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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques

Exposé de Zootechnie intitulé

L’élevage porcin à
Madagascar

Présenté par le groupe II-Promotion AMBIOKA


Professeur : Mr. RALAMBOMANANA Justin
Exposé présenté par :
– Melle MASO Andrianimanjato Sandra
– Melle MBOLATIANA Patricia Dénéri
– Mr NANGAHONY Juliano
– Mr NASOLONJANAHARY Tsilavo Hasina
– Melle RABARISON Felahasina
– Mr RABENAIVO Andriantiana Ellis Elzin
– Melle RABENJAINDRIANA Tahiana Amintsoa
– Mr RABETSIRA Solotahiry
– Melle RABIBISOA Avo Félicia
– Melle RABOTOVAO Nirinarisoa Estelle Marie C.
– Mr RAFALINIRINA Oniharilala Jonah
– Melle RAHARIMALALA Jessica
– Mr RAHERIVOLA Roger
– Melle RAJAONARIVELO Annie D’Arc
– Mr RAKOTOARIJAONA Razafimbelo Antsa
– Mr RAKOTOARIMALALA Mbolanantenaina
– Melle RAKOTOARISOA S. Sitraka Henintsoa
– Melle RAKOTOARISON Mialinirainy
– Mr RAKOTOARIVONY Naly
– Mr RAKOTOARIVONY Tiarson Saina Annicet
– Mr RAKOTOBE Luc Bruno
– Melle RAKOTOMAMONJY Tahiry Fanomezana
– Melle RAKOTOMAMPIONONA Andrianaly Ny Ando
SOMMAIRE
Introduction
PARTIE I : GENERALITES
I. Historique
II. Importance de la morphologie externe et interne
III. Les différentes catégories de porc
IV. Règlementation des conditions d’élevage

PARTIE II : CONDUITE D’ELEVAGE


I. Les différents types de races
I.1. Races locales
I.2. Races étrangères
I.2.1. Race Landrace
I.2.2. Race Large White
I.2.3. Race métisse
II. Les différents types d’élevage
II.1. Type traditionnel
III.1.1. Porcherie
III.1.2. Alimentation
III.1.3. Mesures prophylactiques
III.1.4. Race
III.1.5. Effectif
III.1.6. But
II.2. Type semi-traditionnel
III.2.1. Porcherie
III.2.2. Alimentation
III.2.3. Mesures prophylactiques
III.2.4. Race
III.2.5. Effectif
II.3. Type industriel
III.3.1. Porcherie
III.3.2. Alimentation
III.3.3. Mesures prophylactiques
III.3.4. Race
III.3.5. Effectif
III. Les modes d’élevage
III.1. Eleveur-naisseur
III.1. 1.Type traditionnel
III.1.2. Type fermier et type industriel
III.2. Eleveur engraisseur
III.2.1. Croissance des animaux engraissés
III.2.2. Le rendement des porcs engraissés

PARTIE III : INTERVENTIONS ZOOTECHNIQUES


I. Manipulation
I .1. Selon l’âge
I.1.1. Chez les porcelets
I.1.2. Chez les porcs de tout âge
I.1.2.1. Castration
I.1.2.2. Meulage de dent
I.1.2.3. Encoche de l’oreille
I .2. Selon le type d’élevage.
I.2.1. Type traditionnel
I.2.2. Type semi-traditionnel
I.2.3. Type industriel
II. Reproduction
II.1. Choix des reproducteurs
II.2. Age de mise à la reproduction
II.2.1. Le verrat
II.2.2. La truie
II.3. Phénomènes reproductifs
II.3.1. Chaleur
II.3.2. Accouplement
II.3.2.1. Service en liberté ou accouplement naturel
II.3.2.2. Service contrôlé ou insémination artificielle
a- Récolte
b- Caractères de l’éjaculat
c- Moment des inséminations
d- Insémination proprement dite
e- Inconvénients et avantages de la méthode
II.3.3. Gestation
II.3.4. Parturition ou mise bas
II.3.4.1. La préparation de la mise bas
II.3.4.2. La mise bas
II.3.4.3. Mises bas groupées
II.3.4.4. Les accidents de parturition
II.3.5. Lactation et élevage des porcelets
II.3.5.1. Caractéristiques générales de la lactation
II.3.5.2. Comportement de la nourrice et des porcelets
II.3.6. Le sevrage
II.3.6.1. Age du sevrage
II.3.6.2. Modalités du sevrage

III. Amélioration
III. 1. Amélioration génétique
III.1.1. Définitions et buts
III.1.2. Types de sélection
III.1.3. Critères
III.1.4. Conclusion
III.1.2. Croisement des animaux
III.1.2.1. Définition
III.1.2 .2. Base génétique
a- Dominance
b- Performance
III.1.2.3. Modalités du croisement
III. 2. Amélioration alimentaire
III.2.1. Selon l’âge
III.2.2. Selon le sexe

PARTIE IV : PROBLEMES ET SOLUTIONS


I. Problèmes
I.1. Les maladies
I.2. Problèmes liés à la production de porcelets
I.2.1. Avant le sevrage
I.2.2. Pendant le sevrage
I.2.3. Après le sevrage
I.3. Autres problèmes
I.3.1. Milieu
I.3.1.1. Climat
I.3.1.2. Habitat
I.3.2. Alimentation
I.3.3. Accidents
I.3.4. Problèmes techniques
II. Solutions

INTRODUCTION

Madagascar est un pays à vocation agricole et le secteur élevage y occupe une


importance sociale, culturelle et économique.
Depuis longtemps, les Malgaches utilisent l’élevage comme source de revenus et de
viande. En effet, pour 25% de la population rurale, il constitue virtuellement la seule source de
revenus.
L’élevage porcin à Madagascar a vu ses débuts à partir du XVIIème siècle. Cela a
commencé avec des animaux rustiques puis il y a eu introduction des races à meilleure
productivité, notamment les races européennes et asiatiques afin d’améliorer la production
animale.
L’élevage porcin est confronté à de nombreux problèmes comme les maladies,
l’indisponibilité des matières premières alimentaires, et les techniques mal maitrisées.
Les porcs rencontrés à Madagascar sont de type local ou des races perfectionnées
d’importation. En pratique, l’élevage extensif est le plus utilisé par la population rurale.

PARTIE I : GENERALITES

Le porc domestique, comme le sanglier, appartient à la famille des Suidés, de l’ordre


des Suiformes. Il a pour nom latin Sus scrofa .C’est un mammifère ongulé domestique
omnivore, au corps massif, aux pattes courtes et au groin souple. Le porc, cochon ou pourceau,
est élevé pour sa chair. Le porc domestique est adapté aux climats tempérés et semi-tropicaux.
Son élevage est aujourd’hui pratiqué, à grande échelle, dans la quasi-totalité des pays du
monde.
Les grognements expriment des avertissements menaçants ou une mauvaise volonté.
L’animal exprime sa douleur par des cris stridents, des gémissements et des grincements de
dents. La truie regroupe ses porcelets par des cris d’appels spécifiques. La peur s’accompagne
d’un réflexe de rassemblement du groupe.
Une hiérarchie s’établit entre les individus qui se ruent et se bousculent pour atteindre
l’auge, mais le porc ne manifeste en général son agressivité que si son espace vital est sur-
occupé. Son activité principale consiste à dormir. Il aime l’eau et reste propre s’il dispose d’un
espace suffisant. Il apprécie également les bains de boue.

I-1 Historique
L’introduction du porc à Madagascar par les navigateurs portugais remonte au XVIème
Siècle. A l’époque, seules quelques localités dans la côte Nord Ouest du pays pratiquaient
l’élevage porcin. Du temps de la royauté, les porcs considérés comme impurs furent interdit à
la vente et à la commercialisation. Le développement de la production ne se fit qu’avec
l’expansion du christianisme. L’introduction de nouvelles techniques d’élevage et de nouvelles
races de porc (Large White ou Landrace) à la fin de l’année 1920 avait encore amélioré la
production.
L’élevage porcin représenterait 16% du PIB du sous secteur élevage. Il est une source
de revenus rapides pour les paysans. En1997, la peste porcine africaine a décimé le cheptel
malgache et a causé la perte de 50 milliards Ar.
Les porcs entretenus depuis longtemps à Madagascar sont :
• L’un à groin pointu, à tête longue, à oreilles horizontales ou peu tombantes, à côte plate, à
membres hauts, à robe noire. Il se rattache au type de race circumméditerranéenne, et on ne
peut savoir actuellement comment et à quelle époque il à été introduit dans l’île. D’après un
ancien livre de voyages, ce seraient les portugais qui auraient laissé à Madagascar les premiers
porcs qui s’y seraient vite multipliés.

• La seconde race est à face courte, à oreilles dressées, à membres courts et à corps arrondi ; elle
est noire, quelquefois brun-rougeâtre ou gris-noirâtre. On peut la rattacher au type des porcs
courte-face d’Extrême-Orient. Il s’agit vraisemblablement du résultat d’importation asiatique,
comme celui dont d’autres espèces ont également éprouvé l’influence.

Les porcs malgaches vivent en liberté autour des villages. Récemment encore on ne leur
donnait aucun soin, et ils se nourrissaient de détritus, d’ordures ménagères…ramassés de tous
côtés. Cela explique la fréquence de la ladrerie qu’ils contractent par l’ingestion des
excréments autour des habitations actuellement, et depuis que leur commerce prend du
développement, ils reçoivent une ration ordinairement composée de manioc, de patates ou de
pommes de terre, de maïs, de troncs de bananiers, de son de riz…
On compte aujourd’hui 1 273 000 de têtes. Le plus grand nombre est rassemblé dans le
Centre ; viennent après, l’Ouest et l’Est, le Sud et le Nord n’en possèdent qu’un nombre très
réduit.
Des croisements sont effectués avec des races importées de France et qui donnent des
résultats pour la précocité et l’augmentation de poids. La tendance des éleveurs est de
conserver chez ces porcs les robes noires ou pigmentées, car les porcs blancs souffrent
d’insolations, d’érythème…
Pour cette même raison, on a procédé récemment à des introductions de reproducteur
Berkshire et de quelques sujets appartenant à la race de Bayeux pour remplacer la race
Yorkshire blanche. La multiplication par le croisement de la première génération entre un
verrat européen et une truie indigène est très recommandable en raison des résultats favorables
qu’elle donne.
La production est appelée à prendre à Madagascar un grand essor et à contribuer au
développement

Répartition du cheptel porcin par province

Antananarivo 40%
Antsiranana 3%
Mahajanga 11%
Toamasina 8%
Toliara 11%
Fianarantsoa 27%

Antananarivo et Fianarantsoa regroupent 67% de l’effectif total.

I-2-LES DIFFERENTES CATEGORIES DE PORC :


Quel que soit le type d’élevage, on distingue chez les porcins différentes catégories de
porcs selon l’âge, le sexe, l’état d’engraissement et la destination.

➢ Les porcelets :
Ce sont les jeunes porcs (de la naissance au sevrage). Le poids moyen des porcelets à la
naissance est de 1kg ; et au sevrage, il est de 15 à 20 kg. La durée de la lactation dépend de
l’état maternel. Pour l’élevage familiale naisseur, les porcelets restent à la mamelle jusqu’à la
prochaine gestation. Pourtant, dans l’élevage industriel, ils restent à la mamelle jusqu’au
sevrage. Et si la truie est malingre, on sèvre très tôt les porcelets, c'est-à-dire à 1 mois. La
plupart des petits qui souffrent de la malnutrition meurent et la mortalité des porcelets est due à
certaines maladies.

➢ Les porcelets sevrés :


En effet, ce sont des porcelets qui sont privés du lait maternel et qui sont séparés de la
mère. Concernant l’âge et le poids optimum pour le sevrage des porcelets, si la chair est basée
sur le poids des porcelets, ceux-ci doivent peser entre 6 et 7 kg dans le sevrage précoce.
Quant à l’âge de sevrage, il existe deux possibilités de sevrage :
– Le sevrage normal à 52 – 60 jours.
– Le sevrage précoce à 21 – 28 jours.
Ce dernier type de sevrage se subdivise encore en deux :
– Le sevrage précoce obligatoire pour les porcelets orphelins.
– Le sevrage précoce spontané pour une meilleure utilisation des truies ; autrement dit, il permet
aux truies de faire deux mises bas par an au moins avec au total 20 nés dont 14 à 16 arrivent au
sevrage, quelquefois 100%.
La condition absolue du succès pour le sevrage précoce réside dans une bonne conduite
d’élevage.

