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HOMELIES SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES Collection divigée par 1. de Lubac, S. J, t J. Dantétor, 8. J ‘Seertartad te dtreeion + C, Mondésert, 8, J, No 37 ORIGENE HOMELIES SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES Dom 0. ROUSSEAU, 0.8. B. © volume @ He pablis ance le concours de Mgr Lagi Directeur de VoEunre a Ortent LES EDITIONS DU CERF, 39, pp pe 14 TourMacaoune, PARIS, INTRODUCTION Note préliminaire Ze Sclqneur e regandd se seovnde, le Ro a enibrasse le pause, Beret, on testinal ara rasa lo eratore roi cae STeus-Chrit a pris Pilea" eat bine e Werke ie Dieu, ime pour Bpocse, “Aroxios fn Cunt? ase des noces da Christ et do "Eglise, la plus profonde peul-tire de toute Vecelstologle, 2 606 soggésse axe com mentateurs du Cantique des Cantiates par Pidylle champetre quo ce poéme met en scbne’ entre un roi pasteur el une Lbergére vertueuse. File # sussits los pine sublimes Glans dans ta Tttérature chrétienne. Nombreax farent Tes PEns ef Jes auteurs spirituels qui appliquirant les ressouceas ce leur génfe& Vinteliizence de ee livre pour exalter la magi. fieence de Yamour de Diew envers les hommes, De ce courant, Origine pout éire eonsidéré comme le pee, Seint érdme a it de Tol que sl, dans ses autros Livre, i fvait dSpassé les autres écrivains sacrés, en commestant Je Cantiquopi etait depaste juimeme ; et il ne serait que Je premier d'une série, h se grandie ain, Nous tronvons dans Ja littérature saerée quatre appll- gus nate So nmap aac net ene fa aes shea’ -Del Sern ani St ug cba aa colnet. ‘Aon Jn Cnet Canarrn cpt 2 Baa MB ae 14976 SEP24S6 8 permopuerton 4 cations symbotiques du Cantique des Cantiques. La pro: Imiére, fanlitre aux Juils, y woyalt Falllance do. Jabvg vee Te pouple it. La seconde, qui se trouve cher, les pre tiers auteurs du chiistianisme cf mest en somme qu'une teanepouition do la precedente, on fait Yappiiention su Chrlst et AV Egiise. La tolsine y volt union de Mme et du Verbes Ta quatséme enfin, plus tardivo, ct dont nous n’aurong ‘Pas & nous epeuper iol, attribuora & Maxie, Epouse parfait, bet parfalte hae de FFs, tout ee qul a &é dit del Bpouse, 1 Importe de situer Veeuyre dPOrigéno sur lo Cantique dang los Gtapes do co eymbotisme, Saint Jésdme nous apprend qu’Origéne avalt comments) stoutts VEeriture (ros feist: en seoles explicatives des pase saiges obseurs, on homélies pour Ie peuple, et on r2u0t od commentaises développés. See seoloy sar le Cantique, répuc ‘ees ceuyre de jesmesse, ont perk; seul un court tragment. nous en a G6 conservé dans la Philocale de saint Basile dds saint Grégoire da Nealanze®, Nous possédons tes de Tiomélles sur le Cantique dans une version Tatine de sain ‘Festung, dont Ie toxte et la traduction francaise sont donne Gaprée. Quant aw goand commentaire, il existe, en part fy moins, dans une traduction de Rufin, completee ve certains fragments de chaines greeques dont on 14.6 fenoore at o’6tabie lo toxte®. ‘Diaptis les histoviens, la composition du grand commen ite POrigéne sur le Cantique des Cantiquee aurait ccommancée yore 240, et los deux homélles prononeées dar ale yi 38 Sears T9989, On = Breer Sim ses Malet en am 0) raat Nor, pnéumasarne 9 Jes amées qui suivirent, avant 244 Elles s'appuleraient dope sur Fauivte principale, queles dépassent de Deaueonp fe valeur littéraie, biew gue le Gommentaire soit plus abon- dant, plus riche, of duns doctrine beaucoup plus profonds Grigdne devait avitr aideta de enquante-eing ans quand A prononea les homilies. Il était dans toabe sa mabanité, ‘Nous np poesédons ni Fun ni Fautre de cee ouvrages on leur Jangue originale, et I se peat qua les tradneteurs alent pris goclgue liberté. Tayfn, dont on eonuait a manléze souvent ‘un pou Iacho de rendre ua taxte, do Je paraphascr, do le modifier au Desoto, Inspire molas de conanee que salut Erdme. Celuicet semble sétre particulléremeat attaché ici 4 son sujet et & son auteur®. Le prologue ce ta promiére omiéle, notamment, ol est exposé Véctelle des eanthques ont nous reparlerons plus loin, est une pidee litéraire in- ‘somparable, parm lee plus bells pages de toute ia pots. ‘que. Elle dépasse de ola, pour la forme tout au mobs, exposé gradaé de cet mémes cantiques dans lo grand com. ‘mentedng, of Ia phease est Glandrouse et pen chaise, Saint ‘HérOme aurait-il eédé ici A ta tentation. du Witératear ? Tl Sen est defend, I s'est appliqué, nous dit il, & traduire cos homes daler magte quam crnate®, ob le fdsider de Jézome se-sent & travers toutes es pais. TI es aval en tell estime {u'll a youu en conservor la rauour dans une wersion pros- que Uttérale ct miératique, ob Venenovétzement des texios ‘le Periture et dn commentaire est solgnensement reproduit. La présente traduction frangaise a gard® intentionnelle- mont ce carsetere + Isleganer ya ét6 scuvent sacrinee 4 cxactitude, ‘Saint Jédmo ¢ trduit os homélies yers 38 pour to ape saint Damase, La traduction de Run, estée inackevée, 4 Ranoccmewin, Geile br eieicen Liat tHE, 2 Sr Run tetas oH ne Leake Hulebe f Eiri, inl ERUaerSecan A peeked atch Rin 2 ag ine De 2 abo, VIEL. 28 Ee 10 nemnonucriox fest génbralomont datée do la fin de oa vio, en 410%. Liexplle cation di antigua des Captiques est done entréy dang Jes lettres latines par les deux homélies plus de vingt-eing ‘ans avant que ne put se propager lo teste de Rufin. Cotta. priori, now moins que la brievet4 des homélies, leur a onus Ia peétéronce dos Latin, comme on le vatra d Ja suite, — La Tradition spirituene au Cantique avant Origene Fradition ,. “Me les Suits, comme chez Jes ‘onrs Pita redltien ar cts Intalie Porphctn a tonalite du Cantique a touous. street. dpronve par in esyante® Nos Salona Altai pa pris doe rabalser ns pastry légeres ou méme a 1a simpls union conjugale ; il fallal, conformeent ta trate, Vnterpser spsoloments tes rains tana ont pots ene lout nerd (ation exctvenent trl nelge an poem ees dsm nt 11 08. 66 Ch noc, Sli Beas stich du yen avantstce.” Tu hwmus Sore oe cian urs fate stern tanigue a Cartons states ae ‘eeu 9 yt en Fi robe Seuser br eles aes eo vg tera et a eo ene Sonat Seta ra oY ‘dey ok Devas, fl tar Tani fe Mopac Toe TOMS ps LE GANTIOUE AVANT OmGbNE u lov’. L’um drous, parm les plus ofldbres du n¢ sitclo ce notre bre, Rabbi Aba (f 185), a détendu Ta tradition avee Energie contre eostains exéyéles, ses contomporains, aul fauralont retzanbhé Ie Cantique du canon des Saintes Bert tures, ¢ Personne-ef Israel, disaicil, n'a eontesté que Te Cantiquo ne soit un livre divin ear le monde entier no vast pas le Jour of le Cantique des Cantiques fut donne a Ieraal. "Tous ies lvtes de UBsiuare sont sabats, mals le Cantique cat saoco-salnt? », En olet Finterprétation Julve classique appliquatt te potine a Ja nation élue, présentée, & partic d'une eertaine éoqus, comme Mépouse de son Dieu. Gest sur ce fondement feripluralre que ost tablle Yallggorie du. Cantigue. Osée semble avnir €1¢ Io premier & appeler Isat la unede de Dieu: + Jo te flanearat & moot pour toujours» (2, 18)* sale dit do mame, A propos de Jerusalem comparée 2 une énose : « Ton pou, eest ton Gréateur (45); et encore : © On ne te nommera plus délaisée... maison tappellora ‘mon plasir en elle, et ta terre Kpousée... Comme la Nancte fait Ia jote di fiancé, ainsi tu seras Ia jole de ton Dia » (62, 4-6), Jérémie emploie do semblables expressions : + Je tne suis souvienn de ta pists, de ta jeunesse, de tes amours aa temps de tes flangalles » 2, 2), Il faut mentionner aussi Je psaume 44, Eructeit, que_son Utze présente. comme < Chant d'amour et, dats ls Soptante, « Chant sare Blt Aimés (iin inl 20d dyeneed), ot qui avait 46 intorprété ‘comma exprimant Funionmystique de Diea ave son pouple®. Tes ebjeclions de certalos eritiqnes modernes eoatre Vinterprétation nuptisle d’inaél dans le Cantiqu> ont fait récemment Fobjet ano refutation nouvelle de 1a part Gantours eathollques4 Selon oes deralers, le Gantigue ap Zeer eu fa ds Karr, Tete See eee 2 srKomserion partiondrait a la période postexilienne, ot aurait &é inséré_ ‘dans Ja Ti térature sacrée au moment ob par Vensolgnement des propheétes, 1a notion de ferabt Oanete de Diet» aval pis placo défiativomont dans Ia tradition. Dés lors, on peut femnsidérer 4 bon arolt — et est aussl pinion doe bleton lens de Pexéstse rabbinique — gue les applications qa font faites du Gantique dans lalittérature juive aa roi ‘de Vavinement du christianieme, sont Paboutlesement dan oxégése d8)A ancleane, malheareuscracnt prosaue entire ‘ment perdue pour nous, Los rabbins taanattes, plus tardy voyaient, dars TEpocse du Contique, ferasle’opposant a ‘autres peuples : « Mon bien-almé est’ & mol ct Je suis Tul ‘ua'as aucune part swvae int», dlsaient-e de le Gentil, On @ quelquetois revencieus facts pour Rabbi Aqiba le patronaae de Vapplication de Mpouse du Cantique > Israel T semble bien, aujourd'hui, que colai-ci n'ait pas impos ses vues propres a ses adversalres, mals qu'il alt simploe ‘ment maintens contre eux la manigre tralitioanelle%, A une étude attersive, Fintorprétation des rabbine tam nalts se révéle maladrolte, manguant d'uaité, Tandis que Dour les interpzétes ehrétleas, Vapplication mystique & [Be alse et & Yame conferait au saint texte une nosvalle har Inoofey ches les rabblns, au eootaire, Famour qul unit Dlew ‘son peuple ot qui devralt apparaitre comme le theme pri elpal du Cantique, semble Selipes par des applications excen= triques peu margtantes. Peut-ttre Vintoyprétation des dose ‘urs jie postehrétiens ne dépassait-clie pins une routine {de convenanee, perpetuelicment en Iutie eontre dos ten. ances rationalistes, une sculastique déeadente et tbded Le IV? livre 4'Esdres, apocalypse juive de la fin du 19 siele,trést0t utilisé dans le ehristianisme 8 Tegal d'un livre inapire, contient asst les alfosions zu Gontique sous forme ‘dp réniniseonees : 3:1, Aor dy Math Be 12 23 ef. Hazen Le 2 Donan es raat ea dda, al 980 Ua Bann rd tet Ferg Mia be su ae aa 1A MMADITION cHRETENNE 8 La i Scene Bomdoatne De ote a finde a er paves erdatures tu en Ae appole un pour tel: wae clombe. La vigne, le lis, la colombe = autant de motifs provenant, ‘aa Cantique’, ‘a tradition Juive & partir du rotour de Vex, Jusque dans les Gavits postehrétiens, a done tonjours connu Ia miémi ‘erprétation du Cantique : Dieu Epoux d'israél?, Wiota traattion _ 168 éevits da Nouveau Testament ne te gadltion contioanent pas une suo citation for. femme, nelle du Gantique des Cantiques. On ne, pout pourtant nler les allusions eashées qul y sont répanducs, [Le Canict so ait Epous, et os seis di Christ sont apples «les amis de PEpoux » QMatth., 9, 19)® TL parle de ses noces ‘Le reyaume des coax ost somblable wn rol qul fasait, Jes noces de son fs» (b,,22, 2)} +A dix vierges qui ayant a leurs lampes, sen allévent an devant de UEpoux » Gh, 25, 1) ;Jean-Bapliste est appelé $ othos 729 wppian (ean, 3, 20), Cami de 'Epous, nota que ie tradition transformers, ne paranymphe », Yami de IBpoux par excellence, eelul ‘qi lo conduit aus neces. Los viergos sont flancéce par caint Paul «an epoux unique» (I Con, 11,2), Let dows deralers ehhapitres de Apocalypse contienfient des indieations pro- phetigues précisss. La Jérusalorn nouvelle, FEpouce, teams ef gstrbaen sous lacunar fe san preload de Pallécars SAS area eh a ail dete deecae cee sao ans Een pple Se Du ot apn eet oe praie d MEpe SON Hobs 6 2626. ch A. Makan, Dow Hah Lid do I Denn Hl 2A Hors a mente, ee peeing al at enon psa seb toc tat to Cee fea Pk Wate attien s eeculir Pen Sue Sacre S:Eiterlemcat cpae Xe doe wc Daten apts ue fom wide Soe atta nears u INtopeeriow formée, parifiée, parée pour son Epoux, vient a’en-nauty escendens de coslo a Deo (31, 2). Croat Pelle qu'il est dit a ‘Yoyant : Viens, fete montreral la nouvelle mariéo,I'Epeuse de FAgncan » (iby 9), Or cette éponse est bien ME glse, cay ‘14 murallle de 12 ville, esti ait dell, a douze plerres Tonk amentales, sur lesquees sont douze noms, cout des douzs apdtes do FAgneas » (ib. 1-4), fondements de cette Elise, Sion ne peut aifirmes que lautecr inepiné se réfare ie aus petsonnages du Cantique, fest alr cependart quil rojo Ta tradition juive de TBpoux ot de PEpouse, Mais le veritable Israél, Vhéritie de Ia promeste, ce sont les disciples du Chiist. Depuls te ratas a Israel, ls roles sont ehangés : < Les enfants de la délaissée sont plus nombnate gue les enfants de celle qui avait Epoux » (Isao, 54, 1). Saint Paul fait Tappileation de cette parole dans ‘un Eons ‘76s précis au peuple chrétien (Gal, 4, 27). Désormais, "Es | ‘pouse n'est plas Israel de Fattento, mas le corps de cous dui vivent de Ta foi an Chrlst + cost 1Eglise, Et Tancionn allegorie juive, transformés, va reprendre chez les chretiens lune vilaité nonvello. Le Chriet ext la Séte, le ehef de Palise son Epouse (Eph, 9, 22 sv.). « Ge mystére est grand, dita Saint Paw) en parlant de Vuaion de homme et de la femme, ils Xpurtiy ext ols chy bewneter, dane le Christ et dans Ease » I va-de Yunlon du premles homme avee la pre Imlére femme, qui en était déja Je symbole, jusau’’ la grande reall saeramentelle Cortains antours m’hésitent pas & reeonnattre dans boat coup d'autres oxpressions dy Nouveau Testament, de saint Jean notamment, do subtiles rémiolveaneee des images di otme sacré vivant dans les mémoires julves. On a vu par ‘exemple des allusions a Cand., 2, 16 : « Mon bier-nime est & imo et Je suls & Jul», dans les versets de Jean « demeuse ei moi ct mol en lul » (ean, 6, 58); « 8 vous ne demeures 6 mol » (ib, 15, 4); « qu‘is sient un comme vous, rian Pete, Yous étes enn mol et mol on woos» Gb. 17, 23). D'autres approchent le « Jattireral tous Jes hommes a mots wavees Bavicto (Seam, 12,32), de Pe2hnsadoce dela version grec au Gantignue 1.4018 vols ae VEpoux» (, govn 20d wyagio) que Vami de YEpoux écoute (lean, 3, 29), de + la voix au bien La Taprnion emir: 15 aimé>; (i gi% MOpibod pov, Cant, 2, 8); Ia paradote au on Pasteur, des pAturages du Ganiique 1,7 (rai zaxaalsers, ‘des Septante), ote. Ces allusions, si elles existont, sont en tout eas trés volees, La Seeunda Clementis (mt sible), de date incertaine, mais que Fon considére comme unc des premiézes hones ehré tonnes et quo eertainos Eplicee avaiont mice an rang des Feritures, eontient uae allusion maniterte & -Eglise Zp ouee + «Vous wignorez pas, je pense, que False vivant ext fe Corpe du Chris (phy 1, 22-23), car Veriture dit: Diew ft Vhumantté hornne el ertne (Gen, 1, 27); Vhomene cost le Chiist, la femme cost MEzlise 2%,'Clést an mains aust clair {que saint aul, mais eo neat pax encore une citation di Can- que ‘Les Gaiits postérieurs dans Testquels nous relsouyons 1a mime idée appartiennent pour la plupart & la lutte entimar Sionlte. Les livres da V'Astelen Testament prennent das lors contre Mhérésiarque qui en etait Veanemi, un relief nouveau, ‘Ropronant idee Juve, les doeisurs ehzétiens Yadaptent et Yappliquent au nol Tard ; Hs @éeouvzent peu pen dans Je Cantique Yamour récipreque de Dieu et des hommes, Vamour du Carist pour son Zglise. 1s iront pins loin, et ect amour doviendra chez eux eelul da Yerba et de Tame qu approche de lui dans un élan total ct un don de sot absola, Cepondant si Vidéo des noces mystiques entre le Carlet et Bgise se retzouve en allusions fe quentes dans ta itieature primitive (notamment & propos d’Eph., 5, 25), le texte méme 4 Cantiquo, dont usage, 2 parcir dim earealn moment, sera constant, ne s'est frayé une vole que Tentement dans Jes lettres chrétiennes, Faut-iI vole dane Vinseription @Aber- ‘ins, qul date ce 1a fn au shel, ot oft a « asesple du chacte pasteur » fait paltre «les troupeaux des brebis dans les som ‘agnes ef dans les champs™ », une allusion aux termes sinal- 16 nemnopuemtox Inartyrer, of so rettouvont lee expressions da bien-a pons, nooes, ete. an sanihis, ee Actes sont généraleme) {de rédaction trop tardive pour pouvoir eonstitucr un téme guage de le péciode pre-origentearse. ‘eaplicitos. Hippolyte, est, par som Comeendaire sur te Libre de Daniel, le promler eommontateus eonnu de PEcriture, ‘sexplique avsst le Cantique des Cantiques, en Vinterprétant ‘comme une allézorio ce Pamour dia Christ et de Elise. Of ignore la date exacte do la composition do cet ouvrage, It nLlsé par des commentateurs postéfeurs, notammmet par saint Ambroiae. Il se pourrait qu’Origéne, qui enton Hippolyze & Rome on 212, alt eu connaissance do son eu rmentaire, on tout au moins de ses idées maftzesses + cea tous deux application au Christ ot a ('Ealise ost ante! Cependant, etiez Origine, Vapplication & V'ime fiddle inséparable de la typologle de PPglise. Adamavit eum ( Verbs) sive anima gatas ad imaginvrn ems jacta est, eloe etee eartiea) mansierts, at alticra consoende, ut puss, at Aeeora, eum sponso el ne eanere eantleurn eardicorum®, 4, Teas aus a pre ee seul euler conempiala pa quieter ces dante enn oe ee oe Selecteets oe ence othe tenes Cb Stent sonia Cociee mega Ph 2 ecient eo ea Fs Fave pac pe Sit pari ate cha comune tidtaede Obmpe (f B Ast foaement ge pace dan Later Cy Benes 2 Fo. buss, c 0k & ch Hts inc isoee st Bel Pe sip 18 3 Bide pr 387 jo pho ein 9s PaEAnaULEs pommiNaUsS Ww tap pew plos leln dans ta mbme nomelis + Christura sponsuin Iidettige, Gectestam sponsaxn sine macata ef raga (On 4 obsorvé ohet Hippolyte « ¢h et 18 quelques allusions fugitives ax dispositions de Tame individaella », dont la {ol serait repetsentée par Maric Madeleine an tomhean di Christ. isten eft, a propos dua varset:» Jo al eherché ot je ne-'al point troive x Cant, 3, 1, Hippetyte se retire A calles qul vieanent au tombeau des Ie matin de PAgues «et ne le trouvérent point » (Lue, 24,22). Mais ce dont Ib putt fs allusions dues & des Siuiitudes de textes, On me peat y voir réellement une intention détermings de signiflr cha que Ame fadlo. D'sutant plus que ese saintos femmes ont 48 comparées dans la tradition & YEgtse ellememe®. 11 Préampulos dootrinaux & I'intelligence des Homélies [Le commentaire o'Hipposte sur Jo Cantiquo a dispar (lea tradition, et n'a ét8 retzonve qua récemment dans des versions géoralenne et slave, C'est done Drigine cul eat Vaneétre de tous les commontatenss. Son interprétation ne Fait ex somme que condenser les données parses de la th. dition antézieure, mais c'est a6& toube 1a tuéolosie spi tise ot du Cariet, de me et dn Verde quit ex: bose dans le dialogue des personages. sh Gatigue. (es personages représentent diverses eatézories de fideles ius ou moins avaneés dane Ia goose. Toutes Jos rossoureee de la philosopnte yrecque de Varnour, toutes les subtiites de Yallégorte alesandrine appliquées aux divers sens de ‘"Beniture sont mises a protit autour de ig typologie exis lante, Ten résullern une docttine trés riche, sexubéimnte, “AGE Gunde, fm Gant, Le BAL iedrens . 88s wal, Pai 1954 60. Cianes dasa Deter de Spi 18 reronu dont Jes théologiens postérieurs sfemparcront ot qui d ‘Sendra classique dane la tradition de FEalise Tes ouvrages pars ees dernires anges sur Textutsey I théolosie ot la mystique WOrigéne vont nous dispenser i 4e nous éteane en de longs developpements. Quelques np tons sont eependant & rappeler, faute de quoi la lecture hhomisics manquecait de humiére. Elles seronl aussi breve que posible. Tl importe surtout d/attivur Lattention Ieeleur sor la doctrine des ses spirtuels par esque dolyey tre sulsis les mystéres du Cantique:; ct & cette fin un eo >pHéambule Sur la double conception da monde et de st requise Les ua eu tort de ne voir dans ktm deux Mondes thade slesanctine einétioone qa'ung erVEoriture, _réplique du néopiatonisme, Plus que toute autze religion, te chilstlanisme est eswentlellement alt gosique. Le Christ « pris place dans "Gon futur ; remot vers le cat of i a piaod son eoyanono, i est devon Ione: notre contemplation : Qtaesitesum sunt quaerimas, Ces de 2a qui faut partir pour comprendre Origenc. Comme on Pi ‘ait remarquer récernment, ily @ un abiine « entre Orgee marque 3 fond pat le ebristianisine et ces Grecs aunqoels 09 Vassimile parfols>?. Sans doute, la dualité entre ies mo visible ot Invisible, qul se manifeste dans toute la pailorophile alexandrine, apparaft anssi ans la théologle mystlane ail {yest apparenthn. Moda, si Origino semble s'attachor en boa ‘coup Mendrolts de sot ceuvres 4 la création visible, Imad de invisible, if donne wne valeur beaueoup ps grande da fa théologie aux réaltés de co monde louehées par (Bor {ure e2 ne sort Analement que eellos-ek auxquelies ML tachet, Clest dans la Bible qu'il ira chercher les explicat de tout. Sa pensée va d'un tante & Vautre & travers tons 1) saints Livres, utilisant 1os molndras allusions verbales. Le pasteur, Vagneau, le temple, eau, Te miel, Mh, Tes sacs 3 He og Lanne, ise ol pes e208 « Velo iat eat ingen tii ete ca bas DEUX Hoan 19 ‘ices, te Tabernacle, te Saint des Saints, los demeures du aé- sert, le serpent d'airain, toutes choses préslestinées comme ‘ulaat de propheticerotionnent aon attention ct le font #6- aver vers de mysterleus archetypes, Une foule objets de Ja crSation matérelle — ceux qul oat &€ touehés par la Pa role — font ainsi repris pour entroe, commie autant de pietres précleuses, dans ca qu'il entrevoil eomme 1a construction ftemelle de Dieu. Tout PAncion Testament est Ie tefl dt Garit, trésor enché, t ae ses mystares, tle roe de Fexsadte sera de Ty dccouvtte, Dien gut est Vauteur di Livre a étabit 2 Pintésieur du teste une harmonic profonde, el Vintell- fene> du croyant qu’est Origéne ee laisse ravir par la trane- Agaration des éléments exéés qul vopee dans te prisine de Ja parole inspiréo, Mats le faculéssensibles de Piorame ehar= nol seront inopérantos Jc, Soul» ‘homo spitituel » pourra percevoir les réalités transeendantes touentes par ke Parle ‘vine! On evmait Je double réeit de 1a eréa- tion de homme aux poomlers ehpitres fe ka Genes, réelt qui deviendralt enex Jes alesandrins Ja + double eréation ». Philon Pavait adja cxpliqué alist dans um sens tout platonicien ; a propos de Ger, 2, 7, dans son Comientaize allgorique des saintes Lots Hi Les dewx Hommes. [pos tthe fords deft unto oes a2 Fen qu aun {Puntos tne ede a Prolene ai den pote uscd {pln rots ne ty tna ae ‘intact coh au taste | Phen iret et sce Gram vals ope tussle ince sisi ain agen ou Hee Ba me 20 Ghex Iii, «Vhomme este» déjendant dle la premitre Wide platonictonne do Vhomme. Ongene interprétera 1 ‘ture duns un seus tris diTérent et plas drect. Tintélorisea eax hommes, «t explique la double eréation par les donne ‘paullaiennes, 11 dit dans son prologue au grand a Aaire du Cantique = « Au commencetnent meme aes als do Moise, 16 ow il est Guostion des origines dix ronda, fait A Vimage ot 3 In rexernhlance de Dies i ‘ (11 Cor, 4 10) eb de meme « Je poe plaisir & Ja Toi de Diea scion Phommie interieur » (Ron 2) ot eutzos choses semblables, D'ei Jo pense qu'il By a doute pour personne que Morse alt éert a2 la eration 4 ous hommes dans la Genise, puisque PApdtre, qui compres alt micus que nous co quo Moito a Gert parle de cot deus hommes, De Yun, est-tudire Mme tterieur, 1 a gut « sorenouveile chau Jour », de autre, 'est-dire de Mom me extérear, dans Jes salute du moins, comme Vetait cant Paul H dnolgoe qu'il ese comompt » et «cebilita»*, Ox sine s'étond Jonguement bur cette idée. Sur ees deux emt us i tabla commie deus structures ot dew vies 1a hamelle, Vautre splriuelie deux intelligences yet ous amours épex ot yr |i trouvera encore des sens chals nels et dos sotis spirtuels, une seurviture chamollo et al nourriture spicituele, un antique selon ta ebale et um ci gue selon esprit, ste, Toute la gamine des opérations h nitines subica chez [ui estte loi du dédloublement qui comme un éeho de la théclogie di visible et ce Pinvtsiae.