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CANDIDE

de Voltaire

Réalise par : Encadre par :


EL FATMAOUI Saïd AINOCHE Bouchera
IRAAMANE Abdallah

02/10/10
Le Plan

Biographie de l’auteur

Les personnages principaux

Résumé de l’œuvre

La philosophie de Voltaire dans la vie


Biographie de l’auteur

François Marie Arouet dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il


est mort le 30 mai 1778, est un écrivain et philosophe français admis à
l'Académie française en 1746.
Voltaire, dont la vie et l'œuvre, indissolublement liées, ont étroitement
épousé son siècle, est un personnage complexe et contradictoire : célébré
de son temps comme poète et tragédien, on lit aujourd'hui essentiellement
ses écrits philosophiques en prose (les contes, les lettres philosophiques et
le dictionnaire philosophique). Souvent considéré (avec son éternel
ennemi Rousseau) comme un des penseurs précurseurs de la Révolution
française, il fréquenta les Grands et courtisa les monarques, sans
dissimuler son dédain pour le peuple. Apôtre de la tolérance, il s'entêta
dans des polémiques hargneuses. Maladif et hypocondriaque, il brilla
toujours par son énergie et sa vivacité d'esprit.
Les personnages principaux

Candide: " Sa physionomie annonçait son âme. "


Candide est un personnage peu crédible et très crédule. Il croit
aveuglément à la philosophie de Pangloss. Il ne pense jamais par lui-
même, cherche toujours conseil auprès de quelqu’un d’autre que lui et est
très dépendant de Pangloss. C’est vers la fin du conte que Candide pourra
pour la première fois, faire taire Pangloss et lui exposer sa pensée sans
redouter quelque moquerie de sa part.
Naïf et insouciant, le jeune Candide aime éperdument la belle Cunégonde
Pangloss: " Le précepteur Pangloss était l’oracle de la maison. "
Voltaire nous présente le personnage le plus amusant et le plus ridicule de
tout le conte. Pangloss est un disserte en tout point, il avance des théories
sur l’Optimisme inspirées de Leibniz qui finissent par devenir de plus en
plus pathétique vers la fin du récit. Voltaire, qui n’aime pas ce genre de
personnage,nous met en garde contre de pareilles gens.
Cunégonde: C’est la fille du baron de Thunder-ten-tronckh. Voltaire
cherche à démontrer que les femmes ne sont que des sources d’ennuis. Le
renvoi de Candide du château en est un très bel exemple. Rappelons que
Voltaire se sert beaucoup de sources Antiques et qu’une femme d’une
très
grande beauté nommée Hélène était la cause de la Guerre de Troie et de
sa décadence. C’est une fois encore, un argument assez dépréciatif contre
les femmes.
Cacambo : Il est un des rares personnages à donner des conseils utiles à
Candide, avec la vieille et Martin. Il a apparemment beaucoup
d’expérience car il sait quoi faire en toute circonstance.
Jacques : Il est moins terre à terre que Cacambo mais il est très généreux,
trop même. Il incarne l’humaniste qui malgré ses bonnes intentions est la
victime de notre société cruelle. On peut voir que l’absence de réalisme de
ce personnage peut être mortelle. Il aide néanmoins grandement Candide.
Martin : C’est l’opposé de Pangloss. Très terre-à-terre à cause de ses
expériences malheureuses, il donne de très bons conseils à Candide quand
celui-ci en demande. Il rencontrera Candide au chapitre 19 quand Candide
s’apprête à retourner en Europe.
La vieille : Elle est du même genre que Martin, elle a aussi eut
énormément de malheurs et reste réservée quant à l’optimisme de
Candide. Elle est d’excellent conseils et aide beaucoup Candide et
Cunéguonde.
Abbé périgourdin : C’est un parasite qui vole Candide par supercherie et
en l’emmenant chez une amie qui le dépossède autant.
Baron, baronne : Les Thunder-ten-tronck sont aussi à l’origine de
l’exclusion de Candide. Le baron incarne la vanité car il se prend pour un
roi alors qu’il dirige un petit domaine. Voltaire le souligne en leur
donnant un nom stupide. La seule chose qu’on sait sur la baronne est
qu’elle est très imposante.
Le Fils : Le fils des Thunder-ten-tronck est très prétentieux et refuse deux
fois à Candide la main de sa sœur car il veut qu’elle soit mariée à
quelqu’un de son rang. Cela lui vaudra les galères et l’esclavage.
Pococurante : Ce seigneur est très riche mais ne s’intéresse plus à rien. Il
montre à Martin que le pessimisme ne sert à rien.
Résumé de l’œuvre

