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LES PROCEDES DE CONTROLES

DES PIECES METALLIQUES


&
LES MATERIAUX COMPOSITES

Séminaire de SDM

Par NGHO EBEY E . TOTY


2ICM 2007 - 2008
1 . CONTRÔLE DES PIECES METALLIQUES
1 . 1 Introduction
Les échantillons représentatives de
l ’ ensembles des pièces métalliques sont
soumises à des essais soit sur un produit
brut , soit au cours de différents stade
de fabrication soit enfin sur des pièces
finies .

Les essais sont toujours effectués


suivant un mode opératoire bien déterminé
et fixé par les normes .

La nature des essais à effectuer sur une


pièce dépend de l ’ emploi auquel on
destine la pièce .
1 . 2 . sommaire

a . Essais mécaniques
b . Essais chimiques
c . Essais physico chimiques
d . Essais non destructifs
e . Essais spéciaux
f. L ’ autoradiographie
g.
h.
a . Essais mécaniques

Le but principal des essais mécaniques est la


vérification des caractéristiques mécaniques
de la pièce devant satisfaire à certaines
exigences mécaniques .

Ainsi , pour ces essais on vérifiera les


propriétés de l ’ élasticité , la plasticité , …..

Les essais mécaniques proprement dits sont de 2


types :
-Comportement du métal ( pliage , tournage , …)
-Caractéristiques essentielles des métaux
notamment la plasticité ( essai de traction ),
l ’ absence de fragilité et la résistance au
choc ( essai de résilience ) et la résistance
aux efforts de pénétration ( essai de dureté )
-
a.
a . 1 Essais de traction

But
-Déterminer les caractéristiques mécaniques
essentielles de la pièce à la t ° ordinaire :
résistance à la traction , la limite apparente
d ’ élasticité et l ’ allongement
Principe
-On soumet une éprouvette de forme définie à un
effort de traction croissant , dirigé suivant
son axe . Un dispositif mécanique enregistre
une courbe qui donne à chaque instant la
charge total en fonction de l ’ allongement .
-
-
a.
a . 2 essai de Résilience

But
-Mettre en évidence la fragilité dynamique d ’ un
métal
Principe
-L ’ essai consiste à rompre d ’ un coup du mouton
pendule dans des conditions déterminées , une
éprouvette entaillé en U et reposant sur deux
appuis
-
-La résilience K est défini comme le rapport
entre le travail dépensé pour rompre
l ’ éprouvette , et l ’ aire initiale So de la
section de l ’ éprouvette au droit de
l ’ entaille .
-NB Résilience varie en sens inverse de la
fragilité
-
-
a . 3 Essai de durété

But
-Mettre en évidence la résistance que offre la
pièce face aux efforts de pénétration
Principe
-Ces essais sont faits par les méthodes
d ’ emprunte . Voici les variantes les plus
courantes de ces méthodes .
•Méthode de Brinell
•Méthode Vickers
•Méthode de Rockwell
yyyyy

Dureté Brinell ( HB )
Principe
-Ici le poinçon = bille en acier extra dur
On définit alors la dureté Brinell comme le
quotient de la force P exercée sur la bille
par l ’ aire S de l ’ empreinte , assimilée à une
calotte sphérique .
On mesure directement d grâce à une règle dite
de Chatelier et on lit H dans les tables

Dureté Vickers ( HV )
Principe
-Du point de principe cette façon de faire de
diffère pas de celle de Brinell sauf que la
bille est remplacée par un diamant en forme
de pyramide à base carrée . Et aussi dans ce
cas ici la charge varie entre 5 et 60daN .
-On mesure la diagonale de l ’ empreinte au
microscope et on lit dans les tables la
dureté correspondante

Dureté Rockwell ( HRC )

Principe
-Ici le poinçon = cône ou bille
L ’ essai consiste à imprimer en 2 temps dans la
courbe superficielle du métal un pénétrateur
à cône ou bille , et à mesurer l ’ accroissement
rémanent e de la profondeur de pénétration .
Pour un pénétrateur à cône par exemple la dureté
vaut :
HRC = 100 - e

b . Essais chimiques

Ces essais sont effectués le plus souvent sur le


produit brut avant la mise en fabrication .
Les analyses chimiques sont effectuées le
plus souvent par les méthodes classiques de
la chimie analytique . En cas de constatation
seules les normes en vigueur font foi ( RDC
sans norme ) .
Dans la pratique industrielle , on utilise
souvent des modes opératoires simplifiées qui
donnent des indications relatives de valeur
suffisante . Nous voulons parler de la
spectrographie , la polarographie .