➢ La cochette :
C’est une jeune truie élevée en prévision de la reproduction. Les futures cochettes sont
choisies parmi les porcelets de sexe femelle sevrés du troupeau. Ce choix est surtout basée sur :
– Sur l’ascendance : un animal issu d’une mère ayant un nombre de porcelets élevé par portée et
un verrat de race.
– Sur la conformation : un gros porcelet ayant une bonne santé, un excellent appétit, un bon
aplomb.
Les cochettes sont élevées très loin des porcheries de verrats pour éviter l’habitude au mâle.

➢ La truie :
C’est la femelle adulte. Elle doit avoir un excellent appétit, une bonne santé, une bonne
conformation, un nombre de tétines élevé (au moins douze). La truie doit avoir 8 mois à 1 an et 60
à 95 kg et plus pour accéder à la première saillie. La gestation peut durer 3 mois 3 semaines 3
jours.

➢ Le verrat :
C’est le mâle gardé pour la reproduction. Il est choisi parmi les porcelets de sexe mâle qui
ont une bonne conformation extérieure, un bon aplomb, des testicules et des verges bien
développés.
A 100 kg de poids, il effectue la première monte, la performance d’un verrat est de 35 truies au
maximum. On peut l’utiliser pendant 4 à 5 ans avant la reforme.

➢ Le porc à engraisser :
C’est un porc en cours d’engraissement. La plupart des porcs à engraisser sont
primordialement les porcelets devenant des porcelets sevrés proprement destinés à l’engraissement.
Pourtant, les porcs à engraisser peuvent être des truies qui étaient gestantes et nourricières ou des
verrats qui étaient des reproducteurs c'est-à-dire que lorsqu’ils sont épuisés ou deviennent
sexuellement inactifs, ils sont destinés comme porcs à engraisser. On dit que ces truies et ces
verrats sont en état de reforme.

➢ Le porc charcutier :
C’est un porc de 90 à 110 kg, fournissant de 130 à 150 kg en vue de la production de
jambons crus.

➢ Le porc baconer :
C’est un porc de 80 à 110 kg, dont la masse désossée, salée, séchée et fumée est destinée à
la préparation du « bacon ». On recherche chez ce type d’animal un très faible pourcentage de
graisse et une bonne qualité de la viande.

I-3-Anatomie du porc et morphologie externe du porc :


I-3-1- Anatomie :
1. Présentation générale :
Le porc est un omnivore à peau nue. Ses soies le protègent peu ou pas des traumatismes,
si petites soient elles ; il s’ensuit des lésions fréquentes à l’endroit où la peau se trouve en
contact avec une surface, notamment un sol rugueux.
Ne possédant pas de glandes sudoripares fonctionnelles, le porc lutte mal contre une
élévation de température. Il est très sensible aux coups de chaleur. Grâce à sa couche de lard, il
se protège bien du froid, sauf durant les premières semaines de vie où il est incapable de lutter
contre les basses températures.
Un autre trait dominant est la fragilité nerveuse du porc moderne qui a un
ralentissement certain sur le fonctionnement de son tube digestif.

2. Morphologie interne :
2.1 L’appareil digestif :
L’appareil digestif du porc est constitué par :
a. La bouche et le pharynx :
La cavité buccale du porc est délimitée par deux fortes mâchoires sur lesquelles est
implantée une denture. L’adulte comprend par demi-mâchoire :
 Incisives 3 /3
 Canines 1/1
 Prémolaires 4/4
 Molaires 3/3
Le porcelet possède déjà des dents à la naissance : 4 coins et 4 canines. L’évolution de
la dentition est la suivante :
✔ 6 mois : début d’apparition des coins adultes.
✔ 1 an : remplacement des pinces.
✔ 18 mois : remplacement des mitoyennes – la bouche est faite.
✔ 2 ans à 2 ans ½ : les canines supérieures du verrat ou « défenses »
s’extériorisent aux plis des lèvres supérieures

b. L’œsophage et l’estomac :
– L’œsophage :
Le passage des aliments de la bouche vers l’estomac se fait par l’œsophage. Sa longueur
est de 50 à 60cm.
– L’estomac :
Anatomiquement, l’estomac comprend 4 zones différenciées par leur muqueuse :
• La zone oesophago-gastrique
• La zone cardiaque
• La zone fundique
• La zone pylorique

L’estomac tient lieu de réservoir d’aliments. Sa capacité moyenne à l’âge adulte se situe
aux alentours de 8litres.

a. Les intestins :
La longueur de l’intestin varie de 22 à 25m chez un animal adulte. Il se compose de
deux parties nettement distinctes sur le plan anatomique et fonctionnel :
○ L’intestin grêle (18 – 20 mètres)
○ Le gros intestin (4 – 5 mètres)
– L’intestin grêle :
Il fait suite à l’estomac par le duodénum (court : 60cm) et se poursuit par le jéjunum et
l’iléon qui représente la majeure partie de la longueur de l’intestin. Cette masse intestinale est
située dans la partie droite de l’abdomen. Jéjunum et iléon sont suspendus à la voûte lombaire
par un court mésentère et reposent, en partie sur la paroi abdominale, en partie sur le colon
spiral ou hélicoïdal.
La structure de l’intestin grêle est remarquable par la présence d’une muqueuse plissée
formant des villosités intestinales qui accroissent considérablement la surface absorbante de
l’intestin. La transition entre l’intestin grêle et le gros intestin se fait par le caecum qui est
relativement court chez le porc (30-40mètres).

– Le gros intestin :
Il fait suite au caecum. Il occupe la majeure partie du plancher abdominal. Il débute par
une portion spiralée suivie du colon transverse, puis du colon flottant longeant le flanc gauche,
et se termine par le rectum.

a. Les glandes annexes :


– Le foie :
Il est volumineux (1,5kg pour un porc de 100kg) et située entre le diaphragme et
l’estomac. Des scissures peu profondes le divisent en 5 lobes.

– Le pancréas :
Il avoisine le duodénum en partie droite et la rate en partie gauche et est situé
transversalement derrière l’estomac.

2.2 L’appareil respiratoire :

Les échanges gazeux se réalisent chez le porc, comme chez tous les mammifères, au
moyen de deux systèmes de respiration :
– Un circuit interne qui assure les échanges gazeux entre l’alvéole pulmonaire et la
cellule, le sang jouant le rôle de transporteur.
– Un circuit externe qui permet les échanges entre l’air ambiant et l’alvéole pulmonaire. Il
s’agit de l’appareil respiratoire qui comprend la cavité nasale, la trachée et les bronches,
les poumons.

a. La cavité nasale :
Le nez du porc et relativement long ; les narines s’ouvrent au niveau du groin, qui
possède lui aussi une structure osseuse : l’os du groin.

b. La trachée artère et les branches :


La trachée artère est un tube cylindrique formé d’anneaux cartilagineux. La partie
antérieure forme le larynx. La partie postérieure se divise en bronches qui pénètrent dans les
poumons. A ce stade, les anneaux ont disparu. En pénétrant dans les poumons, les bronches se
subdivisent en une multitude de ramifications qui aboutissent à la bronchiole et à l’alvéole
pulmonaire.

c. Les poumons :
Les poumons sont des masses spongieuses, roses, élastiques et découpées en 7 lobes,
dont 4 pour le poumon droit et 3 pour le poumon gauche :
○ 2 lobes antérieurs ou apicaux
○ 2 lobes intermédiaires ou cardiaques
○ 2 lobes postérieurs ou diaphragmatiques
○ 1 lobe médian ou azygos

2.3 L’appareil reproducteur :

a. L’appareil génital du verrat :


L’appareil génital du verrat comprend :
○ Les glandes génitales mâles ou testicules
○ Les glandes annexes
○ Les voies d’excrétion et l’organe copulateur.

b. L’appareil génital de la femelle :


Les organes génitaux de la truie comprennent :
○ Les glandes génitales ou ovaires
○ Les voies génitales
○ L’organe de copulation.
1.4 L’appareil locomoteur :

L’appareil locomoteur se compose d’un squelette animé par des tendons et des muscles
squelettiques.
a. Le squelette
Le rôle des membres est d’assurer le soutien de l’édifice corporel et son déplacement.
Dans cette fonction, les os ont une action capitale :
○ Ils apportent une certaine rigidité au squelette.
○ Leurs liaisons articulaires souples permettent l’activité locomotrice.

a. Le pied :
Les onglons constituent la zone de contact de l’animal avec le sol et seulement deux
doigts par sabot supportent le poids du corps.
Pour les porcins reproducteurs, les lésions des pieds sont une part une importante des
causes d’élimination : 20 à 25% pour la lésion des onglons, 11% pour boiteries sur les truies,
32% pour troubles de locomotion chez les verrats en service. Il en est de même pour les futurs
reproducteurs : 14% pour onglons défectueux sur des femelles de 100kg.
La qualité du sol a une influence prépondérante sur l’état des pieds des animaux.

I-3-2-Morphologie externe :

➢ La tête :
La tête est attachée au tronc par le cou dit encolure qui est beaucoup plus allongé.
L’extrémité de la tête se termine par le groin qui est une partie spongieuse pouvant servir à la
contention de l’animal.

➢ Le tronc :
Au niveau du tronc se trouve la croupe, le rein et le garrot. Entre la croupe et le garrot,
on trouve le dos de l’animal, permettant l’évaluation de la qualité de la viande par la mesure de
« l’épaisseur du lard dorsal » ; soit par réflectométrie chez l’animal vivant, soit à l’aide d’une
simple réglette chez l’animal abattu.
Sur la partie ventrale on trouve des tétines bien apparentes chez les femelles et le tire
bouchon copulateur chez le mâle.

➢ Les membres :
L’extrémité de chaque membre se termine par quatre doigts dont deux sont antérieurs et
deux postérieurs. Les doigts sont entourés de sabots appelés ergots.
Au niveau des membres, la conformation de la cuise permet de déterminer l’aptitude à
produire de la viande chez l’animal.

I-4-GESTION D’UN ELEVAGE DE PORC :


La gestion combine à la fois l’observation, l’analyse, et la précision en vue d’atteindre
les objectifs de la production.
Il faut tout d’abord inventorier la capacité des différents bâtiments (attente de saillie,
gestation, maternité, post-sevrage, engraissement) et ainsi vérifier la cohérence du nombre de
places disponibles à chaque stade et déceler les facteurs limitants de la chaîne de production.
Tout cela permet de définir un effectif optimal en termes d’objectifs.
L’obtention d’un bon résultat requiert à la fois le plein emploi des structures de
production et un bon rendement des moyens mis en œuvre. Ceci passe par plusieurs étapes :
– Identification des reproducteurs, sans laquelle aucun contrôle technique ou économique n’est
possible.
– Tenue d’un minimum de documents simples : fiches des saillies, fiche des mises bas…
– Connaissance du stade physiologique de toutes les truies du troupeau avec la prévision de
toutes les opérations à effectuer, grâce à un planning d’élevage. Ces étapes permettent de
connaître le niveau de productivité sur une période donnée (contrôle instantanée).
Les méthodes de gestion peuvent être classées par ordre croissant de l’exigence des
enregistrements et de précision des résultats (tableau 1) ; tout en gardant à l’esprit qu’il faut :
– Etre rigoureux dans les enregistrements à effectuer
– Enregistrer mais aussi se servir du résultat
– Suivre une hiérarchie correspondant à celle de l’importance économique des postes étudiés.
L’éleveur doit aussi suivre les règlementations de l’élevage en général qui sont :
➢ Les animaux ne doivent pas être maintenus dans l’obscurité.
➢ Ils doivent être inspectés par les propriétaires ou par les responsables au moins une fois par
jour.
➢ Isoler ceux qui sont malades ou agressifs.
➢ Nettoyer l’habitat 1 ou 2 fois par semaine.
➢ Laver à grande eau 1 ou 2 fois par semaine.
➢ Il faut un suivi sanitaire : hygiène.
➢ Utiliser des antiseptiques : savon, crésyl 10%, anti-gale.
PARTIE II : CONDUITE D’ELEVAGE
I. Les différents types de races
I.1. Races locales
Dans toute l’île, l’élevage du kisoa gasy est très répandu. Ces types de porc présentent
un pelage noir, ils sont trapus, de petite taille. Ils atteignent difficilement les 100 Kg avec un
indice de consommation souvent supérieur à 9. On peut distinguer 2 races locales:
 Hova : robe noire tachetée de blanc avec une longue tête et un groin pointu.
 Mahabo : robe grise noirâtre, membres courts et oreilles dressées.
Les races locales, encore rustiques, ont un grand avantage, elles résistent aux épizooties
(maladies contagieuses affectant un grand nombre d’animaux), aux intempéries… et se
contentent plus facilement en ce qui concerne l’alimentation.
Elles peuvent avoir 8 jusqu’à 9 porcelets par portée. Mais, elles présentent un certain
danger surtout sur la transmission des maladies (GMQ = 400 g).

