) et 350AT (50AT) ;

d) 380W (55W) et 380WT (55WT) ;

e) 400W (60W), 400WT (60WT), 400A (60A) et 400AT (60AT) ;

f) 480W (70W), 480WT (70WT), 480A (70A) et 480AT (70AT) ;

g) 550W (80W), 550WT (80WT), 550A (80A) et 550AT (80AT) ;

h) 700Q (100Q) et 700QT (100QT).

3.2.2 Normes ASTM

L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire aux normes ASTM qui suivent s’il s’agit des nuances énumérées aux tableaux 11.1 et 11.2 :

a) A 36 ;

b) A 53 ;

c) A 106 ;

d) A 242 ;

e) A 441 ;

f) A 500 ;

g) A 501 ;

h) A 514 ;

i) A 515M ;

j) A 516M ;

k) A 517M ;

l) A 529 ;

m) A 570 ;

n) A 572 ;

o) A 588, limite apparente d’élasticité de 345 MPa (50 ksi) pour 100 mm (4 po) d’épaisseur (dont les

propriétés conviennent au soudage) ;

p) A 606 (types 2 et 4 ; les propriétés du type 4 doivent convenir au soudage) ;

q) A 607 ;

r) A 618 ;

s) A 633 ;

t) A 710 ;

u) A 913 ;

v) A 992/A 922M ;

w) A 1011/A 1011M.

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3.3 Terminologie

La plupart des termes de soudage utilisés dans cette norme sont une traduction des termes de la AWS A3.0. Se reporter à l’appendice E pour une liste des définitions tirées de cette norme ; on y trouvera également des définitions qui ne sont pas tirées de la AWS A3.0.

3.4 Symboles

Les symboles de soudage utilisés doivent être conformes à la AWS A2.4. La liste des symboles de même que d’autres symboles élaborés spécialement pour la présente norme figurent à l’appendice D. Les exigences particulières doivent être expliquées par des notes ou des détails supplémentaires.

4. Conception des assemblages soudés

4.1 Exigences générales

4.1.1 Dessins

4.1.1.1 Dessins de conception

4.1.1.1.1

Les dessins de conception doivent contenir les informations pertinentes à la préparation des dessins de détails, d’exécution et de montage.

4.1.1.1.2

La conception des structures soudées doit permettre un accès relativement facile pour l’exécution des joints.

4.1.1.1.3

Les exigences d’inspection doivent figurer sur les plans ou dans les cahiers de charges.

4.1.1.1.4

Dans le cas de soudures à pénétration partielle, la gorge efficace requise (E), tel qu’il est spécifié à l’article 4.3.1.4, doit être indiquée sur les dessins de conception. Il est recommandé d’indiquer sur les dessins de conception les exigences relatives aux soudures sur préparation, c.-à-d. pénétration complète (CJP) ou pénétration partielle (PJP), de la façon suivante :

( E ) 2 CJP PJP ( E ) 1 CJP — pénétration complète PJP
(
E
)
2
CJP
PJP
(
E
)
1
CJP — pénétration complète
PJP — pénétration partielle
— gorge efficace sur le côté de la flèche
— gorge efficace sur l’autre côté
E
1
E
2

Les détails particuliers relatifs aux préparations doivent être spécifiés, le cas échéant.

4.1.1.2 Dessins de détails, d’exécution et de montage

4.1.1.2.1

Les dessins doivent comporter des renseignements complets relatifs à l’emplacement, au type, aux dimensions et à la longueur des soudures. On doit également spécifier s’il s’agit de soudures exécutées en atelier ou en chantier. Se reporter à l’article D pour les symboles de soudage.

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4.1.1.2.2

Dans le cas de soudures à pénétration partielle, la profondeur du chanfrein (S) et la géométrie nécessaire pour obtenir la gorge efficace requise avec le procédé de soudage et la position à adopter doivent être indiquées sur les dessins de détails ou d’exécution.

4.1.1.2.3

Lorsqu’il est important de réduire au minimum les contraintes dues au retrait ainsi que la déformation et de contrôler la séquence générale des opérations de fabrication, des procédures spéciales de fabrication doivent être préparées et annexées aux dessins ou imprimées sur ces derniers.

4.1.1.2.4

Les longueurs de soudure requises spécifiées sur les dessins doivent être les longueurs efficaces spécifiées à l’article 4.3.

4.1.2 Arrachement lamellaire (voir l’appendice Q)

4.1.2.1

On doit, dans la mesure du possible, éviter les assemblages en L ou en T susceptibles de causer des contraintes de traction dans le sens du travers-court attribuables au soudage exécuté dans des conditions de bridage. Sinon on doit prendre des mesures, telle la sélection de matériaux ayant des propriétés de ductilité sur toute l’épaisseur, pour réduire au minimum l’arrachement lamellaire.