Candide, fils de la soeur du baron Thunder-ten-tronck, est un jeune


homme naïf qui vit dans " le plus beau des châteaux ". Il aime
Cunégonde et écoute avidement les théories de Pangloss le philosophe.
C'est aussi l'ami du frère de Cunégonde. Un jour, il embrasse Cunégonde
et là, tout s'écroule et il est mis à la porte du château. Candide veut revoir
Cunégonde car il l'aime. Une fois jeté à la porte, Candide se fait engager
de force dans l'armée bulgare. Après quelques semaines passées dans
l'armée, il déserte et fuit en Hollande. Lorsqu'il arrive en Hollande, il est
très misérable et un homme qui répond au nom de Jaques l'accueille chez
lui. Lors d'une promenade, il rencontre Pangloss qui était son professeur
au château. Lui aussi est mal en point. Il raconte à Candide que les
Bulgares ont détruit le château, violé puis tué Cunégonde ainsi que tous
les occupants du château. Jaques avec beaucoup de bonté recueille
également Pangloss.
Après deux mois passé ensemble, Jaques décide d'emmener ses deux
philosophes en voyage d'affaires avec lui à Lisbonne. Alors qu'ils sont en
vue du port de Lisbonne, la terre se mit à trembler, un raz de marée
gigantesque fait chavirer leur vaisseau. Jaques périt noyé tandis que
Pangloss et Candide arrivent à Lisbonne. Pendant qu'il marchait en ville
tout en discutant de choses philosophiques, un agent de l'inquisition les
écoute attentivement. Ce dernier les fait arrêter sur le champ. Pangloss est
mort pendu et Candide lui, est seulement flagellé. Le châtiment supporté,
Candide est interpellé par une vielle femme qui lui apprend que
Cunégonde n'est pas morte. Ça y est, les amoureux sont à nouveau réunis.
La fille du baron raconte son histoire a Candide. En fait, un capitaine
bulgare l'a sauvée du massacre et l'a vendue à un banquier juif, Don
Issacar chez qui elle vit. A peine son récit achevé que survient Don
Issacar. Ce dernier, fou de jalousie se jette sur Candide pour le poignarder
mais le jeune homme tue son agresseur.
Juste après le meurtre, l'inquisiteur arrive à son tour et surprend Candide
l'épée a la main. Afin d'éliminer les témoins encombrants, Candide " le
perce d'outre en outre, et le jette à côté du juif ". Candide, Cunégonde et
la vieille prennent alors la fuite. Après quelques mésaventures, ils arrivent
enfin a Cadix où il s'embarquent pour le Paraguay afin d'échapper aux
représailles des juifs. Candide s'engage comme capitaine. Au cours de la
traversée, la vieille raconte son histoire à Candide et on apprend ainsi
qu'elle est la fille du pape Urbain X et qu'elle a connu de multiples
malheurs. A Buenos Ayres, le gouverneur demande Cunégonde en
mariage et Candide est identifié comme l'assassin présumé de
l'inquisiteur. Il faut donc qu'ils se séparent à nouveau. Candide avait
amené d'Europe un valet, Cacambo et c'est avec lui qu'il se réfugie chez
les jésuites du Paraguay. Là, il découvre que le révérend père n'est autre
que le frère de Cunégonde, qu'il avait cru mort dans l'attaque du château
par les Bulgares. Le jeune baron raconte son histoire.
Puis lorsqu'il apprend que Candide prétend à la main de sa soeur
Cunégonde, il le frappe. Candide pour se défendre le tue. Nouveau
meurtre, nouvelle fuite. Candide et Cacambo pénètrent dans le territoire
des Oreillons. Ceux-ci leur réservent les plus grands égards lorsqu'ils ont
la certitude qu'ils ne sont pas des jésuites. Les deux héros finissent par
atteindre un lieu paradisiaque, nommé l'Eldorado, dans lequel les
hommes vivent en harmonie et connaissent un bonheur fondé sur le
respect mutuel et le dédain des richesses matérielles. Pourtant, Candide,
toujours désireux de retrouver Cunégonde préfère quitter ce pays
paradisiaque, après un mois d'un séjour merveilleux. Le voyage reprend
donc après cette brève halte. C'est au Surinam, colonie hollandaise, que
Candide découvre l'atroce réalité de l'esclavage. Il apprend ainsi à quel
prix se paie le sucre que mangent les Européens. Il décide d'envoyer
Cacambo racheter Cunégonde au gouverneur de Buenos Ayres pendant
que de son côté, il cherchera à regagner l'Europe. Rendez-vous est donné
à Venise. Candide s'attache à un nouveau compagnon, Martin, pessimiste
et philosophe.
Au cours de la traversée, Martin expose à Candide sa vision sans illusion
du monde, qui contraste évidemment avec l'enseignement de Pangloss.
Candide et Martin finissent par atteindre Venise après plusieurs
aventures. Ils attendent Cacambo et Cunégonde, mais ceux-ci ne sont pas
au rendez-vous fixé. Ils sont remplacés par deux nouveaux venus,
Paquette, l'ancienne maîtresse de Pangloss devenue prostituée,
accompagnée de frère Giroflée, un moine singulier. L'escale à Venise
paraît être l'occasion de rencontrer enfin un homme comblé par la
fortune: le noble vénitien Prococurant. Ce dernier s'avère pourtant
décevant. Blasé, revenu de tous les plaisirs, il n'en jouit plus d'aucun.
Indifférent à tout ce qui l'entoure, Prococurant n'est pas plus heureux que
les autres. Candide et Martin rembarquent. Sur le vaisseau, ils retrouvent
Cacambo, devenu esclave. Ils le rachètent, puis sur une galère qu'ils
viennent de croiser, ils voient Pangloss et le frère de Cunégonde
enchaînés à leur rame. Pangloss a échappé à la mort et le baron n'a pas
reçu le coup fatal que Candide croyait lui avoir porté.
Manque encore à l'appel Cunégonde, celle que Candide poursuit de son
amour à travers le monde, et cela avec constance depuis le début du
récit. Pangloss puis le baron relatent leurs aventures. Enfin la
compagnie atteint le rivage de la Turquie et s'installe sur les bords de la
Propontide, c'est-à-dire la mer de Marmara: " les premiers objets qui se
présentèrent furent Cunégonde et la Vielle ". Or, stupeur, la jeune
femme, pour l'amour de laquelle Candide a traversé le monde et survécu
à mille dangers, est devenue laide et revêche. Toutefois Candide reste
fidèle à ses engagements et se propose d'épouser celle qui n'est plus "
fraîche, grasse, appétissante ", comme au chapitre premier. Candide a
fait l'acquisition d'une petite propriété qu'il exploite avec tous ses
anciens compagnons d'infortune. Le travail apprend à chacun hormis
Pangloss qui lui n'a guère évolué que le bonheur est à la mesure de ses
efforts. Il faut donc " cultiver notre jardin ". Sur cette morale s'achève le
conte et l'apprentissage du jeune Candide.
Vidéo
La philosophie de Voltaire dans la vie

