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LA CONTEMPLATION DE DIEU © 3050, by Le Falters du Gert SOURCES CHRET Collection dirigée par Hae Luba, Secretarial de Dirsetion Ne 64 Serie des Texts Monastiques d’Oceident, n° TI GUILLAUME DE SAINT-THIERRY LA CONTEMPLATION ‘DE DIEU LORAISON DE DOM GUILLAUME Irenonuarroxt, TEXTE LAEEN ET TRADUCHON DE ‘Dom Jacques HOURLIER moine de Solesmes LES EDITIONS DU CERF, 29,99 9m: Tovi-Mavsouns, PARIS 1959 BR SIGLES BT ABREVIATIONS Buores de Geileume de Suinterbterry: ‘Aen, Aenigma fide: P-L1y 180, 398-440. 6L-Gr¢ ‘Cunt Expostio altera super Cantica Cantteorum, 2, Iny 180, 348. “Ep. Bpistola ad Fratres ee Monte-Del. P. Ln 184, 997-954 Med, Meciiativa ovations. P. Z., 180, 205-248. Nal, De natara ct digitate amoys.P. Ly £84, 989-408, Spee, Speculum deh P, Ly 180, 265-997, ‘Lr autres amyrey fe Guilin seont cuore degunées par Ter te ee ea on Manuserits ef éditions du De contemplando Deo : Bruxelles B. 111052 [Brunelles BW $00-500 Bruges Ba 3k 1 A Auhe @ Contendonek D les Danes Ro omdees B38 9 F VI 11 faition «’Forstlus 7 Sunes Rows B. 2 587 Kk Auchin Boual i 34972 € © M Peng Frunccalas ? Nezarne 6 XN Rourgpgre? Paris Bl, lat, 002 aa nite Pers BN lot 17270 x= Q 4 Cxford Jesus XXXV x8 R Rel? Newlne 770 Sim. S Pails, ds Augustins + Arsenal 224, aw a4 Arenal 20 ie re aramet Toye. M205 is F Gait rrequean Gil @apraeSt-Wieter de Paris) 1040 J Stiee tect tons la meme eatin: Salfequla, co. 008 Y Gatton Margin de a Digs 1677 2 teiton Mabon 4090 st 0 Los yaranten de eo deny mamnerts sont données apres Med Co ofc eine Saar ponte eanteraeae Sanaa Aala INTRODUCTION Vie br Guiisenn pe SuyeTomnny 1a vie de Guillaume de Saint-thierry peat se résemer fon quelques lignes *, encore que soa action ait été profonde et que sa pensée s0il riche ot pnissante. Une chronologie Ssoimaire suffi A déiimiter le eadre ol action s'est oxorese, foi Ia pense s'est céveloppée et épanci Chronologie ° Né & Lidge, @ano famille noble que nous ne eonaaissons Pas eutroment, Guillaume quitte son pays poar faire sos dludes, & Laon tsés probablemont. Puls il abandonne Rea tiare cat ter er ge ina aaa Ac pi sfetsoment pubs, dave ae: dares les omc Ou ie Aden cold rt Ce I Like 908, B85) a 1759 8 rernopvertos jemunde des écoles et prend Thabit monastiqe dans abbave Saint-Nicalse de Reims, alors en pleine fervenr. En 1119- 1120, fl devient abbé do Scint-Thiorry, tout pres de Reims. I'se trouve eésormais eecaparé par les devoirs de sa charge, direction de ses moines ot administration de son monastére, auxquels il ajoate le rdle de zélateur du renow- ‘eat qut anline alors les abbayes de toute Ia province ecclé- siastiaue. Sa nomination & la te d'une importante maison et, peattre plus encore, sa situation au milieu des autres Rbnés ce a région prouve de quelle considération il jonissalt {dé{a, consideration bien merilés si nous cn jugeons par ses ppromiers certs, Gulllaunte s'y nanifeste un penseur profond, Gont ka doctrine philesophigue se reaouvelle eu contact doe Pires procs. Loriginalité de sa peasée ne s'opose pourtant ‘pas Aun extreme souet dorthodexie théologique, qui ne fora que vatirmer toijours plus manifestement. Nous pou- ons saisir aussi, des les premires années d'abbatiat, le earactive ot Je {emperament. de Guillaume. Tl est d'une feonstitution asser déliente, natare maladive qui s'accom- mmoderait mieux du repos que des tracas des affaires; esprit Plows ef exigeant qui aimerait 4 s'évader vers une pextaito Fotitude 5 et en meme temps, volontalre, agressif presavey dane la réalisation can idéal place trés haut, idéal quit Goudrelt comaunigues, pour ne pas dire imposer, autour de Tui, Ft eat idéal, au fond, est saint Hemard : Gulllaume Aésire mettre Bernard partout, Guillaume yeut vivre aver Bemard. Or eon ami n'y consent pas. Tivenauit ume evise do plusieurs années quit dure fusqu’at jour of, en 1185, Guillaume, abandonnant Saint-Thierry, Felons, & Signy, wn cesaim de moines cisterclens venus Guny, le monastéce de saint Bernard le plas proche: de ‘Reims, Tl y demencera juoqu’a ca mort, Ie 8 septembre 1148, ‘On ne Tui coamaft qu'une seule absence hors ce Signy : 1¢ séjour quill ft, & quelque distance do Ta, chez los Chartrenx fit Mout-Dica, Son activité, durant ees demitres années, 4, Sy ie etn en Arn oh. enon — VE DE GUILLAUME DF sAverneRny 9 restait partagée entre la defense de Ia foi catholique eontre ies npvateurs trop hardis, et exposé de ta doctrine spirituelle, en faveur des mex avices de perfection, Milieu Cu nésume restora blon tome $1 Yon onblait Io bouilonnement de ve. gut cava ae Jon sic, Guillaume Fa conan; 9 « 68 le blender gars. Ce sont dabord ls aftases eats guy Dour 10tze pas oy plus tmporientes, ne sen avérent pas Prins tes araeignanten; adaiaietsation du tempor, So Seo gine fol, cites ave Ix mason de Toucy aves le vette de Tiigny, nvubordiaation des alas tt bourgeols alts por le mouyément communal, corset Se prints ont esos Ta palds de cs aaises be fall dautant plas pesant que Yme ds Gallauine spine a0 cli, dette pas cul le toutes les activites de Uhocime vaquer 4 Dieu, OF ce Desa de Ibert, @'évasion d'un nude trp envahssant, a Ce ‘venient Sel! par beaucoup qa doan nulsune sorta Acpuis quokques daaines @années, Ade nouvelle formes {ie stnaniae; Tors etree me dee molestation a plas caacéisique peut aa For des ancens noes, es moines nos. Cental, dbs quis sont. touches par exemple aes noaveaas, des moms lens ont d'autre sluion que de passer 4 Cites on de med er Ta vic de Teurs monastres, 4 Pimitation de Clteanx. C'est teat ux mowvement ce transformation, «adaptation Hest arcuitrement sti danse NortcFst dela France acto: Tatnage se. SainteToiemy.y prond. part. avec, Geotley Ceucert ot Gallaume, posani ain le problince monastlgne a premier vung cesses eosietiques qui wnpetont 8 Iasotctuae ex hex Or Guilaome est Tami Ge Bormare Tus autzesabbie ndletine consdéront en lu le represen tant de Tang Clsrvsin, eon porte parle, lo melleur tenant dun eapet que tous patagent, mls que Gullauime esse pur drat ami, ntretiont avee sunt Bernord Uh commerce épistolaite ol! i est souvent question des ataiesmonastiquse 10 Saree panes nme opae chee I rae tte egvers esas Peovead A Guillaume de Saint-Thlerry. Au terme de tous Pa Sa ce oloant i eeunlrs poodles See te a paviss ecsige, , me dot pas les abandonner eomplatement + il n'a done pas encore désidé do passer & Clairvaux, il n'a pas encore demandé 4 Bernard do le recevoir définitivemsnt, Or sa demande s¢ place vraisemblablement en 1324, Ici Guillaume parle & ses moines, Sans doute a-t-on pa noler le enractave assez afleetit de Texposé, coe effusions intines qui lui donnent souvent Vapparenes ane -méditation privée, Pourtant, allure du style laisse Virpression unt expos6 oral, dans lequel le timbre de la Yoix, les nuances do In parcle aident A Vintelligence de phrases dont Vagenee- mnt resto assez dificdle. En maiats passages, la sulte ces idGes, les tournures, les expressions sé coraprennient mien dans une cuyre paride La poneluatioa des manuserits Rivéle un discours, dans Jequel 1a pensée rebondit et sa prolonge; of la phrase, incomplete, se trouve coupée, afin Vinsister sur ce qui sull, Le début semble bien une invitation adressde 2 Vaualioire : « Yenez, monions 14 montagne 1, Lonsqon manger contin a fei De cetempterd ele De ete ne sort non Titel dantila acraee eens asi, fvons halt dein de sity Miro eft des 4s sntempiaten de Diew 2 18 nemopyerion tainte », Saarene-nous un jour si cos mots ne nous conservent, ‘pas lo touvonir des premiers enseignements donnée por Gi Jaume aizx moines de Saint-Paicery ? On corprendreit qu'il selivre & eux, lour disant ce qut lu tiont Ie plus & ecour, son, ‘Adeir de voir Dicu, désir qu'il a charge de leur faire partages. ‘On peut aussi faire état de es que To Cantique des Can ligues n'est pas cits, dans une eeuvre oi il Yieadeait si nate rellement. Cosi nous reporte au temps o& Guillaume 1a pas encore abordé le sens spirituc! de ce Livre, done avant Je jour ob, avec Bernard, malades tous deux, lls @attacheront, dans leurs conversations de Clairvaus, & oite signlfieation du Cantique, La dats de Jeur réuaion west pas facile & déter- miner Us exaclement, inais oa ne sausail la reculer apres 1124}, ‘Une dernlixe considération semble dgelsive pour axer Ie De conterapiardo aux premiers debuts de Vabbatiat, Alors ‘mine que dans ce tralté nous retrouvons, 2 la lamitre des crits posteriedrs, les idées fondamenisles de Vautenr, TaUL bien avouer’ que ces 1dees s'y presentent encore ths mparfaltement. formees, et exprimées heaveaup moins etiement que par la suite; tont le travail ittéraire de Gulaume sera justement ordonné a les préciser Diffusion _Un inventaire, mime incomplet, dos manusetits du De eontemplands montre que le traité a &t6 eopid, de sidcle on sidcle, un pou dans tous lee pays de MEglise latine®, L’accord, pour le fond, des rmanuserils réconts atteste une Unité aw poiat de départ 5 la conformité entre ou dos manuserits les plus anciens monte Ia diffusion 4 perlir d'un méme exemplaire , Seul le préan: ule In laow de Tédition de Mabillon ferait dimeulte, si appartensit effectivement au este ; mais it en est. sien 4 "SU tifa, pomeipes eaten, 28 HISTOIRE DU TEXTE 19 In lace wa é4€ inteodult en t2te du De eoelemptando que par tune confusion de editeur* 1a callatlon prouve que toute a tradition dérive au original unlque : contralrement 2 ee que nous constatons pour d'autres éerits de Gullaume, le tralté ne présente pas Genk Gals sueoesss du texie ; Tes copies se distinguent implement par leur plus ov moins grande Adelie. De Tacon genérale, les nuances de la pensée, les artifices du style Varre des mots se perdent d'autant plus facilement que les seribes, déroutes par les particularités d'une époque st las encore «an anteur spill, sabstituent leur mentale ‘eclle de Guillaume. Om remanque aussi que plusieurs eopistat modifient le texto, 4 Tévidence parce quiils pensent en frangeis. Quelquos-uns y ajoutent des fautes proprement, dliles, fantes de leoture ow de tranzeription. Now assistons sinsi A la corruption, plas ou moins rapide, d'un texte tris Pereomnel. Des groupes so seconnaiscent aisément 2, qui so hidrar hisent en trols familles. La premigre doit dériver immédia- tement de Vautographe, car elle semble trés pure 3. Le deasiémo ect colle des Chartreux, Signy et le Mont-Dieu ayant dO servir d'imtermédiaires *, La troisiéme déeive dune copie de Clairvaux, selon toate vraisemblance : ce nlest pas seulement Je nombre des manuscrits cistercens qui confirme cette origine, mais aussi Te lien des manuserits bénédjctins aver les cisterciens, en particulier dans Ie eas x dent eee et Done rugs 128) de Vr de ono ite Ce cmtoaptendo, dans Citas inte Neterann 15h, tuk exe, {ng eg evant nhoaige Senne por crt Clone put bien al pe yor aur coe de ee eonsstre, 1 poviest a mentee yan vag mie par ote at, cena expats por pea 20 ‘a Anchin et de .Iumibges. La tamiliesisterctere se subaivise fen deux branches, V'une ivapportant qu’un certain nombres ‘oe modifications seeancaires}, Vantse tet multipiant, en grand nombre parfols, Le sterima suivant permetira de se eprésenter ces parents uvmnepucriox Soint Thirty ee ‘Mont-Diew ca a Ze ee Z \ ; Kb ee is i 8 Nie La division des manuscrits en trots families n’exctat pal Jes contaminations, qui se révélent par Ios veriantes 3, 0 ar la division du traité%, Contamination et cormapti Dmogressive nous mnvitent remonter jusqu’ane centres ‘aimusion de Voenvre. Nous les chereherons. naturellemen dans les monasiéres 9% Guillaume a véex. Composé Saint-Thienry, le De eonfemplanda Dro figueait raise blablement dans la bibllothoque de ce monastire, et pout Giro de quelques autres, tels que Saint-Nicaise ov Sain 1a rota fami cammporke ds eyo lt iproxtont de prea BISTorRE Dy texte a Remy, avec qui les éehanges sont tréquents, Nous avons fde bonnes ralsons ce pensar que saint Barnard en requl in excioplale : son propre traité De difigends Deo paratt tine réplique & son ami. La leltce aux Chartreux prow ve que Te traité se trouvait 4 Signy; on suppose volom ters qu'il fat également copié au Mont-Diea. Eun, lnvitant ses ants cartustens a le tro, Guillaume déslare qu'ls ne sunt pas les premiers a te faire Mais 1a bibliothique de Saint-Niowise n’a laissé que bien peu d'epaves : celle de Snint-Remy a péri dans Hacendie ‘do 1774, et co qui nous en reste ne eontient pas le De cones Plando. le treité me figure pas nom plus dans les quatre Antes biblfothéques aujourd'hui encore len conservers © Devrait-on alors suppossr que Yauteur a garde son traité en manvstrit antegraphe, qu'il Ie préta a saint Hemnard, Vomporta a Signy, le confla aux Chattreux ? Et eomcf le ditruisirent-ils, selon Vinvitation de Guillaume, afin de lad Spargner des critiques acerbes ? On Fadmettra difficilement on présence du grand nombre de mannserits, d'dges ot de Provenanees trés divers, Mais nous devons reconnattre que hows no posaédons plus les chefs de fle de la tradition sna. naseite La diffusion du De contemptando soulove ainsi un prom biime. Nous tea Uendrons Texplieation qu'en ebordant tine autre question, celle de savoir pourquoi le nom de Guillaume disparalt st vite, Presque toujours ses, cents demenrent anonyines, ot se eachent sous le nom dua tiers, notre connaissance, un seul manuserit présente le be tentemplando aves Vinileation explicite de son auteur ver. fable = un beau manuserit dn sit sidele, aujourdPhal eon ferve & la Bibliotheque Mararine, aprés éize passé dans 1o6 Ronasleres de Keil en Brio, ot de Soint-Martin-des-Champe Malticureusement nous devons, jasqu’d nouvel ordse, anoy Féoudre 2 tgnorer Vorigine dun volume qui 5¢ tatlache fimuuéllatement a Pane des abbayes oi veut Guillaume Yallribution, si insolite, dos traités & leur auteur veritable {ot Dom s. Movntien, S, Remand et Gettenne do &-TMerry dans te ‘Apo a a thins Anata OF Cy TS VN BLE Powe minus de Teves Steet sib PAG 22 axrropueTioN ous on ost gurente antont que P4tat de cosevaton da Se th réaction, le De conte Pe i es tom a sain Beta Nos Pan rt Be Jom, su om mbanaeet ranch, Nee coetate ES pe adere el gna mors, ent 201s ve iver Dede sin Barer, formant a veate erme tran tsloge, Lcott do tant Benard y devel dee dletene Dets xu de. Gallaume ¥ Re a unto I Ure de Be anor. Et tous les ls sont aan tr tue coer ce gue nose voyens aa dors oe ty panel panage a De cotemplando a Se ar Bema, changement de Was, mpDrece Attribution A Quill Sagisso de notre traité ou de slut Bernard autres, il feut admettre que Tapbé oe Saint-Thienry ne efest jamals soucté a ‘aimuser ses ravaux, ot que pertonne n’a osé se substi7ue SSS aa etter ea Sota i ms ates, Léopele Decor, Cobinel der rerasers anne ee ar ctny furan fe sxand gait Gt Stal, Fae te ee waseure mu mss be nc ern Res DERE i stp acoak eer Head ait sou ei Pa airy ie seme fe Te erpSan Bownt 372, bl Ck Dom Lisanne, Buses wr ss Beard dISTOIRE DU TEXTE 23 fu lol dans cette ttche. Nous le voyons sans doate mettre tentre les mains des Chartreux du Mont-Dieu la collection teompléte do ses cruvres ; mais les termes mimes dans les- {Quels il adresse son envol sont tbs révélateurs de ses dispo- sitions. Il