I.2. Les races étrangères


I.2.1.Race Landrace
Cette race est d’origine allemande, anglaise, belge, danoise, suédoise, elle ressemble
extérieurement à tous les types de porcs, elle est souvent utilisée pour une sélection ou des
croisements avec le Large White.
Elle a un pelage blanc, un groin allongé, de longues oreilles, épaisses et pendantes.
La race Landrace qui est principalement plutôt danoise, a une qualité de sa capacité
respiratoire (poitrine étroite). Les truies Landrace peuvent avoir en moyenne 9.69 porcelets
avant et 7.14 destinés au sevrage.

I.2.2. Race large white ou porc blanc de Yorkshire


Elle est originaire d’Angleterre. C’est une race de très grande format, caractérisé par un
corps de grande longueur supporté par des membres forts qui lui confère une bonne mobilité,
un dos assez rectiligne utilisé pour l’élevage industriel (engraissement, naisse rie).
Elle possède une tête forte avec un front large, yeux vifs, un groin assez large, un profil
légèrement concave. Ces oreilles sont grandes, triangulaires, dressées du point de vu
performance, elle a une croissance rapide et une production en viande très intensive. Les truies
on une taille de portée importante : 6 mis bas après des conditions alimentaires et d’entretient
en norme.
Elle a été largement utilisée dans les pays chaud, où elle s’adapte remarquablement si
les conditions climatiques ne sont pas vraiment excessives.
Par ces capacité, nombreux sont les éleveurs qui préfèrent cette race. Les porcelets
cependant en lui reproche une certaine régularité à la naissance et au sevrage.

I.2.3.Race métis (zafindraony)


Cette race est obtenue par le croisement d’un verrat à race étrangère et une truie à race
importée. On trouve ces animaux au centre l’élevage destinée à la production de viande.
Elle bénéficie de la résistance et de la rusticité du parent local et des avantages héritées
de la race améliorée.
Pourtant, ce type de métissage présente des inconvénients comme la possibilité de
transmission des maladies aussi bien que vénérienne qu’épizootique.

II. Les différents types d’élevage


II.1. Type traditionnel
Ce type est également appelé élevage familial ou extensif.

II.1.1. Porcherie
Les animaux son en divagation le matin et rentrent, le soir, dans les porcheries qui
laissent toujours à désirer ; soit qu’elle cohabite dans un coin avec l’éleveur, soit qu’elles sont
en dehors dans un parc rudimentaire fait, en général, avec 4 piquets de bois et de branchages, le
tous surmontés d’une toiture de paille ou les parasites et les infections sont difficiles à
maitriser.

II.1.2. Alimentation
Les animaux se débrouillent comme ils peuvent pour se nourrir ; ils sont supplémentés
seulement par les restes ou déchés ménagère ou sous produit des récoltes.
Il n’y a pas de vrais stocks alimentaires destinés aux animaux, et s’il y en a l’éleveur et
sa famille ne peuvent s’empêcher d’y puiser leur propre besoin. La distribution journalière
n’est pas mesurée. Ainsi, les compositions alimentaires sont susceptibles de variés du jour au
lendemain et d’une ration à une autre.

II.1.3. Mesures prophylactiques


Elles sont presque nulles, c’est-à-dire les animaux se débrouillent usant de leur rusticité
et d’une immunité naturelle pour lutter contre une quelconque maladie.
 Les soins sanitaires sont pratiquement nuls ; une vaccination, une vermifugation sont
souvent considérées comme suffisantes à un porc pendant toute sa vie.
 L’hygiène d’est pas de rigueur : un petit coup de balaie à la porcherie, un coup d’œil
estimatif sur les animaux et tous est pour le mieux.

II.1.4. Race
Ce type d’élevage est surtout spécialisé à l’élevage d’animaux locaux qui se contente de
peu et résistent bien aux maladies. Mais on détecte des métis.

II.1.5.Effectif
1 à 10 têtes par éleveur, 19% des éleveurs pratiquent ce type d’élevage.
II.1.6. But
Dans le système traditionnel, le porc est une cagnotte vivante, une source d’argent
liquide facilement mobilisable en cas d’urgence. Il est également sacrifié lors des rites religieux
ou abattu pour remplir un devoir social.

II.2. Type semi-traditionnel


On le désigne également par élevage fermier par artisanal par intermédiaire de type
amélioré. Il est en quelque sorte, un élevage de transition entre le type traditionnel et le type
industriel.

II.2.1.Porcherie
Les éleveurs de ce type ont des techniques nettement plus poussés que ceux décrit
précédemment :
➢ Porcherie en terre battue ou en brique, enduit ou non avec du ciment.
➢ Mangeoire soigné, en planche, en tôle ou en ciment.
➢ La toiture est en chaume ou bien en tôle.

II.2.2 Alimentation
Les animaux alimentés à base de son riz
• Son de riz avec de complément comme maïs, manioc cuit, patate douce, …
• Son de riz et aliment composé (provende) dont la proportion est la suivante :
1 kg de provende pour 3 à 6 kg de son de riz.
• Provende achetée ou fabriquée par l’éleveur.
• La mise a disposition d’eau des animaux s’effectue soit par un système de
réseau hydraulique, soit par des porchers.

II.2.3. Mesures prophylactiques


Elles sont respectées, tels les douchages et déparasitage périodique, on note même une
loge de quarantaine dans certaines exploitations.
Les éleveurs de ce type pratique ainsi :
• Une vaccination périodique suivant un calendrier
• Une vermifugation systématique
La propreté est respectée et les déparasitages aussi bien qu’interne qu’externe sont
pratiquées dès qu’un porcelet et en état d’en recevoir et ceux jusqu’à sa sortie de l’exploitation.

II.2.4. Race
Il se caractérise par l’élevage d’animaux métis ou de race importée : large white et
landrace.

II.2.5. Effectif
10 à 100 têtes, 60% des éleveurs pratiquent ce type d’élevage.

II.3. Type industriel


Ce type est aussi appelé élevage intensif.
II.3.1. Porcherie
Les porcs sont placés dans des boxes adéquats, selon leur catégorie de façon à ce que
chaque porc ait son propre espace. Ils y sont enfermés dans des bâtiments en bois ou en dur.
Pour un changement de catégorie il y a changement de boxe (la truie allaitante a besoin
d’aménagements spéciaux).

II.3.2. Alimentation
Les animaux sont satisfaits en aliment complet, pourtant souffre comme ceux des é
autres types et d’une manière assez fréquente des pénuries des périodes de soudure.
Les éleveurs s’efforcent d’avoir des stockes de sécurité alimentaire et cultivent souvent
eux même les éléments essentiels. Il existe des types d’aliments:
• Aliment de démarrage : du servage jusqu’à 60 kg
• Aliment de finition : 60 kg jusqu’à l’abattage.

II.3.3. Mesures prophylactiques


Elle est en rigueur cependant, les produits vétérinaires sont peu nombreux, surtout les
vaccins.
Un personnel permanent s’occupe, ici, de l’entretient sanitaire des animaux, il veille à
l’élimination des maladies infectieuses, contagieuses, parasitaires et à l’est dépisté.
L’hygiène de l’habitat est aussi en rigueur : du moins une fois par jour, les porcheries
sont lavées à grande eau qui est additionnée d’eau javel ou de Chlore une ou deux fois par
semaine.
Les vaccinations et toutes autres mesures préventives sont appliquées à la lettre. En
principe, une ferme de ce genre n’introduit dans son élevage des animaux nouveaux, à part
ceux destinés au remplacement des reproducteurs.

II.3.4. Race
En général, ces exploitations font de l’engraissement avec des animaux de race amélioré
(surtout large white).

II.3.5. Effectif

Ce type d’élevage a un effectif d’au moins 20 reproductrices fonctionnelles. La


production annuelle de porcelets est de porcs engraissés dépasse de 100 têtes.

III. Les modes d’élevage

III.1. Eleveur-naisseur
Les normes pour les reproducteurs et leurs produits sont les suivantes :
III.1.1. Type traditionnel
Truie:
– Première saillie : 9ème au 10ème mois
– Gestation, lactation : 6mois
– Repos : 1 à 1.5 mois
– Nombre de mise bas/an : 1.3 à 1,5
– Porcelets par portée : 8 à 9
– Mortalité avant sevrage : 25%
Verrat:
– Première saillie : 9 au 10ème mois
– Poids moyen : 130 kg
Porcelets:
– Poids à la naissance : 0.5 à 0.6 kg
– Poids au sevrage : 11 à 12 kg
– GMQ : 190 kg

III.1.2. Type fermier et type industriel


Truie :
– Premier saillie : 9ème au 10ème mois
– Gestation- lactation : 5.5 à 6 mois
– Repos : 1 à 1.5 mois
– Nombre de mises bas/an : 1.5 à 2
– Porcelets par portée : 10 à 12
– Mortalité avant sevrage : 23%
Verrat:
– Première saillie : 8ème au 9ème mois
– Poids moyen : 170kg
Porcelets:
– Poids à la naissance : 0.6 à 0.8 kg
– Poids au sevrage : 15 à 17 kg
– GMQ : 270 g
– Servage : au 2ème mois
Ces normes bien que acceptables, sont en fait susceptibles de subir de fortes modifications
surtout en milieu traditionnel où la truie peut se reposer pendant 3 mois (période de récupération),
selon son état.
Jusqu’au sevrage, les porcelets sont soumis à de sérieuses difficultés qu’ils surmontent souvent
mal que bien, ce qui explique les taux de mortalité avant sevrage. Ces complications sont d’ordre
physiologique, pathologique et alimentaire.

III.2. Eleveur-engraisseur

III.2.1.Croissance des animaux engraissés


Elle n’est évidement pas toujours constante et est susceptible de varier avec
– Le type d’alimentation : nous avons constaté expérimentalement que 2 porcs
nourris de manières différentes avec les mêmes quantités d’éléments nutritif (1 kg de manioc
par jour l’un et 1 kg de mélange de pomme de terre et de patate douce pour l’autre) ont des
croissances inégales bien qu’ils soient utérins (issus d’une même portée). Cette différence est
d’un kilogramme. Cela est associé à la digestibilité : le gavage des porcs n’entraine pas
toujours un gain de poids car bien souvent, les rations sont cellulosiques.
– L’état sanitaire : vermifugation et vaccination doivent être pratiquées de façon
méthodique et régulière.
– L’état physiologique et l’âge : le GMQ subit des fluctuations avec ces 2 critères.
Il augmente jusqu’à la période de crise de 3 semaines où il diminue pour se relever après. Il
tend ensuite à s’abaisser au sevrage et s’accroit en dents de scie selon le rationnement. A partir
de 8 ou 10 mois, les bêtes gagnent difficilement du poids et d’est en général la fin de la période
d’engraissement.

III.2.2. Le rendement des porcs engraissés

Porc local Métis Large white


Extr Mo Extr Mo Extr Mo
ême yen ême yen ême yen
1 3-5 4 3-5 4 3-6 5dh
- d
S
ang
(kg)
2 20- 24 19- 20 25- 23
- 25 22 30
A
bats
(kg)
3 50- 56 65- 60 80- 82
- 60 75 85
D
écoupe
s
(2
moitié
s en
kg)
4 70- 80 85- 80 110- 115
- 90 95 120
P
oids
vif
(kg)
5 10 20 35
-
L
ard
(%)
6 65 74 75
-
R
endem
ent
(%)
(6)=4-
1+2(4)

Elevage porcin au Vakinakaratra

Poid Nom Poids Poids Lard Rend


s moyen bre carcasse total (kg) moyen par par carcasse ement
(kg) carcasse (%) (%) moyen (%)
100 315 27615 80 23- 80
25
De janvier à septembre 1977
Chept
Régions el
ALAOTRA-
MANGORO 18623
AMORON'I
MANIA 53902
ANALAMANGA 72354
ANALANJIROFO 4427
ANDROY 1242
ANOSY 11688
ATSIMO-
ANDREFANA 12391
ATSIMO-
ATSINANANA 11535
ATSINANANA 23666
BETSIBOKA 13156
BOENY 5210
BONGOLAVA 26114
DIANA 3112
HAUTE
MATSIATRA 56085
IHOROMBE 1326

ITASY 44190
MELAKY 1576
MENABE 6793
SAVA 8423
SOFIA 9839
VAKINAKARATR 10549
A 8
VATOVAVY-
FITOVINANY 35871
52702
MADAGASCAR 1
Source: recensement de l’agriculture 2004-2005
Titre : effectif des exploitations agricoles pratiquant l’élevage par région.