4.1.2.2

La préparation préférée pour les soudures sur préparation en demi-V ou en J dans les assemblages en L est indiquée à la figure 4.1.

4.1.3 Exigences relatives aux soudures

4.1.3.1 Types de soudure

4.1.3.1.1

En ce qui a trait à cette norme, les soudures doivent être des soudures sur préparation, des soudures d’angle, des soudures en bouchon ou des soudures en entaille.

4.1.3.1.2

Une soudure sur préparation à pénétration complète est une soudure dans laquelle la fusion du métal fondu et du métal de base s’effectue sur toute l’épaisseur du joint. Des renseignements supplémentaires concernant les conditions de préqualification de ce type de soudure sont donnés à l’article 10.1.1. Les joints soudés sur un côté, sur toute l’épaisseur du matériau, mais :

a) non visés par l’article 10.1.1 ; ou

b) dont la soudure doit être effectuée sur un support envers autre qu’en acier ; ou

c) où aucun support envers n’est utilisé et où le travail est effectué par un soudeur de catégorie T

seront considérés comme des soudures à pénétration complète seulement s’ils sont qualifiés conformément aux exigences pertinentes de la norme CSA W47.1 (exception faite des soudures sur préparation à bords tombés, article 4.3.1.6). Les joints soudés sur deux côtés sans gougeage à l’envers seront également considérés comme des joints à pénétration complète si leur utilisation est approuvée par l’ingénieur et s’ils sont assujettis aux mêmes conditions de qualification. L’ingénieur peut fonder son approbation sur des dispositions supplémentaires relatives à la qualité.

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4.1.3.1.3

Une soudure sur préparation à pénétration partielle est une soudure dans laquelle la pénétration ne s’effectue que sur une partie de l’épaisseur du joint. Pour plus de renseignements concernant les soudures à pénétration partielle, voir l’article 10.1.2.

4.1.3.1.4

Les soudures sur préparation à bords tombés doivent être telles que définies à l’article 4.3.1.6 (voir aussi l’appendice E).

4.1.3.2 Continuité des soudures

4.1.3.2.1

Les soudures sur préparation doivent être continues sur toute la longueur du joint sauf indication contraire à l’article 4.1.3.2.2 ou si l’ingénieur l’autorise.

4.1.3.2.2

Dans le cas d’une charpente extérieure dont les éléments sont assemblés par des soudures sur préparation ou des soudures d’angle sur toute la longueur des éléments, on peut exécuter des soudures additionnelles afin de tenir compte de la charge extérieure. Toutefois, il n’est pas nécessaire que cette soudure se prolonge sur toute la longueur des éléments.

4.1.3.2.3

Les soudures d’angle peuvent être continues ou discontinues. Se reporter à l’article 12.4.14 e) pour les restrictions d’emploi des soudures discontinues dans des structures sous charge cyclique.

4.1.3.2.4

Les coins des entailles prévus pour les soudures d’angle doivent être arrondis et les soudures d’angle doivent couvrir toute la périphérie des entailles (voir l’article 4.4.2.3). Une soudure d’angle exécutée d’un seul côté d’une entaille ne peut être utilisée que si l’ingénieur l’approuve ou le prescrit.

4.1.3.3 Utilisation des soudures

4.1.3.3.1

Les soudures sur préparation et les soudures d’angle peuvent être utilisées pour transmettre n’importe quelle combinaison de charges aux contraintes admissibles ou aux résistances pondérées, conformément à l’article 11.3 pour les structures sous charge statique ou à l’article 12.3 pour les structures sous charge cyclique.

4.1.3.3.2

Les soudures d’angle et les soudures sur préparation à pénétration partielle, réalisées d’un seul côté, ne doivent pas être pliées selon leur axe longitudinal s’il en résulte une traction à la racine.

4.1.3.3.3

Les soudures d’angle peuvent servir dans des joints dont les faces à souder forment un angle inclus entre 60 et 135° (voir la figure 4.8). Des angles inférieurs à 60° sont permis. Toutefois, dans ces cas, la soudure doit être considérée comme une soudure à pénétration partielle. Dans le cas des angles supérieurs à 135°, les soudures d’angle ne doivent pas servir à transmettre la charge calculée (voir l’article 4.5).

4.1.3.3.4

Les soudures en bouchon et en entaille des assemblages à recouvrement peuvent servir à transmettre le cisaillement, ou à empêcher le flambage ou la séparation des éléments qui se chevauchent, sauf indication contraire à l’article 12.4.14 g). Les soudures en bouchon et en entaille sur des aciers trempés et revenus sont permises uniquement si l’ingénieur au service de l’entrepreneur les approuve expressément.