veut bien montrer ses Grits & quelques amis, aux. Initiés dirait-on ; Il Ie fait aver crainte : il demande qu'on se méfie des gens mal disposés, il préfére la destruction de Ses manuseitls 2 leur chute entre les mains des contra aieteurs. Tl y a PL autre chose que de ta pusilianimite, Lorsau’on. iudie le mouvement de la pensée au xu siecle, on zen- contre un courant spirituel qui s/abreave constamment aux sources grecquies, non sans provoquer Ia meflance de heau- ‘coup et Ia dtraction cle certains, Or Gusllaime ext le metlen raprésentant de cv courant, peni-étre 'mitiatenr. Il sefforce dda ne pas effarouicher, ne nommant pss ses sources, ou les présentant de fagon vague. Il utilise ps qu'il ne cite il fssimile 1a pensée, 1a transtorms en s@ propre substance, Mais ta docteine Sort des entiors batius. Ist il demeure fraintif, ou simploment prudent. Aux Chartroax il parle opuseules composts pour Putiité des frlree, d’éerits ob les mos dévotes trouyent quelque profit ;1o peut de diffusion do ees cuvres montront qullos ne dépassirent guére un corele ansez reatreint, No deit-on pas eonelure que Guillaume, do Saint-Thicery n'a paré ot Gexit que pour les religious, de son entourage, set fils de Saint-Thieery, sor Irbres de es amis du Mont-Dieu? il n’a pas youlu se livrer au par prudence peut-; Ja seconde : « Le Sainte Trinité, source as Yameur » Un court prologue, qui débete comme un invitato licurgtuue, pose Voblet du Traité : contempler Diew daas qui a de plus Jatin, ent s'évadant de tout ce qui rattach ‘la terze, Puls Guillaume nous déerit sa quéte de Dieu, 4, La trait manuseite Seaver ce pst des grapes Laer Scher nae lttest les ues adn (i, Dy eee lente et coupe fete nrscrophes gent te loa ee” do eects nes hla {ions de Coxpeses tt eve de caper harmanisement te texte en me Sn an ona epee Baru ‘se mace pr tine Sin ds eoulei een te (Bs Hrs 125). SIRUGTURS SF CONTENU DU TRaITé 33 efforts infructueux pour atteindre, au-deld de Ja contem- pation de’ Kumanité du Christ, a divinitédu Verbe; au-deld des perfections divines que révéle a considération du monde, ‘166, Vintimité divine elle-méme, S11 accéde parfois 4 des fexpériences plus hantes, ccelles-el durent peu, et Tame fetombe douloureusement sur elle-méme. Guillaume est fins] amené & stinterroger sur la nature de son amour, et sur la ralson de ces vielssitudes. 1] découvre celle-el, sous Vinsplsation divine, dans une distinetion entre l'amour de ‘desir, anxieux et Covlourenx, mals meitotre, et amour fe fruition, qul Joult de la présence de Yaimé. Cest alors Ja perfection de l'amour. Aisi se trouve introdnite une noavelie section de cette premidre partie. Guillaume y traite de la perfection de Famour, prehidant aims aux considerations plas méeta- physiques de la seconde partie. Cette perfection rest pas fin aehavement, une limite, mais un perpétuel depassement «en Dieu. Elle résido dans tine parfaite wnion d'amour entre Je Créateur et Is exéature, rmpliquant. Videntité foneiére dee vouloirs : eset Uuniles epiritur ‘La premiére partie /achive par une priére, dont Guilloune prend occasion pour récumer a grands tralis sa doctrine sur la nature de l'amour. Dane la speonde partic, Guillaume peursuit son étado de le pesfoction de Pemoar, mais cette fois il envisage la question par lee sommets, Pour readce compte de Puinion amour entre Dieu et Thomme, il eat nécessaire de #Slever josqa’en centre da mystére Trinitaire, jusqu’a la eonsubs- tantialité, & Fomousion des Personnes divines. Diew nous a aimés le premier, et il nous a envoyé som is qui provogue, surtout par sa passion et sa mart, Te libre don de nolse amour, A cette manifestation externe de famour divin, répond, dans Vntine de notre Aine, la motion seerdte de I'Esprit-Saint. C'est Lut qul, en se don nant A nous, devient notee amour, comme il est Yamour dtu Pére et du Fils au seln de fa Trinkté. C'est par cette union, har cette unttas spiritas que, reformés 4 Yimage de Diew, ous connaissons Dieu, a'une eonnalssance experimental, ‘ar connaturalité, qui transcende toute autre eonneissance. 34 INTRODUCTION GetLe longue meditation s'achéve par une ardente invocation a esprit Créateur. ‘Avant de clore son tralté, Guillaume apporte encore quel- ques précisions complémentalres. Lamour doll se proaver par des ceuvres aniinées par la fol, et dont Diew soit ainsi Is principe et Inn, Puls, une devnlére desesiption de Pexpe- Hence mystique conduit Guillaume & Insister de nouveau sur sa brisvaté, son earsetére msalsissable, s# transeendanice 2 Végard de tons es procedes Iumains. Le Ureité se termine par un Glan tinal vers Dieu, Principe, Sagesse et Béatitude, Sian qui s’épanouit en une profonde ‘adoration du Diew Un et ‘Trine ‘Tout eoci pourrait ce résumer dans Le seaéme sulven 1, Litinéraire de Vame vere Diew 4-8, Prologue. Lévasion vers Diew 4. ‘A. La quite de Dien 2-5. Desir de Dieu 2, La contemplation de I'Humanlté du Christ 3. Ta contemplation des perfections divines dans la eréar tion 4. Viessitndes le ia contemplation ‘amour de fruition 8. Amour de desir ef B. La perfection de Vamour 6-8 Perfection et désir sans fin 6. 'unttasspiritus et Is restauration de image de Diew 7, Pitre, Nature se Yamour 8. Tl, La Seinte Trini, source de Vamour 9-13. “Appel vero Diew 9. A, Liamour de Dieu et le mission da Fils 40. Diew none a simés le premier L’amour ne se contraint pas. B, Llamour de Diva ct Ja mission du Saint-Esprit 44, Lamon de Dien dans Mhomme, SPRUCTURE EY CONTEND DU TRALTE 35 L'Esprit adoption, Smour et beatitude, ‘Amour et connaissance. Prére pour demander YEsprit-Saint C Considérations eomplémentaires 12. La vraie Philosophie, Esprit souls oi veut, Pridre finale 43. {Tel apparait le plan di De eontemplando Deo quand, sous Vabondancs des idées ot des images, on s'arréto aux mots cssenticls. U faut élaguer eonsidérablement. En particulier, 1 faut supprimer tout Ie bagage de pensées accessoires qui fs groffent sur Mdéo prineipalo an hasard d'une citation, lune astonance, dune allusion, é’uno rémiiniscones, Tl faut ‘aussi cristellier Ja masse du discoure ot, par conséquent, Gurvir expression d'un esprit extrémement souple. Parfois mime nos interprétations d¢passent. Iégirement les termes a Traité, en s¢ fondant sur d'autres wuvres gui peuvent nnous édairer, en novs montrant Vachévement d'une peasée ‘oti, ici, nen est quiau premier stade de son élaboration, Mais apres avoir ainsi simplifé 1a pensés de Guillaume, i faudra revenir aw texte et en savourer toute Ia densité, Le traité est remarquablement orchesiré: sachons pereevolr Te richesse et la diversité des Umbres; sachons aussl recon- nal, sous 1a melodie Jondareatale, le retour des hemes, secondalres qu sonnent en harmoniques. Nous saisirons alnst toute Ix doctrine de GamMaume dans ce court traits. Nous eamprendrons pourquol ce livre, eon suené: ia contemplation de Dien, nous parle ent de amour: onnaitre suppose une connaturalite du sujet et de Vobjet ; Gant come Ia cistanee ingnie entre Diew et Phomme, Celui-ci ne peut connaltre Dieu, véritablement et intime: Iment, que par an don de Dien. Kt co don ne savrait étxe que Diew Ini-méme + c'est par Finhabitation en nous de la Sate ‘Trinité qua nous devenons un aveo lle, entrant, our ainsi dize, dane eee opérations de connaissance ot amour. Muis, de méme quo !'Esprit-Saint constitue lo 36 tien du Pére ot cu Fils, do meme il joue un role capital dang notre union & Dieu. Et puisqn'il est VAmour, cest par Yamour que nous sommes un avec Dieu et pouyons « voir 0 face ». Ww Sources Comme tous les anteurs spinitucls di ‘xa sitele, Guillamme de Saint-Thier ‘penic, vty et parle avec le Bible}. Near molas, il reste elificle do détorminer dans quelle mesure tente sacré se trouve tre uno scuree immédiate, ou seul Tment une manléxe de dite, Des distinctions s'imposent ‘On trouve, dans notre tralté, des citations explicites qui Interviennent comme des arguments, fondamentanx accessoires. Un exemple nous est fourni par Vutlisation de [oe formule, emprontée & salat Jean + « Te premier il no | chéris ». Ly a ensuite, beaucoup plus nombreuses, I Citations impliites ; et parm! celles-el nows devons & now: ‘vean distmguer. Certaines, plus ou moins longues, entre feacore cans la trame du raisonnement. D'aulres se pre Gentent plutdt comme des exclamations, des spanchemen! fffestife, jotés en passant, on gut s‘accnmulent a ta faver Grune pause du ralsonnement. [autres encore ne sont au rebondissement de la pentée, om méme du mot; 1es mob fc effet, vellont, dane Vesprit de Guillaume, tout un co texte soripluraire, an milien duquel ils trouvent leur sigtl fleation compldie, ou simplement lear couleur. Il y a en fquantité de termes, @expeessions, de couples de mots er pruntés @ VEeriture, Dans quelle mesure peut-on par feneore de soures scripturaire 7 Quand la Bible est is nowt ture ordinaive de Vespeit, elle meublesi bien Ie eervean qu'e! Gevient Ta source habituclo de la penséo, et Vinspiratr L'fcriture Sainte 1. Sur ution ds eben es ears aemastigues du Moyen, Cae eee Ranch de re i tai ett, Pan, 198 SEDER bewosten 9 Derart et Bib, Yar 1005. sources 37 souvent inconsclente pour l’Gerivain, de la forme de son. ovation. TL conviont eutsi de Io remarquer : les citations, quelles gu'elles soient, peuvent ne pes toujours reproduire trés exactement le texte Sects. Dea mots sont déplacés ou chen- 45, comme sila mémoire se mentrait infiddle; plas souvent, Je texte est modifé pour continuer le diseours ct ontrer fans un déyeloopement; 0 amive méme que Guillaume paraphrase, quelquefois @assex [oln, ne reprenant que ¢a et 18 un mot du passage dont fl s!inspire. Dautres fofs, au fontraire, il suit "Ecritare de pres, mais en la eltant de, maniére équlvalente, substituant, par exemple, & la béate tude : « bleaheureux 1es coeuts purs, ear ils yercont Dieu », Jn défense « pour Te eceur immonde, de voutoir volr Dieu » La Liturgie Gomme um office iiturgiqne, le traits enue par un invitatotre + < Venite >. line s'agit pas crane simittude fortuite, mals de Fincieation précise de Tune des sourees ou traite. A eate de I"Feritum Heonvient en eflet do placer les textes iturgiques, qui pour tine tres large part sont encore 'Eeriture, mais /Heritore présentée dans uno Iumigro particuliére, avec une signifi ‘ation préeise. Sion effet Je psautior fournit Pelément eons- tant d> la pridre litargique, Vutilisation de tel verset de paume en ane féts donnée lui confére une veleur partion Titre, tout comme le répétition frdquente de tel autre, a ‘our dee heures canoniales, Cette référence do Beritur ‘eu sorvieo Hiturgique doit entror en ligne de compto dans Tétade des sourees de Guillaume, sans qu'il seit toujours possible, pour lui ccmme pour tous ses contemporains, de édterminer si le texte s'est imposé & son esprit par la lecture fe Ia Bible, au cheewr, au 2éfectoire, sous le clot, ou par I chant de office divin, Nous poavons noter des réminis- ‘ences du Gloria le Je messe, dans le propler bonitatern taam (2,7) et dans Ye ta enim vere solus es dominus (8,1). Liouence de Vomee ehoral se wemaxque mieux deus le ilorande, tremende, denedicend: (44124) gul éyoque une anticone de sainte Agnés ; oit dans Ie festina Domaine, ne lucdaveris un repens de VAvent G8). La eltation > et 38 uernopuerion ‘omata inleriora mea, tieée du peautier romain, et non du, psautier dit « galliean », peut yenir du Graduel do saint Michel (4,4). OrieaLés dans cette direction, nous penserons que Ie choix] de certalnes citations s'accompaguait, dans !'Ame do Cuil Jaume, d'une résonance mdodique qui en développe singu- Jigrement la richesse, Tl Vaffirme huimime, au souvenir dk Viutott du mardi de la seconde semaine de Cartine = « Tei vyralment et avec compéteace, elle chante + Tibi dixit Inewin exquisiol te jactes mea, foctem (aan Domine requiram GAL), La substitution de la version de la Vulgate & cell de Vantiphonaice n'enleve rien & 1a précision du compel ‘onda, Le dimanche apces Ascension Tul fournit une autre feensien de se référer & 1a liturgie, lorsqu’ll introdult citation : Exquisiptt te facies mea, ete. par un (id dleat ‘mem (2,18) cus pourrait bien étresne allusion a ee chant st conforme ses sentiments intimes, TE le foquere, obsecry Domine, quia qndit serous. tens (6,29), ne fatt-l pas pen: ‘au premier semedi apris Ycctave de la Pentecéte, mal les variantes da texte ? Parlant ce Finesmaticn rédemptrice, Gutilaame transe: Jonguement le Muifarian muilisgie modis de la Greon: sion puis le Dum medium eilentinm do Nost (10,17 et 20), ‘Toate la coeonde moitié du traits est animée du souitic Ja Peatecdto, La communion du samedi : Spiritus vbi pa revient sans cesee (42,76 et S1); Validia Verbo Doming {da moreredi ost cilé a propos du Fils (40,19), avee mentior de «Vesprit de sa bouche qui, au x" siéele, ne signliv pe Jn seule parolo du Christ, mais con moseago total, jusqu’ Ja mission de VEsprit-Saint ; dans le méme passage (10,2 Vevangile Sic Deus dliexit nos roste sous-jacent & la pent de Guillaume quand, disant quo le Pére nous a donné 50) Fils, 1 déclare aussi que le Fils nous a chécis et set li our nous. On retzouve la communion Spirtius qui a Pat Drocedit, avec Vaddition ef Fillo (14,22), D'autres passes Ggrivent moins neltement de la lilurgle de la Pentecd fneare gurl soit souverit possible de faire des capprochement entre Fenseignentent de cette Ituigte et 1a dactitne du trai Aux appels incessants de Gulllaume, & ses erls yers 'Esprily sovRces a9 Yeftasion de amour ne répond-elle pas ? et toate sa spin ‘ual ne repose-tollo pas sur Vinhabitation en nous de Vamour subsistant ? ‘Mais jamais Guillaame n’oublie que Esprit nous est Aonné par le Carist, qu'il nous a été ebtenu par Io suecifice ‘la Calvaize, Gest pourquol la mosee lui ost si présente &. Vesprit, Nous avons not des allasions possibles au Gloria. Les oraisons se présentent. ensuite avee leur conslusion, tga) justoment précice la médiation du Christ (44,84) chaque, fais que Hous offrons « not ornisons yeux et sacrifices > Un « @ gitar (49,18), sans étro une citation, pourrait fort bien éveilles, dans fe souvenir de Vauteur, limage de la page ite tele du canon de Ja messe dans ur Sacramentaire de Salut-Thierry. I est enfin un moment du saint sacrifice our lequel Guillaume nourrissail. sans doute une dévotion particuléve, Ia fn du canon + « per ipsum ef cum ipso ef ic {nso > ello evoqualt dans son esprit une formule analoguey frequente chez Scot Erigeue (41,85; 12,85; 13,22), sus cette ase 0 S'appule, pour sever Jusqu'au Pere : 0 cunt ipso it per ipsum... atademts dicere : Paler noster.. © (4.5L). On remarquera toutefols que Tes textes ltargigues, ausst bien que les textes seripturaires praprement aits, se trauvent utilisés et non pas reeopies mot A mot. De plus, 1es citations, font ordinairement corrigées par une version de 1a Bile {Tui West pas celle des livtes eargiques Une remarque similaice 'imposo a sgard des autres sources @inspiration du traité, Hlabituellemtent Guillaume ne les nomame pas, ou Jes Indique, c'est en termes voilés®. La cemarque valait ea pour MEeriture Sainte. Mais si lon devine alsément que le serviteur de ton amour » (10,13) pulsse etre saint Jean, Il sayére plus diMele