REMARQUE
Le porc local est le moins productif (65%) en raison d’une alimentation déficiente
associée à un taux d’encombrement élevé.
Le rendement du métis est acceptable (74%) avec un taux de lard en proportion
convenable (20%).
Avec un rendement de 76% et 35% le gras, le large white semble être la race idéale.

PARTIE III : INTERVENTIONS ZOOTECHNIQUES


I. Manipulation
I .1. Selon l’âge
I.1.1. Chez les porcelets
Soins : section et désinfection du cordon ombilical.

I.1.2. Chez les porcs de tout âge


I.1.2.1. Castration
La castration ou ablation des testicules est pratiquée sur le porc male qui n’est pas
destiné à la reproduction. Plus elle est effectuée précocement, moins le choc est important. La
castration est pratiquée habituellement soit:
– A 5-7 jours ;
– A 20 jours ;
– A 5-6 semaines.
Elle ne doit pas coïncider avec un autre choc (anémie, vaccination, sevrage).
La castration des femelles qui ne présente aucun intérêt est à déconseiller.
Les porcs castrés sont plus tranquilles et plus faciles à manipuler. Le porc castré
engraisse davantage, et la viande ne dégage plus une forte odeur porcine. Il faudra quelqu’un
pour tenir le porcelet en vue de la castration. Le porc doit être saisi par les pattes arrière avec la
tête en bas, et son corps doit être maintenu fermement entre les genoux de l’assistant.

I.1.2.2. Meulage de dent


Les porcelets mordent la truie en se battant pour s’emparer de l’un des tetons et téter. La
douleur ainsi provoquée gêne la truie et elle se lève, ce qui empêche les porcelets de téter de
plus, les lésions permettant aux germes d’infecter le pis de la truie. Enfin, en se battant pour
s’emparer d’un tétons et téter, les porcelets se mordront les uns les autres et se blesseront .ces
problèmes seront évités si on procède simplement au rognage des dents.
Les dents du jeune porc doivent être rognés le plus tôt possible ; même 15 munîtes après
la naissance.il faut séparer la truie et ses petits pendant un laps de temps le plus court possible
Le porc nait avec huit dents. Le porc adulte possède 44 dents, dont deux grosses canines
sur chaque mâchoire des sortes de crocs.
I.1.2.3. Encoche de l’oreille
Chez les porcs adultes, l’identification se fait par l’encoche de l’oreille. C’est un moyen
d’identification nécessaire dans un élevage de grande envergure. Il existe de nombreuses
façons d’identifier les animaux, notamment les colliers numérotés, les tatouages et les
étiquettes en plastique. Mais pratiquer une encoche à l’oreille est le moyen d’identification le
moins cher.

I .2. Selon le type d’élevage


Chaque type d’élevage a, en ce qui concerne les mesures prophylactiques, des méthodes
assez distinctes et caracteristiques.les degrés des précautions de l’éleveur sont toujours en
fonctions de la valeur, dés performances, qu’il estime, dés ses bêtes et, en relation avec ses
autres occupations.

Les cas suivants sont des mesures générales prises par la plupart des éleveurs.
I.2. 1. Type traditionnel
Les mesures sont presque nulles, c‘est à dire que les animaux se débrouillent, usant de
leur rusticité et d’une immunité naturelle pour lutter contre une quelconque maladie.ims sont
tout simplement abattus dès qu’apparaissent des signes douteux.
L’hygiène ou de l’habitat, ou des animaux, n’est pas de rieur : un petit coup de balai à la
porcherie, un coup d’œil estimatif sur les animaux tout porc le mieux.lle langueyage n’est fait
que pour les animaux nouveaux ou destinés à la vente et celle à la demande de l’acquéreur.
L’animal ainsi traité est automatiquement déprécié s’il n’est pas pris par l’acheteur qui a exigé
l’opération, bien qu’il ne porte pas de trace de cysticercose.
Il faudra tout de même ajouter que les éleveurs de ce type souhaitent avoir des animaux
bien portants ; c’est pourquoi ; ils donnent à leurs bettes, au moins une fois ; des vermifuges
autant de fois que possible.

I.2.2. Type semi-traditionnel


Dans ce type, on se soucie beaucoup plus de l’état sanitaire des animaux que dans le cas
précèdent
– vaccination périodique, suivant un calendrier.
– vermufigation systématique.
– les pédiluves aux ammoniums quaternaires existent dans la plupart des cas, ne sont pas toujours
obligatoire
– la propreté est respectée dans toutes les exploitations que nous avons visitées.
Les déparasitages, aussi bien interne qu’extrême sont pratiqués des qu’un porcelet est en
état d’en recevoir et ce jusqu’à sa sortie de l’exploitation.

I.2.3. Type industriel


Un personnel permanent s’occupe, ici, de l’entretien des animaux. Ils veillent à
l’élimination des maladies infectieuses, contagieuses, parasitaires et à les dépister.
L’hygiène de l’habitat est de rigueur. Au moins une fois par jour, les porcheries sont lavées
à grande eau, l’eau de lavage est additionnée de javel ou de chlore une ou deux fois par
semaine et plus fréquemment qu’il y suspicion.
La vaccination et toutes autres mesures préventives sont appliquées à la lettre.
En principe, une ferme de ce genre n’introduit dans son élevage des animaux nouveaux, à
part ceux destinés au remplacement des reproducteurs.

II. Reproduction
II.1. Choix des reproducteurs
Il ne s’agit pas ici du choix des races dont il a été question dans un chapitre antérieur, mais
de celui des individus. La sélection peut avoir une action importante, c’est pour cela qu’il
convient d’apporter la plus grande attention au choix des reproducteurs.
D’une façon générale, on demande aux reproducteurs de donner une production de
porcelets :
– Nombreux et lourds à la naissance, robustes et vigoureux,
– Aptes à produire économiquement des carcasses maigres et bien en viande,
– Susceptibles de se reproduire en manifestant des performances supérieures à celles de leurs
parents.
Mais, en outre :
– Pour le verrat : une grande facilité d’emploi, c'est-à-dire : une ardeur sexuelle normale, un
comportement doux et une bonne constitution ;
– Pour la truie : une bonne longévité, de bonnes qualités maternelles et laitières.
Les reproducteurs choisis, tant mâles que femelles, doivent être en parfait état de santé. Ils
ne doivent pas être issus d’élevages où ont sévi des maladies contagieuses, où le parasitisme est
notoirement intense. Ils risqueraient d’apporter, soit des germes, soit des parasites. En outre, ils
pourraient être rendus peu résistants par des séquelles de maladies guéries, mais ayant laissé
dans leur organisme des lésions. Or, les reproducteurs sont appelés à rude épreuve. Une bonne
santé est nécessaire. Les reproducteurs devront avoir reçu toutes les vaccinations et les
déparasitages garants du maintien futur de leur bon comportement.
Les reproducteurs seront choisis en fonction de leur conformation la meilleure pour
produire de la viande. On recherchera les animaux longs, avec une très belle musculature
dorsale et des jambons. Mais on se souviendra qu’une bonne musculature doit être soutenue par
un fort squelette et que la solidité de ce dernier est fondamentale pour les divers actes de la vie
du porc. Le squelette sera jugé facilement au niveau des membres. Ils doivent être forts, avec
de bons aplombs et des articulations larges. On attachera une grande importance à l’examen
des jarrets. Les jarrets droits donnent l’illusion d’un jambon plus développé ; par contre, ils
rendent la démarche moins souple, la course plus difficile : les postérieurs s’engageant moins
sous le corps, et, surtout, ils peuvent handicaper un verrat lourd pour le cabrer au moment de la
saillie. On recherchera donc des jarrets larges, formant, de profil, un angle net, gage de la
souplesse de l’articulation. En raison de la lutte contre la chaleur, le choix se portera sur des
animaux ayant une cage thoracique bien développée plutôt qu’une poitrine réduite.

II.2. Age de mise à la reproduction


II.2.1. Le verrat
Le verrat atteint sa maturité sexuelle vers 4 mois mais il ne peut être livré à la
reproduction qu’à l’âge de 8 mois. Il convient cependant, pendant les premiers mois d’activité,
de limiter le nombre de saillies en raison du nombre de spermatozoïdes émis un peu faible ; il
ne sera maximal qu’à 1 an.
II.2.2. La truie
La truie atteint sa maturité sexuelle vers 5-6 mois mais ne doit pas être saillie avant 7-8
mois. Il semble qu’en raison des plus grandes difficultés des truies lourdes dans la lutte contre
la chaleur, on ait moins intérêt à attendre un poids élevé pour la reproduction. Enfin, on
s’attachera davantage à des critères d’âge qu’à ceux de poids. Ces derniers seraient en effet
variables avec les races ; les truies métisses pouvant être prêtes à 85 kg, les truies rustiques à 60
kg.

II.3. Phénomènes reproductifs


II.3.1. Chaleur
Dans les élevages où l’on pratique un sevrage à 7-8 semaines (49 à 56 jours), les truies en
bon état reviennent en chaleur dans la semaine suivant leur séparation d’avec la portée. Ce
délai peut être allongé lorsque les mères sont très amaigries soit par une portée nombreuse, soit,
le plus souvent par une alimentation insuffisante durant l’allaitement.
Lorsque le sevrage est pratiqué plus précocement, le délai de « retour en chaleur » peut
normalement atteindre deux semaines.
La reprise du cycle œstral est favorisée par la proximité du mâle et dans de nombreuses
porcheries, des loges collectives situées en face de celles des verrats sont réservées aux truies
dont les portées viennent d’être sevrées. Il a été prouvé que l’odeur du mâle stimulait l’activité
sexuelle des femelles.
Il est parfois tentant pour l’éleveur d’intervenir à l’aide d’hormones (gonadotrophines ou
prostaglandines) pour accélérer ce processus ou mieux maîtriser le rythme de la reproduction. Il
importe d’être prudent et de réserver ce genre d’intervention aux personnes qualifiées pour les
pratiquer que sont les Docteurs Vétérinaires.
La reproduction est la fonction qui est la première atteinte lorsqu’une dégradation des
conditions de vie des animaux même discrète, apparaît. Si une anomalie est constatée (retard à
la reprise des chaleurs après sevrage), il importe d’abord d’essayer d’en comprendre les causes,
parfois simples (maigreur exagérée de truies épuisées, infection génitale, etc.). Le recours aux
moyens médicaux (hormones) n’est réellement efficace que sur des animaux par ailleurs
normaux, en bon état de santé et d’entretien.

II.3.2. Accouplement
II.3.2.1. Service en liberté ou accouplement naturel
Pour être efficace l’accouplement doit avoir lieu peu de temps avant la ponte ovulaire, car
la durée de vie de l’ovule est brève : 2 à 3 heures. Par contre, le spermatozoïde peut demeurer
vivant 48 heures dans l’utérus de la femelle. Or, l’ovulation se produit de 30 à 40 heures après
le début de la phase d’acceptation du mâle, qui représente les chaleurs vraies. La tuméfaction
de la vulve manifeste le pro-œstrus et prévient seulement de l’approche des chaleurs vraies.
C’est une erreur que de présenter la truie au verrat trop tôt.
L’acceptation du mâle correspond à la phase d’immobilité qui dure environ 2 jours.
L’accouplement doit avoir lieu au milieu de cette période, soit à la fin de la première journée,
soit au début de la deuxième.
Il est important de noter que le voisinage du mâle est un facteur de l’acceptation. Lorsque
la truie sent et entend le mâle dans un box voisin, la réceptivité est provoquée neuf fois sur dix.
Elle l’est pratiquement à tout coup si elle peut voir le verrat, par exemple si elle n’est séparée
de lui que par une barrière en tubes ou fils de fer.
Placer les truies qui manifestent le pro-œstrus dans la contigüité du verrat, en attendant le
moment propice à la saillie, est une pratique à conseiller.
Lorsque la truie est présentée au verrat dans les conditions favorables, le verrat s’approche
d’elle, la renifle, et ne tarde pas à la chevaucher. Dès que la verge a pénétré dans le vagin,
l’éjaculation commence. Etant donné le volume de l’éjaculat, elle va être longue. Sa durée
moyenne est de 4 à 5 minutes. Mais il arrive que la saillie dure plus longtemps encore (15 à 20
minutes). La truie se tient en général immobile et il convient de ne pas troubler l’accouplement.
La truie saillie est reconduite dans son logement. Le verrat peut assurer dans de bonnes
conditions la fécondation d’une deuxième femelle en chaleur, dans la même journée, à
condition de séparer les deux accouplements par quelques heures (saillies groupées). Mais il
n’est pas possible de lui demander ce service quotidiennement sous peine de baisse de la
fécondité et de fatigue. Il faut réserver des jours de repos.
– Verrat de 8 mois : 1 saillie par semaine,
– Verrat de 10 mois : 2 à 3 par semaine.
Un verrat peut assurer le service de 40 truies dans une porcherie. Il ne convient pas de le
conserver au-delà de 3 à 4 ans (il devient trop lourd et méchant).
On peut parfois enregistrer des défaillances au cours de l’accouplement. C’est le plus
souvent le cas avec des jeunes reproducteurs.
Parfois la truie refuse le mâle : il suffit de la laisser auprès de lui un certain temps pour
que le réflexe d’acceptation apparaisse. Mais il se peut aussi que la femelle soit sujette à des
malformations vaginales inapparentes ou peu apparentes. Il faudra alors les déceler et les
éliminer.
Il arrive que certains jeunes verrats soient mous ou indifférents. On conseille de les faire
assister à des saillies par un verrat expérimenté, puis de leur présenter une femelle en net
œstrus, d’une taille comparable à la leur. Un jeune verrat peut en effet être impressionné par
une grosse truie.