b . Essais Physico - chimiques et de
structure
Il s ’ agit des essais macrographique et essais
micrographiques , des essais de pénétration de
trempe , de la mesure de la grosseur du grain .
Détermination de la profondeur de cémentation

Ici on parlera de l ’ un de ces essais : essai de


trempe
b . Essais de trempe : essai Jominy

La trempabilité d ’ un acier est sa capacité de


trempe , qui exprime la possibilité d ’ obtenir
par trempe une structure martensitique .

La trempabilité d ’ un acier doit être déterminée


non pas une fois pour toutes pours chaque
nuance d ’ acier , mais pour chaque coulée .
La connaissance de la trempabilité est
fondamentale pour l ’ établissement des
conditions des traitements thermiques .
Plusieurs essais pratiques ont été proposés .
Le plus répandu est l ’ essai Jominy  .
C . Essais de trempe : essai Jominy

Mode opératoire :
l ’ essai JOMINY consiste à refroidir un
cylindre ( L = 100mm D = 25mm ) de l ’ acier
étudié par un jeu d ’ eau calibrée sur la
face inférieure du cylindre , la dureté
Rockwell est ensuite mesurée le long de la
génératrice du cylindre .
La durée de l ’ essai est d ’ au moins 30 minutes

Cet essai est utilisé couramment pour


qualifier la trempabilité des aciers peu
alliés .
d . Essais non destrictutifs
Ces essais ont l ’ avantage de ne pas modifier
les pièces essayées décèlent les défauts
internes .
Parmi ces essais nous citons

1 . Radiographie par rayon X et par rayon gamma


2 . Sondage ultra - sons: ici le principe repose
sur le fait les ultra - sons se propagent en
ligne droite dans les métaux , mais sont
fortement réfléchies à la surface de
discontinuité . On détecte les défauts par
les échos engendrés par les ultra - sons aux
endroits des défauts .
3 . Contrôle magnétoscopique: il consiste à
aimanter la pièce et à l ’ arroser par un
liquide contenant de fines particules
magnétiques en suspension . La présence des
défauts internes se traduit par une
héterogénéité dans la spectre magnétique ,
mais on obtient ainsi que les indications
d . Essais non destrictutifs ( suite )

L ’ aimantation de la pièce se fait par passage


d ’ un courant intense ou l ’ aide d ’ électro -
aimant .
4 . Essai de ressuage : il consiste à étaler un
liquide sur la surface d ’ une pièce , faire
de sorte que le liquide remplisse les
anfractuosités , puis essuyer la pièce à
l ’ aide d ’ un chiffon , le liquide contenu dans
les cavités se repend peu à peu marquant
l ’ emplacement de ces cavités . nnnnn
e . Essais spéciaux
Pour des produits destinés à certains usages ,
des essais spéciaux sont nécessaires . Il
s ’ agit notamment des essais de résistivité
pour des produits destinés à des usages
électriques , des essais de corrosion et
tant d ’ autres .

Essais de corrosion :
Il nous sera un peu difficile d’énumérer les
principaux essais de corrosion car, jusqu’à présent,
les scientifiques continuent à établir les méthodes
d’essai. De ce fait il est conseillé de ne pas
comparer les résultats obtenus par deux méthodes
différentes. Voici ici-bas deux méthodes adoptées
vis-à-vis de la corrosion due à la mer.
•Emersion et immersion alternées  : cet essai
consiste à soumettre l’éprouvette d’essai à l’action de
l’eau de mer et de l’air ; il correspond à l’action de
l’eau de mer.