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4.2 Valeurs de calcul

4.2.1 Contraintes admissibles

Les contraintes admissibles pour le métal de base et sur la gorge efficace des soudures dans le cas de structures soumises à des charges statiques ou cycliques, établies selon la méthode de calcul de la contrainte admissible, doivent être conformes aux articles 11.3.2 et 11.3.4 ou 12.3.2 et 12.3.4 respectivement. En ce qui a trait aux structures sous charge cyclique, le cas échéant, la gamme de contraintes admissibles dans le métal de base et le métal fondu doit être conforme à l’article 12.3.6.

4.2.2 Résistances pondérées

Les résistances pondérées du métal de base et du métal fondu en ce qui a trait aux structures sous charge statique ou cyclique, établies selon la méthode de calcul aux états limites, doivent être conformes aux articles 11.3.2 et 11.3.5 ou 12.3.2 et 12.3.5 respectivement. En ce qui a trait aux structures sous charge cyclique, la gamme de contraintes admissibles dans le métal de base et le métal fondu sous les conditions de charge spécifiées doit être conforme à l’article 12.3.6.

4.3 Section, longueur, gorge et dimension efficaces des soudures

4.3.1 Soudures sur préparation

4.3.1.1

La section efficace d’une soudure sur préparation doit être égale au produit de la longueur efficace de la soudure par la gorge efficace.

4.3.1.2

La longueur efficace d’une soudure sur préparation, perpendiculaire ou oblique par rapport à la direction de la contrainte, doit être égale à la largeur de la pièce assemblée.

4.3.1.3

La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration complète doit être égale à l’épaisseur de la pièce assemblée la plus mince. Aucune augmentation n’est permise pour la surépaisseur de la soudure.

4.3.1.4

La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration partielle dans le cas de joints sans écartement à la racine doit être égale à la profondeur du chanfrein moins 3 mm (1/8 po) pour les chanfreins formant un angle inclus à la racine inférieur à 60°, mais supérieur ou égal à 45°. La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration partielle doit être égale à la profondeur du chanfrein pour les chanfreins formant un angle inclus à la racine de 60° ou plus (voir la figure A1 de l’appendice A).

4.3.1.5

La gorge efficace en ce qui a trait aux efforts de cisaillage d’une soudure sur préparation à pénétration partielle renforcée par une soudure d’angle doit être égale à la plus courte distance entre la racine du chanfrein et la surface de la soudure d’angle moins 3 mm (1/8 po) lorsqu’une telle réduction est exigée en vertu de l’article 4.3.1.4 (voir la figure A1 de l’appendice A). Si une soudure sur préparation à pénétration partielle renforcée par une soudure d’angle est soumise à des efforts de traction perpendiculaires à l’axe de la soudure, la contrainte admissible obtenue selon le tableau 11.2 a) où A w est déterminé par le produit de la gorge effective par la longueur de la soudure, la résistance pondérée est obtenue selon le tableau 11.2 b).

4.3.1.6 Soudures sur préparation à bords tombés

Note : L’article 4.3.1.6 ne s’applique pas à la fabrication de poutrelles en acier à âme en treillis.

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4.3.1.6.1 Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les

assemblages bout à bout

4.3.1.6.1.1

Une soudure sur préparation en demi-V à bord tombé dans un assemblage bout à bout est la configuration formée par l’assemblage d’une surface présentant un rayon et le bord d’une surface plane (c.-à-d. le joint formé par la courbe d’une membrure de ferme PCC, d’un tube ou d’une barre de section ronde et l’épaisseur de paroi d’une membrure d’âme affleurante PCC ; voir les figures 4.2 et 4.3 et l’appendice E).

4.3.1.6.1.2

Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages bout à bout réalisées d’un seul côté peuvent être considérées comme des soudures sur préparation à pénétration partielle ou complète. Seules les soudures effectuées sur un support envers doivent être considérées comme des soudures sur préparation à pénétration complète (voir les figures 4.2 et 4.3).

4.3.1.6.1.3

Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages bout à bout réalisées sur des barres de support envers doivent être considérées comme des soudures sur préparation à pénétration complète présentant une gorge efficace d’une épaisseur égale à l’épaisseur de l’extrémité plane ou à l’épaisseur de paroi de la membrure PCC, en retenant la valeur la plus faible (voir la figure 4.2).

4.3.1.6.1.4

L’épaisseur de la gorge efficace des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages bout à bout ne doit pas être supérieure à l’épaisseur de paroi de la membrure PCC ou 60 % de l’épaisseur de l’extrémité plane (voir la figure 4.3).

4.3.1.6.1.5

Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles de l’article 4.3.1.6.1.4, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.1.6).

