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Le symbole de la mémoire et de la solidarité:

Les bluets

Le Bleuet de France est le symbole de la mémoire et de la solidarité, en France,


envers les anciens combattants et les autres victimes de la guerre. La fleur de bleuet
est choisie à l'origine en hommage aux jeunes soldats qui, vêtus d'un uniforme bleu
horizon, étaient appelés « Les Bleuets ». Le principe existe aussi en Angleterre, où les
bleuets sont remplacés par des coquelicots, ces derniers poussaient en grand nombre
sur les champs de bataille.

L’origine du coquelicot remonte en fait au 2 mai 1915. Ce jour-là, sur le front de


Flandre, quelque part entre Ypres et Dixmude (B), un soldat britannique est tué.
Ce soldat a un ami, le major John Mac Crae. Il est médecin du Corps de santé royal
canadien et témoin de la terrible effusion de sang de la seconde bataille d’Ypres, a
composé un poème au sujet des fleurs qui continuaient à fleurir sur les tombes des
soldats.
Le 14 avril 1915, il arrive sur le front de Flandre, près d’ Ypres. Et, lorsqu’il apprend la
mort de son ami le 2 mai, la légende veut que le lendemain, 3 mai, alors qu’il se trouve
(c’est encore la légende qui le dit) près d’Essex Farm à Boezinge, sur son carnet
personnel il compose ce poème :

Au champ d’honneur, les coquelicots


Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix ;et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Les fleurs et les alouettes servent à nous rappeler la force de la nature qui s’oppose
aux guerres dévastatrices et résiste à ses brutalités . Cette force est le symbole
d’espoir donné à une humanité qui n’a plus points de repères.
Mais en partant de ce poème, une question est spontanée : est il vraiment un honneur
de mourir pour sa patrie ?
Mourir pour la patrie a longtemps représenté un idéal. Depuis la boucherie de la
Première Guerre mondiale, le prestige de la mort pour la patrie a sérieusement été
entamé pour finalement disparaître définitivement après les atrocités de 39-45.
À l'heure où des jeunes soldats s'engagent dans des opérations de sécurité
internationale, le culte du sacrifice héroïque pourrait-il être remis au goût du jour - si
toutefois on peut penser que le désir de mourir pour sa partie ait jamais existé ?
Cependant les hommes avec leur cruauté ont commis beaucoup d’atrocités et de
dévastations, bien que la nature s’en soit remis, reprenant son cycle naturel.

En Italie le poète G.Ungaretti qui a participé aux deux guerres, et lui aussi, comme
John Mccrae, a participé activement au conflits, a écrit différents poèmes sur ce
thème. Un de plus importante était :
« Non Gridate Più » :

Cessate di uccidere i morti


non gridate più, non gridate
se li volete ancora udire,
se sperate di non perire.

Hanno l'impercettibile sussurro,


non fanno più rumore
del crescere dell'erba,
lieta dove non passa l'uomo.

Le poème est divisé en deux parties :dans la première le poète invite les hommes à
cesser la guerre pour sauver leur patrie en découvrant les valeurs de la pitié et de la
solidarité, il veut que la guerre ait une conclusion durable pour dépasser les haines et
les divisions des peuples ;dans la seconde partie le poète prend en considération la
nature, plus heureuse car l’homme n’y est pas.

Dans les deux poèmes on peut noter que le sacrifice des hommes morts a été inutile
car les guerres existent toujours et la nature n’arrête pas son parcours. Nous nous
souvenons d’eux comme des soldats morts et pas comme de héros. Mais la nature
peut-elle survivre longtemps aux mauvaises actions humaines ? Que pouvons nous
faire ?

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