| "2 in Gant, a Detnens, py 6-0h Se apo aul on gue sla aniCl ony 18) sre eng ena et cnp pial SENS conroneLs Er spinerosrs al Nous aurons Fooeaston do parler dos deux antours feng et jyizn quand l sera question alreeteonnt du Cantique. Mals IT nows faut pacer il des sens spistuels. 11 west pas toujours facile d'ordon- nner, chez Origine, les notions que Yon est arvivg a sale ot que Yon exoit pouvoir embrencher , Geei se manifests partieuldrement ‘quand on aborde Is probleme des doux crdres do sensations : fons cozponels, sens spirituels. Bien qauenne systématl- tation ne soltpossible ici, la doctiine des sons spiituels, Aeetrine spécitquement mystique qui est devenue classique bey es derivains plus tardifs est djs esqulssée par Origéne, Fn nous rélérant au dédoublement da mondo ot de Vhomme ‘tsi a 646 export, plas hast, nous pouvons eepenaant aéga- ser co qul sult ‘Nos sensations matésiolles novs apperaissent comme dos onibree dane ssisie plus caves ohjete tranceendants, appar tenant an monde des mystires r6veis, an Christ et des Ber~ sounes divines. Dis lors, les textes de I'Beriture qui font allusion aa + goat » et ala « suavite» du Seignour, a Ja Done fodeur et au parfum, aux étreintes ot au bafkers diving srenment Loute lear signification, Ce no sont pas des infé- Fences approsimatives ot ingdéquater, mais des expressions ane vive Intensité, qui peaveat aller jusgu'a Pivtesse de Fame. Origéne nove reporte & Salomon « qui savait aja, itd qu y a en nous doox sortas ce cons : Yun morte, corraptiile, unin; Taute immortel, spbituel, divin + (Prov. 2, 5)%, Et comaentant Ia méme pens6o :« De ce sens ‘vin, Git il encore, Wy « diferentes espeeas une Vue pour contenapler les objets supracerporsls, comme cest mantles: UL. Sens corporots ‘et sens spirituels 1. Dans les sx pre sly adnan sda tee Pe eat te agadanen sam oes rte pec nis eer aU far monte esp annette ieee oe Petes) Se neg pote dient Cie Ponce Un Have rat Mit dqee Oy dun eae bt ee Doreph niga, Hsp 8 SER Tren nt, Be Koes, Vs Moionont of Rok tgs, Pare, 8, 28 2 aymopuertox ement Ye cas pour los chérubing et los séeaphins ; ume oue capable do distinguer des wolx qui ne retentissent pes da aie; un got poor savourer le paia vivant. qui est desceud Gu elel pour donner la vie ait monde (In, 6, $3); de mom fin odorat qui pergoit lex reaités quit ont porté Pant lt ‘ita bone aden dia Christ» (1K Cor-, 2, 15): un toucher possédait Jean lorsqu'l nous ait qu'il « palpe do ses m: le Verbo de vies (C4), 1)1)'. Draputs certains, la doctrine sens spirituels chez Orlane, dans son rapport avec ses aut théerice paycholog.quss, trouverait son fondement dans distinction néoplatanicionne entre la oy: et levis La wi Contemplative, la lawpla, fe Aeyterseiy la gnose, sont di flomaine ew vie; ta Reais, a tye ct ore deta ned po emnyandu 5 Cinage ‘erie en elie) doit devenis PEpouse da Vorbe, Un paral abit entre Biss etme. Legis, qa est dab Teal fe Ihérant de Tescavnge, remporte victoire sur. victoie avant de sélablie dans la terre promise, ct peut ainsi lave ft machetée, aspirer au noces avee lo Christ et devenir pote Se, L’dime, apros tont Ie travall de la vie active, — combat | ‘des passions ot des vieos do la v7: parla pratique eonstante don verte jusqu'a son plos haut degre, Yérdla —9, pout ddeventr, entibrement poridée, Boouse tu Verbe. Alors seue Tementy la perception des sere spiritvels so manifeste, Fla n'acriert sq plenituce que ones le + partalt », le ‘qul posstde Tsage des cng sens spiritnels, Avant de perfection, Pun ct Pautze de ces sens tout au plus peut 4¢ réviler das la saisie de quelque objet, et acherainer pre= fressivement Tame vers son terme de contemplation, Les! 3 Ct, ens 8, Kats Jon 9s 42 Ch, Drsatn b gh Sesto Eouinee ae df ain seme spines ca Hs 310; er coe PARROTT Gases "laa ee Sug" ea Sto aie yeti ue Sa LIT utente ve mame ls rom ew ti pcg a EXPERIENCE DES ciOsES DIVINES 23 sos spttnels » sont dane ts fapult és supéricores da 03s 5 race & eux Te dele, béré par aso%se deT emprise de iachair, sal lee réalites de Vespeit, Cette doctrine se revble une des Gets ie Ia mystique WOrlgéne et ses esciples eomme Bvagre bw le nacido: Blacaire la développeront aboadamiment Ovighne est te premier 9 avotr ains! xposé la doctrine dee eens spieitaals, ot Von note que ehez Ink 1a ie anys: ‘que appara dia «comme une cerlaine connaissance expe Fitueulale des choses divines? » L’dme saisie par Podeur des pusfinns eu Verbe, est entrainée a 34 sulla, « Que fora-t-elle Jorge le Verbe de Dlea ceeupera aussi son oufe, sa vue, son touche, con go0t, en aorto que ei, sl peat eantempler Je loi du Hs de Diet, ne wondra plus vole autre ebose nl Yotie entendre autre chase que le Verbe de Vie ete Salut 2 [Et celui dont la main aura tovehs le Verbo de Vio ne tou- thera désormais pis vien de exdue et da périssable. Son {p20 lorsqil aura godté Te Verbe de Vie, sa ehair ot le pain ful deseend do ciel, ne supportera, plas apres cola de won. otter. West pourgunl, ajoutetl, nows prlons eaux qui tenant ees choses de mortifer leurs sens charsiels, pour ne pas recovoir Ion impolaions gal vieanent deux, mais de fontrer ees seus divine de Taomme inlérieur pour salse ees fhoses, selon Te mat de Salomon disant : x'Tu trouveras te sens divin «3, TL’ «homme intrtour +: Jet encore nous cetemivons « In- Lislorisation ». Comme on Va. tres bien fait remarquer, Cost fdas Panion aia Ayes par 'intériour meme do Yame* ques’ac- IV, expérionce des choses divines. comoatatrlex Og,Cihnet yo OB), a ts big ete nonce ven abo tebe elon ae Gate’ see pr Spee la ao gauinaeecapecente et GMeptilcht 61 euea F Dueenasty Sinn Jr me Organ ‘eis it, poi auger Stn iy ete ote ie neta ‘avin Sonnntsance eka a paruchs Origen a en eet (Le pe 104) ‘Shroot a tao pst da STA Elune Die Moe ter Laoeoegalh bt Ogre, Masstr 1988 plat, mmonuction PREPARANION AU CHAND DU CANTIQUE 25 ccomplit la montéo. La théslosio de Pimage est whilst fe L’Homme que Diew a erse 8 son image, set «le Saure Gul est Yiave de Dieu, ef lg ressemlance duguel Th G6 fait », « Tous ceux, dit Origine, ail vlennent & hi SetToreent d'avoie part A Limage taisonnable (hoy sont, par leur progrés, renoavelés chague jour selon omy Intetiour (LL Cor 4, 16) 4 Yimaye de celuk qu lesa fats? x Crest dans ia mesure on homme retzouve sa conformal aayee le Verb qu'il peut s‘unir lui et pénétrerains, par {ecleur une image imprimés en lui, dans co monde dia Verbe fauquel il Sunt, FL eest alors aussi que « s68 soms (epiitoch feront loas ddiices du Verhe de Dieu +4, Remarguons encore quien introduiaant la doctrine de sens spirtuels, Grigdne cimiéviorkse »egalement tout un mone ‘de. Co ne sont pas seulemient des objets de « Mineligencs ‘Ja mantére dont nous comprondrions cela aujourd'hui, qull appartiennent 4 Pordee du 73: et anatomeet & Verdze Ayoey mals toute une transposition, danse domaine spite fog abjets eorporels de nos sens, Lot » sons spnitvels « effet disent tout cola : Hest bien clair que, pstee que sth ‘ues ls atteiznent des objets spirituels, ui 8 Teor Lous, ate pardiennent @ Yordze do 20s, Nous retronyons don ct une. fdée ehitre au moyen platonisoe : « Crease a Fintériene, dle salt Mare-Aurdle, c'est & Tintésleur qu’est Ia source de tout Den, et alle pent Jailir cans eosse a tu y cconacs Loujoure® Crest de découverte en découverte en eft qu'ica rame aig Conduite. Mais, comme nous Vavons déja dit, ce sont sensibiia « splenuels » de /Bentare qui quideront Origh dans cette recherche iotérieure. « Tente done, «it Origin ‘avoir ton propre puts ta propre fomtaine, pour que tot 4vssi, lorsque tu pronds le live ces Keates, tn te mottes 4 tirer de ton propre fonds quelqae tntaliigence....? Allears iLon fait Yapplication au cosmos : « Tu verras qu'en toi se ‘trouve tout ce qu'il ya dans ls monde?s, Et c'est andl que {ois Tes cleraents matevlels qo entrent dans 1s eomposttion du Cantique appsrticnneat en meme temps au monde cor pore et au monde spirituel Le soront saisis par Pomme spt uel, an moyen des sens sphitaels, et. peupleront Vitel. Tigence du ghostique s'avangant de plus en plus dans les r= lone Intertouree de ame, 98 sont eaehéo ls divs mystires, uy La préparation au chant du Cantiquo Les Homélies ot le Commentaire d’Osigine sur le Cantiaue ‘es Cantlques font penser au Banguel de Platon. De part ot dlaulre, cest une élévation progressive vers ant ides, de part ot autre qussl cost vers Vicéal lo plus eublime de Vamoar qu'on tend, QuOrigene ait ao Fintention ce suggs sec autour du saint Livre une épligue eheétZenne — quoiaue Jointaine — du Baaguot plotonieien, eela ne manque pas le vrakomblance. Tres alferent toutetols est son procea ‘Tandls que te Philosophe n’avai & se proposer, some toate, que des expériences humaines: a partir desqiellos ent Lo (grand misite de s'elevar aundeth de ee ui avail jamais 61e pst avant lu, Origene part d'un Iivze inspiré, le Gantique lies Cantiques qui, sitaé eu miliay de la Biblo, soationt & son altitude Tu grande image foadamentate qui va des pre Iniers chapitres de la Gente ax dovaiices pages de Ano- ‘alypeo: Vhumanité devonus Fpoute de Dieu Quoi d’éton- 1 Quine uate owt Gri assoc, Pat, 4 Omscks dn Gants oy trons p05: Diguts Viler c9. 8) Raeas eat tect ie aces oa an ee SE tcde Castel balicantene meson ioe Se bors ge note uae Le ® Liss (Uc) a deta finapion, ty Set enbnorg, Pema cee eee ies ee 2 ernopuarton nent, dis lors, si te Gantique des Cantiques tut ensulto in ferprété par route Ta tradition eomne Te oyster dial ine de Vamour entre cet Epon ot cette Bpouso ? On en prend que ectte realite de YAmout, dont la philosophe gre {que avail des noblemen parle, soit au centre des mys tres, ef que le Cantique des Cantiques soit dovenn dans théotogiey dui moins & partir d Origone, 1e sommet de tout Jes aspirations, L'Rerlt ns seevira lel A projetes. dans la per pective du croyant, cette Dadise stornelle, !pouse de VAL fghean venant c’en habt, transfigurée par Pambur, ot fala fn quelque sorte 1a jonetion etre le cosmos renouyelé Ia dté etleste, entre Dieu ot Vhumnanité, entre le Verbs ame, Tout ee qui a jamals été ait de bean sur TAmoup, (Origen Ie condense autour de ee livre. De ce chet, Ie Gane Ligue des Cantiques prend dans son couvre uno importane Considérable ; i est pour alts cire le nosnd qul elle neff Dement ia etéature au Créateur . Nous allons tetrouver et encore Fa EUWAmour oyication transfigurée du dualisme nf ‘spiritucl — iatonicion, L'amour dont il est que tion dans le Cantique relive sn effete Thomme spit ff Origine sera cht Pestrde dholte de tous ls comment eur. Se réfernt 8 la tradition des rabbing, ne vout pal qu'on meta nize tee mains de toos le subt Cantique fr eserve la estore et son commentalve a ceux qu sont ‘uelement dans un ge avanod, en morare de eomprenda avert Famour spntuel, Si le Cantique etal mls ea Tes mains de ceux qui ne sont pas capables de sever Ttuclemeat, sa lecture, au Hot do Ibur stro avantageus Tear serait nulsble, ear; tl, «lt ponratent eomprendt Grune mavibes charnlle et favorable ao vice ce aa et 6 pour un enteadement fout apirtual!» hy a, en efet, deux atmours, continues : Yan chara dau, Savant Vexpression de sat Paul « stue en la chit Gala 6,8), of que los Grees ont apples Bede (le Cupiaon di Latins) oti y a um amour spleen, svant Jegoe Pho 1m conte, a. dren 28 Mawour spiniruet a intérlour, arvivé spiriuciement & Mge domme « seme dans Vesprit» (Gal, 6 8, ost m0 par le désir doe choses pélestes, Cast de est amourda, Agape qu'il est question dans Ye Cantique, quoigue sous des finages souvent empruntées 4 Pamour charnel; et cat do cot amour quo 'éme a été Dlessde par ia Mbcke dia Verhe, dom? Ia Heaute Ya eonguise {Aut moment of elle Ie voit, eest-ivdire parvenue an terme de ka dermre étapy, ia apparatt subitement dans sa splen- doar, ot elle peut dialoguer aver tl le Cantique de Pamour {Crest cot amour qai est en eause dans le Cantigue, dit Ori- fue, eet entlamomée par Ini que Fimo bienlieurease Brie amour pour le Verbe de Deas, et est parlul que Elise Vonit-dtoitement a son efleste’ Bpous, le Chst, déstrant citer a hu par le Verbs, pour concoveir dé Ia, ét pouvoir fire saver ainsi par une chaste generation de Ms! » Ovighne fait Vapplication da Cantique & Tame fle con sidrée comme Spouse ci Verbs, Comme I avait intérorise Jes deux hommes, Origine intériarise tes deux amours, On a remarqué que [a spittualisation va dans le sens de Vinté- iorité :» Qul dit spirtuel, dit aussi Intérieur® », vérit® que “olnt Thomas formulait en dlsant : « Quanio aliguid est ma~ fis spirale, tanlo magia ext inirinsccam} », Origéao voit fans Epous ot 'Epause au Cantique tout q'abord le Christ et PEglise, nouvel Israel, prolongement de Valorie jus daique, fondée sur maints textes de saint Paul; puis, se basant sor cautres textes encore, ceux de salnt Jean notam= meut et des passages concernant. les vlerges, Il se toume vers Phe Bdble. AseM2, animé du désir de la perfection in- torioure, aspirant au maetyre, 1l-ne ponvait que s'enthou- slnsmer pout ta Hutte contre le viell homme et la victoire de Thorame souvent. Tl nest, enrtes, pas dplacé de eroire qu 4. Dida» 99,5: C6 HE. no Noma, ptt ae IEF tan a St i, i a, ort, aa ‘ie ar a gure, ero calbece ual eat Ysbo ae pst itv mt ces rage ot any eu faa confugey Vobuee rie GF a, be BCD. Nanos, 2 Ismmopverios ‘Gans fette application & Yims, Origine so soit fondé a faéne ont cw sane doute comme déterminant prlacipal I TMhmninations de sa vie intérieure, La spéculstion joamniqus Gu Novos avait conquis son expeit prosiopose 4 la compet Gre, ob ha declare dt IV+ Evangtie rl état. es prema fe ows les autres», et que: noln' sen avait perp le sons prom fond » ell n' « avait repose sur le soln do Josusts, Le GwOrigine devale mettre A conimuniquer A ses frees ott de Punion A Dieu nous lasso entrevoir Gu'l y avait 6 Taiméme initis, qu'il ava, oi aussi, « reposé sur Ja poltine w par la grace’ Quoiqu'elle soit encore ex marche ‘aa perfeetion, IBglise-Kpouse est & Ime deja ee ehanter Ie Cantique des Ga Aigues. Cependant Dien avait préparé son ascension vel Tes noces, par Plstoire deat, pro-Eqise, qui devall ‘quéni a terra promise dans Fartelte ow asert et parla Int fontze les pofssmces da mal, Geel va servi de type d la mo tée de Mone, Lame en effet w'aerivera & fon tore que pag 1, L?Asconsion mystique. Drogeessivement vers la gnose, Celle trsnafocmation est Pot jet de toutes los attontions d’Oriugne ; 1) Vénonee de bea coup de tiandires dans ses eeuvres, Sl nous retrouvons feneoce one parent avee la mystique néoplatonielenne, ‘youlait eonduire le myste @ la contemplation divintsantety Gest copendant bien Vaspct chretien de 1a gnose qu est Vela. fort dans sa doctrine TI tant parler iel de Ia thise developpéo par A. Nygoem dans son Erde e¢ Apap, ouvtage ul, malgré son caractiag ‘trop absoln, contient des payes parmi les plus belles qa’om ait Gerites aur la charité eurctiome, ILy oppose la concept ppalenne, meme la pins élevée, de Fameur — Eris, — qu Incarnate 1 9.8 10. 2 Aa evade Fone matinee 0. eaieneny Le Source oi seetrctee mage hace dtl Nenagh aes. na Dearie bes p z 9 ‘avant tout une avance, une arcension do la exéature vers Died, fonds) finalomont sar wa Spanobissemont et un re ‘enoreho de $l, Ia eonception révelée du ehristianisme d'une ‘harte esentiellemont «don de soi» Anapé, abaissomoct par amour : + Lorsque vous rencontren, cit Nygren, Mechelle de ascension de VAme qui progresse par degrés success, c'est tun sigue que nous sommes sur le terrain de I'Brés, L’imase de Foctells est cme des ngures les ploe employees pour ex primer celukel? », Of, Origéne alfecignne particuliérement {outes les montées: ds qu'il peut tabi une éehelle stat ‘ord Lous les degrss, et se complait dans Ja description de thacin eux, La monlée vers Dieu se Tait par étapes. Plus II trouvera de manlézes de présenter cos étapes, plus exeira ‘icer les dmes, Non seulement Yes trols selences des Grecs, Gtatyue, phystgne el thécripe correspondent. aux ‘trois Tivres de Salomon (Proverher, Hecléelaste «t Cantique) et signi fient let degz4s dela vie spiituelle, mals eneor les quarante- ‘Ges demenres dy désert Lyouveroit. dans Ta edlebre homélie XXVIT tur le Livre dos Nomabres leur illustration magn- figue® Dens ser commentaires sur Te Cantique, I étabilt de imme une échelle des cantiques tiés de MEeriture et en fait Iseentre do toute sa thGoloato ascstique ot mystique, Loin de donner raison & Nye, la thenlogie d"Origene alle excallem- nent TBrée ef PAgaps. Dans Ye grand commentaire sur Je Cantique das antiques, Origene explique comme un oxen ple de yrale charite, gap?, le eas au bon Sarsatain qui, ‘oubliens de Tui-méme, ne sone qu’a panscr les plaies du ma: Tage, «Le Saveur, did, rfute un interlocuteur qui eroyatt que Sme juste (en Vespéee le pobtre et Te lévitey ne doit vas respecter ley droits da prochain A V'égard d'une amo qui ft plonsée dans lee imiquites (lo voyageur lalssé & dem mort. It césapprouve le prbire et lelevite, mais Hl approuve [e Samaritain de Vavoir traité avec compassion ; par sa ré- ponse de celui qui avait sculevé Le probléme, 1 axsara que Ea Nous Aneta 1 Pe Hw 2A ob ACPA, 20, axtnopuettox 1e Sararitain avait été le proche (do le viethme) « Va, dit ct fale do mémo* », La vrale charité est In = Agape. Gn pourrait muitipller ces exemples. A n'en pas doutes, Origéae, dont la vi fut & ce point de vue un model, a p fondément compris et ensoigne F Agape évangetique. Tt fa Gone tempérer la remarque de Nygren concernant Vasoe sion on degrés. Try a certes chez Origone une certain paren free la mystique néoplstonieienne et avee la philosophi flexandrine 118s attentive aux processions cosmiques eb retour des étree vors four souree : eoux-el zemontent Glapon ot, Sil #agit des ames, vest bien de degrés de di isation qu'il faut parler. Mais U2irés est let complsts ‘dépassé par !'Agap?. Dans le caristianieme et 1a morale VAvanggle, faut nécessairement aller jusiu'a ext exteea ff, plas gue tout autre, Origine Va fait. Nous somanes do Jel en présence d'une mystique @’aseension, on plutot «3 somptton », qui ¥opére par Je zenoneement. total. Avec ‘Chilst, Te chnétivn descend par Vhumilité de seve, mu er Blew Ge west pi, pour employer une aut expr Sion de Nygren, la « gnose fuoeentrique », mais par le Che} @t avee Tui, fa travsformnation de eello-ci en « gap? tate fentsique® ». Pour arriver graduellement au Cans 6 des Cantiques, les principaux tigues do FAnelen ‘Fostament serene cn hormonte avee tes diverses grandes étapes de Uhisteite @'Istadl, qui sigoifieront & leur tour les lapos de Taseens de VEgliso (Synagogue) et de Mame (slur Revlesia, i anima) ‘Sept cantiques sont Gmumérés tainement youl, Le septitme cantique, le Caatque des Cau tes tant le eantique da repos, les shx premiers eonstitu ont les elapes laboriouses de la vie adhue Longe eh UL Lchelle ‘des Cantiques: nombre sept est 1. nce, Pro, Fak Daten 9 1 2 ar a pi Yo tosh te do Ue protteae de PAmour a nogen aye, Manet, 1908. Ct eopendont B Peery dol ih a gt opty a LatsLLe pes cANniOvEs a1 eseteariam uf milits s rappol évident dos sept jours do la création. L'eenolle @Orlgéne est un hexamérun typologl- ‘que. Voiel ces cantiques 1, Bxode, 15, 1 suiv. > Condens Domino, 2 Nombres, 21, 17-18 + Asceadet puteus 4. Pautéronome, 82, 4 suly, + Audie eett que toguor, 1. ages, 5, 2 sul. : Contlgne de Debora 511 Rls, 22, 2 sulv. : Dominus frmamentim (Cantique 6. Isalo, 5, 1 euiv. + Camlabo eandioum dilate vine mem 7, Cantique des Gaatigucs de Salomon. Nons avons exposé ailleurs le probléme historique e& I turgiqe quo pose Ia série do oe cantiques®, Notso but iel ‘st etudier 1a pensée ovigéntenne 2u polit de vue spleituel Une chose paral elaie : Iszall, flaneée de Dieu, préparation ot profigure de Vege et de Y'ame, s'approche par doarés de son Epous. Ta rencontre ne se fera qu'ea Ja septiéme ot der tigre étape, au Cantique des Gantiques, dui chante effecti- ‘ement ibs naces de PEpoux et de PEpouse ; mals toute la ‘ie spiritual, anéme an mien des plas dutes epreaves, est tne joie constante, Ia joie ds martyre, ¢t 2 ehaque tape, il faut chantor, Comine aus jours de la creation, aprts chaque touvre, Diew se lisall& lulmiéme: Bt evant earetanalde bore, fish, abrés chaque étape de sa vio spieituelle, le ehnétion ‘chante, Cette joie proforude qut Int fait eelebrer corame me Fite chaque degré de son ascension, est une earactéristhane de Ia mystique origénicnae. On a fait remarguer que cette in a den tig in Cae Pate ds pets mente Tt ones rts Hts eee a 2 mystique connatist pas @ubscilts,pas dente five pnt de we Origine ex isent de ses ese fone Grete de Nyse 1 proudosbengy, ane Conssur testsuite et Pepophatnne jo tn ee peor, on peut die que ce dt ot chor I bi af u nest et anon pr anor, en ea esa Wr canst au toomphe do Retonption et de Patou mosque Origen, eventeemen omits es ara {un eplimisiae foneier Le wee Te priere oe cau de ce sont expendi (wedarainants Toots Tos oni fins Geblisnnent par le pire ect on les demand tee instancs qu'on Js nego. Frequemnent mire, te pon demsnder 4 Diet ho Te Santos Festus, Dees renirs page de boom Ironia ger Ie antique ote sp Tete Ia pie otequsrum mite fore nl Apnea sporofente se tonnulsancee pourye qe demande avec iotanc Dit St tamar et pti oqueens poet stim ste fia ps oe ‘Oh slime pour ele ee teste de ehacun des atrs commentate on homies engine 08 hs sx arte preparaiee sot exptqnes en deta ce salt un gr prolie pour Vintsligence de sa pensée, Malheurensement noua fhe possédons plus que trois do cos explications : celle sutl Te Gantigus que Mote chants aoee le peupte et Marie ave & femmes (te homtie sar Yexode, celle 0 le Pils lon ae figue (XI1® homdie eur le Livre des Nombres), ot cell bur ke Cantigue gue cena Débora C¥T* howlic sur Ish Livre sles Juges). Mais elles nous salient d6ja pour now révéler Vestentiel ce sa doctrine sur Vascension des Can tiques, Gauls 19K ped aye ~~ Dane a thSsenlo @POvgtnePareeston iat Ula Rice ioe CE de Dass Orga p31 uri dea das hdd Leto cd (eke Se ely TOS fe urs SEPP rapes 38 Pour artver a grand Cantique, Yama MLS SPE ot @abord «sortie de la terre VEQyple, * ed traverse In Nor Rouge!» Il anne, ait Origing, qaleplsse mareher sec au lis a mer, f% que les eat do Clive! #lovent on murales de pant et ante» pour éehapyer aux mains dor Egyptions (ect ire a Verclavase de Satan) et qu es ayant ws mots sr Ae rivag, ele cote on ta puissance do Diey et de Muse» 1. tradition a universelemat interprets cette lbéation, da la fore do Tenn aptismale et de Ventrée dd ehriten favs Je royauima. Cette te nas certs pas abwente dans a ona60 @’Origins, mals il semble pluto quote doeteuralesan- fats we So Yentrée dans la vie mystique, dont le germs st dépost a Daptéme, et que dalt couronner Punien da antique des Gantigues?. Ca test yan encore Ia gaose £10 Adve, mists n/a pour guide que ao, cals aspire vers Indumire. Line ss on marobe vere on ocee aves Ie Verba et Origénc eatreprendra de eerie cette marsho. faudra Prenttrement to libérer do Pempire de Satan par le baplenie St par les meyers asctiqus adeptsy eux ‘ommeneaits Una fois sortie de ens, Vame chantera son premier eaat ae: Gantraus Domine, dans la Joke de sa Wberaton Ensue Ia montée sera ande + Perambula tron desert spirilalier. La traverse ds désert ent tts date ploteuss ives saints : bxode Lévitique, Nombres, Deaterenoms. feuira les teanch tous spielen Ie, encore les éta- sae to ki et pie ae ‘ Soh 5 chtiqu, gn rede plein foe dat Se ees ne asa te sf atarge eatin aoa tie stk iis dans ach de ere 284 elt ws a Ys omg seeee su haptimo dis" thers des Dewy ee Be “hig de epg ” pet feront marques par des eantiques. Dans son ho [Emr stir le livre des Nombres, Ozigene avait expose longut iment Io camtique du pute quem jedéruat reges} Thy revient 2 préfent, comme ait terme de Ja seconde étape: 1a prem fridite du dGsext ctant franchie, Pamo pénétre dans Ie ondears du pits que los Kois, at non Tes simples puisab font ereasé : cost la profoneur de 1a doctrine script {qui est euoneée ie Auss\ In trvisiimo etape sera-tella tinge par la vision interieure das mystires ; et, de Tes av Gécouverts avec Ia grive de Die, Pame chantera son o0com tcantique?, Munie de octte foree nouvelle, cle cra aldee dang Ta guite do ca traverses at elle parviendra au terme de $i imi purifeation, terme de la « terre aride >; elle chant ‘alors un troisiime cantiquo :colut du Deutéronome = tend elu ef lopuar, et adiet terra verba ex ore meo. Le miecval eux cantique, erie Orighne, «qucla terre seule ne suit A entendre, paisque lee] est aust cone? Le cle ou ft Pame est préte 4 en eontempier les grandeurs, Lat fu désert est pasate ; on enfve césormals dans Ia terme pi Inge. Jusgu’aprésent, Je eroyant n'étalt gnostique qu faspirailen il Vagproche de Ia luniére mais Mx eneore le ‘leds sur ta terre di déserl. A présent, la connaissance evenit jailisante, Cest an nouvel tinéralze qut eommene Ib travers drautres hres (Inyes, Rois, ete.) Le eartique da livre des Juges, celui de Débora, sera lement un chant de vietsire, Detora telutnstorise ipstas i dem cinisse perseribitar. Quoigue le ciel se sott ouveed {que Fame alt pénéiré dans la terse promise, la Tutte contin GE Hl faudra renvereer tous Let assaillants les uns apnbs fautres, La grande victoire remporiée sur les Philsting caléirée par ee cantijue. Le not de son anteur, Déboray ‘fic « Vabelle > dont Io labour produit le mel, qu doit Mir & réconforter les combattunts. Le réconfort du avait été Veta cu polls jf est devenu fel de aualits pins 1 BA Dehra Vil 7.98 a rotenone fare rr Fane pate of ‘Eder on oe 9 ea a eit» Fhe yb 0 Loh Gai Ba achat VIM Rak Prt Suis Sk Beton Vip, 8, ns ener Staves 5 ble: cesta mie &présont quo peut recoutir le mystique ‘Tel est Jo seus de la quatritme étape, He En da einquo tape, Paine a temporté la victoire sur tous ss enemy eestonaey str tous les lay, svt par Ip ult pepulatina indigenes quy Diew ave enjln Moe ature fate oink Nps somes an fives ai ive dos ols, an cantique que shunts Davi or ue, ayant Gapped atk mains We tous. teh eatemiy Sian de Saul dt! Darts fonaentn eu Ot eu falt qu cites eet tndn et paaumnes Ce nes saves avoir valnea tous les demons et outer 6 ata traders gue ie afomle on Dish, peat apercevele eelte cing «tape, lon des duran, Et an eos Bundt traslueide 6 deaivrant PBpoux qul sacha tnt ae pts araoncer que ct dn lean ale Chante Cat lesen stem eaique it naa Cant canticum dilecto vines mei. és Asi Parvemio a co tommet, Mimo, toute pif de ses néehés ct de ses vleey endo’ cnstante de ss abe f7s0 'Bpoux of consclntewuse da mystie ul accompit fen elle, se met a enanter avoe lo Bien Aimé Je derner cant que ul poss, wate desara, eu sponse et hoe care ea aur canticorm En cette septiime ctapo, celle du zepos, supreme deeré de Ia vie mystique, PBpoux dialogue avec pose. Celle Lo ‘eit, Fentend, lui parle, Je sent et le tue, Atl TVs livre di grand commentaize, Origene sexprime einsl « Liamme nest Sahin haerscemre emma mdet atate, pale emilee tec ciate sveeae geacaese comes sit Bate vtec taht ee tie AE ere eg ee aerate eae 26 ivrnopveri0n pas unie an Verbe de Dion avant que tout iver des passing) ELL tenipéte dos vioes ne sofent dssipés, ct que désormai ‘leno soit plas agitée ot portse lel et 18 ya tout. veo! ie dows {rine, Quand toutes cos choses se Seront zetirées de Eme ique a lempéte des désirs Paura quittee, alors les leurs d ‘ertas commenceront & fowrtr en alle alors Je roucoulernet fin eolombe se fera entondre, ceal-A-dire cette sagesso dont fetui qt disponse Te Vorbo parle parca les partalts, xagess ‘dia Dinu tree haut ql est eaehé cans le mystére” >». Crea {oute fa théotogte a0 Cantique qui es it énoneée. Eile 3 porte & eette étape supréme oft Mey entidrement 1mere Ao ses enmemis, wit lel-bas sa vie d'epouse, Nous La saivra pas A pas en en Tisant le Lexte, wv Le Cantique expliqué par les Homélio! Tua doctrine spinituclle des Homsiies ost enchassée dat Je drame motne que saggére le Cantique des Gantiques. Ori fone cistinge comme persomages doe dane, out Tipoux et PEpouse, Jos jeunes bles qut suivent y Epouse, les compagaons de VEpoux. Ceux qul, tout en étant dé ‘n'ont regu Te salut qu’avce mesure? > sont repnéventés i Tes jeunes illesj quaat 4 eeax qu) Gont plus avaneés et «0 fives 2 Vétape d homme parfait», Hs sont. gurés par compagions de ?pons. Et Mane est Invitée a chanter Gantique soit avec F-Zpouse dialoguant avee PEponx, soll flello ne le peut, en Sassoctant 4 T'un des deux cheeurs et le theme gene consent a en donner dans des Hométies. 28 a homilies quelues explcations pour 1 epntants, réservant pour les autres son grand commenti Las THEME Des nomics 37 Tugs, en effet, comme on le verra dans le texte, que memo fl on ne peut dnceze trouver pase que parm « lee Jounss files qot sont dans Tes bonnes urtees de J"Epouse » on pout tout do mimo eapdeer entendre un Jour + oe quia é6 dit A Pibponse », et des loss ¥ azplres. ‘Tal est méioe le hee sous-jacent avx deux homélies. Oxle ine pacle Jel pour les moins parfaits; il y a méme des eabé= ehuiménes dans son auditoire + «Je ersins, ital, quo nous he soyons beaucoup de jeunes Mes » (p. 92). The mang pas une occasion qencourager Tes commencants, ceux qu Sont encore, comme Lila dit souvent, «Ala mamelle ot parle \olontiers) de. ceux qui vont pas’ eneore « Massurance da VEpousoa(p. 80 av.) symbole de Phumanité repentaste qu'l oppose ala ssprobation du pouple jut qui «perdu con titre lie anode (p. 72). N. reléve aver Inquletuie es erepectie vee Winflddité pour eelul qui est avancé (p, 76), le danger fe « devenir hove» (P. 77), ot rappella toujours avec joie 1s sommell de PEpour, syrobote de sa passion jour nous (p. 81) cra foi de ceux gai veulent sre sauvés par sa vigilance (p- $8). Dans une tres belle page, gul prelude & oe que dizont Dliss tard saint Augustin e: Tes théologlens oceldenta, I Invite 8! + ordonnanee do a chasis » ct nos mot en gardo contre los nconséquances que nous yinlssous subsist (D. 05). T aistingue entce les montagnes es parfalls) et tes cole lines (ee simples ales) «Sols tok-ndene montagne d’Ealise. Sit es montagne, le Varbe de Dien sate sur to}; ht mo peux étre montagne, mais sitwes eolline, inféricure & la mon= tagne, i te franehit »(p. 88). Bt toujours, son Ame aposto- ligue ut ne connsit point de relaene, «reprend, eupplie, xo primande-» (2 Tim., 4,9) ses oualles, ain qu'sles devieanent ‘ dignos de PEpowx »(p. 103). “Au domeurant, o@sers sons relieho ausst qu’Origéno var ses rches développenients ioetsingnx. Sans tonnars eter formellement !Bertture, 1) en eonstalle tout son diseours, ‘eis pain serme, alsa etal Brasme, sacroram lumina entenlis undique se gernncis erblematibus. deinedis ext (cl. 9.50), au point quil ae pense pas sans I’Beriture I est 1 immportant Ge susie les ellations impiieties de son style pour pénétrer sa pensée. Elles ceprésentent vraiivent 38 nemopuerton les paroles « snerées », qul en constituent Ta trame essen fet, ‘Origine foit aint joilir au texto saeré ume doctrine spit tuatie,d’ot Tintelligence dee mystéres et Ja pratique de vie chuélieune peuvent s'entichir. A cotte Gn, Ul suscite aus ‘oor des paroles inspindes, par toutes los ressources de sa mé noire, les allusions Idéologiques ot méme quelquetols pur ‘ent verbales eontenves dans d'antres paseniges del’ Bart Cotte maniére epssifiquement alosancrine — et qul st renforece eneare a) 2" slévie par sat Bernard —, Ll Inet do eonstraite, par toutes sortes ’évocatione inattenda fous soos Uients tes Rappelons fei Minportanee de sa vision du monde slo mons lle visible mest que Pombze fugitive cum monde tnvist font a reehereke duft nous prendze tout entier. L'Pevitueg. Aoit nows servir de guide dans cette rochorche : oct 1h sa principale fonetion. Bais tl faut avelr la grace de Dien pour énéirer dans cette Intelligenee supérieuse des choses: ety fe plus lant ttre un capital», wn esnostiques ov au mol aspiner le davenir, Le Cantique des antiques est done fuss et smnones par les eantiques inférieurs qul y conduley sent. Toutes les ehoses, éminemment spirtuelies, qui y sont txpliquées doivent stra comprises dune manors toute spl tulle, par Vhomamne spisitacl, au moyen des sens spirituels Ge Pamour spisitucl. Comprises eutsomont, elles eonstitue ralont un danger pour Ime. Lifes est ME pouse da Christ, L’ame sinte est 1 du Verbe, Les apearencis de joux amour entreles dens pa Sonnages nb toot que ciferents agpeets de la donation tuielle ef totale de Pun 3 Vawtre, Ce tralté est. done a fel tne eeslésiologic et tne théologle mystique. Les balsors, 13) partum, les seins, Je nom, Vappartement de I'fpox= ‘lenment done autant de choses sacrtes: les Drebis et 1 bboues, Jes chars ds Pheraon, les rehauts d'argent ot d'or Donguet de myzrhe, la grapps de trotne, lex vignes & Engadd ‘es sytnbotes de Feaites toutes. spirituelles; les yeux 43} VEpoase, In blesoure amor, V'streinte, les apparitions et log sppele de YEpoux sont pareillement des allusions 20x) selxanto DES Hoiuiss 39 ‘orvetlles de Yamour divin sepanchant dane let Amos, Au tour ce chacune de ees Inages, comme en autant de petits tableaux rascourcs, ce sont les aspects de oct Amour iné- poisable quit fant considicer, ea se rappelant Vadage pat- inion = omnia muna mundts Origine 2 d6terming, dans sor homé- Mes et son commentalte, ta qualité du podme et Ya oxpliqué sous forine de dtrame — jaduta Novt donnons ov-apros tet douse cbapi free eommentes su Cantigue sans Tes homéles, en on éigpo- sant les Yersets @'aprés son intorprétation. Quciqu'll attache fives pou dimporianee & Ia alsposition da Hew st aux mo vemects du drame, qu'il quitte eoostamment pour s'éever ‘tans Ia doctrine, i n'est pas inutile de déterminer Tos pases 1k Cantiquo tellos qu'ells apperatssont sous ea, plume. ‘Leddéeor ehampétre de'idylie va de la demeue de 'Epoux dont en apercait. Veppertement secret, un calle, vyolkin d'ane vigno et adoss¢ a un mur pared do fenbtras. On Aevine des paturages of s'évale TEpoux. Les apparitions Ae FEpoax sont faves, fugitives et mystéeionses ; sen dla- paritions le sont tou mutant. L’Epouse a asa suite mn grenpe Hie joanes files; PBponx un groupe de Jeunes gens? On peut diviser Ie drame (ou plutot Ie fragment de drame,, ar souls ceux ehapitres au Cantique sont comments) en Ill selnies Tes deux cheeuss sont souvent. Varriére-plan do la sodne ls e’apparaissent quo do temps en tompe. Lee Iqeatte premieree scenes vont de Varrvee de rEpowe a ter ue du eortbge qui aboutit & Vappartemeat nuptial. Aprés les premiors échangs> de tondrosses ot un dialogue entre VEpouse ot les Jeunes fies, poux disparalt ot 'Epouse, recherche, dinlogue avec la voix de Epox invisible et ca- IL Seéaario des Homélies. 1 Peur i valear de Metepétaton Hse rigae vis, dx cotati stats meet gu be een vo dane fe ages ct de pass ia tecennce (Efe 32) ana comme nn tate cue ts 0 nernopuerioN ch6, qu tantot lt fait des reproches, tantSt la comble do p roles dovtees. Knsvite, Epox repose, et durant son Tepap VEpouse monologue sur les doucmurs de son Epoux (st ef V1). L’Bpoux roparalt mystérieusement en sodne ot, ap tun Ulalogue orehestré par Ie shear, le eortoge se dlcige vt Ie cellier (se. VID, oi, 8 peine une premiere étreinte esau VEpoux disparalt de nouveau, IL réapparalt subitement ribre les barreaus da la fenétre et invite !Epanse an la 9 plimentant. L& sarrdle Ie oéit commenté ‘Vote, dispoaé on uit soines, nonce dramatique du fugue tel qu'il essort cos Noméies (le grand commental offre pas d'indleations seéoiques aussi poSises). Ha pax btile de lot adjoindre on note la version latine du texte potime faite par saint Jérdme au sours de son teavall®, El ile assee de calle que Ruin a deanée en traduisant grand commentairs. SckNes nu Gexrigue prs Caxnigues o’amnés Ontat 1, L'Brovse, au terme de son eulente, 'dvessant de au ore te Epon Qu'T! me Baise des Dalsoes de sa bouche, IL LiBroves, 4 Bpous surverant enjiay dane une rite dirvinite Parce cue tes selns sont melleurs que le vin ot Poe ates pasfums est au-desiue de Lous le ezomaten, Ton nei fest un partum sépand 7 ie nice Oriel 1 cours den reps do nbsp bre Suite Thos it ninor venanea ro Sou are seéwamio nes noméLies aL 11h. Anparaissent le compagnes de U Bponss,restées deors josque lt, Lvov, lor eonetderant, lee mentre 6 pou: Cost pounguo! les Jeunes les ont aimé et Vont atts, Les esis Furs + ‘Aprés to! nous courrons dans Yodeas ae tes partum. Certige. L’Epons of TEpouce, tei tenant la malt, prleddent. 125 leurs. ils sutvzzt. IN, Devant Vappartement seoret. ¥ entrent, VEpons ol tf pouse. Les jeunes les resent debors. L'Brouss revenant @ Pectérieur annonce az fennes filles? ‘Le Ho! ma tmcroduite dans son apparterent, LO Bpouse rentr, of ns seurnes rns chanten!Joyet- semen 3 Bpoase: ‘Nous extlterons et noos nous rsjovizns en to). Novos timerons tes seins plus que le vin, (S'adressant & ’Brous:) La Droitace ta aime. Lvov reverant vers Ts Jeunes filles: Jo suis noire, mais Jo suis bello, ties ao Jérusalem, ‘commie les tantes ci Than, core tes courtines de Salomon, ‘Nee reyarder pas paree que je suis deveous natro, paisque le coll n'a. cécolerée, Lot tls de ma mére ont combath feostre mo, Tis nvont mike de garle Gans les vigaes, je mai pas gardé ina propre viane, Y. Enteelemps, 1 Bpoue disparat. Stopercenant de ca di parition, 12E pots afjolé, ll ere & ravers Vexpace “Annonce-ml, tok quiaime mon ame, ob tu fas pare, fon tu neposes A mf, dl cvalnte que je ne devienne comme voilée devant Tes treupeause do £3 ccmpagnons ENG, Suet unelstehc ranean crude ne ‘thes avant tt pana capstan, nk 2 iwmannerios La yor ps WBrovx, le menacant : SI tu no to enmnals te-méme, 9 bello entre toutes les, femmes, sors sur It Liaee de tes Lrompenux, ob fais pattre tos Thoucs parm les tenes de tes pastonts, Pus LA NBAGE Worx, 49 faizant plus douse: Je Le compare & ma eavaterle au milieu des chars dy Phsraon, toi ma toute proche, Tes joues sont d'une tourter rulle, ton cou est un euler. (Zneulte le Rol, ' Epou, ede dons son repos.) ‘ Vi. L'Bpouse, les compaynons de U Bpous. Pendant guy U Epour eek ehormi, 288 coMoAenons Sapprocivat de € Epouse pour la console, ef lut daent ‘Nous forone det imitations d'or, avec des rehauts ‘argent. (Gin de ta preaitce homie. Dewattrne tumtte:) sfllors que Io roi Stait ea son repos, LEvonse ‘Mon nard a donn¢ son odeur, Mon hien-aimé est poms ‘moi un beaquot do myrrhe; il reposera entre mes seins, Mon, blan-nime ast pour mot une grappe do trobne cane lee viguss aEpgadal ‘VIL. L'Spous et pours, A Varrtrs, lee jeunes gens tos Gesnes files L'frowx, reprenant son dleeours Que to es Het, ma tomte proche, que tu es elle, tet ‘yeux sort des calombes, L'Brouse, répendant Que tu es Deru, mon blen-aimé, ot gracious ; notes 1t est ombragé 2 quande fam git oppete super gregh salem Gaocune 7 8 noe Eicicy meas iba br reo bere ‘peru, Ganurabits 13 fete Sofxanio Des HoMELIEs 43 Lu secaee OBN8, faleant deho ta parote de’ Bpoase [Ces partes de nos malsons sont de cre et nos lam- bis de eyprés, Likrow = Sessile la fleur du champ el leTis des vallées. Comme tn tis au milieu des épines, ainsi ma toute proche est mil Tew dos filles. LBeotise Comme ub potumier dane los arbres ce 1a forét, alnst mop bion sim a tnlew des ls. Pa desl Brea son ombre, ot je ma sals asslse, Son fruit eat doux & mon palais. LiEroux, demanvion! @ eee suipants de Vintroaaire an cellar: ‘wtradulsezsmoi dans Ja maison da vin, Ordonez: of la chanité, Comfimes-mot dans 105 partum L’Gvovse, leur partant a son tour: Soutenermoi par des powmes parce que je suis bles- fe de charité. Sa main gaucho oft sous ma tote, et sa maln Groite m'stroindta, YVINL Disparition ef réapparition de V pout. ‘Las mémes. L'Bvousn & ses compagnes: Je vous conjure, filles de Jérusalem, par les vertos ct les forces da champ, d'évaillr et de faire lever Ia chanité jusge’d ev quit le wolllet La voix de mon blen-aimé t Le ole! venie !Sautant sus les montaames,franchissaat les col Tines, Mon bien-aimé e8t somblable 8’ un ehevrenil, ow ai petit du eer, sur les montognes de Bétiel, ‘Staperiemand du refoar de son bien-almé aupris lle al des jeunes files, e2 tournan vers eellescl, LEPOUSE + ‘sot cule pulser ous meter umbreni 16 Trane cart ‘iis aS Sages met paren Chapsi Cree emul et has convlian 2 Ut an. mec spine, Venitic-f susetawerts eaeiaitsas queatiarane velit, 8 Vex fetnvdis ok, 4 mveronucties Le volel dersiire notre mur, regardant par Tes fen ob apparaiseant parles lots. Mon bion-aimémerspend eb TED Lave-tol ct viens, ma toute proche, ma toute belle ‘ma colombe, paree quo wolet que Ihiver ect passé, que pute sen est allée et que les Qeurs ont appara. Le temps dy ‘entondre sur notre tere; le fguiar powsse ses Higues Jes vignes sont em flear et ont donné Tour olleur. Tevetol, viens, ma toute proche, ma toute Delle, ma colombo, da Je ereux du roener, dans Ip lieu de Favent-mar ; montto-mn {a face, falsmio) entende ta volx, parce que ta volx est sua ot ta faco est hella gone dans tes homies). ‘Rezaytranalty phrvla nbEt sb, 12 foces vo saul in terra, Forapan stl ee ee usenet af dedcretodergn uss term sh rosie ence Ney Tecan mat agains fey tarot sCecaests tas sph 7 os Manuserits ot ditions Comme Ia tait remarquer le P. caval [ Manuseries. ler, Je commentaire «Origine sar Cantique des Castiques — ot il faut dive autant des Hom@lfes —« ox le eommontatre santo q fa délerming Vorientation de toute Vexéatse ullérieure ‘ee qui concerne interpretation spiritual, «t al resto Ti ‘dos plus riches en cette matlére, et ces plus utiles consule uanusoni7s we EDmIONS 6 ‘os’. Cleet surtout dane Je monde lati, grace su tradue tions de Rufin et de salut Jarime, que le texte d’Origéne fut fonnu. Chix les Grecs, Ta suspicion qi plana trés tOt sur lot fits da aren doeteur empéena la propagation de ses cene ‘res ee nonis en scmmes réduits, pour ee qul coneerne Je Can- tinue des Cantiques, comme pour beaucoup de commentaires Osigdne sar 1 Eeriunre, 9 dee extralts sporadiques conser ‘ye ans les chanes ‘a tradition manuserite latine dos homélies ot du grand commentaite — ss dens sont tnseparables a ce polit de Sue est révilatrice de Vinfluence qu'lls ont pw exereer on of Yautre su la pensse théologique durant le moyen. sige, Nous ne parlerons pas des ehalaes et Mlowéges dé]s nom brevx — Hl Riudralt le fare cependant pour étre complet — ‘A pows borerons motre examen a Ja tradition manuserite tes dau @uvees2, “Ls travall di classement des manuserits a été fat solanee semeot par Beebrens®, Iln'y a pas lew d'y rovenlz. nous faut ceulement étgbllr Je 7ayonnement topographique des soins as eerriaa ies eae ea Sree eet ea ea ee eee rec Sao ne ee ieee (eee eee Se ee ieee eae eee een ee Se emia eet re etna Seale a ean ence eee Heb dealer neceene eee rte Soe Se ig eee rete a Rocce ee eens Lia Fieri rte on Saas 1c aya tg une te gran vous, seme (2 dae ul Pan sega im lent hl Tan naa ae 45 mymopuction ‘deux oeuvres origéniennes d’apris los données fournles pap! Jes manoserts. Tl faudralt-aussl, pour blen falze, repiagge es ouvrayes dans Vhistoire de la populacité dos éerits Qn sone eu moyen age, Force est do-nous limiter & e0 qui emg le Cantique M, Behrens voit dans une remarae naive de Not Balbulus, Jo célabre moine do Saint-Gall, mote en 91, [preave que le grand commentaire était tbs pon In au miaye Sanelue Hieronymus ues Honwlias Adamant, in gua Prefalione hoe prvnisit; « Origenes, carn in extents ats vi rit, in Canticis canizoram seipsum vicit ». Quam interpret Wonem, quia ipse morte praeentus, nevis transferee non petuile Trane Ui victsstiadineen sostrt laberis (rit son. diselpley Vévéque Salomon de Constance) ef multimoda seruitutis i Pend ut si ligvando, sumplibus abundaveris et alicujus homie nis lafina et graeea Tingun erudtll omictiia usus fuerts, ab ve ‘extormuces ut explanationss Calinis et borbaris pro rmaaxieaa -inere vel predajamosissima iransferre non gravee, Notas ignore done Ja tradvetion de Ruth, et soudalte quon tote Guise on latin Je grand commentaire que saint Jérdime, sar pls par la mort, n'a pu entroprendro, I conscille méme ‘son disciple de trouver un tradiicteur pour faire &’n'import ‘quol prix cette busogne. Tout cect fourmille d’énormes inexar tiiudes, TI nen taut ehercher d’autre explication que cans Vignorance de époque qui se manifeste sinsi fréquemment méme chez les gens les plus instruits, ‘Crest un fait, en tout eas, que les homélies ont été beaueot plus connues que Ie commientaice, Nous possélons d’elles fan précienx manuscrit da début du vin siele, d'une valeur incomparable, conserve jadis 4 Saint-Germain-des Pris. Paris eb transporté par Doubrowsky & Saint-Péterbourg (a Uporte Ia cote Q. y. Ln. 8). Cectains ont cru qu'il venait de Corbie, mais on né peut [e prouver avue