de retrouyer Aratus dans Je Gentil» (441,48), salnt Augustin dans « quelgu'un que tu Les Péres latins 1 CL tao, care pric doe cannes de Galante das Di Sctytett rap 40, Badian ot Pin dons ROAD, 11016), beet 40 nernopeenioN ‘Aurninats » (42,2), ot surtout Soot Erigine dans « qualgu'an Ae tos sorvitours » (8,11). Cette imprecision on catte absence de vifésences, comme Joo deformations apportées aux textes cités ou utilieés, rond ABlicate Jo rooherche doe sources. Souvent on. Aésitora. Lo ‘raité ouggine dinceesants rapprocheraants avoe Tos cuvres {ee Prec, mais on bien des cas il s'ogit souloment do thdmes, substanticlloment communs & toute la Patristique, Clest lo, as, par exomplo, de la doctrine de Vimago de Dicu dans, Vhomme, ou de la conception de Ia « nature » envisegéo comme « nature historique, incluant Veptitude passive, ot tno purement obédientille, ln déication"». On ne retiendra. one que les repprochements les plus évidents, cans nier pour autaat que Guillaume ail eu Ia t2te remplie de tout 2, quil lisait avec tant dassiduits ‘Li recherche des sources montre, ga effet, Pélendue de son faformation. Saint Augustin est peulélze son auteur, préféré. Cest lul qui, en de nombreux passages, Inspire e2 style coups, pressé, charté W'interiections, et c> tom si alfec= if Ml donne une maniére : les eftusions du cclleque avee, Dieu. Nommé, quoique de tagon discrete, il est surtout cite souvent ila pu inspirer les pensées de Guillaume, meme, Jorsque celui-cl s'éearte sensiblement du mode, Test remarquanie que, de Ia penste de saint Augustin, Guillaume retient surtout tes elements qut sont en consc™ ance avec la tradition orientale, ceux-la memes qu’avait aja exploites Seot Enighne. Nesmmioins, bien qu'l née Ja théorie des analogios psychologiques da Ia Trinité dans, Fhomme, sa doetrine trinitaire est, sur un point, nettoment, inspiration augustinienne ot occidentale : le r6le d'amour, smnissant le Pare ot le ile attcibud 8 1 Exprit-Saint ‘La notion do Vamour envisagé, dans Thomme, comme tan poids, une tendence do image vers son Principe, 1a Gatinetion entre « Pamour » et « Temour de Vamour » a Aoetrine du progris ce Pamour depuis lo désir jusqu’d 1a fruition, sont tribataires de saint Augustin. A. propos des, vertus des paiens, la dépendance est évidente, Tout an long, 4. k Havenenn, Pademle, Rome, 1992, 9.17, sources at ‘gu Tralté on sent, par des rapprochements de mots, d’ex- pressions, d'1dées, combien Vahbe de Sant-Thierry est tin familier de Voeuvre de \'eveque 4’Hippone, surtout des Eanjessions, du Tratié de fa Trini, de ta Cité de Diew ot de In ttre 147. ‘A c6t6 de saint Awgustin, il fant mentionner saint Gré goire le Grand. Entre Venseignement du « Docteur da désir fe Dieu» et celui de Guillaume, In parenté est certains, Si Ja doctrine de la permanence di désie jusque dans Ia béati- tude est commune 4 divers auteurs chez qui Pabbé de Salnt-Thierzy a pulsé2, e'est cependant aveo les. termes mémes de saint Grégoine qu'l Ja formule (6,40), Plas caracté- Histiques encore de Grégoire sont ce suites d’élens ot de retombées, ayee Ie ton dans lequel Guillaume let exprime, Eniln, le théme, fondamental dans Je Traité, de ia connais- ance par amour, n’e-t-ll pas été puisé hla méme source? ? Diautres auicurs coraient eneors & nommer, en particalier ‘eux qu la suite de saint Augustin dans sa lettre ad Pal ura (Ep. exten), ont pazlé de la vision de Dieu : aa premier ang, Raban Maur. Mais déja les Péres grees avatent aborde Je sujet, et Guillaume le sait. Jean Scot La ittérsture de Orient ehrétion @ Erighne ; toujours attiré Vabhé de Saint Thierry, les Pares grees A I'époque oi il rédigeait le De Conte lando Deo, il avait centainement eu sects A de nombreux éléments dela pensée greoqae A travere Veonvre do Scot Brigine, Ul est plus difficile de préciser dans quelle mesure il avait déja pris dizcetement contact avec des couvres de Grégoire de Nysee ou de Maxime le Confesseur. Liinfluence de Jean Scot saflizme presque & chaque page du Traité, Elle a contribué, dans une large mesure, & la sbgeodesime Gt. Daximane, Pabtonedt thee psn, tise cotta Sah; Seok gee (ety PL, tae O18 918 eis Foie Cig Steet ts Son Bassmnsan. Pole Mast oe MAGA" Dern en suite vopeesicis ements js Nov ‘(esr ne tit sat formation du style de Guillaume, st partienlier tant par la eonstraetion des phrases que par le vocabulaire. Bien des mots et des expressions qqai semblent indifferents se reneon- trent féquemmont dans Seot Erigine : rapproehes dautres plus symptomatiques, jis avouent leur origine!. Om peut préeiter encore que, par ton style, Guillaume se rapproche avantage des exposts personnels de Seat que dos teadue- tions faites par lui sur Te gree. Tl n'est pat exclu qu'il ait disposé aussi d’ouvrages de Scot aujoure!hai perdus. [Le syetime de Jean Seat est construit eur le thime néo- platonicion de Uémanotion el du evtour tout vient. de Dieu, Subelate en Inet reflue vere lui : ex ipee, af per ipsum, et ji ipso, ef ad ipsum aunt omnia, L’écho do co Init motiy de eure de Scot? se laisse percevoir en de nombrenx passages du De Gontemplanda Deo. Néanmoins, Guillaume en ree sein Yapplication A Thistoire Individuelle de V'me; e) théme essentiel du De divisione nature, la division ct la sépasalion origivelle des natures, et lear reunion + sans confusion ni mélange » par le retour & leur Principe des: creatures delnées par les « Théophanies », Diew devenant ainsi « tout en tous », est absent de Pauvre de Guillaume, Te terme si caracteristique de Theophantes n'y apparaltra ubméme que plus tard, De eette « iminense épopée meta Physique », Gaillarme a surtout retent. que « Ia charity Constline, dans Yomuvre dé Ia deifeation, 1a force par exce lence qat nous unit 2 Diea et nous fait semblables & Int» 1 emprintera daillewrs an De ateisione nature une den nition de amour, en la faisant préeeder dune trop diseret rélérence (8,11) De Seat ot ce ses maitres onientanx viennent encore, par xample, la distinetion entze Yecee et Ie Bene esse, la doctrine felon Inguelle = cert Disa iutmame qui saime en nous » 4, wma divin banat (6,98 «of. PT 122-906 Tene ata gate Cy 08) ty 89 rene) exparner (1B. 13) 2 (Bis 3s state. 19): Tl, mstons fener amps ents compatender fl, 96)? dot Ade aad C3 ete se aieGia ATER A LTTE Dee 5.3. Toot, dane’ Aner nz Censure, Conti oar te art |souoss Caren, #y Bans, 1983, Tatra, souncrs 13 et qaciques autres thémes que signaloront Toe notes de Ta traduction. “A PEcriture et & la Liturgie, aux Pores latins ot grect, faut-ll ajouter parm les sources de Guillaume, les auteurs de VAntiquité ? Guillaume cite un mot a'HHorace, et, Papriés, ‘stint Paul, Aratus le pobie, Malgré son pessimisme & leur ‘urd II so préaccupe de la doctxine des philosophes paiens (42,7), attestant par 18 sa formation humaniste; mais aucun emprtint 2 ees doctrines ne se manifeste dans le texte du De Gontemplando Des. Originatizé Pour Je fond et pour la fome, Ie de Guillaume Trallé de fe Contemplation repose done sur une vaste information, dénotant an. esprit eultive, euriens, eelectique. 1 etait imporiant d’en retrouver let Sources, dans la mesure of) on peut les recom aitre sos um texte trds homogéne et avare de eltations ‘explicites, pauvze méme en citations proprement dites lors qu'il no sagit pas do VBeriture Guillaume, sans doute, fera des progrés dans la construce tion de son eystime philorophique, et surtout dans I'slabo- ration de sa spititualité, principalement a Végard de sos sources greeques, Dds ca premigre couvre pourtant, on recon ait chez Jui Papport do dex couranis, Yun Taiin, augusti- rien aurtont, Fautre oxiontel. Crest, avee son tempérament ot son attitude @esprit, oo {gui fait som originelité, en ce srt sidcle si richo et si divers. Par capport au passé, il se situe dans une ligne ot Yon comp- tevalt, aprts saint Grégoire, des auteurs comme saint Bide et Ambroise Autpert. Dans cette méme ligne on le compa: revail aux clunisiens, saint Oden et saint Odilon, tous deux ‘ivant le mystéxe de la Penteedte, mais avec une note eccle= Slologique que n'a pas Guillaume, Par eontre, il ne semble guéro se rapprocher de saint Romuald et de saint Pier Damien, nl de Jean de Féeamp ou de saint Anselme. Dans st ligne meme, il se distingue comme élant pew aseétique, ais surtout mystique, Tl willie. lbrement ses sources, Glonysiennes + il eherehe moins 2 décrire la transeendance favine qu’a Vattemare, et quand il parle de Dieu, i évite At EernopLeTION Je vocabulaire cuperlatit do Donys. Cotto originelité tenctéro Tui permet de donner A une doetine éminemment catholique une physionomio trs particuliére, qui le earactérise parmi ses contemporain, un Picrre le Vénérable, un saint Bemard par oxomplo, ou S08 sucoeseourt immédiets, tel Hugues de Saint-Victor, v Lx Ds Conlemplando vans wievyas De GuLLAUME (BT DANS VWISTOL De LA seMUTUALATE Le De contemplando reste un livee dimetle, mene apres ‘une longue étude. On a beau découvrir la structure du tralte, cen dégager les fdées fondaanentales, en retrouver les sources ‘essentelles, on se heurte toujours quelque obstacle, eomme fen présence d'une eeuvre qui nest pas aut pomt + Guillaume: ‘devrapréeiser sa terminologie, crenser encore ses idées, eur donner une expression A la fois plus claire et plus syste matique. Ce sera Yoeuvre de sa vie. Le De contemplando Deo si comme un prétude, oft sont agja eflenrés les. themes -majeurs et pressentis les développements ultérieurs. Hl serait facile 6’y pointer tes passages, ou implement les allusions, qui annoneent chacun des traitée A venir, Un releyé, en serait fastidieus ; mais on sura note Vimportanee qui y est ‘Agj4 donnée 4 Ja question de Ia grdico, 8 la nécestité Ge la foi, & la théologia trintaire, 2 la place de Vemour dene la vie spirituelle, Co serait un plus gros travall que de situer le De ontere: pplando dans Vbistoize do la spiritual Nous nous bornerons | pocer quelques jalone dans une direction {18 particuligre, Liane des controverses théslogiques cirigées par Hinemar portait cur la vision de Dieu, Bile a provoqué divers opus ules et lettres, de Godescalc, Loup de Perritres, Raban, Maur, Soot Erigine peut-tire, La question portait prim tivement sur Ie point de savoir si nous vecrous Diew avee ast lee dans APA, Visa, pp. aactays Selene ae PLAGE DANS LIRISTOIRE DE LA SPIRITUALITE 48 rolze corps matériel ou avec um corps spicituel : était repreadre an probléme agilé déja par saint Augustin Mals les discussions dépassaleal le point controversé, pour aborder des sufets connexes: eelul de savoir comment chaeun ‘yerra Dieu en lulméae et dans ses eréaiures, ou eelul de se preparer & la vision beatique par la pureté de eceur, ov fmeore celul de distinguer enize les manifestations de Dieu et In vision de Diew t2) qu'il est. Ces sujets ne sont pas strangers au De eantemplando; Guillaume de Saint-Thierry ‘ail connaitre les denis qu en traltent. $l est assez cietie ‘4e rapprocher, pour te fond et pont la forme, le De eoniem- plando de 1a lettre de Loup de Ferriéres 2, Guillaome aura pu transposer 4 Yamour une idée de collo-ct relative 4 18 sonnaistanee » Dien sera vu en Inisméme ot en chacune Ge es creatures ‘En comparant cet traités De videndo Deo avee le De contomplando, on remarque Paspect nouveau que Guillaume donno a zon couvre. La distinetion des titres Te suggtre dja, Gertaines idées sont semblables, mais lo sujet n'est plus Jo méme. Quantité de citations seripturaires cont eommunos, soi elles interviennent. dans des développemente sensible” ment différents, Tout eect pourtant reste secondaire a V'égard ‘a point capital, cette recherehe dane possostion de Dieu qui, dans Vamour ct par Vamour, dépasse la capacité nor- mele. Un Raban Maar, docie et plus encore dévét, semble Dien tere 4 cOUé d'un Guillaume de Saint-Phierry, penteur autrement noursi, qu dargit Ie probleme jusquaux prin- cipes et propose ane solution solidement. charpentée, Dans {Wa cas particulier, nous saisissons la distance qu'il peut y avolr entze une « defloration », serlpturaire et pauitstique, si fateligente soll, et une construction th¢elogiaue metiant en ceuvre loutes Jes capacités @information et de ralsonnement. Vers {064 le sujet discuté au 1x° steele est repris par Jean de Féeamp ®, dans une note plus spirituele, (tour bis ae ‘Gespntaro iy 3 al Les estes eae ‘oat ranean apen ag 16. an 18), Sa ee tea Pipetite PL La 47, 456, 46 inmopuctioN ‘out Ie rapprocheralt de Guillaume, mais par sa britveté, son fossat reste Join de Telfort coustracti€ du De conteraplando. (Cot effort Iulemtme a une source, en ce sens qu'il reprend tun effort simiiaire, de Vépoque ott se diseutali Ia question ‘6u De videndo, Gniliaume continue Seat Erigtne, Limpor- tance de celui dans Ia formation des ldées de 'abbé de Saint-Thiorry, et sonvent de Teur expression, nous autorl- serait & parler de «1'érigenismex de Guillaume, sf le mot ne Hequalt pas de voller Foriginallié du penseur, sa pulssance Gassimilation, sa liberts d'utilisstion, at, surtout, la nou eauté de s9\ philosophia, putsee pourtant A des sources fancicnnes. A propat de Pidentifiestion de Ia grace avec TEsprit Saint, Mgr Landgrat a cTaileurs noté la place de Guillaume, surtout dans le De eonlemplando, entre Scot Erigine oti Paschase Radbert, ot lo Lombard Guillaume marque done par son offort intellectual, I ne ceise pas pour autant de se montrer alfoetit, sentimental presque. Mica quo beaucoup do soe préaseescours ia su Slessimiler le ton de Van de cae maltres, saint Augustin, eoit Quill e cite, soit qui Vimite, Sous eot espoct il y aurait a situer, dans la littérature des Soliloques, un exit auquel on fa justement donné, parfois, pour titre Soliloquia Bernardi ® Bomons-nous & dire que Guillaume sayére en cola beaucoup plus habile que e’autzes auteurs, du rx* aa. x° sitele, sans Aoule parce quill ext moins Bttécateur et plus sincére. Il se distingue méme can esprit auss) voisin de Tui, 2 certains égards, que salut Anselme. Quelques passages diy Monoio- dion ¢t surtout du Prosiogton auraient pu donner occasion ‘une rencontze des deux auteurs. Or iLa'en est rien, ai pour Ie fond ni pour 1 forme, Le debut du Prosioglon est caracté= ristique : malgré besucoup de termes communs, malar€ des idées similares, malgré le titre Excilatio mentis ad converte plandum Deum, i reste quelque chose de tout diférent. Le Togieien eanpe ses raisonnements ¢’sievations vers. Diew ; 1 ed, anvunar Dogme Ficus Rognus AP ae ote ci we des tres dk De centerapucat an pe soempiont suit tu Bes nclura et ana mors. Mas cre Se RMAC! ele tg ran SOP" MLACE DANS Vinnovoinn B24 spenrruaLané 47 Jo métaphysicien infuse ton amour en tous ses dévsloppe- rmonts. Sous ce double aspect, du penccur et de Vhomme de eceur, ‘on dlablirait encore un parallale avee des coavres de la seconde moitié da xx? sidele, om postéricures. L'abbé de Saint-Thierry sait unis les denx aspects, alors que bientOt Tes Gerivains s¢ diviseront en deux groupes distinets. En utre, Guillaume montre dens Yalfection une élévation A laquelle n’atteinéront pas les éerits de pité, qul lalsseat Ubre cours & une sensibilité extréme sans grand Gement Goctrinal ; et i conserve dans le relsonnenment une iberté que wénere, ou étouffera, Te godt pour les cadres logises prégiablis. L'évolution S'annonce dgja, queljues années apres Te De conlemplant, dans Ye De diligensia Deo do saint Bernard, cependaut st proche encore Ge son smi, mals pins métudiyque et plus rationnet Ces qualltés, plutdi ordre personnel, se trndutsent par ln exposé tr66 original. Guillaume rénave le sujet chi De biden par Ya combinaison de dew themes + ene part, c=hit des eaears purs, qui méritent de voir Dies tel quill est, ree-quils deviennent un meme esprit avee Ini; datre Dart, le triple théme de Dieu, cause exemplaire, sabaissant jusqu’au plus intime de Vhomme par la « comdescondance [pour permettce le retour do Vhomme jusqu'au plue profond {de In vie divine. I réalise coite combinaigon par tun double, passage : d'abore, insatiefit, lo désir de connaitre introduit fans le domaine de Vamous, qui, satistait, doit aseurer en. iméme temps possession et vision; pul, Vélude ce Pamour en sei, sur un plan plutét philosophique, conduit & Vamour cconeret, au sein de Ia Tinité ct dans les manifestations de la Tvinité 4 Ia créature Intelligente, Dieu, qui est amour Néalise alors Vebjet m&me du De centemplande, & partir du Pre, dans une médiation successive du Fils et de I'Esprit, médiation qui se trouve étre aussi une double inéelation concomitante, par le Fils dans YEspzit : par Funité de nature ct d'amour, Funité de counalssauce devient possible. Des, eux dléments de la connadssance, 1a ressemblance naturelle Wortre ontologique, et le ressemblance aequise, d'orcre ‘moral, le tralté n’expose eelle-el que ile fagon. Impartatte, 48 iNrRopverion ne montrant peut-etre pas asses claicement, comment amour pent étre dit conialssance ; aussi, mettent accent sur Vumite que Tamour établit cntze Yhomme et Dieu, il oriente davantage 1a solution du probiémas de la coutempte- tion vers-ume insertion de Vactivite aicoureuse de Véme dans. le eirenit des operations divines, Gest peal-@tre [a que 1éside- la principale originalité da De condemplando Deo dans Vis toire de la spinitualite, comme dans 1a vie de Guillaume ce Saint-Thierry, Dans (histoire de Ta splsltuallté, nous la com trétiserons par le titre de quelques traites : De videndo Deny De contemplande, De diligerdo, De carttale. 