4.3.1.6.1.6

La qualification requise à l’article 4.3.1.6.1.5 doit comprendre le sectionnement d’un assemblage d’essai constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement à l’axe, à 50 mm (2 po) du début de la soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en production. Ce sectionnement doit être effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles représentatives des éléments utilisés par l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification à la gorge efficace doivent être acceptées par l’ingénieur.

4.3.1.6.2 Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans des

assemblages en T

4.3.1.6.2.1

Une soudure sur préparation en demi-V à bord tombé dans un assemblage en T est la configuration formée par l’assemblage d’une surface présentant un rayon et une surface plane (voir les figures 4.4 et 4.5).

4.3.1.6.2.2

Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T réalisées sur des barres de section ronde ou des tubes présentant des rayons inférieurs ou égaux à 10 mm (3/8 po) ou sur des membrures PCC de section carrée ou rectangulaire (y compris les courbes à 90° dans les sections pliées) présentant des rayons de bec inférieurs ou égaux à 10 mm (3/8 po) doivent être calculées comme des soudures d’angles mais appelées soudures d’angles en demi-V à bord tombé. On suppose que la racine

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d’une telle soudure d’angle est l’intersection de la surface plane et de la tangente à la courbe du demi-V qui est perpendiculaire à la surface plane (voir la figure 4.4).

4.3.1.6.2.3

Il

n’est pas nécessaire que les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en

T

réalisées sur des barres de section ronde ou des tubes présentant des rayons supérieurs à 10 mm

(3/8 po) ou sur des membrures PCC de section carrée ou rectangulaire présentant des rayons de bec supérieurs à 10 mm (3/8 po) soit en affleurement avec la tangente à la courbe du demi-V qui est perpendiculaire à la surface plane (voir la figure 4.5). Les soudures peuvent être réalisées entièrement dans le demi-V, en affleurement avec celui-ci ou se prolonger à l’extérieur du demi-V par une soudure d’angle. Pour les fins du calcul, la gorge efficace doit être indiquée par une surface supérieure ou égale à

un facteur égal à δ fois la gorge efficace requise, sous réserve de ce qui suit :

a) Pour le procédé SMAW, le facteur δ = 1,7.

b) Pur les procédés SAW, FCAW-G, MCAW et GMAW, le facteur δ = 1,5.

c) La gorge efficace doit être indiquée sur le symbole de soudage entre parenthèses à gauche du

symbole représentant la préparation en demi-V à bord tombé et la largeur de la surface de la soudure (W)

doit figurer sous le symbole représentant la préparation en demi-V à bord tombé (figure 4.5). Un dessin de détail montrant la surface de la soudure devrait être ajouté au dessin d’atelier.

d) L’angle obtus α entre la surface de la soudure et la surface plane doit être supérieur ou égal à 90° et

inférieur ou égal à 140° (voir la figure 4.5).

4.3.1.6.2.4

Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles de l’article 4.3.1.6.2.3, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.2.8).

4.3.1.6.2.5

La gorge efficace des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T réalisées sur des barres de section ronde, des tubes ou des membrures PCC en affleurement avec la

surface de la barre, du tube ou de la membrure doit être conforme au tableau 4.1. Comme alternative,

à la discrétion de l’ingénieur, on peut se conformer à l’article 4.3.1.6.2.3.

4.3.1.6.2.6

Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles illustrées au tableau 4.1, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.2.8).

4.3.1.6.2.7

Si la gorge efficace exigée pour des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T réalisées sur des barres de section ronde, des tubes ou des membrures PCC est inférieure à celle produite par une soudure d’angle en affleurement avec la surface de la barre, du tube ou de la membrure, l’entrepreneur peut fixer les dimensions requises par qualification (voir l’article 4.3.1.6.2.8). La gorge efficace ne doit en aucun cas être inférieure aux valeurs du tableau 4.2.

4.3.1.6.2.8

La qualification requise aux articles 4.3.1.6.2.4, 4.3.1.6.2.6 et 4.3.1.6.2.7 doit comprendre le

sectionnement d’un assemblage d’essai constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement

à l’axe, à 50 mm (2 po) du début de la soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en production. Ce sectionnement doit être effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles

représentatives des éléments utilisés par l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification

à la gorge efficace doivent être acceptées par l’ingénieur.

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4.3.1.6.3 Soudures sur préparation en V à bords tombés dans les

assemblages bout à bout

4.3.1.6.3.1

Les soudures sur préparation en V à bords tombés peuvent être réalisées selon deux configurations. Dans l’une des configurations il y a un contact longitudinal entre deux surfaces présentant un rayon (p. ex., le joint formé par l’assemblage côte à côte de barres de section ronde, de tubes ou de membrures PCC ; voir la figure 4.6). Dans l’autre configuration possible, le bord chanfreiné d’une surface plane assemblé longitudinalement à une surface présentant un rayon (p. ex., le joint formé par l’assemblage de l’extrémité d’une plaque et la courbe de faible rayon d’une membrure PCC, sans écartement à la racine ; dans ce cas, la pénétration exigée peut être réalisée uniquement en chanfreinant l’extrémité de la plaque en forme de V ; voir la figure 4.7).