certitude. Outre) celui}, nous en trouvons une douzaine datant de la reals ance carolingienne (rx*siécle) ct qui miontrent par leur proves Masuscarss et EpIONS a nance la diffusion de eet éerit A Vabbayo de Murtach on AL ace, Saint-Conbinien do Preising en Bane 2 Sat-Gal, plus dantres conserves aujoneehil repectivement dans les Dibiiothéques de Chartres, Tours, Munich, Beme, Benin Lau Vatican, Un autre ett eonservé A Laon, qul semble vole 646 coplé & Salzboury, Lémoignant ainsl des relations {de Ta Gaule ct dela Genmanie d cette époque, Ce sont doneles ‘pays du nord qui mantfestent Je plus d'intérét pour ees homé- Ios. 1 alle avait en sa vogue antéieurerent, On eroit é0é falement, qucigue cela no soit point prouys, que les arché- foes des homelles et du commentaire provenlent de Ta Dibtiothique de Cassidore & Vivariom, ql les possédait. ‘Dis x el ar séclee, ole able littérairo etait moins grand, hous ne possécens qu'une dem-dauzaine le manasccits Yun provient d’Einsiedsln, deux sont conservés on Angle terre (Cambridge et Londres) un A Munich ot les antres en Italie (Padoue ot Vatieaa), Av x0 sléele surtout, les manuse ‘rts se multipent en ralsoa de la fondation des écoles et flu goat pour les lettres, Les viles qui posseaatoot quelque Abbaye de renom commie Chartres, Relins, Chalon-sur-SaOne, ‘tras, Augers, Corbie, Béthaine, les centres intelleetels co tne Pals hous gardent des manuserits de cette époque. On th trouve en outee & Charley (provenant de ’AbLaye de Signy), 4 Munich et an Vatican. C'est la France qui semble tov avoir compt6 alors le plus grand nombre. ‘Mais clest au xv" sigele surtont, a Pépoque de Ta Renais- sance, que les homnélies d’Orighne se répandent. L'Italic nous Along alors le spectacle dame belle ellorescence : une quin- ‘nine de manuserits se ce sible sont conservés au Vatican, fn plus on en comple deux & Florence, un 4 Padow, un 2 Flewale, Hors e'itaic on 6a rotrouva un % Bale et dew & Manieh, Ce tableau est tr¥s sévélatour de Vinténct maniefesté, @ chavque reprise du goUt det lettres, pour les Homilies a°O1 fine. Heshrene en mentionne prés de soixantedix manasrits dating Pour le grand commentaire, on est Beaucoup mots bien pertagé. a poine en posséde-Lon trente, Le plus ancien cai hous rasie date pect-stre de la fin dus x* sidele et pro- 48 vrnonuctios viont do Fabbaye de Saint-Quirin de Tegemsee. Ce nest fquiensuite qu’on le voit so répandre. Bichrens se demande sl sa propagation aurait pas pour prigine 1m don, ait x sitele, du precipuus Scelorurt, Dungal, qul avail offer. treme te manusceite a la bibliothege de Bobbio, On hit en oe ans un des catalogues de Bobbio Item de tris ques Duns yalus precipuus Scolloram oblulit beatissines Colaraband, Irapremie torum Origenis in genes, 1, in Canticts canticorany esder tora To. , Un manuscrit dit commentaire du s9® stele est conseryd 4 Munieh, ainsi qu'un autre de la mnéme époque provenant dle Ssint-Rupert de Salzbourg. Au an siécle, on en rencons te um certain nombre, provenant respectivement de Va aye du Hee on Normandie, de Saint-Germain-do:-Prée Faris, de Withering (Autrlehe) et «Aldersbueh Bavlbi, On en trouve également & Naples, & Florence, & Prague et 4 Charleville, L"Aphaye de Salnt-Atartin de ‘Tulle on poets | alt up da xine sléele = 11 est anjoure'hat a Parls ot on ee trouve un autre de la mime époque. La bibliothéave an Drosleane & Milan en possédo aussi du méme sieelo et un autre se trouve & Bruxelles. On en rencontre un du xive ste | cle & Exfurt, ‘Au Xv" siéela, das oopies an sont transesites en Italie ( maldoli, Vallombreose, Flesole) et on en retzouve de cette épocus & Milan, Florence, ot Malle oi ils cont. partout indices fap 1a Ranalsssnes, Earens, nous Tavone alt, wen elgvale ‘avlune trentaine en tout, ee ql mantre ne popotarieé heate ‘coup moins grande pour le Commentaire long et diffs, que poor fey Hométies, Ds fer tout prenes temps de Pie Fic cosines eres ce ene Jes Tome fuentes, Ses letres ote iftiione pent, et divs de es tral para Bicesnivemant& ems on 1470, Ne remberg en 1477, 8 Cologne en 479 4 Vense em 1408. (kn ues vars aoa comtaneent aioe 1H Incunables MANUSCRITS EX EprioNs 49 ous homélice @’Origone sur lo Canbique. Les promiéres dal ‘ons des couvres bibliques da gaint Jérorme faltas avant 1500 Ie ontenalent, Hest veal, ni les homélles, ni le commentalre. ‘Mais 1 faut romarquer que depuis lors, jusqu’au jour ob la ‘ritique vint epporter un pen de inmiere aux eciteurs, 1e ‘grand commentaire eircolait divisé en « guatre homélies » sttribuéss guslquctols a saint Jérdme lukméne e qwen ‘trouve yeénéralement sous catte forme, jusqu’a la fin da xvi sitcle,accolérs a plupart du temps aux autres auvies extgt- figues du grand docteur latin avec lee doux homdlies!, Lee ditions dOrigéne font d'autre part le méme deublat, en sorte que Te Cantique, avee ses deux explications origsien- net, figure dans lot volumes eonsaerse et & eaint Jéebme et A Origine’ La premidre dition latins un pea compléte des eeuvres| Origine parut en 1512 A Paris, par loa soins do Jacques Merlin, docteur de la faeulté de théologie’. De saint Jéedime comms d' Origine, Erasme fut le grand editenr, Les éaitions ‘dos Pas fatsalent partie do ta renaissance der lettres cbt tionmes et, en raison ie lear rele pour le retour aux sources, Jeurs protagonistes carent quelquefeis 8 subit les foudres des téologlens. Menin fut perséeutd povr son éaition a’ Oxi. Un autre, Nicolas Béraud, ayant youu Imprimer une pre ‘Gmmentriovoro ques Origen sarplt i ders eaouny sce Sovimtnan Al denaiota cae Ae anaes os nga seit theme even sone ste Wena a fo lfeebiy urn prolag>cltot smo Yelat lini « ama oe ere Tirta ese Be ib, S045 oyna Gx fren ue ee a> {See ete a man trn do Btn enna 2" pret: onare er SHO, 2521, 1590, Le Cone Cdvem avai AS in lees i eee ot ton ae ig 50 pyrnopuerton face aax quvres de saint Jean Chrysostome, se vit retuser Vantorisation par ls Taculté « paree qull AGvogealt & 1a thee Jogle scolastique... attaquant la logique et Ja philoso hie % 7 A. Brasine of Origine 4 L’dogo quo fait Brasme d’Origine méxito d'etre ots tej ‘ear il représente la jugement dan des eonnalsseurs les pt ‘qualiiés de toute la littérature ancienne, Crest un «portrait ‘suivant les resles des elassiques oil corapare son heros 2 plus grands des bows de 'Fulise. PldBlentent dévoue & salt ‘Jéebime, que Yom peut conskdérer comme son maltro, E hele pas & porter sur Orighne Ie jugement le mallleur ; Is preterera da reste aus & saint Augustin, Plus me de christiane philosophic, éerivait i Eek en 1518, unica Ork igenis pagiza gua dosem Aucustina® Les lignes qui suivent meritent cerlainement de Agurer dans un des volumes do cette collection consacrés & Origéns, et il news semble cull ne sont pas top deplacdes en cot ondoit, méme s elles font tun peu gure de hereesuvre® igh pale toujours une Tague ts sujet que ete et sce. ha at 80 Gout Se perce, loujous prompte, aa valour pas de sarcharts ENigentes pour Poralle © annals ine ehavess lcotharn, comma ‘Jexdine Ye reprocheit A Haire, que les gens simples me posvant iis, rigise'n llongc poe son'romwrs par dee reohorehc’ dose fansi que le fail souvent Jesu lusrative. ne Prete pan ine an i plaster h Pnstar de Tertalin (ow de enone one [ye ohechola hater devi) ple een a patel fy ta Sapo ocr nara a Daa epee commentato ‘urs » (Ar pty as-20 st cc re © ii tery OFF ‘aie slide Lat Pee ges sn sr oargan cat | Sree cree eer aaa RASH EF ORIGENE ot ‘Alot aamirobtoment tom lotone on ével Ni fear de hitorig, fi eubulite, nl excloatibae, comme Ambrose etant oe ‘eran — ch avolt conseryé Fhabilude depute oe founes sale as davanlage de mots peuveaun, comme Tertullen encore, 1 22 algresionn censtantes camel wen trove chen Augustin Aocame fomame dans ta stuctors Qu alse, su sone de pe: oder ot Whneidenten comme 8 apnoe parole a Gnegese, HIGeet per habitede, ost val, que par allecttion, Lea euovinyers et Ker suoustheets W'auguetin bo oo resconteest pas non plon chee joe poraltement instru ds toute ba iténatute st de toutes dos tiene nists, Orie ne ott le molgrage dat suteune yeiene goe lreqae ton aoe fe demands, tava fa tuea ala Enit tage, comme i en wit cher mains seolastiqasy eras A Se point to philcophie guile om eltnt an texte toutes le Los Tipe, toat Ga se rldeant tre peuy ot mel & Petar ea parle Origthe au eontalee st walle ae texte serie rites omme'un mosque de pense as les sont ee sets Gry sienmont ulleent 4 paste yutelies wentrvent pas Wallace da Sisvare, On dat oa des ctaons, ma dor formule spooks. ézeat Ecletet pe stntorompt par & pasle pour ater eehan {ione elinson dies a plore savour gwane etalon expe i peuple conateait sea mex ge'aufour nen Civres Sats, fr aveers et ouvrlnes sy apiliquaent avidewent Nes jones Ue fate "Us on Ustaat dors eur higue le Lexie courant, et a ghee ‘ie comaprenaent Jet saints Laces Origine ccnnalatalt toute la Bible par cur. ovat Chalice fond dS su plus tendre cofance ¢ elle eait devenue le orton ‘neat. de fukimtine. Horace telire qa fomgneor fle che eee ‘vie: Que de voumes nous dona Gngene,e Sebors rome Ge ‘ec hometes cw penpie Tumals poartant on 2 Vimpression qi] [Mt pe tomnoler na casera uta Parton alete st vivant, bat fect amare de ton sujet, at dest lewjeure wns Yep tue de pusler de co gu'en lime, D'oh Ia poeplsusle weerte do cet ‘oune Ltamant, ct a vigustr toajoars entre ‘iitendve des hemes ows revele- qu'il ne pana Joma pos auqe hone ‘Souvent meni tte depasatt pat la dase favut gue ler ler Penntiat facement a Pape. Ce peat ie Sexpfoit at fe savate aust que @arveener Jo fle a Bratennorice ct aux ebsiaide des Mtsene aa Uhtee, pote ab fire entendre fe sermon d'un pete vert des shoes eleste Asis tert paler peu, mals euvea ‘Ghandi attaqan awe mus, Ongene est tomjonre modkré, Janeen Il ne wumiporu ui ese repan'en exclamation Bn) oncant ser bombs i nt oa genes da dacur fais et nes ‘ge pus cu consour éytrer Sil laf sxrve tre piguauly nest ‘ruta Gago Tom degaton se fait plas Se 0 asin us Gul este sa nxtnopucriox ‘at st exciton stdentiae souvent a etl ge cea aguas is prise aataporrquewpsuis, pour ezehor Fanaa S'Gcrdne die a reruns sta to cape: eer fuss U Goqando A ts audtaur do Daler ure pin 64 {tar done espote une selaton dite o doce tee atertloy te fall pan ne satan pte des cuprden ues tine te Cadlpontie peur pnger surah Faunce faese.Vole erage at eapontion cae et Yrotonds jappleens sorae” ive sina Yapctee Poa Eins pore pt de see ines rit a ie mgt ‘St pons ome du considerations par pratique dela moede fen vie Das ot rive a Origine do on veri dot allgori Dlulosoples et du Tamaud des Hebrew. ou de evath Ase3 prep ‘ucubtations, cest pour sevewe cult & Ubuntu et fronter es textos: Une alegre ht senble-tele d'un aber ame lin prepare, ou ny srsste pas pvs qui ne Sam, pour evan longaents tntaieuten Lamfue Carpeneone fat st morale Sntermizable:Orghnene (at jane Sa prac st toujours vivant Dex urdonn, Lumiscut, evdehs 2 Venn, sb brevet eno test eget B, Liitions dn XV wee En 1518, Brasme, aldé de Reuchlin ct d'outres savant {ail Imprimer & Béle, cher Freeben, neuf volumes in-folio de ‘quvies ce saint Jéshme, contenant également, comms ct Iemleoup d'ditonrs postérients, Tes deux homelles dO agbne traduites par lui et le commmentaiss sous forme home lies. L’caition a°Brasme fut repredults & Lyon en 1530, ‘Paris en 1539 et 1546, 8 Bale en 1526, 1545, 1558, ) Dilinged ‘en 1565, 3 Louvaln en 1373, Ea 1563, Marians Victorius om avait {0l ine edition nouvelle qu'il At parnitre, égater fa neuf volumes in-flio, 4 Rome en 1585 et 1570, est cet ffition qui fat reproduite chez Plantin & Anvers en 1579 af ‘Panis ex 1980. On eonnalt egalement une édition de Bat 4 1609 oh les Lettres et d'autres éeits soat annobés par Gx ‘ius of Fronton Jo-Duc ; doa cutros encore a Paris en 18 OL 16 et ume a Cologne en 1648. Une dernjére edition, 1 asin, Pi ane exten Orhan, Ba Penn, Ble 18 ornoxs nuceres 33 de Wrancfort, parut on 1684, avent calle des Maurlstes qul {at fate par los soins de dom Martianay de 1898 8 1708. Elle ft zeprige par Valls) ct Daffol en 1768-72. Co qul fat en tout plus de vingt editions de saint 3éréine eomprenant les homies d’Origtne sur Te Cantiqué et souvent Io grand com- monaco LOrighne latin fut éaité, outre les editions de Mein aa catées, par Srasmo et Hhénanus 4 Yooso on 2516 lle fut fst encore A Bale en 1536, 1545, 1851, 1557 et 1571 jane sare ddition, eaueonp meiileure, due ax elmision Géné- brand, parat Pars en 1574, Reprise on 1604 et 1610 dens lq meme vile, elle le fut encore 8 Ble en 1620. LievSque 4 Avranches, Daniel Huot, ft imprimer & Rouen. cay 1668 & pou prés tout eo qul était connu en grec a’ Orlgtne = cate our non — de son temps, et i Te Mt précsler de ses cAlbbree Origeniana, discertations ‘tree romanquables, qui font eneore aujonra'iml, en heaneoup de points, ee qu’on a Geri de mieux sar le grand doctenc alexandrin , Depuls lors, la grande édition mauriste gréco-ltine d’Origéne, resto elas- sique, a part par Ios folns des deax PP. Charles et Vincent ‘oe la Hue, de 1735 8 1759, C'est celle qul est reproduite dans la Patrologie creeque. Au xv dele, une traduation latins svalt par eneore A Warsbourg en 1780 (60. Obertum), et, ‘epuls etle des de a Rue, calle de Lorarnatzseh Berlin 1884 48), ul a oncors ca edlebrite. Co qut Jait en tout pris d'une ‘ingtaine @édicions avant la calleetion de Migne, Nous eons- tatons alnsl quo les deux hornélies sur le Gantigue des Can- ‘ques ont ét6 imprimées envizon cuararte fols, dans Ia tra- duction de saint Jérdue, soit dans les ceavres de oe sal, soil dans calles d’Origine, Pou Wouvrages patristiques ont, Attelat ce chile. “Le grand commentaire n'a pas 66 traduit ex feancals fuse qua présent, Ler homies Je furent dans Ja traduction 05 fauvres eompidtes de saint Jérdme, falte par Barelle et pe blige an sigele passé chez Vives & Paris Mais cette traduction, AZ GG AZ gts etter 26 ie 19 cate ct nvrgoDuctON gute pas toujours Quant & Médition Koctschau, Prouschen, Klosterman, Bahrens, cte,, quest dareste pas enoore entitrement ter tinde, ele Femporte de lola sur toutes les éditions ante ieures, — qu'on ne pourra cependant jamais totalement ‘égliges — par Pabondance des cellations manuseriter, ‘tka des renseignements teennigues el phiologteves. Naw avons on tous points guivi le texts de saint Jérdme etab par Bahreas dans notre traduction. ‘Tout au plas avons nous tiré profit de quelques. varlantes pour éelairer ce passages dicles, et modifié parfois Ia ponetuation, assay éroutante pour Un lecteur traneais, 5 fiddle, @ CLé complétement refaite Conelusion sur influence worigene TI faut solever Potérét extraordinaire que toute ke trad tion oocidentale a témoigné pour Yeuvte dOrigéne, ct on particulier pour lo commentaire et les homélies sur fe Can-_ figue, Traduits par saint Jéréme et Ruta, ces textes ont ‘ingpiré un nombre incalculable d'éerivains avides de perce ‘volr, en s'dlovant vors Dieu, Jes mervelleases harmonies de TAnour du Verbe et de Tame, du Christ et de I"Batise, Nous relrouvons cos eeuvres ellos mémet dans los bibiiotheques | ‘dy moyen age latin, dapuis le vr aie josqwa 372, Deaucoup de manuserits et mprimées ensbite am tees gram nombre de fois. On peut dire que toutes les génécations chré= Heones s# sont penehées sur ces . Rursum babes neeessarium ut-milites sub Tesu et terram sanetam herecitate pessideas ot apis UI prophietet apisque te judicet —« Debbora » quippe ‘Ong ie apparitn tht «cantor wenwent » que Chamert Nexon cic atbe denn Paige (ns Soreness esa tant ns hohe (os Fey Se Noun nb heen) © GL ea ces rg ot igo ta Sant son Prmwibne Wont oo bon plas heoreux eclu qui chante le Cantique dss Ca ties Cetut qui entre dans Je Saint, il s'en fant de besucoup: sour dull sat on état de pénctrer dane le Soint ces Saints [Gui Gui caittve Ie Sebi imotitne poortant parle Se {hear pour on peaple, a bestin de beaucoup encore poar Etlcbeer Io Sabbat dos Sabhats ; parcllement il ne 30 trouvera Tas sans peine, Phomme qi, se frayant on Semin a travers Lvs les cantiqaes que coalietment les avium, cura la force de eslever Jusqueau antique der Canis L¥chelle aed Bebele |, sort de In terre a'Bgypte, trverser Ja mer rouge, pour pouvoir chantor lo premier cantique en disant + « Chantons au Seigneur, car ila €té glorieusement magnifié », Queique at aies re. 15 1 proaonot le premier eantique, ta es Join encore du Can fique dos Cantiques, Chemine spisituellement sur la terre Gu désert, jusqw'A ce que tu arrives am puits qu’ont creusé Ges rois, pour y chanter le seeond cantique * Viens-en sore, 24,1 fenfuite GUx confine de Ia terre sainte, pour ‘entonner, Gebout sur la rive du Jourdain, le cantique de Moise, en Gisant : « Gieux, soyez altenbifs ot je parlerai, ct que 1 pet, seit torre entende lee paroles de ma bouehe m. Tu devras alors luther sous les ordres de Jésus, fils de Navé*, et posséderen hevitage Ia torre sainto; il faudea que I Abele prophetise pour toi et te juge, — car Debbora signifle abeille — et Pere iB Len tenmas onpesen par Been eis gz rue praia)» sharing Ceasar ata) clement acer it Ga tnt peu cons don Bader (Conwentartren super Gant tart 13h BL ‘ine cay sleet pBy este contre ts inpatient ps becha u comets dbonderament door son rls Il ou SERS (1 MusbE pte evi an pcdecton nga’ ps ‘piss itn fie fatten Sms an npr UL te fout sortir de VBgypte* ot mv. a8 6 HOMILIA PRIMA pis interpretatur —, ut possi et illud carmen, quod Iudicum libro continetar, edicere. Ad Regnorum deine yyolurmen ascenclens yeni ad xeaaticum » quande «Davie fugit de mans omnium ialinicoruin suorum ot de mat Saul et dixit » : « Dominus, firmamentum meum ob f tudo mea et refugium meum et liberator meus » Per niendwm tibi est ad Fsoiam, ut eum illo dicas : «cantal canticum dilect vineae meae » Et cum universa transioris, ad sttiors eonscende, possis anima deccra cum sponsa et hee canere ceatic eanticorara, Quod ex quot personis coustet, incertus sum. Oranti autem yobis et revelante Dea quattur in his rit vid invenire personas, virum et sponsam, cum sponsa adule centulas, cura sponso sodalium greges, An dieuntar sponsa, alla a sporso, nonnulla @ invenctis, qucedem todalibus sponsi, Congruum quippe est, ut in auplils adulescentularum sit mullilado cum sponsa, avem ‘turba eum sponso. Heec omnia nol foris quaerere, nol extea eos que pra dicatione evangoli sunt salvatis. Christum sponsum intel lige, «eoslesiam » eponsam « sine macula ct raga », de seriptum est : « ub exhiberct sibi gloriosam eeclesiam ns hhabentem maculam neque rugam aut aliud quid ear sed ul siz saneta et Immaculata, Eos vero, qui, eam Es arrest Tait tne (Gitar Baber Abele Phomic sur Is Live des dues CL, Er Vi pt) Peewban HoMéne a que tu puisses prononeer aussi ee cantiqe qui est contenu dans Ie Livre des Juges Apres cela, tu monteras au ne, 5 2 Libre des Tis, et tu en viendras au exatigue od David Gshappe aux mains de tous ses eanemis ob & la main do ‘Sau et dit mnon refuge eb mon fbératenr », Puls faudra parven't en Ibaie pour dire avoe lui: eJe chanterai ax Blea-Aimé lem 41 cantigue de ma vigue s TBE lorsque tu Tes ancas tous dépassés, tu monteras plus haut oneore, alin quo tu puisiss, dime désormais Fayonnante de beauté, ehanter ass avee LEpoux ce Cantique des Cantiques. Ce cantique, combien _comporte- tal de roles? Cela ne m'apparatt pas clairement*. Gréce & vos priéres, el 3 Jon ce que Diew me permet d'entrevoir, il me semble y de: couvrir quatre personnages : lpoux et TBpouse ; avee MEpouse, des jeunes files, avec I Gpoux, un groupe de comnpaions 9. Certaines paroles sont dites par TEpouss, czciaines par VEpoux quelqnessines par les jeunes filles, d'autres par les compagnona de 'Epoux. Car il convient quey dans une noce, 1 Epouse ait con eortige dle jeunes fils, et Epoux soa entourage de jeunes gens. es personnages du Drame Application Toul ceci, no va pas Te chercher spirituelle dee au debors, ors de c0ux qui ont cto ‘ertonmages saves par Reconnais dans, !Epoux, le Christ, dans l'Epouse sans ‘ache mi rido, 1 Bglise de qui ila ete eerit : « Pour ia faire paraltee devant Eul, cette Eglise, glorieuse, sans Lace hi rides, nirien de semblable, mnais sainte et immaculé> ». eps, 5, 1 Quant’ coux qui, bion que fidéles, ne sont pas encore tiny apes det ce toate ho 5. vat ge, haanan: ea le So ie out pr app cin a aS ta Gs rae a ah lon do Wests Che «Le Seigneur est mon soutien, ma free, x nua 2% 2 rédleation del Evanille. x cee, 1, 2 62 owns. PRIMA fideles, non sunt tamen istiusmods, quales sermo praefatus ‘et, god iuxta modum queadar adopti vidontur salute! fanimas animadverte credentiam ot aduleccentulas ess ‘cum sponsa, Angelos vero et ccs, ui « pervenvcunt i virum perfectum », intelige viros esse cum sponso. Vil igltur mibi quattuor ordines, unum et unam, duos chor inter se concinentes, sponsam canere cum iuvenculis sponsum canere cum sods Ft cum hate intellexeris, audi ccantieum canticorum cl festina intelligere iMlud et eum sponsa dieere ea, qua sponse dieit, ut audiss, quae audfivit et sponsa, Si gutem non potueris dicere com sponse, quae disit sponsa, at ‘oudias ea, quae dicta sunt sponsac, festina vel oum sporsi sodalibus fier, Porro si et ills inferior es, esto cum adie Inscentalis, que in sponsae deliciis commorantar. Hace quippe in hoe libro, fabulla pariter et epithalsmnicn sunt personne ; ox quo ot gontiles sibi epithalamium vi ddicarant ct istius generis carmen assumptum est, epith- Iamium siquidem est eanticum canticorum. 1. eesti amide état de peti (ina Ae), cates 3 rung 101 ih hee nents Dames han gag ban BH shay apres Mee es hela 98, fs Sel ad eigen Zener Sue eases Sa epee Powe ct Aaa Se Salton ou tate ioe Fede i tues hs pheanibe Onee ‘Fa esprind fats ts akeast ene e pelga oe som nee dee ty dat DREMIbRE HOMIE 0 tals que nous yenons de le dire, mais semblent avoir all quelques progres sur le chemin du salut, considere fen cus les Ames des eroyants % et identife-es aux jeunes filles du cortege de PEpouse ; tandis que les anges et ceux qui sont arrives & Vétat qhomme parfait, vois-y eeu, 4 1. Jes joines hommes avee YEpoux, Quatre éléments, di drame : Tet deux personnages, PBpoux et VEpouse, ct dioix cheeurs harmonicusoment accordés. 