11 est plus difette e trouver 1a formule carastéristique, situant son pre Gerit dans la vie de Guillanme ; 2 1a tumiare des explteattons pefeédentes, peut-dtre pouvons-nous choisi catte eftation : UL iat unum » vE LOnawox pe Dox Gexeasce ‘Alla suite des deux traitée sur In contemplation de Dieu et sur la nature et dignité de Vamour, Je menusecit de Reuil Glazarine 776) présente un texte, ano page ot demie: environ, sous le Litre « Oraison de Dom Guillaume », Cet Oralson commence vers le milieu dune colooney apris unt Dblane de quelques lignes. Bile préctde Te traité d’Aleuin sur Tes vertus et ks vices. Tout, dans la disposition du texte, certifie que ee court éerll {wit bien partie du manuserit original, Tat lecture montre combien i se raitache pantnite- tment aux deux traltés de Gulllaume, On s’étonnerait de ne pias le retrouver dts autres manuscrits, si aous ne cone hnaissions pas deja le sort des muyres de Gulllaame. L’Orai son, pas pls qe les Nieitations, n'est entrée Gans Te « corpus hernardin > soit que la eople nen solt pas veiue & Clalrvau soit, phtot, que le style et le sujet en alent rendu difielle Vattnbution 8 saint Bernard, ‘L’Oraison vest signalée dans ancune iste des auvres) ‘de Guillaume. On ne saurait pourtant en denier 1a paternit A Vabb6 de Saint-Thierry. Nous en avons pour garant I Tonatsox DE Dom OUILLAUME 49 ‘manazerit do Reuil lutnéme, si soigné dans sa transcription, ‘i précis dane ses indications, sl exaet dans gos attributions, ‘On y sjoutera la place de cot derit dans le manucerit, en conclusion A uno série d'gouvzes do Guillaume de Saint ‘Thicery + y vient un peu como la signature, Dom Guil- Taume ne sanrait étce un autre que Vauteur des Méditations, ‘du traité sur Ia contemplation, du traits sur Vameur. La lecture de lOraison rend évidente Vindication du tite, ‘On se demande si Guillaume ne commence pas un second Decontemplendo, écrit de la méme plume : style, expressions, nots se retrouyent, ientiques. Les idées aussi sont com- munes, Tl s'agil encore Ge rechercher la face de Dieu ; en nous parle toujours de Ja eration de Phomme A Vina’ de Dieu, Cest le meine effort constant vers Dieu, ot alternent Jes élans soudalis et les retomnbées, Tl est question du Verbe. Ineamné et de FESprit. Saint. Tt pour que rien n'y manque, Jes philosophes de antiquité sont cités a 1a barre CCependant, VOraison se distingne des dene traités qut la préeédent. Bequeoup plus breve, elle nest pas un résimé, lun condense. Malgré bien des similitudas, auvre originale, file apporte ses 1lées nonvelles, Non contente de préeiser ccertaines notions, eelle da Vamour-connaissanee par exemple, file aborde d'autres sujet. Guillaume parle de « Vintell ence de ls raison ou de Vamour 9; i invite a eamprendrs, non tant par Feffort de Ia raison, que par V'alfection de Pamour » IL parle aussi ce adoration véritable, et de Ja transcandance de Dieu, gui dépasse toute image. 1! étudic Te liou de Dieu » ot, arguant de la. parole « mon Dére ot moi nous commos un sy fxe ee «lieu do Diou » dans la eonsubs- Lantialité de la Sainte Trinité, On regrotte do ne pas voir Aévslopps cavantage un sujet qui ne somble pas avoir exereé les méditations des théslogiens des xn® ct x1 sitles, pas plas que la notion da «Liew divin » n'a é¢ retente. Si done POraison ae rapproche, Abien des yards, du Traité de Ia Contemplation de Dieu, elle le complbie aussi, par des récisions de termes et par des additions Widées. est le feul indice que nous ayous pour dater V'Oraison, Elle se situe a la méme épogue que le De eontemplendo et le De atura ef dignete amoris, mals ua peu apres. Le manuserit 50) nerropueTiON ‘de Rewiltracuit Ia snecession en donnant A POralsin 1a tro slime plsee, Nous pontvons remarquer aussi Vusage que fait Guillaume ca Cantiqne des Cantiques. Sans. chercher A prouver Finfluence de saint Hernan, il sutht de renvoy! Ace quien dit Guillaume Iniaméme, dans la Vila Bernardi pour admettre que Pabbé de Saint-Thierry 'intéresse tout apéclalement au Cantique lorsqu'l so soigne suprés de sor fami, 8 Clairvaux. Dans FOralsen, il ne s'y rite qu’ instant, Nous pouvons dater 1Oraivaa des environs de 112 La date précise reste daillours dimportance secondaix POraison no marquant pas un toumant dans Ja ponsée Guillaume, Son objet est simplement do savoir of Diou peut tre trouvé, Monté cur le montagne oft Dieu voit et est vu Guillaume regarde le ciel, pour seruter ce lieu od Dieu habit Aucine division ne permet de distingucr, matéieleront fos idées qui s'enchainent étroitement. Il faut analyser texte de pits pour roconnaltze une structure & Pensemble, structure A peine souligaée par une phrase plus alfective ‘Nous reconnaltrons un préambule et ume conelusion, enc Grant une dissertation. Le préambule forme un appel verse plein et uaique amo de Dieu (1-18), Le centre du sujet se subdivise en trols parttes, ‘Dans le préarabule, Gulllaume cherchalt & diriger sur Dic ua regard pur! I se référe maintenant a la « physique > Ja vue, comme ailleurs il etudiera la « physique de Panme Dour preparer a la connaissance de Dieu. 1 conclut Ala néces site aun objet eertzin et proche (18-29). Pols une Dre citation seripturaire Ini sert de transition pour éiuaier fiel of réside Dien. (est l@ centre de VOreison (30-55) Rapidemont ils éleve Jusqn’a Yunité des personnes divin ‘Aisqu’ la « consabstantiall(é te la rinitéy et ta transee ance divine. Quelques lignes ensuite suffisent pour assign Je rile de VIncarnation dans cette vac parfaite de Die (GS-81), Le conclusion en découle tont natnrelloment (61-88) EL PDraison tourne cour!, pour s'achever sur un ton se ‘presque méchant, qui cache on réalité une invitation & vii aux plus haute sommots, LiBvangile de saint Jean constitue la principale sou ‘de POraison ; on yreléve aussi quelques citations dos Psaum 1 dela Genése, du Cantique, ot la finale du canon de la morse : ‘now rotrouvons les Livres et los taxes ulilisée par le De con. femplando. Seul lo Cantigue constitue un apport nowveau, On aimoralt eavoir qui e donné & Guillaume Pidée do sa potite dissertation suc Ie Liou de Dieu, mais rien no V'indigue, Drordinaire les théologions expliquent pourquoi Disa, igno rant le tompe ot Vespace, ne saurait étre contenu dans un ils demeurent sur le plan physique, sans ce coup dlaile qui, soudain, bye Guillaume jusqu'au’ sein de la Trinité, Dans sa Méditation VI, Guillaume siacrétera plus lon sur le lieu de Dieu » (P. 1. 180, 224), ‘Licrigine d'une autre idée pr@le & dimMeulté ; celle de ta vérite divine (51-59). La citation explicite, quoique vague, hous renvole aux philusoples de Pantiguité qui ont aetal ls vésité, La forme en est blen contourade et le sens assed, obscur. Le Lexte le plus yoisia serait une défnition du vzal par le siofelen Zéava, eité par saint Augustin : «on ne peut, pereevoir comme vrai qu'une representation tmpeimée dans Tame, A partie dun objet réel, et telle qu’elle n’existeratt pas, st elle me venalt crun objet reel », LOratio domné Willetmt nous permet ainst a’ajonter ua Dhilosophe gree aux spurees si diverses de Vabbé de Saint- Thierry. Jointe a Is notion de « localité » de Dien dans I consnistantialit, et Pidée d’une contemplation absolament Aepoullée de tort élément sensible, cette originalité duane citation confére um intérét partioniior A eo court Lexte de Ghillaume, Par silleurs, le désir daimer Dieu, de le voir, ce besoin de parvenis jusqu'a Vintime de lo Tyinité, par Ie Vorbe Incarné et PEsprit Saint, rejoignent tout a’ fait le De contemplando. E DE QUELQUES MANUSCRITS DU DE CONTEMPLANDO DEO Hagcoone, Archive de 1a Couronne d’Argon, Wlpoll 98, xIU-Kv" 5 mt Begs itbdgun ca Vl 126, Notre-Dame dos Danes, xr x ‘Beugee Diblathique de ln Vile 128, Notre-Dame dot Dune, xn eal v= D. Druscles, By Ri, 5904000 (ne 1436 du eatslogue). Corvendoacky uneven (65. — lirarellen BK. 378-81 Gr 1165 ducatalogue). Louvaln, Chactrouse ‘Sebtarta, va, fe 72 easels ER. IGE (ve 1448 du extalogse). Notre-Dame aug, xute sf 8k =A, Bengals H.R, T4058 ao 1440 du catalogue). Notse-Dame anime, AMIVe $I, (cambridge, Peterhoute 203. cv 9, © 172. [Boat Bbitethdqe Monietpaie 472, t. Amchin, a, 1965, 10127 w =k Plorenee. Médiedenns. Convent! eopprassd 600, x0" 6 19 1 Florence Laurentienna. Pit XVI, eed. 100 SMAI, p. 148 Terence, Laurentlene: Bist XV cod, vem Dy pe? b Flonues, Lavrentienne, Piet, Sif Doct cod. VILL Sto’ Crete 66 “Florence, xi st MALV. , 13. Forence Lautentietig, Plats XX Dext, 7. IV. Sts Giolx 06 Florenea, same a: mV, p. 4 ornce. Laurentlenbe. Medics Fes cod. LNXVE.4¥* 5, ay rts Fibrence Sabut-Mare €82. x06 & 1 84, Londres, BM SP VIL xine 45. =F pnd, Lambeth paleco 238. sur «fe 213, Eonaes. Lameth palaes 497, xin sf 1 Milan 5, N Braidense AD IX 42 Chisiavalie 2, xv* s ¢° 100, Oxford Bola, Laud. 868. xu. € 88 Oxford. Jest college XAXV, Nie 4. 18 1. = 0, Oxterd. Merten college XL. sn" 5 83, Pidave, Bibl. eapituire ©. BA. xiv" Pas. Arsenal 324 (S03 7. L.)- Patls, Grends-Augustins %, 2iV" 5, Pia = 8. ants Arsenal $02 (14 T, to. x10" 5.19131 4 LISTE DE QUELOUES MANUscuITS Poris, Mazarine 60 (1114), xn s aux Fraaclecalne a> Parison TH. 0 40 Parts Mezacine 199 (958). sane sf 144. = Panis Meansine 775 (75), 5. £ Resil en 1085, {624 Pans 6. N. at. (727. origine allenic, x1? s. 19 102 Pans B. 8. laL. 10.011, Bourgogne 3, sie 50149. = Ne Bibllosnaque Vaticana” Vat- Int 65S. ve 10-127 ‘Bilotefue Valieane, Yat. 1A, 00D, Ste-Nariede Florence, x1V* 8 fre iniiotnegie vaticane, Urpin. Rouen, Dibiotheqar Masiespale ovel, BiblotNeyue Muaieipale 998 (A. 597), Jumteges, xm s, Te. = J. ‘Troyes bibliothéqa» Municipale 2051. La Javdinet, 1428, 4, = 1 “Purlo, 223, save a. fo 94, Utrecht, Universite 161, sane, £69. R wv 5, 1.177, 397 (A. 590). umlbges, xr CONCORDANCE ENTRE LA PATROLOGIE LATINE ET LA PRESENTE EDITION P.L.184 Mabon alton smo: ol, lap. ast ot se or, tase Gente > 220 impudens ws + best) inom sum convoreus a S89, Raepondeat me 38 tehomo : 4 3 at to fads si, 4 Exabieit hoo} 40 Beees . wie 4 AT Sea torstan i $1 amgar soe 57 quem vider SHEL & a Beamer a © 15 cxlorum i730 Insoctattone ‘ 8 © 28 Qala dicemns xa © 84 Siperns:yocattonts wm 8 7 Be boo teat 12 Btorelicem ais 72S sotumamet so tT amor vio B 81 Reeegat : aio 13 quident vat 10 18 Sect D2 qanum vn 1 “T Seainee vs uk ftjne bone 20 treat quia vin 16 HL 88 Quid aston 6 1% Singutanter a 187 Que omnia 2 dis 1 100 Baas ta 1122 kum sphnum as 12 1 Sed Interest re 8 1220 Veritas, in 12 2) Punumque zig 1242 etstmus amare to 2M Sst nernia Ey 2 2B Eten ate ‘ 7 Soluere x om 271 Nuneergo si0 : 33 Minibus mets a 13 a8 Heapiontia TEXTE ET TRADUCTION INCIPIT TRACTATUS DOMINI WILLELMI ABBATIS SANCTI THEODORICI DE CONTEMPLANDO DEO 4 Venite ascendamus ad montem domini, et ad domum, el Jacob ; et docebit, os vias suas. Intentiones, inten- siones, voluntates, cogitationes, aifectioues, et omnia fnteriora mea ; venite ascendamus in montem vel locum subi dominus videt, vel videtur. Cure, sollicitadines, anxietates, labores, poens servitutis, expectate me hic cum asino, corpore isto; donec ego cum puero, ratio ‘cum intelligentia, usque illue properantes, postquam ado~ raverimus, revertamur ad Vos. Revertemur enim, Et 40 hen quam cite. Abducit eaim nos a vobis caritas veritatis 5 sed propter fratres abdicare et alijurare vos non patitur: Veritas caritatis, Sed leet retrahat vestra necessitas $ apa propter vos omnine omittenda est ill suavitas. LA Ds, | 2Be, em 1 (fant Pal ron om et. ath Cra fal) Ste, aa tf 9 Geng xn spe) $n tu, | 13 ante vent add Tae. emit eR Pe an 4) fnlen | omen! | nes on 3 698 ee SAS atm sala crolanvos Xz [eet Seta Se x Ite ene sco Mince sero Sets WStmstivTe | expetate expects w neon. a | 7 mine Sr pert. ood stich fut? cum oie test eats SE ae Sy inch 0 pnt hey ea ever Gio" usdew Hv por om X xe eae cate eres i ae FY tas conics ean am as nde rere fess etre fini nf veste nena Se {Spar tame ve ‘ne femeing “ees Yen em Grannis | dos Eotoutanr ds tont chet Semen igor utes os Duipeanes ene Serine rae (et Ss Dutsany aly Dea X 209 Pay 1, 608 Heute (veto) eat Pace par Teck Tame eDpinwe’ Me puss stazin de bs conteplation, Math GY COMMENGE LE TRAITE DE DOM GUILLAUME, ABBE ‘DE SAINT-THIERRY, SUR LA CONTEMPLATION DE DIEU 1 1. Venez, montons & la montague Prologue. gy ‘Seigneur, et & la demeure tu Vévasion Deco, ett nots enselguera ses voles, Attention intentions, vo~ lontés,pensées, affections, et thi mon interie, one’, mmantong srr ig montagne, a He of le Seigneur volte tstivu, Souci, colertdes,ansités bets, pines dela fervitude,attendermo ie avee Tne ~~ ce corps — {Enais que moi et enfant — ma rason ot mon Intec gence jusque lisaut nous nous atone; et apres avoir adore, nous reviendrons a vous *. 