4.3.1.6.3.2

La gorge efficace d’une soudure sur préparation en V à bords tombés réalisée sur des barres de section ronde, des tubes ou des membrures PCC en affleurement avec la surface doit être conforme au tableau 4.1. Toutefois, dans le cas du procédé GMAW, pour des rayons 12 mm (1/2 po), la gorge efficace doit être égale à 0,375 fois le rayon de la barre (voir la figure 4.6).

4.3.1.6.3.3

Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles illustrées au tableau 4.1, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.3.5).

4.3.1.6.3.4

Si la gorge efficace exigée pour des soudures sur préparation en V à bords tombés est inférieure à celle produite par une soudure d’angle en affleurement avec la surface de la barre, du tube ou de la membrure, l’entrepreneur peut fixer les dimensions requises de la soudure par qualification (voir l’article 4.3.1.6.3.5). La gorge efficace ne doit en aucun cas être inférieure aux valeurs du tableau 4.2.

4.3.1.6.3.5

La qualification requise aux articles 4.3.1.6.3.3 et 4.3.1.6.3.4 doit comprendre le sectionnement d’un assemblage d’essai constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement à l’axe, à 50 mm (2 po) du début de la soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en production. Ce sectionnement doit être effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles représentatives des éléments utilisés par l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification à la gorge efficace doivent être acceptées par l’ingénieur.

4.3.2 Soudures d’angle

4.3.2.1

La section efficace d’une soudure d’angle est le produit de la longueur efficace de la soudure par la gorge efficace.

4.3.2.2

La longueur efficace d’une soudure d’angle doit être la longueur hors tout de la soudure d’angle, y compris les contournements. Il ne doit y avoir aucune réduction de la longueur efficace au début ni à la fin de la soudure si elle est pleine sur toute sa longueur.

4.3.2.3

La longueur efficace d’une soudure d’angle incurvée doit être mesurée le long de l’axe de la gorge efficace. Si la section efficace d’une soudure d’angle dans un orifice calculée à partir de sa longueur est supérieure à la section déduite de l’article 4.3.3, on doit utiliser la valeur de l’article comme valeur de la section efficace de la soudure d’angle.

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4.3.2.4

La gorge efficace (E) doit être la plus courte distance entre la racine et la surface de la soudure schématique pour tous les procédés sauf le SAW. En ce qui a trait au soudage à l’arc submergé, on peut considérer la gorge efficace comme l’équivalent de la soudure d’angle de la dimension immédiatement supérieure suivante exprimée en millimètres (seizièmes de pouce), à condition que les côtés soient de dimension uniforme et qu’il ait été démontré que le mode opératoire de soudage assure une pénétration suffisante de sorte que la gorge réelle soit au moins l’équivalent de la gorge schématique de la soudure d’angle de la dimension immédiatement supérieure suivante. Toutefois, la dimension requise de la soudure d’angle théorique doit être indiquée sur les dessins de conception. La dimension réelle ne doit pas être inférieure aux valeurs minimales spécifiées au tableau 4.4.

4.3.2.5

Le rapport entre la dimension efficace de la soudure d’angle (S eq ), la dimension mesurée de la soudure d’angle (S), l’écartement à la racine et l’angle formé par les faces à souder doit être conforme à la figure 4.8. La dimension mesurée (S) de chaque soudure d’angle doit être le plus petit des deux côtés. Des écartements à la racine de moins de 2 mm (1/16 po) sont négligeables.

4.3.3 Soudures en bouchon et soudures en entaille

La section efficace d’une soudure en bouchon ou d’une soudure en entaille doit être la section de l’orifice dans le plan de la surface en contact lorsque la soudure est effectuée conformément à l’article 4.4.2.3.

4.3.4 Profondeur minimale de la préparation des soudures sur

préparation à pénétration partielle et longueur et dimensions

minimales des soudures d’angle

4.3.4.1 Soudures sur préparation à pénétration partielle

4.3.4.1.1

La profondeur minimale de la préparation d’une soudure sur préparation simple à pénétration partielle ou de la préparation de chaque côté de soudures sur préparation double à préparation partielle doit être conforme au tableau 4.3. La gorge efficace est définie aux articles 4.3.1.4 et 4.3.1.5. (Voir la figure A1 de l’appendice A.)