Bouillards salin : les éprouvettes sont suspendues
dans une caisse om l’on pulvérise l’eau de mer à l’aide
d’air comprimé ; les gouttelettes forment un
brouillard dont l’effet est analogue à l’atmosphère
marine.
Hormis ces deux essais on fait aussi des essais
naturels de longue durée dans des nombreuses
stations ; ces essais permettent de juger si les
essais de laboratoire correspondent à la corrosion
réelle.
f . L ’ autoradiographie

L’autoradiographie consiste à appliquer une


émulsion photographique sur la surface d’un
matériau contenant un radioélément ; l’image
obtenue permet de localiser l’élément qui a
impressionné l’émulsion, grâce au rayonnement β.
2 . Les MATERIAUX COMPOSITES
2 . 1 Définition
Le matériau composite est un assemblage d'au
moins deux matériaux non miscibles ( mais ayant
une forte capacité d'adhésion ). Le nouveau
matériau ainsi constitué possède des
propriétés que les éléments seuls ne
possèdent pas .

Ce phénomène , qui permet d'améliorer la


qualité de la matière face à une certaine
utilisation ( légèreté , rigidité à un effort ,
etc .), explique l'utilisation croissante des
matériaux composites , dans différents secteurs
industriels . Néanmoins , la description fine
des composites reste complexe du point de vue
mécanique
2 . Les MATERIAUX COMPOSITES
2 . 2 Approche industrielle des MC
Un matériau composite est constitué d'une
ossature appelée RENFORT qui assure la tenue
mécanique et d'une protection appelée MATRICE
qui est généralement une MATIERE
PLASTIQUE( résine thermoplastique ou
thermodurcissable ) et qui assure la cohésion
de la structure et la retransmission des
efforts vers le renfort .

Il existe aujourd'hui un grand nombre de


matériaux composites que l'on classe
généralement en trois familles en fonction de
la nature de la matrice  :

•les composites à matrices organiques ( CMO )


qui constituent , de loin , les volumes les plus
importants aujourd'hui à l'échelle
industrielle ,
1 . 2 Approche industrielle des MC
( suite )
•les composites à matrices céramiques ( CMC )
réservés aux applications de très haute
technicité et travaillant à haute température
comme le spatial , le nucléaire et le militaire ,
ainsi que le freinage ( freins céramique )

•les composites à matrices métalliques ( CMM ).



Les composites trouvent leurs principales
applications dans le TRANSPORT aérien ( civil
et militaire ), maritime et ferroviaire , le
bâtiment , l'aérospatial ainsi que les sports
et loisirs , notamment grâce à leur bonne tenue
mécanique comparable aux MATERIAUX homogènes
comme l'acier et leur faible masse volumique
Les composites reste complexe du point de vue
mécanique
2 . Les MATERIAUX COMPOSITES
2 . 3 Les principaux composites

•Les fibres de verres sont utilisées notamment dans la


fabrication de piscines.
•Les fibres de carbones utilisées dans l‘aviation.
•Le contreplaqué utilisé en menuiserie, construction,
ébénistérie
•Les cloisons de Placoplatre, très utilisé dans le
bâtiment hors intempérie.
•Le béton armé en génie civil.
La fibre de carbone (ouKelvar qui est une dénomination
commerciale) utilisée dans les protections balistiques
gilets pare balles
(Attention, les gilets pare-balles ne sont pas des
composites ! Par contre, le kevlar qui les composent
est bien utilisé en tant que fibre pour composites
dans d'autres types d'utilisations.)
•Le GLARE composé principalement
d‘Aliminium et de fibre de verre est
utilisé en aéronautique.
2 . Les MATERIAUX COMPOSITES
2 . 3 Les Renforts

Le renfort est le squelette supportant les efforts


mécaniques. Il peut se présenter sous de nombreuses
formes : fibres courtes (mat) ou fibres continues
(tissus ou textures multidirectionnelles) en fonction
de l'application envisagée. Les fibres possèdent
généralement une bonne résistance à la traction mais
une résistance à la compression faible.

Parmi les fibres les plus employées on peut citer :


•Les FIBRE DE VERRE
Ils sont utilisées dans le bâtiment, le nautisme et
diverses applications non structurantes. Le coût de
production de ces fibres est peu élevé ce qui en fait
l'une des fibres les plus utilisées à l'heure
actuelle.
2 . 3 Les Renforts ( suite )

•LES FIBRES DE CARBONES :


Ils sont utilisées pour des applications
structurantes. Elles sont obtenue par la pyrolyse d'un
précurseur organique ou non sous atmosphère contrôlée.
Le plus utilisé de ces précurseurs est le
PolyAcryloNitrile (PAN). Le prix de ces fibres reste
relativement élevé mais il n'a cessé de diminuer avec
l'augmentation des volumes de production. On les
retrouve dans de nombreuses applications dans
l'aéronautique, le spatial ainsi que les sports et
loisirs de compétitions (Formule 1, mâts de bateaux).