2 Nous reviendrons, ou; ety hilag, au pins vite? Ea efi, Tomour de lo vanié nous conduit loin do vous tree, eau des fri a weité de Fameur ne permet par de vous ebendonaer et rijter. Maus quclgue nous feyont rotenas par néoieits pour vous, fl be (au as, UEaise do vous tout hilt ometire clio tuavié fre eft 2 Phe Gin) se mae Ef pre Nel ee tats) ee easy cae at ined contention inna 39s hppa Ser a, Sar Fadil, as tates at Ts vlonton Faroe (cttaj' feat taut ar apa Sane sta Di cs scyematin Sosict” aPHGSNRS SUL LOVENS CSE Na eee la) ett ete es to ota cr) Ee Gea Horne ect ear 60 WiELELMT pmanIs aANoTY THEODoRICL 2, Domine deus virlulum convert nos, et ostenda faciem tuam et salvi erimus. Sed heu ben domine quem. preeproperum est, quam Lemerarium, quam inordinatum, quam presumptuosum, quam alienum a regula verbi veritatis, eb sopienti tue : corde immunde velle deur, ‘videre, Sede summe bene, summum bonum, vita cordium, Tux oculorum interiorum : proper bonitatem tvam domine miserere. Hee est enim mundatio mea, hae fduria mea, Ihe justitia : contomplatio honitatis tua bone domine, 4s Ergo o domine dous meus, gui dieis anima mow modo’ quo tu seis : Salus tua ego sum, Rabboni, somme magister, uniee doctor videndi quae videre desidero : dic cxco_ mendivo tuo : Quid vis faciam Ubi. Et tu seis qui jam: hhoe ipsum das, quam ex omnibus suis rosessibus abjectis: as procul omnibus seculi hujus altitudinibus, pulehritue dintbas, duleedinibus, et quiequld concupiscentiam carnis. vel oeuloram, vel ambitionem spiritus attemptare potest, Yel aolet : Ubi dicat cor moum : Exquisivit te facies: ‘mea ; faciem tua domine requiram. Ne avertas faciem 20 tnam a me; ne declines in ra a servo tuo. Impudens: quippe sum et improbus © adjutor meus antique, eb: 2 Ps txts, 99 10 Ps, seeey 9 Jan, X26 | 1 Manes, 9 1 Tey RSDP sath nae bh bm pid din tn | 38 Pa ae et ots: | 3 ot a pt il Se BE ae ro Ti dalecatoe On Sp suvajeide mus teaueemre | seated SEIS fies oar p aeamibeyT teil iin seesish's {os Teste en Cure | steaplae okies Bee LPO AIAG Dee tw Cone | dows eve am. CIs | reeae' ue n| 12 videndl = vivendt V cenit rear obnennatrs | cue alee yen Tle SLSR STR a alaTest ree als ati ly dy [ambi sToy fue etl Say bdeaatnclon soumstio n ocatsunies oor ADE DE CONTENPLANDO DEO, 2 et : 2. SeignsaDieudasvertusrotous aPESlt,—nonoany ot mont a. face, ot nous fe: serons sauvés }, Mais hélas! Hélas, Eieect contin Uae pela canton ena) SCH En clgrdocnd, omitan jem faved coma Stavanger lagi u'verbe Ne vents tet dota mise, Feaiaigcames tenet seer ca bce ses ay lumiére des yeux intéricurs, & cause de ta bonté, Seigneur, Ne pldd- Gtaecn eet na purteation, cesta centance, Seis fonts de contenper ta boats, bon Selene, Dong, § Seigueir cuen Diu fl qu ds & on mes de Pouce Usd eine une seen eee Eaverna male unique dovtat pour vols ‘ce que Je Jakevanaet satus (ea need sete cee fiasco totolts at ole pulquepréctséinent tu Je donne, comment au pus prtond Ce veces dorpe aVOTe Le tts et hunters de ge alse be ent Oe Cour et toute ql pant ont a conipisnnes dein Eat cajaee salepuioe: aareries canes Jala ec circumvent ou enue ta ib A fee aches; ta face, Seigneur joroivvehera Ne tourna pus ta face do mol ne Cauigoe pos, dane ta colt, dt ects tfudaar cuits te ale ae atyeriie 6 mon dv aclique of 60 lsunne te Mnn0SeF3¥ pat avieqil ad per ¥ | 17 spt = space X I 30 ‘tant 29 pot ea aa V2 | pea eulpyeguiere AC {eh St! ot nr ei! AED Stn SPA Gig ts 8, ta Aj Sora ss sto igus LETS, Sg fe x te dae fe yee corms experigee ‘am Hotty de so fet ce Dieu a eet ety os Lease, Leeman se bs Goes me Rock. ME 19S yD. 62 WiLLELMI ABaAns saNcr1 tHxOpOMICL susceptor indefesse, sed vide qula amore amoris tui boc faclo, sievt vides me non videntem te, et sicut tui desi- dorium dedisti mich), et si quid tibi placet in me; et 46 vito ignoscia cweo tuo ad te currenti, et manum dag, in aliquibus in currendo offendenti. . Respondeat quippe michi intus in anima et mente ‘mea tumultuans in me et concatiens omnia interiora ‘mea vox testificationis tus, et caligant oculi mei inte- iores a fulgore veritatis tus, ingerentis michi : quia Snoa videbit te homo, et vivere potest. Ego enim vere im peseatis totus weque adiue : needum potui mori michi, ut vivam tibi. Sed tomen cx precepto tuo et ovo tuo, sto in petra fidei tus, fidci chtistianee in looy: qui vere est penes te; In qua ut possum interim fera) 40 patienter et ampleetor, et deoseulor tegentem et prove Gente me dexleram tuam ct aliquotiens contomplang. et videre gestiens posteriora videntis me humilitater scilleet pertranseuntem dispensationis bumanes, Christ 3.2 De evry $5 Bay xem 016 Jon 1, 147 AE Gore 38 8 eles | fou Hr Ba San fe en 2 eee PL ae 2 Ae Tn ater fen ein Ce mucter chm eri HFG pm 12 fae ing bier camera Hees feet Sram Viner fae mien Gewese #) mich deat deck evel rent {ae al m t's 20 om Nias tee) Sib Serr et Lee fat Nee a AE eh ae nh Sfp ST Attre Snares inert ees I pot erent ste fecmast Sf pt part 2 fone on Vantaa Seu [tegen 1) eeu tv ft oot mene Vz uu ‘epifesip) | tsentrm Ghtasnoe | 6 tet ae ‘es V4 | 12 estens sites 5 jf huni te Bo tran Hs opera som HE DE contEmpLaNbo pzo, 23 tc) gable, Mais c'est par amour de ton amour que je lo fais Yoisle, tout comme tu me vois, moi qui ne te vois pas. Et, lout comme tu m’as conné le désir de toi, tu es cause siquelgue chose te plait en moi *. Et bientt Lu pardonnes, ton aveugle, qui court vers toi; et tu lui doanes la main, ‘quand sur quelque chose en sa course il choppe. Contemplation 3. Que me réponde alorsau dedans, de THumanité dans mon Ame et mon esprit, tem du Christ. pélant.en mol et secouant tou mon Interieur, la. voix de ton témsi- gaage : et mes yeux intérieurs sont éblonis par Méelat de Ex verte qui me représente que «Uhorame ne pourra pas te Voir, ot vivre », Mol en effet, vreiment tont entier au péehs jusqu'ii, je si pas encore pu mourir & moicmeme our vivre & fo) Cepeaddant, selon ton précopte et par un don de toi, je me tions sur la pierre dela fo. on toi, de a fos ehretienne, du lieu qui est visiment pres de toi; Sux elle, db tout mon possible, en atiendant, je soufire patiemment; et j'em- Braase e! jo baige ta droite qui me couvre et me protbge St quclquetois, quand je contemple et m'emprosse co voir, j'apergeis lew dos » de celuk qui me voit: japergcis, gui passe, Fhamilité de la « dispensation » humaine du gen dn De lan on Steet ge Dye ed esa roe Sheu, tis S13 oy: ape ns pout etenarecu cureaer i som Sin date avin: quote Dreads a8 368 Feapivence matin le ne ssa nchoree qe dame Tondo (ine, SEE Naas St Yn 28 Cnt 0B), Gmc are 61 wie Amparis saxety neroponre: fli tui suspicio, Sed cum seceders gostio ad eum, ot 48 vel sieut emorrouss ill, inicma: et miserse anime mex a salutifero tactu vel Gimbria ejus quasi Tureri gestio sanitatem ; vel sleut Thomas ile vir desideriorum totum, eum desidero videre ot tangore, et non sclam, sed aceedere | ad socrosanctum loteris jus vulaus, ostium arehie quod zefactum est in Jatere, ul aon tanta mitiam digitum Yel totam manum, sed totus intrem usque ad ipsum cor Ihesu, in sanetim sanctorum, in arcaam testament, ad amam aurcam, enimam nostre humonitatis coati= nentem intra se manna divinitatis : hew eivitur michi # aNoli me teugere. Et Mlud de Apocalips! : Foris canes, Sieque condigais conscientia: mes verberibus expulsus. et propulsus : improbitatis ct prosumptioais mew paenaa cogor Iuere, Rursumque in petraat meam me recipiens, que refugium est erinaciis. spinis peecatorum penis, 0 Tesmplector et reosculor tegentem et protegentom me exteram tuam, et ex co quod vel loviter sensi, vel vidi, magis accenso desiderio vix patienter cxpecto ut | SRR Es Sear caren Ete Va ta tactans ieee pace easy ae (AGEs ier oon 21 2 aca Soe oa ee cea oi rami Nise sr ft mena, pater f dos «ds Dict Enntenions pa ata smitatons dane Ta fo des gare de Taga chest ur Pexoresen agence Aim, ele DS: CONTEMPLANDO DEO, 3 65 Christ, ton Fils. Mais quand je mlempresse daccéder A luis 00, comme ceite hémorcisse, quand je m'elforce. le déober, pour ainsi dire, Ie santé pour mon ame Infirme et 'misérable, par Vatlouchement salutaire au de ses franges; ou, comme Thomas, cet homme de quand je désice Ie yoir tout entier et Te toucher, et non seulement cela, mais accéder 4 la sucrosainte blessure de son e0té, porte de Tarche qui est faite sur Ie Pot, non seulement pour y mettre Te doigt ou toute la ‘main, mais pour enirer tout entier jusqu'au corr meme ddo Jésus, dans le saint des saints, dans Varche du Testa- ment, jusqu’a Tune d'or, & Tame de notre humanité contenant en soi Ia manne de Ia divinité - hélas, on me dit, alors : «Ne me touche pas», et ee mot de I’Apocalypse + Dehors, les chiens |» EL ainsi, comme il convient, quand les verges de ma conscience m'expulsent et me poussent dehors, je suis, obligé de payer la peine de mon inconvenance ct de ma, présomption. Kt de nouveau, je me remise sur ma pierre, (qui ost le refuge des hériseons rempli des épines de leurs iéehés ; de nouveau je saisis et do nowvea jembrasse fa droite, qui me couvre et me protége. Et dufait que j'ai senti8, mémo légirement, oa vu, davantage s'ellume F gnomes Grn ok kX, 2398H0 3 Spe. 273) a ennatanca se Gs ee Se te aig cn cea ‘Missa devon free camer chi ‘alien, nae 8, 0. 1S Tan po. BaD). CLS. AveUee De fh te mu evans rear dane fol grelmont feodantm de afl qe sybase cin Cent ele sus won soak Dome et tty 28 sm ie aa ia ak en te cntton den {at comtempation de Dieu 5, 66 WILLELME ABBATIS Sawer! THEODORICI aliquando auferes manuin tegentem, et infunias gratiain Slluminantem ; ut tandem aliquende secundum responsum 8 veritatis tuse mortuus michi, ct vivens tibi, revelate facie ‘ipsam tuam facie inelpiain videre, et i Hgeie) ture, Et 0 facies facies, quam beata f tabernaculium deo Iacob, ct omnia faciens sccundus 40 exemplar quod ei ostendilur in monte. Hic vere et com petenter eantat : Tibi dixit cor menm exiquisivit tz facies: ‘mea, faciem tuam domine reqniram, Itaque ut dist e ono gratia tue contemplans omnes conscienti me angulos, vel termings, unice et singulariter desidero, as videre te ut omnes fines terre mew videant salute domini dei sal, ut amem cum yidero = quem amare hoe est vere vivere. Dien onim michi in Ianguore desiderit mei : Quis amat quod non videt? Quomodo. potest esse amabile, quod non aliquaienus est visibile ? 6 11 Cony m4 38 | 99 To cant 5 Hob van, 6 He, a0 4 | 1B Sion SiG, Peshtigo tri) 985518 3 Spay eecmnneetonncon aeasatlny Supe renarrated evar ale jai sueeptenmantt ef Bal anaes eterna lon V2 | init = diet 4 | exeuisvlt exquisivd Mm Il 42 itaen sptieea Site eee ic 8 hee et sore ar meer el one “Tia eae aha epee has DE CONEMPLASDO DEO, 3 67 mon désir ef, presque impatient, j'attends qu'un jour {ir enléves la main qui me couvre et verses la grace qui jllumine, pour qu'un jour enfin, selon la réponse de. ta ‘yérité, mort A moi-méie et vivant pour toi, la face dévo Ice, je commence & voir te face méme, et Sois « affecté » de toi ? por Ja vision de ta face. Kt, @ face, face | combien heureuse la face, — colle-la qui mérite d’étre « affectée » de toi en te voyant | Elle édifie dans son eoour un taber- nacle au Dicu de Jecob, ot fait tout selon lexemplaire Gui lui ost montré sur la montagne #. Ici, avec verite ce compétence, elle chante : « A toi mon eceur a dit : ma face Ua cherché ; ta face, Seigneur, je reehercherai », ‘Cest pourquoi, jo Vai dit, par un don do ta gréce je ceoatemple tous les angles de ma conscience ot sos extn’ mités, et je désire uniquement ct exclusivement te voir = ainsi, tous les confins de ma terre verront le salut du Seigneur soa Dieu, et j'aimeral, puisque je verrai, celui imor est Ia vrale vie, Je me dis en effet, dans le lan~ gueur de mon désir : « Qui peut aimer ce qu'il ne voit pas? Comment pourrait étre aimable ce qui nest. pas, de quelque fagon, visible ? » Re Toco ets Dia covets oi a ur Yet ‘Sactre oe palpation fff ‘es st Spe SOLS" Uma apie ‘ele homo eam ec leet 9 10, cans a tration du acopaentsne Sime ee 68 wrnumia amavis sancrt sHBODORICE 4, Sed te desideronti amabilia quidem tua ocearunt, eb a colo el a terra, et ab omni ercatura se michi ultra fofferunt, et Ingerual : 0 in exanibus adorande et amabilis domine ; que quanto te manifestius ot verins predicant, 6 ef apprebant amabilem, tanto ardentius te michi faciunt Gesiderabilem, sed hex non ad frucndi perfectam suavi- tatem el gaudiuia; sed ad intentionis et intensioni et defesins, non tamen-sine aliqua suavitate tormentum, Siout enim mea aoa Ubi perfeete placent oblata nis ty mecum + sic bonorum tuorun contemplatio reficit nos quidem dulciter; sed aon sabiat perfecte nisi. tecum, Hie est anime mee assidua exercitatio, hine assidu scobo, vel seope spiritum meum et cum honis et amabilibu tuis, qaasi pedibus et manibus et totis ionitens'viribus, 45 sursum tendo ad te, in le, summe amor, summum bonum, sed quanto tendo fortius, tanto retrador durius inte in memetipsum, sub me ipso. Sie ergo respiciens et dls cernens et dijudicons meipsum : factus sum michiipsy de meipso Jahoriosa ct tediosa quastio. Tandem tama 2 dornine, certe certus sum per gratiain tuam desideria 4439 Pa ean, 7 [| 38 Jeb, wu 20 Tied pst ot Af drat dtr os Spe tla ath sand eee fen Be 31 Piet itn ate et i a aL tc ihe Sakina iaineomeinan Com Sica ae see Lee ec sid apt etrone mene chan SEAR se! deo NOK | mle hon Pian ee Gt ce (in pe a Si) (San hse Sean soram chaicimnose BST aa a nt BST eRe 1p tesvin abccilan FET cnc cP sa ne ‘ten lanes ahibes Gr teu unde tana tame AD ta Seep cna as po am bE contemeLaNDo DEO, 4 4, Mais a qui te a ct du moins tes « amabilites* » ft du ciel et de Ia terre, et pat toutes tes crdatures elles sofirent et se présentent 4 moi d'ellesmémes, 0 Seigneur en tout adorable et sliable, Et autant elles te proclament et te Proveat almeble avec plas d'évidence et de_veite, Antant elles te rendent pour mol plus ardemment di fable, Mals helas! ce avest pas pour Joulr en parfate Siavite eb joie, mals pour ere tourmenté, ‘non sans {quelque suavité pourtant, par attention, intention, Griedofaut®, En effet, dameme que mes ablations ae te plttsent pas partaltement i Je ne suis pas avee elles, bins I contemplation de tes biens nous ratratehit- commence 4 vivro en tou. Be que rniadvienne ce bien €'éire en toi: mot pour quilo pire eat bize en soi! Mais vite, Seignout, ne tarde pas. Ele possdde en effet, Scignour, Iz grace de fa sagesse, ou la sagesso de La gre, ges roccourcis , Et li of il mest ni arguments, ni dis: cussions de la raiton ou du raisonnement qui permettent, comme des écholles, de monies, jusqu'al torrent do ta Solupts, & la ploine joie do ton amour, — la, eelwi & gai fu le dones, qui eherche fidélement, qui ftappe fddle- ment, 'y trouve eouvent tout & coup. Mais, 0 Seigneur, Si parfois, o> qui est bien rare, i m'éebeit quelque part de cette joie, je came, je vocifére : « Seigneur, il nous est bon Were ici, Taisoas-y trois teates », une pour la foi, une pour Pespérance, une pour Pamour, ‘Ne sauraise pas ce que je dis, quan je dis: « M-nous ext bon Wétee ici »? Car tout & coup je tombe & terve comme mort; Je regarde et ne. vols rien; et o0 Yetats Gabor je me Yetroave + dans ta doueur de mon ecrur et aMiction de mon esprit. Jnsques 4 quand, Seignenr, Jusques a quand? Combien de temps formeraije. des tonseils dans mon ame, douleur dans mon e-wur 4 Lone (Ge yntnsia0se7 16 cur or Vaan quo J | quam rarum pera Sst om | pot ent ada. yeandy Chiba nest | me ene spoons J Une Poy gat a me Mg me CJ ‘pet oman pst tet uuu dao | a eo |e ome [pe bente edd {eS [51 Obl (ata! peas ACOMILIR ANnOSeT PLE | aroun st ls grate de Pexplsance mgstgus We rare es dele (inves scarves ek afore NUN 247 Ace s» incolatus meus prolongatus est, habitavi cum Nabie! 