4.3.4.1.2

La profondeur de la préparation d’une soudure sur préparation simple ou double à pénétration partielle combinée à celle d’une soudure d’angle, doit être telle que la gorge efficace de la soudure combinée ne soit pas inférieure :

a) aux valeurs qui conviennent aux exigences du tableau 4.3 pour ces préparations ; ou

b) à la dimension minimale de la soudure d’angle spécifiée au tableau 4.4.

4.3.4.2 Soudures d’angle

4.3.4.2.1

La dimension minimale de la soudure d’angle mesurée doit être conforme au tableau 4.4. Toutefois, il n’est pas nécessaire que la dimension de la soudure d’angle soit supérieure à l’épaisseur de la pièce la plus mince à moins qu’une dimension plus grande ne soit exigée en raison de la contrainte calculée. Pour cette exception, on doit s’assurer que l’apport thermique est suffisant pour effectuer des soudures saines. En ce qui a trait au soudage des attaches à des éléments qui ne sont pas soumis à des contraintes calculées, il n’est pas nécessaire de respecter les valeurs du tableau 4.4.

4.3.4.2.2

La longueur efficace minimale d’une soudure d’angle doit être la plus grande des valeurs suivantes :

38 mm (1 1/2 po) ou quatre fois la dimension de la soudure.

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Lorsqu’en raison de la configuration du joint, il est impossible de déposer suffisamment de métal pour couvrir la longueur efficace minimale, la dimension efficace de la soudure doit être égale à 0,25 fois sa longueur efficace.

4.4 Détails des soudures d’angle, en bouchon et en entaille

4.4.1 Détails des soudures d’angle

4.4.1.1

La dimension efficace maximale d’une soudure d’angle à prendre pour le calcul doit être telle que les contraintes dans le matériau de base adjacent ne dépassent pas les valeurs permises.

4.4.1.2

La dimension maximale pour une soudure d’angle le long des bords d’un matériau doit être :

a) l’épaisseur du matériau, pour un matériau d’une épaisseur inférieure à 6 mm (1/4 po) ; ou

b) inférieure de 2 mm (1/16 po) à l’épaisseur du matériau dans le cas d’un matériau d’une épaisseur

égale ou supérieure à 6 mm (1/4 po), à moins qu’il ne soit indiqué sur le dessin de détail que la soudure doit être effectuée de façon à obtenir la gorge maximale. Dans le brut de soudage, la distance entre le bord du métal de base et le raccordement de la soudure d’angle peut être inférieure à 2 mm (1/16 po), si la dimension de la soudure d’angle peut être vérifiée.

4.4.1.3

Les soudures d’angle exécutées dans des orifices ou des entailles peuvent servir à transmettre le cisaillement ou encore à empêcher le flambage ou la séparation des pièces assemblées. Ces soudures ne doivent pas être considérées comme des soudures en bouchon ou en entaille. Dans tous les cas, l’article 4.3.2.3 et les autres articles traitant des soudures d’angle devraient s’appliquer. Le diamètre recommandé de l’orifice rond pour une soudure d’angle est de six fois la dimension de la soudure d’angle. On peut utiliser un diamètre inférieur à six fois la dimension de la soudure d’angle si on obtient une fusion adéquate à la racine. Le diamètre de l’orifice ne doit en aucun cas être inférieur à l’épaisseur de la pièce dans laquelle il se trouve plus 8 mm (5/16 po). La largeur minimale de l’entaille doit être égale à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elle se trouve plus

8 mm (5/16 po). Les extrémités de l’entaille doivent être semi-circulaires ou on doit arrondir les coins à un rayon au moins égal à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elles se trouvent. Toutefois, cette mesure ne s’applique pas aux extrémités qui se prolongent jusqu’au bord de la pièce.

4.4.2 Détails des soudures en bouchon et en entaille

4.4.2.1

Le diamètre minimal de l’orifice dans le cas d’une soudure en bouchon doit être l’épaisseur de la pièce sur laquelle l’orifice se trouve plus 8 mm (5/16 po). Le diamètre maximal doit être la plus grande des valeurs suivantes : l’épaisseur de la pièce plus 12 mm (7/16 po) ou 2 1/4 fois l’épaisseur de la pièce. L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en bouchon doit être égal à quatre fois le diamètre de l’orifice. On peut réduire l’espacement lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.4.2.2

La largeur minimale de l’entaille doit être égale à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elle se trouve plus

8 mm (5/16 po). La largeur maximale de l’entaille doit être la plus grande des valeurs suivantes :

l’épaisseur de la pièce plus 12 mm (7/16 po) ou 2 1/4 fois l’épaisseur de la pièce. La longueur maximale de l’entaille doit être égale à dix fois l’épaisseur de la pièce. On peut utiliser des longueurs supérieures à dix fois l’épaisseur de la pièce lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur. Les extrémités de l’entaille doivent être semi-circulaires. L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en entaille perpendiculairement à leur longueur doit être égal à quatre fois la largeur de l’entaille. L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en

