Vous êtes sur la page 1sur 11

Prix des lecteurs de la bibliothèque

de Petit Mars 2010

Prix bande dessinée

« Roberto » d’Edmond Baudouin (6 pieds sous terre) 66 p

Né d’un couple qui a fui son Italie natale sous la coupe de Mussolini, Robert a grandi en
France où il a vécu une enfance tranquille, l’amour de ses parents prenant le pas sur les
tracasseries du quotidien. De son père, mineur et dur à la
tâche, il a hérité les mains, de sa mère, une certaine idée de la tendresse et, de cette
éducation, une ouverture d’esprit et surtout la volonté.
Epargné par les atrocités de la guerre d’Algérie, il quitte l’adolescence dans une douce
volupté et ignorant de la violence qui l’entoure.
Il est bientôt le père d’une petite Aurore à laquelle il s’attache à décrire la splendeur du
monde qui l’entoure.
Les années ont passé, Robert vient rendre visite à sa fille dans le nord de Paris. Dans le
bus, trois jeunes gens rient et parlent fort. Deux générations se croisent.

« Je mourrai pas gibier » d’Alfred (Delcourt, mirages) 111 pages


Mortagne, c’est mille deux cent dix-neuf habitants. Mortagne, c’est du bois et de la vigne,
les deux seules ressources qui alimentent les deux seules entreprises de la commune :
Le Château Clément et la Scierie Listrac. Travailler pour Monsieur Clément revient à haïr
ceux qui travaillent pour Monsieur Listrac, et inversement.
La haine fouette les murs de Mortagne et c’est comme ça depuis toujours. Martial a
préféré fuir ces querelles de clochers. Jusqu’à son geste sans retour...

« Lulu femme nue » Tome 1 d’Etienne Davodeau (Futuropolis) 77


pages

Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux
semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
L'un d'eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres
ce qu'a vécu Lulu pendant cet étrange voyage :
Lulu a quitté sa vie normale en sortant d'un énième entretien d'embauche. Elle n'avait
rien prémédité. Ça s'est passé très simplement.
Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s'est octroyé quelques
jours de liberté, seule, sur la côte,
sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite.
Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d'une
façon ou d'une autre, eux aussi au bord du monde.
Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l'expérience improvisée de Lulu en fera une
autre femme.

http://www.etiennedavodeau.com/

« La pluie du paradis » de Yu Lu (Casterman, Hua shu) 124 pages

Vimoksa, mot de sanskrit ancien exprimant l’idéal de paix et de tranquillité vers lequel
doivent tendre les êtres par-delà les événements de leur vie terrestre,
réunit une série de courts récits de Yu Lu, dont c’est la première traduction en langue
française.
Histoires d’amour, d’apprentissage ou de don de soi, presque toutes ont pour cadre la
ville de Suzhou, cité lacustre de Chine méridionale très célèbre pour la beauté de ses
décors, parsemée de jardins, parcourue
de nombreux canaux, et que l’on désigne parfois du qualificatif de “Venise chinoise”.
Outre la dimension souvent émouvante de ces histoires, l’album est aussi l’occasion de
découvrir la maîtrise graphique époustouflante de Yu Lu,
qui revisite le registre réaliste avec une rare puissance. Un virtuose dont on reparlera,
assurément.
Prix policier

« La gitane et le vent » de Jacky Blandeau (Edilivre, Coup de cœur)

Lorsque Lucien s’installe dans le joli village pyrénéen de Saulniac, il espère y trouver le
calme et la douceur de vivre.
Le jeune écrivain s’insère sans difficulté dans la petite communauté d’anciens, jusqu’à sa
rencontre fortuite aux abords du lac, avec un être au comportement énigmatique…
La croix qui surplombe le lac, l’insaisissable gitane, la mort de Lucienne, la tenancière du
café qui était à deux doigts de révéler au jeune homme le terrible secret que tout le
village semble vouloir étouffer… Jacky Blandeau pose les
fondations d’un joli roman qui saura contenter les lecteurs de La croix de Loubrac et
déclencher l’engouement des autres.
Si les thèmes abordés sont graves, la plume de l’auteur leur offre une agréable légèreté
et le sceau d’un talent romanesque accompli.

http://www.jackyblandeau.123.fr/

« La chambre d’ambre » de Jérôme Bucy (Belfond) 287 pages


Gdansk (Pologne), février 1998. Le Pr Krusberg, un historien spécialiste de l'ambre, périt
dans l'incendie de sa maison.
Seule sa fille Lorelei est sauvée, après avoir passé plusieurs heures dans les décombres
entre la vie et la mort.
Traumatisée, l'enfant est assaillie de rêves terrifiants où la silhouette d'une femme
atrocement mutilée revient comme une image obsédante.
Dix ans plus tard, on découvre des corps présentant des mutilations identiques à celles
décrites par la jeune fille.
La psychiatre qui s'occupe de Lorelei, internée depuis plusieurs mois, fait alors appel à
un spécialiste en analyse des rêves, Ludovic Lardennois.
Que s'est-il passé le jour de l'incendie ? Les troubles psychiatriques de Lorelei et les
meurtres actuels sont-ils liés à des secrets remontant au mythe de l'Atlantide ?
Lardennois s'oriente plutôt vers la piste de La Chambre d'ambre, un chef-d'œuvre ayant
appartenu à Catherine II de Russie, " huitième merveille du monde "
spoliée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
Une énigme historique sur laquelle travaillait le père de Lorelei au moment de sa mort...
Un thriller haletant et foisonnant, où l'auteur joue habilement avec les nerfs du lecteur,
pour finalement le tromper sur toute la ligne. Magistral !