Avantage Inconvénients
Le verrat détecte bien les Il est difficile de contrôler les dates de saillie donc de
truies prévoir les mises bas.
en chaleur et le taux de Le verrat entretient une agitation permanente dans le
fécondation est en général troupeau
bon. et peut provoquer des blessures.
Il saillit chaque truie plusieurs fois et peut s’épuiser
rapidement.

II.3.2.2. Service contrôlé ou insémination artificielle


L’insémination artificielle porcine se présente selon différentes modalités :
– Le sperme est recueilli, dilué et partagé dans un centre d’insémination artificielle (CIA) ;
Sur l’appel de l’éleveur, les doses de semence sont apportées dans l’exploitation et mises en
place par l’inséminateur.
Ou bien, sur l’appel de l’éleveur ou pour répondre à une commande antérieure de celui-ci,
les doses sont envoyées dans l’exploitation et mises en place par l’éleveur.
– Le sperme est recueilli par l’éleveur à partir d’un verrat de l’exploitation. L’éleveur procède
lui-même à la dilution et au partage de la semence ainsi qu’à l’insémination de ses truies.

a- Récolte
Entraînés dès l’âge de 6 à 7 mois à la monte d’un mannequin grossier, les verrats des CIA
subissent la récolte de deux éjaculats par semaine, prélevés à 3-4 jours d’intervalle.
Entretenue par la pression de la main de l’opérateur sur l’extrémité de la verge,
l’éjaculation, qui dure en moyenne six minutes, comprend l’émission successive de plusieurs
fractions dont une fraction crémeuse riche en spermatozoïdes et un gel couramment appelé
tapioca.
b- Caractères de l’éjaculat
Après l’élimination des gros grumeaux de tapioca par filtration sur de la gaze, on mesure
le volume de l’éjaculat (230 ml en moyenne) à l’aide d’une éprouvette, et sa concentration
(0,220 milliards de spermatozoïdes par ml en moyenne) soit par comptage, soit à l’aide d’un
photomètre. Il paraît recommandable de n’utiliser que des éjaculats montrant au moins 70 p.
100 de spermes mobiles à l’examen microscopique.
c- Moment des inséminations
L’emploi d’un verrat ou d’un verrat boute-en-train permet de reconnaître avec précision le
moment où la truie accepte le mâle. Il est généralement conseillé de faire saillir les truies 19 à
24 h après l’apparition des chaleurs. Malheureusement, le début des signes extérieurs des
chaleurs : gonflement et coloration de la vulve, agitation, perte d’appétit est très difficile à
déterminer. L’indication la plus nette est l’immobilisation de la truie lors d’une forte pression
sur les reins ou d’un chevauchement.
L’œstrus de la truie est contrôlé deux fois par jour par sa réaction au chevauchement du
verrat ou, à défaut, à celui de l’homme. Chaque truie est inséminée deux fois. La première
insémination est faite 12 h environ après l’apparition de la tolérance au verrat ou
immédiatement après l’apparition de la tolérance à l’homme. La seconde insémination est faite
12 h à 24 h après la première. Une bonne détection des chaleurs implique la présence d’un
verrat.

d- Insémination proprement dite


La sonde est un tuyau rigide d’environ 40 cm de long qui porte antérieurement un relief
permettant son ancrage dans le col utérin.
Après l’introduction de cette sonde jusqu’à l’utérus de la truie, le flacon contenant la dose
se semence, préalablement tiédie, lui est relié et la dose est injectée, soit par gravité (à l’aide
d’un tuyau intermédiaire souple), soit par pression.

e- Inconvénients et avantages de la méthode


Malgré un certain nombre d’inconvénients :
– Courte durée de conservation de la semence ;
– Nécessité d’une observation soigneuse des chaleurs ;
– Taux de mise-bas en moyenne de 15 p. 100 plus bas qu’après saillie naturelle ;
On peut reconnaître à l’insémination artificielle porcine des avantages d’ordres divers :
– Economique : l’IA permet de réduire les achats de verrats, notamment des verrats
supplémentaires rendus nécessaires lorsqu’on adopte la programmation de la reproduction et
l’élevage en bandes.
– Sanitaire : elle limite ou supprime l’introduction de verrats dans l’exploitation, donc des
germes pathogènes qu’ils peuvent véhiculer.
– Génétique : c’est l’avantage principal, les verrats du centre d’insémination pouvant être à la
fois d’une qualité et d’une variété difficiles à trouver chez ceux d’un éleveur particulier.

II.3.3. Gestation
A la suite de l’accouplement réalisé dans de bonnes conditions, la gestation survient dans
80 à 90 p. 100 des cas. Si le pourcentage de réussite s’abaisse vers 60 p. 100, il faut mettre en
cause la qualité du sperme du verrat ou l’état physiologique des truies et examiner ces
questions de près. La gestation se caractérise par le non-retour des chaleurs trois semaines
après la saillie. Elle dure de 113 à 116 jours. On dit, pour mieux s’en souvenir, 3 mois, 3
semaines et 3 jours. La marge de variation est faible et, connaissant la date d’accouplement, on
peut prévoir avec assez de précision celle de la mise bas et y préparer la truie en temps utile.
Le nombre d’ovules fécondés est peu influencé par des facteurs extérieurs comme
l’alimentation. L’influence d’un repas copieux avant la saillie est peu sensible. Il n’y a pas,
comme chez la brebis, de phénomène de « flushing ». Au contraire, une nourriture trop
abondante avant l’accouplement aurait tendance à diminuer le taux de saillies fécondantes. Une
carence en calcium et en vitamine A contrarie la nidation des œufs.

Influence du niveau énergétique sur la fécondité

Avant l’accouplement 1,5 kg/j 3,5 kg/j


Après l’accouplement 1 3 1 3
, , , ,
5 5 5 5

k k k k
g g g g
/ / / /
j j j j
Pourcentage de truies 9 1 7 7
fécondées 3 0 5 6
Nombre d’ovules 1 0 1 1
pondus 2 1 5 4
Nombre d’embryons 1 3 1 1
Mortalité à 55 jours 0 1 0 1
Poids des embryons (g) 2 0 3 1
2 2 3 9
7 2 7 8
7 7 8 1
8

Pendant la gestation, la truie va prendre du poids : environ 60 kg pour une truie Large
White, 50kg pour une bonne métisse, 30 à 40 kg pour une truie rustique. Cette prise de poids se
compose pour deux tiers de la croissance corporelle et de l’engraissement de la femelle et pour
un tiers du développement des fœtus, des enveloppes et des liquides péri embryonnaires.
L’entretien des truies pendant la gestation peut se faire en commun dans des boxes
spéciaux, par groupe de 8 à 10 truies. On veillera à écarter certaines d’entre elles qui pourraient
se montrer irascibles et méchantes avec leurs congénères, cas assez rares, car les gestantes sont
en général d’un tempérament calme.
Il est très souhaitable de leur donner de l’exercice et il faudra prévoir auprès de la
porcherie un parcours divisé en deux parties que l’on utilisera en alternance. Les truies y seront
conduites le matin avant qu’il ne fasse trop chaud. Des arbres d’ombrage seront favorables.
L’alimentation doit faire l’objet d’une attention toute particulière. Les truies sont l’objet
d’un anabolisme gravidique intense. La transformation des aliments devient excellente et leur
rétention très élevée.
Or, il n’est pas bon qu’une truie prenne trop de poids pendant la gestation : après la
parturition, elle sera lourde et maladroite, elle écrasera davantage de petits. En outre, un niveau
alimentaire élevé est défavorable au développement normal des embryons. Le nombre de
porcelets nés normaux est plus élevé si la truie est rationnée.
En conséquence, on limitera la ration de concentrés, en y ajoutant un repas de verdure
quotidien. Ce dernier assurera un apport important de vitamines A et D (si elle est fraîchement
coupée) et permettra de lutter contre la constipation qui atteint souvent les gestantes.
Ce régime sera maintenu pendant les trois premiers mois. A l’issue de ce délai, la truie
sera placée dans un box de parturition, avec nourriture « à volonté ». C’est en fin de gestation
que les fœtus grossissent et que les besoins augmentent. Ensuite, il est nécessaire de développer
l’appétit des truies, car pendant la lactation elles auront de très gros besoins à satisfaire. Or, cet
appétit ne se développe pas instantanément. Il faut donc s’y prendre à temps.
Quelques jours avant la date prévue pour la mise bas, la truie sera bloquée dans la cage à
parturition, disposant toujours de nourriture et d’eau à satiété.
La gestation peut être interrompue avant terme et les fœtus rejetés à l’extérieur : c’est
l’avortement. Il faut savoir que les truies peuvent manger fœtus et enveloppes, et que certains
avortements peuvent donc échapper à l’éleveur.
Les grandes maladies infectieuses : peste, salmonelloses, etc. peuvent provoquer
l’avortement. Mais ce ne sont pas les seules causes. Les aliments avariés, moisis, peuvent faire
avorter. Les carences en vitamine A, en calcium, peuvent provoquer des avortements à
répétition. La vaccination contre la peste, pratiquée dans le premier mois de la gestation,
provoque une virose du placenta et l’avortement.
Enfin, il est toujours possible de voir apparaître un avortement accidentel, consécutif à une
bagarre entre truies, à une chute sur sol glissant, ou à tout autre choc.
Dès que, dans une porcherie, plusieurs avortements se produisent de façon consécutive, il
est bon d’alerter le vétérinaire pour en déterminer la cause et prendre en conséquence les
mesures appropriées.

II.3.4. Parturition ou mise bas


La mise bas dans l’espèce porcine se déroule en général de façon satisfaisante ; il convient
cependant de prendre un certain nombre de précautions élémentaires souvent négligées.

II.3.4.1. La préparation de la mise bas


Il s’agit de placer la truie dans les meilleures conditions pour l’accouchement, le
démarrage de la sécrétion lactée et d’éviter :
– La constipation,
– L’inflammation de la mamelle,
– La contamination précoce des porcelets,
– L’agitation de la truie.
Il est conseillé :
– D’isoler la truie du troupeau 8 à 10 jours avant la mise bas ce qui implique que cette mise bas
soit prévue ;
– De réduire progressivement l’alimentation en farine, d’ajouter du son et de veiller à un
abreuvement abondant en eau (tiède l’hiver) afin d’éviter la congestion de la mamelle ;
– De surveiller et de traiter tout début de constipation (laxatif léger, lavement) ;
– De la laver soigneusement (notamment la mamelle) à l’eau savonneuse tiède et de la traiter
contre les parasites externes (poux, gale) ;
– De l’introduire dans la loge de mise bas soigneusement désinfectée en prévoyant une litière
modérée de paille longue afin de lui permettre de faire son nid. Ne plus y toucher et ajouter
ensuite de la balle ou de la menue paille pour litière.
Dans le cas d’utilisation de cage à mise bas, il est conseillé de sortir la truie chaque jour et
de lui faire prendre un peu d’exercice en évitant qu’elle se roule dans la boue ;
– De la laisser au calme.