1’Epouse ehan- fant ave es Joumes filles, et MEpoux avee les compe Ceci compris, Gcoute le Cantique des, Cantiques, ot hile-tot de Ie ponetrer et de repeter aver poise ce que dit TEpouse, pour pouvoir enlendre ee que TEpouse ele- ‘meme a entendu, Mais si tu ne pewx dire evee elle ee qu’'a die TEpouse, preoceupé d'entendre ce qui lui a été dit, hatetol-au ‘moins de te joindre aux compagnons de TRpoux. Que si ces paroks te depassent eneore, tlens- toi avee les jeunes filles qui sont dans les bonnes graces de Epouse Tels sont les personnages ence Scénarto : eat ate livre, la fois drame aeénique ot épi- de PEpithalame Hv" a laf seen dd halame. Depuis que les patens ent connu, ils ont adopté aussi, PSpithslame, — c'est ic {qu'ils Pont emprante — ; le Cantique des Cautiques osten ot U'épithalame (par excellence) ® ‘mani (adn pe): eer Stes Ee Banco nett rts Orc eres 36I0 08, Go, Wiihaorns cht deus [SEL Soweto Thame sp 178)-0 biRpithalamn ex esque map nee Mtrsee ‘Tieden’ ier ean ae in interatire ange, crmme beets glee Hate. i ce nen Dass Bert soa ere peck ere 63 HOMILIA PRIMA Primum sponse orat ef statim in meds procibus aus Aitur, Videt praesentern sponsam, videt adulescentul up comitatul coptlatas, Deinde responclel ei sponsis ‘post sponsi cloqitia, dum illo pro eius patitur salute, rex ppondent sodales, « dones sponsus sit In recubitu ets pass fone eonsurgat, se quaedam sponsae ornamenta facture, 2. Verum iam ipsa vorba ponenda sunt, im qui primum vox sponsae deprecantis auditur. « Osculetua ‘me ab osculis ori sui 9, Quorum iste seosus est: quowsqué mihi sponsus meus mittit e eseula » per Moysen, mitti « oscula » per prophetas ? fam ipsius cupio ora conti agere, ipse veniat, ipse deseendat. rat igitur sponsi pac ‘trem ef dieit ad eum : «osculetar me ab osculis oris sum Et quia talis est, ut compleatur super 2 propeticumy illad, in quo dieitur + « adhue loquente te dicam, ece fadsum », sponsam sponsi pater exauuit, mittit flium suum, Videns illa eum, chius deprecabatur adventumy rare desistit et ad Ipsum cominns Toquitur : «quonia bona ubera tus super vinum, et oder unguentorum fuori buper omnia aromata »", Sponsus igitur Christus miss fa patre venit unelus ad sponsam ot dieitur ad eum ‘cdilexistiiustitiam et oilist iniquitatem ; proterea unsit te Deus, Dens tuns, oleo exsultationis prae participibi tls » sift extnars wen, 1. uta root et a 6 satrap 18 37) via Suntan oes eas Spintacs Epa Peay Coit dk SP St Henny lieve ws ls of pare hose deo PReMTERE WOMBLE 6 Crest tout aPahiord MBpouse qui demande : ct aussitot, lle ext entordue on pleime prére. Ello voit FEpoux en fa présence j elle Vat les Jeunes filles qul se sont jointes isin propre corlége. Puis, cst PEpoox qui lal répond et apres es pareles de TEpoux, pendant que celtic Seullre pour Ia saver, les compagnons de PR poux 1& ppondent quails vont préparer des parures pour Epouse, cw. Josqu’’ ce que ISpau soit dans con repos, et jusqu’s te quill eleve de Ses soutTances. en 2. Mais cltons ic ea paroles memes Les Baisers gong Iosqulles a0 fat ealondre. la eV Epome Tremere fois la volx de TEpouse en pre, ¢-Qu'll me hale des balsers de sa houthe ». Ea cans fore lsene, Jusqic & quand mon pour mane. al’ seo balsers par Mose, menvecrictoil tes bakers pat ies proputies PE Ce sont les livres memes de TEponn ftuc je désire attsindre qui vienno lat-méme, gui des donde jutsméme, Ee pele done le Pire de TEpaux, et Ini dit: Quil me balse des baisers de sa houche ». Et parce quelle mérte de. voir s'accomplir en elle cette arale prophétique ;x Peadant que ti pares encore je Mal Me void Te Pere ce 'epoux exauce PEpouse, 1 ox 3 {I eayoie aon Fils Et voyant coll dont elle demzndait Ta venue, a votcl qui case de prier et Tul parle de tout pris « Parce que tes seins sont meilloura que le vin et ewe 12 Fovdeue de tes partams oot ay-dessus de tou les aromates L'lpoux done, le Christ, euvoye par le Pere, ven! oint Yers TEpeuse et s'entend dire ¢« Ta as aimé ia justie et Utosts Tiangute ; cest pourquol Dieu, ton Dien, tam, a8 ste, intout feo & Peart hs Vrinau a upprne toe es IRerpiane ee y ta el ot aka sana hoe “camo sefton par eauisvfe'Tpn aot est neue ue le vin Orin, Seri 3S Saat a sare utente eng nan lg ten mariner et ‘int nin, fae none radon 64 Howlin reiwa Sponsus, et ego « bon odors » fio ct inior eunguentis » et ad me usque efus o unguenta » pe vyenfunt, wt possim eam Apostolis dicere : « Christi boi for sumaus in omni loco +. Nos autem, cum beee audi ‘ms, sdiiuc pecealis viliisque foctemus, de quibus pat prophetam psenitens loquitur : « computraeruat et eo Tuptae sunt eleatrices mene 2 facie imprudentiae meae: Peceatum odoris est putridi, wirtus spirat © ongnenta y quorum typos ia Exodo relege. Laventes quipps et i cestacten » » onycha », « golbanen » ot reliqua, Et hace (quidem in « incensum ; deinde ad « opus unguenterit Yara sumunter unguenia, In quibus est « mardus » el fslacte », Et Dous, qui « caelum feet ae terram », loquitur fad Moysen icons : ego implovi eos spiritu saplentian ct intellestus, ut faclant opera artis unguentarine » ef uaguentarios Deus docet Hace si non spivitaliter intelligantur, nonne fabulae sunt ? Nic aliquid Babesat sceret/, monne indigna sunt Deo ? Neoosse est isitur cum, qui aucire soripturas spiti= taliter novit aut certe qui non novit et desiderat noste, ‘omni labore contendere, ut non justa caraem et sangui hem conversetur, quo possit digaus spiritalium fost seeze= Sime tet Bibi a cern ian cheat es ot qu patlpent de a Marth, Ls meee ape! Lacie il ses Sy Et oss plant om AB PEEREE Gheetonnes , Ei quidam spiritalis amplesus atqus utiaam eontingat, ub_ et meam sponsam artior sponsi amplexus includat, ut et ego quogue possim dlicere, quod in hoe eodem libro seriptum est: esinisira eius sub eaplte meo, et doxtra eius complexabitur me s, 3. « Osculetur me x exgo « ab osculis oris sul >. Moris cst seripturaram imperativum modum pro optativa ponere, ut bi: © Pator noster, qui esin eaolis, anetificotur nomen tuum!» pro: utinom « sanctificetur », et nunc in cseuletur me ab exeulis oris sui» pro co, quod clonpoment rine ae Hava apie dans 8 ‘Ron ee que nur gy Stee Gt dana labeaecuaas ae” we YO PREMIERE HOMIE 6 ieuse, qu'il brOle de passion spisituelle, Damour spi- rituel, car il existe aussi un amour spirituel, Et de méme qu'il ¥ 2 une nourriture chamnelle ct une autre splrituclie, Aine Doisson selon Ia chair et une autre selon esprit, ainsi il est un amour charnel qui vieot de Satan, ot un autre amour selon Vespris, qui trouve son principe ea Dien, Et nul ne pent élre possédlé par deux armours. Si tu oimes le chair, tu ne comprends pas amour de Fespelt. SI tu méprises toutes les choses corporelles — je nie dis pas seulement la chair e! le sang, mais aussi Mare gent et les richesses, la terre cle-méme, fe ele] lubmeme, puisque tout cela passera —, si tu as méprisé tout cola axa, 24 25, 1 si ton 4me n'est plus retente par rien de cela, et si ta ales pris par aucun amour des viees, alors tu poux com- prendre Famour splrituel. Je dls tout eala parce que Toceasion s'est présentée de parler de amour spirituel, ‘Mais il nous est salutaire de garder le prseepte do Salo~ mon, ou plutot de Celul qui, par le bouche de Salomon, parlait de la sagesse : « Almera, disaitil, et elle te gar deca ; entouro-ia de tes soins, ct ello Woxaltera ; Honore mer, 4 & Ja, afin quielie Cétreigne x Mest aussi une streinte sph riluelle, et plat a Dieu qu'en moi !Epouse ressentit ectte etreinte plus trite de FEpous?, afin que moi ausst je pplste dite ce qui est éerit dans le meme livre : « Sa main care, 3 gauche est sous ma lle, of sa main droite métreindra », nae, 2. Qui me palse » done des Les Sens aisers de sa bouche ». C'est Pusage de VEpoux es Hentures de metire Vimpératit pour Foptati, comme en os mots Ail clout, que ton nom soit sanctifié» au Kew de ¢puisse> ‘illatre Sactifié » 7 de moéma ie: « quill me aise ces Dalsers de aa bouche» au lieu de « pulsse-til me baiser Ensuite, I Bpouse apercoit il vient ruisielant 1 npstutl ands (t4aisu) semble en aver fe sons de ain tio dame © Dae ba deste ape Base ru Notre Pére qul ef 0 6 9 © HOMIEIA PISA cst + utinam » oseuletur! », Deinde conspisit spensumy Venit dolibutus « unguentis » nec aliter ad sporsim lerat venire nev devebat,aliter pattem ad nuptias flu dlestinare. Variis eum waxit c unguentis », feet lam Chri tum, Venit diversis oderibus spirans ot audit : equia bon ubera tua super vinum +. Congeue seemo divinus eande rem pro locorum qualitate diversis vocabulis muncmpa Quando hostia oflerLur in lege eb vull.intellectus oste; dere, « pectuscolum separationls » effatur. Quando ver recumbit » aliqais eum Jesu st sensiaum eius comm: hione perfruitur, non « peetuseulum », ut supra, sed «pr ‘tus » cloquitur. Porro cum sponsa loquilur ad. sponsi quia nuptiale carmen inducitur, non « peetusculurn 9, in sacrificio, non « pectus » ut in Tahanne discipulo, se ‘cabera » nominat Aieens + « qula bona ubera tua supe vinum », Communiea ut sponsa eum seasibus sponsi Soies quia « inobriont + atquo Lactificent istinsmodi eo tatus. Quomodo autem « calix Domini inebrians perquat optimus est», sic eubera pons! omnl meliora sunt evino, © Quie bona ubera tua super vinum », In mediis preci ad sponsnm verba convertit .—« Et odor unguentorum ‘tworum super omnia aromate », Non uno, sed omnibus sponsis venit unctus « unguentis » Si autem et ad meam animam faetam sponsem sta ‘venir digoabitur, quar oportet eam asse « formosa. Ut illum de caclo ad se trakat, ut doscondere faciat a terras, ut veniat ad amatamn ? Quali puleheitudine deco Paemibne Homi 6 ie pasfums, et pouvaitil venir autrement vers Ppou: fe? Le Pete pouvsital envoyer autremeat Je Fils aux avces 7 De divers parfiams il Ma oint, et I'a fait Christ, Ti vient ea exhalant diverses odeurs et s'entend dire (fos seins sont meilleurs que le vin », C'est avec raison {qoe Ie Parole divine nomme une seule et méme ehose {le noms divers, sclon los enuroits. Quand une vietime fat offerte dans Ia Loi et que la divine Parole veut en {ésigoer Pintelligence, elle nomme « le haut de la poitrine this & part », Siagibdl de quelgu’an qui repose avee Jésus ra, 1, 1 et qui joult de Is communion de ses sentiments, elle ne parle pas du haut de la poitrine, comme, peéecdemmenty 3 13,25 Ins de la poitrine méme', Et lorsque FEpouse s'alresse ATEpoux — e'est fel un cantique nuptial —, ['Bevitare ne yarle ni du haut: de 1a pottrie, comme dans Je saeri- fice, ni de la poitrine eomume d propos de Jean fe disciple, sais elle parle de seins :¢ Tes seins, ditelle, sont meilleurs que Te vin», Sois en communion, comme Tipouse, avee Kes sentiments do TEpoux, ot tu sauras que de telles pensées enivrent et donnent 1s ole. Tout comme le ealice Gnivrant du Seigneur est bon ai-deld de toute expression, va, 2 5, ite méme les seins de lEpoux sont meilleurs que le vin, parce quil est dit: « Tes seins sont meilleurs que le Vin», En pleine prére, elle adresse la parole a I'Bpoux : Et Podeut de tes parfums est awdessus de tous les faromates », Ce n'est pas un seul parfum, c'est do tous les parfums qu'est oint PEpoux quand il arrive, Eb si VBpoux dajgne venir aussi Apslicntion yerg non duo dove Som EDD 8 Pame — Combien doftealle etre belle pour Vattirer a soi du linut div ciel, pour Je faire deseendre sur Ta torre, pour qui vienne aupros de Taimée? De dana Laren Seneca eee 2 pu pels hee Pipe tga dete See gene ent tase ost agi eT Es a 87 HOMILIA PRIMA anda est, quali debot amore fervere, ub ea loquatur lam, quac ad perfoctam Ioeutus est sponsam, q eeervix tua», quia « ocull tui, quia « genae tse », g ‘emanus » tuge, quia « vanter tuus », quia humeni tu, qui pedos tui ? De quibus, si conessserit Dominus, disput bimus, quomodo sponsac mombra varientur et sings Tarum partinm laus diversa dicatur, wl post disputat nem etiam rian similites laborem «Bona igitur ubera tua super vinum », Si videris 80 sum, tune intelliges verum esse, quod dicitur : « quonia ona ubera tua super vinum, et edor uaguestorum tu ‘ram super omnia aromata s Malli habuecunt-« aromata « Regina Austsi » detulit © aromata Solomoat » et plu alii aromata » possederuat, sed habuerit quis quantas bet, non possuat Christi « odoribus » comparari de que ‘nung spensa ait : «oder unguonterum uorum super om aromata s. Ego arbitror quia et Mayses habuerit «nro ‘mata set Aaron et singuli prophetarum, veruen, si vi Christumn ot suavitatem » unguentoram » elus edore p ccepero, statim sententiam foro dicens : « odor unguen- ‘torum tuoram super omnia arcmata », q i) nestrain dick 4, « Unguontumn offusum nomen ture, Prophoticum| sacramentom est, Tantummodo « nomen » Test veutt ii mundum eb « unguentum » praedicatur « effaswm », fe Evangelio quoque « muller a tahastrum unguent nardi pistiel pretiosi caput » fosu « pedes » gue « perfudit >. Diligenter observa, quae de duabus « super caput fuderi sae tone Jae, “Er & hoary ds ate ete ‘Stool Die rcs de an Senen wri), sts a | PROMIBRE HOMELIC o7 cle beauté dott-lleresplendis, quelle dit étre Pardear gsm amour, poar quil lu dse'ce qui a di a 'Epoase fprfits # Ton cow, tos-yeux, tes Joues, 128 mains, 100 caw, 11: Yontre, t2s épaules, tes pieds ? An sift de tout ces, nous 1 Fechercherons, si is Seigneur nous Faceorde, comment i Se fait qwon enuméro Iss divers membres de TEpouse, {von fasse in loge dient de chacune de ses partis. Ensuite, aprés epost, nous ehercherons comment notre Jie pourrait recevoir [a méme clogs. ‘fos ses sont lone meilleurs que fe vin Quand tu verras Tepous, Lu comprendras quale dit vrai: « Parce que #e8 fing sont maileurs que fe via, ot Todear de tes Borfems est ainessis de tolls les sromates m Beaucoup Dut eur des aromates: la Reine dw Midi appocia des aro- 1, fates & Salomon j et plusieurs autres possédérent des aromates. Mais quon en ait tant qion voudra, jemais ils ne pourront étre compares eux partuma cw Christ dont i Bpoure ait fei: odour de tes parfurns est 2u- Messus de tous les aromates », Je erois que Moise et Aaron tk chacan des prophtes ent eu Ges aromates, mais quand je vos Te Chg, et que je hume ia douceur de ses partum, je Weide aussitot :« Lrodeur de tes panfums est au-des- ss de tous les aromates » te Nom 4 Ton Nom ost un parfum 76 cut, 4, 3 te Rom pandu ». Cast 1A un mystine prophé- eae Hique. A peine le nom de Jésus vient-iL dans le monde, qu'on proclame deja le parfum o répandu 8. Dane I'Evangile, une femme prit un vase d'albditre plein oa parfun d'un tard véritable d'un trés grand prix, ob x 14 3, Te repandit sir la 88 et sur los pieds de Jesus. Remargue :., 7,20 {erent Pac 390 1 206, — Bt ener aes pha de Abotopneminy rae vet anne Ba Mane oe pede oOranen Le Br Sei cece n suet banger SCGESSRRERS Str nan tet ue peptone eect ie Gane Sienna tea bab tei a ee Siemcamamert comments e seme a Cane # Oe etn sone feig Gmac ie at ones 08 omnis pana Salvataris, siquidem « pecsatrix » super « pedes eb ea {quae dicitur non fuisse « peceatrix », « super eaput ef fudisse » invenitur. Observa, inquam, et invenies in evan gelica lecLione non fabubas et narvationes ab evangelistis, sed mysteria esse eonscripta, « Impleta est » taque « odor hingventi domes », Si quid «peceatri:» habuit ad s pees referendum est, et sf guid ca, quae non « peccatrix: » ad «caput », Nee mirum « damum odore fuisse completam 3 eum hoe © edore » mundus ¢ expletus sit », Seribitur in) eodlem loco de « Simone leproso » et « domo » cius, Ege puto « lepresam » mundi istius esse prineipem et kung. leprosum Simonem » nuneupari, euius © domus » ad adventum Christi suavi « odore completa sit % agente ppaenitentiam « poccatrice » et samcta « guenti odaribus pesfundontes » «‘Unguentum effusom nomen tuum », Quomedo « un guentum > ad effusionom suam odorem Jonge lateque ispergit, sie Christi « nomen eflusum » est. In universa terra Christus nominalur, in omni monde prisdieatar Dominas meus; « anguentia + enim « effusum + est omen » eius. Nune Meysi « nomen » auditur, quod prius Tudaoae tantum clavdobatur angustiis; moque nim Graccorum quispiam meminit eius neque io ulla gontiliam litterarmm historia de illo seu ceteris serip- tum aliquid inveaimas. Stetim ut Tesus nediavit in mundo, eduxit sacom legem et prophetas et vere com- pletum est : « unguentum effusum est nomen taunt». nit» Test = une 5. « Proplerea fuvenculue dilexerant to» Quia « per Spititum sanctum earitas Del effusa est in eorda nostra » Jing gu fete ies tn Hone, becomes etalie oer at emptied JenenChvise aah p88 fle Nas Mae le Seg menue Homease 63 ayer soin qui des deux a arcosé Ia téte du Sauveur : on aconte en elfet que cest une pécheresse gui a répandi, Te parfum sur les pieds. De celle qui le repandit sur la téte, fon dil qu'elle n'etail pas pécheresse Regarde hien & tn trouveras que dans lo texte de I'Eyangile, les évan- : x past te» ergo « ia odorem ‘unguentorum tuorum curzemus », Cum omni honestate de amantilius dictum est : « post te in odorem unguentorum tuoramn eurremas » secundum illud : « cursum consummavi » et iHud : ¢ qut in stadio currunt, ommes quidem eurrunt, uns autem accipit ‘bravium> (cbravium » Christus est), Et haco quidem» adu= lescontulae » quas propter amoris exordium forls stare cognoscimus, inxta illud exemplum : + amicus autem) sponsi stans et audieas eur geudlio gaudet propler vocem spons! ». Tale quiddam et waiiuleseeatuleesustinent; ine toeunt spon forimects remanent: pons verosspei say, eperiectax, xsine macila, sine raga ain espons! «et Diculum », in reginm penetra ingresss revertitur ad «ia Jet pipes cos esol Parmine noMiuie oo par TEspritSainty clest A bon droit qu‘on eimplote fe nom, 55. forme de répendu* e Ton nom est un parfum répandu», En disant cect, "Epouse apergoit les jeunes files, Lors- quelle implorait le Pere de TEpoux et parla, de pres Th Epoux, les jeunes Milles n'élaient pas encore présentes Mais c'est pendant ses demandes, que le chczar des jeunes filles arrive & regoit 'éloge de pons + « C'est pourquol Jes jeunes les taiment et Uattirent ». Les jeunes filles css 1,24 répondent: « Aprés foi, nous courrons dang l'odeur de {co panfumé ». Que c'est bien dit de la pact des suivantes de Epouse, qui nont. pas encore Fassurance de I Epouse | L'Epouse me vient pas derriéee MEpoux, mais elle s'a- vyante 8 sp8 été; elle tent la main de IEponx et sa main 2st dans Ta droite de I"Bpoux. Ses servantes au contraire fntrent apres Ini, Il y a soixante reines, quatro-vingts cut, 6 2 oneabies, et des jeunes filles sans nomibre ; unique est ma colombe, ma parfaite, fille unique pour sa mers, tinique pour cello qui 'a congue : « Aprés toi, nous cour- oud dans Fodeur de ts parfuins » Test dit des amants, avee beaucoup ‘eg Cuttin dugtace “hyn tt unin crac dhesTedeur de tov partum 9s « Ceux qui courent dans le stade courent tous, mais un!" * #8 ‘oul rego le prix », (co pri, e'est le Christ). Et ees jeunes filles, dont nous savons qu’elles restent dehors parce que leur amour ne fait que eommencer, d'aprés ect exemple : Mais Tami de TEpowx, qui ost debout ot Tcoute, est tn 32, rompll de jole & cause dela voix de PESpoux 94, ces jeunes filles supporteront quelque chose de pareil;_tandis que PBpous entre, ellos restent dehors, Mais TEpouse, Alle, parfaite, sims tache ni cide, ayant pénéleé dems ton. 5,21 Vappartement de TBpoux, dans la domeure royale, re 70 MOSIEIAFRINA Yenculas » et nantiat is, quae sola conspeserit, diciique «inleoduxit me rex in cubieulum sum’, ‘Non alt «introdusit» nos plures «in eubieulum swam » pplures foris ramenent, «in cubiculum » sola « introdueitar: sponta, ut videat « thesauros tenebroses et absconcites rrenuntictque «uvenculis »:«introduxit me rex in eubicue Jum sim 2. Rursam « adulescentulae », id est sponsarum ineipientium turbs eomplurima, ingressa sponsa « euble cculum > sponsi et vidente divitios viel eul, dum ii praestolantar advontum, laetae concinunt : xexsultabim! ct lactobimurin te», Pro sponsae perfectione « Inetantur 93 non est enim aemulatio in virtutibus, Amor iste mundus, amor iste sino vilio est, « Exsultabimus et Isetablmur i te, Diligemus ubera tuas". Ila, quae: maior est, iam «tua- rum uberum » lacte perfruitar et loguitur exsultans ¢ ‘bona ubera tua super vinum »; istac vero exsullationem ct lactitiam differunt (madulescentulae » quippe st), Gifferant caritatem et dieunt + « exsultsbimus et Taetae bimur in te. Diligerus » — non alligins, sed ailigemus # —subera tua super vinum »*, Deinde loquuntur ad spon sum : caequites dilexit te o', loudant: sponsam nomen’ Illi ¢ aoquitatis » a propriis virtutibus imponentes : « acs quitas dilexit te », Sao sepia (cguto) eubentam, + appstiement sere ong qe se Ae as ph tat ou Te Canaoe Pe BV kee Paemiban womens ” tourne aux jeunes files ¢t leur annonce ce que seule Femeat ‘ Elle ne ait pas : IL nous 2 intr: LeApparcement lies, nous, It pupavt, Oats 4003p lu Rot parterment; la plupart restent dehors, ci PRpouse entre toute scule dens Papparteat. pour sir Ue trcore mysteries et cuehés ef pour AADOnGET by & dortement 9° Bt de nouveau es jeune files, ceet-die fous tres nombreuse de eallex qul eommencent 8 ere pours, pentont que PEpense et entrée dans Pappa: tement de l'Epoux et voit les richesses do son mari®, et rant quedo atendant son tetom, cheater joven ent Biles se rejouissent de ia perfstion del'Epowe: hay ¢ Amour est sans défaat, « Nous exalterons eb nous nous ‘ejonticons en tei, Nous eimerons tes seins » Celle qui est plus grande jouit dgja di Tait de ts seins et Sexprime. joyeusement + Tes seins sont meilleurs que le vin»; mais les autres remettent & plus tard leur allégresse st leur joie (ear elles ne sont aneore que des jounes fills), olles remettant a plus tard leur charité ct elles disent = ‘Nous exulterons et nous nous rijouirons en tol ». Nous aimecons, disent-elles, ct non nous © almoas tes seins plas que le yin s, Ensuite elles disent 2 'Epoux : « Le Broiture #aime »; a la louangs do FEpouse elles lui ‘mposent Ie nom de Droiture, a'aprés ses propres vertus? ssa & Yoda nde, entre 6 on li, «peda 2, Lo Cia st ape pies yor Ov te ade Tr» Ct Smart cneienes Be fin, Tidy OF ote giles, y make ate ayee an nT oth ane pont p36) Sta Vabote trail: Ret © Le ro), dit-lle, m'a inbeoduite das son appar cay 1, 4, ‘Nous exulterons ef nous nous réjouirons en toi. casts i+. pas db jalousie dans les Vertus. Cet amour est’ pur, cet a OMEN PRIMA 6. Rursum ad « edulescentulas » sponsa responder ¢ snigra sum el speciosa, filise Hierusalem » — simulque dischmus quia Istae « 2dalescenttlae » «file » sunt « Hige rusalem » —, « nigra sum > ergo et speciosa, file Hiern salem, ut tebernacula Cedar, ut pelles Solomons, Ne inti camini me, quia ego sum denigrata, quoniam despexit me sol »°. « Spociosa » quidem est ot possum invenire. quomotdo ¢ speciosa » sit sponse + quaetimus autem, quo ‘modo «aigra » et sine candore sit « pulchra x, Peenitentiam ‘egit a pecvatis, speciem oi cat largita conversio et idea. «speciosa » eantatur. Quia vero nccdam omni pecestorm sorde purgata, necdum [ota est in salutem, « nigra » diel tur, sed in atzo colore won permanet; ft et candide, Itaqus quando ad maiora eonsurgit et eb humalibus ineipit ad alt conscendere, dicitur do on : « quac est ista, quae adscendit dealbata?», Et quo manifestius perlecte myse terium describatur, nom ait, ut in plerisque Iegitur : «ine nixa super fratraclem santa», [d est : « émuzenpsSousy sed ¢ 2ricontu%opéim », id est | eauper pects eius recur. bens » signifieanterque de anima sponse ct sormone dicitur sponso : « super pectus illias recurabens », quia ibi pine cipale cordis est nostri. Unde a carnalibus recedentes spk- ritalia scalire debemus et intelligere muito melius esse sic amare quam ab amore dosistere, « Adscondit » igitur Whip at Spey Daboeae MA BE = Fe ea cio Pars ene one 9 Gankigusy suit Sécbme trdule hoy tant pe Vem tant ba Sem, PREMTERE nOMELIE a ha noteceur 8 4 son tour, "Epouse répond aux de PEpouse jae, Ales do Jerusklem >, et nous fpprenons dir méme coup gue tes jeunes filles sont filles de Jerusalem, « Jo suis not, done, et toute bell files de Jérusitom, comme les tentes de Cedar, comme. les tanstines de Salomon. Ne regarler pas Ace que je sais flevonue noire, piste Te solo ma décolore Ello Sst vraiment toute belle et Je touvera facilement come ‘nent TEpouse est toate belle Ma's i ums Fant recherche fcmment ciaat noir, ct sans blanchoor, ello past éire file Elle a fit penitence de ses peehés st 58 conversion Inia donne sa beante est ponrquoi on la chante tote tlle. Mais peres quills n'est pas encore puriice. de toute solute des péehés. et wk pas encore 8 lavee dens te bain du slat, on la dit noite mats elle ne resie ts dans cette noireur. Ele dovient anche. Cest pour- {vol quand elle se Tove vers depos grandes chose, quand file commence i monter de la bassesse de ce monde aun réalités plus levéos, il est dit delle : « Qualle est bolle can, 6s i qui monte revétue de lancheur ? » Ft pour exyiiquer davantags ce mystére, PEeriture ne dit pas, comme on Je lit dans ia plupart des manuserits : « A}ppuyes sue son Diensaimé 9, brurenpisiaiy, mals Priemyieae, estate dire zeposant sur sa pottsine »;@est & desscin qu'on dit, fe Tame épouse et du Verbe Epoux : « reposent sur sa poilvine »4, parce que Ib réside Ia partie maftresse qurest notre coetr , Nous tloigmant done des choses de la chair, nous devons gotter des choses spirtuelles, et comprendre pave tour aber ue deson chet meme ete as 2 Ropemn at ran eee Soo ene ates eae ee a Fee tae lene eaneum ave Forte peeve = ect pode (tl Sina Stl ite thd Nene rgb A ates niu Sa Nee ons pstr apres ls wobse pant ade jounes filles : « Je suis noire ot toute can. 1. 