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entaille parallèlement à leur longueur doit être égal à deux fois la longueur de l’entaille. On peut réduire l’espacement dans l’une ou l’autre direction lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.4.2.3

La profondeur de remplissage des soudures en bouchon et en entaille exécutées dans une pièce d’une épaisseur de 16 mm (5/8 po) ou moins doit être égale à l’épaisseur de la pièce. Dans les pièces de plus de 16 mm (5/8 po) d’épaisseur la profondeur de remplissage doit être au moins égale à 0,5 fois l’épaisseur de la pièce, sans être inférieure à 16 mm (5/8 po). On peut réduire la profondeur de remplissage lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.5 Joints obliques

4.5.1

Le terme «joint oblique» décrit des assemblages en L et en T non orthogonaux. Les soudures entre des faces à souder qui forment un angle de plus de 135° et de moins de 30° ne doivent pas servir à porter des charges calculées sauf si cela est accepté par l’ingénieur (voir l’article 4.5.5).

4.5.2

Le rapport géométrique des soudures réalisées dans des joints obliques est illustré à la figure 4.8.

4.5.3

Les joints obliques ne sont pas représentés par les symboles de soudage normalisés. Ces joints doivent être illustrés pour montrer le joint souhaité, la configuration de la soudure et ses dimensions, la gorge efficace et tout autre détail pertinent (voir les figures 4.8 et 4.9). Pour des angles entre des faces à souder entre 60° et 135°, il n’est pas nécessaire de donner de précision sur la gorge efficace (voir l’article 4.5.6).

4.5.4

Les dimensions minimales d’une soudure réalisée dans un joint oblique doivent permettre d’avoir une section équivalente à celle déterminée à l’aide du tableau 4.4 en fonction de l’épaisseur du métal de base.

4.5.5

Dans le cas d’angles obtus dièdres, on peut ajouter une préparation pour obtenir la gorge efficace désirée (voir la figure 4.9). Plus particulièrement, on peut utiliser une préparation pour permettre à la soudure de porter une charge calculée si les angles dièdres sont supérieurs à 135°. Si on utilise une préparation, on doit suivre les exigences pertinentes relatives aux soudures sur préparation à pénétration partielle.

4.5.6

Le rapport entre l’angle dièdre et la gorge efficace doit être le suivant :

a) 60° ≤ θ ≤ 135° : on doit considérer que la gorge efficace (E) est égale à la gorge théorique (T) (voir la

figure 4.8) ;

b) 45° ≤ θ ≤ 60° : la gorge efficace doit être égale à la gorge théorique réduite de 3 mm (1/8 po) à

moins qu’une gorge efficace plus large soit établie par la qualification du mode opératoire (voir la

figure 4.9) ;

c) θ < 45° : la gorge efficace doit être établie par la qualification du mode opératoire

(voir la figure 4.9).

4.5.7

À l’exception des joints dont il est question à l’article 4.5.6 c), on considère que les joints obliques sont préqualifiés si toutes les exigences pertinentes relatives à la géométrie du joint, aux procédés et aux positions énoncées au chapitre 10 sont satisfaites.

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4.6 Cales

4.6.1

Les cales peuvent être utilisées :

a) pour le raboutage de pièces d’épaisseurs différentes ;

b) pour les assemblages lorsque, en raison d’un alignement géométrique existant, les décalages doivent

être compensés pour faciliter le raccordement.

4.6.2

Une cale d’une épaisseur égale ou inférieure à 6 mm (1/4 po) ne doit pas servir à transmettre un effort, mais doit être de niveau avec les bords soudés de la pièce soumise à l’effort. Les dimensions des soudures le long de ces bords doivent être égales à la dimension requise plus la valeur de l’épaisseur de la cale (voir la figure 4.10).

4.6.3

Une cale mesurant plus de 6 mm (1/4 po) d’épaisseur doit se prolonger au-delà des bords de la tôle de renfort ou des pièces à raccorder et la dimension de la soudure qui doit l’assujettir à la pièce sur laquelle elle est placée doit être suffisante pour transmettre les contraintes à la tôle de renfort ou aux pièces à raccorder. Les soudures réunissant la tôle de renfort ou les pièces à raccorder à la cale doivent être suffisantes pour transmettre les contraintes à la tôle de renfort ou à la cale et suffisamment longues pour éviter de soumettre la cale à des contraintes excessives au raccordement avec la soudure (voir la figure 4.11).