II.3.4.2. La mise bas


La naissance des porcelets s’annonce par des signes prémonitoires comme la préparation
du nid, le gonflement de la vulve qui débute trois ou quatre jours avant. Puis, la veille de la
parturition, la sécrétion mammaire s’annonce, avec l’apparition du colostrum au niveau des
tétines, alors que les mamelles se sont gonflées.
La parturition a rarement lieu le matin. Elle est un peu plus fréquente l’après-midi, mais la
majorité des naissances a lieu en fin d’après-midi ou la nuit.
Pour faire ses petits, la truie se couche sur le côté, rarement sur le ventre. La respiration
s’accélère, l’animal grogne. Avant l’expulsion de chaque fœtus, la truie fait des efforts
contractifs avec des tremblements et arrêt de la respiration. Entre chaque naissance il s’écoule
environ quinze minutes, mais il peut y avoir de très fortes variations. La durée totale de la
parturition peut varier de 2 heures à 8heures. Pendant tout ce temps la truie ne d’occupe guère
de ses petits, tant qu’ils ne sont pas tous nés. Entre deux naissances, la truie se retourne et c’est
à ce moment que des porcelets qui ont cherché les mamelles peuvent être écrasés. La cage de
parturition en limitant le déplacement latéral au cours de ces retournements diminue les
écrasements. Certaines truies se relèvent entre deux naissances.
Les enveloppes fœtales pèsent entre 3 et 4 kg. Si elle est libre de le faire, la truie les
mange. Les liquides péri embryonnaires pèsent environ 1,5 kg. Les non-délivrances sont rares.
Dès leur naissance, les porcelets sont assez agiles pour pouvoir se déplacer, bien que leur
démarche soit mal assurée. Ils cherchent à se rapprocher de la truie pour se réchauffer et téter.
C’est pour eux un danger d’écrasement. C’est pourquoi il est utile de disposer une source
d’infrarouges dans le coin à porcelets. La lumière et la chaleur les attirent et peuvent leur
sauver la vie, particulièrement pendant les mises bas nocturnes que l’on ne peut surveiller, mais
qui sont les plus fréquentes.
La plus simple d’emploi est la lampe à infrarouges. Mais, si l’on ne dispose pas
d’électricité, il existe des modèles marchant au gaz ou au pétrole.
Les porcelets naissent avec le cordon ombilical pendant. Mais à l’air, pour peu que le
porcelet se déplace, il sèche vite et tombe spontanément en quelques minutes ou quelques
heures. Il est exceptionnel qu’on doive le couper.
Les opinions varient sur la nécessité d’assister la truie au cours de la mise bas.
L’assistance est utile, mais non indispensable surtout lorsque la truie est douce et les conditions
du milieu favorables. Il est cependant à remarquer que certaines truies aiment à être assistées et
que d’autres se « débrouillent » mieux toutes seules.
En cas d’assistance, le silence et le calme les plus absolus sont de rigueur. Les
interventions se bornent :
– A débarrasser des enveloppes, et au besoin à ranimer, les porcelets qui naissent dans de
mauvaises conditions ;
– A enlever les porcelets au fur et à mesure de leur naissance et à les mettre dans une caisse au
chaud ;
– A désinfecter le cordon ombilical à l’aide d’une solution antiseptique (teinture d’iode,
mercurochrome) tout en faisant attention à ne pas couper le cordon trop court ;
– A couper les canines de première dentition extrêmement aiguës ou mal implantées ; dont les
inconvénients sont les batailles, les lésions de la mamelle et l’énervement de la truie ; à l’aide
d’une pince d’électricien ;
– A remettre les porcelets à la truie et à veiller qu’ils prennent chacun une mamelle ;
– A lutter contre une agitation anormale de la truie en lui administrant oralement un calmant
(phénergan) ou en lui versant dans l’oreille une potion calmante.

II.3.4.3. Mises bas groupées


La mise bas de plusieurs truies le même jour, ou dans un intervalle d’un à trois jours, a le
très grand avantage d’égaliser les portées et de sauver les porcelets en surnombre d’une portée
en les faisant adopter par les autres truies, mais aussi :
– D’entretenir les truies situées en commun ;
– De simplifier le travail ;
– D’avoir une certaine quantité de porcelets disponibles en même temps permettant :
 Soit de diminuer l’éventail des poids et des âges dans la porcherie d’engraissement ;
 Soit de constituer des lots pour la vente.
Un moyen facile de grouper les mises bas est de sevrer plusieurs truies le même jour au
lieu de le faire à un âge des porcelets, fixe.
II.3.4.4. Les accidents de parturition
Les accidents de parturition peuvent être une déchirure de la vulve avec formation d’un
hématome, particulièrement chez la primipare. C’est un accident bénin, qui guérit
spontanément sous réserve qu’on assure une bonne hygiène de la plaie pour éviter l’infection
secondaire.
Le renversement d’utérus (sortie de celui-ci à l’extérieur, par suite de la violence des
efforts expulsifs) est exceptionnel chez la truie, mais il est toujours très grave, car presque
impossible à réduire. Le vétérinaire est alors conduit à l’amputation de l’utérus et la truie est
perdue pour la reproduction.
Les infections sont d’autant plus rares que la truie met bas dans un local propre. Dans le
cas contraire, on peut voir une infection se développer ; la truie présente alors de la fièvre,
refuse de manger, refuse de laisser téter les porcelets. Il faut sans tarder faire intervenir le
vétérinaire, car la vie des porcelets est à brève échéance en danger.

Influence du niveau alimentaire de gestation sur les résultats de mise bas

Niveau alimentaire (kg-jour) 1,7 3,7


Porcelets nés vivants 11, 10,
Porcelets mort-nés 8 1
Poids moyen des porcelets (kg) 1,3 1,9
Poids total de la portée (kg) 1,2 1,2
Durée totale de la parturition (h) 15, 14,
3 2
6h 7h

II.3.5. Lactation et élevage des porcelets


II.3.5.1. Caractéristiques générales de la lactation
La lactation débute par une sécrétion de colostrum dont la consommation par les nouveau-
nés est indispensable. D’ailleurs, les porcelets l’absorbent avidement. Puis, rapidement, la
sécrétion lactée s’installe.
Le lait de truie a la composition suivante :
Eau 81,7p.10
0
Protéines 5,8 p.
100
Matières grasses 6,2 p.
100
Lactose 5,4 p.
100
Minéraux 0,9 p.
100

Le lait contient des vitamines A, D, et pratiquement tout le groupe B. il faut souligner


qu’il est pratiquement dépourvu de fer.
Avec 62 g de matière grasse par litre, le lait de truie se situe à un niveau énergétique plus
élevé que celui de la vache.
La production laitière s’accroît régulièrement pour atteindre son maximum entre 20 et 25
jours après le début de la lactation. A ce moment-là, la production peut atteindre 7 l par jour.
Elle varie d’abord avec les truies qui peuvent être génétiquement plus ou moins bonnes
laitières. Elle varie aussi avec le nombre de porcelets. Il y a une corrélation élevée entre le
nombre de porcelets et la lactation totale. Cela n’empêche pas que les porcelets aient plus de
lait si la portée est moins nombreuse.

Lactation par jour, 15 jours après la naissance


Nombre de porcelets Consommation individuelle Production de la truie
12 600 g 7,200 kg
10 640 g 6,400 kg
8 680 g 5,440 kg
6 750 g 4,500 kg
4 1000g 4,000 kg

L’importance de la lactation est aussi fonction du numéro de la mise bas. Les primipares
ont une lactation un peu plus faible, mais aussi un nombre de porcelets plus limité. Puis, pour
les portées n° 2, 3, 4, la lactation paraît assez stable pour diminuer à partir de la cinquième.
La race intervient aussi surement, pour d’évidentes raisons d’échelle. Les petites races
donnent proportionnellement moins de lait et les porcelets grossissent moins vite.
Le poids de la truie, pour une race donnée, paraît sans grande influence. Les différences ne
peuvent provenir que de l’état d’engraissement. Or, sous réserve d’être bien nourries, les truies
en bon état ne donnent pas moins de lait que les truies grasses. On trouve là une raison
supplémentaire de n’avoir pas de femelles trop lourdes et cette question est importante.
Face à la quantité de lait produite, les besoins alimentaires de la nourrice vont être
extrêmement importants. S’ils ne sont pas satisfaits, à la fois la production laitière va baisser et
la truie va maigrir anormalement.

Influence du niveau alimentaire sur la production laitière

Niveau alimentaire (kg/j) 4,4 5,1 5,9 6,


8
Production laitière (kg/j) 6,0 6,1 6,6 7,
Composition du lait : 0
– Matières azotées (p. 100) 5,2 5,1 4,9
– Lipides (p. 100) 5,8 5,6 5,6 5,
– Cendres (p. 100) 1,0 0,9 0,9 1
Perte de poids 33, 18, 12, 5,
0 0 0 7
0,
9
6,
0

L’examen de ce tableau montre que la composition du lait n’est guère modifiée par le
niveau alimentaire et que la production l’est peu. Par conséquent, ce sera davantage la mère
que les porcelets qui feront les frais du mauvais élevage. L’expérience le confirme souvent ; il
n’est pas rare de voir des truies au bord de l’épuisement, tenant à peine debout, nourrir
quelques porcelets de correcte apparence, faute d’être resplendissants. La nourrice se vide par
ses mamelles.
Une abondante lactation ne peut être obtenue sans un abreuvement à volonté. Une truie
peut avoir besoin de 20 l d’eau par jour, voire plus si la température est très élevée, entraînant
des pertes par évaporation respiratoire. Cette obligation d’assurer l’abreuvement, impérative
sous tout climat, doit retenir l’attention de manière encore plus vigilante.

II.3.5.2. Comportement de la nourrice et des porcelets


Dès la naissance, les porcelets vont avoir à lutter contre le refroidissement et
l’hypoglycémie.
Pendant les premières heures, leur température va s’abaisser à 37°C. Elle ne retrouvera la
normale de 39°C que deux jours plus tard. Il est donc très important d’aider les porcelets à
lutter contre le froid. Si le coin qui leur est réservé ne peut être chauffé, il sera situé à l’abri du
vent, doté d’un petit plancher, afin d’éviter les pertes par le sol et d’une importante quantité de
paille où ils iront se nicher. Le passage du mouvement de l’air de 10 cm/s à 30 cm/s équivaut à
une baisse de température de 5°C.
La truie, par son rayonnement, va contribuer à réchauffer les porcelets. La tétée du lait va
fournir l’énergie de croissance et d ‘équilibre thermique.
Pour faire téter les porcelets, la truie s’allonge sur le flanc et offre ses mamelles à portée
des bouches avides.
Dès les premières tétées, il s’établit une hiérarchie entre les porcelets. Les plus vigoureux
vont s’approprier les mamelles pectorales, qui sont à la fois les plus confortables et les plus
productives. Ensuite, ce sont les mamelles postérieures qui sont choisies et les moins vifs
s’installent au milieu. Cette installation systématique fait qu’il a toujours quelques différences
entre les porcelets d’une portée, puisque les mieux développés à la naissance s’approprient les
meilleures places. Par contre, les mal-nés sont les plus mal placés à la mamelle. Leur retard ne
fera que s’accroître et ils donnent ce que l’on appelle les « culots de portée ».
Si le nombre de porcelets nés est trop élevé, il est bon d’éliminer les culots de portée pour
n’en conserver que 12 au maximum. Il est possible de faire adopter des porcelets en surnombre
par une autre truie qui n’en aurait fait que 7 ou 8, mais il faut que les naissances aient lieu en
même temps, à 48 heures près, et s’y prendre précocement.
Le rythme des tétées est élevé et correspond à la faible capacité stomacale des porcelets et
aux mamelles relativement peu volumineuses des truies. On compte de 20 à 22 tétées par jour,
assez régulièrement espacées de 60 à 70 minutes, le jour comme la nuit. La tétée paraît durer
plusieurs minutes, en réalité, avant et après avoir tété, les porcelets s’agitent et donnent des
coups de groin dans la mamelle. Ce massage favorise la constriction mammaire. Pendant la
tétée réelle, les porcelets sont immobiles, les oreilles rabattues en arrière. En 20 à 30 secondes,
ils absorbent de 20 à 50 g de lait suivant le stade de la lactation.
Après 3 ou 4 jours, les porcelets sont devenus agiles, et moins sensibles au froid. Après 5
jours l’hypoglycémie disparaît. Le lait de la truie est une nourriture efficace, puisqu’en 8 jours
le poids de la naissance est doublé. Les enzymes digestifs y sont particulièrement adaptés ;
c’est pourquoi l’alimentation artificielle de porcelets ayant perdu prématurément leur mère, ou
di cette dernière n’a pas de lait, est une entreprise toujours délicate. On peut y parvenir avec du
lait de vache entier, soit frais, soit reconstitué. Seuls le lactose et la graisse du lait sont utilisés
comme sources énergétiques pendant les premières semaines de la vie du porcelet.
Un tournant important est atteint à partir de la troisième semaine : les porcelets ayant
atteint le poids de 4 à 5 kg ont des besoins alimentaires de plus en plus grands. Or, c’est à ce
moment-là que la production laitière de la truie va diminuer. En outre, le lait va devenir moins
énergétique car sa teneur en matières grasses et en lactose va diminuer lentement. Il apparaît
alors une inadaptation entre la lactation et les besoins. Elle va devenir possible parce qu’à partir
de 4 semaines, l’amylase pancréatique va être abondamment sécrétée ; elle permettra la
digestion d’une ration dont l’énergie pourra être fournie par des produits végétaux.
Pour obtenir une croissance optimale, la distribution d’un aliment de pré sevrage s’impose
d’autant plus en élevage tropical que la température élevée peut freiner l’appétit de la truie,
accroître les déperditions d’eau par hyperventilation pulmonaire et, en un mot, limiter la
lactation.
Les aliments de pré sevrage devront comporter au moins 20 p. 100 de matières azotées
brutes, composées d’aliments bien équilibrés en acides aminés. On donne donc la priorité au
lait sec (entier ou écrémé) et à la farine de poisson. Or, le lait en poudre est toujours très cher et
il n’apporte que 35 p. 100 de protéines. C’est pourquoi on ne retiendra que des farines
d’excellente qualité, comme celle de harengs.
Du point de vue énergétique, l’amidon de manioc se montre sans doute le plus digeste
pour le porcelet, et on n’hésitera pas à faire appel à des farines de cossettes de manioc sec
broyées.
L’aliment contiendra aussi minéraux et vitamines.
Le porcelet ne se met pas spontanément à manger une quantité suffisante d’aliment
complémentaire. Des facteurs d’appétibilité interviennent. Il est certain que la granulation joue
un rôle favorable. Malheureusement, il paraît difficile de la pratiquer dans des installations
modestes, et l’on devra souvent s’en passer. Par contre, on utilisera avec profit le sucre en
poudre à raison de 10 p. 100.
Les porcelets s’habituent progressivement à l’aliment de pré sevrage qui doit être distribué
à volonté, le mieux dans une trémie, de dimensions appropriées, auprès de laquelle ils peuvent
faire de petits repas multipliés.
Formule d’aliment de pré sevrage
Manioc: 40 kg
Maïs: 15 kg
Sucre: 10 kg
Farine de poisson : 20 kg
Tourteau (arachide ou coton) : 12 kg
Poudre d’os calcinés : 2 kg
Sel : 0,500 kg
Vitamines + oligo-éléments + antibiotiques : 0,500 kg
Les porcelets consomment de plus en plus cet aliment qui va devenir l’élément principal
de leur nourriture.
Si l’on sèvre les porcelets à 8 semaines, l’énergie totale consommée provient pour :
– 60 p. 100 de l’aliment complémentaire,
– 40 p. 100 du lait maternel.
C’est pour cela que des sevrages plus précoces ont été préconisés.