5 2 Miia Panna srecumbens super pects fratruelis sul» et quae nine i exordio cantiei «nigra » ponitur, in epithalamié de ea fine eantatur: « quae est ista, quae adseendit dealbats 7» Intolleximus quemodo ot « nigra » et « formosa » st sponse, Si autem et tu non ogcris paonitentiam, cav% ne anima tua « nigra » dicatur et turpis et duplici foedi ‘ale (urperis « nigra » propter pescala practerita, Lurpi ppropter hoe, quia io Usdem vitis perseveres. Si ver peenitentiom egeris, © nigra » quidem exit anima tus proper antigua delieta, propter pacnitentiam vero a. bebit aliquid, ut ita dicam, Actiiopici devoris, Et quit seme] Aethiopem nominavi, volo testem Seriptaram et super hoe advoeare sermone. « Auron et Maria murmurant, quia Moyses Aethiopissam habeat usorem s. Et mum Moyses Aethiopissom » ducit « uxorem », stquidem 16 ius ad hano nostram © Acthiopisiam » transmigravil ‘Mormuzet xet « Aaron » sacerdotium Tudzeoram, « mat rmuiret » et « agoga eocum, Moyses de mars muratione aon cura, amat « Asthiopissam » suam, dé (qua et alibi dieitur per prophetam : « ab extremis flu ‘num Aethiopine afferent hostias » et rursum : « Athiopit praeveniel manus eius Deo », Palele « pracveniet » ‘quoraode enim in evangelio « mulier » ill, x quae sem guine definetsat, archisynagogi filam » curatione prat Venit, sic et « Aathiopia » Istrahel segrotante sanata os « Lllorum delieto salus gentibus facta est, ad aemulandut prewine HOME n quil est beaucoup mieux daimer ainsi que de cesser ‘Taimer, Elle monte done, reposant sur la poitrine de son biow-aime, et celle qu’aw debut du eantique on mait noite, voiei qu’on chante delle 4 la fin de Pe Tame : « Quelle est eelle-n « Je suis noire ct toute belle, files peation ge’ Jerusalem », Bt toi aussi, en tant AVEelise’ ue dB glise’, adresse tes paroles aux files de Jérusalem el dis : L’Epoux m’oime davantage, ime cherit plus que vous, nombreuses filles de Jerusalem, Yous demeurez en dehors et vous voyez PEpouse entrer dans Tappartemeat. [Que personne ne deute que celle ‘gui est appelée noire, ne solt 1s elle noire que vous Soinmes, Ne sommes-nous pas appelés & connatire Die 2% chanter Ie Cantique des Cantiques, & venir du fond ide FEthiopic et des extrémites de Ta terre pour entendre Ia sagesse du véritable Salomon 7) Application euunoee Le Reine atid de Suiveu Seka ene ee ae nee nour is inne ht oe eae Can ele See ean ey we cere ae see eee Asan Gianna fe a ae esto sel vot de ecae ce ct ale snsato He ee atten vena ce fell me A a eee Se oe creda lh wae Acne angen no du Salomon qu xt amis ters theca feeateni ais decal ful dane Seer eee eu Oe ee ee tur pate Sale reas Sutin Ge Shon Cx ee ean ee atanleistnyiee ee Uala ce seus do vntaen Ja ae Sen rec cman ds Chany cone Pitt SE a ce ey gaa OE Cae ee a as Skemon, et oil Bt sg. pn ere at oes ey eet atte rere sheen ae cet “ane gos. Tl pacerne « jormosam, u HOMIES. PRs ‘t labore fubricatus est. Dives quippo fait Solomon ob: ‘omni sapientia illus nemo praceesst illara, « Nigra sum et speciosa, filiae Hierusslem, ut taberns ula Cedar, ut pelles Solomonis. Ne intuearaint me, qui logo sum denigrate », Satisfueit de nigrore suo ot per pa nitentiom ad meliore conversa adnuatiat eo « filiab Hicrusalem nigram » guidom esse, sed « pulehram secundum quod supecius exposuirmus, et dicit : « intueamini me, quia ego sue denigrats », Ne, inquit, a remini cotoris esse me tacts « sol despexit me ». Pleng quippe radio ia me luminis sui falgor iluxit ¢t eius sui calore « fuseata ». Neque enim, ita ut decuerat ct soli dignitas expetehat, ilius in me lurnen excepi ; © delic forum salus gentibns facia est » ek rursuma : «jnceedulitat gentium selontia Tstrahel x Haber utramqne api Apostolum, «Fill matris meae pugnaverunt adversam me Considerandam, quomodo sponsa deat: Mil matris mea pugnaverunt adversum me x" et quando « adversum am fratram pugne surresit. Vide mihi Pavlum ceclesia « perseeatorem > ob intelliges quomodo « filius matris elusy « pognaverit contra» cam, Persecutores ecclesia ‘egerunt paenitentiam et ndversa signa conversi « praodicaverunt dem, quam ante deta truebant », Hoe prophetico spiritu spoas nunc canta alt: « dimicovorunt in me, posucrunt me eustoder i vineis, vineam meam non custodivi »*, Ego ecclesia, ego sponsa, ego < sine macula », plurimarum « custos is rursiim ad sororis pxentinne HoMEh " {aire en ce tempsla, pour omer le tabernacle, quand, avec ut aes, 52 tun this grand soin ot un immense travail, lit criger Lo ‘Tope, Salomon était riche, en effet, et, dans toute sa ssigesse, personne ne le surpassa. ‘Je bals noire et toute bello, filles de Jérusalem, comme sos Uentes de Cédar, comme les courtines de Salomon. Ne regariez pas 4 ce que je ois devenue noire, Flles excuse Ge aa nolreaur, el, revemue par la repentance 4 un eat neillenr, elle Se déelare aux filles de Jerusalem naire ris elle, suivant notre exposé précédent, et lle Git + « No regardez pas a ve quo jo seis dovenue noire ». [Ne Vous tonnes puis de ma sombre couleur, le soleil mx'a éidaignés ; car il a dardé sur moi ses feux & pleins rayons, ft sa chaleur m’a brunie * Ce n'est point, en effet, comme HL eoovenait, et comme Vexigesit la digaité du sole! que jfai regu sa Tumidxe, « C'est de lenr faute (des Juifs) qu'est ser 1%, 0 Sonu le salut ans Gentile», et c'est d’autre part «de Vite aon U3 fredullté de Gentils que viendra la connaissance A Israel» Lun et Fautre sont chee UApatre, 7. «Les fils de ma iére ont some cmt, 6 batiu contre moi ». Il faut considérer fn quel sens TBpanse dit : « Les fs ‘de ma mére ont combattu contre moi ». Quand la querelle de ses fréres s'éleva-telle contre ello? Pour comprendre comment Jes fils de sa anére ont eombatta contre elle, Linn. faut considérer Paul perséeateuc de TRglise ®, Les p utours de I'Egliso so sont. ropentis, ob sos adverseires, revonus aux étendards de leur scour, out préclé la foi oa, 1. 2 ‘qrils avaienl essayé de détrnire. Crest oe que chante maintenant Pfglis, dans un esprit prophstique : « Is ont, ditelle, combatta eontre mo, is mont placée coinmme Cami 1. 8 Les eanemls Seas ee eee sum posita « vincaram » a filis matsis meae », qul « ot tra me » aliquando « pugnayerant >. Qua solileltuding ccuraque districts, dum plures « eustodio vineas, meat ‘ineam non servavi », Inollige mihi hoe de Paulo ct ali quocumque sanetorum, qui pro omnium sit salute soll situs, ct videbis, quomado som ¢ vineam x e non cust dicns » aliorum « vineta eustodiat » ; quomodo, ut ale Incrifaciat », ipse in quibusdam damna sustinoat of, «cum fuerit liber ex omnibus, omnibus se ipsum servua fecerit, ut omnes lucrifacerct, faclus infirmis infirma: Indavis Iudaeus, his qui sub lege erant, quasi sub) lege » et cetera, dicalque : © vineam meam non enste diva, Deinde conspicit sponsum, qui conspectus abeoedit. Et frequenter hov in toto carminesacit, quod, nisi quis ipse pax ‘tintur, non potestintelligere.Saepe, Deus testisest, sponsura mibiadventare conspexi et: mecum esse quam plurimm 5 quo subilo recedente, Inyenire non potui quod quaerebara, Rorsum igitur desidero efus adventum ct nonnumquam Herum veait ; et cum apparucrit meisque fuerit manibus ‘comprehensus, rursus abitur et, cum fuerit elapsus, a ‘mo rursus inquititur et hoe crebro facit, donee Mum vere tencam et Innis featruciem adseendam super + Adouatia rnibf, quem delexit anima mea, ubi ppascis, ubi cubas in meridies", Non quaero alia tempora, quando vespere, quando diluculo, quando in solis pascis seeubitu ; illud tempus inquire, quando florente die, Pnewine nomen cs garde dans les vignes, e n'ai pas gardé ma propre Vigne » Moi, l'Eglis, moi PEpouse, moi sans tach, gardicnne do plusieurs vignes par les fils de ma mére qui ‘oat jadis combattu contre mol, Tirallés par es solns et es inquictudes, veillant sur phisieurs vigees, je nal polot gardé Ia maienne. Applique cosi & Paul et & tous cos saints préoceupés du salut de tous, 6t tu verras comment, #426 garder sa Vigne, ila gardé celle des autres ; comment aussi Dour ea gagner autres, Iuiméme conseatit a cevtaines été atablo em, 5 2 pertes, ef, libre qu'l était entre tous, il sest fait serviteur« cx, 2,028 do tons pour les gagner tous, devenn faible avec les fibles, oif ave les Juifs, pour ceux qui cont sous la loi comme étant luismeme, ete. Mpouvalt dire : «Je n'ai pas gardé sma propre vigne » Ensuite, ele cherehe duregara'Eponx, aqui, aprésstetre monteé, aispara Cela arrive souvent, dans tout ee antique, ¢t seul pout le comprendre qui I Toteméme éoreuve. Soavent, Diow m'en est témoin, j'ai senti que FEpowx Sapprochait de mol, et qui etait autant qu'l se peut ‘7co moi; puis stn est lle soulan, et fe a’ pu trouver «que je cherobais De nouveau je me prends & désirer 8 venve, et parfolsilevient jot Iorquil mest appara, ae je le Liens de mes maias, voiel guine fols de lus f aéchappe_ ct une fois cvanoui jo me mets encore § Te rechersher®, Il fait cel fréquemmont, jusqura ce que jo le tienne vraiment et que je monte’ appayée sur mon ien-aime, Disparition de PEpoux 8. « Annonco-mo}, toi qu'aime mon Ct ke repos ame, oi tu fal Ps me, of tu als paftre, ot tu reposes au Mit midi ». Je ne cherche point Pautres ‘moments, quand tu fais poitre lo soir, lo matin ow aut cou- {ts Pires, a mention ‘Pum phonemsing mgstique eter & une Ope cet rattan aie man aoe gees in Sts Tatty tet sign, ace p NITES) 2G nar eate ee emrmasth, Site Oe Jes he Oar, 28 % owiLta PRIMA quan plena lace in maicstatistuae splendore versa ‘Aduitln mihi quer dilxit anime me WDE pel tubas in meridle » Dilgenter observe, whl « meridemy Jeger. pad Losin « meride » falres prandlum brant, angel « meridie » Abrabae siscipiuntur hospi ct cetera istiusmed. Quaore ct invenkes scriptaratn diy mam non fe frit, wpumaveOe NM fermonem. Quis pntas est digas ¢ nobis, Wt ad « me ftom uequ prvenat wd 8H ese wee sponeus « in moeridien ? Adaualia mihi, quem dik anima mea, bi passa, ubi eubas im merit» Nit et Si te admins ince enabunda car dium te quae, win »aliorum » gregesineurere»e, fice erabese, fae mean sine va Soke, S ‘tuippe spensa « formosa » etal mudain faciem pon ten na bi sol, quem iam pridam deosenlat sum. ‘ Adnuntia mihi quem cilest anima mee, ubi past ‘bi cubs in meride, ne quando fi sleut_co0pe Super aroges sacatium tuoram », Ut iste aon patie, « ron fia ooperte > ut ora non contegnm ct ed a urque perveniens incipiam forsitan ct ¢08 amare, @ neseo,fdelteo «adnnntia mihi, obi > quran eb La nia in meridie », « ne» forke « fam quasi soopel Super greges solo tori 9% 9, Post haec verba sponsus oi comminatur et dicit aut « cognosces temet ipsam », quoniom regs es Sp at « formosa » et a me facta « formosn >, ego siqul + exhibui midi gloriceam ecelestam non habentem ma Jam neque ragam »; aut scite quia «si te non cognoveris LER plas vat be aetna PRIOHERE HoMELIE % ther du soleil Je cherehe ce temps-, quand, dans ta aplendeur du jour, tu to trouves en pleine lumidre dana Péclat de ta majesté. « Annonsomel, tol qu'aime mon Ame, ol tu fais paftre, of tu reposes 4 midi». Renargue fee attention les endroite ot tu bs: mic, Dens l'histoire de Josephs, c'est & midi que les freres pronment Laur repays Gout 6 28 es anges recoivent 4 midi Phospitalité d’Abcaham, et ett iy ater meron semble Cree et oie terse que ie divine Benture wemplole pu hague aoe Sins rolton, a hasand. Qui, pemsesiy et digne port Fe ¢'atteindre sw nd pour vais 9 [pou fat pottes ese & mi? «Dito, 8 tal queame mon Se, ita fais ptr, ob tu reposes A midi Sil ne me Fae ances, fo vee erer ce fous botes fy to cheroant, jo {umber sur ks troupeaix des sures pasteur. Or, fou alee que toi me gent, et je me voile le vaages, Ca je suis une dpotte tee bell et fe ne monte point eon inge A dccouvert, sinon 8 fol sul, que al bulsédepuls Ibagtempe aes ae bel gut he ee 1a Bs de Pia pute on tpn & ere eae ee sil oant ln rocpenins oe tes compeguons RE pie coe pros kane re onuvee point fon tango ek ques venant & teutes erie mosonmaaltaieete uaioar Sat pet Beare een be te wlpoat ay cb caliente (cacaevene Cues tone et ft ponte ar cane ap 9. A cos mols, U'Bpoux la menace et lui dit: Ou bien tu te connaitros Tobmeme, ea t0.e6 une sponse roy loute belle, et eest mai qui Cai faite toote Tiel, puis: ‘Les Brobis et les Bowes m HOMILIA PRIMA, ct tuam neseieris dignitatem, patieris haes quae sequut tur, Quaenam ista sunt 7 « Si non eognoveris temet ipsa fo pulehra in mulioribus, egredere tu in vestigiis gre ct pasce » non groges oviumn, non agnorum, sed « hed tos »*, « Statuel » quippe « oves a dexiris et a sinisix aedos > « Si non eognoveris temet ipsam, 0 pulchra i mnulierbus, ogredere tu In vestigils geegum, et ps Iaecios tos in tabernaculis pastorum »". « In vestiglis inquit « pastorum » novissima tics, non inter = ovea sed inter « hacdos tuos », cum quibus habitans non poteri riceum, id est cum « bono » esse « pastore», 10, « Equitatui meo in curribus Pharao assimilay tes" Si visintelligere, asponsa, quomoda rscie te» debe ‘eognosee oul te « comparaverim », et tunc videbis tale ‘te case, quae turpari non debeas, cum tuam specie recognoveris, Quid est igitur : « equitatui meo in euzribi Pharao a te 4 Scio ego equitem sponsom p phets dicente : «et equitatio eius salus » © Assimilata es ‘ergo « equitatul meo in curribus Phargo ». Quanto dl soquitatus meus », qui sum Dominus ct « demorgo i fluctibus Pharaonem et tristatas eius et adscensores ei cel equos eius et curras cius » — quanto, inquam, dif ‘cequitatus meus » ab equls « Pharzo », tanto ci mel ces omnibus ‘liabus, tn sponsa, tu eeclesiastiea anim omnibus animebus quaz non sunt oeclesiastione, Init i ecelesiastioa anima es, omnibus animabus es melior Si non es melior, non es eccl ccurzibos Pharao assimilavi te, proxima men +" tica. « Equitatai meo i ore 7 aque Jo me sus fit one goo dloviuse, sans. tate Br on ere gueee Ue ae te coma ok mon ignores aga tu sa ce gust Gadclcome tesitinets tune owen 0 hele Ses Te tomne,sors ag fess en tence, il puter oo plas los Goupenx dos bree det Gore, ete us de eet see er ote tle bons an gauche «Si net Connal jean (0a nee ts ey eae ae Ste coopers ott oer te ae tore fe pasteuy » Sor estes des pasout, et Eoarat i tonne den puca ose ies bower Demewsal wee ray, te he putas Efe ayo mo, Cesta ave e hon basta © eadall/ abiase ca omnes Cane decor ela Miles de dhs a0 Phgaons Se ce MUD Dol ised ee ees ae eae a eed 2g Mar ene Giger ice: cet cee ee eee ras aera ue os Boot Tr a rape ae ie pe tampa eta See eccrine een Cee Laem sted Aa ee ae one gee ak Coe ee eet coneuietat se oouae ee ede ee eee ae ara ae ties mies aan ee ae eer ape eiietearee ateyay cae scmnatteh bows One pe rue sce mat cbt iaduct URS ride Lines Meneehis pete eee (Sn, ry sae) uti opp ut Me org nt me seoaronnncs Sie 4 MEQine Hp Chr 0, 3. 7 osans4 PRIA, Doings polehitudinem sponse opsta amore iit. « Gonae tase ut tutus» Faciem if bud Gt « genaram » eure sucendlar. Puleritde qup um in gals dltar cao quamplsin, Itaqua nos plerituiinem animae atlas ois lal ‘ero elu ob lingam ineligentiam practicemes, « Collus tuus monilc »'. Ut ormamentum, quod sol sepium ponder « alo» et mnacupatur Spy Sine Toc decore ts ipse «alas» ext ormamentum, Post hase Daponss ein reeubits, «Requevit»qulp 1 ut fap et eatlus loonie obdormivit » ut dine out aude + + quis suseitait um? "Quo ine { dormiente» apparent sponsa spol sodales angel his cam sermons conoantar no Ue aren on tenia « facere» 20m pesmi non sums fam divi Of sponsus tus, qu aureum Ub «mone» legit 20 ‘omiltadines our fasten » non habens ura. hee quoque lacandum es. si «smiitudnes aul & a stigmata feciamos agent + Sinililutne a face {ii cum stgmatibie argent =, -varum non ofa tl {ino tue anc aru (to ento pes (Vee San ped Gem {ett Bale C Uhh pst) Pere vt po enters a Sik rede apne no Gc karsnnfevton sbwrsineny tt, e+ ‘Sloaenve tpn) or at rnemrine nomic B parée a toutes calles qui n'appartionnent pas & Tis. Done si tu es une Ame ecclésiale, tu es sneilleure que toutes es fines ; si tu n'est pas meilleure, tu n’es pas dime ecele- siale. «Jo te compare & ma eavelerie, au milieu des elvars fe Pharaon, tof ma toute proche » 1 déerit ensuite, avec un, amour wereription I I spirituel, Ja beauté de son Epouse ¢ de FEpouse {Tes jones sont celles Mune tourtes cam 110 relle x 1 love som visege, et seaflamme & Ta rougeur fhe ses joues, C'est aux joues surtout qu’apparail. In heauté d'une fomme, Entendons dont par les joues ls Deauté de IMime ; dans les Kevres et Ta langue, nous pour rons voir Fintelligence. «Ton cou ett un eollier », Parall done A cat ormement cate 9, suspendu dordiasire au cou des jeunes filles, ct qu’on appelle Spyiense (petit collier), ainsi, sons cette parure, tan cou Ite-méme est un ornernent, Aprés cela, PBpoux entre dans son Le Repos du Roi repos. Il repose comme le lion ot s'en- dort ‘comme To. tioneeau, afin quill puisse entendre ensuite #« Qui le révelira ?»1. Durant om,249. Xin sommel, les compagoons de Epox, lea anges, ap- Iraisseat A UEpouse ot ia consoleat en disant : Novs ne Pouvons te faire des ornements der, nous ne. sommes [oint ausat riches que ton Epoox qui te donne un colier er, Nous ferons des imitations d'or, ear deus n'avons cu, yoint d'or, Tr we faut pourtant te réjonie aussi de ce que tous te fassions des imitations or aves dee rohauts d'ar- gent, Nous te ferons done + des imitations d'or avee des Fehrs d'argent mals pas toujours, seulement jnsqa’a ce que ton pout 26 leve de son repes. Lorequl sera n OMELAA panes pote, sed « donee » sponsus tuus consurgat a « oubita Si enim ille surrexerit, ipse « tibi aurum x, ipse « faci argentum », ipee tuam mentem seusumque decoral tt eris vere dives in sponsi domo sponsi« perfocta », «e gloria in saecula saeculorum, Amen! » PRmUERE HOMELTE a vel te tera, Tai, de Vox, il to fera de Pargeat 5 c'est Int quf ornera ton espet et ton entendement jet tu seras vraiment riche, Epouse parfaite, dans la maison de PE poux, 4 qui appartient Ia lore dans le sibeles des sitles. Ames ee 1 34 HOMILIA SECUNDA Ab eo loco, in quo seciptom est : « nardus men dealt ode rem suum »: usque ad cum Jooum, in quo ait: « quia Yas tua suavis, ot forma tua speciosa » 1. Ommes animae motiones universitatis « condi Deus » exeavit ad bonum, sed pro usu nostro Mt saup Lut res, quae bonae sunt per naturam, dum male eis abt ‘imag, nos ad pocenta decucant, Unus de animes moti amor est, quo bene utimur ad amendum, si sapiontis famemus et veritater ; quando vera amor noster in pel corruerit, amamus earaem eb sanguinem, Tu igitur, « ut spiritalis », audi spiritaliter amatoria yorba cantari disoo motum cnimae tuae ot naturals amoris incenci ad meliora transferre secundum illud : « ame illam, secvabit le, circumda illam et exaltabit te » 4 Vis, dlllgite uxores vestras » ait Apostolus, sed at stetit in c0, qaod dixerat :« vii, dilgite weores vestras) ‘yorum selens esse dilectionem virorama in propriis quo ‘uxoribus inhonestam, ecions esse ct placentom Deo, deat ‘quomodo « viri uxores suas amare » deberent, inferens. ccvin, diligibe uxores vestras, sieut et Christus ecclesia Bt hee quidem In provemio vorum quae postea diss ronda sunt, diximus. ‘og ees lene ee epg pa HIN Jere DOE DEUXIRME HOMELIE ‘Depuis Yendroit oi il est erit ‘¢Mon nard a donné son odeur », jusqu’a : ‘Ta woix ost euave ot ta face oft belle», 4. Tous les mouyements do lame, Les deux amours Diet, Auteur! de toutes choses, les a eréés pour le bien Mais. en praz fique, il arrive souvent que les bons objets aus condiisent au péehé, parce que nods en usons ima Or, an des mouvements de Tame, cest Yamour® Nows fn usons bien pour aimer, lorsque nous aimons Ia Sagesse ot la vérits malt quand notte amour s'abaisse A des choses moins bonnes, c'est Ia ehair et le sang que nous timons, Toi done, qui ¢s epirituel, ontends spiritudlament 1 cer, 5 1. Chanter ces paroies «amour, et apprends élever vers te qui est meilleur, aussi bie le mouvement de ton dme que Vembrasement do ton amour naturel, suivant cette Parole s« Aime-ta (la Sagesse) et elle Le gardera ; enloure- om, & 6 fh et elle Vexallera ». + Maris, aimez vos epouses » dle TApotre, mais Ml me eat, 3, est pas anré18 a cela, Hl savait bien qu'il y a un certain amour des maris, mBme pour Jeurs propres epouses, qui fot déehonaéte, ot Un autre qui plall a Diew, Aussi, pour fenseigner comment les maris doivent aimer leurs femmes, atl ajonté :« Maris, aimee vos Spouses comme le Christ ‘ime TEglise x Tout edd, nous avons dit en maniére de prologue 4 ce qui va suivre. gnc antag ue cen at ee ell ai cre conse a HOMILIA SECUNDA 2, Quia vero amici sponsi, + dum rex in recubitu su eat 9° — « requiescens > enim « dormivit ub leo et ut ‘ulus loonis»—, sponsae promiserant, donec ille consurges ret, se csimilitudines auri ot argenti esse facturos » nom Iabentes « auram » ut spensus, et quodammedo alts verbis sponsi possio pracdicata est, non irrationabiliter ad ‘hace sponsa rospondet ; et ipsa dispensationem quendaan passionis intelligens ad id quod audiorat : « similitudines. auri faciemus tibi cum stigmatibus argenti, donee rex. jn recubitu suo » alt : « pardus mea dedit odorem suum, Faselculus guttae fratruelis meus mihi, in medio uberum. ‘meorum demorabitur >®, Quomod igitur aptabimus ej quod pracerssit : « donec rex in recubitu suo », id quod see | 4quitur = « nardus mea dedi odorem swum »'? Loguitur Evangelium quia « venerit muller liabene alabastruin nguenti nardi pistiet pretiosi » non illa « peccatrix x, sed sancta, de qua nune mini sermo est, Seio quippe Lucom de « peccatrice » Matihacum yera) 4 URE "Bact foadek te aeattng a2 BSB iene fants tenia hattegoc ote vente ashy nds Feet any hr eto paw cto ene sei ii ttn rove met el eee ih ence eras Gee a eee AT je ie encom i Pon cube oom ly eausne ne bee ‘Er Gin enn a Rp nnd ea (ote, 22,94 et ence drs 4,75 aan e ar cab ao). Ces hg a a i'm Cu sis a aetna “Soni bien, gue, dans pene Onan seo at 2. Les amis de FEpawx «alors que cot, peer \ Zeta Ft tat dans son repos > — S48 argent & lrgposint fl» dorms comme 1 nea, Soa ete Honceau) —acaleal promis 4 fare 8 1Bpouse to attendant ques Ive TEpoux et Saute davoir de Foreomme tii, des imitations dor et cot, 1,2 argent Cetst ty tatmes vee Fanuonce Ge le passion de I"Epous. Au i reponse de /Epouse n'est p82 Heaisoonable! Comprenat che aust quelgae chose econo cela pason, ce quote entend « Nows fe erons des imitation @y aves dex tebats angen tant que le Rat ese dans soeepo ele pond : + Mon ard ¢ deans sonicetre g Banquet de myrive A dememere extte ico ols» Cemipentadepteronsnous dre ce faut pretda (anne que te Rote dans ton repos Ce qui vest ma icant Maranga dene sipaeg et 9 vintecune fermme du porfum dua me. hard veritable d'an grand prix » ; ce n'est pas de la péeheresse, mais de la sainte que je parle‘. Le plcheresse ‘et la sainte. Je seis que Te parle d'une pécheresse. Mais Matthieu, t&:1. 