« La princesse des glaces » de Camilla Läckberg (Actes Sud, actes


noirs) 381 pages
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible
de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie
d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau
gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle
à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se
convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres
-, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer
façon Desperate Housewives,
plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et
découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un
peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des
règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer
des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou
Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux
bien plus troubles qu'on ne le pense.

Prix récit de vie

« Le petit Beur Nantais » d’Eric Belile (Les deux encres) 189 pages
Le petit Beur nantais, c'est moi, Samy, huit ans, dernier d'une famille algérienne de cinq enfants.
Je suis en septième avec la mère Pécot chez les chers frères de l'école Saint Pierre à Nantes, et je
détiens le record de la marque la plus haute aux pissotières.
Je suis arrivé avec toute la smala il y a six ans en 1962. J'habite rue Thiers au cinquième étage, sous
les toits, dans une pièce de douze mètres carrés avec maman et mes quatre frères et sœurs,
juste en face de la mairie à côté de chez les bonnes sœurs. Entre ma famille, mes nombreux cousins,
mes copains Bouboule et Debury,
mes journées sont bien remplies de rigolades, mais aussi d'émotion. Mon plat préféré est le couscous
et mon sport favori, c'est les billes.
Et puis, un jour, une dame française, madame Bourdet, décide de faire de moi un avocat ou un
docteur !
Tout s'enchaîne : les devoirs du soir, les cours de judo, les grands restaurants, La Baule et même le
savoir-vivre, sauf que...

http://ericbelile.over-blog.com/

« Les blessures fossiles » de Marie-Hélène Prouteau (La part


commune) 158 pages
Depuis qu'un petit coquillage de mort s'est accroché à son sein, Yselle se découvre fragile et
menacée d'étranges fêlures : elle se laisse emporter par des absences,
des rêves, est de plus en plus tourmentée par la peur panique de la couleur rouge.
Dans la solitude des séances de rayons, un flot de souvenirs et d'émois du passé l'assaille ;
les uns sont heureux comme le plaisir de goûter l'eau de source de Trézaven, la cueillette des mûres,
le charme poétique des récits de son grand-père, la promenade au phare ou la découverte du Christ
jaune de Trémalo. Mais, dans la chambre noire de ses souvenirs,
revient aussi de façon lancinante l'image d'un drame entraperçu par la petite Yselle, la disparition de
sa mère.
Un secret de famille dont il lui faudra explorer les blessures fossiles enfouies dans les cœurs et tapies
dans les corps.
Pour renaître à la vie.

« Océan’song » d’Olivier de Kersauzon (Cherche Midi éditeur) 252


pages
" Prendre la mer, c'est tout sauf une fuite, c'est au contraire une discipline et une contrainte.
Décider d'aller chevaucher les vagues, c'est une conquête et, pour conquérir, il faut partir. C'est
l'extraordinaire tentation de l'immensité.
La mer, c'est le coeur du monde. Vouloir visiter les océans, c'est aller se frotter aux couleurs de
l'absolu.
Il m'a toujours semblé indécent de ne pas aller voir partout dans le monde. Il me fallait partir sur tous
les océans, découvrir tous les ports...
Pour moi, c'est vital : puisqu'on est dans le monde, il faut le courir. "
Partant du principe que l'homme libre part pour apprendre et revient pour rendre compte, Olivier de
Kersauson a décidé de raconter sa géographie maritime.
Il fait le portrait de ses mers comme il pourrait dresser le portrait d'une femme.
Il nous révèle, surtout, son destin singulier de skipper d'exception. Pour la première fois peut-être,
dans Ocean's Songs, il se dévoile.

Prix roman

« J’aurais préféré vivre » de Thierry Cohen (Plon) 206 pages


C'est une histoire d'amour étrange et belle. Une histoire d'amour entre la vie et la mort.
Le 8 mai 2001, jour de ses 20 ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime l'a
rejeté. Mais le 8 mai 2002, il se réveille... près
de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ? Est-ce le paradis ? L'enfer ? Ou seulement la réalité ?
Pourquoi alors ne se souvient-il pas de l'année écoulée ?
Puis, d'autres jours, d'autres réveils et Jeremy devient le spectateur d'une vie qui lui
échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, inquiétante…

http://www.thierry-cohen.fr/

« L’étage le plus haut » de Samuel Delage (Amalthée) 132 pages

Rien ne présageait de l’incroyable rencontre qu’allait faire Paul Langlois ! Pourtant, son
destin devait basculer...
Entre Paris et New York, une course folle à la recherche d un passé surgissant de l oubli
le conduira vers la découverte de lui-même.
L irréel joue parfois des tours, mais l espoir et la volonté de vivre l emportent toujours.
Perdu entre amour et raison, quelqu un saura le guider.
Une histoire où les sentiments et le mystère se mélangent et entraînent le lecteur aux
limites de son imagination.

http://www.samueldelage.com/

« Maudit karma » de David Safier (Presse de la cité) 319 pages

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée
par une météorite.
Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au
cours de son existence.
Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie
impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi.
Et le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la
remplacer auprès de sa famille.
Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le
chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles...
et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l'existence !
Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.

Vous aimerez peut-être aussi