II.3.6. Le sevrage
Le porcelet ayant acquis la possibilité de s’alimenter normalement, sans le lait de sa mère,
va pouvoir être séparé de celle-ci.
Cette séparation consiste à plusieurs titres une agression. Agression d’abord
psychologique, car la présence de la mère, les tétées, constituent une ambiance familiale
chaude. La séparation est d’autant plus durement ressentie que le sevrage est plus précoce.
Agression ensuite au plan nutritionnel par la suppression brutale du lait maternel. Pour cette
raison encore, un sevrage précoce conduira à un stress plus grand, puisque la part du lait
maternel dans l’alimentation est d’autant plus forte que l’animal est plus jeune.

On devra donc faire tout son possible pour alléger les causes pouvant aggraver ce choc.
II.3.6.1. Age du sevrage
Quitte à paraître rétrograde, nous recommandons le sevrage à 7 semaines. Plusieurs
raisons y incitent : la technicité réduite des porchers, la difficulté de réaliser des aliments de pré
sevrage impeccables à cause du prix excessif du lait sec, l’impossibilité de granuler.
Ce n’est que dans les cas particuliers où ces inconvénients pourraient être surmontés,
qu’un sevrage à 5 semaines pourrait, avec prudence, être envisagé.

II.3.6.2. Modalités du sevrage


Le sevrage est réalisé en enlevant la truie au box de maternité, mais on y laisse les
porcelets pendant une semaine, de façon à ne pas les dépayser. Les deux premiers jours leur
aliment est toujours celui dont ils bénéficiaient auparavant. A partir du troisième jour on y
mélangera de l’aliment pour porcelets tel qu’ils le consommeront plus tard. Chaque jour le taux
d’incorporation sera plus élevé. A la fin de la semaine, les porcelets seront prêts à être enlevés
à leur tour pour la formation des lots d’engraissement.
La loge, une fois vidée, sera nettoyée soigneusement, puis désinfectée. Dans la mesure du
possible un vide sanitaire de 15 jours sera maintenu.
Le sevrage à trois semaines ne peut être envisagé en zone tropicale où, d’une manière
générale, l’environnement technologique et économique qu’il implique n’existe pas. Il suppose,
en effet, que l’on peut substituer à l’allaitement naturel des aliments lactés de très grande
qualité et assurer une hygiène de très haut niveau.
Les essais d’abaissement de l’âge au sevrage réalisés en zone chaude sont le plus souvent
contrebalancés par des ralentissements de croissance, mortalités et morbidités accrues qui
incitent à une grande prudence. Leur justification économique n’est d’ailleurs, le plus souvent
guère apparente.

III. Amélioration
III. 1. Amélioration génétique
L’amélioration génétique doit passer par :
- l a sélection des reproducteurs ;
- le croisement des animaux

III.1.1. La sélection
III.1.1. 1.Définitions et buts
La sélection (du verbe latin seligere=choisir) est le fait de choisir des sujets performants
pour un critère ou un caractère considéré dans un effectif donné. Ce choix des reproducteurs est
toujours une opération délicate et fondamentale du niveau génétique du cheptel et son
amélioration.
L’éleveur qui a décidé d’introduire de nouveau géniteurs dans son exploitation- ou de livrer
à la reproduction des sujets de ses propres troupeaux- et ce quel qu’en soit le sexe, l’espèce et
la race, doit, dans le choix des animaux tenir compte :
D’abord des plusieurs impératifs qu’il est classique de réunir sous les rubriques suivantes :
– Utilisation d’individus en excellente santé ;
– Utilisation d’individus d’un âge convenable ;
– Utilisation d’individus présentant une conformation satisfaisante ;
– Utilisation d’individus à performances contrôlées.
Ensuite de leur origine (valeur d’après les ascendants et les collatéraux).
Enfin, et surtout, des qualités de leur descendance (progeny-test).

La sélection peut être effectuée en se basant :


- soit sur leur aspect extérieur et sur leurs performances : SELECTION SUR
L’INDIVIDU ;
- soit sur la valeur de leurs ascendants : SELECTION SUR L’ASCENDENCE ;
- soit sur la valeur de leurs collatéraux ;
- soit sur la valeur de leurs descendants : SELECTION SUR LA DESCENDANCE OU
PROGENY-TEST.

III.1.1.2. Types de sélection


Trois grandes méthodes sont à la disposition de l’éleveur :
– la sélection d’un seul caractère à la fois : une fois que le premier caractère est suffisamment
améliorer ; on passe à la sélection d’un deuxième et ainsi de suite.
– la sélection simultanée der plusieurs caractères, maos indépendant les uns des autres.
Il faut alors fixer pour chaque caractère un niveau ou seuil d’élimination au-dessous duquel
tous les individus sont éliminés, quelque soit leur mérite par ailleurs .cette méthode est des
niveaux indépendants d’élimination.
– la sélection simultané des plusieurs caractères ; mais cette fois, en accordant à chaque caractère
une note qui ne peut ter éliminatoire, une bonne note pour un caractère peut rattraper une
mauvaise note pour l’autre caractère. Seul compte la, note d’ensemble.
D’ou l’expression de mérite total qui est par fois utilisé pour désigner cette façon de
procéder. La première méthode est de beaucoup moins efficace. Si elle permet d’améliorer un
seul caractère. Seule compte la note d’ensemble. D’où l’expression de mériter total qui est
parfois utilisée pour designer cette façon de procéder.
La première méthode est de beaucoup la moins efficace. Si elle permet d’améliorer un seul
caractère plus rapidement qu’aucune des deux autres méthodes, pendant qu’on sélectionne ce
caractère, les autres restent stationnaires ou peuvent même régresser à moins qu’il existe une
corrélation entre ce caractère et les autres.
Quant à la méthode du mérite totale, elle est plus intéressante que celle des niveaux
indépendants d’élimination, car les sujets possèdent des qualités pour un des caractères sont
conservés et on évite ainsi la disparition des jeunes remarquables pour la race. Cependant, dans
certains cas, la méthode des niveaux d’élimination peut permettre d’écarter des animaux au fur
et à mesure qu’ils s’extériorisent, ce qui évite de garder des sujets vraiment trop mauvais pour
un aspect donné. Mais il faut conserver tous les animaux douteux et les trier que plus tard,
lorsque leur index sera connu. Pratiquement le choix d’une méthode dépendra d es
circonstances économiques du moment et du milieu. L’éleveur aura la possibilité de pousser
une seule production à son maximum avec les risques que cela comporte, soit de tendre vers
des races à plusieurs fins.

III .1.1.3. Critères


Les principaux critères de sélection seront :
Truie : - nombre de tétons (plus de 12)
-prolificité, au moins dix porcelets par portée
- rusticité et vigueur
- croissance et conformation générale
- indice de consommation

Verrat: -conformation
- vigueur et rusticité
- prolificité
- indice de consommation
- croissance, le poids à 8mois doit être de l’ordre de 80à 90kg

Porcelets : - élimination des culots


- poids au sevrage, entre 11 et 13kg.

III.1.1.4. Conclusion
L’éleveur doit donc rechercher la méthode de sélection la plus efficace, c’est-à-dire
celle qui apporte le maximum d’amélioration génétique par génération pour le minimum
d’efforts dépensés et pour le minimum de risques.
Mais dans le choix du bétail, il faut tenir compte en général de nombreux caractères qui
peuvent être très différents et dont la réunion chez le même individu constitue l’aptitude à une
production donnée.
La sélection doit logiquement porter sur l’ensemble des caractères mais plus leur
nombre sera élevé, plus cette sélection s’avèrera difficile et plus le progrès réalisé sur chaque
caractère sera faible. Il peut même exister des oppositions d’ordre génétique, oppositions qui
s’expliquent par le fait que certains gènes agissent favorablement sur un caractère et
défavorablement sur l’ autre.
De toute façon il faut retenir les deux éléments suivants :
– augmenter la rigueur de la sélection sur un point revient à la diminuer sur les autres ;
– plus on sélectionne de caractères et plus les progrès sont lents. C’est pourquoi il est
indispensable de concentrer tous ses efforts sur les caractères de production, qui sont
déjà assez nombreux, pour n’accorder au type que l’importance qu’il mérite.

III. 1.2. Croisement des animaux


III.1.2.1. Définition
Le croisement est la méthode qui consiste à unir des géniteurs de même espèce mais de
races différentes, avec la préoccupation d’associer des caractères jugés présentement
intéressants.
Les produits, appelés « métis », sont indéfiniment féconds entre eux ainsi qu’avec les
races parentales et, pour les designers, on utilise le nom des deux races de départ, celui de la
race paternelle figurant en tête.