9. SLAP Gch inate a psn = os mee Seip lin eStore: 'Gpente x rao apparent pets, «rane 7g [latent con dances teas», en tsa tent des pon 5 Ove viet top it dane In taaen peer za use at el ge ton tee Pi tte, ied een a emrae an) a repand le ora (1G Mere 9) pource pont Sea ie ee emma isp td te Ager: de Grote at ta five de Diet (en ue) dans le recee Hoge Syste cr oe ee Nes all pr «Sar a peters oft nope, vl ea pas Bt ohana ig est pose mod UM Cua, 38 82 HOMILIA sReUSDA et Tohannem et Marcum non de « pesutrice » dist «Vent » ergo non « peecalrix lla, sed satcta,culusnomen | quoque Iohannes inseruit — ¢ Maria -quippe erat — et Pevangelate fa pas far non plus de ob parti qe nous peuvons ‘oir'de nos yous, mais due naré spirit), d'un nara qul Bdonne son odeur | SAE Ser deol cota er ares ae | Siw atene rae 83 nowmaa sEeuNDA id est guttae sive stillae — ‘unguem, casiam, 2, « Paseiculus st « fratroelis meus miki», « Guttam, goltanum > In Exodo leghzus praeeepto Del in « thymiae mas, in sucordotale chrisma, confecta, SI ergo videvis Salvetorem meu ad terzene ot humilis descendentem, vvidebis, quomodo a yirtute magna et maiestate diving ad nos modica quaedam « lla» delluxerit. De hac «stilla» et prophets cecinit dicens :« et erit de stlla populi huius congregandus congregabitur Tacob 1, KA sleut! secundum sm sensum « apis erat praccisus ¢ monte sine manibus » nostri in carne Salvatoris adventus —, neque enim totus ‘mons »fuit, qui descendit ed terras nee poterat humana {ragilitas totius cmontis» magnitudinem eapere, ed «lapis exmontes, «lapis offersion’s, petra scandali» descend in mundum—, sic secundum aliam intelleetum « stilla» upeupatar. Oportebat quippe, ul quia « omnes gentes: in slilam situlae reputalae sunt » is qui pro omnium se Tute factus est ompia, etiam sstillas ad ezs feretliberandas. Quid enim pro nostra salute non factus est ? Nos inanes et ille « exinanivit semet ipsum formam servi accipions 1. [Nos « populus stultus et non sapiens », et lle factus est « stultitia procdicationis », ut ¢fatuum Dei sapientius fleret hominibus » Nos infiemi, « infirm Dei fortins Hominidus factum est ». Quia igitue universae « gentes nt tila situlae et ut momentom staterae reputatue sunty, ideirvo fastas cst « stilla » ut per cum « a vestimentis » nostris odor wStillae procederet insta illud: «amyrriaa ot stilla et easia a vestimentis tuis, a domibus elephantinisy, 4, Gout Si tm avai tad fet sla a gute ie aie + Liat deme aun etre Eo aS) ATi Sennen dents vie tress em mor Seng yagi he seca apigetag e ea ae , te toesene yates erat a \ © goutte »4, Nous fisons dans I Exode que, sur Tordre de Diew, on avait falt de myerhe, donyx, we, 1 34 de casse et Ge galbanum un parfum a brdler et un ehréme sacercotal. Si tu vpis dono mon Saaveur doscendre jus qu'aux choses terrestres et humbles, tu verras. aussi comment, d'une grande puissance et d’une grande ma- Jeste divine, uno petite goutta s'est deculée jusqu'a nous si celle goubte qua chantée le prophete lorsquil dit: « Et d'une goutte de ce peuple sera réuni Jacob, qui Mest, doit Biro rassemblé » Suivant une autre interprétation, Ja pierre détachée de la montagne sans Te secours dau eure main était lavenement de notre Sauveur dans 1a chair, et ce ne fot pas touts 1a montagae qui deseendit vyors la terre, carla fragilits humaine ne pouvait pas com tenir la grandeur do In montagne tout entidre ; s2ule tune piesre de It moatagne, une piers dachoppement, 1 me. xocher de scandale, descendit dans lz monde. Or, selon (7 9% tune autre intorprétation, e'cst ainsi qu'il faut enon dre la goutte. Pulsque toutes les nations sont consh 1 déeées comme Ia goutte suspendue 4 un sean, il fallit one que celui qui s'est fait tout @ tous pour Je salut do tous, se fasse également x goutte » pour que las nations soient libérées, Et en cffet, que n’estil pas devenn pour notre salut ? Nous sommes néant + il sest aneanti Iui- méme en prenant Ia condition de seruiteur ; nous sommes tun peuple fou ct insensé: il s'est fait folie de la prédica- tion, en sorie que.ce qui etait folie de Dien soit plus sage cor, 1,21 aque les hommes; nous sommes faibles ; ce qui etait fale ce 1, as Diese de Dieu est deveau plus fort que les hommes. Ainsi 4, 1 ‘done, toutes les nations gent eonsideréos comme Ia gontto dda seau ; et conime e® qui fait pencher Ia balane, U 'est etn 8 Ys st sé» ome, cane Agu met oes a dows secunDa e& quibus laetineaverunt te Allse regu to honore tie quae in quadragesimo quarto psalmo dicuntur ad spon. ‘Paseleulus stile fratruelis meus mins. Consideremus, quid sibi ot « fratruclis » nomen velit. Keelesia, quac heed Joguitur, nos sumus de gentibus congregati ; Salvator’ nnosicr sororis eius filus est, id est aynagogae : duae quippe Sorares sunt, ecclesia et synagoga. Salvator ergo, i Giximus, Mius synagogae sororis, vir ecelesiae, spousua coclesine, «Sratruclis » est eponsae tse. seieulus still fratructis meus nib; in meilio ube rom meorum commorzbitur >, Quis ita boatus est, ub Dabeat hospitem in prineipali cordis, «im medio uberum s, in poctore suo sermonem Dei? Tale est quippe quod feanitur : «in medio ubersim meorum commorabitar » ‘sion fueriat fractae mammae tua», ein medio » earwm hhabitabit seemo divinns. Decehat in earmine nuptiall + mommas » potius appollars quam peetus. Et porspi coum est, cur ad expesitionem cius rei, quae dicit : «it ‘medio uberam meorum commorabitur + sit assumpturn # x sion fractae fuerint mammae twae »— cin medio ube rum fuorwm commorabitur > sermo diviaus, unde dis si non fractne fuerint mamrane tase x — de Ezechiel In e0 quippe leeo, ahi Hierasalom dominiea voce corr pitur, inter cetera dicilur ad eam : « in Aegyplo fractae sunt mammae tine», Castarum ¢ ubera 9 non «framguatur 9 1, Bees comprnde ai eprint = oper ax wc Einar ge stone et aps i estes, « alrn sate tee Tone oct dttan, comune st dcome Mt Gass wap {pleat nied separa eon te Pobven (Cl ; one ty ecte quchg amie TEL Se a ee oe SECOND NOMI 84 fait goutte, ot yer iui 'odeur de Ia goutto s'exhale de nos elements, suivant cette parole:+Le myrrke e: Ja goutte my 4 94% la casse sexbaleat de tes viterents, de tes mesons ‘Fivoiea, dont Cont fait present des filles de roi en ton honneu? » Cest ee qul est ait de FEpouse dans le psaume quarante-quatze ‘Mon bien-aimé (aeveu) est pour moi um bouquet: de Css hm ayrite», Considérons ve gue veut dive fet le nom de «ne vou 2% 1?Rlise qui parle ainsi, cst nous, qui avons été rassomblés do a gents. Notco Seuveur ct lo fle dela Scour dela gentile, estecaize de a synagogue : car eles sont deus sours, IPglise ot Ia synagogne® Notre Sane Your done, como nots avons ity Ii mer do Ea Apoox de Tulse, est, en tant que fs de Ix syaagogten swear, Te « neveu » de son Epouse coor «Mon hien-aimé est pour mot un bouquet de myrrhe ; il demeurera ct. 3, 1 centre mes seins », Qui est & ce point hhourenx d'aveir pour hots dans la partie maitrossa qu’est Je comar, entre Jes seins, dans sa poitrine, le Verbe de Diew? Cest dion cependant ce qu'on chante + Il aemeurera entre mes seins», « Sites mamelles ne s2 sont ta, 2% 4 pas affasséos », au milieu dVelles habitera le Verbe divin, Dans ua eantigue nuptial, il était convenable de parler plutot de mamelies que de poittine, Ft il est clait que Pest en vue dexpliquer « entre les seins il demeurera », ‘ui'on dit: » Sites mamelloa ne se coat pas aflaisces % 16 ‘Verbe divin reposera entre tes seins. Crest sinsi que al Ait, ePaprés Rvéehiel=«Si tes mameelles ne se soak pas alfaise Bes 25% 08 >, En oot endreit, cn ollet, of Jérucolom est repri- mandée par la voix du Seigneur, on Tul dit entre autres Les Seine de PEpeuse 3 Senin 8 stearate Pal ay «eaten par hat ti Jercalem terert, ele’ es series) pa Sime Setaniem ees nate tor aie) te), cue 85 HOMILIA SEGUNDA se moretsicom « mammac » laxis pellibus inrugant Pucdicarum erecta sunt © ubera » et virginali rubore tu ‘mentia, Suscipiunt sermonem sponsum et dicunt : « i ‘medio uberum meorum eommoral « Botrus cypri fratruelis meus mihi »*. Ioitium sermonis in germine et initium id est tionis, in Verbo, unde ait : « botrus eypri »— id est flori ‘ionis — cfratruelis meus mit». Non omnibus est «otra eypti », sed his, qui eius flore sunt dignl, Allis uva yack at ; huie soli, quae et « nigra » est et « formosa», in ois decore #o prachet. « Botrus eypri fratruolis meus mihi a Non simpliciter ait : « botrus eypri fratruelis meus », se cum additamento « mihi s, ut doceret non omnibus eu eso « botrum eyp» ‘Videamis autem et In qulbus regiontbus « botrus iste sit sponsas, « In vinels Engodai »'. Quod interpres tatur oculs tentationie. In « vineis » igitur oculi tenta tionis « boteus eypei fratruclis meus mihi ». Tentationls ‘culus in praesenti est, siquidem in «tentatione x moramul ioe mundo, et « tentatio est vita hominis super terrar ‘Dura in hae luce versamun, ein vine's »sumus « Engaddy si gutem moroerimus poston transplontari, a nostro a ER: Bape a ie seeonbe WoMELIE % «En Byypte tes mamelles se sont afloisées n, Les scins des jeuncs files chastes ne salfaissent pas, mais ce sont les Imamelles des prostituées qui deviennent fasques sous tine pea. trop large, Les sens des jeunes filles pudiques ‘ont tondus ot goatles par In pudur virginale. ee sont flies. qui regoivent les paroles de U'Epoux, et disent Rote mes seins il demeursra m La erappe 1a ErApPe rappe de troénc ». (est ici (troéae- vuonpas) le commencement do la Parole, son germe ; le commencement de la Moralsoa qui se dit yds, de la floraison dans le Verbe d'ou il est dit ‘Mon bien-aimé est pour moi une geappe de trotne , e'est- fedire de foraison. Ia'est pas une grappe de tro®ne pour tout le monde, mais seulement pour ceux qul sont dignes ddoea flene, Pour les autres, Ilya d'autres grapes ; pour bile seule, qui est noize et toute elle ise montze dans la Beauté de ta fleur : « Mon bion-eimé est pour mo) une {gfappe do trogne », Elle me dit pas simpleinent ; « Mon Diensalme est uine grappe de trobhe » mais aves Paddition pour moi » ; an de nous approndre qu'll nest pas une fgrappe de troene pour tout le monde. ‘Mais voyons oncors dans quelles Les vignes é 3 régions se trouve cette grappe de @Engeddi —yeEpouse. « Dans les vignes d’En- cet, gad», c@ qui se traduit « os de Féproave ». C'est dans Tes vignes de Teall de T'épreave que moa hienvaimé est pour inoi une grappe de treene. L'osil do Pépreuve est fans la vie presence, pulsgue nous demeurons. dans épreuve (qu’est le monde) et que « la vie de Thomme zm 7. 1 su la terre est nne épreuve o. Lorsque nous sommes dans la lumiére de ee monde, nous sommes dans les vignes GPEngaddi; mals si nous meritons d’étre ensuite trans- ‘grat es ear me pe, (etc) an hr oar pein» Cost raion de ete aie cpr cigene We FESEEvE exe «Mon bien-almé est: pour mol une cams 1,4 86 MOMILIA SECUNDA ‘cola » transforemur. Nee dubites quit possie de « Engadk vvineis » ad loca meliora transferri : « agricola x noster a¢ ‘ctransferendzm vineam » crebra_mediiatione iam eal uit. « Vineam ex Aegypto transtulisti, elecisti gentes et plantosti eam. Operait mentes umbra ous, et arb ‘Gus cedros Del ». Eb have quidem, quae exposuirausy oeuta sit sponsa do sponso significans amorem suo, hhospitium, quomodo « in medic berum » ef sui cardis arcana sponsus veniens « commo= retur >, 4, Rursum sponsi ad cam sermo ditigitur eb dieit ¢ ‘sccct es speciosa, proxinm mea, eove es speciosa ; acu tui columbae =, Ma sie dieit ad sponsum: «cece es sf , ‘mais Tu ef belle,ima toute proche»? St 'Epouse est Iota ae Epoux, elle n’est pas belle; mais lle le devient quand tle ft nie au Vere de Diet Et c'est & Dom droit que ‘pou ut apprend maintenant 4 étte toute proche, & ne pas sécarter de ses ebtés, « Que ta cs belle, ma toute proche, quo ti es bole», Tu commences tre belie quand fwaves toute proche ; et alors, quand tu ax eommencé délre belle, tu cs belle, méme sans qu'il fell y ajouter zn toute proche, tu Tes sbsolument. x Que tues belle, ri toute proche, que ta es belle» 1, a porno tga ot el go caja bamoar se (Epes een cer eerie, Sai leer a Vipouso, et lul dit: «Que tu es belle, cas, 3, 15 7 oxen scuNDA ‘Videamus et aliam Tandem « speciosae >, ut et nay. gemlemur spensae fier. « Oeuli tul columbae ». x Quik ‘viderit mulierer ad coneupiscendum x et « moeshatas ‘cam fuert in corde su0 », «ovules» non habet « columbee: Si quis vero ¢ oeulos » non habet « columbae », « demi sul Ingreditur « iafolix » non servans illud, quad In Proverbiis est praceeptum : «in domum autem frat ‘tui ne intros infin» (pro eo quod Septuoginea « infelie interpretati sunt, Aquila Hebraeam exprimens veritatem tultum, posuit). Qui autem hal « ceulos columbae », videb recta et miserieordiam pro rolur ; videns quippe recta misericordiam consequetig, Pore, quis videt reeta nist qui casto conspectu et pu oeulis » intuctur ? Noli igitur mii de his tantum e: ‘coulis » intelligere quae dicta sunt, lect et de his int lexisse non inutile sit, sed ingrediens ad interiora eordig tui et slios « ooulos » mente perquirens, qul et a ¢ Del mandato ilhiminantur » —« mandatum quipp> Domi Iueidum illuminans ovulos » —, Hud onitere, Inbora, e fende, ut sancte inteligas universa quae dicta sunt, e similia « spiritui, qui in specie descendit.columbae » aum dias, quia «oculi tui columbze 2. ‘Si inteligls logom spistaliter, « ocull tal columbae sunt; si intelligis evangslium, ut se valt intolligi ev {gelium of praodiceri, videns Jesum » omnem languorem et infimmitatem » non sclum eo tempore, quo carnailt frat 1. Latocte ate Stanton el ye sspnsga. ol ae sala stuiepssenniescenent patel ni Srgfer ‘Oe teste Ors {ec eben ace eh Sida i eeecat cineeeet seers sean ie ou ne alle efor ng de Ec ln Giga Neus avn SRST es geet acne Va mate a sEoONDE most Eo Consens aussi aa autee doge de le toute bal, pour' que ote ESpisons egtement &deven epee, 1 Tes ys sont dey lobed la ale jt ke yo ‘ur vat Tenme pole eouvones ols dgaconia aes Sho lances; tapas au yeu ae ene Gell telat pes desgore te SURE ae align evs Ga tCinneds de Son ea sera ck guar pe foe Lee ne te In webon de bo ites (Ce aie es eae feat por melhonats Ageia sents Toso Gr Phases guar trytes gees ne) Gy tetsu ado» enn de colombe voi juste of met i tisonorde.« Cavell lot jst, eooramibrordes ee gard chaste cave dap yews pus? Neva done pes Ccliprendes co dou ae queen So eee proddre aus de ces youmia, Beno a Litenenr ds ten bar seehoncey aves fm espe antes yer scene trp gout luive pa ey Conant ae’ Dies ub canmandoment de Diow en fe st Ines ethaes Ger « Bh efector Gordie ee opp thf de Conprenice ature toa zg 28 tt pug fs Yous aout dat nonin, ettenar txt Gf quo conblale 4 estes sana so a fotme Seeome Sita comprende Io Lo spttusmeay, tas yeux sont daptolomber, Domenes! ti eomprende? vanglceamme Tihmgle veal cre sure er pret Voisy alos Jess used tout langues ob inka, nop seated a4 Let yeux et les colombes unt ins eile elven ne eete Fe" irate SS Gavi mene a aout «a owe days eso de msc iG ces Se ot don sera pels do Frodo Hou nr ehh ogee Al ure acl Feuer swede: Gul aa at esr Deru dont eect my nah ee «(2 Bonne Vee 8) Nrenive pas malleureun tvs 2,16 facta sunt, fuisse medicaturm, sed hodieque medicantem, fet non tanturn tume ad homines deseendisse, sed hodieqa descenidere eb esse pravsenitem ; eecce v enim eega vobised sum omnfbus diebus usque ad eonsummatfonem saecull ‘ Ocull tui columbae sunt. Ecee os speciosa, prossim moa, e800 es speciosa ; oculi tui columbas », Has de sponsa audiens laudes, sponso vicem in laudibus tribu non quo ei id, quod non habet, suo praeconio langiatm sed intelligens decorem elus atque eonspletons alt :« s spoclosus fratruelis meus et quidem pulcher ; lect roster urabrosus>". Quaer9 «leotum», in quo sponsus e sponsa requiescat ; et, nisi fallor, corpus humanum esty siquidem ille in evangelio © paralyticus », qui « iacebat Iecto » et « abice in domum suam sublate grabato » vous jussus est Salvatoris, antequam sanaretur, super deb ‘membrorum cuorum ¢orpus ineebat, quod postea Dei Vi ttutesolidatum est. Sic ego intelligo alle grabatum tu cet vade in domam toam ». Neque enim ad hoe filivs Del de caelestibus ad tecrena deseenderat, ut de lectus i ‘pert et w consurgenter » ab aegrosatione sua sine leer ‘tulo non pateretur abscedore « tolle » nquiens « grabaturm ‘tuum ct vade in domum tuam », Et tu jgitur a Salvator sanatus « tolle grabatum tuum et vade in domuin Lam ct, eum ad te, spoosem sam, yenerit sponsus et in teeum fueritreclinatus, dieas :« e2ce es speelusus frat IIs meus et guidem pulcher ; acclinatio nostra umbros ‘Ecco es apeciosus, fratruclis mens », [pse et © spesiogus tise dvb : inetrigite at mp yen en Feruealsoarens come at a tic {steGen SE Se tiny Peas nce oe foo SEcoNDE noMELAs 88 ‘temps oh ila opére ces guérisons sefon ta chal, mals encore ‘aujourd'hui ; et voisele non seulement descendu vers Ios Trommes en ce tempslA; vois-le qui descend encore an- jourd'hui ety est present, ears volcl que je suis avec Vous sa, ‘ous les jours jusqu's 12 consommation des siécles » «Tes yeu sont des colores. Que Le tit ombragé ti es hells, ma toute proche, que th ce bela; tes you sont dos colombes > Lifipouse entendant ces Touanges, vend’ & son tour des Tommages a FEpon. Non pas quelle luk domme en Sloss fe awit nauraitdaj, mois, comoronart 6a Desa, et 1a contoraplant, elle dit: Que tu es beau, mon biew-aimé, one. 6 ef graciews; notre i est ombragé », Je cherche Je lt pour ‘au'y Teposent 'Epoux avee 'Epouse. C'est, si je me me trompe, le corps humaln, Bn effet, ce paralytique qui gisait Mu > 2 sur son lit eta qui le Seigaeur enjoignit do s'en aller dans st, 9, « 34 maigon emportant son It, galt avant d'éize guéel sor le faible assemblage de ses membres, qui furent alfermis ensuite par la vertu divine. C'est ainsi que je comprends ordre: «Prends ton it et va-t'en dans ta maison», Car Je Fils de Dieu n'était pas descend du ciel sur la terre pour donner des ordres touehant des lits ; il n’étalt pas fleocendu non plus pour ne pas Taisser sen aller sans ton lit celal qut reléve de sa maladie, Jorsquiil dit Prends ton lit ct va-t'en dans ta maison >. Et tol done, fuer par le Sauveur, preads aissl fon lit et vacten dans, fa maison, et lorsque |"Epoux viendra & toi, son epouse, ct sera conché aves toi, lot diras : « Que’ tu es beau, mon bien-aimé, et graciews, notre lit est ombragé. Que tires beau, mon bieo-aimé ». Tl est beau, il est om- Drage: x pendant le jour, on olfet, Ie soleil ne te brale pas ai la Ione pendant 1a nuit» ae erg emer sees SABES Biteomer eves Papen, ee poot in uh abet arent ba et ee are ee ee PRBS afin tants ae ieee inne vena sepec pee me 89 ROMIEAN Secunia ‘sroonDE HoMEie 0 fest ct eumbresus +; « per diem » quippe « sol now uret : 5. «Les poutres de nos malsons sont cus, 3,17. ‘neque luna per nosiem » Tes poutret de qu caare ». Ces paroles sont dites par plusieurs. Il_me semble que e> soat tks horames gal sont avee Ppons et dont il été pane pus haat qos les isent = Nos maisons sont charpeMtées caus 1,4. te poutres te cede et ont des amabris de eyprés car, oa fiw da nand sauvage, eotra le eyprés, ety au tiew a Ih Conyae, sélovera Te myrte>. Rechereke done de quell ts, suture sont os bois ot eomprends quo is eddre ne pourrt pas, et que lecypres est d'une tts bone odeur ; Laval for aus! charpentct la maison, de fagon ue Fon pulsse dire aussi de tot Les pouires de nos moicons sont de fede et nos lambs de eyprés > coi, 5. «Trabes domorum nostrarum ced »', hace multi ‘tudinis verba sunt. Vidontur antem mihi viri hoe dicere, qui cum sponse sunt, de quibus superius sermo praefati est, « domus cedriais trabibus intexlas et eyparlsss eons tignalas., siquidem «pro stibeadscendet eyparissas et coniva adscendet myctus >. Requirens fgitux, culus natu {sta sintligna, ot xcedrum > imputribite ot «eyparisoum doris optim! deprehoadons labera ct tu itaseontignare d ‘mum tua o, ut de te quoque possi dic: « trabes domuum noslcarum cedri et contignationes. nostrae cyparissl 6. Apres quol, YBpanx déolare scat 3,1 «Je suis la Meur du champ et Te Tis des alles», Cesta cause de moi qui étais dan Ja vallée, qu'il est descondu dans la vallée et que, vvonaat dans Ia valée, il devi Ae Varbre de vie qui avait été plants dans Je paradis de arcs, % 7 [Dieu j et il est devenu i leur de tout le ehamp, c'est-2- Aire du monule enter, de toute Ta terre Qu’est-ce done Le ts 8. Post hace sponsus loquitur : « ego fos campi at eon pentent uium convaliium *>. Propter me, qui ia « vale » cramy descendit in « valle » et in v valle » veniens fit liliam va iam » pro «ligno vitae. quod, plantatum est in paradis Dei», el totius « camp», id est totius mondt et universagl terre, « fos facts est. Quid enim sie potest esse «sos » ‘mundi ut vocatlum Christi? « Unguentum. effus ‘nomen ius»; aliterid ipsum dicitar : ego flos eampi Iiliom convallium et hace quidem de semet ipso. Deinde sponsam laude ait: « ut litiam in medio spinarum, sie proxima mes in medio Mllacam »', « Siout li so eee ae mene eer aera rang nen Sian aoe te inert "ernest ects se ee bo nade b cheque da, co eat ort ‘ec Borince ale gS Boring) n gindrabenent ot tpt TOmebke, De Prnetn Hs tiered, Rossen 49, er De Seong, Tan (ate eee 90 HOMILIA SECUNDA spinis » mon potest comparari, inter quas frequen exoritur, eodem modo « proxima mea » super om oc filias lium » est « in medio spinarum >. Ista audi sponse vitem reddit sponso et sentiensilius etiara ali suavitatem In vocem Ioudaatis ernmpit suave sit ad edendum. Fst sutom sliguld, quod opt at saporis sit et odors, id ext et faces duleore delctet spirtum mateeat oderatu: tale est emalum »titiuam est naturae, ut in se utraque possideat, Idcireo volens nem slum beneoleatian sermoais, sed et dulcorea ius ng Tudare sit: « ut mslim in lignis silvae, ita fratruel mews un medio Mliorum »'. Osis » ligne », omnes ae ores ad comparationem sermonis Dei slvae infrao cxistimantar, ad Christum saltus est omne quod dixe ef infractuosa sunt omnia, Quae enim pessunt dict eu comparata, frucifera ® Eliam a « liga 9, 4 Videbantur fructibus ineurvaci, ad eoliationem advent lus infructuosa monsteata sunt. Jeo + « ut melUunt I ligeis svec, ita fratruelis mous wm medio fileram + if tumbra cius conoupivi et sedis. Quam palchre non a in umbra illus » eoneupisco, sed: in umbra eus ¢ coup », ob non + sedeo, sed sed. quidem in pine zon possumus ewmn ao proprius conferve sermonem, ¥eTlt {in principio, ut ita dicom, quadam maiestatisiius « bra » peefruimur ; unde et in prophets legitur « Spi srconDe Howéuir 0 qui peut ttre, autant que te-nom du Christ a ene ds fone ?