74 WIEELELM) ABRATIS SANCTI THEODORICL 25 Quamdin non permanebit. spiritus tuus in hominibusy quia caro sunt, sed venit et vadit, et spirat ubi vult 2 Sed in convertendo dominns captivitatem Syon, facth etimus sicut consolati ; Lune replebitur gaudio os nostrum fet lingna nosira exultatione. Interim hea michi quia: tantibus Cedar; maltum incsla fuit anima mea. Sed respondet michi intus in corde meo veritas conse lationis tue; et consolatio veritatis tue. Est amor: Aesiders ; et est amor frnitionis. Amor desidert) meretur ss aliquando visionem, visio fruitionem ; fraitio amork perlectionem, Gratias ago gratia tux, qui logui dignaris ‘ad cor servi tui et anaiis ejus questionibus aliquatenus respondes, Susciplo et amplector have spiritus tui arram g et lietus espeoto in arra promissionem tusm. Desider 4eitaque amare te, ct amo dosiderare te, et hoc mod eurro UL apprehendam, in quo apprehensus sum; sob hicet ut amem te perfecte allquande, 9 qui prior amasti amande et amabilis domine. 26 Gene vig | 98-Jy 8 [ 2 Pa exn, 1221 20 Ds. ext 5 7 Haas #58 eats A380 acy at Ma 3 sereare ual eaaa ae Py Beenimite etn ete rh cca Camarta bee DE CONTENPLANDO DEO, 5 B gueur de jour ? Combion de tomps ton Esprit se refusera- 4] A demoursr dans les hommes, parce qu'ils sont chair ? ‘Meie il vient, et s'en va, et souffle oi il veut. Mais quand je Seigneur fera revenir Sion de eaplivité, nous serons ‘yraimont coasolés : alors notre boueke se remplira de joie, ct notre langue @exaltation. En attendant, malheur de ‘poi ! ear mon exil s'est prolongé ; "habite avee les habi- tants de Cédar ; mon ame est bien exilée. Mais au dedans de moi, dans mon ceur, me répond la vérité de a consolation, et la consolation de a variteé : « Ty a amour du désis, et ily a amour de la fruition. L'amour da désir mérite (@'obLenir) parfols Ta vision, la vision Ta fruition, la fru tion Ta perfection de Pamour * » Te Tends grace & ta gree, 6 tol qui daignes parler au eur de ton servitenr, PL qui réponds quelque peu a ses questions anxieuses. Je recols et Jétreins ces « arrhes, de ton Esprit », et joyeux attends, dans les arzhes, Tetfet de tA promesse. Je dsire done Vaimer, et j'sime te désirer ; et de cette fogon je cours pour saisir celui par qui j'ai ste sais, c'ert-a-dire pour t'aimer pariaitement un jour, 6 tot 4quile premier nous 2 aimés, toi qu'on doit almer, almable Seigneur. Amour de désic evamour de fruition, vetaitingtonate monn dao tour itn (emir Tere ants, denne la sttien dt prefrne que peavey tout at Jone ‘or pages pretty es Viste du dose ot dex passa de Diy | 7B woe anoaris a 6, Sed ovine eliquando aut alicubi domino hee omoris tai perfecto, hac in amore tuo heatitudinis eonsummas tio, Ul sitiens anima ad deum fontem vivumn, sie satieti sie Smapleatur, ut dieat + Saffiit ? Mirar qnicurague wbic S-oumque illo sit si non deficit : si dist : Sufficit. Sed ubi Jatius suicionti est defectio, que potest esse perfectio ? Nusquam igitur et mumquam perfeetio 2 Sed et injasth domine, mumquid regaum tuum pessidebunt 2 tnjustus aantem est qui aoa Lantum desiderat, et debitorem se +0 sentit ot intelligit te amore : quantum eb aliqua ereatura rational possibile est amari te, Constat etiain beata ila seraphia quae a vienitate presente tue, a claritate vision nis tue ardentos et interpretantur, et sunt: plus amare qaam eliquem qui minor ost in regno calorum. Qui si in %regno celorum, non dicam miniaws sed nonwullus e atigue tantam desiderat amare te, quantam ab aliqua) vel potes amari vel debes; et hoc forsitan est, in quem’ desiderant angeliconspicare, Desiderat ergo beatus minor 622. 240,3 fontom/lrtom » ef. Som Siti anima mea ad ln HA My iy 1055 P20 4 Pe aa ONT SURE oles cae bears [mace iy Sep atacs | pn nage |e’ os se ot Se ae Sia Se a oe esa ed Amma eA an Tala? mee f ana ane weenie msi ne ont Seale tne geet Y fase [iy ot eV om CHU bSe Td eon nf 26 vay ahd ot Te bs uae ee Ne Sheer oe een ay Repmeie Tiron CY 2° (Ease ke ed CE ae SRBEREa ade Wat se oder DE CONTEMPLANDO DEO, 6 ” saa ails 8s Mate nlp 1h qutuntoin on Framour ot) quate Part, Segue, "une, tlle désir cans fin. fy. consommation de la béatitude fait sind ad The Gui aspire ( Dibu l oataias Give sot a satura rempie awelle due «fsa a Je mfétonne bien sil nya pos defalllance chee celui uel qa’ soit et ot quil sit qui it: «Il samt» Mats fu cots Suftnenoo cot Gcledlunto, quel’ pou tre 1d perfection ? Nulle part done, et jamais de perfection? ? Mais alors les injuses, Seigneur possederontils. ton royauine ? Or il eat injiste elul qu n'a pas un Gest Tap chases dee en a ate ence Cem aR pour nous, 2 la mesure selon laquelle est possible Pune erature reisoanable de Vaimer, est bien certain fncare qi ors hienbenranx serpin, Aq ta proxi de ta présence ct It clare de ta vision ont vale nom Cardentss —~ et Hs le sont on effet — tment plas Gab abode car wine ne fe Tegaws es SE Solel dans le royaume des Geax, Jone ds pas le moindre rnais Tun quotcongue © it deste Vanmer autaat que Te pests etre aime par quelgwan, st dois Pate; etl en ost Tian aust pour fot, sur ut le anger serene fixer leas fagwrd’ H donee, doos! co biarketsame w meindre > ie etn tein eae ce obi Spine tte deer. ‘Giehotr se tier tun deere cuelenndte ate “ay tera fava: “Un dean prc tetera, fe'alers lene fasten ext en dafants ot i To cien et ator comet Pevven-rSare Bseaneaae? Dana lr deus be psec Ge Teta 0D : «serpin xemstos secundum cans siperpestan opi 2 Sr ponacnanc dds cosh agi Aad XP yy EsGabaciny an hay Morte ft Soe, AV Ht gAV I OP FO OLA BS Soon Eno, Belson nats 1383 V8; Be 15, As Ay 40 By 78 WILLELME ABWATIS saNGIT THEOOMICT ille quicumque ille est tantim te amare quantum amas, b» quicumque plus eo amat ; non mula lasectatione, sed pi tt devota imitatione. Si vero et in amore profieit, quamtq. felicivsilluminatis oculis in intoriora procedit, tanto cule cius sontit et inteligit, si ingrats non est, ot injustas, a ‘te plus posse amari, et se debitorem plus amare v ae quantum te amant cherubin et seraphin. Sed qui desk erat quod assequi non potest : miser est. Miseria vere fa regno beatitudinis prorsus aliena est. Assequitur o7gc quod desiderat ; quisquis ibi aliquid desiderat. Quic Gicemus ad he 7 Quid Ingaam dicemus ? Loquere obs ty ero domino : quia audit servus tuns. Numquid et magai et parvi omnes qui sunt in regno dei, unusquisque i suo ordine et amal et desiderat amare, et amoris unital non sinit ut sit diversitas, dum amat cui est dat hhoe erdentins, minor autom in majore, sine invidi ss bonum ubieumgue vidot amat, qued ipse sibi desideral et habet utigue smorem quantuscumque est quem i famante amat? Nimirum amor est qui amabucs qui magaa bonitatis swe aflluentia ot natura, amantos. conmantes gaudentes ot congaudentes pari implet gratia, 8 Rom, va, 9420 Reg, on 10 Gt Sab F Ain ad Seg) 19 mcunne om CFD InnnOse ea. Cee naSer Jest seri aodoguee sy fortes fava s nat amstige £92 ‘eminent crv eae ator 8 nea eA ees eee oer | ee any ‘ART 2 rors ome J fetiens | allenus N | estore. ¥ [28 suds a Denon ot Pie dialoaad SY Bales Soe fer Pap ALL sp celet peas ment erie ange scterat AD PnIoreeoser ec | al was aE | ae LOS? hoc dann et CF ano ee oa UL. usec MenedPrichosrs2Gi2 slut Pa FP amt DE CONTEMPLANDO DED, 6 9 quel qu'il soit, Vaimer autant que Vaiiment tous ceux qui iment plus que lui; ce n'est poim. la envieuse poursuite, rmals pieuse et devote imitation. Et si, en outre, amour profite en lui, autant, les yeux iMumings, il progresse vee plus de félicits dans les réalités intérieures, autant 3} sent et comprend avee plus de deuceur, s'il n'est pas ingrat et injuste, que ta peux étre aimé davantege, et aque (ui, debiteur, peut aimer davantage, et meme antant {que Vaiment cherubins et séraphins “Mais eelu qui desire e2 qu'il ne peut atteindre est mal- hourenx. Or Ia misére est touta fait errangére eu royaume de la béatitade. Il attemt done ce qu'il désire, quigonque li-hout désire quelque chose, ue dire cela? Oui, que dire ? Parle, je to prio, Soi- ‘gnour, car ton servitenr Geoute. Tous ceux qui sont dans Teroyaume de Dieu, les grands ot les petits, chacum selon son ordre, n’aiment ils pas ot ne désiront-ile pas aimer ? Et Vunité de Vamour n'empéche-telle pas qu'il y ait, diversité ? Pondant que celui qui en a rec le don ‘aime plus ardemment, le moindre, de son cSté, n'aime-til pas dans le plus grand, sans envie, partout oi il le Voit, Te bien quill désire pour lukeméme ? Et n’est-i) pas cer tain qu'il posséde ainsi tout amour, si grand seitil, quill sime dans Paimant ? ? Ala vérilé, cest Amour qui est aimé, lui qui, par la grande allluence et la nature de sa bonté emplit dune pareille grace, bien qu’avee une inégale mesure, ceux qul iment et alment eusemble, qui se réjouissent et se re tes SEE Gh BEE! FED ace on, M7] eB se Se ete er eller ment ato dn lnm 9.79, ale): parma, eee sh spore ns SC) sn Sse one Cone 80 OLE AnRATIS. SANCTT THEODONICE 40 lest dispaci mensura, ot quantum se amantium sensibus: largius infundit, tanto cos eui capaciores efficit, satietatem faciens sed sine fastidio ; de ipsa satictate non minuens. esiderium sed augens, sed remota omni anxietudinis miseria, Amor enim est ut dictum est, qui amatur; 46 qui a voluptatis sue torrente omnem sb amatore sto repellit vel in satictate fastidii, vel in dosiderio anxies tadinis, vel in zelando invidite miseriam, illaminans cog ut diel? apostolus a claritate in claritatem = ut in lumine videant lumen, ct in amore coneipiant amorem. Hig 5» est enim fons vile, qui semper fluit et mumquam peret= uit, Hive est gloria, ho sunt divitie in domo beati amatoris tui, quia pristo est desideranti quod desiderat, fet amanti quod amat ; ideoque et qui desiderat semper famat desiderare, et qui amat semper desiderat amare, 55 et desideranti et amanti quod desiderat et emat, sic fact abundare o domine : ut vec anxietas desiderantem, nog. fastidinm alligat abuadantem. Et numquid cbsecro domine hee est via wterna, de qua eantat psalmus : EE ‘vides via iniquitatisin mest, et deduo mein via eterna ® 45 Pe XXXY, 8) 48 Gore mH 1 PR SE LOI SE PE exe 9 ampere 1721 Mn i 4 Siddall shat sala esol tanidue ininrh | anton SSM een etn hf oa Sees Ne ete meee Al rca ramenpeas Saat Sst Mit ontarl tang WE [tom CRvsr | be tesdacat caro mt J [05 pot ‘ett Vl pnt ok ae, ant | pees ne in| mt oe gas hla CIENT me at gue DE CONTEMPLAXDO DRO, 6 8 joutssent ensemble, Et antant il se verse plus shondame ‘ment dans les sens de ceux qui aiment, autant il les rend, plus eapables de le contenir ; il sert a satisté, mais sans degout. La satieté elle-meme ne diminus pas le desir, mais Taugmente, quoiqu’en retirant toute anxigté misé- rable, C'est Amour en effet, nous avons dit, qui est aimé, lol qui, par le torrent de sa volupté, enlbve de celui qui I'sime toute misére, soit do dégodt dons la satiété, fcit d'anxiété dans le désir, soit d'onvie dane le zile, Hes illumine, comme Ie dit ’Apotre, «de elarté en elarté», pour que dant la lumiére ils votent Ia lumiére, et que dans Famour ils congcivent l'amour '. Crest la, & In vérité, Ia fontaine de vie, qui toujours eoule, et jamais ne se perd dans une fuite, C'est la gloire, ‘ec sont les richesses, dans la demeure de ton bieaheureux amant : car celui qui désize trouve prét ce qu'il désire, et celui qui aime, ce quill aime. Aussi celui qui désire, aime-t-il toujours desirer, et celui qui aime, désize-t-il toujours aimer. Tu fais ainsi toujours abonder celui qui désire eb celui qui aime de ce qu'il désire et de ce qu'il aime, 5 Seigneur, de telle faron que ni Vanxiéte n'aMige celui qui desire, ai le déyoat celul qui abonde. EL n'esi-ce poial 18, Je te prie, Selgneur, cette voie elernelle®, de Taquelle’ chante le psaume : « Et vols s'il y@ une vole W'iniquité en mo}, et eonduis-moi dans la vote ‘let pes i Juke’? Ne cnt fy dete taney desires ‘Et transcentanen Diet nat famain be ropes pope atts mine benen a meas Bec ere Ge PASS Nt une aaae Siro fe ais ouareree eeepc ea 82 WILLE ADRATIS saNcTI ThroDonIcr ‘ Fliee affectio : haze est perfectio, Sic semper ite + hoe est pervenire, Unde apostoluis tuus qu? paulo ante dixerat s Non quod acceperim cut perfectus sim, sequor autem § ‘comprelteadam in quo comprehensus sum a Christo Thest,. unum autem que reiro sunt obliviscens, ad en vera) es que sunt priora extendens me, ad destinatum persequor, fad bravium sapernse voestionis dei in Christo Thest y quicumque ergo inquit perfecti sumus, hoe sentiamus, 7. FL hoc est amare tuum quo amas te amantes duicedine bonitatis tae quam habes ad eresturam tua creator bone, inspirare eis hoe desiderium amandi te; et amorem quo amant ct desiderare et amare te, Nor senim afficeris ad nos, vel a nobis cum nos amas ; set fs quod os, qui semper idipsum es, cul hoc est. essg quod case bonum, boaum autem tdi in te, et om in te oreature tue, Nos autem a te, ad te vel in te ails pimur eum te amamus, gui pessumus misero aliq jo modo esse, et no aimare Le : Id est, esse et male ess Tibi autem qui semper idem es, nichil accedit, si mand siete Lista rea lta ae Bovine Mal to iatere | ad oa Ste ht aro om, rns 48 pusequn: pesca» adn fit ec avabtitate, moa leks He UN ere eg ty Sor aca, ae eerie tices hah fcetert ay eld pean caeare ee nai 7 Bonu ee “DNTY homme see ee oaion feet ocm tt ideo S|) 11 tht = tn Tf poet es au, tot DE coNTEMPLANDO DEO, O-7 93 étemnelle » 2 Cette affection, c'est Ia perfection. Toujours aller aifsi, c'est parvenir. Aussi ton Apotre, aprés avoir iit: «Ce n'est pas que fae atleint le but, ou que je s parleit + mais Je poursuis ma course, pour saisir celui bar qui Yai été saisi, le Chirist Jésus ; oubliant cc qui Est cereiére, tendu en avant, je cours vers le but, vers Te prix que Dien nous appelle & receyoir Ki-haut, dans le Christ Jesus », ajoute + + Nous tous donc, qui sommes parfaits, ressentons cela *», venité qeapit, 72 BE tan amour, yar Tequel ta Dunit Pesprit. giches ceux qui Vaiment, dens la Aoucour de cette bonts que tu as pour t2 create, cres- tear ben, c'est da leur lnspier ee desir de Caimer, et Eclamoue par lequel ils amont ot te desiver ot Vaimer Gar te wres'pes «affects» pour nous om par noas, quand ta nous aimes; mais tu restes ov que (0 es, toi gal es toujoura précintmenteclui de quil'étre cest etre Hon: thas bom pour torméme, on toianéme, et en tot aussi pou fouter tes crdaturen, Nous au contraie, nous sommes Poteet» par fei vers ti et en to}, quand nous irons, hous qui gouvons, en queigue miserable maniere, Gtre tine bas aimes, Cestecdire tre et tre mauvais Mais pour tos qui es toujours le méme, ea ne s'ajouts si, 1, Ge teste srt ondratoent tes Gree do Nyse ster Ik dome su ya tse se Oasis Pie Boe a erties Satenet as an sagan @Be ail 2.8, Svausnnn Leper ete bagi a he'Sene tore TE chiie et sre orto a seit de act bsnlles pas eretve uJ pronme ein ebar Dour neste on aielgte veoent aeaete et uostance mene de Bree MSS sn De Ben Ri, Se 8 fy 18, G05 0) Par semen 2% S{ WuLumnac Amparis SANcrr tHronoRIct profisimus ad te; nichil deeedit si deficimus a te, Cum, autem nos ames, nonnisi propter te; cum verissima, sumnmé Justitie regula etiam nes nil amare permittat extra te, Et corte possibile est amort eum amentis, ubi magna oecurit gratia, co profieere, ut nec te nee se amans propter se, ct te ct se propter Le solum ame! el per hoe reformatur ad imeginem tuam, ad quar foreasti enm ; qui ex Yerltate prestantissiina: naturse buss et natura veritatis bus, neo te nisi propter te, nee angeliin) nee hominem amare pote nisi propter te, Et o felicen et anima felicissimam, que deo sic a deo merotu fel ut per unilatem spiritus in deo solum amet deum, non suxim aliquod privatum, nee nisl in deo amel se ipsum, et deus in ipso amet val approbet quod amar vel approbare debe deus, id est se ipsum : immo quod solum debet amar, ela creatore deo, et a creatura de ‘Amoris enim vel samen vel affects mull competit. vi debetur aisi tibi soli : o vere amor et amande doming, 28 Eph 1, 2 Saha el es | pat Bee aa a reper tas | Pe poume ee CH ee cea oo Pe SES el see aie cin |e BIS Sie dt ee Lees er con rat see cenvin | fect Vivien | oat awa ee Fa [hos oper tenet Fo mn Be AN 2 ina Lahn on ARN ge ee eeu me Teme rata Slpideenyy are ages als ct FASE thet ot toniares samen st [eae ma PypSada tatty Eeteasens el Sl Sse ge ope ee eae eles So Tie ln saat no $2) eon C8 au a iiaie een dae aS cal toc De CONTEAPLANDO DEO, 7 = ca. simant, nous progressons vers tol; rien ne sentéve, Si'nous nous en allons lla We tol, Toutefols, quand ta nous aime ce mest que pour toy use Ta eple pare Feltement vrai de Te Souveraine jutioe, ne permet pes, indie $ ows, deieasimer en ders deta TE certes, i est possible A Famous de eel qui aime Diew, quand tur atvient une grive puissant, de pres aresser Jusqu'h naimer al tol, nt socméme, ‘pour Tar ine a ole sontine po osu pa et ‘efor A ton image, & laquelle tu Pas ers, puisgue Tn werd db ta nature sardminente ot par la nature de ea ‘sitet ne peus tamer torméme que pote tote, nimer salt Tange, soit homme, que pour tet meme. O fetite, mmenso fees de tne qui par Dieu, merits ainsi d'etre «affects s de Dieu de Lelie sorte que, par eumté desprit >, elle waime en Diea que Dieu seal aon Tun de ses biens propres, et ne seme sores quen Diew?; comme Dien, en Iuiméme. sine ct ape prouve co que Dieu doit simer ct opprouver, e'esticiive Ihisméme: 94 meus, ce quiscal doll Sure aime et par Det, Ieereateus, ot pari eéatare ce Dien. Detamour en effet ni fe nein a Taffection & nul ns convient ot west diy ce neat & to seul € veitao amour et aimable Seigneur, Et tell es sur aous la velonta eu eriatare ruse ie, Pos ot aie hana eat tie aD par ato oe Dig Nena, cate artponstpene aw inti Posse iogine stave! Fae ss een tess clea le teh! ane em de Rano see Dard ‘hats aos neoesits tonpertes (naom praprton es peeory ast ae i al mdve do prsence il, Bor i 395 "P. be 1 ‘acon tang alvnse name te ote pl ise Dian foam divinar eve quod intitass nude Seago Av 6 © WiLLELAG ADuaTIS SANETI THHEODONICL et Noo est in nobis yoluntas fil tui : hee pro nobig ratio ejus ad te patrem suum, Volo ut siout ego et tt faoum sumus : ita et in nobis ipsi unum sint. Hie finis, hice est consummalio, hee est perfectio, hee pax, hoc goudiuin domini, hoe gaudium in spiritu sancto hoe est silentium in cczlo. Quamdiu quippe in hac sumt vita, hoe felicssima pacis silentio in ciclo, id est i anima justi que sedes est sapientie, aliquandor feuit fateclus, sed hore dimidia, vel quasi dimidia ; intenti vero de reliquiis cogitationis diem festum perpetut ‘agit tibi, Inilla vero ieata et wtema vila de qua dicitue Tatra in gaudium comini tui, sola exit pertecta ct pa pela feuitio; et tanto felicior quanto remotis jam om bus quae hoe tardare vel impedire videntur, amoris ef indissolubilis eternilas, irrefregabilis perfectio, incor] Ubilis eri beatitudo. 8. O amor veni in nos, posside nos ; dispereant a fa tna in nobis omnia favitatis aomina, qx 9 concuy ccontia carnis et ocitloram et superbia vite huie inaas taco me Ng TH aaa | 82 de re au ie nytt aM |S pth quanto tum EA heap tin etalon [pepe Fe eee rr ante yoga 8 [eerie com So ee ee Teeter JT ia MOeLN2\Fal devli: proeeio 24 [8.10 aa Doo | 2 oobi oa Besa at Pac Me dns i DE CONTEMPLANDO DEO, 7-8 87 de ton Fils, telle est la priére qu'll Vadzesse pour nous, & thi, son Pore: @ Je veux que, comme mol et Loi nous somimes un, eux aussi solent un en nous *», C'est la fin, est Ja consommation, c'est Ia perfection ; c'est Ta pax, Gest la joie du Seigneur: cest « In joie dans YEsprit- Saint », Gest « le silence dans Le ciel» En lfet, tant que nous sommes en cette vie, Vaflection jouit quclquetois de la felicite paisible de ee «silence dans, Ie ciel, clest-i-dire dans |’Ame du juste, qui est le siege Ge Ta Sagesse : mais une deri-houre, cut « A peine ume demihoure? >; Tattenlion ecpendant, par les restos de telte pensée, célébre pour toi un jour de 6to perpetuel ® ‘Au contraire, dans eotie bienheurcuse ot éternelle vie, de laquelle i est dit :« Entre dans la joie de ton Seigaour », Seale existera cette parfaite et éternelle fruition ; et la Telicité sera dautant plus grande qu’aura alors. éte repoussé tout eo qui semble la rctardor ou Tempécher, ebque de son amour 'Sternité sera indissoluble, incbranla- le la perfection, incorruptible la béatitude. 8, 0 amour, viens en nous, pos- Pritre. Nature ., mons vamnitUT® sede-nous4, Que, disparnissent en de amour. joys devant ia face, les infections de tout nom qui de la concupiscence de la chair et des, ffi mime iene aan se cee eerie ar Paar, Mil ae dono 20 Le Santana ueenaranas ih eae 0 re ae awe ee oe eget e tte cenit 9 aitvone risus deta ds Vamar, Gres por a e poo Diet & i Pane hamatns pie Aa ons feta a 1 est domine, cui soli amor debelur. Est enim amor ani 88 WIELEENT ABDATIS sANcrt THRORORICL contur affeetui, quasi sparia quaedam vitulamina, affectul 5 inquam qui amor in nobis dicitur, et corrumpitur sepius justo anim a te et ad te creat, ad te solum conereatug. et coneretus, at reluctans lege naturali, ot reelamang cogitur voari gula, Iuxuria, avaritie, et his similia qui incorruptus et in sua permanens natura ad te solu rationalis sieut dicit quidam servus tis, matus, 9 quieta statio, vel finis, in id ultra quod nil oppetat vel appetendum judivet voluntatis eppetitus. Ultra ero vel supra te qui quarit aliquid tamquam mellus s8 le, nichil est quod quarit quia nichil est melins v duleius te; ideoque nichil eflieitur recedendo a te, qui amandus solus es vere, et fornicatur ot Inxariat in aliens affectibus aliena ut disi nomiaa habentibus. Amor eal tut dictuin est, et spe dicendum es|, ad te sohum es 26 domine, in quo solo est, qnicumque vere est ; ubi quiet et secura statio, quia deum Limore timere amoris east cet mandata ejus observare, hoe est omnis homo, A50p..¥-3 [Calg e191 [22 eaten. 18 Pie Gra ie toe eres Sid aier a Sa stan Uh Moasate: Y | ubsene CIRC EY acces Tannen e ee eel Eee csien cc iurips een DE CONTEMPLANDO DEO, 8 89 yeux, ot do Ia superbe de Ia vie, naissent dans notre Mfction, comme tm foisnnement de surgeons batards dans esti alfoction, die, qui sappelle cn nous amour tf se corrampl trap souvent dans Vane creee par tl ‘Lpour tot; pose tl seal Hea oré aver nous et implaaté fen mous? sel quandit reste laoiaatarelte et reclame Goit tre appelé-gourmandise, inure, avarice el autres ‘Svcs semblables:Incorcompu et demeurant en sa nate, Hest your tat seal, Segueur, 4 qui seu) Tamnour est dh En effel, Pamour deme talsonnable, comme Ye alt quelguun ‘de tes serviteurs, est « un mouvement, ot te Crangulle station, ov une fin, en ce aed de ai Fen test sombaive par rappetit de Ta volonts cn west Juge sonhavtane® x. Au cintrare, eolut qa eherehe {qelqie chose an-dta det, a sndeseis deo}, corame ant meillese que ti, sl eherehe co qui nest en ea Hen existe de melllovr ou de plus deus que tot, Cest pour. {voll se edit rianens dleignant ded, quseeul dois re aime vraiment else livre fla formation et laure en dos alfections dtrangores, qui portent, je Lok dit des noms rangers, L'amour en elle, comme on Va dit et comme on le dow souvent, est ai A to soul, Scigncu, en qu cul existe quiconqus vraiment existe; se trouve *teanquille t sng station, » parce que serindre Dieu dsin crainte chaste do Temoun «ct chserves 4s commas” damenta, c'est (out Thomme » eae Yanna gin staat fore tee 98 Oyen Tad {Be oer eee atts enue ete He te ere ‘ween ace quad, He po eearartee et ep de Vet (i fers che se uate cpus stains muitine capped ea ise fate Gs 5 tn el ht ns Mew nates De tise ati? ‘ais utetague stato, 99 WiLLELAML asuarts saxert titeoDONKCI 9. Reeedat ilaque ab anima mea omnis injustitia ut te diligam dominum deun meu ex toto corde meoy ‘et ex tole anima mea, et ex omnibus viribus mois 5, ecedat omnis zelotipia, ne teoum aliquid amem, quod fe propter te won amem, 0 vere unice amor et vere domine. Cum vero propter te aliquid amo, non illud amo, to : propter quem amo quod amo. Tu enim vere solu cs dominus, eujus dominari super nos, hoo est salvai hos; testcum vero servize tibi, nichil est ahind quam awa te salvar. 40. Que est enim salus tua o domine, cujus est sal fet super populum taum benedietio tus, nisi quod a aceipimns tit amemus te, vol amemur a te? Lecire domino filium dexter ture, hominem quem confirmast ‘stibi Thesum, id est salvatorem appelari voluisti, i enim salvum facict populum suum a peccatis eorui fet non est allus in quo sit salus 5 qui doeuit: nos ama fe, cum usqe ad mortem cruels prior dilexit nes, amand a aay sah me, Som 2 a, en Doman [101 Ps om, 9 [4 Pa tex, 18 [0 05th 21 7 Act TET Suits 1, 851309 651 ica cae tas et 33 Lain ot Tle amsS2 pod sega Ase ims aco Fr at Pfs unqan a meriem snk om. ACUFIRMMVAOSSESD El Ln acai a year pa DR CONTEMPLANDO DEO, 9-10 ot " 9, Que se retire done de mon ame Appel vers Diew. toute injustice, pour que je te che riste, Seigneur mon Dieu, de tout mon eur, de toute ron Ame, et de toutes mes forces. Que se retire toute Zlotypie, de peur que je nalme aves tol quelque chess ue je Biaime pas pour toi, o vraiment uniqie smour Gt vrai Seigneat. Mais quand j'aime quelque chose pour fi, ce nest pas cette those que j'aime, mais toi, poar qui jaime ce que jaime. Seul en effet tu es vraiment Seigneur, toi pour qui dominer sur nons, c'est nos saue yer ; tandis que pour nous, te servir, ce n'est riea d'autro quldtre sauves par toi 20), Commamt Ser Atoe | enter nous souvée par toi, 0 Seigneur de ct In mission Go; vien le shut ct qui repans sar in people te béntiiclon, ef oe Hest cu recevanl de'toi de Uaimer et dete ames par tol? ? pause. Seieudary fu/as Youle! Gus de Fu Woe ious Thocime que es eat pour toh 6 appa Tans! Cabardin Sauvedesicar'e oti quealive son peuple de ses péches, ef ll aen est pos Wautre en qul seit Ie salu, I'nows a appris &simer quand, le premier, Tous a ehéls jusgu'h la more de ie croix: par son ‘amour de Dieu san atone api oe mont imag dt is Ce 5: Bemwano, Bp, VIN Pek Enea ia ina e) Gorans, Thome tbigon 92 et Giligendo suscitens nos ut amemus cum, qui prior usque in finem dilexit aos. Te est justilia flierum hominum : Ama me : quia amo te, Rarus autem est. qui dicere possit : Amo te : ut ames me, Hor tu fecisti qui sicut clamat ot predicat servus amoris tui, prior: thos dilexisti, Et sic plane sic est, amasti aps prior, ut amaremus le ; non quod egeres amari a nobis, sed qui id ad quod nos fecisti esse non poteramus nisi amand te, Idco mulliphariam multisque modis olim locutus patribus in prophetis, novissime diebus istis locutus nobis in filio in verbo tuo : quo coeli fimati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus corum, Loui tim it filio tuo, non aliud fuit, quam in sole, id est in manifest ponere, quantum et quomods nos amesti, qui propre filio tuo on pepercisti, sed pro nobis cmaibus ew tradigisti; qul etiam dilexit nos, et tradidit semetipsum pro nobis. Hoe est verbum tuum ad nos domine, hi ‘omnipotens sermo : qui dum medium silentium, profun ‘dum scilicet erroris tenerent omnia, a regalibus sedib venit, dhicas erroram cebellator, dulcis amoris commen dator. Kt quicquid feeit, quicquid disit in terra, usque WHLLELMT ADBATIS SaNGTI ‘THEODORE 10 Jo, 9m 1) Pe von, 2 ean/¢ | 1 Pe yy OY Ron sso 143 (on infra de Jor, 10 | 17 Hebe, 1.12 | 10 3834 Gely 20 |e Bap Pee ci sires. tiene oe seperate rc ee tue f tuo A f 13 cul: ln EMCEE | pat Nea el. 2S Bola smear SERGI Piano ei te Dba lfnindd. tous B02 18 in et mSs fxs ext HVZ | 19 nol EEisnintinosr24'2 ['2) tal pm at [dian a sot nor om ‘Gissa jj seametiosums: se tpsum Sf 23 pre om, 7 26 sermo om, 5 |) pak ba covrenrtaxno pE0, 10 93 ‘moar et sa dilection, il suseite en nous amour pour Jui, lui qui le promicr nous a chéris jusqu’a la fin, Voici Ja justice des fils dos hommog : « Aime-raoi, parce que je Usime #5 mais rare est celui qui peut dire: « Je Vaime, afin que tu m’aimes ». Cela, tu as fait, parce que, comme Ie proclame et le préche le serviteur de ton amour, « le premior th nows as ebéris », Et c'est ainsi, il en est biew ainsi. Tu nous as aimés le premier, pour que nous t'aimions, Ce n'est pas que tu aies besoin Weir: aimé par nous; mais c'est que ec pourquoi tu nous as faits, nous ne pouvions pas l'etre A moins de Uaimer. C'est pourquol, ayant |adis parle A nos péres par les prophetes, bien des fols et de bien des manieres, en ces demnlers Jours tu nous as parle par Te Fils, par ton Verbe, par qui les cleux ont été aftermis, et dant le souffle de la bouche a produit toute leur valeur: Pour toi, parler par Lon Fils, ce ne tut rien d'autre que fe placer au soleil, ’esta-dire de manifester, combien ft comment ti nous as aimés, tol qui n'as pas épangné ton propre Fils, mais I'as livre pour nous tous ; lui aussi apis @ chéris et s‘est livré liieméme pour nous. Telle est Ia parole que tu nous adressas, Seignear, co Verbe out puissant, qui, au milieu du silence que tenaient, toutes choses, c'est-a-dire eu profond de lerrour, vint dle cen tréne royal durement detraire les erreurs et dow cement conficr Tumour. Et tout ce qu'il a fait, tout ce. sera edd tua «| gel dum: guidam a | prefanduon + poole 3 asin. ered de crawelwobs j HPtaee oneta notdet Po duet etl afd EY lone arin CDPD AY J vane sd ohn nF “s aN talere Seat rte artes Gr Dia hans ¢ si sce ean 4 SR dn Dean gee iG ty Shiu Ia ‘bite nim» = 04 WIELELAN appwnis gaNer! THEOPORIC! ‘ad obprobria, usque ad epute, et alapas, usque ad crucem, ef sepulehrum, non fuit nisi Joqui tuum nobis in filio + amore lo peovocaus, et suseilans ad te amorem nostrum, Seiebas enim creator animarum, deus, in animabus filios rum hominum cogi non posse : sed. provocari oporters affectum istum, Simul ctiom quia ubj coactio, jam nee) Whertas ; ubi non libertas, nec justitia. Ta autem doming juste, silvare nos volebas juste, qui nullum salvas ¥ dampnos nisi juste, ipee nobis formans et jodicium causam, sedens super thronum et jadicans justitia sed quam Lu fecisti : ut omne os obstruatur, et subditi fat omnis mundus deo, cum miseteris cujus miser et misericordiam prostas, cujus miserius cris. Voluis engo ut amaremus te, qui nee juste poteramus salvar nisi amaremus te; nee amare te poteramus, nisi pro