III.1.2 .2. Base génétique


a- Dominance
Le croisement repose sur le fait que les gènes favorables sont dominants alors que les
gènes défavorables sont récessifs. Ainsi l’accouplement de deux géniteurs ( AA, BB, cc, dd,
EE et aa, bb, CC, DD, ee) donnera naissance à la génération F1 à un individu hétérozygote Aa,
Bb,Cc, Dd, Ee avec 5paires de gènes favorables ; l’action de chaque gène récessif étant masqué
par l’action du gène dominant correspondant, il y a augmentation de la valeur individuelle
moyenne.
Le croisement augmente l’hétérogénéité ; il est ainsi à l’origine des variations géniques,
utile en particulier dans la pratique de la sélection massale puisque celle-ci utilise au maximum
les effets de la variabilité.

b- Performance
La performance des croisés est égale à la moyenne des performances parentales RA3=

III.1.2.3. Modalités du croisement


Les techniques utilisant l’accouplement d’animaux appartenant à des races différentes
peuvent être classées en 3 groupes :

a- croisement utilisé pour la création de races nouvelles : croisement de métissage


Il consiste dans l’accouplement d’animaux appartenant à des races, A et B et de leurs
descendants entre eux, en vue de l’obtention d’une nouvelle race C réunissant les aptitudes
intéressantes des deux races de départ.
« On se fixe un type et on sélectionne sur ce type en pratiquant alternativement la consanguinité
et le recours éventuel à des reproducteurs des races de bases, tout en éliminant tout reproducteur
s’écartant du type choisit, afin de fixer la nouvelle race. »
La technique de métissage est complexe puisqu’il faut avoir simultanément trois
troupeaux ; elle est également couteuse puisqu’il faut éliminer les animaux non-conformes au
type recherché. De plus, il n’y a pas certitude d’obtenir le résultat souhaité.

b- Croisements spéciaux :
- croisement de retrempe (appelé également croisement d’amélioration) :
Ce mode de croisement consiste en l’utilisation momentanée dans une race pure des
reproducteurs d’une autre race. « On veut par là revigorer dans la race actuellement exploitée
les caractères de la race ancêtre, qui, par le fait de consanguinité d’une sélection déviée par
suite d’une orientation passagère défavorable, ont pu s’affaiblir. C’est le rafraichissement du
sang à l’échelle de la race. »
Le croisement doit être effectué avec précaution (il faut s’arrêter au moment où le
résultat recherché est atteint (et il y a lieu d’attacher beaucoup d’importance au choix des
femelles).

- croisement continu (désigné également par les termes de suivi, d’implantation,


de progression, d’absorption, de substitution):
On accouple des femelles d’une population locale, bien adaptée au milieu mais peu
productive, avec des males d’une race pure. Les métis obtenus possèdent des qualités
réellement avantageuses puisqu’ils héritent à la fois de la rusticité, caractère maternel et de la
bonne conformation et de la précocité, caractères paternels.
Les males et les femelles les moins bien venus, seront destinés à la boucherie.

c- Croisement pour la production d’animaux destinés au marché : croisement industriel


Il consiste à accoupler des males d’une race A (amélioratrice) avec des femelles d’une
race B (race locale) ; les métis ne sont jamais conservés pour la reproduction mais sont tous
livrés à la boucherie (disjonction des caractères en F2).
Les produits de première génération présentent les caractéristiques suivantes :
– Union des qualités des parents (aptitudes de nourrice de la mère, qualités intrinsèques
de conformation et de précocité du père) : le croisement industriel se pratique toujours
dans le même sens.
– Effet de l’hétérosis : les produits obtenus ont des qualités ou des productions
supérieures à celles qu’on serait en droit d’attendre logiquement.
– Homogénéité : conséquence de la loi d’uniformité des « hybrides » de première
génération.
Ainsi on accouplera : un verrat d’une race présentant une bonne conformation et des
qualités de carcasse avec une truie de race locale, féconde, bonne nourrice.

III.2. Amélioration alimentaire


Chaque type d’animal a un besoin qui lui est propre. Les porcs’ comme tout être vivant’
ont des exigences du point de vue alimentaire. Le propriétaire doit donc leur assurer une
alimentation suffisante tant en qualité qu’en quantité. Autrement dit, il doit satisfaire les
besoins qualitatifs et quantitatifs de ces porcs ? AINSI la valeur alimentaire de l’animal et de
stimuler leur appétence.
Ces besoins sont donc énergétiques, protidiques, vitaminiques, minérales. Et ces
différents besoins ont des rôles spécifiques.
Différents facteurs influencent les besoins alimentaire de cet animal. Notamment le
climat, l’âge, la santé, et le sexe…
Les besoins d’ordre alimentaire chez les porcins
Chacune des catégories ont leur besoin spécifique :

III.2.1.Selon l’âge :
-porcelet : lait maternel
-porc en croissance : aliment composé riche en protéine, vitamine A, et de l’énergie
-porc en engraissement : aliment composé riche en glucides et lipides
.pour l’étalage : plus riche en énergie
.pour la charcuterie : plus riche en protéine

III.2.2. Selon le sexe :


-verrat : aliment composé riche en énergies et en protéine
-truie gestante : aliment composé riche en énergie et en protéine, vitamines, sels minéraux
Truie allaitante : aliment composé riche en énergie et en protéine et surtout en calcium

PARTIE IV : PROBLEMES ET SOLUTIONS


I. Problèmes
I.1. Les maladies :
Les maladies empêchent ou diminuent une fonction physiologique quelconque mais elles
peuvent également diminuer le rendement de la machine animale.
Une classification réalisée en fonction des causes des maladies permet de distinguer cinq
groupes :
a. Les maladies constitutionnelles : affections d’origine héréditaire, malformation du porcelet à la
naissance, non perforation de l’anus, fissure du palais, cryptorchidie, …
b. Les maladies infectieuses : déterminées par des microbes ou des virus (rouget, peste,…)
c. Les maladies parasitaires : provoquées par des parasites externes (insectes, acariens) ou
internes (vers, coccidies)
d. Les maladies nutritionnelles : dues à des carences, des déséquilibres alimentaires ou à des
défauts d’assimilation et de désassimilation.
e. Les intoxications : résultant de la présence de produits anormaux dans l’organisme.
f. Les affections chirurgicales : se définissent par leur mode habituel de traitement qui est la
chirurgie. Ce sont des plaies, abcès, fractures, luxations.
Voici les maladies les plus fréquentes rencontrées chez les porcs à Madagascar :
Maladies Mode d’incubation Symptômes Traitements
- par contact - fièvre . Préventive :
directe, plus - perte d’appétit - bonne hygiène
facilement par - vomissement - mise en
l’ingestion de -diarrhée quarantaine d’une
matériel contaminé sanguinolente vingtaine de jours
que par inhalation - des nouveaux porcs
d’aérosol amaigrissement arrivant
PPA (Peste - transmise à extrême -contrôler
Porcine l’homme par les l’alimentation
Africaine) viandes infectées -vaccins au cristal
violet et vaccin
lapinisé
- sérovaccination
Remarque : les
vaccins s’effectuent
pour les porcs de
40-45 jours à 2
mois

. Curative :
-abattage des porcs
infectés

- eau et nourriture - élévation de . Préventive :


souillée température - vaccin : Sui Pest
PPC (Peste - infection par les - fatigue tout les ans
Porcine voies respiratoire et intensifiée
Classique) digestive - diarrhée . Curative :
intense – abattre les porcs
- apparition de infectés
tâches rouges
sur le corps
- contact direct - Début : fièvre, . Préventive :
entre les porcs anorexie, - interdiction de
Teschen - indirectement par dépression l’alimentation crue
(Ramoletaka) l’alimentation, - Plus tard : - vaccine : Teschen
auge, air ataxie moyenne, vac
tremblement,
raideur des . Curative :
membres, - abattre les porcs
convulsion infectés
chronique,
somnolence
- Fin : coma
- Après transport et - difficultés . Préventive :
brusque respiratoires - bonne hygiène
changement de - toux, sécrétion - protection contre
température nasale de le froid
couleur blanche - Alimentation en
ou jaune quantité et qualité
Pasteurollose suffisante
- Vaccin :
Pneumoporc avant
l’hiver à partir de
45 jours

. Curative :
– séparer les porcs
infectés des porcs
sains

- excrément . Curative :
blanchâtre - médicament :
Entérite - fatigue, Ganidon,
amaigrissement Vermicide,
- absence Antibiotique
d’appétit
- présence de
sécrétion
désagréable au
niveau de l’anus

I.2. Problèmes liés à la production de porcelets :


I.2.1. Avant le sevrage :
Les porcelets subissent un certain nombre de difficultés avant de parvenir au sevrage.
Il y a:
• La crise de trois semaines : c’est la période où les porcelets sont les plus vulnérables aux
maladies les plus bénignes, aux troubles physiologiques divers (indigestion, …), ainsi que la
carence en fer. Cette crise est l’une des responsables de la perte de ces animaux (environ 30 à
40%)
• L’agalaxie ou l’hypogalaxie de la mère : ces phénomènes sont en général dus à une carence
alimentaire (surtout matière azotée), à la lignée généalogique sinon à l’état physiologique et
sanitaire de la truie. La baisse ou l’absence de la production laitière entraîne, évidement, la
perturbation de la croissance des porcelets, provoquant même leur mort si l’éleveur ne se rend
pas compte à temps.
• Les écrasements des porcelets: Les écrasements sont aussi parmi les principales causes de la
diminution du nombre des porcelets parvenus au sevrage. C’est surtout pendant la saison froide
qu’on note une recrudescence de mortalité de porcelets sous la mère, qu’on explique par le fait
que pour retrouver un peu de chaleur les nourrissons se collent contre la truie qui, par un
mouvement brusque, les écrase.

I.2.2. Pendant le sevrage :


La suppression brutale du lait maternel entraîne souvent des troubles chez les porcelets ; en
général, les éleveurs pratiquent le sevrage progressif, par diminution du temps d’allaitement
quotidien. Le stress est à craindre en cas de sevrage brutal.

I.2.3. Après le sevrage :


Suivant le sevrage, les principaux ennuis de l’éleveur peuvent être :
 L’alimentation des porcelets : liée à une pénurie de matières premières ;
 Le logement des animaux : si les loges sont surpeuplées, les bêtes se mordillent et
se blessent ;
 Le problème sanitaire : liée à l’insuffisance des produits vétérinaires (vaccins
surtout).

I.3. Autres problèmes :

II.3.1. Milieu

II.3.1.1. Climat
– Le froid cause la pneumonie chez les porcelets après sevrage ;
– L’excès de chaleur provoque des accidents chez les porcs engraissés mis au pâturage ;

II.3.1.2. Habitat
– Augmentation du taux de mortalité dû aux mauvaises conditions d’habitat
Exemple : Refroidissement lors des saisons de pluies car les toits sont détériorés.

II.3.2. Alimentation
– Insuffisance de la production agricole ;
– Coût élevé de l’alimentation ;
– Variation fréquente de la composition des aliments composés ce qui provoque un retard de
croissance ;
– Carence en Phosphore : entraîne la perversion du goût appelé « pica » ou « stéophagie » et les
bêtes ont tendance à manger des os ou des matières en putréfaction lors de la mise en pâturage ;
– Intoxication par l’arachide du à la d’aflatoxine causée par le champignon « Aspergillus
flavus ».

II.3.3. Accidents
– Ecrasement de porcelets surtout chez la race Large White qui est plus lourde ;
– Pratiques autodidactes : la castration des verrats par le propriétaire lui-même provoque des
catastrophes soit par choc soit par infection et hémorragie.

I.4. Problèmes techniques


– Prédominance de la technique traditionnelle qui entraîne une faible rentabilité ;
– Incompatibilité de races importées aux techniques traditionnelles.
I. Solutions
- Bien entretenir l’habitat : propreté, bien aéré, température adéquate (ni trop chaud ni trop
froid) ;
- Apport d’aide financier aux éleveurs ;
- Bien suivre les rations alimentaires des animaux selon leur destinée
- Amélioration génétique : l’utilisation des animaux reconnus à haute performance
zootechnique croisés avec des animaux locaux tendra à l’obtention d’un cheptel beaucoup plus
acceptable (animaux obtenus plus vigoureux et transforment mieux les aliments) ;
- La présence permanente d’un technicien au sein d’une collectivité est une garantie pour les
éleveurs. En effet, sans encadrement technique valable l’amélioration génétique est d’avance
vouée à l’échec ;
- Former des techniciens parmi les éleveurs ;
- Existence d’un organisme de prêt qui fournira aux éleveurs tous les éléments nécessaires au
bon déroulement de l’élevage ;
- Abandonner les techniques traditionnelles ;
- Une collaboration étroite avec le vétérinaire est indispensable pour toutes interventions
sanitaires et zootechniques.

CONCLUSION

Bref, l’élevage occupe, au même titre que l’agriculture, une place importante dans la vie
quotidienne de la population malgache. Cependant, l’élevage porcin se heurte à de nombreux
obstacles, surtout d’ordre technique, alimentaire et financier. Il semble évident qu’il est loin
d’être perfectionné.
Il est alors dans la mesure de chaque citoyen et particulièrement, nous, futurs ingénieurs
agronomes, d’apporter des issues face à ces adversités. En ce sens, l’existence d’un technicien
au sein d’une collectivité restera surement une solution fiable pour les éleveurs, du au fait que
sans encadrement technique valable, l’amélioration génétique sera d’avance vouée à l’échec. Il
en va de soi donc qu’une formation des techniciens et des éleveurs s’avèrent indispensable dans
l’attente de résultats satisfaisants.