1755, l'année qui a permis a Voltaire de témoigner le tremblement


de terre qui a frappé Lisbonne dans un fracas épouvantable, et puis la
rupture diplomatique entre la France et l’Angleterre qui a préfiguré une
guerre de Sept Ans ; deux évènements qui ont fait de voltaire un
combattant contre la thèse de l'utopie.
Au début, Voltaire a manifesté un épicurisme joyeux et presque
insolent devant une vie qu'il jugeait bonne. Il mettait sa confiance dans le
progrès et la civilisation qui devaient suffire à assurer le bonheur des
hommes, Plus tard, après les deux évènements cités au-dessus, il revint de
cet optimisme. Alors il admet que le mal existe sur la terre, et que
l'homme doit se contenter d'un bonheur relatif qu'il peut trouver dans une
activité satisfaisante…
« Le malheur n’est que l’apparence d’une cause qui est bonne » telle
est la philosophie de Leibniz, le philosophe inspirateur du providentialisme
et qui semble être l'adversaire le plus directement visé par le conte
philosophique " Candide ou l'optimisme "; l'oeuvre qui représente la
«somme » de sa pensée aboutit à des conclusions à la fois pessimistes et
courageuses et qui semble être une machine de guerre, qui oppose aux
concepts froids de la métaphysique une sensibilité humaine écorchée. Et si
on lit attentivement l'œuvre de voltaire " Candide ou l'optimisme", on va
facilement constater la différence entre Candide de l'incipit qui n'est qu'un
adepte de la philosophie de Pangloss : celle de l’utopie, et entre Candide du
dernier chapitre, qui dit : " il faut cultiver notre jardin." ou autrement le
meilleur des mondes n’existe pas, mais il faut le construire. Et entre les
deux étapes on trouve un long voyage dans lequel voltaire n'a pas cessé de
se moquer des gens qui préfèrent, devant les malheurs du monde, s'en
remettre à la Providence plutôt que d'essayer d'y remédier par leurs propres
moyens .Tout cela pour montrer que la philosophie de Pangloss n’est
valable que dans les château de la westphalie.
En résumé, la philosophie de voltaire dans la vie se représente comme
une philosophie d'action qui considère le travail comme le seul moyen
de rendre la vie supportable. C'est pourquoi il faut cultiver notre jardin
c'est-à-dire nous consacrer à une tâche propre à nos facultés, là où le
sort nous a placés, afin de faire fructifier au maximum ce que la vie
nous a donné.
MERCI
POUR
VOTRE
ATTENTION