•Les FIBRES D’ARAMIDE (ou KELVAR qui est une


dénomination commerciale) utilisées dans les
protections balistiques comme les gilets pare-balles
ainsi que dans les réservoirs souple de carburant en
Formule 1
2 . 3 Les Renforts ( fin )

•Les FIBRES DE CARBURE SILICIUM

Ils sont une bonne réponse à l‘oxydation du carbone


dès 500°C. Elles sont utilisées dans des applications
très spécifiques travaillant à haute température et
sous atmosphère oxydante (spatial et nucléaire). Leur
coût de production est très élevé ce qui limite donc
leur utilisation.

•Pour les composites d'entrée de gamme, un intérêt


croissant est porté aux fibres végétales, comme le
chanvre ou le lin. Ces fibres ont de bonnes propriétés
mécaniques pour un prix modeste, et sont
particulièrement écologiques puisque ce sont des
produits naturels.
2 . Les MATERIAUX COMPOSITES
2 . 4 Les Matrices
La matrice a pour principal but de transmettre les
efforts mécaniques au renfort. Elle assure aussi la
protection du renfort vis à vis des diverses
conditions environnementales.

Dans le cas des CMO (composites à matrices organiques)


les principales matrices utilisées sont :

•Les résines polyester : peu onéreuses qui sont


généralement utilisées avec les fibres de verre et que
l'on retrouve dans de nombreuses applications de la
vie courante.

•Les résines vinylester sont surtout utilisée pour
des applications où les résines polyester ne sont pas
suffisantes. Elle est issue d'une modification d'une
résine époxyde et est excellente pour des applications
de résistance chimique.
2 . 4 Les Matrices ( suite )

La matrice a pour principal but de transmettre les


efforts mécaniques au renfort. Elle assure aussi la
protection du renfort vis à vis des diverses
conditions environnementales.

Dans le cas des CMO (composites à matrices organiques)


les principales matrices utilisées sont :

•Les résines polyester : peu onéreuses qui sont


généralement utilisées avec les fibres de verre et que
l'on retrouve dans de nombreuses applications de la
vie courante.

•Les résines vinylester sont surtout utilisée pour
des applications où les résines polyester ne sont pas
suffisantes. Elle est issue d'une modification d'une
résine époxyde et est excellente pour des applications
de résistance chimique.
2 . 4 Les Matrices ( suite )

•Les résines époxy qui possèdent de bonnes


caractéristiques mécaniques. Elles sont généralement
utilisées avec les fibres de carbone pour la
réalisation de pièces de structure et d'aéronautique.

•Les résines phénoliques utilisées dans les


applications nécessitant des propriétés de tenue aux
feu et flammes imposées par les normes dans les
transports civils.

•Les résines polymide et bismaleimidespour des


applications haute température.

•Les résines thermoplastiques comme le
polypropylène ou le polyamide.
2 . 5 les composites et
l ’ environement )
La plupart des composites sont à base de
polymères thermodurcissables, ce qui les rend
difficilement recyclables. Cette contrainte va
donc à l'encontre du développement durable. On
peut aussi voir de nouvelles recherches axées
sur les biocomposites notamment avec des
fibres issues de plantes. Les biocomposites
sont des matériaux formés par une matrice
(résine) et un renfort de fibres naturelles
provenant usuellement des plantes ou de la
cellose (fibre de bois, chanvre,...). De plus, ils
contribuent au respect de l'environnement car
ils sont biodégradables, utilisés dans
l'ingénierie des tissus, des applications
cosmétiques et de l'orthodontie. Ces
biocomposites ne sont pas encore prêts à être
mis sur le marché pour des secteurs de pointe
FIN MERCI

Séminaire de SDM

Par NGHO EBEY E . TOTY


2ICM 2007 - 2008