Geret a te, Ergo dornine sieut apostolus amoris tui dict et nos jam diximns, prior dilexisti nos; et. prior diligh omnes diectores tues, 41, Sed nos te diligimus affectu amoris a te nobis indite, Tu vero conditor omininm, et alfectuum hous cet animarum afficiendarum, numquid accidenti vel in 28 Pe on, BY 40 Rom, a 19) AL Mem, (4 15 I] 48 Ten 15 10, Siege cans pi ure en een va ol Fein ron Yona iba CEantondae ay wey ered valet Bea ha 4 aid. US ewer cal ¥' | cubes meres ee N | Sam Std Sena ath tae | Sana aa Meat le ican VE sree Senet ae ites amie falas fnefocn Xn quad 9) mete Emi etetaed 2PM Py ets | cl DE conTENPLANDO DEO, 10-11 95 quil 2 dit sur terre, jusqu'aux opprobres, jusqu’aux, ferachats et aux gifles, jusqu’a la eroix et au sépulere, eo ne fut rien d'autre que la parole que Lu nous adresses, dans ton Fils, provoquant et suscitant par ton amour notre amour envers toi Hement ne 20 yd gan out aoe tea ge Pisa iho 0 Sime mat © Tee ee du Saint-oprit. csteuy de toutes) chotea, ct des eles eee sates chases nace at MAL Te IES 98 © WILLmaM AnAATIS saNert THRODORICI enti emoris affecta amas quos amas, et alique modo Sin aliquo afliceris, qui omnes ot omnia facis ? Absit, Absurdum est, procul est a fide : alicnum ab omaium, restore. Quomodo ergo nos ames, si nos amore non amas? Sed amor tans bonitas tua est, suunme bone et sununum bonum, spiritus sanetus a patre procedens et iefilio : qui ab initio ereatune superfertur super aquas, id est, meates filiorum hominuu fluitentes, omnibus se offerens, omnia ad se irahens, inspirando, aspirando,, oxia areendo, providendo utilia, deum nobis et tuniens deo, Sic enim ipse spiritus sanctus tuus, qui amor 1 dicitur patris et fili et unitas ct voluntas, per grotiam’ suam in nobis lahabitans, et dei in nos caritatem come: ‘mendans, et per ipsam ipsum nobis eoneitians, deo ne ‘unit, per inspiratam nobis bonam voluntatem ; cujus bone Voluntatis vehementia amor in nobis dieitar, que ae amamus quod amare debemus, te scllicel. Nichil enim aliud est amor: quem vehemenset bene ordinata volun 1110 Gen, 1.2 116 Rom, vat 11 | Beas ¥8 Toatectas tector nla zaman n quot qed JX nae a ‘Qonom iit ts ve critysimiacsa®¥% | poo wa, AGDPITEN RRosetit Sinem. SX ats ome X | ters “aiiens S| Jayant ek Sch MasinsV Pama ee 3 a ot sere eis lion rfalon bf pe mee cle ma Sette ratte CELI MaNOSSV2 | 10 aaperterton eto ve Bilao one Rowe [14 pont en ald super PHSMmanSeY2 Tae etnise CHUAN 2 (one ute gee. Nort 8 1S aneas state pont oper sae et 0" [48 areca a Ado T groven: neowtende ets eS uct coe con | Weoviawaore | ie Taone radamanoserre | cacaton s ext Fee cms comedians fait une tele conjonetion, tune telle adhesion, une telle fruition de ta doeeur, que Notre-Seigneur Iuiméme, ton Fils, l'appelle unite, lors qu'il dit + « Qu’eux gussi soient un'en nous »; et talle en fest Ia dignité, telle en est la gloire, qu'il ponrsuit et dit : © Comme moi et toi nous sommes ua », D joie, 6 gloire, @ richesse, é supesbe! Een effet, Ia sagesse aussi possede Ia superbe de sa rece, elle qui dit : « Avec mot sont les Hickessee et la gloive, les biens saperbes ot Ia justice » iiss pasion Reams tee as le ae a pire en aie LM eae oe pee ee Mace a Deets oat or pein ee 102 WiLLELAM AMDATIS saNcr vHEOpOnICL autom est abeurdius uniri deo amore ot non beatitudine Beati enim vere et unice, et singulariter : eb perfect hreati, qul vere et perfects amant te: pullus autem’ 7» nulle modo heatus, qui non amst te, Beatum enim die runt populum cai hee sunt, sod mentiuntur : quia sol Deatus, cujus est dominus deus ejus Quid eni Deatum esse, nisi non velle nisi boaum, et omnia habs quecumque vult ? Te igitur vello, et vehementer vel ys quod est amare, et singulariter amare, qui amari ne dignaris, cum aliqua omnino re, sive carnali sive 9pi ual, sive Lerresiti, sive calesti, que non ameiur px te, hor demum est non velle nisi honum, hoc est: habere quieeumque vult omnia : quia habet te quis, in quantu ov amat te, Ergo et amore et beatitudine uniti deo, in gimus quod vere Domini est salus : et super populul tum penedictio tna. Ideoque orationes nostras, vat of saerificia, et ompia nostra offerimns tibi pater assid per dominum nostrom Thesum Christum. filam taum: ss credentes et intelligentes, ex te, a te, et ad te, per ipsm nobis esse quicaaid bonum nobis est, a quo habem ipsum esse. Que omnia per subministrationem. spi sancti tai habitantis in nobis credimus ct inteligimy GF eit om J | pot shouts add uum CPICY |) 6 enim om, Beare se reg one ACT cules ar rf anak: Sal bam" felons cronies Iie Ban pearance arr cs pes terse etn a J pre: prenter A 1 ‘an on ¥4l nfelighoas + intebieinar Vf Reet om 7] 80 bontim : bene AR. Bt Soe Re Bem expan | pant abe Bee gma a i merece ts DE GoNTEMPLANDO DEO, IL 108 Aereece gfe Sa hae meet fatitude. etre par la béatitude ? Aussi sont-ils _cfiinur ct ax par ik pestis nowscomprenont * = que vraiment « du Seigacar vient le-salut, et que tu répands sur ton peuple ta bénédiction » Crest pourguol, nos oraisons, aos yoeus, nos sacrifices, fet tout ce qui est notre, nous (x 'oflrons assidfiment, Pers par Notre-Sejgneur Jéss-Christ , toa Fils, car nous feroyons et eomprencns que tont ce qui est bon en nous, est de toi, par toi et pour toi, en passant par lui, de qul nous avons rect V'étre mame ® Et tout eela, par le ministére de ton Saint-Fsprit qui (PL 1B BB ALT] C) eta ea te, per (psx: a, B79 4; ORS bia goby S50 D5 4, a Sart bras (ut 1202 ADR A BLAyeD: 104 WIELeLwr aDBATIS SANCTY THEONOnICL ‘quantum intalligere fas est : qui at dietum est conformans, o» sibi cb uniene spiritum nostrum, spirat in nobis quando vult, quomodo vult, quentom yale ; eujus sumus facture, ‘creati in operibus bonis ; existens sanctificatio nostra, justificatio nostra, amor noster. Ipse enim est_ amor: hhoster, quo ad ts pertingimus; quo te amplectimun. 9% Alioquin, 0 incomprehensibilis majestas : compreher Sibilis esse vider's anime te amanti, Licet enim nullug ‘sents anim eujuslihet vel spiritus te comprehendat, ‘tamen totum te quantus es comprehendit amor amantis, qui totum te amat, quantus es : si tamon ost totitas, 00 ubi non est particularitas, si quantitas ubi non est tans titas ; si est comprehensibilitas, ubi hee omnia non sunt Sed cum te amamus, alcitur quidem spiritus noster, spiritai tu cancto : per quem habitantem in nobis, catilatem dei habemus diffusam in cordibus nosteis, ngile amor hus, amor patris ad fun, amor fi fad patrem, spiritus sanctus hahitans in nobis ad te est quod est id est amor omaem captivitatem Syon id ost anime nostre omnes aflectiones in se convertens, et. sanetificans, amamus te, yel amas tu te in nobis, nos ‘up affect, tu affeetu, num nas in te efficiens per unitatem! ‘tuam id est ipsum spiritum sanctum tuum, quem dedistt 105 {8 om, yan 1) 199 Jo 8 9 Hohe A 10 HNO, 8H 9 catarmmns 1 contrnes 72. Romisirar NTT eed Pas Tensile Sere et a Se tte mht (Bee ae Fertil eam T tina aac en | So 2am eget ie te eee ‘Gm (2 amas str’ 98 ove an tots stout 9100 SENT a ane ted, coke Oona ard Mite hilt fesse ah eto dion] dik rae FAVE || Gtusam om, CFIM ANOS [195 tus araer ore, x || 10D aes DE coNsEMPLANDO DED, 11 105, habits en nous, nous Ie croyons et le comprenons autant ‘wil est permis de le comprendre. Cest lui qui, nous avons dit, conforment A soi ct s'unissant notre esprit, spire en nous quand il yeul, comme il veut, autant qu’il youl; mous 3 son cuvre, créés pour les cures ponnes il se coastitue notre sanciificalion, notre just fleation, wotre amour. Car i] est lul-méme notre amour, par legitel nous parvenoos Jusqu’a tol, par lequel nous ¥sireignons. AU reste, 6 Incompretensible majeste, tu sembles comprehensible 4 Tame qui Uaime. En effet, bien qu'il soit impossible aux sens d'une Ame quelcoaque pu a Vesprit-de te comprendre, cependant, quand il Vaime {oot entler sl grand sois-tn 3, amour de celui qui Uaime te ‘somprend totalement, antant que tu es si du moins i y a totalité IA ot il a'y a pas de parties, sll y a quantita Ta ouil n'y 4 pas tant et tent, s'il y a comprehension li 0a, rian nlexiste de tout cela, Mais quand nous Usimons, notre esprit est assurément « aflecté» de Lon Eeprit-Saint per Jai, habitant en nous, nous possédons Ia charité de Dieu, répanduc on nos cours, EL quand ton cmour, amour du Pére pour le Fils, | amour du Fils pour le Pore, quand 'Esprit-Soint habite en nous, iy est A ton égard co qu'il est, e’est-a-dire Po- mour : il eonvertit en 30i« Lous lea captits de Sion™, oes: dire toutes les affections de noire Ame, et les sanctifie alors nous t'2imons, ou mieux, tu taimes en nous : nous par Taffection, tei par Vefficace, nous faisant an en loi par ta propre unilé, sest-a-dire par ton Esprit- 4151107 quo atom awed 47 [0m ot prima ome rab lammsossv''s Vine aneea cs Ti tase] pea SEI pont eins tm Sag dae eM 4048, 300 106 WiLteta apparis saNctE Tuopome! nobis, ab sicat non est aliud patri nosse filium, ioe esse quod est Mus, nichil aliud fio nosse patren nist hee esse quod est pater, unde in evangelio + Ne sp novit patrem nisi filins, et nemo novit fum nish pa et sicut spiritai sanclo nichil est aliud nosse vel ea preliendere patzem ct (lium, quam hoe esse quod pater et fils; ita nobis qui ad ymagivem tuam cond frumus, ef ab ills per Adam invetustat, per Christ oad illem reaovamur de dio in diem, amentibus dl nich sit aliud amare et timere deum ct mandata onservare, quam esse, et mw spivitam cum deo Deum enim timere ct mandata jus observare + at omnis home. Adorands, tremende, benedicen 15 da eum nobis, Exitte spiritum tuum ot ereabun ft renovabis faciem terre. Non enim in dilavio aqua multarum, in perturbatione et conf tam moltarum tam diversarum, ad denm approximats Sam satis domiae duraverit enthaclismus iste + 120 filioram Ade, Addue spititum super terram, reoedatmm ‘stant 2 18011 Cory, 1] 221 Can ya | 129 Beg SEE re ideo alt Ti acs, pected ad Sam ne a Mee LL 07 fal tate a PE al Tis tua oak Rena snl 4m ceria nie earth [awe nh See id or ot adn alana Y eats 5 Seam eum CP Soo | a9 dara rent Gueaverat # | cuthacliorns = extadiomus N eateelysmas ¥ | 130 adhue mn || spiritum ¢ spire 7 "4, ‘leciesnarallles pias expieltes: «vision divine et exsembanee ny saath Muse hve Car puri bo, va fe Fla c'est Areca (Sela ec renqument, Yas peur soa nateos solr Die onblcice Sis (Met W224 cs Cong agit oP ei DE CoNTEMPLANDO DEO, 11 107 Saint Iui-méme, que tu nous es donné. De la sorte, de méme que pour Ie Pére, connattre le Fils n'est rien d'autre que détre ve quiest le File; que pour le Fils, connattre le Pére a’est rien dantze que d'ébre ce qu’est le Pare, — doit cette parcle de I"Bvangile : « Personne ne connait le Pere, sice n'est le Fils; ef personne ne connatt le Fils, sicea’éstle Pére »—, et que pour? Esprit-Saint, connattre et comprendre le Pere et le Filsn’est rien d’autre qued’éire te que sont le Pére et le Fils; de méme pour nous *, qui avons é:é enéés a ton image; qui, par Adam, avons vieill privés delle ; qui, par le Christ, sommes rénovés fn elle de jour en jour; pour nous (dis-e), qui aimons Dieu, aimer ef, eraindre Diew et observer ses commen= dements, ce n'est rien autre que d'8ures, et d'etre fan seul esprit avec Dieu, « Craindre Dieu, em effet, et observer ses commandemonts, c'est tout "homme », Adorable, terrible, béni®, donne- ‘gidre POUF jy nous ; envole ton Esprit et tout pplomander — sera eréé, et tu renouvelleras Ia PEsprit-Saint. joco de Ia terre, Ce n’ost pas en effet dans le déluge des oan nombreuses, dans Ie trouble et Je confusion d’affections si nombreuses, si diverses, quion approche de Dieu. Seigneur, ce cataclysmeta, peine dos fils d'Adam, a déja assez duré Conduis PEspnit Prigre pour etiton coma come fe eo 8 cata a ps ‘eae siaour toutes shows iret ie SaueRapit» (pes, 39 A oe e's gue sacgear du Bie cent enews fe nba (Ge supra, sip euciataia yar arin Sestdrsvéskabmact. Gk Seow Bunty CS et 8 sani tie AT Vo ++ Omaitens larndn, Inert au le peo Fs lenge erulet tare itd i as 3 Lec Rent acne seesaw Yet Faint) ut deste terse tne apo te-deage & hi clos (esata an suche carat aanenes Da on ares Ce Wer Wi eta 108 WHLLELM ARRATIS SANCTI THEODONIE! recedat antiqu dampnationis salsugo ; et appareat arida, fontem vite sitiens. Veniat eolumba, spiritus sancti expulso teterrimo alite, ot cadaveribus suis incumbente, veniat inquam columbs ramo olive, ramo refectioni ft Juminis pacem annuntians; samctificet nos sanctita of sanctifieatio tos, uniat nos unitas tua, et deo qui es casitas velut cognate quadam affinitate per caritatig omen sociemur : per virtutem nominis uniamur. 12. Sed interest domine quomodo quis te amet. Mull enim sieut ail quidem a to illuminatus, amant veritatem lucentem, ct non amant redenguentem, juststiamqu majti colunt alfeciu, a qua procul sunt effectu ; appres antes eam, et amantes in seipsa, non autem exerceate team in seipsis, Numquid isti vere te amant o vera justi ‘deus, numiquid isti vere te amant ? Philosophi mu Dujus olim eam coluerunt, et affect amoris ef effect operis ; in tantum ut diceretur de eis ab eis : Oderunt sey, $2] one 4,9: 182 Ape, 2005.6] Goay vn 6 Stet Gent tne be Mens 408 son ceo Me tonne J) pt sant tet CEN 1198 ong ce ist tenia ee, go nor nla, Sf spine nc ens tan one = at Boheme ts Yea pod sneer add et 0g rte Pe Veta 72 1 quoms donne (3 erin = sutem NI Eh Sel'Vhese | avon: « fanumacatas brag [3 ee Rm ST Lesko ensprapenter = 3 pul tmcntes a NebeRwmNgsEvsy | 8 ta one ADUECV 9 nee Ae eee desc ott ol ¥ [ve tat M | tas ind CEA AM haven 9 oe evecare fiavelom 3 dei FIT hl Sink [abate | adeunt oe TF Suni tay uit sob Aucune, Do Toate, VI. We GAUL ple Shoracs quo geaitws 8 gignente digatar, wenerator PE CONTEMPLANDO DEO, 11-12 109 surla terre ; que la mer se retire, que se retire la saumure de Ventique damnation, et qu’apparaisse Taride, qui a soif de la fontaine de vie. Que vierme Is colombe, | Esprit= Saint, apnés le Kaeher de Voiseau tout noir, penché sur sos eadevres, Que vienne, disye, la colombe au rameaw olivier, au rameau ds réfection ot de lumiere, ann ongant Ia paix. Que nous sanelifient ta sainteté et t2 senetifica- tions que nows unisse ton unite; ct A Dieu, qui est charité, nous serons associés, comme dans une certaine affinilé et parenté, par le nom de charits; par la vertu Ge co nom, nous Tui seroas unis. Lavisic —sasch cemment shacun Caine philesephic.. Beaucoup en effet, comme T’a dit aquelgu'aa que ta iluminois, « aimeal la vents quond fie lt et ae Yaiment pas quand elle reprimande 55 eh beaucoup caltivent la justice de lene affection, lors quits en sont loin daas Pellet: His Tapprouvent ot is Telvent en ellesbane, mais ils ne Pexereent pas en oo mimes. CeuxaCalmenteils vraimenl, Dieu, vraie tice, ceuxcia Calmeatals vraiment 2 es phitesophes de ce mone * Ton caltivée aulzetoi, et paraffection de amour, et par Veteaelté de Pavtion, S Bien quis pouvalent dine e-enememes : « Les bows ‘mam digs, uo proprs sarvnntes unitate apts a vee aes ‘Qu save jer wrth, esd rata ot a aan fre aber Osos ot see 2 shen ge een oda 4h cha staaiemen “sine a coarte tater, sre meee Se ity tap pensive, ee Sia i Miasene on, 2X xse, 94 man am eaten ora “A Thane san apprécation des vertus des polens, Galaame se mantic peri clicpe des Augatin