Tableau 4.1 Gorges efficaces de soudures sur préparation à bords tombés complètement remplies*

(voir les articles 4.3.1.6 et 4.3.1.6.2.6)

Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé

Soudures sur préparation en V à bords tombés

0,3 R

0,5 R†

*Ne s’applique pas au soudage par le procédé GMAW avec transfert de métal par courts-circuits. †0,375 R est admis pour le soudage effectué par le procédé GMAW si R est supérieur ou égal à 12 mm (1/2 po). Note : R est le rayon d’une barre ronde, d’un tube ou le rayon mesuré du coin d’une membrure PCC.

Tableau 4.2 Gorges efficaces minimales de soudures à bords tombés

(voir les articles 4.3.1.6.2.7 et 4.3.1.6.3.4)

Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé

Soudures sur préparation en V à bords tombés

0,25 R

0,3 R

Notes :

1) La dimension d’une soudure en une seule passe ou de la passe de fond d’une soudure multipasse doit être suffisante pour réduire au minimum le risque de fissuration. 2) R est le rayon d’une barre ronde, d’un tube ou le rayon mesuré du coin d’une membrure PCC.

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Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Tableau 4.3 Profondeur minimale de la préparation des soudures sur préparation à pénétration partielle (non combinées aux soudures d’angle)

(voir les articles 4.3.4.1, 10.2.2.3, 10.3.2.3, 10.4.2.3 et 10.5.2.3)

 

Profondeur minimale de la préparation*

 

Préparations en V, en demi-V

 

Préparations en J, en U

   

Géométrie de la

Épaisseur, t, de la partie à joindre la plus épaisse

Angle d’ouverture $ 45° et < 60°

Angle d’ouverture

préparation

$ 60°

préqualifiée

mm

po

mm

po

mm

po

mm

po

t # 12

t # 1/2

8

5/16

5

3/16

5

3/16

12

< t # 20

1/2 < t # 3/4

10

3/8

6

1/4

6

1/4

20

< t # 40

3/4 < t # 1 1/2

11

7/16

8

5/16

8

5/16

40

< t # 60

1 1/2 < t # 2 1/4

12

1/2

10

3/8

10

3/8

60

< t

2 1/4 < t

16

5/8

12

1/2

12

1/2

*Pour la gorge efficace pertinente voir l’article 4.3.1.4. Note : La dimension d’une soudure en une seule passe ou de la passe de fond d’une soudure multipasse doit être suffisante pour réduire au minimum le risque de fissuration.

Tableau 4.4 Dimension minimale des soudures d’angle

(voir les articles 4.3.2.4, 4.3.4.1.2, 4.3.4.2.1, 4.5.4, 5.4.10, 5.5.6.4.13, 5.5.6.6.1, 12.4.6.1 et C2.1)

Épaisseur du matériau, t, de la pièce la plus épaisse

Dimension minimale de la soudure d’angle

mm

po

mm

po

t # 6

t # 1/4 1/4 < t # 1/2

3

1/8 3)

6 < t # 12

5

3/16

12

< t # 20

1/2 < t # 3/4

6

1/4

20

< t

3/4 < t

8

5/16

Notes :

1) On doit utiliser des soudures en une seule passe. 2) La dimension minimale des soudures spécifiée dans ce tableau n’est pas exigée si les modes opératoires de soudage utilisés sont reconnus pour donner des soudures exemptes de fissuration conformément à l’article 5.7. 3) La dimension minimale pour des charpentes soumises à des charges cycliques est de 5 mm (3/16 po) (voir l’article 12.4.6.1).

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W59-03 © Association canadienne de normalisation Note : Les préparations illustrées ici sont conçues pour réduire

Note : Les préparations illustrées ici sont conçues pour réduire au minimum le risque d’arrachement lamellaire.

Figure 4.1 Préparations préférées pour les soudures sur préparation en demi-V ou en J dans les assemblages en L

(voir l’article 4.1.2.2)

(E) T 1 T 2 E max > T 1 ou T 2
(E)
T 1
T 2
E max > T 1 ou T 2

Figure 4.2 Soudure sur préparation en demi-V à bord tombé à pénétration complète dans les assemblages bout à bout

(voir l’article 4.3.1.6.1)

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(E) T 1 E T 2 +
(E)
T 1
E
T 2
+

E max > T 1 ou 0,6 T 2

Figure 4.3 Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé à pénétration partielle dans les assemblages bout à bout

(voir l’article 4.3.1.6.1)

(0) S OU S R # 10 mm (3/8 po) R S S
(0)
S
OU
S
R # 10 mm (3/8 po)
R
S
S

Figure 4.4 Soudure d’angle sur préparation en demi-V à bord tombé dans des assemblages en T

(voir l’article 4.3.1.6.2)

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Note : Ce symbole de soudage est spécifique à la norme CSA W59.

(E) W R W W = E α δ =
(E)
W
R
W
W =
E
α
δ =
à la norme CSA W59. (E) W R W W = E α δ = W

W est la largeur de la surface de la soudure

R > 10 mm (3/8 po)