« Ton réme gui est exprime il en wares termes :¢ Jo 8 Te fleur du champ et le is ces alles», tats i eR {ait Papplieation & Intméme. Louant coowite US pous, irae tra toite proche ait mies ds less, One peut cor parer leis ax pins parmi lesquelles il slave fréqacr>™ ment, et me toute proche aucdesnis de toutes les Ales, set Ts on aula ton Gptanert Unieege ares paroles, donae Ja réplique a I’Epoux, ot, sentant une nou- ‘ole suavite‘en Tuy estate on paroles de fouanges. L’odeur des. parfums, quoiqu’elle Stexhale avec suuvite et” ztte Voc rat, mest pas pour autant dun godt snave?, Mais ily a quelque ehose qui estsuave ct A'edorat etn got, qui déleete le palais par sa siveur, ot emlaume Yair qu'on repire c'est la pomme, qui, parnature, possiide Tun et Fautre. C'est pourquoi, youlant louer non seule ment V'arome de sa parole, mais aussi sa saveur, ! Rpouse it: Comme la pore parmi les arbres de la forts, sins! ‘mon biva-cime esb au milieu des fils » Tous Tes arbres soat for8ts stiles en comparaison dur Verbe de Diew TTowb ce que ti pourrais imaginer ne sera que broussailles ‘ea comparaigon du Chisst ; devant lil tout ost sans fruit = Que peut-on appeler fécond devant Ini ? Meme ces arbres qui semblent ployer sous les fruits, en comparaison de ‘a venue manLfestent leur sténiite. C'est pomrguot comme Ja pomme « parmi les arkires de Ta forst, ainsi mon bien- aaimé est au mile des fils» « J'ai désiré ere & son ombre ot jo mo suis assise », Ello no dit pas — et elle fait bien — je nésire dtre assise & som ombre, maisu j'ai désiré étre La pomme 1 Remarguts 1 watt Org de Sudeir to aes Tb oe pis a lr ft recone Foe ote ng Se ee idence aa oie aaeay ins dane nt Sarai pin ve report Fire tr fot Monae en als ceo tes Nae «Comme un lis au miliew des cpinos, talle est co jom stun parfum répandu », c'est cola cant, 1, 3 a HOMILIA steuNDA faciei nostrae Christus Dominus, eui diximus : ia umbra lus vivemus In gentibus « et ab » uinbra yd ¢ umbram s liom tranemigramus ; «sedentibus » enim «in regione ft umbra mortis, lax erta est iis», ut transeamus ab «um Jha mortis » ad umbrarn vitae. Semper istiusmodi sunt profeetus, ut in exordio desi ecet quispiam saltem in virtutum « umbra » consistere, Ego pte ideo et nativitatem Tes ab « umbra » ¢0 et non « in ambra 9, sod in veritate filam « Spiritasy inquit « sanctus veniet super te, et virus altissimi obume Drabit tbi >, Notivitos Christi ab « umbra » sumpsit-oxor dium ; non gelum autem in Maria ab ¢ umbra » clus nabi- vilas corpit, sed el in te, si digaus fueris, nascitur sermo | Del, Fac fgitur, ut possis eapere «umbram » elus et, com sc umbra » furis digaus effeetus, « veniot ad te ut ita dicar, corpus eins, ex quo « umbra » nassitur; nam ein | ‘modlica fides ct in maioribus erit fidelis » «In umbra sius concupivi ot sedi », Vides quia nom semper xin umbra » sieterit, sed inde ad meliora Lransie™ it dicens : « of fructus eis dulcis in gatture mea. go, Inquit, «desideravi in umbya eiuss requiescere, sed poste quem sua mae protexit «umbea », etiara « Sructibus illus » seturatus sum et dieo: «ot fructus eins duleia in guttare 6 TRO seal ange ed Pane bv Mire ya ede dane woront sean erine evar ee cen, ‘oe Tatede tu ort ou uous eggs don), bose rome SECoNDE nomELE 1 assise & Gon ombre »; et pas «je m’sssleds », mals «jem Suis asisen, SI nous ne ponvens pas, dis le commencement, lier vraiment conversation aye lui, nous jomirons tout de meme des lors d'une eertaine « ombre » diraije, de sa mmajeste. On Bit, en effet, dans les Prophétes : «Le souille de notre face, le Christ Seigneur, auquel nous disons ¢ tam, 4, a0 sous soa ombre, nous viveons au milieu des nations »; et une ombce nous passoas A une autre ombxe ; car « pour m9, ‘cous gui étaient assis dane Ia rexion et l'ombre de Ia mert, Ia Tamigre est apparve », de telle maniére que nous pase sions de Tombre de ls mort» & celle de la vie %. ‘Les progrs veat toujours ainsi : au debut, on aésire an moins se tenir 4 L'ombre des vertus, C'est je pense, la raison pour Iaquelle la naissance du Christ & commence 2 partit d'une ombre et s'est tormainge, non pasdombre, mais dans la vérllé. ¢ L’Esprit- sur toi, ef la vertu du Trés-Haut te couyrira dé soa om- bro», La naissanes du Christ a done commencé par une ‘ombre, Blais ee west pas seulement en Marie que cette nnaissance a commencé par une ombre ; le Verbe do Dieu hhait aussi en tot sit en of digne. Fais done en sorte de pouvole capter son ombre, et lorsque ta seras digne de Fombre, son corps viendra a toi, pourral-|e dirs, oe eorps dou nait Fombre, ear eslul quiest fdéle dans les petites ts 19 0. tehases Te sera dans les grandes*. ‘J'ai désiré stro € son ombre et je m'y sus assise ». ‘Tu vois qu'elle ne sera pas toujours A Fombre, mais qu'elle passers aun élat meilleur Iorsqu'elle dit : « Et son fruit @st doux d mon palais ». Moi, dit-lle, fal désiré reposer sous son ombre, mais & pene me protéget-il de son fnnbre, que je suis rassasiée de ses fruits, ot jo dis: « Etson ruil st deux 4 mon palais »% cote 3 exe hs bot cs chs + commons or Pare de Ppt See por eye eile ke Cte ie 8) tine an poe ret sda tiara el ho mtter it, estal dit, viendra ts 1 28, 2 ROMIUIA 51 7 « Inivoducite me in domum vii »*, Foris ste sponsue et al sponsa suseeptus est 5 « ia medio » qu euberum » eius requievit. Plurimae « invenculae » non sunt istiusmodi, ut sponsum hospitem habero ‘antur; «moltitudini »foris «in parabolis loquitur » Quam vereor, ne muliae « adalescentalae » forte os sirmus, «Tntroducite me in domum vini a. Cur tam diu foris neo ? « Bese sto ante ostium et pulse ; si quis mil ap ruerit, ingrediar ad eum, et eenabo cum co ot ipse cum >, —« Introducite me ». EL nume eadem dicit ser ivimus : ecce Christus Inquitur: wintroducite mes. Vobi ‘quoque catechumenis loquitur : cintrodueite me 5, nom simplicter «in Goma», sed ci domum vink> :izplestur | ‘vino laetitiae », vino Spiritus sancti, anima vestra ob slo < introdueite in domum» vostram sponsum, « Verbum >, sapientiam » everitatems, Potest autem et ad cos diel, qui necdum perfect ant : vintrodueite me in domar 8 « Ordinate in me caritatem >". Bleganter locuta st: cerdinate » ; plurimorum quippe inordinata est « a= ritas »; quod in primo Toco debent diligere, «iligunt in secunde ; quod in secund, diligunt in primo ; et quod ‘oportet amare quarte, cmant tertio ; et rursum verti in quarto, ct est in pleriaque onde perversus, Sanctorum vero x carilas ordinata » est, Volo ad intelli gendum hoc, quoil dictom est: ordinate in meearitaterma, aliqua exempla replivare, ERIE « lardrgt te Gt eo x oe RE Ce ee 1M enol qe Fes det pone i, dae pence Origin, ae ued Soke dram Le inf tere he ot FA SECONDE HOMELIE 2 7. « Inteoduisse-moi dans ta maison du Vint L'Bpour s'est tonu debors, cant, 2, « tila été regu par pause ; il repose centre ses seins, Beaucoup do jeunes files nen sont pas encore & mériter de recevoir Hpoux comme hote + car ‘la foula, it parle au dehors en paraboles, Comme je erains me. 4 {gue mous ne soyons beaucoup de jeuncs files | « Intro- uisez-moi dans la maison du vin 3, Pourquol restéje s Jongimps en debors ®'« Voiei que je sais & la porte ck ame. 2 que je frappe : si quelqu'un mvouvre, ffentrerai chee lut cet Je souperai avec Tui et lui avos:moim « Jatrodulsez-mol Maintenant encore lo Verbe divin nous dit la méme chose. ‘Voici que le Christ GIL: « Introdulsezsmal », Crest & vous aussi, catgchuménes, qu'il dit : « Introdvisez-mei »; aon pas cimplomont dans la maison, mais dans + la maison eet, 0, 9. Gu vin +; que votre Ame soit remplic du vin de la joie, du vin de (Esprit-Saint, eb ainsi introduisez 'Epowx, lee, Verbe, la Ssjesse, la Verite, dans votre maicon. On peut ee, 1,9 done dire, meme A ceux qui ne sont pas encore parluils: y. sa 4 ‘ Intreduisez-moi dans la maison du vin ae Le cellics dorEpouse 8. « Ordonez en mol 1a eharité » exes 24 Ia bien choisi cette expression : quill leur faut Aimer en second, ils T'siment en premier, et ee qu'il leur faut aimer en quatriéme, ils Taiment ea troisiime, et de nouveau Ie troisitme en quatrieme, et ainsi ordre de la clarité est Louleversé dans la plupart des gens. Mais Ja have des saints est ordoanée. Je vais donner quelques ‘exemples pour faire comprondre ce qui ost dit ici: Or tonnes ed mal In ebasite = Lorde de la Charité {eps'sa vert Ge syrupatucto Ompi coaeamt ce serena itt "Hp eal eet py anyon eller 23a Fn ta dai Feces te ete das 3 HOMILIA SEGUNDA. steoxpe roan ‘Val te sermo divinus « diligere patrem, fiium, filam 3 Vall te seria divimus « diligere » Christum nes dicit ti, nie « diligas » liberos, ne parentibus « caritate » iungaris, Sed quid tibi dleit? Ne inordinatam habeas xcaritatem he primum patrem et matrem », deinde « me dillgas 9 16 « fi ct fliae » plus quam mel « earitate » temearis 4 Qui mat patrem ct matrem super mo, non est me di gous ; qui atnat fifiom ant filiam super mo, non cot ddigaus », Recole couseientiam tuam de « patcis, matris fxgtris allecto, considera qualem clrea sermonem Di ct Iesu habeas « coritatem > ; statin deprehendes ma te « flium eb filiam diligere » quam Verbum, magis parentes «amare » quam Christum. Quis putas ita pre feeit e nobis, ut praecipam of primam inter omnes 3 ‘monis Dei habeat« caritatem , qui in secundo loco ponat ? Juxta hte modum ama et uxeram tusm. « Null quippe aliquando suar earnom odio habuit», sed amat ‘iba carmen +; «erant » inguit « duo » noa in unum sp ‘tum, sed cerint duo in carmen unam , Ama et Det sod ama illum, aon ut « carmem et sanguinem », sed “copititum »; «qui » enim constituens ad wniuseuiusque a lectionem proprium aliquid apposuit eb dedit intelligen tiam ordinis his qui possunt Serlpturam audlre dicen ‘ordinate in mo caritatem » ; ¢ diliges Dominum Deu et ta fille ; la Parole divine veut que tw aimes le Christ, ppas élre uni aux parents par la ehrité, Mals que dit-elle ? Noaie pas de eherité désordonnée, maime pas @abord ton pore et ta mere pour m’aimer ensuite, ne sois pas lach# par Ia charité A ton fils et & ta Bille plus qu’ ra ‘«Celui qui aime son pére ot sa mére plus que moi n'est ps8 digne de moi; celui gul aime son fils ot 3a file plus {que moi n'est pas digne de wol +. Repasse dans ta cos: cionee affection que ta as pour ton pire, et ta mete, eb lon frére, et considére Ia quslité de fa charita, ew éeord la Parole de Dieu et de Jesus. Aussitét, ti) teeonnalt ras ‘que tu aimes plus ton fils ot ta fille que le Verbe, et les parents plus que le Christ, Qui d'entr> nous, penses- tu, a fait assex de prourés powr avoir comme prlne}pale ot premiere eharité entro toutes, eslle du Verhe de Diets, of pour mettre ses enfants en second Liew ? De Ia méme nt aimeras aussi ti femme, « Personne, en effet, 1a cu son propro corps en haine », mais il T'aime comme sa dhair; els seront deux », estil dit, deux non en un esprit, mais eserant deux en tae seule chair». Aime Diew fuse aime-fonon comme la chair et le sang, meis comme esprit : ¢ Gelui qui adhere au Selgueur est un seul esprit avee lui » La chatié est donc ordonnée dens les parfaits. ‘fin que, aprés Diou, méme entre nous, ily ait de l'erdro, 4e premier commandenent est que nows aimions nos pa rents, le second nos enfants, Ie troisiéme nos servitenss Mais silo fils est mauvais et le sorvitour bon, lo socviteur Alot etre mis aia place du fs, dans la chats, Et ainsh ilse fera que la charité des seinis sera ordonnée. EL notre Maitre ct Soigneur, stabliscomt dans I'Ewanaile los pre ceples de la charité, a mis une vertu propre & Teffection de chacum, ct a donné Vintelligence de cette ordomiance 4 eoux qui peavent comprendre PBeritury : « Ordonnee eamol la charité x «Tu aimeras le Selgnaur ton Diew de tout ton ewar, de touts ton ame, de toute ta force et de tout ton esprit. Ta almores ton prochain comme tol gine ». Tava pas dit =x Diew eomme toj-méme, ton pro- La Parole divine veut que tu aimes ton pire, ton fs we, 19, 37 ct elle ne te dit pas de ne pas aimer tes enfants et de me 1B, fon Te, 61 ee 4 OMIA SEGUNDA SECOND HOMELIE ow chain de tout ton eur, de toute ton ame, de touts ta ores ct do tout ton esprit», De plas, il a dit: «Aimez vos fennemis », sans ajouter de tout votre coeur. La Parole divine nest done pas desordennée, et elle n'impose rien ‘impoesible, ni ne dit: Aimer vos ennemis eoxme vouse ‘mémes, mais seulement: Aline vos ennemis® 11 doit leur siffire que nous les aimions, et que nous ne Jes ayons paint th haine ; mais le prochain eomme tokmeme et Diew de ‘tout ton ewuc, de toute ton Ame, de tout ton esprit et ‘ie toute ta force. Si tu comprends cela, et i tu accom- lis ee que tu as compris, tu smras fait c@ qui est ordonné pur la parole de! Epoux :«Tatroduisee-moi dans la maison ‘iw vin, ordonnez on moi la eharitS>. Qui, ponses-tu, sera parm vous d’ane charité ordonnde ? ‘tuum ex toto corde tuo, ot ex tota anima tua, et ex tote, virtale tua, ¢¢ ex tota mente tua, Diliges proximum tuum iv te ipsum », Nom ait: Deuma « ut temet ipsum », proxi mum «ex tolo corde, ex tola anima, ex tota virtule, ex: ‘ola mente ». Ruxsus « dillgite» inquit « inimicos vestros « fob non appoouit « ex toto corde », Non est inordinatua sormo divinus nee impossibilia praccipit noe dict «dic ite inimicos vestros ut vosmet ipsos, sed tantum «di alte inimieos vestros ». Suffet eis quod eas « diligimas, ft odio om habernus ; « proximum » vero « ut temal ipsum, porre « Deum ex toto corde, ot ex tota anima, ex tota monte, ct ex tote virtule>. Si hace intellexeris of inlellecta compleveris fecisti quod sponsi scrmone prac: cépilur : « Introducite me in domum vini, ordiaate in ane earitatem s, Quis putas e nobis «earitatis est «ordinataes® ‘«Confirmate me in unguontis »', Unus de interpretibi osuit ty sbvéflg, Hacc autem sponsa loquitur, «Stipate ‘me in malis »°. In quibus « malis » 2 « Ut malum in Uigais. sivas, ila fratroelis meus in medio flicrum x Kdeireo, ‘in malls lus stipate me, quia volnerata eavitatis egoa' (Quam palehrum est, quam decorum a o earilate » vulou accipere! Allus igeulum earncl ameris exeepit, ali tereono cupidine «valneratus» est ; tu muda membra tua et prache te ciaculo elecho>, iaculo formeso, siquidem De sagittarius est. Audi Scriptura de hoe eodem « iaeulo ‘Confirmezcmai dans Tes parfums “Un des traductours @ mis 2 obverhy Mais Epouzo répond cee: « Soutenez- rol avee des pornmes ® >, Quelles omnes ? x Comme la ypomme au milieu des arbres de lo fore ainsi mon bien imé ou miliu des fl» C'est pourquol : « Soatonez-moi dome svee sex pores, parce que je suis hessée de cha Tite », Que west beau, que clest noble de recevoir des blesses de lx enartet L'un recoit les traits de Famour charnel, an autre est blessé par une passion terreste ; La blessures amour ‘Ratooates = (2h em vin jbi10c¢ 7) Danse grad Comnentie 12 hslece (lawns nF. ae Sremuyee te xtc beplono' ae Apaicnan U2 Se oak Pi C1 78 4) ae pi te seated ret en rine ts on tr tn atts es ihepet ate al iq meee 360% Stine ie tome ewes ery quad ex ito caitati rect secu loo baberedebeam Ut aig cate 2 3, 95 ONILIA SecUNDA Toquentem, immo, ui amplius admireris, audi ipsom ‘iaculum », quid loquatur + « posuit me ut sagittam elec fam, et in pharetra sua servavit me, Kt dixit mihi : mas -gaum {bi est hoc, vocari puorum meum ». Intellige < sagitta » quid diest et quomado a Domino sit « electa », Quan beat est oes iaeulooevulnerari of Fav sagittay fuerant-¢ vilneruti wil, qui later se iavicem eonferebant dicontes + « nonne cor nostra ardens erat in via, cum aperiret nobis seripturas ? Si quis cormone nostro, 5 quis seripturac divinac magisterio « vulnoratur» ot potest dicere quia vulnerat caritatis ego », huae et illud fore siten sequitur. Quid forsitam dieo ? Manifestam prom: sententiam, {© Sinistra cius sub eapite meo, ot dextera clus come plexabitur me i. Habet eb « sinistram > et « dexteram sermo Dei ; sapientis, cum pro intellectus varietate si multiplex, ia sobiaeeutl una est, Tpse Solomon de«lsevas ep e doxtera » sapientice doeuit dicons = « longitudo ent cb anni vitac ia dextora cius, in sinistra autem ius aivi tine et gloria », Igitur «laeva cius sub eapite meo », ub mi naeent (sy at, reppin count ls al Eesgiitiee alate he tints, Ei done ners dep loge vous et foc herent qa wena teut Be ae sreoxpe HoMéLIE 6 quant & toi, Aéwade tes membres3, et préentetol & ta fee de choix, aa Mgehe toute hele, car Vest Diew qul en ost Fareher Eeoute I Beviture qui te parle de vette Ingme Ache bien plus, émervelleeio davantage; éeoute ¢ que dit la-tHgeho alle mémo: «I ma posse eomane une fhe de choty, et Im'a gardde dans son earquols. EL Use, (6 im’a dit : Crest une grande chose que dre appele mon “niant> 8, Comprendsee que veut diz le féehe,et comment flle'a été choise par Je Seignenr. Comme c'est heurenx alétre blessé par cetle Meche | C'est par cotte leche qurent. te bosses sot qui sentrotenaient entre cux on dant: Notte cour wetaitdl pas tout brine au dedans des 2 ‘ous, en chemin, Jorsqu'l nous expliquat les Bexitures 2» Siquclgu'un est bless par notre parole, por Fenseigne- rent de lw divine Eesitine, el sl peut dite + Je stl blessé de charité, peut-tre Gla Sapplique-t-l 2 lui. Mais pourgueh die jor peut-stre » ? Nest o0 pas évideat 2 9, «Sa main gauehe est sous ma t8te cu, 2 Leéteeinte el 'sa main droite m’etreindra Te Verbe de Dien a une main gauche t uno main droits ; In Sagesse tout oa etant multiple sum. 1 21 Sulvant sa yariété dintelligence, est une en son fond. Salomon lutméme nous a instruits de Ia droite et dela gauche do la Sagosso quand ila dit : «La Jongueur ot Les Pow, 946 aunées de vie sont dans sa droite, mais dans sa gauche 28k, — Deve te mtératre sta erin « reat» er un peeoten metre Scat nah do inet an dcp ie nay Spits, seubdeen quem fle alae heme (Hie (satya ea a ation de el re Se el rman est Sy 3 Jin cestermdinent thy nn otcigeynppiqus olan &stat tan Bape Ss de fDyeu ‘ean le feat mae MSS pret fe eas cy HOMILIA. SECUNDA faciat requieseere, et bracchium sponsi flat « cervical meum et rectinelur enimae principale super sermonem Dei. « Lacva cits sub eapite moos, Non tibi expedit I bere « cervioalia o, quoc lamentatio sequitur. In Ezeet seriptum est cvae iis, quae consuunt cervicalia sub o ‘eubitu manus!» Noli « consuere eervitalia >, nol « capil» cliunde requiem quacrere, habe sponsi «laevam sub capita uon eb die : «Ineva eins sub capite meos. Quam curn babu cris, ommia tibi, quae sunt cin Ioeva» tribuentur; dla quippe : «in sinistra autem cius divitiae et gloria», doxtera eius complexabitar me x Totum te sponsi «do tera compleetator ». « Longitude quippe et anni vitae in doxtera cius » et ob id elongae vitae et multorum den fxis super terram bonam, quam Dominus Deus tuus) abit tii o ‘c Adiuravi vos, file Hiecusalem, in yirtulibus et vitk os agri +. Quid « adiurat » sponsa « filias Hieruse Jem + 2 « Si lavayeritis et suscitaveritis caritalem > Quamaiu « earitas x dormit in vobis,o Miiae Ffierusalem: 6 cadalescentulac», quae in me non dormit, quia « vulne rata suin carilatis»? In yobis autem, quae ct plures esti ‘ot adulescentalae et «iliac Hicrusalem», dormit «caritagy spousi, « Adimravi » eryo © vos, fllae Hier evaveritis o ot nom golum « levaveritis », sed el « suseitsn 1, Sa nde sal spi Pie em ort SEES vtan saa ete ids 26 to, ee seeoxpe nomen 96 sont rehesses et gloire x1, Done so main gouche est sons ma (ble afin quelle me fase reposer, quo Ie bras do TEpouss dovicane rion orciler, et que ls parte stresse fo mon ame repoussurle Verbs de Dieu. «So main gauche fst sous ma tates Tne be sed pas avoir des orders qu fe font. soupirer. I eit crit dans Tzéehiel : « Dale e014 hour & ceux qui eousent des cousins sous toutes les aour- Dire dela mio» Ne cout pas des coussine, ne rcherebe pas ailloura de repos & ta tte, aie 1a malo guuche de Piipous sous ta tht, ot dis:« St raain gauche est sous ma fie » Lorsque tu Fauras ainsi, tout co qul est dans Ia main gauche te sera ancordé, ob tu das: « Dans st mein auche out richesies et glee »®. BL sa main droite m6 freincra, Que la draite de Epoux Velreigne tout entier. La longictr et le années do vie sont dans si droite», row. 316 SE eest pourguol {auras uae longue vie et beaucoup de Ex, 2, 2, jours, str la bona terre que lo Seigneur ton Diew te dlonacra + Je vous en conjure, filles de Jéru- Corea 7 salem, par leo yortus gt los forces du champ » De quot P&pouse conjure= ‘elle les files de Jerasaler ? x D'eveiller et de faire lever la charité », Depuis comabien de temps la eharité dort- alle en vous, 6 lillas de Jérusalem, 0 jeunes files ? Cette harité ne dork pas e moi, parce que je suis blessée do charité. Mais on vous, qui tes filles de Jerusalem, qui tes nombreuses eb Jounes, la charité de PEpone dock, Je Vous en conjure, Blles de -lérusalem, sk vous avez cville, EL non sealement éveille mais ausst fait lever la charité Ggui est en vous! Le Créateur de toutes choses, lorsqu’il Second repos ‘de PEpowe est ea ei le ge er da ste Pe tommentent inte se mtine posrgs 6°Vchiel (Worn. 8 3. cae bth Dogine terrae pis enremett cafe de esr Yrs err om agent a ea cane eet ni bas dc Lon, an tn el sor